30/11/10 (B580) Vérité – > Portrait d’un criminel fameux : le colonel Mohamed Djama, chef de la Garde républicaine.

___________ Chapitre 1 :

Avant tout, le berger Mohamed Djama est-il un criminel pur et dur ?

Devient-il fou furieux, dès qu’il perçoit une simple information concernant son clan et qui pourrait toucher ou porter préjudice au tyran et à sa famille ?

On sait que l’homme a la gâchette facile ! Il peut tuer et massacrer des familles entières, sans aucun état d’âme. Son parcours est constellé de crimes, de tueries collective en particulier au sein de la population Afar du nord.

Durant toute sa vie, ses crimes lui resteront sur la conscience. Le jour venu, où il sera appelé à comparaître devant les juges dans un Djibouti libre, il devra s’expliquer devant tous les enfants dont les parents ont été éliminés directement ou sur ordre de ce bourreau aveuglé par le clanisme le plus extrêmiste, dont le chef direct n’est autre que le fils de l’oued.

Le berger est né à Guérissa, dans un l’oued situé entre les montagnes Kalaf et Hargoud, un secteur sans eau ni pâturage, à l’écart des grandes villes du Somaliland.

Le jour de sa naissance, son père n’était pas dans le campement, car il était allé chercher un vieux dromadaire qui s’était perdu deux jours auparavant.

Avec l’assistance des sage-femmes du campement voisin, sa mère a mis au monde le petit Mohamed 750 gr (poids). Sa mère ayant constaté que son bébé était bien chétif, a estimé qu’il avait besoin de bon lait, ce que ses maigres troupeaux pouvaient difficilement produire.

Le petit berger a fait ses premiers pas dans le campement, sous les yeux de ses proches, dans la brousse. Il effectuait des taches à proximité des Toukouls : il ramassait du bois, il trayait les chèvres et rapportait l’eau du puits.

A l’âge de 6 ans, son père l’envoya au Madarassa (école coranique). Comme il était encore un enfant faible, il boudait et ne parlait pas avec ses camardes, préférant jouer seul. Bref, il était un enfant différent et peu communicatif.

Ensuite, le petit berger a grandi. Mais il éprouvait de grandes difficultés pour maitriser sa nervosité. Cancre parmi les cancres, il était incapable de réciter le moindre verset du Coran par cœur. Toujours refermer sur lui-même, ses amis se moquaient de lui.

Un jour, le maitre de la Madarassa a rassemblé tous les élèves en leur parlant leur avenir et en leur prodiguant des conseils pour réussir leur vie.

Il a dit au jeune Mohamed, « quand tu seras grand, prends garde à ne pas commettre de péchés, car cela se voit, tu éprouves de grandes difficultés pour te contrôler, tu n’as pas le sens du respect ni des limite à ne pas franchir. Tous les jeunes rêvent d’aller dans un camps de refugiés à Ali-Addeh ou Holl-Holl, je vous conseille de modifier vos comportement si vous voulez pouvoir vous intégrer parmi les populations civilisées. »

_________________ Chapitre 2

Le jeune berger a grandi au milieu du campement. A l’âge de 18 ans, il était désormais capable d’effectuer des travaux « importants », comme la garde des maigres troupeaux de ses proches qui broutaient non loin de là. Au retour, il avalait un bol de Doura arrosé d’un peu du beurre et de lait. Ensuite, il partait pour assister aux danses folkloriques (hello-hello) qui se déroulaient autour des feux et à bonne distance du campement.

Dans ce lieu de danse et de rencontres, seuls les grands chanteurs et les poètes reconnus attiraient l’attention des jeunes filles « égarées ».

Mais, notre berger, ne disposait pas de ces atouts pour attirer les filles. Il se morfondait et restait cloitré au milieu de la foule, se limitant à applaudir très fort, lorsque le bon chanteur robuste charmait les jeunes filles au teint de miel, qui se dandinaient comme pour mieux affirmer leur virginité.

Notre berger Mohamed Djama n’avait pas les « compétences » requises pour être en mesure de participer aux jeux sur les lieux de rencontres, au milieu du désert, où s’affrontaient les hommes aguerris, à la recherche d' »adversaires talentueuses » (les filles disponibles).

Notre pauvre bédouin rentrait bredouille et très fatigué nuit après nuit. Même les filles évitaient de le regarder, car en plus, il n’était pas un beau garçon (malingre et très petit).

Il continuait à s’exprimer avec difficulté. Devant les gens et même ses amis, il bégayait souvent. Il n’osait pas s’adresser aux filles de son âge et de ce fait, il était souvent exclu des réjouissances, comme les fêtes de mariage.

Le berger n’avait pas non plus la fierté d’être considéré comme un bon bédouin. Son mauvais comportement l’empêchait de s’intégrer à la communauté des bédouins.

Ses anciens amis de brousse, ceux qui résident actuellement à Djibouti-Ville, confirment que leur ami « berger » n’a pas eu une jeunesse facile à cause de son attitude et de son comportement social. Cela pourrait-il expliquer aujourd’hui ce besoin de s’affirmer par la brutalité et l’injsutice que l’on ressent dans le personnage et qui l’aurait conduit à devenir le criminel que nous observons, capable de tuer froidement des enfants, des vieillards et des femmes comme il est soupçonné de l’avoir pratiqué contre la communauté Afar du nord et aussi contre les militaires retraités qui manifestaient pour réclamer le paiement de leur dû .. ?.

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Chapitre : 3

Le berger se prépare à conquérir la métropole. Il débute dans le camp des refugiés d’Ali-Addeh dans le cercle d’Ali-Sabieh.

Lors d’une grande période de sécheresse dans le secteur de Guérissa en ex-Somalie, au mois de mai 1983, les nomades avaient été contraints de fuir leurs terres traditionnelles. Ils ont choisis de se déplacer vers l’Éthiopie afin de trouver de bons pâturages.

La mère de Mohamed, une femme remarquable, forte et intelligente, considérant que son fils, maintenant orphelin n’avait pas de soutien. Elle décide de l’envoyer au camp d’Ali-Addeh, sous le contrôle de l’un de ses frères pour le protéger car c’est un garçon extrêment perturbé que l’école ne souhaite plus conserver …

Combien d’hommes venus des pays limitrophes ont séjourné dans ces camps de refugiés, approvisionnés par l’Onars, avec le système des doubles cartes, pour mieux nourrir les familles isses du clan au pouvoir.

Les anciens réfugiés des camps d’Ali-Addeh et de Holl-Holl, issus du clan au pouvoir assument maintenant des hautes responsabilités dans l’administration du fils de l’Oued (Colonels, directeurs, chefs de service, chefs de projet, députés et autres fonctions lucratives). C’est l’une des méthodes d’IOG pour s’assurer une garde fidèle. Le peuple, natif du pays, l’a bien compris …

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Chapitre : 4

Le berger est installé à Ali-Addeh. Il a été accueilli par son oncle, qui était déjà marié et père de famille. Quelques jours après, son oncle maternel lui a transmis les consignes pour bien remplir les missions qui lui était assignées au sein du centre de réfugiés.

La ville d’Ali-Addeh était un centre de transit pour les familles du clan. Elle servait de réservoir pour alimenter l’école Gouled de Holl-Holl en vue d’augmenter les effectifs de l’Armée nationale et ceux des Services de sécurité intérieure avec des hommes de confiance issus du clan. Ce système est tout à fait comparable aux méthodes utilisées par Siad Barreh. Chasser les citoyens natifs du pays de toutes les fonctions importantes, accueillir les réfugiés du clan et leur donner les postes.

Dans le centre des refugiés, notre berger avait les missions suivantes :

  • vendre des cigarettes
  • convyer des grands bidons d’eau
  • produire du charbon de bois dans un coin près de l’oued
  • vendre du thé.

A Ali-Addeh, il y a toujours eu des compétitions sportives entre les résidents de la ville et ceux du centre de refugiés.
Dans la localité, il y avait une équipe de footballeur très connue, entraînée par le directeur de l’école.

Le berger n’avait aucun don pour le sport, mais il aimait assister aux matchs qui se déroulaient au sein du camp. En voyant défiler dans la rue les jeunes athlètes robustes, il devenait jaloux et égoïste. La réussite des autres jeunes le rendait malade de rage.

Un jour, le berger s’adressa à Ali Arreh, l’un des joueurs de foot, en lui déclarant qu’il souhaiterait jouer dans son équipe. L’équipe étant solidaire, le joueur fit part de la demande du berger a ses amis natifs de la ville. L’équipe opposa un erfus sans appel et le berger continua à fabriquer du charbon de bois.

Il faut savoir que le surnom de « berger » lui avait été attribué une semaine après son arrivée au sein du camp d’Ali-Addeh. On pensait que le nom convenait assez bien à ses comportements bizarres et à son inclination pour une certaine solitude.

Mais
le berger conserva une grande rancune à l’égard de l’équipe qui avait refusé son intégration. N ’ayant pas la finesse ni la capacité intellectuelle pour affronter calmement les obstacles de la vie, il s’est isolé et renfermé sur lui-même.

Son oncle a commencé à se plaindre alors de son manque de rendement.

Il dormait beaucoup et ne travaillait que très peu.

Ayant la nostalgie de la brousse, du campement et des soirées de danse folklorique nocturnes, le berger a perdu les pédales à ce moment-là. Son oncle lui proposa alors d’aller dans la capitale, Djibouti-Ville chez un autre cousin de sa mère qui résidait au quartier 7.

Comme vous le constatez, c’est la famille de sa mère qui l’a toujours aidé et protègé depuis sa jeunesse.

Avant de quitter le camp, son oncle maternel lui donna les dernières consignes : « pour vivre dans la capitale, mon neveu, sois méfiant ! La ville est immense, c’est la capitale, ca bouge beaucoup, gare aux voitures, ils écrasent les imprudents, ne fais du mal à personne. Ta famille est pauvre, alors il faut travailler pour aider ta maman. Je te mets en garde contre le clan. Ne cède pas à leurs tentations, sinon tu deviendras un criminel, car tu vas aimer l’argent et le pouvoir. »

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Chapitre : 5

Le berger est engagé dans la police en septembre 1984, sur intervention, encore une fois, d’un oncle maternel qui lui rendit ce service. Le berger n’était pas brillant, têtu et illettré. Il n’avait même pas le niveau requis pour passer les examens.

Durant sa formation d’agent de police, il a beaucoup souffert de ses carences. Illettré authentique et chevronné, cela ne l’avait pas géné tant qu’il était en brousse pendant sa jeunesse, mais maintenant, il avait du mal à suivre la formation dispensée par les coopérants français.

A l’époque, deux pelotons suivaient la formation :

1 – un groupe instruit, issus de citoyens djiboutien, placés dans la vie active par le clan pour, à la fois pour limiter la réussite des jeunes en interrompant leurs études et les éloigner de la drogue

2- l’autre groupe était constitué de jeunes illettrés venus de différents horizons avec une carte provisoire mais tous issus du clan. A la fin d’une formation sommaire, ces agents étaient affectés aux services généraux et à des tâches manuelles : garage, travaux de construction, plomberie, électricité, cuisine pour les effectifs.

Dans la salle de formation, Mohamed Djama ne suivait rien, pour la simple et bonne raison, c’est qu’il ne comprenait pas la langue de Molière ! Ne comprenant rien à ce que le formateur disait durant toute la journée, il compensait en effectuant un jogging matinal de 10 km, le berger. Tout ce qu’il a retenu de sa formation de policier : c’est le sport. Pour le reste, passez votre chemin …

A la fin de la formation sommaire du groupe des illettrés, notre berger a été affecté à la brigade spéciale toujours sur intervention de cet oncle, qui était un homme respecté dans le milieu des affaires.

Notre berger débarqua à l’état-major de la FNS dans le service de la brigade spéciale, dirigé par des officiers et des gradés compétents. Le bédouin monta la garde devant le domicile d’un haut responsable du clan.

Entre 1984 et 1991, le berger monta ainsi la garde devant les édifices, les Ambassades et les domiciles des dignitaires du clan avec le galon jaune de caporal, sachant qu’il n’était ni instruit ni éduqué. Mais comme il était très docile et surtout qu’il savait bien rendre compte à ses supérieurs, on le choisissait toujours pour monter la garde.

En décembre 1991, le berger, qui avait toujours le grade de caporal bénéficia d’un stage de formation au sein d’une unité de CRS en France. Pour la forme il était accompagné par un commandant. Le stage a duré un mois.

A son retour, le berger a été affecté sur le front, au nord. Là il a commencé à s’illustrer en commettant ses premiers crimes ; il a massacré beaucoup de gens : des enfants, des personnes âgées, des femmes et des pères de famille prenant peut-être un plaisir à le faire devant leurs proches. Peu lui importait d’avoir tous ces morts innocents sur la conscience, du moment qu’il parvenait à atteindre ses objectifs :

1 – être promu Sergent pour ne plus avoir à monter la garde devant les domiciles des hauts dirigeants,
2 – devenir un héro au sein de son clan
3 – se rapprocher d’IOG
4 – être choisi pour assurer la sécurité du chef de cabinet.

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Chapitre : 6

On sait qu’IOG a créé et orchestré de toutes pièces, des conflits pour justifier le massacre des populations. Combien de familles entières ont perdu la vie ? Combien de cultures ont été détruites ? Combien de paysans, de nomades ont été éxécutés froidement par des étrangers venus des pays limitrophes ?

Toute la communauté Afar a été durement touchée et partiellement exterminée sur ordre du fils de l’Oued. Des campements entiers ont été rayés de la carte tandis que les instruits étaient chassés de leur pays par la force.

Le clan a appliqué un plan pour écarter les Afars et les autres communautés des centres de décision afin de ne plus avoir à partager ni le pouvoir, ni les richesses du pays.

Et le berger devenu bourreau a contribué, comme d’autres criminels à appliquer méthodiquement ce plan en se rendant personnellement coupable d’actes inhumains et barbares.

Parce que cela lui semblait plus discret, le berger s’est acharné sur les populations rurales qui vivaient loin de la ville. Toujours volontaire pour tendre des piéges aux pauvres nomades sans défense afin de le exécuter, il commandait douze illettrés issus du clan, armés jusqu’aux dents.

Leur mission : éliminer le plus possible d’Afar vivant dans des secteurs peu habités.

Ce petit groupe, dirigé par le berger, était devenu pratiquement autonome. Il accomplissait ses missions nocturnes, partant à la tombée de la nuit pour tuer froidement les vieux bédouins et les personnes âgés abandonnées dans les campements. Il détruisait les points d’eau à la grenade, mais n’oubliait jamais de voler le bétail pour le revendre en ville le lendemain.

Le berger et son groupe ne recevaient d’ordres que de l’état-major de crise présidé par le fils du rail, qui n’avait pas d’autre objectif que de monter sur le trône. IOG soutenait discrètement tous les actes criminels afin d’effrayer les cerveaux Afar et les hommes politiquement aptes à diriger notre pays.

Pendnat les périodes de conflits, notre berger a accumulé les galons « claniques » :

  • 1984 à 1991, caporal montant la garde devant les domiciles de dignitaires
  • de janvier 1992 à juin 1992, promu sergent en plein conflit au nord,
  • de juin 92 à décembre 92, promu Sergent-chef (sans décision officielle ?)
  • avril 1993 adjudant, c’est le clan qui distribuait le galons !
  • janvier 1994, nommé aspirant, il est muté à Obock où il poursuit ses missions de massacreurs des populations.
  • en 1995, envoyé au Rwanda, le berger est placé sour les ordres des Nations-unies. Illettré endurci, sa mission consistait à se rendre dans un commissariat vide où deux policiers rwandais assuraient la garde. Épuisé, à force de ne rien faire, il évitait même de parler avec ces policiers, en raison de ses difficultés de communication et de la barrière linguistique.

Le berger n’avait jamais été capable de séduire les filles de son âge durant sa jeunesse, car il était à la fois maladroit et peu séduisant et qu’il ne rivalisait pas avec les orateurs talentueux du campement.

Après avoir obtenur un a un les galons aux couleurs du clan au pouvoir, il commença à chercher des femmes. Sa zone de chasse privilégiée etait les vendeuses du khat, sur les places. A plusieurs reprises, durant ses virées nocturnes derrière le stade Gouled, il a eu un peu chaud … N’en disons pas plus !

Aujourd’hui et ce n’est pas un conte de fées, le vilain berger est devenu Colonel et il commande la Garde républicaine …

Voici la méthode d’IOG pour s’assurer des fidélités à toute épreuve. Justement le fameux Siad Barreh appliquait la même méthode. Et on connaît la chute …

La question que chacun peut se poser légitimement aujourd’hui : qui sera sa prochaine cible ?

30/11/10 (B580) Flash info. Tous les cheminots et leurs familles ont été libérés hier. (Correspondant)

Nous venons d’apprendre ce soir que tous les cheminots et leurs familles qui avaient été arrêtés et incarcérés injustement, ont été libérés hier sans exception.

Certains responsables syndicaux pensent que la publication de nos alertes a hautement contribué à mettre un terme à ce scandale.

Des informations complémentaires devraient nous parvenir dans les prochains jours.

Nous transmettons toutes nos félicitations et notre soutien à ces femmes et à ces hommes qui se battent pour faire reconnaître leurs droits les plus légitimes.

30/11/10 (B580) Chronique de l’ex Sergent-Chef Ariko (suite) – Hommage au Sergent-Chef Moumin Ibrahim Wais, mort après une détention de deux jours dans les locaux du SDS au plateau du Serpent.

__________________________ Note de l’ARDHD

La République en uniforme.

Le Sgt-Chef
Ariko nous avait envoyé une première partie qui a été publiée le 08/11/10 N° B577 – (lien).

Aujourd’hui il nous adresse la suite et la fin de sa contribution, mais il a souhaité auparavant rendre hommage au Sergent-chef Moumin Ibrahim Wais, chauffeur de la Présidente, qui a perdu la vie, après deux jours de détention dans les locaux du SDS au plateau du serpent et qui a été enterré dans l’indifférence des autorités de l’Etat et des Officiers des corps militaires.

Nous publions son hommage dans un premier temps. La deuxième partie de sa contribution sur la Garde républicaine sera mise en ligne sous deux à trois jours.

_________________________________Ex Sergent-chef Ariko

Hommage au Sergent-Chef Moumin Ibrahim Wais

Je l’ai connu lorsque nous avions travaillé ensemble et j’avais eu l’occasion d’apprécier ses qualités de soldat et sa droiture.

Lors de la création de la Garde républicaine, il a été muté au service de « la folle », qui lui a imposé un rythme de travail exagéré et qui pourtant ne lui a jamais manifesté la moindre reconnaissance.

Il habitait Hayabley et sa famille survivait dans une situation proche de la misère.

Le Colonel Mohamed Djama a organisé le piège mortel.

J’ai fait mon enquête. Contrairement à ce qui avait été dit, ce n’est pas « Paulette » qui l’a appelé mais c’est le Colonel Mohamed Djama qui lui a dit que la première dame devait se rendre chez l’ex directeur du port de Djibouti Hassan Ali Chirdon.

Chacun sait que la « Paulette » a l’habitude d’aller brouter avec la femme d’Hassan Ali Chirdon, quand elle est en ville. Moumin Ibrahim s’est préparé et il a attendu devant sa maison que la voiture de service vienne le prendre pour le conduire à Haramous.

Arrivé sur place, quel ne fut pas son étonnement quand il lui a été dit que la Présidente dormait et qu’elle n’avait prévu aucun déplacement pour le moment. Il a demandé au colonel Mohamed Djama les raisons pour lesquelles ce dernier l’avait fait venir.

Pour toute réponse, Med Djama lui a demandé de retourner au camp Omar Aline, le quartier général de la Garde républicaine. A peine se dirigeait-il vers le camp, qu’il a été arrêté devant le poste de police par 3 policiers du SDS, qui l’ont conduit, sans aucune explication, au quartier général du SDS au plateau du serpent.

L’un de mes informateurs a cru reconnaître au passage « Pascal » l’un des membres du SDS ainsi que l’ex-Sergent chef de la Gendarmerie « Diarra ».

Quand j’étais encore en service, Diarra avait travaillé sous les ordres d’Ali Iftin au camp Barkhat Siraj. Puis en 2005, il a été promu officier au sein du SDS par Hassan Saïd.

Moumin Ibrahim a été détenu dans les locaux du SDS. A l’intérieur du camp Omar Aline, la nouvelle de son arrestation et de sa détention s’est propagée rapidement.

Deux jours, plus tard, il a été transporté à l’hôpital Peltier et c’est le médecin-chef Ilyas Laurent, qui, après l’avoir examiné très sommairement, a conclu au décès, qui avait du survenir pendant le trajet. Le médecin n’a constaté aucun signe de torture sur le visage de Moumin.

De quoi est-il mort ? Un liquide empoisonné rapporté de Cuba par Hassan Saïd ?

Selon toute probabilité, on a du le forcer à boire un liquide qui paralyse les centres nerveux. Ce produit a été utilisé pour tuer des dizaines de Djiboutiens. Ce liquide avait été rapporté de Cuba par Hassan Saïd lorsqu’il y était allé en en 2007. Le SDS a refusé bien entendu, que le corps soit transporté à Bouffard où les docteurs militaires français auraient pu certainement déterminer les causes du décès

Le docteur Ilyas Laurent a dit aux officiers du SDS qu’ils devaient rapporter le corps à son domicile, parce qu’il ne pouvait plus rien faire pour lui.

Le corps du malheureux Sergent a été transporté jusqu’à sa maison où les agents du SDS l’ont déposé devant sa femme et ses enfants, en disant simplement qu’il était mort le matin même.

Ont-ils ajouté qu’il avait probablement du brouter toute la nuit ? Par exemple, comme un certain Abdi Bogoreh selon la version privilégiée par le SDS ? Ils ne devaient pas savoir que Moumin ne broutait jamais.

Sa femme, a éclaté en sanglot, car elle avait compris. Elle a rejeté la thèse avancée par les deux jeunes de la Garde républicaine et elle a sollicité un entretien avec le commandant Idriss Abdi, Médecin chef de la Garde républicaine.

Ce dernier a joué les abonnés absents et il n’a jamais décroché son téléphone.

De nombreux résidents de Balbala ont accouru vers la maison du Sergent chef Moumin. Les jeunes Oulémas dépêchés par la Mosquée des Kourougmen ont constaté le décès et ils se sont préparés pour l’enterrer selon la tradition islamique.

Echaudé par une première erreur (Abdi Bogorreh n’était pas mort sur le coup … et il avait eu le temps de parler ..), Mohamed Djama a tenu à s’assurer que Moumin était bien mort et il a missionné deux jeunes recrues pour aller le vérifier.

La famille, les proches de Moumin et les membres de sa tribu ont d’abord été abasourdis, puis la colère est montée aux visages. La première dame a été vilipendée.

Les enfants de Moumin ont été pris en charge par des proches et les femmes se sont interrogées sur les raisons de cet assassinat, tandis que les hommes se préparaient à enterrer le malheureux soldat.

Contrairement aux usages, il n’a même pas reçu les honneurs ni de son régiment, ni de ses frères d’armes, ni d’Ahmed 13, ni de son bourreau Mohamed Djama, ni de son Chef direct Ibrahim Farah dit Coca, ni d’aucune délégation de la Garde républicaine.

Maintenant les hommes de la tribu de Moumin exigent le prix du sang mais personne n’est là pour les entendre sauf Allah qui connaît le meurtrier.

Beaucoup de questions se posent.

Pourquoi a-t-on assassiné froidement le chauffeur de Kadra ? Qui est derrière ce règlement de compte ?

Kadra n’a pas assisté à l’enterrement ni surtout à la Tahsi, elle qui se plait à dire aux gens qu’elle assiste à chaque Tahsi afin de soulager la veuve qui est dans le détresse, en lui remettant de l’argent dont la provenance est toujours douteuse.

Eh bien ! Pour son chauffeur personnel assassiné par les sbires de son mari, la Qabyo n’a même pas fait le moindre geste.

Moumin était un homme intègre. Jamais il ne s’était intéressé à la vie de ce couple diabolique, ni à la politique. Il était très religieux. Sportif, il jouait au foot avec les autres formations militaires. On ne lui connaissait pas de vices : ni khat, ni cigarettes, ni autres …

Pourquoi Mohamed Djama a-t-il sacrifié ce soldat remarquable ?

Tous ces faits permettent de prédire que le grand règlement de compte a commencé au sein même du pouvoir. Les dignitaires vont-ils s’entretuer après avoir décimé la population ?

Mohamed Djama déteste Kadra.

Il aurait même juré de la détruire par tous les moyens, aussitôt après la disparition d’IOG, soit par la perte de son fauteuil de Président, soit par son décès.

On peut imaginer aussi, qu’en faisant exécuter son chauffeur personnel, le Colonel Djama ait souhaité envoyer un message à Kadra … ?

Et c’est ce couple de pacotilles qui se prépare à demander à la population un troisième mandat inconstitutionnel ! Le glas a sonné pour eux et ils pourraient connaitre le même sort que Jean-Pierre Bemba qui se débat maintenant devant la cour de La Haye. Voilà où Allah conduit les criminels.

Au nom de tous mes frères d’armes, de tous les corps militaires de la République de Djibouti, je tiens à rendre un dernier hommage au Sergent-chef Moumin Ibrahim Waiss. Nous prions pour que la terre lui soit légère et que la bénédiction d’Allah l’accompagne dans sa nouvelle vie au paradis.

Amin Amin.

Frère Moumin, ta mort ne va pas rester lettre morte. Quand Allah nous donnera la victoire contre ce couple infernal, nous vengerons ta mort.

Allah bless you brother Moumin. God bless you soul. Amin Amin

29/11/10 (B580) Yémen Express – Le directeur d’hôpital enlevé au Yémen a été relâché – un médecin saoudien enlevé – Al-Qaïda revendique les attaques au Yémen – explosion : démenti officiel – 40 morts dans un attentat suicide ciblant des partisans des rebelles Houthis (5 articles)

______________ 5 – 20 minutes (France)

Le directeur d’hôpital enlevé au Yémen a été relâché

Une tribu armée, qui avait enlevé lundi au Yémen le directeur saoudien d’un hôpital, a relâché son otage au bout de quelques heures. Elle a obtenu l’assurance écrite des autorités que certains de ses membres emprisonnés seraient libérés en échange.

Un responsable gouvernemental a dit ignorer si ces prisonniers dont la tribu réclame la libération étaient liés ou non à Al-Qaida. Un peu plus tôt, un responsable local avait déclaré que ces hommes étaient détenus en Arabie saoudite et au Yémen pour liens avec la mouvance djihadiste.

L’otage saoudien, Dhafer al Chahrani, dirige l’hôpital Al Salam, un établissement financé par l’Arabie dans la province de Saada, dans le nord du pays.

______________ 4 – Le Figaro avec AFP

Yémen: un médecin saoudien enlevé

Un médecin saoudien a été enlevé dimanche dans le nord du Yémen par des hommes armés, qui réclament la libération de neuf activistes d’Al-Qaïda détenus au Yémen et en Arabie saoudite, ont indiqué des responsables locaux.

Le médecin, Dhafer al-Chihri, 48 ans, directeur par intérim de l’hôpital Al-Salam à Saada, principal bastion de la rébellion chiite zaïdite yéménite, a été enlevé près de la frontière avec l’Arabie saoudite, à son retour au Yémen, a-t-on ajouté de même source.

« Parmi eux, figurent Saleh al-Tyss et Abdallah al-Ahdal, deux dirigeants d’Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa), détenus au Yémen, et Saleh al-Chihri, un autre dirigeant d’Aqpa, incarcéré en Arabie saoudite », a ajouté un responsable local.

Les forces de sécurité yéménites ont dépêché lundi des renforts dans la région de Wadi Al-Ghabara pour tenter d’obtenir la libération de l’otage », a indiqué à l’AFP une source au sein des services de sécurité.

______________ 3 – Metro (Canada) avec la Presse canadienne

Al-Qaïda revendique les attaques au Yémen

Un groupe affilié à al-Qaïda a revendiqué l’attentat-suicide à la voiture piégée qui a tué 17 membres d’un groupe chiite en plus de faire une quinzaine de blessés, mercredi, dans le nord du Yémen.

Dans un communiqué qui a été publié dimanche sur des sites Internet extrémistes, le groupe al-Qaïda dans la péninsule arabique a décrit les chiites comme des «plantes détestables» qui devraient être déracinées. C’est un groupe de collecte de renseignements sur les réseaux terroristes, le SITE, qui a publié le texte sur son site Internet.

Mercredi, la déflagration visait spécifiquement des chiites qui se rendaient à une fête religieuse, a déclaré un responsable des services de sécurité.

Les sunnites extrémistes détestent les chiites et les considèrent comme des hérétiques.

Même si les chiites représentent entre 15 et 30 pour cent de la population au Yémen, le pays fait face à la même guerre sectaire qui prévalait autrefois en Irak.

Le mouvement de rébellion chiite al-Hawthi — les cibles de l’attentat — livrent une lutte intermittente contre le gouvernement depuis les six dernières années.

Quant à l’organisation al-Qaïda dans la péninsule arabique, qui est basée au Yémen, elle a également revendiqué l’envoi de colis piégés qui ont été interceptés dans des avions cargo le 29 octobre dernier.

__________________________ 2 – Le Figaro avec AFP

Yémen/explosion : démenti officiel

Une source officielle yéménite a démenti aujourd’hui les informations sur l’explosion d’une voiture piégée à Aden, principale ville du sud du Yémen, où se déroule la 20e Coupe du Golfe de football.

Selon des témoins, le conducteur de la voiture s’est fait exploser hier soir devant un poste de police dans le quartier al-Mindara, dans le nord d’Aden, faisant trois blessés parmi les policiers. Mais une source officielle a démenti dans une déclaration à l’AFP qu’une explosion ait eu lieu, affirmant que cette information était « dénuée de tout fondement ». Elle a ajouté qu’il s’agissait « de rumeurs propagées par des sites internet liés aux séparatistes sudistes », actifs dans le sud du Yémen.

La Coupe du Golfe s’était ouverte lundi sous haute surveillance policière avec la participation du Yémen, de l’Irak et des six monarchies du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Oman, Qatar et Koweït). Les autorités ont mobilisé quelque 30.000 policiers pour assurer la sécurité du tournoi qui se déroule à Aden et dans la province d’Abyane.

__________________________ 1 – Radio Chine

Yémen : 40 morts dans un attentat suicide ciblant des partisans des rebelles Houthis

Au moins 40 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées vendredi dans un attentat suicide ciblant un cortège de voitures transportant des partisans des rebelles chiites Houthis dans la province de Saada, dans le nord du Yémen, le second attentat de ce type en moins de trois jours, a-t-on appris de source locale.

L’attentat s’est produit dans le district de Sihaar de la province de Saada, une voiture piégée conduite par un kamikaze ayant foncé sur le cortège de chiites qui se rendaient aux funérailles de Bader al-Deen al-Houthi, un chef spirituel des Houthis décédé jeudi, a indiqué à Xinhua un conseiller local.

La mort de Bader al-Deen al-Houthi, 86 ans, a été confirmée jeudi. Il était le père du commandant des rebelles basés à Saada, Abdul-Malik al-Houthi, qui a lancé dans la province septentrionale de Saada une insurrection contre les autorités de Sanaa.

Le cortège provenait de la province voisine de Marib, au sud-ouest de Saada. « Des témoins ont affirmé que la voiture du kamikaze faisait parti du convoi d’environ 20 voitures en provenance de Marib », a déclaré le conseiller, sous couvert d’anonymat.

« Les rebelles Houthis ont bouclé toute la zone et interdit aux autorités locales d’entrer dans la zone pour enquêter sur l’attentat meurtrier », a-t-il ajouté.

Plus tôt, un responsable de la sécurité du ministère yéménite de l’Intérieur avait indiqué à Xinhua qu’au moins 9 personnes avaient été blessées dans l’explosion d’une voiture piégée. Personne n’a revendiqué cet attentat.

Mercredi, un attentat similaire a pris pour cible un convoi de chiites dans la province d’al-Jouf, dans le nord du Yémen, tuant au moins 16 personnes dont les assaillants, a déclaré à Xinhua un conseiller local.

Des conflits sporadiques ont lieu depuis 2004 entre les troupes gouvernementales et les rebelles chiites dans le nord du pays. Le 26 août, le gouvernement yéménite et les rebelles chiites ont signé à Doha, capitale du Qatar, un accord visant à consolider un cessez-le-feu fragile conclu en février dernier entre les deux parties. Les deux camps s’accusent pourtant régulièrement de ne pas respecter la trêve.

29/11/10 (B580) Nouvelles de Somalie – Visite éclair du président ougandais en Somalie – L’Afrique et l’UE pour la fin du conflit en Somalie – le gouvernement approuvé (3 articles)

________________________ 3 – CasaFree (Maroc)

L’Afrique et l’UE pour la fin du conflit en Somalie

Le projet de « Déclaration de Tripoli » qui couronnera les travaux du 3ème sommet Afrique-Union européenne (UE) qui a démarré ses travaux ce lundi en fin de matinée à Tripoli, a souligné l’engagement des deux parties à poursuivre les efforts pour mettre un terme au conflit en Somalie.

Dans un document dont la PANA a obtenu une copie, l’Afrique et l’UE ont affirmé leur volonté de continuer à oeuvrer ensemble en faveur de la consolidation des forces de la Mission de maintien de la paix (AMISOM) et des forces de sécurité somaliennes, ainsi que le gouvernement fédéral de transition, dans le cadre de la relance d’une stratégie de politique globale.

Le projet de Déclaration met aussi l’accent sur l’importance accordée par les deux parties aux efforts de prévention des conflits et pour la réconciliation, la justice, la reconstruction en période post-conflit et pour le développement des communautés en proie à des conflits.

Les deux parties ont souligné aussi l’importance du rôle des femmes dans les efforts pour la réalisation de la paix et la sécurité, « pierre angulaire de la coopération afro-européenne ».

________________________ 2 – Radio-Chine avec XINHUA

Visite éclair du président ougandais en Somalie

Le président ougandais Yoweri Museveni a effectué dimanche une visite éclair à Mogadiscio, capitale de la Somalie, où il s’est entretenu avec les dirigeants somaliens et les commandants des forces de maintien de la paix de l’Union africaine (UA), a révélé un porte-parole des forces.

« Le président Museveni est arrivé ici pour une visite et il a rencontré les leaders locaux pour exprimer son soutien au processus de paix et sa solidarité avec le peuple somalien », a affirmé à Xinhua Barigye Bahouku.

La Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) compte 7. 000 hommes actuellement, dont la plupart viennent de l’Ouganda.

Le porte-parole de l’AMISOM a resté environ cinq heures à Mogadiscio.

La visite surprise du président ougandais en Somalie a eu lieu juste après que le Parlement somalien eut approuvé le nouveau gouvernement du pays.

En juillet dernier, l’Ouganda a fait l’objet de deux attaques du groupe islamiste Al Shabaab, principal mouvement rebelle somalien, qui ont causé environ 70 morts.

L’Ouganda promet d’envoyer 20.000 supplémentaires en Somalie si la communauté internationale apporte le soutien financier nécessaire.

________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Somalie: le gouvernement approuvé

Le Parlement somalien a approuvé aujourd’hui la formation du gouvernement proposé par le nouveau premier ministre Mohamed Abdullahi Mohamed, après plusieurs semaines de controverses sur les modalités du vote, a constaté un journaliste de l’AFP. Sur plus de 343 députés présents à la séance, 251 ont voté la confiance au nouveau gouvernement et 92 l’ont rejetée.

« Le nouveau gouvernement est officiellement approuvé par le Parlement et il est désormais opérationnel », a déclaré le président de l’Assemblée Sharif Hassan Sheikh Aden. Le nouveau gouvernement, d’abord annoncé comme resserré avec seulement 18 membres, compte finalement 27 ministres et 18 vice-ministres, issus en majorité de la diaspora somalienne aux Etats-Unis et au Canada.

29/11/10 (B580) Le journal de la Flibuste – La frégate Louise Marie arrête sept pirates présumés au large du Kenya – un navire malaisien capturé (2 articles)

___________________ 2 – RTL Info (Belgique)

La frégate Louise Marie arrête sept pirates présumés au large du Kenya

La frégate « Louise Marie » de la Marine engagée dans l’opération européenne Atalanta de lutte contre la piraterie a intercepté lundi sept pirates présumées au large des côtes kenyanes (BIEN: kenyanes), a annoncé le ministère de la Défense.

Les pirates présumés, surpris « en flagrant délit » alors qu’ils jetaient par dessus bord armes et échelles, ont été capturés après des tirs de sommation, a précisé le service de presse de la Défense dans un communiqué.

Ils ont été « placés sous surveillance » à bord de la frégate dans l’attente de prochaines étapes juridiques, ajoute le texte, dans une allusion à la nouvelle loi belge sur la piraterie entrée en vigueur à la fin de l’an dernier

___________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Piraterie: un navire malaisien capturé

Un cargo battant pavillon malaisien avec 23 membres d’équipage a été capturé par des pirates dans l’océan Indien alors qu’il faisait route vers les Emirats Arabes Unis, a annoncé la force navale antipiraterie de l’Union européenne, Atalante.

L’Albedo, qui transportait des conteneurs depuis Mombasa (Kenya), a été attaqué à environ 900 milles nautiques à l’est de Mogadiscio, vendredi matin à l’aube.

Les pirates somaliens ont pris l’habitude d’opérer loin au sud ou à l’est de leurs bases sur la côte somalienne.

Le navire compte 23 membres d’équipage originaires du Pakistan, du Bangladesh, du Sri Lanka et d’Iran.

Selon un décompte d’Atalante, les pirates somaliens détiennent 22 navires et 521 otages.

29/11/10 (B580) Ethiopie: Des rebelles disent avoir tué 35 soldats (20 minutes – France)

Les rebelles du Front national de libération de l’Ogaden (FNLO) ont annoncé vendredi avoir tué 35 soldats éthiopiens en trois jours de combats dans cette province de l’est de l’Ethiopie. Le gouvernement d’Addis-Abeba a aussitôt démenti l’information.

Le FLNO lutte pour l’autonomie de cette région désertique peuplée majoritairement par l’ethnie somalie et qui renfermerait d’importantes réserves de pétrole et de gaz.

Dans un communiqué, les rebelles affirment que des civils ont été torturés par les forces gouvernementales éthiopiennes en novembre après avoir été chassés de leurs villages.

29/11/10 (B580) Départ de la XIIIème DBLE pour la base française aux émirats – Juppé a tranché (2 articles)

______________________ 2 – Blog / Ouest – France

Djibouti: bye bye la Légion. A quand encore plus de GI’s?

La 13e DBLE (environ 750 hommes) va quitter Djibouti pour les Émirats Arabes Unis. C’est le blog Secret Défense qui a donné l’information jeudi, information complétée par le blog Le Mamouth qui précise qu’Alain Juppé aurait signé, mardi, le document scellant le destin de cette unité d’élite créée en 1940 et porteuse du cordon vert et noir des Compagnons de la Libération.

Départ de la 13e DBLE donc qui rejoint le nouveau Camp de la paix français aux EAU. Et probable montée en puissance de la présence américaine.

Le Pentagone maintient des troupes au camp Lemonier depuis 2002. 800 hommes d’abord sur 88 acres (35 ha) puis 1 700 hommes en 2007 et quelque 2 500 actuellement sur une emprise de 500 acres (soit 200 ha).

Le camp Lemonier, c’est la base de la Combined Joint Task Force Horn of Africa qui supervise les opérations de lutte anti-terroriste dans la zone. Elle a d’abord dépendu du Centcom (le commandement central) puis, àpartir de 2008, de l’Africom (le commandement Afrique dont le QG est toujours à Stuttgart).

Des éléments de 23 unités américaines sont présents à Djibouti. Dont une unité de protection de l’US Navy qui assure la sécurité du site (d’ailleurs le camp Lemonier est une US Naval Expeditionary Base). Y sont aussi stationnés le 137e régiment d’infanterie (Kansas National Guard) et des marines qui s’y entraînent régulièrement. Côté air, notons la présence d’hélicoptères CH-53, d’avions de patrouille P-3 et du 449e Air Expeditionay Group.

A noter aussi le déploiement de drones dont les vols sont recensés au-dessus du Yemen voisin. Pour 2010, le Pentagone a effectué pour 300 millions de dollars de travaux sur les emprises et d’autres développements sont prévus puisque l’entreprise Pacific Architects and Engineers (PAE) a décroché un contrat de 305 millions de dollars pour aménager la base d’ici à septembre 2011.

______________________ 1 – Le Mamouth

Djibouti : Juppé a tranché

C’est Alain Juppé en personne qui a signé le document scellant le destin des forces terrestres à Djibouti. La signature aurait pu avoir lieu mardi, d’où l’annonce de la nouvelle, aux troupes, jeudi.

Secret-Défense évoquant jeudi l’annonce du départ pour les EAU de la 13e DBLE de sa base historique.

On ne pouvait guère attendre plus longtemps : les personnels affectés ne l’avaient été que pour un an… Et les plans de mutation, de plus en plus tardifs (ce n’est pas le cas qu’à Djibouti) exacerbent de plus en plus les militaires.

Le dossier est, de fait, bien plus complexe. Le départ de la « 13 » était lié, dans les plans initiaux, à une simple bascule sur les EAU, le « 5 » restant dans les murs, et reprenant une partie de l’infra de la Légion.

Les parcs d’alerte, la compagnie de maintenance, sont situés dans l’enceinte Légion. Qui vient, par ailleurs de développer une piste entière de formation à la lutte contre les IED.

Or la bascule émirienne semble désormais moins acquise.

Le 5e RIAOM lui-même va évoluer, avec la compagnie permanente (La 1ère, « Les Cynos ») qui devient tournante. Le but étant, vraisemblablement, de faire passer encore plus de monde dans ce site magnifique, qui permet l’aguerrissement au désert, et une sensibilisation aux problématiques afghanes. Le 5e RIAOM, régiment de culture coloniale, est un des seules à avoir survécu, avec le 9e RIMa en Guyane, au coup de hachoir opéré outremer, avec la disparition du 33e RIMa, du RIMAP, etc.

Le nouvel accord de Défense avec les autorités djiboutiennes n’est pas non plus encore définitivement bouclé. Il conditionnera aussi, forcément, le volume des moyens aériens : 10 Mirage, 1 Transall, 7 Puma, 2 Gazelle (et non 3), un Fennec. Et évidemment, le statut du HMC Bouffard.