31/10/10 (B576) Mohamed Saleh Alhoumekani, porte-parole du GED, chargé des affaires étrangères nous envoie un communiqué officiel, que nous publions à sa demande.

En tant que porte-parole du GED, chargé des affaires étrangères, je tiens à rendre public, le fait que M Ali Abdillahi Iftin et moi-même, avons eu un entretien téléphonique avec M Abdourahman Boreh. Cet entretien s’est déroulé dans des termes à la fois courtois, mais surtout très constructifs.

Il a permis de constater que nous avions des positions communes pour réaliser la démocratie à Djibouti et pour redonner aux populations les libertés fondamentales auxquelles elles peuvent légitimement prétendre.

Tous les points à régler en vue de resserer les liens, ont été évoqués de façon positive et nous sommes confiants dans la faisabilité d’un rapprochement à très court terme.

Mohamed Saleh Alhoumekani
Porte-Parole du Ged,
chargé des affaires étrangères

31/10/10 (B576) Guelleh se met à l’heure européenne, en matière de droits à la retraite. Chiche ! (Humour – ARDHD)

Selon les dernières informations qui nous sont parvenues, IOG aurait pris personnellement la tête d’un cortège de manifestants, qui réclament que l’âge légale de la retraite en royaume de pacotilles, soit abaissé à 63 ans.

Bien que ce ne soit pas réaliste économiquement, dans un pays où la constitution modifiée unilatéralement vient déjà de baisser l’âge limite pour postuler à un emploi, à 75 ans … nous applaudissons des deux mains l’initiative de Guelleh.

Quand les députés aux ordres avaient voté les nouvelles dispositions de la constitution, avaient-ils bien évalué la pénibilité réelle liée à certains métiers et à certaines situations familiales.

Probablement pas, car la pénibilité de la fonction présidentielle n’a pas été reconnue, à tort, ou par défaut d’information, comme maladie professionnelle, par les députés de l’AN. !


Imaginez des obligations sans nombre, un agenda rempli, des rendez-vous tous les quart d’heure comme chez le médecin. A cela s’ajoute sur le plan personnel, une épouse acariâtre qui profite de la moindre occasion pour contrecarrer vos projets et surtout pour casser les relations de confiance avec vos subordonnés, alors que vous avez mis des années à les construire.

Tout cela sans parler des problèmes d’argent au quotidien. La femme exige l’intégralité de la paye du mari pour faire bouillir la marmite et elle lui reproche de dilapider son salaire dans les lupanars de la capitable. Mais elle oublie qu’elle dépense sans compter en hôtel de luxe, bijoux, voyages et cadeaux à ses petits « Bannier »(*) préférés et protégés.

Bref c’est un métier d’enfer, qui use et qui fatigue le corps et l’esprit, plus que n’importe quelle autre fonction. Et on ne parle pas des contraintes liées à la sécurité individuelle. Porter un gilet pare-balles très pesant, se baisser pour passer sous les tables en cas d’alerte et de tirs à proximité, faire seulement semblant de manger dans les repas officiels pour éviter les poisons, prononcer des discours devant une foule absente qui boude l’événement, se faire huer par des jeunes en colère, etc … !!

Sachant cela, on comprend que Guelleh ait légitimement manifesté pour la retraite à 63 ans et nous lui disons :

Chiche, c’est le 27 novembre !

(*) François-Marie Bannier est le nom de ce photographe qui fait la « une » dans l’affaire Bettencourt, parce que l’héritière de l’Oréal lui a donné plus d’un milliard d’Euro .. !

30/10/10 (B576) Yemen Express – Des avions de combat de Bagotville ont escorté un avion en provenance du Yémen – Les Etats-Unis déterminés à détruire Al-Qaïda au Yémen après une alerte terroriste – Colis suspects dans des avions cargo, Al-Qaïda au Yémen pointé du doigt – Trois morts dans des violences au Yémen – Le ressortissant suédois libéré – un Suédois enlevé dans le sud – Jamal Ahmed Mairane, un chef local d’Al-Qaïda dépose ses armes – Un chef local d’Al-Qaida se rend aux autorités (8 articles)

______________________ 8 – 985Fm avec la Presse canadienne

Des avions de combat de Bagotville ont escorté un avion en provenance du Yémen

Le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD) a confirmé que deux avions de combat canadiens CF-18 avaient escorté un avion de ligne d’Emirates Airlines jusqu’à la frontière américaine, vendredi.
L’avion transportait des marchandises en provenance du Yémen.

Un porte-parole du NORAD, le major Brian Martin, a déclaré que deux avions militaires de la base des Forces canadiennes à Bagotville, au Québec, avaient escorté l’avion.

Le major Martin a précisé qu’il s’agissait d’une mesure de précaution, mais il a refusé de dire pendant combien de temps l’avion s’était trouvé dans l’espace aérien canadien.

Des avions militaires américains ont pris le relais de la patrouille d’escorte quand l’avion de ligne est entré dans l’espace aérien des États-Unis.

Le vol 201 d’Emirates en provenance de Dubaï a atterri peu après 15h30 à l’aéroport international John F. Kennedy de New York.

Un porte-parole de la police fédérale américaine a indiqué que l’avion avait été accueilli par la police à l’aéroport. Il a expliqué que cette mesure avait été prise uniquement parce que l’avion transportait des marchandises en provenance du Yémen.

Des chasseurs américains escortent régulièrement des avions de ligne lorsque les autorités considèrent qu’ils peuvent poser problème. Elles peuvent ainsi surveiller les appareils et se préparer à agir en cas de nécessité.

______________________ 7 – AFP

Les Etats-Unis déterminés à détruire Al-Qaïda au Yémen après une alerte terroriste

Stéphane JOURDAIN

Le président américain Barack Obama s’est dit déterminé à « détruire » Al-Qaïda au Yémen après la découverte vendredi au Royaume-Uni et à Dubaï de colis en provenance du Yémen, et contenant « apparemment » des explosifs, adressés à des institutions juives à Chicago.

M. Obama a pris la parole en milieu d’après-midi à Washington après l’alerte terroriste mondiale lancée suite à la découverte dans des avions cargo de colis suspects au Royaume-Uni et à Dubaï, et de craintes sérieuses d’attentat aux Etats-Unis où un avion de ligne a dû être escorté par l’armée.

« Je veux tenir les Américains au courant d’une menace terroriste crédible sur notre pays », a déclaré le président. « Une étude minutieuse de ces paquets montre qu’ils contiennent apparemment des explosifs », a-t-il dit.

Il a précisé que les paquets étaient adressés « à des lieux de culte juifs, à Chicago », son fief électoral où il est censé passer la nuit de samedi à dimanche, dans le cadre d’une ultime tournée avant les législatives de mardi.

L’enquête est en cours, mais le fait que les paquets aient été expédiés du Yémen orientent les soupçons contre la branche d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique, qui a déjà tenté de s’en prendre aux Etats-Unis, en particulier lors d’un attentat raté à l’explosif contre un avion de ligne à Noël 2009 mené par un jeune Nigérian.

« Nous continuons à renforcer notre coopération avec le gouvernement yéménite afin de déjouer de nouveaux attentats et de détruire la branche d’Al-Qaïda », dans la péninsule arabique, a encore promis M. Obama en précisant que son conseiller pour l’anti-terrorisme John Brennan avait parlé au président du Yémen Ali Abdallah Saleh.

La Maison Blanche avait déjà annoncé plus tôt que le président avait été tenu au courant jeudi soir d’une « éventuelle menace terroriste » visant les Etats-Unis. Cette dernière a pris une dimension mondiale vendredi avec des alertes lancées à Dubaï, en Europe et aux Etats-Unis.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, un colis suspect a été retrouvé dans un avion cargo à East Midlands dans le centre de l’Angleterre et un autre à Dubaï.

Parallèlement, deux avions se trouvant aux aéroports de Philadelphie et de Newark, l’un des aéroports desservant New York, ont été passés au crible vendredi matin dans le cadre de procédures de sécurité renforcées.

Quelques heures plus tard un avion de ligne de la compagnie Emirates en provenance de Dubaï et à destination de New York a été escorté, « par mesure de précaution », par des chasseurs canadiens puis par des F-15 américains avant d’atterir à l’aéroport JFK de New York.

Le Yémen s’est dit prêt à lancer une enquête. « Le Yémen est prêt à enquêter sur les colis suspects qui proviendraient de notre pays », a indiqué à l’AFP, sous couvert d’anonymat un responsable yéménite.

Al-Qaïda au Yémen est devenue une cible privilégiée des Etats-Unis
depuis l’attentat raté de Noël dernier. Lundi, le ministre yéménite des Affaires étrangères Abou Bakr al-Kourbi avait assuré que le réseau disposait de « centaines » de combattants au Yémen, dont certains forment des cellules dormantes.

Vendredi, les sociétés américaines de livraison UPS et Fedex ont annoncé qu’elles mettaient fin à leurs services à partir du Yémen.

Dans la foulée, Londres a annoncé « étudier d’urgence les mesures de sécurité » à prendre concernant le fret en provenance du Yémen.

« A ce stade, il n’y a rien qui suggère qu’un site était visé en Grande-Bretagne », a avancé la ministre britannique de l’Intérieur Theresa May, rappelant que les vols directs entre le Yémen et la Grande-Bretagne étaient suspendus depuis janvier 2010.

Selon les images diffusées par CNN, l’engin suspect intercepté au Royaume-Uni est constitué d’un circuit électronique vissé sur un boîtier métallique. L’un des éléments de l’engin se présente comme une carte électronique munie de composants, d’une fabrication qui semble assez simple. Deux fils s’en échappent sur le côté gauche. L’image montre également, sur le côté droit, un câble d’alimentation blanc passant à proximité du dispositif et pénétrant dans le boîtier.

Tout comme le FBI, la police britannique avait assuré que ce colis était « inoffensif » avant que Barack Obama n’annonce qu’il contenait « apparemment » un engin explosif tout comme le colis de Dubaï.

______________________ 6 – AFP

Colis suspects dans des avions cargo, Al-Qaïda au Yémen pointé du doigt

Dan DE LUCE

Les Etats-Unis étudiaient la piste d’Al-Qaïda au Yémen après l’alerte terroriste mondiale lancée vendredi suite à la découverte au Royaume-Uni et à Dubaï, dans des avions cargo en provenance du Yémen, de colis suspects destinés à des institutions religieuses de Chicago.

Un colis suspect a été retrouvé vendredi à bord d’un avion cargo à East Midlands dans le centre de l’Angleterre et un autre à Dubaï mais le FBI a précisé en début d’après-midi à Washington qu’aucun des deux ne renfermait d’explosif, sans préciser si d’éventuels détonateurs avaient été retrouvés.

Deux appareils étaient par ailleurs passés au crible vendredi aux Etats-Unis, où Barack Obama a été informé d’une « éventuelle menace terroriste » dès jeudi soir. Le président fera une déclaration à ce propos à 16H15 (20H15 GMT), a informé la Maison Blanche.

Interrogé par l’AFP sur la possibilité qu’Al-Qaïda au Yémen se cache derrière cette menace, un responsable américain a indiqué sous couvert d’anonymat que « c’est une possibilité que nous examinons, même s’il est trop tôt pour l’établir définitivement ».

Les Etats-Unis « travaillent avec leurs partenaires étrangers, les Britanniques et d’autres, pour tenter d’identifier d’où tout cela pourrait provenir, quel était l’objectif visé et s’il s’agit d’explosifs », a ajouté cette source avant que le FBI ne précise qu’aucun explosif n’a été retrouvé.

Le Yémen s’est immédiatement dit prêt à lancer une enquête sur les colis suspects interceptés. « Le Yémen est prêt à enquêter sur les colis suspects qui proviendraient de notre pays », a indiqué à l’AFP, sous couvert d’anonymat un responsable yéménite.

Celui-ci a fait remarquer qu’aucun avion cargo n’assurait de liaison directe entre son pays et les Etats-Unis et indiqué que les autorités appliquaient dans les aéroports de « strictes mesures de sécurité conformes aux normes internationales ».

Dans la nuit de jeudi à vendredi « les agences de renseignement et les forces de l’ordre ont découvert des colis potentiellement suspects à bord de deux avions cargo en escale, ayant pour destination les Etats-Unis », a indiqué vendredi la Maison Blanche dans un communiqué.

« Les autorités ont été en mesure d’identifier et d’examiner deux colis suspects, l’un à East Midlands au Royaume-Unis, l’autre à Dubaï. Ces deux colis provenaient du Yémen », est-il écrit.

Par mesure de précaution, d’autres avions se trouvant aux aéroports de Philadelphie et de Newark, l’un des aéroports desservant New York, ont été passés au crible dans le cadre de procédures de sécurité renforcées.

« Le président a été informé d’une éventuelle menace terroriste jeudi soir à 22H30 par John Brennan, son conseiller pour l’antiterrorisme », a annoncé la Maison Blanche.

Sur la base de ces mises en garde, Barack Obama a ordonné aux agences de renseignement et aux forces de l’ordre de prendre des mesures de sécurité supplémentaires et de déterminer si ces menaces émanaient « de nouveaux projets terroristes ».

Selon le FBI, les colis s’adressaient à des institutions religieuses de Chicago où, d’après la fédération juive de Chicago, les synagogues ont été placées en alerte.

L’entreprise de livraison américaine FedEx a suspendu vendredi ses livraisons en provenance du Yémen « dans le cadre de mesures de sécurité renforcées » mises en place après la découverte des colis suspects.

______________________ 5 – Le Figaro avec AFP

Trois morts dans des violences au Yémen

Trois personnes ont été tuées et sept autres blessées dans des accrochages armés jeudi soir entre rebelles chiites et membres de la tribu des Awjari, près de Saada, dans le nord du Yémen, a indiqué vendredi à l’AFP le chef tribal et député Fayez al-Awjari. « Des Houthis (nom donné aux rebelles chiites) armés ont attaqué nos hommes hier (jeudi) en début de soirée à Nouchour, près de Saada, tuant l’un des nôtres et blessant deux autres », a déclaré à l’AFP M. Awjari.

« Nous avons organisé une expédition et les combats ont duré plusieurs heures, faisant deux tués et cinq blessés parmi les Houthis », a-t-il ajouté. Selon ce député dont la tribu est hostile aux rebelles, ces derniers ont attaqué les siens « pour prendre le contrôle de leur territoire, 24 heures après le départ d’émissaires du Qatar venus à Saada pour tenter de faciliter le retour des représentants de l’Etat à leurs bureaux dans la province ».

« La tension est très vive et les combats peuvent reprendre à tout moment », a dit ce député, ajoutant que sa tribu restait sur le pied de guerre. Un cessez-le-feu est intervenu en février entre Sanaa et les rebelles, mettant fin à la « Sixième guerre » entre les deux parties qui touche le nord depuis 2004 et a fait plusieurs milliers de morts et plus de 250.000 déplacés. Le Qatar est engagé dans une médiation pour consolider la trêve entre le gouvernement et les rebelles, des zaïdites qui appartiennent à une branche du chiisme et qui sont majoritaires dans le nord du pays.

______________________ 4 – JDD

Yémen: Le ressortissant suédois libéré

Un ressortissant suédois enlevé jeudi par des villageois dans le sud du Yémen a été libéré, a déclaré vendredi un responsable de la sécurité.

Cet ingénieur dans une usine de ciment avait été pris en otage jeudi soir par des hommes armés qui entendaient négocier obtenir en échange la libération d’un membre de leur tribu condamné à mort par la justice yéménite.

Il a été libéré après que les autorités ont accepté de réviser la condamnation du détenu yéménite.

Les enlèvements d’étrangers ou de Yéménites sont fréquents dans ce pays où les otages servent de moyen de pression sur les autorités.

______________________ 3 – Le Figaro avec AFP

Yémen: un Suédois enlevé dans le sud

Un Suédois travaillant dans une cimenterie dans la province instable d’Abyane, dans le sud du Yémen, a été enlevé dans la nuit par des éléments tribaux, a affirmé à l’AFP un responsable des services de sécurité.

Selon ce responsable qui a requis l’anonymat, quatre hommes armés ont enlevé le Suédois, directeur technique d’une cimenterie à Zinjibar (chef-lieu de la province d’Abyane), après qu’il eut quitté son lieu de travail et qu’il se rendait à Aden, principale ville du sud du Yémen.

Selon lui, les ravisseurs font partie de la tribu des Maraqicha qui entend ainsi faire pression sur le gouvernement pour obtenir la libération d’un membre de la tribu, emprisonné à Sanaa et condamné à mort.

______________________ 2 – Atlas Info (Maroc) avec APS

Yémen: Jamal Ahmed Mairane, un chef local d’Al-Qaïda dépose ses armes

Un chef local du réseau terroriste d’Al-Qaïda activant dans la province d’Abyane dans le sud du Yémen s’est rendu mercredi aux autorités gâce à l’aide de dignitaires tribaux de Moudia, sa ville natale, a-t-on annoncé jeudi de source sécuritaire.

Ce chef local d’Al-Qaïda était recherché pour son implication dans des attentats contre des officiers du renseignement à Abyane et dans un hold-up contre une banque à Aden, principale ville du sud.

« Jamal Ahmed Mairane, responsable d’Al-Qaïda à Loder et Moudia (dans la province d’Abyane), s’est rendu mercredi soir à la faveur d’une médiation de dignitaires tribaux de Moudia, sa ville natale », a déclaré un responsable des services de sécurité cité par des médias.

Les forces de sécurité yéménite continuent d’enregistrer des avancées dans la lutte contre le terrorisme, notamment après la reddition lundi de quinze membres d’Al-Qaïda et le démantèlement d’un groupe actif dans l’ouest et le sud du pays.

Les autorités yéménites s’attendent à voir davantage d’éléments d’Al-Qaïda déposer les armes, a ajouté le même responsable.

La province d’Abyane est un bastion de la contestation dans le sud du Yémen, où un Mouvement sudiste proteste contre ce qu’il considère comme une politique discriminatoire du Nord.

_______________________ 20 Minutes (France) avec AFP

Yémen: Un chef local d’Al-Qaida se rend aux autorités

Un chef local d’Al-Qaida dans le sud du Yémen, recherché pour son implication présumée dans des attentats, s’est rendu mercredi aux autorités grâce à une médiation tribale, a indiqué jeudi un responsable.

Selon lui, l’homme était recherché pour son implication dans des attentats contre des officiers du renseignement à Abyane et dans un hold-up contre une banque à Aden, principale ville du sud.

30/10/10 (B576) Nouvelles de Somalie – l’ONU condamne l’exécution de deux jeunes femmes – Violents affrontements en Somalie – le désaccord entre les dirigeants au sujet du nouveau Premier ministre persiste – Deux jeunes filles exécutées publiquement en Somalie pour « espionnage » – les islamistes exécutent deux jeunes filles pour espionnage – Deux adolescentes exécutées par des islamistes en Somalie (6 articles)

___________________ 6 – Centre d’informations de l’ONU

Somalie : l’ONU condamne l’exécution de deux jeunes femmes

Le Représentant spécial de l’ONU pour la Somalie, Augustine Mahiga, a condamné vendredi, de la manière la plus ferme possible, l’exécution sommaire de deux jeunes femmes accusées d’espionnage dans la localité de Beledweyne, dans le centre de la Somalie.

« L’exécution publique sommaire de ces deux jeunes femmes qui n’ont eu aucun recours légal pour assurer leur défense est un acte horrible qui montre le mépris complet des extrémistes pour la vie humaine, en particulier celle des personnes vulnérables », indique-t-il dans un communiqué rendu public vendredi.

« Les responsables de ce crime épouvantable doivent rendre des comptes », ajoute-t-il, avant d’adresser ses sincères condoléances aux familles et aux proches de deux jeunes femmes.

Selon la presse, ce sont des membres des milices islamistes Shebab qui sont responsables de ces exécutions par balles, organisées mercredi devant une centaine de personnes, à Beledweyne. Les deux jeunes femmes étaient âgées de 17 ou 18 ans selon des témoignages cités par la presse, qui rapporte également qu’après l’exécution, le commandant régional des Shebab, Cheikh Youssouf Ali Ougas, aurait indiqué que des dizaines d’autres personnes étaient détenues à Beledweyne pour le même motif et encouraient la même peine.

Ce mois-ci, la ville a été le théâtre de violents combats entre les milices Shebab qui ont fait allégeance à Al-Qaïda et contrôlent la plus grande partie du centre et du sud de la Somalie et les forces du le Gouvernement fédéral de transition, soutenu et protégé par la Mission de l’Union Africaine en Somalie (AMISOM).

_______________________ 5 – Afrique Actu

Violents affrontements en Somalie

Jean-Pierre Ndongo

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a tiré vendredi la sonnette d’alarme sur la détérioration de la situation humanitaire à la frontière entre le Kenya et la Somalie où des centaines de personnes fuient les combats.

« Cette semaine, nous avons vu des centaines de Somaliens fuyant les affrontements survenant dans la ville frontalière de Beled Hawo en Somalie, entre Al-Shabaab et Ahlu Sunna Wal Jamaa, une milice alliée au Gouvernement somalien de transition », a déclaré un porte-parole du HCR, Adrian Edwards, lors d’une conférence de presse à Genève, en Suisse.

« Hier, plus de 7.100 réfugiés squattaient le site du Point de frontière numéro un, situé à environ 500 mètres de la frontière entre la Somalie et le Kenya. Ce sont principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées. Leurs conditions de santé et de sécurité se détériorent d’heure en heure. Certaines de ces personnes dorment en plein air dans ce lieu depuis l’éruption des combats le 17 octobre dernier », a-t-il ajouté.

Le HCR indique que l’un des camions de l’organisation humanitaire, Islamic Relief Worldwide, a été touché jeudi par des tirs lors d’une livraison de matériel d’aide d’urgence à des réfugiés sur la frontière. L’incident a provoqué une suspension des activités humanitaires. La distribution de l’aide humanitaire a malgré tout repris vendredi matin après que les autorités kényanes aient sécurisé le site.

« Le HCR exhorte les autorités kényanes à permettre le transfert de ces personnes dès que possible. En début de semaine, nous avons identifié avec les autorités un site approprié appelé Garbakole situé à environ 11 kilomètres de la frontière. Cependant, nous attendons toujours le feu vert des autorités centrales et locales pour nous permettre d’accéder à ce site », a souligné Adrian Edwards.

« Parallèlement, selon des informations sommaires depuis la Somalie, les conditions de ces personnes déplacées depuis la toute dernière escalade de violence sont épouvantables. Ces personnes sont dans une situation désespérée alors qu’aucune agence humanitaire ne peut accéder à eux », a-t-il conclu.

_________________________ 4 – French News avec XINHUA

Somalie : le désaccord entre les dirigeants au sujet du nouveau Premier ministre persiste

Les députés somaliens ont promis se rencontrer mardi pour confirmer le Premier ministre nouvellement nommé, un jour plus tôt que la date prévue par le président du parlement, agravant davantage le désaccord entre les principaux dirigeants.

Le président somalien Sheikh Sharif Ahmed et le président du parlement Sharif Hassan Sheikh Adan sont ouvertement en désaccord sur la façon d’organiser le vote de confirmation du nouveau Premier ministre désigné.

Le dirigeant somalien maintient que le vote est ouvert pendant que le président du parlement estime qu’il devrait être secret.

Plus de 200 députés favorables au président se sont rencontrés à Mogadiscio, la capitale somalienne, et ont annoncé la tenue d’une session parlementaire mardi en dépit de la déclaration du président du parlement selon laquelle elle aura plutôt lieu mercredi.

Les députés ont affirmé que la décision du président du parlement de reporter la session parlementaire était anticonstitutionnelle et qu’ils désigneront un président par intérim si l’actuel et ses adjoints n’assistent pas et ne président pas les travaux.

Le différend est apparu lorsque les deux officiels ont émis pendant le week-end deux communiqués contradictoires sur la légalité de la position de chacune des parties sur la méthode de vote en vue de l’approbation du nouveau Premier ministre.

Entre temps, les médias locaux ont rapporté que les deux dirigeants se sont rencontrés pour aborder la question, mais qu’ils n’ont pas pu s’entendre.

Le conflit est perçu comme un revers majeur pour le gouvernement somalien qui se bat contre une insurrection meurtrière qui a contraint le gouvernement à s’enfermer à l’intérieur de quelques blocs dans la capitale instable, Mogadiscio, pendant que les rebelles islamistes contrôlent la majeure partie du sud et du centre du pays.

Le gouvernement somalien est assailli par des divergences internes depuis sa formation en 2004, entravant ainsi les efforts de lutte contre les rebelles islamistes.

_________________________ 3 – Le Monde

Deux jeunes filles exécutées publiquement en Somalie pour « espionnage »

Les islamistes chabab ont exécuté par balle, mercredi à Beledweyne, dans le centre du pays, deux jeunes filles jugées coupables d’espionnage, ont rapporté jeudi 28 octobre des témoins présents sur place.

Cette exécution, une première concernant des femmes sous un tel chef d’accusation, s’est déroulée devant plusieurs centaines de personnes dans cette ville proche de la frontière avec l’Ethiopie. « Ces femmes espionnaient pour l’ennemi et ont été arrêtées par les moudjahidins [combattants islamiques] la semaine dernière, a déclaré à la foule, après l’exécution, Sheikh Youssouf Ali Ougas, commandant régional des chabab. Après une longue enquête, elles ont avoué leurs crimes. »

« Les deux filles étaient assises par terre, les mains liées dans le dos. Un groupe de combattants leur a alors couvert le visage et les a exécutées dans le dos », a raconté un témoin. « C’était choquant, les filles étaient si jeunes. On voyait qu’elles étaient désespérées, mais personne ne pouvait leur venir en aide », s’est indigné un autre. Une femme a également témoigné : « Nous étions tous profondément désolés pour ces jeunes filles exécutées ainsi devant des centaines de personnes. Je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer. » Le commandant régional des chabab a prévenu, à l’issue de l’exécution, que des dizaines d’autres personnes étaient détenues à Beledweyne pour le même motif d’espionnage et encouraient la même peine.

MULTIPLICATION DES EXÉCUTIONS

Les chabab, qui ont fait vœu d’allégeance à Al-Qaida, contrôlent la plus grande partie du centre et du sud de la Somalie, livrée au chaos depuis 1991, et tentent de renverser le fragile gouvernement de transition protégé par une force de l’Union africaine dans la capitale, Mogadiscio. La ville de Beledweyne a notamment été le théâtre de violents combats ce mois-ci entre les chabab et des forces pro-gouvernementales. Considérés par les Etats-Unis comme une organisation terroriste, les chabab avaient déjà exécuté deux hommes pour espionnage ce mois-ci à Mogadiscio.

Il y a deux ans, la lapidation d’une femme condamnée pour adultère par un tribunal islamique de Kismayo, dans le sud du pays, avait provoqué l’indignation dans le monde entier. Depuis, les islamistes somaliens ont multiplié les exécutions pour meurtre ou espionnage, et coupé les mains de nombreux voleurs présumés.

_________________ 2 – AFP

Somalie: les islamistes exécutent deux jeunes filles pour espionnage

Les islamistes shebab ont exécuté par balles mercredi à Beledweyne (centre de la Somalie) deux jeunes filles jugées coupables d’espionnage, ont rapporté jeudi des témoins.

Cette exécution, une première concernant des femmes sous un tel chef d’accusation, s’est déroulée devant plusieurs centaines de personnes dans cette ville proche de la frontière avec l’Ethiopie.

Les jeunes filles semblaient âgées de 17 ou de 18 ans, selon les témoignages recueillis par l’AFP.

« Ces femmes espionnaient pour l’ennemi et ont été arrêtées par les moudjahidine (combattants islamiques) la semaine dernière », a déclaré à la foule, après l’exécution, Cheikh Youssouf Ali Ougas, commandant régional des shebab. « Après une longue enquête, elles ont avoué leurs crimes », a-t-il ajouté.

Ce responsable islamiste a ajouté que des dizaines d’autres personnes étaient détenues à Beledweyne pour le même motif et encouraient la même peine. La ville a été le théâtre de violents combats ce mois-ci entre les shebab et des forces pro-gouvernementales.

Les shebab, qui ont fait voeu d’allégeance à Al-Qaïda, contrôlent la plus grande partie du centre et du sud de la Somalie, livrée au chaos depuis 1991, et tentent de renverser le fragile gouvernement de transition protégé par une force de l’Union Africaine dans la capitale Mogadiscio.

« Le groupe (shebab) a informé la population qu’une punition publique allait se dérouler à l’encontre de deux femmes jugées coupables d’espionnage », a rapporté un des témoins, qui ne s’est identifié que par le prénom d’Ali.

« Je ne savais pas qu’il comptait les exécuter. Les deux filles étaient assises par terre, les mains liées dans le dos. Un groupe de combattants leur a alors couvert le visage et les a exécutées dans le dos », a poursuivi ce témoin.

« C’était choquant, les filles étaient si jeunes. On voyait qu’elles étaient désespérées, mais personne ne pouvait leur venir en aide », a ajouté Ali.

« Nous étions tous profondément désolés pour ces jeunes filles exécutées ainsi devant des centaines de personnes », a rapporté une autre témoin, Maryam Ahmed. « Je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer. Je suis inquiète pour les dizaines d’autres personnes détenues en ce moment pour les mêmes raisons », a-t-elle ajouté.

Le gouvernement de transition a condamné jeudi après-midi ces exécutions.

« Cette exécution constitue une nouvelle violation des droits de l’Homme par des criminels. Le meurtre d’enfants innocents ne peut trouver aucune justification au regard de l’Islam », a dénoncé le ministre de l’Information Abdirahman Omar Osman.

Les shebab, considérés par les Etats-Unis comme une organisation terroriste, avaient déjà exécuté deux hommes sous l’accusation d’espionnage ce mois-ci à Mogadiscio.

Il y a deux ans, la lapidation d’une femme condamnée pour adultère par un tribunal islamique de Kismayo, dans le sud du pays, avait provoqué l’indignation dans le monde entier. Depuis, les islamistes somaliens ont multiplié les exécutions pour meurtre ou espionnage, et coupé les mains de nombreux voleurs présumés.

Les shebab somaliens se revendiquent d’une conception de l’islam particulièrement sévère, inspirée de la doctrine wahhabite et appliquée par une police religieuse, l’Armée de la moralité.

_________________ 1 – Nouvel Obs avec AP

Deux adolescentes exécutées par des islamistes en Somalie

Un groupe islamiste lié à Al-Qaïda a annoncé avoir exécuté deux adolescentes dans l’ouest de la Somalie, pour espionnage au profit du gouvernement somalien soutenu par l’ONU.

Le juge de la faction Al-Shabab, cheik Mohamed Ibrahim a condamné mercredi les deux jeunes filles à la mort pour avoir travaillé pour les soldats pro-gouvernementaux qui combattent le groupe dans la ville de Belet Weyne.

Ayan Mohamed Jama, 18 ans, et Huriyo Ibrahim, 15 ans, ont été abattues par un peleton d’exécution peu après le verdict. Au moment de tirer, ils ont crié « il n’y a pas de Dieu sauf Allah », a rapporté un témoin oculaire sous couvert d’anonymat.

Le groupe Al-Shabab contrôle de grandes parties du sud de la Somalie et ses membres ont fait allégeance à Al-Qaïda.

30/10/10 (B576) Les traits de l’Erythrée / Onze chrétiens arrêtés en Erythrée (Alliance-Presse)

Onze chrétiens évangéliques erythréens ont été arrêtés le 20 octobre dernier lors d’une vaste opération lancée par le gouverneur Mustafa Nurhussein, gouverneur de Southern Zone.

Arrestations, confiscations de téléviseurs et autres équipements électroniques ont été effectués dans les villes de Mendefera, Dekemharre et Dibarwa, selon International Christian Concern.

Les chrétiens visés par cette opération sont en majorité membres de l’Eglise Full Gospel, une Eglise déclarée hors-la-loi en 2002.

3000 prisonniers seraient actuellement détenus en Erythrée pour des motifs religieux ou politiques.

30/10/10 (B576) Le Journal de la Flibuste – Les pirates « somaliens » : à la conquête de l’Est ! (1 article)

________________________ 1 – Bruxelles 2

Les pirates « somaliens » : à la conquête de l’Est !

Nicolas Gros-Verheyde

Nous pourrons désormais cesser de dire « au large de la Somalie » quand nous parlerons d’une attaque de pirates somaliens mais plutôt au large de… l’Inde. La dernière attaque recensée s’est, en effet, déroulée à 13°18 Nord et 68°56 Est, soit environ 350 milles à l’ouest de New Mangalore… en Inde. On est à quelques milles de la zone économique exclusive.

Un tanker a ainsi été pris le 27 octobre sous le feu de deux skiffs pirates, apprend-on de source maritime. Il n’a dû son salut qu’à l’accélération de sa vitesse et autres mesures de sauvegarde prises par les marins du bord. Les pirates ont alors, conformément à leur tactique, abandonné leurs poursuites. Mais la menace demeure. Ces skiffs ne sont pas venus seuls. Un bateau suspect a été repéré à environ 14 milles de là pouvant fort bien servir de bateau-mère.

30/10/10 (B576) Forum Afar de Bruxelles – Résolutions adoptées en clôture. (En Anglais)

Resolution of Afar Forum

The Afar Forum (AF) conference held in Brussels on 22-24 October 2010, under the theme ‘the current development, challenges of the Afar people in the Horn Africa: Reflections on the past and the way forward’ attracted a great number of delegates from across the Afar Diaspora in Europe, USA, Canada and NGOs from the Horn Africa countries and opposition groups from Eritrea, Ethiopia and Djibouti.

Governments from these countries were invited, however only representative from Ethiopian Embassy attended. The conference provided a forum for politicians and policy makers, academics, researchers and Afar Diaspora to discuss the issues which have adverse influence on the development of Afar people, and thereafter to make recommendations for the future development work.

The first day of the conference programme was concentrated on academic papers presentations, while the second day focused on Afar political parties, NGOs and on the socio-political situation of Afar people. The last day was focused on the way forward i.e. to enhance building partnerships, to recognise the role and contribution of the Afar Diaspora, to strengthen the Afar forum, and consecutively to be partners in solving the regional challenges. Overall, this year conference was a huge success and unique due to the quality and quantity of the academic papers presented as well as the number of delegates from various organisations.

Taking into consideration the challenges the Afar people is facing, the conference has given priority to strengthen and increase the capacity of the Afar Forum to respond more effectively to these challenges and made the following general recommendations:

  • To strengthen the existing Diaspora communities/associations to be more effective, and further to establish a platform through the Afar Forum for all Afar communities to coordinate their efforts to support and become development partners in the region
  • To encourage establishment of more Afar NGOs in Diaspora
  • The Afar Forum to create and improve the communications among the Afar Diaspora.

The conference discussed the Afar situation in Ethiopia and acknowledged the development efforts the Afar regional state made so far, however highlighted the shortcomings and made the following recommendations:

  • Afar Forum calls for respect of the boundary of Afar regional state territory and calls upon the Afar regional state to publish a map. Such undertaking may help to evade current conflicts between Afar and the neighbouring nationalities
  • The governments of Ethiopia and the Afar regional state to take decisive actions to alleviate the intra-clan conflict in Afar area particularly around Zone 3 and address the root cause of these conflicts
  • Conflicts related to land grabbing and displacement should be properly addressed and its impact on the Afar pastoralists should be assessed accordingly
  • The Afar regional state to assume its constitutional right and fully implement the use of the Afar language as an administrative language
  • To release all political prisoners languishing in the prisons of Afar region without due process
  • Ethiopian Federal army to stop harassment and repression of Afar pastoralists along Djibouti – Addis Ababa main road

The conference discusses the situation of Afar in Eritrea and expresses deep concern about the situation and made the following recommendations:

  • AF demands the Eritrean regime to stop the systematic mass displacement of Afars from costal area of Eritrea and to stop social engineering and demographic change in the area
  • AF denounce the current violation of human right by the Eritrean regime and demand to implement the rule of law in the country
  • The Afar Forum commends Eritrean Government for using the Afar language as education medium in primary schools however demand the right to exercise the Afar language as administrative language in Afar area

The conference discussed the situation in Djibouti and acknowledges that in the past the situation in Djibouti was relatively better compared to other states in the region; however the conferences expressed serious concern about deteriorating of human right and the deepening of inequity between the ethnic groups in Djibouti in the recent years. Consequently, the conference made the following recommendations:

  • AF demands the Djibouti regime to stop the violation of human right in general and the right of Afar people in particular
  • AF demands to stop the ethnic based marginalisation and social injustice projected by the Djibouti regime toward the Afar population in the country
  • AF Demands the regime in Djibouti to stop interfering and fuelling the conflict between Issa and Afar in Ethiopia, and instead AF demands the regime to promote peace among these brotherly ethnic groups

Finally, the Afar Forum made the following appeal to the international community, human right organisations and NGOs to support the Afar people struggle for peace, democracy, equality and justices:

  • The Afar Forum calls upon the international community to recognise the Afar Refugees in the Horn of African states and provide them with necessary support as refugees in accordance with UN declaration
  • AF Calls upon international community to assist Afar refugees in Ethiopia with immediate assistance due the grave situation in the refugee camps
  • Afar Forum calls upon the international organisations to help and support grass root Afar NGOs
  • Afar Forum calls upon the UN to acknowledge Afar as Indigenous People and to protect their right according to UN Declaration of the Rights of Indigenous Peoples.

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30/10/10 (B576) L’équipe de l’ARD nous transmet la traduction du discours que Cassim Ahmed Dini a prononcé à Bruxelles, en Afar, lors du Forum Afar

La transcription et la traduction du discours de M. Cassim Ahmed
Dini, prononcé en Afar, lors du forum Afar, ont été réalisées par l’ARD  »
Alliance Républicaine
pour le Développement –
République de Djibouti »


FORUM AFAR DE BRUXELLES,
22/24 OCTOBRE 2010

Ce forum a débuté hier sous les meilleurs auspices par la présentation de remarquables travaux académiques à laquelle je n’ai pas pu assister : que leurs auteurs veuillent bien m’en excuser.

De même, je vous prie de bien vouloir excuser l’absence du vice-président Mahdi Ibrahim, retenu à Londres. Le texte de son intervention vous sera distribué.

Néanmoins, il me charge de vous en transmettre l’essentiel de vive voix : il est inexact de penser que tous les Issa et, a fortiori tous les Somali, soient impliqués dans les agressions multiformes que les Afar subissent où qu’ils vivent.

D’une part parce que le pansomalisme a disparu depuis la défaite de Siad Barré
en Ogaden en 1977. D’autre part du fait que les Issa eux-mêmesdésapprouvent la politique tribaliste du régime djiboutien et son aventurisme meurtrier dans les pays voisins. Voilà l’essentiel du message de Mahdi Ibrahim.

De plus, j’ai été officiellement délégué par le Président Ahmed Youssouf et l’ensemble du Bureau Politique de l’ARD pour clarifier notre position. Ceci parce que notre parti n’oublie pas les multiples sacrifices consentis pour arracher le peu d’espace démocratique qui nous permet de nous exprimer.

Mais vous n’ignorez pas que, lors du forum tenu ici il y a deux ans, je ne représentais pas l’ARD. Ce changement de statut mérite explication pour une meilleure compréhension du message que je suis chargé de délivrer et, pour cela, rien de mieux qu’un survol historique.

2000 : un accord de paix est signé à Paris entre le Gouvernement de Djibouti et le FRUD.

2001 : au terme d’une année de négociations durant lesquelles je coprésidais la
commission des réformes démocratiques, je rejoins le maquis pour convaincre mes compagnons de lutte que cette paix est vouée à l’échec.

Mais une fois que celui qui personnifiait ce combat avait signé l’accord de paix du 12 mai 2001, il devenait politiquement irresponsable de prétendre continuer une lutte armée à laquelle cadres, combattants et concitoyens souhaitaient mettre un terme à 99,99%. Et plus un seul combattant armé n’est resté sur le terrain.

2002 : grâce au multipartisme intégral ainsi obtenu, le frud-armé devient l’ARD,
l’Alliance Républicaine pour le Développement.

2003 : dans le cadre de l’Union pour une Alternance Démocratique (UAD),
l’opposition participe aux élections législatives du 10 janvier.

Suite aux fraudes massives qui l’ont spoliée d’une victoire sans appel, l’UAD adresse au Chef de l’Etat une correspondance dans laquelle elle conditionne toute participation à quelque scrutin que ce soit à la mise en place effective et concertée de conditions de transparence. Aucune réponse à ce jour.

2004 : le signataire de l’accord de paix du 12 mai 2001 et fondateur de l’ARD
décède. Lui succède démocratiquement à la présidence de l’ARD M. Ahmed Youssouf.

2005 : l’ARD dénonce l’accord de paix du 12 mai 2001.

2006 : au cours du congrès tenu à Balbala, certains cadres et militants, prenant
acte de l’impossibilité de toute alternance par la voie des urnes, proposent
d’explorer d’autres formes de résistance en dehors des structures du Parti.

Et c’est là que je parle à la première personne : étant un de ceux-là, je quitte l’ARD et propose mes services à la direction de la lutte armée. Celle-ci ayant refusé de m’intégrer, pour des raisons que j’ignore et que je déplore, malgré deux années de patience, je reviens à la direction de l’ARD en 2008. Depuis cette date, je ne m’occupe que des activités partisanes et ne suis concerné ni de près ni de loin par d’autres formes d’action.

Malheureusement, beaucoup de rumeurs circulent sur cette triste expérience comme sur ses développements ultérieurs. Il n’est pas question pour moi d’y répondre, ni ici ni ailleurs, les faits étant connus de qui de droit, ici comme ailleurs.

Quant au message que je suis chargé de vous transmettre, il s’articule autour de deux points, la situation actuelle et les perspectives de lutte.

Concernant le premier point, nous somme engagés, avec toute l’UAD, dans un processus visantà imposer le changement démocratique par une mobilisation populaire aussi multiforme que pacifique : c’est la seule voie qui reste à l’opposition légale, entre deux refus : celui de la mascarade électorale et celui del’action violente. Fort d’un mécontentement grandissant contre ce régime rétrograde, responsable des principaux maux de notre pays et des plus intolérables souffrances de notre Peuple, et avec l’aide du Très-Haut, nous croyons résolument en la victoire de la Justice, du Droit et de la Démocratie en empêchant le dictateur de briguer une présidence à vie.

Si, par le plus grand des malheurs, et c’est le second point, tel n’était pas le cas, nous nous en remettrons encore une fois à la volonté populaire, après avoir démontré l’impossibilité de la voie pacifique que nous nous serons acharnés à maintenir depuis si longtemps.

Et si, en dépit de l’idée que nous en aurions, d’autres se hasardaient dans des formes d’action radicales, la recherche de l’intérêt général commanderait qu’elles concernent toutes les composantes de la communauté nationale et toutes les portions du territoire national.

Je vous remercie de votre attention et vous dis, loin de la virtualité, welcome to the real world !

Cassim Ahmed Dini