31/03/10 (B544) Nouvelles de Somalie – Le Kenya pointé du doigt dans le conflit somalien – des civils victimes de violations des droits humains – Des pirates somaliens s’emparent d’un navire émirati – Mise en garde contre les islamistes armés – La mouridya apporte sa contribution (5 articles en Français)

______________ 5 – Le Soleil (Sénégal)

RÉSOLUTION DE LA CRISE SOMALIENNE : La mouridya apporte sa contribution

La communauté mouride du Sénégal entend pleinement jouer sa partition pour la résolution de la crise somalienne. Le sommet sur la crise en Somalie qui s’est tenue à Dubai le 13 mars 2010, a enregistré la participation et contribution scientifique du fils du Khalife général des mourides, en l’occurrence Serigne Cheikhouna Mbacké, en charge des affaires culturelles et religieuses.

Le Centre mondial de renouveau et d’orientation (GCRG) a convié la communauté mouride à partager et diffuser l’approche mouride de la résolution des conflits, basée sur l’amour du prochain, la tolérance et le sens du pardon qui trouvent leurs sources dans l’humanisme dont à fait montre Cheikh Ahmadou Bamba.

De l’avis de Serigne Cheikhouna Mbacké, le peuple somalien, en guerre, avait bien besoin de cette expérience pour sortir de ce conflit fratricide et qui affecte la Oummah islamique.

En effet, nous a expliqué le fils du Khalife général des mourides, c’est conscient du rôle pacifique que Cheikh Ahmadou Bamba a joué en Afrique noire pour défendre les valeurs cardinales de l’islam sans effusion de sang ainsi que sa large contribution au rapprochement des peuples, que le GCRG a voulu donner en exemple aux protagonistes ce vénéré chantre de la paix et de la promotion des piliers de l’Islam.

Ces assises, sous l’égide de l’Emirat de Dubai, ont été marquées par la présence de la quasi-totalité des factions en conflit, du Président somalien, du Représentant du Secrétaire général des Nations Unies S.E. Ahmed Ould Abdallah, de l’Union africaine, du Président de la Ligue islamique mondiale, du Secrétaire général adjoint de l’OCI chargé des affaires politiques, S .E Abdallah Alim , l’ancien Secrétaire général de la Ligue mondiale islamique , l’ancien Président du Sénat Saoudien et actuel Président de la Conférence du monde Islamique, Mufti de Dubai, Cheikh Abdallah Binbayyah, Vice Président de la Ligue Mondiale des Oulémas musulmans et du Président du Centre universel du Renouveau et de la Guidance.

Deux jours durant, les participants ont débattu et clarifié la position orthodoxe sur le djihad et le takfir. Ils ont dénoncé les idéologies de groupes qui « abusent et dénaturent les termes de la charia en voulant imposer leurs propres interprétations littérales ».

Par ailleurs, les motivations religieuses d’un groupe d’islamistes violents en Somalie, appelée al – Shabaab, ont principalement amené les dirigeants présents au sommet à se mettre d’accord sur la nécessité d’oeuvrer rapidement et avec détermination pour trouver des solutions aux situations complexes et difficiles enregistrées ces derniers temps.

Serigne Cheikhouna a félicité les parties prenantes pour leurs efforts de recherche de la paix tout en rappelant aussi la nécessité de raffermir les relations fraternelles qui unissent les frères musulmans.

Babacar DRAME

____________ 4 – Afrique en Ligne avec PANA

Ethiopie: Mise en garde contre les islamistes armés

Les combattants extrémistes islamistes présents en Somalie viennent de partout dans le monde et pourraient atteindre l’Europe après l’Afghanistan, le Pakistan, le Yémen et la Corne de l’Afrique, a mis en garde le vice-ministre éthiopien des Affaires étrangères, Tekeda Alemu, dans une interview exclusive au quotidien belge « Le Soir », dans son édition de ce lundi.

Invité à Bruxelles où il s’est notamment entretenu avec des responsables de l’Union européenne (UE), Tekeda Alemu a estimé que la solution passe par un soutien au gouvernement de transition en Somalie pour élargir sa base et surtout payer les salaires des forces de sécurité.

« Sur ce point, les combattants extrémistes sont plus efficaces parce qu’ils reçoivent régulièrement leurs salaires, tandis que les forces de sécurité gouvernementales ne sont payées que depuis quelques mois, après leur déploiement », a déploré le vice-ministre éthiopien des Affaires étrangères.

Il a sollicité à ce propos l’aide de l’Union européenne.

L’Union européenne avait décidé d’entraîner en Ouganda un groupe de 2000 soldats des forces de sécurité du gouvernement de Mogadiscio et avait promis en avril 2009 une aide financière de 23 millions de dollars au gouvernement de transition en Somalie.

« Elle (l’Union européenne) n’a fourni jusqu’à présent que 5 millions de dollars! », a déploré l’officiel éthiopien, ajoutant que le gouvernement de transition somalien a fixé en 2009 un budget de 130 millions de dollars, dont il entend couvrir les 20 à 30%.

____________ 3 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Des pirates somaliens s’emparent d’un navire émirati

Des pirates somaliens se sont emparés d’un navire de transport de cargaison des Émirats arabes unis (EAU) avec à son bord 24 membres d’équipage, dans les eaux somaliennes, a confirmé lundi un responsable maritime de la région.

Andrew Mwangura, Coordinateur du Programme d’assistance aux navigateurs en Afrique de l’Est, a annoncé que l’Iceberg 1, cargo de 4 500 tonnes battant pavillon panaméen et appartenant à Iceberg International Ltd, transportait du matériel mécanique d’usage général du port d’Aden vers les EAU.

« L’équipage du Iceberg 1 comprend des membres yéménites, philippins, pakistanais, ghanéens, indiens et soudanais », a déclaré à Xinhua M. Mwangura, par téléphone depuis Mombasa.

Cette attaque s’est produite à environ 10 miles nautiques du port d’Aden, a-t-il indiqué.

La piraterie est devenue un fléau omniprésent au large des côtes africaines, et en particulier dans les eaux proches de la Somalie, pays dépourvu de gouvernement effectif depuis 1991.

Les rançons, dont les montants s’élevaient au départ à plusieurs dizaines de milliers de dollars, ont depuis atteint plusieurs millions.

Ce pays de la Corne de l’Afrique est la porte d’entrée au Golfe d’Aden, qui relie la mer Rouge et le Canal de Suez, l’un des plus importants points de passage pour le transport maritime.

La Somalie est en proie aux conflits de factions entre seigneurs de guerre et est dépourvue d’administration centrale effective depuis l’éviction en 1991 du dictateur Mohammed Siad Barré.

Le Golfe d’Aden, au large de la côte nord de la Somalie, connaît le risque de piraterie le plus élevé au monde. Quelque 25 000 navires empruntent chaque année ce canal situé au sud du Yémen, entre la mer Rouge et la mer d’Oman.

__________ 2 – HNS-INFO avec Amnesty Intl

Somalie : des civils victimes de violations des droits humains

Des pratiques se traduisant par des atteintes systématiques aux droits humains sont clairement apparues lors de la dernière escalade de violence en Somalie. Celle-ci a été déclenchée par une offensive de grande ampleur, lancée en mai 2009 par des groupes armés d’opposition contre le gouvernement de Mogadiscio, a indiqué Amnesty International ce jeudi 25 mars.

Dans un rapport intitulé Somalia : No end in sight : The ongoing suffering of Somalia’s civilians, l’organisation examine les violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains commises ces six derniers mois, principalement par des groupes armés opposés aux forces du gouvernement somalien et de l’Union africaine (UA).

Par ailleurs, ce document énumère les différentes allégations selon lesquelles ces forces auraient ouvert le feu sans discernement, allégations qui nécessitent l’ouverture d’une enquête.

Des milliers de civils ont été tués ou blessés dans des pilonnages ou d’autres types de bombardements à l’arme lourde lorsque les groupes armés d’opposition Al Shabab et Hizbul Islam combattaient les forces du gouvernement fédéral de transition et de l’UA.

« Nous pensons que les cas signalés ne représentent que la partie émergée de l’iceberg. En raison de l’insécurité permanente, il est extrêmement difficile d’obtenir des informations fiables », a expliqué Erwin van der Borght, directeur du programme Afrique d’Amnesty International.

Selon les estimations des Nations unies, les affrontements entre les forces gouvernementales et les insurgés ont fait des dizaines de victimes civiles dans la capitale et ont contraint plus de 55 000 personnes à abandonner leurs domiciles depuis début février 2010.

Des groupes armés utilisent des obus de mortier et de l’artillerie lourde dans des quartiers résidentiels et des espaces publics de Mogadiscio : ils visent les bases tenues par le gouvernement fédéral de transition et la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), qui se situent à proximité de zones civiles.

Ces opérations donnent lieu à des représailles et provoquent des déplacements incessants de rescapés, fuyant pour protéger leur vie.

Certaines attaques ciblent délibérément des civils. Le 3 décembre 2009, une explosion a détruit l’hôtel Shamo alors qu’une cérémonie de remise de diplômes à des étudiants en médecine s’y déroulait : 23 personnes ont été tuées et 60 autres blessées.

« Aucune des parties à ce conflit ne semble prendre les précautions nécessaires pour éviter de blesser ou de tuer des civils, bien qu’elles soient tenues de le faire aux termes du droit international humanitaire, a indiqué Erwin van der Borght. Elles doivent toutes arrêter de viser des civils, qui continuent à être tués illégalement et en toute impunité. »

Les personnes vivant dans des zones contrôlées par des groupes armés d’opposition risquent de plus en plus de subir des actes de torture ou d’être victimes d’exécutions publiques illégales, notamment par lapidation, d’amputations et de flagellation, sous couvert du maintien de l’ordre.

« Par ces atroces démonstrations de cruauté et de violence, les groupes armés tentent – semble-t-il – d’intimider la population et d’insinuer la peur en elle afin de renforcer leur mainmise sur un territoire », a ajouté Erwin van der Borght.

L’acheminement de l’aide humanitaire, dont ont désespérément besoin les personnes déplacées en raison du conflit, est gravement entravé par les groupes d’opposition, qui accusent souvent les organisations humanitaires de se livrer à des opérations d’espionnage pour le compte de la communauté internationale.

Par ailleurs, ces groupes continuent à intimider des journalistes et à imposer des règles strictes aux médias en vue d’étouffer la liberté d’expression par tous les moyens.

Amnesty International a exhorté le gouvernement fédéral de transition, les groupes armés d’opposition, l’Union africaine et la communauté internationale à appliquer une série de recommandations pour tenter de limiter les violations des droits humains commises à l’encontre de civils et de permettre aux organisations humanitaires d’accéder en toute sécurité aux régions concernées.

________ 1 – Courrier International avec Daily Nation (Kenya)

Le Kenya pointé du doigt dans le conflit somalien

Une commission d’enquête sur les abus sexuels au sein de l’Eglise Selon un récent rapport des Nations unies sur la Somalie, le Kenya est une « base importante » pour les rebelles islamistes qui luttent contre le gouvernement fédéral de transition somalien.

Le quotidien reprend les principales informations de ce document, selon lequel des dirigeants des groupes Al-Chabab et Hizbul Islam se rendraient régulièrement à Nairobi pour enrôler des combattants. Ce rapport indique également que les militaires kényans forment des soldats pour les forces gouvernementales somaliennes.

31/03/10 (B544) Les traits de l’Erythrée / AFP / Le Conseil de l’Europe demande la libération du journaliste Dawit Isaak

Le Conseil de l’Europe a appelé mardi les autorités érythréennes à la libération du journaliste suédo-érythréen Dawit Isaak, détenu sans procès en Erythrée depuis 2001.

La présidente du comité des ministres, l’exécutif de l’organisation paneuropéenne, Micheline Calmy-Rey, estime que "cette libération, attendue de longue date, serait un geste humanitaire dont on ne pourrait que se réjouir".

Mme Calmy-Rey, également chef de la diplomatie helvétique, ajoute "qu’il semble que l’état de santé de M. Isaak soit très préoccupant en raison des conditions de détention qui sont les siennes depuis bientôt neuf ans".

Depuis le 23 septembre 2001, le journaliste et dramaturge Dawit Isaak est détenu sans avoir fait l’objet ni de poursuites judiciaires ni a fortiori de condamnations pénales, observe le communiqué publié à Strasbourg.

Doté de la nationalité suédoise depuis 1992, le journaliste, âgé de 45 ans, avait été arrêté en Erythrée en septembre 2001.

Il a figuré en octobre 2009 parmi les trois finalistes du prix Sakharov que le Parlement européen avait alors attribué à l’organisation Memorial qui défend les droits de l’homme dans les pays post-soviétiques.

31/03/10 (B544) Le journal de la Flibuste (9 articles en Français)

__________________ 9 – Romandie News (Ch) avec AFP

Lutte contre les pirates somaliens: le Topaz de retour aux Seychelles

Un navire des gardes-côtes des Seychelles, avec à son bord 26 ex-otages, est arrivé mercredi matin à Victoria, après trois jours d’opération dans l’océan Indien contre les pirates somaliens, a-t-on appris de sources concordantes.

Le Topaz a accosté dans la matinée sur les quais du port de Victoria, où il a été accueilli par de nombreux officiels, mais également des proches et amis des pêcheurs libérés, ont indiqué à l’AFP des témoins, et le service de presse de la présidence.

Lundi, le Topaz avait mené une audacieuse opération contre des pirates somaliens pour libérer six otages seychellois, des pêcheurs capturés la semaine dernière au sud-est de l’archipel puis transférés peu après sur un boutre iranien avec un équipage de 21 Iraniens déjà prisonniers.

L’un des marins Iraniens, blessé au bras par balle, a depuis été hospitalisé à Victoria.

Neuf pirates somaliens, faits prisonniers lors de l’opération, étaient à bord du Topaz ce mercredi à son arrivée à Victoria, et seront déférés devant la justice seychelloise.

Le Topaz avait ouvert le feu sur le boutre, incendiant son moteur, avant de récupérer sains et saufs tous ses occupants, otages et pirates, qui avaient sauté à l’eau.

"Quand le Topaz est arrivé, ils (les gardes-côtes) ont essayé de négocier avec les pirates par la radio, mais ceux-ci ont refusé", a raconté mercredi à la presse l’un des six otages libérés, Joël Julienne.

"Ils ont nous alignés sur le pont du bateau, les mains en l’air et le fusil sur la tempe. Les tirs ont alors éclaté entre le Topaz et les pirates. Quand le boutre a pris feu, nous nous sommes tous jetés à l’eau", a poursuivi M. Julienne, qui a "remercié les gardes-côtes et le gouvernement de nous avoir sauvés".

De retour vers les Seychelles, le navire des gardes-côtes a été attaqué mardi par trois embarcations pirates, un bateau-mère et deux esquifs. Le Topaz a riposté, coulant un esquif et incendiant le bateau-mère.

Ces douze derniers mois, les pirates somaliens ont délaissé le golfe d’Aden, patrouillé par de nombreux bâtiments de guerre étrangers, pour lancer des attaques très loin de leurs côtes, notamment à proximité des Seychelles.

Les Seychelles, dont l’économie repose essentiellement sur le tourisme et la pêche industrielle au thon, ont enregistré plusieurs captures de leurs navires depuis 2008 et ont depuis pris des mesures de lutte antipiraterie, avec le soutien de la communauté internationale.

Le parlement seychellois a ainsi adopté mi-mars un arsenal juridique spécifique à la piraterie, qui permet à la justice locale de juger des suspects appréhendés en dehors du territoire de l’archipel.

__________________ 8 – Les Afriques

Somalie : Six pirates remis aux autorités par la marine française

Six pirates présumés ont été remis aux autorités locales de la région du Puntland, en Somalie, par la marine française en patrouille sur les côtes du pays.

Selon le ministre de la Sécurité régionale, Yusus Ahmed Khayr, ces hommes, qui ont été remis à la force opérationnelle de lutte contre la piraterie, seront jugés dans des tribunaux locaux.

Les autorités du Puntland et la marine française sont signataires d’un accord de transfert de pirates capturés.

Plusieurs dizaines d’hommes ont été remis dans le passé par des patrouilles marines françaises et autres qui activent dans la région de la Corne de l’Afrique.

__________________ 7 – Le Figaro avec AFP

Piraterie: environ 100 Indiens capturés

Jusqu’à 100 marins indiens ont été capturés par des pirates somaliens qui ont intercepté "de sept à huit" navires, a annoncé un groupe industriel indien du secteur maritime.

"Nous avons eu une information samedi après-midi selon laquelle sept ou huit navires enregistrés chez nous ont été détournés par des pirates somaliens", a déclaré Kasam Ali, le président d’une entreprise de navires marchands, Kutch Vahanvati Association, située dans l’Etat du Gujarat, dans l’ouest de l’Inde.

"De 80 à 100 (marins) qui étaient sur ces bateaux sont portés manquants", a-t-il ajouté.

__________________ 6 – Le Figaro avec AFP

L’Inde face à la piraterie en Somalie

L’Inde enquête sur plusieurs détournements de bateaux au large des côtes somaliennes après des informations de presse selon lesquelles huit navires avec 120 membres d’équipage indiens ont été capturés, a-t-on appris mardi auprès de la marine.

La marine indienne a été alertée lundi par le capitaine d’un bateau de pêche, récemment relâché par des pirates, qui a déclaré aux autorités que plusieurs autres navires avaient été capturés, a déclaré à l’AFP un porte-parole de la marine, P.B.S. Satish.

"Nous avons reçu cette information du MV Arzoo, qui avait été réquisitionné par des pirates", a-t-il précisé. Ce navire avait été intercepté entre le 18 et le 20 mars avant d’être relâché près des Seychelles.

Une source militaire sous couvert d’anonymat avait précédemment déclaré à l’AFP que "plusieurs bateaux ont été capturés mais nous ne savons pas combien ni quand".

__________________ 5 – Jeune Afrique avec AFP

Des pirates libèrent "sans rançon" un bateau yéménite

Des pirates somaliens ont libéré "sans rançon" un navire de transport yéménite capturé il y a dix jours, a annoncé à l’AFP un responsable du gouvernement de la région semi-autonome du Puntland, dans le nord-est de la Somalie.

Le ministre adjoint des affaires étrangères Ali Abdi Aware a affirmé qu’aucune rançon n’avait été payée en échange de la libération du MV Arena qui a eu lieu tard mardi soir.

"Le bateau a été libéré après une semaine de négociations avec les pirates et ils ont accepté de le laisser partir sans recevoir de rançon", a expliqué M. Aware, ajoutant que les "pirates ont débarqué du navire la nuit dernière".

L’équipage, composé de deux Tanzaniens, trois Somaliens et trois Yéménites, a également été libérés.

Le MV Arena transportait du matériel de construction entre le port yéménite de Mukalla et l’île yéménite de Socotra, à l’embouchure du golfe d’Aden.

Les attaques de pirates se poursuivent dans le golfe d’Aden malgré la présence de forces navales internationales censées protéger l’une des principales routes maritimes du commerce mondial.

Le 15 novembre, les pirates ont fait main basse dans l’océan Indien sur leur plus grosse prise à ce jour, un superpétrolier saoudien, le Sirius Star, pour lequel ils demandent une rançon de 25 millions de dollars.

_____________________________ 4 – Romandie News avec AFP

Opération seychelloise contre pirates somaliens: 27 otages libérés

Un navire des gardes-côtes des Seychelles a mené lundi une opération contre des pirates somaliens dans l’océan Indien, ouvrant le feu sur leur embarcation et libérant 27 otages itaniens et seychellois, a annoncé à l’AFP le ministre des Transports de l’archipel, Joël Morgan.

Six pêcheurs seychellois avaient été capturés la semaine dernière par des pirates somaliens au sud-est de l’archipel, puis transférés peu après sur un boutre iranien déjà aux mains des pirates, avec un équipage de 21 Iraniens, a rappelé M. Morgan.

"Nous avons eu la confirmation de ces informations hier (dimanche) vers 09H00 (05H00 GMT). Nous avons alors mis en place une mission de secours", a expliqué le ministre, également en charge de la lutte contre la piraterie dans l’archipel.

L’unique navire des gardes-côtes de Seychelles, le Topaz, s’est rendu à la rencontre de l’embarcation des pirates, à environ 255 milles nautiques au nord-est de Mahé, alors que ceux-ci se dirigeaient vers la Somalie.

Les pirates, qui sont au moins neuf, ont ignoré des appels radio des gardes-côtes puis des tirs de semonce, selon M. Morgan.

"Nous avons pris la décision d’ouvrir le feu sur le compartiment moteur, près de 10.000 cartouches de 12,7 mm ont été tirées (…), nous avons continué l’opération jusqu’à obtenir ce que nous voulions, mettre le feu au moteur", a-t-il ajouté.

Toutes les personnes à bord ont alors sauté à l’eau, et personne n’a été blessé, a affirmé le ministre: "nous avons récupéré les six Seychellois, les 21 Iraniens sont également en train d’être secourus, et les Somaliens le seront aussi".

_____________________________ 3 – Le Figaro avec AFP

Somalie: un cargo détourné

Un cargo battant pavillon du Panama, l’Iceberg 1, avec 24 membres d’équipage, a été capturé par des pirates à 10 milles nautiques du port d’Aden, a-t-on appris auprès des forces navales de l’Otan et de l’UE.

"Les propriétaires de l’Iceberg 1 ont fait savoir qu’il avait été pris par des pirates avec ses 24 marins à 10 milles nautiques du port d’Aden", a annoncé sur son site internet le centre de navigation de l’Otan basé à Northwood, au Royaume-Uni.

"Les pirates le conduisent maintenant vers la côte somalienne", a-t-il ajouté.

_____________________________ 2 – JDD

Madrid dément la capture du bateau espagnol

"Il n’y a aucun incident de navires portés disparus et aucun des propriétaires de bateaux que nous avons contactés n’ont entendu parler d’une capture de bateau", a déclaré un porte-parole du gouvernement espagnol.

L’opération Atalante, la mission de l’Union européenne contre la piraterie, n’a pas non plus eu vent d’une tentative de détournement de bateau. Des pirates somaliens avaient annoncé ce dimanche avoir capturé un bateau de pêche espagnol dans l’océan Indien.

_____________________________ 1 – Radio Chine avec XINHUA

La marine néerlandaise désarme 12 pirates somaliens

La frégate HNLMS Tromp de la marine néerlandaise a désarmé 12 pirates au large des côtes de la Somalie et les a ensuite libérés, a annoncé dimanche le ministère néerlandais de la Défense.

Dans une déclaration, le ministère a précisé que des pirates avaient été découverts par un avion de patrouille de la marine allemande au large des côtes somaliennes vers 14h00, heure locale, et que la frégate néerlandaise avait été envoyée sur place dans le cadre d’une mission anti-piraterie de l’Union européenne (UE).

Deux esquifs des pirates se sont dirigés vers la frégate néerlandaise, laquelle a réussi à les immobiliser en tirant des coups de semonce.

La marine néerlandaise a ensuite détruit les deux esquifs et placé les pirates dans un autre canot avec des approvisionnements en eau, alimentation et carburant.

Plus tôt ce mois-ci, 32 pirates ont été capturés par la frégate lors de patrouilles dans les eaux somaliennes menées dans le cadre de la mission européenne.

31/03/10 (B544) Le Mamouth / Djibouti : l’amitié franco-américaine (suite)

Après avoir lu mon post consacré aux tirs d’artillerie que la 13e DBLE et les US marines vont effectuer ensemble cette semaine, des coloniaux basés à Djibouti se sont à demi étranglés, expliquant qu’eux aussi travaillent avec les Américains. Ainsi, on m’évoque le 300e soldat américain breveté en novembre au CAIDD (centre d’aguerrissement et de survie désertique) armé par le 5e régiment interarmées d’outremer (RIAOM).

Des sauts sont également réalisés "depuis cinq ans" par les paras français depuis les CH-53 de l’USMC.

On me signale aussi des séances de tirs communes avec échanges d’armes (M-16 et Famas) et essai du lance-grenades Mk19. Ceci au terme d’un exercice commun engageant une MEU, les "cynos" de la 1ère Cie du RIAOM et les cavaliers, sur 10RC, du 3e escadron.

J’ajouterai que nos commandos marine, présents sur le théâtre drillent régulièrement avec les CH-53, afin de partager les ressources en matière de lutte contre le terrorisme et contre la piraterie.

31/03/10 (B544) Un correspondant nous signale un article paru en Somali dans l’un des plus importants journaux du Somaliland qui dénonce la politique d’IOG et ses projets d’annexion des côtes de Zeila .. (En Français et en Somali)

Un récent article en Somali de Jamhuuriya, l’un des plus important journal du Somaliland dénonce la nouvelle politique d’IOG afin d’annexer les côtes de Zeila, et la question est posée au Anglais (au cas où la France soutiendrait l’expansionniste IOG).

Le Ministre de la, pêche à Hargheisa n’a ni confirmer ni infirmer ce vieux rêve d’IOG d’annexion des côtes Somaliennes de Loyada en passant par Zeila jusqu’à Lughaya.

Comme dirait le Général Zakaria originaire de Lughaya non loin de Berbara, "il nous faut une véranda maritime plus vaste pour les Issas.
15km de côtes pour les Issas ce n’est pas suffisant"

En fait ce littoral est riche car très proche des gisements Offshore qui regorge de pétrole et qui sont acteulellement entre les mains de la multinationale Total et non de Shell.

Il sembelrait que le Général Zakaria est actuellement politiquement malade hors du Territoire.

La RTD au retour d’IOG de Libye pour démentir ces rumeurs à diffuser une vieille photo d’archive où figurait le Général ZAK.

L’un de vos correspondants.

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Dawladda Jabuuti oo ku Hawlan Qorshe ay Doonayso Inay kula Wareegto Gacan-ku-haynta Xeebaha Galbeed ee Somaliland Xukuumadda Somaliland iyo dawladda Ingiriisku maxay ka yidhaahdeen qorshaha Jabuuti ku damacsan tahay inay kula wareegto badda degaanka Saylac?

London (Jam)- Dawladda Jamhuuriyadda Jabuuti oo la sheegay inay si weyn ugu mashquulsan tahay qorsheyaal dhul-ballaadhsi oo ku doonayso in ay kula wareegto qaybo ka mid ah badda Somaliland, gaar ahaan xeebaha degaanka Saylac, ayaa la xaqiijiyey inay dhowaan qoraal arrintaas ku saabsan oo ay ku sheeganayso xeebaha galbeed ee Somaliland si qarsoodi ah ugu gudbisay Qaramada Midoobay.

Ma jiro war si rasmi ah daboolka uga qaadaya jiritaanka qoraalka dawladda Jabuuti ku sheeganayso badda Somaliland, balse sida ilo-wareedyo xogogaal ah u xaqiijiyeen toddobaadlaha Jamhuuriya Times ee ka soo baxa dalka Ingiriiska, waxa arrintani qayb ka ahayd heshiis qarsoodi ahaa oo dawladda Sheekh Shariif qaybo ka mid ah badaha Soomaaliya ugu wareejisay dalka Kenya, sidoo kalena Jabuuti ugu qoondeeyey biyaha xeebaha galbeedka Somaliland.

Qoraalka qarsoodiga ah ee Jabuuti ku sheeganayso qaybo ka mid ah badda Somaliland oo sida sheegay dhowaan loo gudbiyey Qaramada Midoobay, waxa markii ugu horreysay si cad loogu soo hadal-qaaday shir ay Sabtidii toddobaadkan magaalada London ku yeesheen masuuliyiin ka tirsan dawladda Britain iyo jaaliyadda reer Somaliland ee ku dhaqan UK.

Midoobay, waxa markii ugu horreysay si cad loogu soo hadal-qaaday shir ay Sabtidii toddobaadkan magaalada London ku yeesheen masuuliyiin ka tirsan dawladda Britain iyo jaaliyadda reer Somaliland ee ku dhaqan UK.
Safiirka Ingiriiska u fadhiya Itoobiya Mr. Norman Ling oo ka mid ah masuuliyiinta shirkaas ka qaybgalay, ayaa jaaliyadaha reer Somaliland weydiiyeen sidii dawladda Britian iyo caalamkuba wax uga qaban lahaayeen sheegashada xaqdarrada ah ee Jabuuti ku doonayso inay kula wareegto qayb ka mid ah biyaha badda Somaliland, waxaannu safiirku ku jawaabay; “Arrintas [sheegashadda Jabuuti ee badda Somaliland] hore umaanu ogayn, balse waanu ka daba tagaynaa, waanan xaqiijin doonaa siday ku dhacday.”

Heshiiska maamulka Sheekh Shariif ugu wareejiyey Kenya qaybo ka mid ah badda Soomaaliya oo sababay muran muddo dheer socday, isla markaana dawladdu marar badan beenisay jiritaankiisa, ayaa markii dambe soo shaac-baxay, kaas oo ay sharcinimadiisa xaaraantinimeeyeen Qaramada Midoobay iyo baarlamaanka dawladda ku-meel-gaadhka ah ee Soomaaliya. hase ahaatee, ilaa hadda cid soo ma hadal-qaadin sheegashada dawladda Jabuuti ku doonayso inay kula wareegto badda Somaliland.

Dhinaca kale, Jamhuuriya Times oo xiganayey ilo xogogaal ah, ayaa u xaqiijiyey inay arkeen warqad dawladda Jabuuti u qortay Qaramada Midoobay oo ay ku doonayso inay kula wareegto qaybo ka mid ah badda Somaliland, gaar ahaan xeebaha Saylac. Warku waxa uu intaa ku daray in nuqul ka mid ah qoraalkaas ay hayso wasaaradda Kalluumaysiga iyo horumarinta xeebaha Somaliland.
Haseyeeshee, Wasiirka Kalluumaysiga iyo Horumarinta Xeebaha Somaliland

Md. Cali Maxamed Qoorseef oo Jamhuuriya khadka telefoonka kula xidhiidhay si arrintan wax looga weydiiyo, ayaa sheegay in aanay xukuumad ahaan wax war ah ka hayn qoraalka la sheegay in Jabuuti u gudbisay Qaramada Midoobay ee ku sheegaynayso badda Somaliland, balse waxa wasiirku xusay inay wasaarad ahaan hayaan qoraal ku saabsan heshiis dawladda Kenya kula wareegayso qaybo ka mid ah badda Soomaaliya ee uu u saxeexay Sheekh Shariif, kaas oo Qaramada Midoobay 13 March 2010 horjoogsaday meelmarintiisa, kadib markii baarlamaanka Soomaaliya diiday.

Md. Qoorseef waxa uu sheegay in qoraalkaas lagu xusay in laga yaabo in tallaabada Kenya kula wareegaysay badda Somaliya ay ku dhaqaaqaan dawladdo kale, gaar ahaan Jabuuti iyo Yemen oo iyaguna sheegan kara biyaha xeebaha dhinacooda xiga, isagoo wasiirku xusay inuu horena u jiray muran dhinaca badda ah oo u dhexeeyey dawladdii hore ee Soomaaliya iyo dalka Yemen.

Hase ahaatee, Wasiirka Kalluumaysiga Somaliland ma beenin, manuu qirin jiritaanka warka sheegaya in Jabuuti ku hawlan tahay sidii ay ula wareegi lahayd qaybo ka mid ah badda Somalilanad, balse wuxuu caddeeyey in xukuumad ahaan ay baadhitaan iyo dabagal ku samayn doonaan arrintaas, isla markaan jawaab ka soo saari doonaan.

Geesta kale, waxa dalka Jabuuti ka socda shir Qaramada Midoobay wado oo lagaga hadlayo sidii loo midayn lahaa shuruucda dhinaca badaha Somaliya, kaasi oo ay ka qaybgalayaan masuuliyiin ka kala socda Somaliland, Puntland iyo Somaliya.

Jamhuuriya Online

31/03/10 (B544) Point de vue (Lecteur) De la constitution de Djibouti

Si j’avais à soutenir le devoir de changer la constitution à Djibouti, voici ce que je dirais :

Les peuples autochtones de Bouh et de Houmed, ayant chassé les minorités du pays, ils ont dû faire appel à un enfant de Dire Dawa, pour sévir et se servir des maigres ressources de notre terre.

La paix serait impossible, si l’on ne confiait la gestion du pays à un policier qui sait manier le bâillon et la baïonnette.

Celui dont il s’agit est corpulent depuis les pieds jusqu’à la tête ; et il a les bras si grassouillets qu’il est presque impossible de lui arracher le fauteuil de président démocratiquement.

On ne peut se mettre dans l’esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout méchante et corrompue, dans un corps tout replet

Il est si naturel de penser que c’est l’opulence et la cupidité qui constituent l’essence de l’humanité, que les dirigeants d’Afrique, qui sont les plus nantis, privent toujours les pauvres de sortir de leurs prisons grâce à des juges monnayables et corvéables à merci.

On peut juger du degré d’intelligence par la grosseur du ventre, qui, chez les Rois d’Éthiopie, les meilleurs despotes éclairés du monde, étaient d’une si grande conséquence, qu’ils faisaient mourir tous les hommes, les femmes et les enfants chétifs qui leur demandaient un peu d’eau et de pain sec.

Une preuve que les autochtones de Djibouti n’ont pas le sens commun, c’est qu’ils font plus de cas d’un sac de khat que de riz, qui, chez les nations policées, est d’une si grande conséquence.

Il est impossible que nous, puissances occidentales installées à Djibouti, supposions que ces gens-là méritent des élections libres et une bonne gouvernance ; parce que, si nous le supposions vraiment, alors on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes démocrates.

De petits esprits de l’opposition exagèrent trop l’injustice que l’on fait aux Djiboutiens. Car, si elle était telle, qu’ils le disent, ne serait-il pas venu dans la tête de leur prince classé 5 e fortune d’Afrique, qui fait tant d’actes généreux et philanthropiques pour ses voisins (Somalie, Ougass d’Éthiopie…), de faire un petit geste en faveur de la miséricorde et de la pitié des siens ?

Mentadieu, Du danger des lois, Livre X, chapitre CL.

31/03/10 (B544) Petites nouvelles du front (Correspondant) Votre article (*) du 28 mars 2010 a fait boule de neige !

Hier soir le responsable du syndicat maison est intervenu à la télé ainsi qu’un responsable venu spécialement d’Ethiopie pour connaître les véritables raisons du refus de la partie Djiboutienne à ne payer les trois mois de salaires.

D’après ce responsable Ethiopien le gouvernement Djibouti ne s’est pas acquitter de ses obligations en payant les salaires de janvier, février et mars 2010, alors que le gouvernement Ethiopien s’acquitte tous les mois de tous les salaires à tous les cheminots qui sont nombreux et dont aucun n’a été licencié (il faut comprendre par là que le Gouvernement Djiboutien non seulement licencie mais comme vous le savez, Ie candidat à la Monarchie Djiboutienne, se sert certainement de l’argent des cheminots mais aussi utilise les bénéfices des logements appartenant à la société de Chemin de Fer Ethiopie-Djibouti.

Aux dernières nouvelles ce responsable Ethiopien s’est vu son passeport retiré et gardé en otage sans aucune Décision Judiciaire.

Meles qui avait soutenu pour ne pas dire, qui l’avait placé en mai 1999 l’Usurpateur IOG comme Premier Magistrat afin d’échapper aux griffes de la Justice Ethiopienne qui poursuivait Ismaël Omar Guelleh ancien Chef de la Sécurité Djiboutienne, son épouse Madame Kadra M. Haïd et son associé Boreh, le motif d’inculpation de la Justice Ethiopienne était trafic illégal de mercure durant la chute de Mengistu, transfert illégal et sans autorisation toujours durant cette même période d’une quantité faramineuse de plusieurs centaine de tonnes du café Ethiopien, ainsi que l’écoulement et blanchiment de l’or de la Banque d’Ethiopie et toujours à la même période.

Ce que IOG sait parfaitement c’est que le Président Meles est beaucoup plus dangereux que ses amis de 40 ans comme Yasin Yabeh qu’il avait assassiné ou comme Charles Borreh qu’il a spolié et tué deux de ses proches.

S’il ne relâche ce Responsable du Chemin de Fer côté Ethiopien, alors la Justice Ethiopienne risque de se mettre, elle aussi, en branle.

Décidemment, il est Wanted de partout.

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Encore une attestation de complaisance organisée par un avocat de la place ?

A titre confidentiel un avocat français très proche d’IOG et qui déteste la Veuve du Juge Borel assassiné, aurait gracieusement payé l’épouse de Mahdi afin qu’elle rédige une attestation destinée à démentir et à contrecarrer la plainte de Charles Boreh.

Cette Déclaration aurait été rédigée avec Maître Corbeau (*) dans le style des deux « grands Maîtres ».

Reste à savoir s’ils auront le courage de transmettre à la Justice Française en bien spécifiant leur propre nom ce témoignage acheté.

A notre avis, ils savent que la Justice Française ne badine pas avec ce genre de témoignage et que l’avocat Français risque au minimum de perte tous ses biens d’avocat en France, car il ne faut pas oublier qu’il est Djiboutien actuellement.

Est-ce que Djama Souleiman va prendre en son compte cette Attestation ?

______________________________ Le soutien du Koweit

Hier soir, 29 mars 2010 la télé Djiboutienne nous a informés du départ d’une importante Délégation.

C’est pour trouver des acquéreurs Koweitiens des Biens de l’Etat bradés par le Mafieux IOG, qu’une importante Délégation conduite par l’ancien ministre Fahmi El Hag beau-frère d’Ismaël Tani (spécialiste des détournements des dons des pays amis comme récemment le riz Japonais).

Cette importante Délégation est composée du Premier Ministre Dilleita M. Dilleita, du gendre d’Odette M. Haïd le Ministre des Transports Ali Hassan Bahdon (spécialiste des détournements des deniers publics, à qui il faut demander où sont passés les 2 milliards de Francs Djibouti du Fonds Routier « évaporé » en 2009 ; ce Fonds Routier est souvent alimenté par les contribuables Européens, d’autres personnalités politiques et des hauts fonctionnaires les accompagnent.

Faut-il rappeler que le Koweit après avoir spolié les vrais autochtones de Doralé se sont appropriés un vaste terrain en délogeant au compte de Fahmi El Hag qui a fait intervenir la brigade Spéciale de la FNP.

Le soutien des princes Koweitien au dictateur IOG qui a une Garde Républicaine et des vedettes et matériels de répression gracieusement octroyés par Saddam Hussein d’Irak que DIEU GARDE SON AME EN PAIX.

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6 blindés de l’armée française autour d’Haramous

Au dernières nouvelles 6 blindés de la 3ème RIAOM et 4 véhicules blindés de reconanissance de la 13ème DBLE (Légion étrangère) auraient encerclé le Palais d’Haramous le samedi soir 27 mars 2010 pour effectuer, parait-il, une opération simulée de protection.

Vive affolement : l’Etat-Major de l’AND a été fortement secoué…

Fathya Moumin
proche cousine d’un cheminot.

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(*) Maître Corbeau repenti désigne en général Aref !

(**) 28/03/10 (B544) Radio-Trottoir. Un bras de fer franco-djiboutien, que Guelleh a perdu (encore une bataille perdue … les échecs s’accumulent) (Info lecteur non vérifiée au moment de la mise en ligne) (Lire la suite)

31/03/10 (B544) Les chroniques du Sergent-chef Ariko qui raconte les faces occultées de l’actualité djiboutienne.

Vite soigné à Riad, Zakaria revient en urgence au Pays

Malade, le général trois étoiles Zakaria Cheik Ibrahim, patron des forces armées djiboutiennes, a été évacué vers l’Arabie saoudite où il a été admis à l’hôpital Fayçal de Riad.

Bien soigné, il a récupéré très vite. En début de semaine, il est rentré à Djibouti où l’on dit, qu’il devrait bientôt être mis à la retraite. Le général Zakaria aurait-il beaucoup à se reprocher, pour être revenu si vite d’Arabie saoudite certainement en dépit des conseils des médecins qui le voulaient garder en observation pendant quelques jours ?

Le général Zakaria tient probablement à terminer sa vie dans son pays. Il semblait très fatigué à son retour.

Plus tard, le dictateur qui rentrait de Libye, est descendu de son avion, l’air d’un fou furieux. Il a vite salué les autorités civils et militaires ainsi que le Général Zakaria à qui il n’a même pas demandé des nouvelles de sa santé. Puis il s’est engouffré dans sa voiture et sans demander son reste, il est parti, escorté par le peloton motard de la Garde républicaine.

IOG revient furieux du sommet de Libye

Le dictateur revenait de ce sommet de Syrte où il n’avait pas obtenu ce qu’il voulait. De son côté, le guide Kadhafi n’a pas réussi à convaincre le président djiboutien de négocier avec son ennemi érythréen. L’affaire somalienne et le Darfour ont occupé tout le sommet et l’affaire djiboutienne de Doumera a été traitée « par-dessus la jambe ».

IOG n’a pas été capable de convaincre ses frères arabes d’adopter son point de vue. Il a ordonné au premier ministre Dileita de venir le retrouver via le Koweit. Le dictateur veut ouvrir une ambassade djiboutienne dans cet émirat, car son épouse la Gabayo a un projet et on soupçonne que ce soit dans le but de soutirer de l’argent à l’épouse de l’Emir, qui s’est engagée dans des œuvres sociales…

L’opposition devrait dénoncer l’ouverture de cette nouvelle ambassade qui ne va rien apporter au peuple djiboutien ni au pays, mais qui n’aurait d’autre utilité que d’enrichir la « Paulette », comme l’appelle l’ARDHD. Le Peuple, si on le questionnait, serait aussi certainement hostile à ce projet stérile pour le pays.

Au pays c’est la pédagogie par la terreur et par la dissuasion.

Même les sympathisants de l’opposition, qui ont été témoins des traitements réservés à leurs aînés, hésiteront beaucoup avant de s’engager dans une quelconque contestation du pouvoir.

Ils n ont fait que ce que l’autorité coloniale leur avait enseigné ! A savoir que quand l’autorité ne réussit pas à dominer les chefs politiques traditionnels et religieux par l’assimilation, la corruption et/ou la peur, elle n’a plus qu’un objectif : celui de les briser et de les humilier. On ne demande pas à un chauffeur-livreur de se soucier du sort des colis qu’il livre. IOG a tiré profit des stages qu’il a effectués aux États-Unis où il a pu observer sur le terrain les méthodes utilisées par les tortionnaires contre les oppositions et les centrales syndicales.

Il saura en tirer profit aussitôt sa propre prise du pouvoir (dès 1996) quand le vieux Gouled était trop malade pour régner. Il a utilisé ces méthodes contre l’UGTD et le Synge en installant le ver dans le fruit. C’est de l’intérieur, par la corruption des uns, l’intimidation des autres et l’emprisonnement des irréductibles qu’il a acquis la reddition sans condition de ces organisations.

Ce dictateur a une vision binaire : ceux qui ne lui font pas acte d’allégeance, qui refusent de se soumettre en déclarant publiquement qu’ils le soutiennent, sont contre lui.

On image volontiers que tous les opposants Djiboutiens ne sont pas à l’image de DAF, de Mahdi et de ceux qui font trembler ce régime bête et méchant. La classe politique occidentale qui a une forte influence sur l’opinion publique, devrait pourtant s’interroger sur les moyens les plus réalistes, les plus justes et les plus efficaces pour régler le problème.

Ceux qui croient que la solution viendra d’un soutien aux régimes les plus corrompus et les plus brutaux, ont la mémoire courte.

Prenons un exemple : pendant des décennies, l’Occident a fermé les yeux sur la répression et la corruption généralisées, en Iran, sous la dictature du Chah. Quand il les rouvrit, les Ayatollahs étaient déjà au pouvoir et bien installés.

L’ignorance progresse dans tous les secteurs, car d’un côté l’instruction, en pleine crise, ne remplit plus son rôle et de l’autre, que les méthodes de communication des dictateurs sont devenues des armes redoutables, élaborées et efficaces !

Avec la misère qui se développe et qui concerne désormais la grande majorité du peuple, les frustrations s’installent et la population peut basculer dans un camp extrêmiste, qui saurait utiliser les rancoeurs à son profit.

Il faut sans cesse rappeler cette évidence : répression et corruption sont les deux mamelles de l’ignorance. Pour les organisations internationales et les puissances occidentales, continuer à soutenir IOG et son régime est plus qu’une grave erreur : c’est un crime !

Même ses pires adversaires reconnaissaient à Hassan Gouled une grande intelligence des situations, du courage et une vision politique notamment dans le domaine des relations avec la France.

Pour IOG, c’est différent ! Faudrait-il le classer dans même catégorie que le soi-disant Empereur Bokassa ?

Après Gouled qui fut un grand homme, avant que l’âge et l’ivresse du pouvoir absolu n’aient raison de ses facultés d’analyse et de responsabilité, quelle n’est pas la disgrâce pour ce peuple quand il est tombé sous la lourde patte d’un flic médiocre entraînant derrière lui une bande de profiteurs et de courtisans misérables.

Aucun peuple ne mérite cela ! Le peuple djiboutien encore moins que les autres, car il a toujours été dominé par son sens de la mesure, son attachement viscéral à la tolérance et à la paix, sa finesse d’esprit pour apporter des solutions réalistes à toutes les formes de litige ou de volonté de domination. En cela il est différent des autres et même exemplaire dans le concert des Nations.

Mais il faut reconnaître que le SDS a développé un art consommé dans le montage des scenarii de complots contre la sûreté de l’Etat et dans la diffusion d’enregistrements destinés à discréditer les hommes politiques et les autres gêneurs. Le cas de l’ex-ministre de l’éducation nationale, sous Hassan Gouled, Omar Chirdon Abass nous rappelle comment les actions du SDS peuvent être particulièrement dangereuses.

Le ministre avait été éjecté de l’éducation nationale à la suite de la diffusion d’une cassette audio où on découvre comment il avait insulté le futur dictateur IOG, qui n’était encore à l’époque que le petit chef de cabinet de Gouled. Qui peut prévoir les réactions d’un homme qui se retranche dans son bunker (palais de Haramous) après avoir perdu confiance dans tous ses amis et ses proches : l’exemple de Boreh illustre bien cela.

Pour le régime, DAF et Mahdi sont des refugiés politiques, mais ils sont étroitement surveillés (même en Belgique et en Angleterre). Surtout grâce à une discrète coopération entre les services de sécurité djiboutiens et français.

Bien qu’elle est tendance à être moins efficace qu’elle ne le fut. Depuis que le régime s’est (auto)ridiculisé aux yeux de l’opinion publique internationale, la France a cessé d’accorder ses faveurs au dictateur. Depuis la crise, avec le début d’un sévère programme d’ajustement structurel, l’administration djiboutienne, ultime refuge traditionnel des jeunes diplômés, a cessé de recruter.

Des promotions entières de médecins, d’ingénieurs, d’enseignants et autres techniciens sont alors venus grossir les rangs de la formidable armée de chômeurs.

A Djibouti, tout l’espoir des familles dans cette génération de jeunes, porteurs de l’avenir du pays en décollage économique, a été anéantie. Les familles qui espéraient dans une amélioration des conditions de vie, sont contraintes de subir au quotidien : le chômage, l’oisiveté et la lente marche vers l’abime (drogue, exemple= damahis faja , khat), (l’oisiveté exemple= jets de pierres, rivalités de bandes de jeunes livrés à eux, installation d’une paresse généralisée et probablement irréversible. Bref des générations sacrifiées sur l’autel de l’enrichissement de la classe dominante.

Le 9 février 2006 a été proclamée en grandes pompes << l'année de la jeunesse>>. En dehors de cette proclamation, aucune action, aucune initiative du gouvernement n’ont pu remédier à cette lente descente aux enfers de la jeunesse. Bien au contraire, ce ne fut qu’un supplément de misère et de désespoir.

Même le S.N.A. créé par le dictateur pour soulager nos jeunes de la détresse morale n’apportera au final que rancœur et enrollements forcés. Pourtant à sa création, la direction du S N A qui aurait pu être une excellente idée, avait été confiée au Lieutenant-Colonel Omar Bouh Goudahdeh. Malheureusement il fut très vite impliqué dans des scandales sexuelles a répétion.

L’une des filles du SNA a dénoncé les faits. Le dictateur a relevé Omar Bouh Goudadeh de ses fonctions et il a été muté dans la caserne « des morts » appellation de la Caserne Guedi Gab ou Bataillon du quartier général des forces armées.

Ce service fait office de bureau de liquidations (des droits ?) de tous les militaires, qu’ils soient officiers ou hommes du rang à partir du moment où ils sont devenus indésirables au sein de l’Armée.

Les Djiboutiens, qui étaient pourtant bien côtés sur le marché local de l’emploi, ne sont plus recherchés aujourd’hui et même on les éviterait dans les recrutements.

Le résultat est là : les jeunes veulent fuir le pays par tous les moyens. Combien de Djiboutiens émigrent vers la Suède, le Canada ou la Norvège, par exemple.

Pendant ce temps Djibouti s’endette et met la charge du remboursement sur le dos des enfants, des petits-enfants et des arrières-petits-enfants. Les nouveaux « warabeh » issus du 9 avril 1999 entendent de ne rien se refuser. Pressés de gouter aux plaisirs de la vie et d’exhiber au plus vite et avec ostentation les symboles d’une richesse accumulée en peu de temps et les attributs de leur nouveau pouvoir, ces nouveaux warabeys (hyène en langue somali) s’attribuent des trains de vie scandaleux. C’est le feuilleton « Dallas » à la sauce djiboutienne.

Tout est bon ! A coup de licences d’importation juteuse, de pots de vins (appelés « acho » ou « adkaga ») de rachats à crédit et au prix de la casse, d’entreprises privatisées, de rackets sur les gros commerçants comme Al Gamil ou Nougaprix.

Après tant d’années d’attente, les Djiboutiens sont fatigués des mensonges, des tergiversations et des diversions (rivalité entre les clans, tribalisation forcée contre le gré et les aspirations de la population). Ils ont préféré se détourner de la chose politique, tant ils sont déçus par le comportement scandaleux des hommes qui étaient censés organiser et établir la jeune démocratie djiboutienne.

Sergent Ariko
Londres