30/06/10 (B558) Yémen Express (2 articles en Français)

______________________ 2 – Ria Novosti (Russie)

Le Yémen ouvert à des investissements russes dans l’énergie

Le Yémen est ouvert aux investissements de la Russie dans l’énergie, notamment l’extraction d’hydrocarbures, a déclaré le président yéménite Ali Abdullah Saleh mercredi lors d’une rencontre avec le premier ministre russe Vladimir Poutine.

"Nous saluerions les investissements russes dans l’économie du Yémen. Il s’agit de l’énergie, ainsi que de l’extraction de pétrole et de gaz", a annoncé M. Saleh.

Il a rappelé que le Yémen avait conclu plusieurs accords avec l’Agence russe d’exportation d’armements Rosoboronexport. Avant les négociations, MM. Saleh et Poutine ont visité le premier forum international "Technologies de construction mécaniques" organisé dans le cadre de l’exposition Intermash-2010 à Joukovski, dans la région de Moscou.

Le premier ministre s’est dit heureux de présenter à la délégation yéménite la technique russe moderne. Selon lui, la Russie et le Yémen "coopèrent de façon satisfaisante sur la scène internationale".

______________________ 1 – TF1

Yémen : Total acquiert une participation dans le permis d’exploration Bloc 72

Total annonce l’acquisition d’une participation de 36% dans le permis d’exploration Bloc 72. Opéré par DNO Yemen AS (DNO), ce permis est situé dans la partie méridionale du Bassin de Masila et couvre une superficie de 1 821 kilomètres carrés. Cette acquisition est sujette à l’approbation du Ministère yéménite du pétrole.

Total participera avec les partenaires actuels sur le permis (DNO, TG Holdings Yemen Inc, Ansan Wikfs (Hadramaut) Limited et The Yemen Company (TYC)) à un forage d’exploration prévu pour le quatrième trimestre 2010.

Avec cette prise de participation, Total poursuit le développement de ses activités Exploration & Production au Yémen dans des bassins géologiques prometteurs où se situent déjà certains de ses projets.

Total Exploration & Production au Yémen

Total est présent au Yémen depuis 1987. La production opérée par le Groupe est actuellement de 60 000 barils équivalents pétrole par jour. Le Groupe détient des productions dans les deux principaux bassins pétroliers du pays ; il est opérateur du Bloc 10 (bassin de Masila, permis d’East Shabwa, 28,57%) et partenaire d’un autre bloc producteur, le Bloc 5 (bassin de Marib, permis de Jannah, 15%).

En outre, Total participe à plusieurs permis d’exploration à terre : les blocs 69 et 71 avec une participation de 40% acquise en 2007, et le bloc 70 avec une participation de 30,9% acquise en 2008. En 2010, Total est devenu opérateur du bloc 70 et a remonté sa participation à 50,1%.

Total est également l’actionnaire principal de Yemen LNG, dont il détient une participation de 39.62%. Yemen LNG opère une usine de liquéfaction de gaz entrée en production en 2009 et construite à Balhaf sur la côte Sud du pays. Cette usine est alimentée avec le gaz du bloc 18 situé dans la région de Marib au centre du Yémen, au moyen d’un gazoduc de 320 kilomètres. La capacité totale de production des deux trains de l’usine de liquéfaction est de 6,7 millions de tonnes par an de Gaz Naturel Liquéfié (GNL).

Au Yémen, comme dans tous les pays où Total opère, le Groupe s’engage à développer l’industrie pétrolière locale en recrutant des collaborateurs nationaux auxquels il propose des formations professionnelles. Total renforce ainsi l’économie locale. Par ailleurs, Total a fait de l’importance accordée à l’Hygiène, la Sécurité et l’Environnement une priorité absolue.

30/06/10 (B558) Somaliland – Elections (1 article)

________________ 1 – GoodMorningAfrica

Le pays qui n’existe pas vote

Samedi les Somalilandais (ex Somalie Britannique) votaient à l’occasion de la deuxième élection présidentielle de la république autoproclamée (1 tour scrutin par liste).

Seulement 3 partis sont autorisés, les trois candidats en lice :

– le président sortant Dahir Riyale Kahin (Issak mais d’un sous clan minoritaire : Gadabourssi) soutenu par le voisin djiboutien mais donné perdant (photo).
– Ahmed Mohamud Silanyo
– Feysal Ali Warabe

Enjeu de l’élection :

-Tous les candidats se retrouvent derrière la lutte pour la reconnaissance de ce quasi Etat.
-Risque de déstabilisation si l’un des 2 autres candidats est élu car l’actuel président était issu d’un sous clan minoritaire ce qui permettait de calmer les velléités des 2 autres clans qui eux sont majoritaires.

Les résultats de l’élection, suivie par des dizaines d’observateurs internationaux, sont attendus dans une semaine.

Le Somaliland a fait sécession en 1991, proclamant son indépendance et offrant une paix relative à ses habitants dans le nord-ouest du territoire somalien alors que le sud de la Somalie sombrait dans le chaos et l’anarchie.

Un Quasi Etat dynamique : Le pays dispose de ses propres forces de sécurité et de sa police, d’un système judiciaire et d’une monnaie, d’un drapeau, de timbre (édités en Grande Bretagne), de gardes côtes formés par les Britanniques mais n’a été reconnue par aucun autre Etat. Le secteur privé est très dynamique (7 opérateurs de téléphone presque autant de journaux).

C’est aussi la seule économie au monde où plus de la moitié de la population dépend du pastoralisme nomade pour vivre. Dans « un pays plein de promesses » Oblik Carton Dibeth note : « le Somaliland possède une classe entrepreneurs connue pour avoir su mettre sur pied, à la suite de la guerre civile, un système de télécommunication, de liaisons aériennes et de sociétés de transfert d’argent et cela malgré l’absence de banques commerciales, d’institutions de crédit et de services d’assurances »

Des ressources : 850 km de côtes, en 1988 lorsque l’extension de la guerre dans le Nord les a obligé à fuir, au moins deux compagnies pétrolières (Conoco et Sunoil) avaient trouvé de l’huile.

Les permis sont aujourd’hui caducs. Ce brut est une extension du gisement yéménite et il est probablement très riche.

Au nom du principe de l’intangibilité des frontières aucun Etat ne reconnait ce pays. Peu avant sa mort le Président Mohamed Ibrahim Egal avait suggéré qu’on traite le Somaliland comme « entité de facto » à la manière de l’entité palestinienne. Le but est essentiellement de permettre des relations bancaires et la possibilité d’établir des contrats d’assurance.

Qui fera le premier pas ?

Quelles conséquences de l’indépendance du Sud Soudan l’année prochaine ?

L’indépendance est elle souhaitable dans une région déjà Balkanisée ?

30/06/10 (B558) Nouvelles de Somalie (6 articles en Français)

__________________ 6 – CICR (Croix Rouge)

Somalie : un patient tué par un tir d’obus à l’hôpital Keysaney de Mogadiscio

Un patient a été tué et un autre blessé, hier après-midi, lorsque l’hôpital Keysaney, dans le nord de Mogadiscio, a été frappé par un obus. Celui-ci a atteint le centre de triage de l’hôpital, où des blessés de guerre attendaient de recevoir des soins d’urgence. L’explosion a détruit le toit de l’établissement et ouvert des brèches béantes dans les murs, laissant cette structure médicale plus exposée que jamais. L’hôpital arborait clairement l’emblème du croissant rouge.

« Nous sommes profondément préoccupés par le sort des patients et du personnel de l’hôpital Keysaney. La situation est extrêmement grave lorsque les gens ne peuvent plus se sentir en sécurité même dans les hôpitaux. Ce d’autant plus que le personnel médical et les établissements de santé ne sont pas nombreux en Somalie », déclare le docteur Ahmed Mohamed Hassan, président du Croissant-Rouge de Somalie. « Les services fournis par l’hôpital Keysaney sont absolument essentiels. »

Si rien ne permet de penser que l’hôpital a été délibérément pris pour cible, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant-Rouge de Somalie rappellent à toutes les parties au conflit qu’elles ont l’obligation d’épargner le personnel médical, de même que les hôpitaux, les dispensaires et autres établissements semblables. Les attaques ne peuvent être dirigées que contre les personnes participant directement aux hostilités et les objectifs militaires ; en outre, les parties au conflit doivent épargner en tout temps la population civile et les biens civils.

L’hôpital Keysaney est l’un des deux hôpitaux chirurgicaux spécialisés soutenus par le CICR à Mogadiscio. Il est géré par le Croissant-Rouge de Somalie et accepte tous les patients, indépendamment de leur origine ethnique et de leur appartenance religieuse ou politique. Le CICR lui fournit du matériel chirurgical et des médicaments, et dispense des formations à l’intention de ses médecins et de son personnel infirmier. Depuis le début de l’année, l’hôpital Keysaney a traité près de 1 400 blessés de guerre, dont plus de 300 femmes et quelque 200 enfants.

__________________ 5 – VeilléeDArmes

Somalie : l’enrôlement d’enfants soldats financé par le gouvernement américain

Seuls deux États n’ont pas ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant du 20 novembre 1989, la Somalie et les États Unis.

Cette Convention interdit en son article 38 l’enrôlement d’enfants de moins de 15 ans « Les États parties s’abstiennent d’enrôler dans leurs forces armées toute personne n’ayant pas atteint l’âge de 15 ans. Lorsqu’ils incorporent des personnes de plus de 15 ans mais de moins de 18 ans, les États parties s’efforcent d’enrôler en priorité les plus âgés. »

L’enrôlement d’enfants dans les milices armées est récurrent dans les pays en conflit comme la Somalie, les milices vont jusqu’à recruter au sein des écoles et envoyer au front des enfants âgés à peine de 9 ans. Ce qui est moins visible c’est que le gouvernement somalien enrôle des enfants, et qu’il soit soutenu financièrement par les États Unis ; c’est ce que relève le New York Times dans un article du 13 juin 2010 « Les enfants-soldats du gouvernement somalien, allié des États- Unis ».

En effet cet article révèle que des membres du Gouvernement Fédéral de Transition (GFT) somalien ont déclaré que le gouvernement américain aidait à financer les soldes des soldats, et donc des enfants soldats également.

Le gouvernement américain dit officiellement être concerné par la question des enfants soldats, le président Barack OBAMA a même dénoncé ce problème lors de la campagne électorale. Néanmoins, bien qu’ils affirment pousser le gouvernement somalien faire preuve de plus de vigilance pour empêcher l’enrôlement de ces enfants, à la question de savoir comment ils vont s’y prendre pour que le financement n’aide pas à ce recrutement, aucune réponse ne se fait entendre. Le gouvernement somalien quant à lui est très clair il ne compte pas se passer d’eux, « we were trying to find anyone who could carry a gun ».

L’Etats somalien et les Etats Unis sont donc les deux seuls Etats à ne pas avoir ratifié la convention internationale sur les droits de l’enfant et à ne pas être juridiquement tenus par elle, mais les Etats Unis ont tout de même ratifié le Protocole facultatif sur la participation des enfants aux conflits armés. Ce protocole énonce dans son préambule que les États condamnent « avec une profonde inquiétude l’enrôlement, l’entraînement et l’utilisation – en deçà et au-delà des frontières nationales – d’enfants dans les hostilités par des groupes armés distincts des forces armées d’un État, et reconnaissant la responsabilité des personnes qui recrutent, forment et utilisent des enfants à cet égard ».

Les États Unis qui officiellement souhaitent prévenir le recrutement d’enfants soldats affirment avoir proposé au gouvernement somalien un plan de démobilisation de ces enfants, auquel ces derniers n’ont pas été sensibles n’étant pas pour eux le problème principal.

Ali Sheikh Yassin vice président d’Elman Peace and human rights center, estime qu’il y a 20% d’enfants enrôlés dans les troupes gouvernementales et 80% pour les rebelles. La situation délicate de la Somalie, a donné lieu à une déclaration commune de l’UNICEF et de la Représentante spéciale du Secrétaire Général pour les enfants et les conflits armés le 4 mai 2010. Par cette déclaration ils condamnent le recrutement croissant d’enfants en Somalie, qui sont des victimes dans ce conflit et proposent leur aide pour que des mesures soient prises quand à la réinsertion de ces enfants, ils rappellent également qu’il s’agit d’un crime de guerre, et donc en appellent à « la communauté internationale, y compris ceux qui fournissent un appui aux parties en Somalie, pour que cette pratique soit unanimement condamnée et pour qu’ils usent de leur influence pour y mettre fin. »

Certains de ces enfants ne sont jamais allé à l’école, et pour ceux qui y sont allé, s’ils ont eu la chance de ne pas être enrôlé de force, tué, mutilé, violé ou abusé sexuellement, rien ne leur garantie un avenir meilleur.

Le 21 mai 2010 le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a rendu public son Rapport annuel sur les enfants dans les conflits armés, dans lequel est publié une liste des parties « qui recrutent ou utilisent des enfants, les tuent ou les mutilent, commettent des viols et d’autres formes de violence sexuelle contre eux, dans les conflits armés ».

Alors que certaines parties ont été retiré de cette liste en s’engageant dans des plans de démobilisation d’enfants, telles que l’Armée soudanaise de libération du peuple, ou les Forces nationale de libération du Burundi – cette dernière à d’ailleurs réalisé une démobilisation complète des enfants soldats dans ses troupes – d’autres l’intègrent ou persistent à ne pas prendre ces mesures indispensables.

Les parties au conflit en Somalie sont dans cette liste, le Hizbul Islam vient de l’intégrer alors même que la Milice islamistes Al-Shabab, et le Gouvernement Fédéral de Transition y sont depuis 5 ans. Plus grave encore, le GFT n’est pas seulement accusé d’enrôlement d’enfants, mais tout comme les milices d’avoir tué, mutilé, commis des viols et/ou des violences sexuelles sur eux.

Bien que Ban ki-Moon « recommande d’inclure le recrutement et l’utilisation des enfants dans les mandats de tous les comités de sanctions, y compris celui sur le terrorisme » on peut cependant s’interroger de l’impact de ces mesures sur l’Etat somalien qui n’est tenu par aucune Convention ou Protocole lié aux droits des enfants, et pour lequel ces situations paraissent secondaires par rapport au conflit persistant qui se déroule sur son sol.

__________________ 4 – Le Figaro avec AFP

Somalie : l’otage français au Puntland ?

Le Français enlevé il y a près d’un an en Somalie pourrait être actuellement détenu dans la région autonome auto-proclamée au Puntland dans le nord du pays, a indiqué le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner. "Nous faisons tout ce que nous pouvons pour essayer d’être très attentifs aux conditions de détention et au lieu de détention du dernier de nos représentants" en Somalie, a-t-il, ajoutant qu’il semblerait "être dans cette région".

"La guerre se porte aussi sur le territoire du Puntland", a-t-il rappelé lors d’une audition devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, observant que la France "a des relations très épisodiques" avec cette région, "parce que nous ne la reconnaissons pas" et que "c’est très difficile". Cet otage, Denis Allex, un agent des services de renseignement, avait lancé début juin un appel à l’aide pour sa libération, dans une vidéo mise en ligne sur des sites islamistes et diffusée par le centre de surveillance américain SITE.

Il avait énuméré les revendications des insurgés islamistes somaliens Shebab, qui sont la cessation immédiate de tout support politique ou militaire de la France au fragile gouvernement somalien et le retrait de tous ses conseillers de Somalie.

__________________ 3 – AFP

Somalie: combats à Mogadiscio entre insurgés et forces gouvernementales

Les insurgés islamistes radicaux somaliens ont assuré avoir gagné du terrain sur le front nord de Mogadiscio à la faveur d’une offensive mardi contre les forces gouvernementales qui a fait plusieurs morts.

Les shebab ont attaqué des positions des forces de sécurité somaliennes dans le nord de la capitale et affirmé avoir pris le contrôle du principal poste de police de la ville, ce que les forces gouvernementales ont démenti.

"Nos combattants ont avancé sur les bâtiments des forces du gouvernement apostat près du +kilomètre zéro+. Nous avons pris le contrôle de plusieurs positions clés, dont le commissariat central", a affirmé à la presse le responsable de l’administration shebab à Mogadiscio, Cheikh Ali Mohamed Hussein.

Des responsables sécuritaires du gouvernement ont démenti avoir perdu beaucoup de terrain et affirmé avoir opéré un simple repli tactique.

"Les terroristes n’ont pas fait de grande avancée sur nous. Ils ont attaqué nos positions près de la zone Global et nos forces se sont retirées de certaines casernes dans le cadre d’une tactique militaire. Nous contrôlons toujours cette zone", a assuré à l’AFP le lieutenant Mohamed Gacal.

"Nous avons tué trois d’entre eux et nous avons perdu deux soldats", a-t-il ajouté, précisant que les combats se poursuivaient de façon sporadique.

Plusieurs témoins ont toutefois rapporté que les shebab avaient effectivement pris le contrôle d’un immeuble qui avait abrité en 2007 une conférence de réconciliation nationale, reconverti depuis en base pour la police et les forces de sécurité somaliennes.

Un habitant du quartier, Abdulle Mohamed a assuré à l’AFP avoir vu trois civils tués par un tir d’artillerie, alors qu’ils avaient trouvé refuge dans un bâtiment.

Les shebab, qui ont fait allégeance à Al-Qaïda, ont promis de renverser le gouvernement du président Sharif Cheikh Ahmed, un islamiste modéré élu en janvier 2009.

Le gouvernement somalien, soutenu à bout de bras par la communauté internationale, ne contrôle qu’une petite partie de la capitale somalienne et ne doit sa survie qu’à l’appui des 6.000 soldats burundais et ougandais de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

__________________ 2 – Youphil

Le cri des mères de Somalie

Blog Chemk’Africa

Alors que les hommes sont accaparés par la guerre, la religion et la drogue, des femmes prennent des risques pour retrouver leurs droits, leurs familles et leurs enfants.

Mogadiscio est une ville totalement abandonnée, ses populations laissées aux mains des miliciens. Le journaliste américain Charles Kituku, d’origine kenyane, séjournait la semaine dernière à Marseille après deux mois passés dans des quartiers de la capitale assiégée.

Il a assisté aux dernières absurdités des miliciens Shebab et Hezb al-Islam. Dans la plupart des quartiers de Mogadiscio qu’ils contrôlent, c’est l’obligation faite aux hommes de se faire pousser la barbe. Les populations se sont déjà vues interdire les cloches dans les écoles, les salles de cinéma, les danses folkloriques, la musique et le football. Des hommes acceptent tout selon lui, sans broncher, font la guerre comme des moutons, passent leur temps à mâcher le khat -drogue locale…

Expulsée de chez elle, sans ses enfants. Le reporter raconte avoir été frappé par le courage d’Aïsha. Cette jeune femme tente de retrouver ses droits et ses enfants aux mains d’un ex-mari ancien milicien. En Somalie, toute résistance aux hommes devient un acte politique. Comme les autres, elle porte le hidjab et a abandonné le soutien-gorge, autres interdictions imposées par les miliciens islamistes.

Ce soir-là, lorsque le journaliste Charles Kituku la rencontre dans un petit salon de thé clandestin fréquenté par des soldats internationaux, Aisha a rassemblé une dizaine d’autres femmes, toutes désespérées comme elles, toutes fatiguées de rester des victimes sans voix de cette sale guerre menée principalement par les hommes.

Aisha aurait pu s’enfouir définitivement sous le poids du deuil, comme les nombreuses autres mères de sa condition. Sa famille a été en partie décimée dès le début du chaos dans le pays, en 1990. Son père, veuf et sans argent, la vend à une famille puissante à l’époque, c’est à dire proche d’un clan de miliciens qui régnait sur une partie d’un quartier pauvre de Mogadiscio. Elle fait deux enfants; quelques années après, à 35 ans, elle est congédiée parce plus vieille que les nouvelles épouses du mari…

Aujourd’hui, ce n’est pas son ex-époux qu’elle regrette évidemment, mais ses trois enfants: souvent, dans ces situations, en cas de séparation, c’est la femme qui quitte la famille et la maison.

L’année dernière, elle a appris que l’un de ses fils a été tué aux combats dans le sud de Mogadiscio. Les deux autres âgés respectivement de 11 et de 12 ans se battent toujours dans des milices rivales où son père les a placés, très probablement dans le cadre d’un ‘deal’ commercial. Le commerce des jeunes soldats est devenu l’une des sources de revenus les plus prisées des géniteurs sans scrupules.

Des maris qui abandonnent les foyers. Pour la mère, la nouvelle a d’abord été un assommoir. Mais elle a décidé de monter au front, juste pour "crier la colère", explique le journaliste qui l’a vue interpeller des soldats et des fonctionnaires de la mission de la paix, des passants étrangers devant les hôtels, etc… Tous les mardis soirs, ce petit bout de femme voilée parvient à réunir chez elle une dizaine d’autres mères désespérées. Chacune présente ses doléances. Elles parlent de maris qui abandonnent les foyers, qui rentrent drogués et violents, de jeunes enfants qui sont vendus aux chefs miliciens ou aux époux riches lorsque ce sont des filles…

Des risques énormes. Ces militantes n’ignorent pas, pourtant, qu’elles prennent des risques énormes. Dans les quartiers, même dans le secteur dit gouvernemental plus ou moins contrôlé par des soldats burundais et ougandais de la mission internationale, beaucoup de leurs compatriotes les appellent "les folles". Aisha s’en fout: elle a fait de son combat une question de vie ou de mort.

La société somalienne a rarement toléré le militantisme féminin. Même avant l’actuel islamisme radical issu du wahabisme et sur lequel fondent leurs pratiques les milices les plus menaçantes, les mères et les jeunes filles sont traditionnellement confinées dans un rôle subalterne. Les pionnières du mouvement associatif somalien en ont déjà fait les frais, à plusieurs reprises, même lorsqu’elles étaient plus organisées et soutenues. Par exemple, les activistes d’un collectif plus connu, la Coalition des organisations populaires de femmes (COGWO) ont souvent été accusées d’usurper les droits des hommes et ceux de Dieu. La responsable de la Cogwo témoignait récemment via Amnesty Internationale: "Nous avons été pris pour cible et on nous a demandé, à mes collègues et moi, de dénoncer publiquement notre travail en faveur des femmes comme étant une activité criminelle. Nous avons reçu des menaces et plusieurs de mes collègues ont été tués".

Pour ces femmes qui n’ont plus d’autre choix que d’affronter les bêtises des hommes, il ne s’agit pas de vouloir se mesurer aux milices religieuses. Elles n’en ont pas les possibilités. Leur stratégie pour le moment repose sur un travail de pédagogie et de plaidoyer: montrer qu’en réalité les pratiques de discrimination et les violence que les maris font subir aux femmes et à la famille ne sont pas conformes à la loi religieuse ni à la culture somalienne. Aisha n’est pas restée longtemps à l’école, mais elle écoute la radio depuis plusieurs mois. Elle a appris par exemple, raconte-t-elle au journaliste kenyan, que l’islam interdit formellement d’enlever aux femmes les enfants en bas âge, et qu’il exige respect aux femmes…

Dans ce chaos qui règne sur la Somalie, c’est justement cet attachement au droit qui donne l’espoir à ces femmes. Mais elles savent que leur situation ne s’améliorera de façon effective qu’avec le retour de l’Etat.

__________________ 1 – Centre Info de l’ONU

Somalie : des progrès mais encore beaucoup de défis

Avant de quitter ses fonctions, le Représentant de l’ONU en Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, a appelé les dirigeants somaliens à mettre un terme aux années de conflit et à bâtir une paix durable dans leur pays.

« J’invite les dirigeants actuels à privilégier les tâches essentielles et prioritaires, à avoir une analyse plus distancée du présent et de l’avenir de leur pays et de leur régime, plutôt que de se concentrer sur des priorités quotidiennes et d’avoir une vision à court terme », a dit M. Ould-Abdallah dans une lettre ouverte adressée à la diaspora somalienne.

S’il remercie le Gouvernement fédéral de transition pour le travail accompli depuis son entrée en fonction, il l’appelle aussi à poursuivre ses efforts pour continuer d’avancer sur les fondations déjà construites. « Instaurer une paix solide prendra du temps », met-il en garde, à cause « des intérêts particuliers importants, locaux ou internationaux » qui s’affrontent.

« Un gouvernement déterminé, accepté et soutenu par les Somaliens et la communauté internationale peut faire faire des progrès irréversibles vers la stabilité », ajoute encore Ahmedou Ould-Abdallah, qui a été l’artisan de l’Accord de paix de Djibouti signé en août 2008 entre le Gouvernement fédéral de transition et le mouvement d’opposition de l’Alliance pour la seconde libération de la Somalie.

Le Représentant de l’ONU rappelle aussi aux Somaliens que de nombreux Etats sont près à les aider mais que « l’image du pays, en Afrique et au Moyen-Orient, a été fortement écornée au cours des années par le comportement des dirigeants successifs, du gouvernement comme de l’opposition ». « Un effort long et durable sera nécessaire pour changer cette image », prévient-il.

En guise de conclusion, Ahmedou Ould-Abdallah, qui sera remplacé le 1er juillet par l’actuelle Ambassadrice de la Tanzanie auprès de l’ONU, Augustine Mahiga, souligne les progrès réalisés en Somalie ces dernières années, à commencer par le maintien au pouvoir d’un gouvernement pendant un an et demi alors que le pays a passé deux décennies dans l’anarchie, sans gouvernement central, et la rédaction d’une constitution dont une première mouture sera présentée le 1er juillet, date de l’anniversaire de l’indépendance du pays.

30/06/10 (B558) Les traits de l’Erythrée (1 article en Français)

_______________ 1 – Centre Info de l’ONU

Erythrée : des progrès mais pas de levée des sanctions

L’Erythrée a fait des progrès depuis l’établissement d’un régime de sanctions en 2009, mais ce pays doit faire plus pour prouver qu’il se conforme aux résolutions de l’ONU, estime le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dans un rapport publié lundi.

« Malgré les positions qu’il a adoptées de longue date sur la Somalie et Djibouti, le gouvernement érythréen a récemment pris un certain nombre d’initiatives pour engager un dialogue constructif avec ses voisins et la communauté internationale », relève ce rapport remis au Conseil de sécurité.

Parmi ces initiatives, Ban Ki-moon cite la participation du gouvernement érythréen à la Conférence d’Istanbul sur la Somalie en mai dernier et son implication dans les pourparlers engagés par le Qatar pour résoudre le différend frontalier avec Djibouti.

« Je me félicite de l’approbation par l’Erythrée de la Déclaration d’Istanbul sur la Somalie, cela marque une rupture notable avec sa politique antérieure », salue le rapport. Le Secrétaire général rappelle en effet que « jusqu’à peu », le gouvernement érythréen contestait « la légalité et la légitimité du Gouvernement fédéral de transition somalien et exigeait l’expulsion des troupes de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) ».

Le Secrétaire général se dit aussi « encouragé » de voir l’Erythrée engagée sur la voie d’un règlement pacifique de son conflit frontalier et d’une normalisation de ses relations avec Djibouti. Ban Ki-moon se réfère à l’accord signé entre les deux pays en juin, grâce à la médiation du Qatar, et qui a débouché sur le retrait de troupes érythréennes du territoire djiboutien et le déploiement d’une force d’observation qatarienne à la frontière entre les deux pays.

Evoquant ensuite les sanctions imposées à l’Erythrée par le Conseil de sécurité dans sa résolution 1907 en 2009, le Secrétaire général regrette que les capacités de vérification de l’ONU soient toujours « restreintes ». Dans cette résolution, le Conseil impose en effet un embargo sur les ventes d’armes au pays, interdit aussi à plusieurs hauts responsables érythréens de voyager et prévoit le gel de leurs avoirs, en raison de leur rôle dans la déstabilisation de la région de la Corne de l’Afrique. Ban Ki-moon dit toutefois espérer que le nouveau Groupe de contrôle sur la Somalie et l’Erythrée puisse contrôler l’application de la résolution 1907.

Le rapport du Secrétaire général salue ensuite les initiatives de l’Erythrée pour rétablir sa représentation au siège de l’Union africaine, à Addis Abeba, en Ethiopie. Il appelle le pays à en faire autant avec l’Autorité intergouvernementale de développement. Ban Ki-moon souligne en effet qu’en « renforçant sa participation aux activités des organisations régionales et ses liens avec la communauté internationale, l’Erythrée contribue au renforcement de la paix et de la stabilité de la Corne de l’Afrique ».

Pour conclure, le Secrétaire général estime que l’évolution récente de la situation est « un pas dans la bonne direction », mais exhorte le gouvernement érythréen à intensifier ses efforts « afin d’apporter la preuve qu’il se conforme à la résolution 1907 ». Il ajoute aussi que des progrès dans la mise en œuvre des décisions de la Commission du tracé de la frontière entre l’Erythrée et l’Ethiopie et dans la normalisation des relations entre ces deux Etats contribueraient à la stabilisation de la toute la région de la Corne de l’Afrique.

30/06/10 (B558) Le Journal de la Flibuste (3 articles en Français)

__________________ 3 – Radio Chine avec XINHUA

Départ de la sixième flottille d’escorte anti-piraterie chinoise pour le golfe d’Aden

La sixième flottille d’escorte anti-piraterie chinoise a quitté mercredi la ville de Zhanjiang dans la province du Guangdong (sud) pour le golfe d’Aden et les eaux de la Somalie.

La flottille d’escorte chinoise avec plus de mille personnes à son bord, dont une unité navale spéciale, a pour mission de prendre la relève de la cinquième flottille qui est au large de la Somalie depuis plus de trois mois.

Parmi les navires en mission au large de la Somalie et dans le golfe d’Aden, figurent le navire de débarquement amphibie Kunlunshan, le croiseur Lanzhou et le navire d’approvisionnement Weishanhu qui appartient à la cinquière flottille.

Il s’agit du premier déploiement du bâtiment amphibie Kunlunshan de 18 500 tonnes de déplacement pour des missions d’escorte.

Les cinq premières flottilles chinoises en mission dans le golfe d’Aden ont escorté 2 248 bateaux chinois et étrangers dans la région qui est le théatre de nombreuses attaques de piraterie depuis décembre 2008.

__________________ 2 – Romandie News avec AFP

Un bateau singapourien capturé par des pirates dans le golfe d’Aden

Un bateau singapourien avec 19 marins chinois à bord a été capturé lundi par des pirates dans le golfe d’Aden, a annoncé le centre de secours maritimes chinois.

Le navire Golden Blessing, un vraquier immatriculé à Singapour, était parti d’Arabie saoudite et faisait route vers l’Inde, selon un communiqué publié sur le site du centre.

"L’opération de sauvetage a été lancée", selon le texte.

La Marine chinoise est présente depuis fin 2008 au large de la Somalie dans le cadre des efforts internationaux pour combattre la piraterie.


__________________ 1 – Ouest-France avec Reuters

En Somalie, porte-avions contre pirates

Le Charles de Gaulle va être engagé contre les pirates dans l’océan Indien.

Les marines occidentales déploient d’importants moyens au large de la Somalie. Skiffs de pirates contre gros navires !

Le porte-avions Charles de Gaulle, un avion type Awacs, plusieurs frégates, des avions de patrouille maritime et même un sous-marin. Les pirates ont intérêt à bien se tenir, cet automne. Quand la saison de mousson sera terminée et que celle de la piraterie commencera.

Les flottes européennes ont décidé de déployer dans l’océan Indien ce qu’elles ont de plus beau, de plus cher et de plus voyant. Les Français avaient déjà annoncé la venue du Charles de Gaulle équipé d’avions Hawkeye de guet aérien.

Un vrai concours de beauté

Les Espagnols ont confirmé la venue du TCD (transport de chalands de débarquement) Galicia, le navire emblématique de l’Armada espagnole. Le gouvernement néerlandais vient d’annoncer le déploiement d’un sous-marin pour l’opération « Ocean Shield » de l’Otan. Le sous-marin a un avantage certain : sa discrétion. Très utile pour la reconnaissance des ports pirates, le suivi des mouvements de navires suspects ou capturés par les pirates.

Ce déploiement de force ressemble à un vrai concours de beauté pour toutes les marines du monde, Russes et Chinois inclus. Sur le plan de l’utilité, il est plus discutable. Comme l’explique un haut gradé, une petite corvette est souvent plus utile qu’un gros navire, et un « bon avion de patrouille maritime » plus adapté qu’un Awacs.

Mais la présence dans le Golfe d’Aden et l’océan Indien est aussi une démonstration de savoir-faire et de capacités industrielles, notamment auprès du monde arabe voisin. Un salon Euro-naval grandeur nature, en quelque sorte. Avec le vent du large en plus.

Nicolas GROS-VERHEYDE.

30/06/10 (B558) Réunion de l’UAD à Bruxelles. Note de synthèse diffusée par l’ARD (Disponible aussi sur FaceBook)

Note de synthèse de la table ronde de l’U.A.D à Bruxelles le 26 juin 2010

La table ronde organisée par l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) à Bruxelles samedi 26 juin 2010 s’inscrivait dans un contexte particulier.

Alors que la mobilisation populaire s’amplifie dans le pays, sous l’impulsion d’une opposition plus unie que jamais, la capitale française avait été l’avant-veille le théâtre d’un événement pour le moins saugrenu : un avocat français annonçant la constitution d’une nouvelle coalition politique djiboutienne. Le thème de la table ronde (comment la diaspora peut-elle accompagner la mobilisation populaire en cours ?) revêtait une urgence particulière qu’intervenants et auditoire n’ont pas manqué de soulever.

La nouvelle configuration ainsi définie imposait un choix évident : soit soutenir la marche de notre Peuple vers son émancipation dans le combat unitaire mené par l’UAD, soit se couper du véritable terrain de lutte qu’est le pays et suivre l’aventurisme d’une opposition exilée ignorant les sacrifices de ses concitoyens au nom desquels elle prétend pourtant lutter. La réponse n’a pas été difficile à trouver : prétendre lutter de l’extérieur sans aucune coordination avec l’intérieur constitue une inacceptable usurpation.

C’est pourquoi les organisations qui ont répondu à notre invitation ont réaffirmé leur soutien à l’UAD et se sont engagées à le concrétiser au sein d’une structure unitaire travaillant depuis l’étranger mais totalement solidaire des mots d’ordre et des stratégies de lutte pacifique définis à Djibouti. Nombreux furent également les membres de notre diaspora qui, à titre personnel, ont adhéré à cette démarche de bon sens tout en souhaitant qu’un débat s’instaure afin de restaurer l’indispensable unité de l’opposition djiboutienne.

30/06/10 (B558) Mise en ligne de tous les enregistrements sonores de la Conférence de l’UAD à Bruxelles, le 24 juin, indexés par intervenants.

Comme cela avait été annoncé, l’équipe de l’ARDHD a mis en ligne, non seulement la version intégrale (plus de 2 heures d’enregistrement), mais elle a détaché aussi les interventions des différents orateurs qui se sont succédés à la tribune.

Désormais, vous pouvez les écouter séparément : lien

En revanche, la qualité sonore n’est pas au rendez-vous, car nous n’avions pas l’équipement pour enregistrer le son en sortie des micros.

Vous noterez donc un effet d’écho, qui est lié aussi à l’ambiance, compte-tenu du nombre important de participants réunis dans la salle.

APPEL : nous lançons un appel aux internautes qui auraient une expertise dans le traitement des sons et qui penseraient pouvoir améliorer la restitution. Si c’est le cas, ils seraient fort aimables s’ils apportaient leur savoir-faire et leur contribution à la diffusion des idées et des prises de position.

Merci de prendre contact avec nous en nous indiquant votre disponibilité et le type de traitement qu’ils pourraient réaliser : equipe@ardhd.org.

Nous leur enverrons un lien pour télécharger les fichiers, dans le format qu’ils jugeront être le plus adapté (MP3, WAV ou WMA)

Un grand merci à l’avance.

30/06/10 (B558) Message de remerciements de M. MAHDI IBRAHIM A. GOD au Comité d’organisation de la table ronde de Bruxelles et aux différents intervenants qui ont pris la parole.

La table ronde de l’UAD qui s’est tenue à Bruxelles le 26 juin a été un franc succès.

J’adresse mes plus vives félicitations au comité d’organisation et mes plus sincères remerciements à l’ensemble des participants, auditoire et intervenants.

La qualité des débats et la modération des propos ont démontré que nul, malgré l’éloignement de l’exil, ne perdait de vue l’essentiel : la diaspora doit assumer ses responsabilités en accompa- gnant concrètement la mobilisation populaire qui se déroule actuellement dans le pays.

Un appel en ce sens a été lancé par l’ensemble des organisations djiboutiennes présentes à cette table ronde, ce qui témoigne d’une réelle volonté d’union.

Cette inéluctable unité est plus que nécessaire aujourd’hui lorsque sous la bannière de l’UAD notre peuple défie le régime répressif et assassin du Rpp qui tente encore se maintenir au pouvoir. Il en va de notre responsabilité à tout un chacun pour appuyer ce bras de fer entre un peuple meurtri mais courageux et déterminé et un régime dont tous les paramètres de sa gestion du pays sont une catastrophe et une calamité national.

Cette analyse de la situation nationale maintes fois évoquée par les participants à cette table ronde revêt un caractère d’urgence à laquelle la diaspora djiboutienne doit méditer en s’attelant à la mise en place d’un cadre unitaire en vue de soutenir, tant moralement que matériellement, nos compatriotes en lutte pacifique contre la dictature. Sur ce je lance un appel solennel à tous les Djiboutiennes et Djiboutiens vivant à l’étranger.

En remerciant encore une fois l’assistance aussi nombreuse que déterminée, je ne peux conclure ce message sans réitérer mes vives félicitations à :

– Madame Laurence DAWIDOWICZ de l’Association SURVIE ;

– Madame Samia YOUSSOUF, Présidente de l’Association LîDjibouti, dont l’intervention en faveur de la représentation et de la place en politique des femmes a été un point important dans ce débat. Nous lui souhaitons un grand courage et lui promettons de rester en contact ;

– Monsieur Jean-Loup SCHAAL, Président de l’ARDHD qui contribue fortement à la lutte du peuple djiboutien et continue d’apporter son aide aux réfugiés ;

– Mon grand frère et Président de la LDDH, Jean-Paul ABDI NOEL, dont le texte émouvant écrit spécialement pour cette table ronde et lu par Monsieur SCHAAL nous a tous réconfortés à cet instant où l’unité de l’opposition semble battre de l’aile ;

– Mon ami et bientôt compagnon de lutte et camarade de parti Ali Coubba, dont la patience et la détermination forcent notre respect ;

– Ali Iftin qui vient de s’engager résolument dans la voie d’une action unitaire ;

– Monsieur Ismail BOUH, Président du CDS, nouvelle association djiboutienne de droit belge. Je vous souhaite de tout mon cœur la réussite de votre association et surtout un grand courage pour impulser davantage nos compatriotes de Belgique vers un engagement infaillible aux côtés des manifestants pour la démocratie à Djibouti et contre le troisième mandat de l’usurpateur Guelleh ;

– Aux responsables de l’ARD en Europe qui ont su avec honneur et dévouement répondu au nom de l’UAD les questions des intervenants en expliquant clairement les tenants et les aboutissants d’une telle rencontre ;

– Enfin, je lance un grand Bravo au comité d’organisation de cette rencontre et félicite les nombreux autres compatriotes qui ont participé et contribuer à la réussite et au succès certain de cette table ronde du 26 Juin 2010 à Bruxelles.

Mahdi IBRAHIM A. GOD
Vice-Président de l’ARD
Membre du Bureau de l’UAD