28/02/11 (B593) LDDH : Nagad et les Commissariats de Police : Goulag du régime répressif ?



Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 28 FEVRIER 2011


Nagad et les Commissariats de Police : Goulag du régime répressif ?
On se demande si le KGB formé
la police Djiboutienne ?

Les Centres des Détentions illégales, les Centres de tortures et les Centres secrets dans le cadre des disparitions forcées souvent utilisés pour les tortures à mort sont disséminés sur tout le Territoire national

La République de Djibouti est devenue une prison à ciel ouvert ou divers Corps de l’Armée abritent à leur guise des lieux de tortures des civils souvent considérés par leurs proches comme personnes en disparition forcée.

A l’heure actuel et sans une Enquête Internationale il est difficile de savoir combien sont-ils et où sont-ils placés ces Centres secrets des Forces armées dont certains éléments doivent être considérés, ni plus ni moins, comme les milices de la mort du candidat illégal et inconstitutionnel dans notre pays.

C’est dans ce cadre que la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a, à maintes reprises demandées l’envoie d’une Commission d’Enquête Internationale pour nous faciliter à connaître le nombre exact des Centres de tortures, des Centre illégaux des Détentions abusifs.

Le Commissariat Central de la Police (en face de la Poste de Djibouti) dirigé directement par le Colonel de la Police Urbaine et Directeur de la Police Judiciaire, s’est-il transformé comme une cellule de torture physique et morale au service d’un lieutenant de police connu à Mogadiscio pour ses crimes de guerre.

En effet, le lieutenant Sahal Soubayeh à fui Mogadiscio lorsque les El SHABAAB ont mis sa tête à prix.

Revenu à Djibouti, il a été affecté à Nagad avec la responsabilité d’opérer de la Place Ménélik jusqu’à la Place Rimbaud pour procéder aux rafles des commerçants informels, des sans papiers, des défenseurs des Droits de l’Homme et de l’Opposition sans oublier les commerçantes éthiopiennes qui vendent l’alcool dans des lieux légaux et qui paient régulièrement leurs patentes.

Il va s’en dire que les commerçants informels et les commerçants légaux sont régulièrement arnaqués.

Alors il est légitime de se demander si ce lieutenant est couvert par ses supérieurs en l’occurrence le Colonel de la Police Urbaine ou par le Colonel Chef d’Etat-major et Directeur de la Police ou tout simplement par son cousin le candidat illégal et inconstitutionnel ?

Pour exemple : un militant de première heure de l’UAD et sympathisant actif de la LDDH le vieux ELMI OMAR LOOX, dit Internet, qui avait été arrêté par le lieutenant Sahal Soubayeh et conduit directement au Commissariat Central de la Police, le 21 février 2011, jour de ma libération de Gabode, pour être relâché hier 27 février 2011 à 13 heures.

Six jours en détention abusive, illégale et arbitraire méritent une attention particulière, sous la forme d’une plainte judiciaire contre X.

ELMI OMAR LOOX dit Internet a été considéré pendant six jours comme : « personne en disparition forcée ». Il était impossible de savoir où il était.

NOEL ABDI Jean-Paul

28/02/11 (B593) Radio-Trottoir / Notre feuilleton sur la vente d’explosifs par le Commandant Silimo qui, touche en plus une grosse somme, pour réaliser leur destruction fictive, alors qu’il s’est bien gardé de la faire effectuer en réalité !!! (N°2 – Info lecteur)

Relire l’épisode N°1

Vous allez comprendre comment Commandant Silimo s’est enrichi avec les explolsifs qui appartenaient à la Societe Odebrecht et Soprim et qui était destinés à l’origine aux travaux du port de Doraleh.

Avec ce stock, il va acquérir le monopole des explosifs dans le pays, avec l’aide de son adjoint le sous-Lieutenant Mohamed Hassan Abi et de l’ex-assistant Ingénieur Ahmed Mahdi Mahamoud de la Sociéte Odebrecht et Soprim.

Aucune autre Société n’a ce type d’explosifs en stock et disponibles à la vente.

Pour sa seconde vente, il va cibler la sociétés Colas et Gomez. C’est le projet de réhabilitation de la RN1 entre le Carrefour d’Arta et Guelile à Djibouti qui vêtre attribué à ces deux sociétés pour une valeur de 6 millions de F dj.

Comme des rumeurs circulaient en ville, sur le détournement de ces explosifs, la Société Odebrecht a demandé aux Forces armées djiboutiennes de procéder à leur destruction.

Mais la lettre de saisie de l’AND a miraculeusement atteri sur le bureau du Vieux Loup le Commandant Silimo. Sans complexe ni état d’âme, il a facturé une somme que nous estimons aux environs de 1,6 millions de Fdj pour soi-disant détruire les explosifs !!!

Avec une partie de la somme encaissée indûment, le Commandant a pu rémunérer la collaboration et les services de l’ex-assistant Ingénieur. Pour finaliser l’opération, le Commandant monta un scénario concernant pour faire croire à la destruction, mais il conservait toujours le stock non vendu dans le d épôt de munitions de Nagad.

Quelque mois vont passer .. Avec les millions qu´il a ramassés, il vit bien. Mais il va faire encore mieux !!! Le Commandant Silimo va toucher le Jack-Pot en prenant contact avec la société Kalpataru Power Transmision. Cette société avait emporté le projet de construction des tours électriques pour assurer la liaison électrique entre Djibouti et l’Ethiopie.

L’entreprise avait rencontrée des problèmes à différents points entre Ali Sabieh et Woueah. Elle avait perdu environ 2 millions de FDJ de « consommables ». Sans ces matériaux, elle n’était plus en mesure de faire avancer les travaux !!

Providentiel : elle découvre qu’il suffit d’appeler personnellement le Commandant Silimo pour qu’il vous propose les fournitures d’explosif qui lui faisaient cruellement défaut. Un coup de chance !!!

Maintenant Silimo est devenu un homme d’affaires accompli. Il est interrogé pour tous les projets qui nécessitent l’utilisation d’explosifs.

On estime qu’il a probablement encaissé dans les 8 à 9 millions de Fdj pour la fourniture d’explosifs et les travaux réalisés.

C’est un exemple à méditer : un Commandant qui pense d’abord à son Business personnel plutôt que de s´occuper des tâches que le gouvernement et sa hiérarchie lui ont confiées.

la suite au prochain numéro

28/02/11 (B593) L’équipe de l’ARDHD tient à saluer le départ de Mme Alliot-Marie de son poste de ministre … Elle ne la regrettera pas ! C’est le P’tit Zak qui doit être bien triste !!! (ARDHD)

En juillet 2006, nous avions été informés du fait que le P’Tit Zak, tortureur notoire à Djibouti et spécialiste des coups tordus du régime, était hébérgé par la France et pas de n’importe quelle façon, puisqu’il avait été invité à suivre les enseignements de la prestigieuse Ecole de guerre …

Nous avions aussitôt adressé plusieurs lettres d’alerte à Mme Allliot-Marie, alors Ministre de la Défense. Un député des Bouches du Rhône avait appuyé nos démarches …

Après quelques semaines, Mme Alliot-Marie avait aimablement répondu que l’enquête interne n’avait révélé aucune information concordant avec nos allégations … !! Belle langue de bois !

Compte-tenu de certaines affaires récentes, en particulier avec la Tunisie, certains pourront s’interroger sur les véritables liens qu’elle avait noué avec Guelleh, pour avoir accepté très (trop ?) facilement la hausse vertigineuse du loyer payé par les Armées françaises pour leur base de Djibouti.

N’oublions pas qu’en contrepartie de ses installations, les armes de la France, ne serait-ce que par leur présence et leur nombre, ont garanti la protection du territoire djiboutien contre les appétits éventuels de ses voisins les plus proches. Ainsi, la France a payé pour avoir aussi le droit de défendre la République de Djibouti, et tout cela en particulier, avec la bénédiction de Madame la Ministre de la Défense.

Au fond cela n’aurait pas été critiquable ! A la seule condition que le peuple djiboutien ait bénéficié de ces loyers, soit directement par versement au Trésor public (non détourné) qui aurait soulagé les finances du pays, soit par la construction d’infrastructures publiques ou d’activités utiles à la population.

Comme chacun le sait, cela n’a pas été le cas et tout l’argent versé par la France est parti régulièrement vers des destinations exotiques, peu regardantes au nom de la morale, et sur des comptes ouverts au nom de Guelleh, de son épouse et de leurs proches.

Mme Alliot-Marie n’avait-elle aucun doute, à cette époque sur la véritable destination des fonds versés par les contribuables français et sur la moralité de Guelleh (comme celle de Ben Ali et consorts, par exemple) ???

Allez on ne va pas commencer à tirer sur une ambulance, mais on ne la regrettera certainement pas, au sein de l’ARDHD !!

Le P’tit Zak, lui, regrettera certainement la perte d’influence de l’une de ses plus grande protectrices …

28/02/11 (B593) Information du Sergent Ariko sur une page FaceBook destinée à toutes les Djiboutiennes et à tous les Djiboutiens …

Je tiens à informer tous les lecteurs de l’ARDHD, que les jeunes Djiboutiens, qui sont au pays, ont ouvert sur Facebook, une page que tout le monde peut consulter. Ils entendent diffuser des actualites du pays et de la sous-region.

La page s’appelle : DJIBOUTI AUJOURD HUI.

Cette page nous informera certainement mieux que cet horreur de Djibouti 24, a-t-il ajouté dans son message !

27/02/11 (B593) LDDH : MOHAMED BARKAT ABDILLAHI Ministre de la Justice, passible de Haute Trahison, pour abus de pouvoir inacceptable et ingérence flagrante dans les décisions judiciaires.



Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 27 FEVRIER 2011

MOHAMED BARKAT ABDILLAHI
Ministre de la Justice, passible de Haute Trahison,
pour
abus de pouvoir inacceptable
et ingérence flagrante dans les décisions judiciaires.

Le Ministre de Justice avec sa grosse cylindrée noire 443 A s’est rendu au
Palais de Justice pour interrompre à deux reprises la Cour des Flagrants Délits
et exigeant du Procureur Maki de se rendre auprès du procureur de la Cour pour
demander une suspension de l’audience en cours.

102 personnes ont été arrêtées vendredi 18 février 2011 et directement transférées à la prison de Gabode sous le motif de «flagrant délit de trouble à l’ordre ». Ces détenus politiques ont été amenés ce matin, le 27.02.11. au tribunal pour y être jugés.

Lors de cette audience, le juge présidant la Cour, a entendu les quatre premiers prévenus, puis onze, puis cinq puis neuf, ainsi que les avocats de certains d’entre eux, Me. Foulié et Me. Zakaria.

Constatant que les dossiers étaient complètement vides, le juge a décidé de les relaxer.

Immédiatement, sur l’intervention du Ministre de la Justice et à travers le procureur de la République, Maki Omar Abdoulkader, le procureur de la Cour a demandé la suspension de l’audience (première suspension).

Le Président de la Cour a été convoqué par le Ministre de la Justice puis a rouvert l’audience. Ensuite, après avoir entendu une dizaine de prévenus, il a immédiatement relaché les prévenus, compte tenu de l’absence totale de preuves matérielles justifiant les infractions de trouble à l’ordre public.

S’en suivi une deuxième intervention de Maki Omar Abdoulkader pour faire suspendre à nouveau l’audience (deuxième suspension). Le Président de l’audience a été évincé sur ordre du Ministre de la Justice qui était toujours présent au tribunal.

Le Président du Tribunal de Première Instance qui en général ne préside jamais la Cour des Flagrants Délits a remplacé, à pied levé, le précédent juge. Lors decette dernière partie de l’audience, 27 prévenus ont été entendus et jugés comme suit :
– 19 condamnés à un an de prison ferme ;
– 7 condamnés à un an de prison avec sursis ;
– 1 libéré parce qu’il serait un nomade.

Le Ministre est arrivé au Palais de Justice à 10 heures, heure de la première suspension. La deuxième suspension a eu lieu à 10h30 et l’audience a repris à 11h50 sous la présidence illégale d’un nouveau magistrat, nommé par le Ministre ; en violation des textes régissant les procédures et en totale contradiction avec la jurisprudence constante.

Tous les autres prévenus devraient être entendus jeudi prochain.

Autre infraction : le Ministre aurait mis son véto à la libération de Gabode des
détenus relaxés par la Justice de Djibouti.

Pour une fois qu’un magistrat fait preuve d’impartialité, voici l’exemple inacceptable des ingérences des autorité gouvernementales dans les affaires du Palais de Djibouti.

La LDDH condamne sans réserve ces décisions de justice purement politiques, sous la holà d’un dictateur mafieux, candidat illégal et inconstitutionnel.

La LDDH fait appel à tous les défenseurs des droits de l’Homme, à l’Observatoire des Droits de l’Homme, à l’Observatoire des Prisons d’envoyer dans les meilleurs délais une mission d’enquête internationale afin de mettre aux bancs des accusés le Ministre de la Justice et le Premier Magistrat.

Elle demande également à l’association Avocats sans Frontières d’envoyer si possible avant jeudi 3 mars 2011 des avocats afin de défendre les prisonniers politiques dont les droits de défenses sont allègrement bafoués.

Elle lance un appel à Reporters sans Frontières et les différents médias internationaux de venir couvrir les débats judiciaires, de couvrir les manifestations prévues pour le 4 mars 2011 et de témoigner du rejet populaire du dictateur, Ismaël Omar Guelleh, membre de la mafia régionale.

Comme en Tunisie et en Egypte, le peuple djiboutien aspire au départ immédiat du dictateur en place depuis plus de 30 ans, passible de poursuites devant les juridictions aux compétences internationales, voire même de la Haye.

NOEL ABDI Jean Paul

27/02/11 (B593) DJIBOUTI, ATTENTION DANGER ! (Par Bouh Warsama)


Retrouvez l’intégralité des chroniques
de Bouh Warsama : lien

DJIBOUTI
ATTENTION DANGER !

Paris doit consolider l’éveil démocratique du pays
avec l’opposition politique
et la jeunesse car la saison
des tempêtes a déjà commencé.

Bouh Warsama

A l’heure où les quinze pays membres du Conseil de Sécurité de l’ONU se réunissaient à New York pour se pencher sur un projet de résolution avertissant Mouamar Kadhafi qu’il « pourrait » être (observez le conditionnel utilisé officiellement et non « sera ») poursuivi pour crimes contre l’humanité par la Cour Pénale Internationale, les mercenaires d’Ismaïl Omar Guelleh et de Kadra Mahamoud Haïd – sous la gouverne d’Hassan Saïd Kaireh – déferlaient tels des barbares de la répression dans les rues des quartiers de la capitale.

Ils défonçaient et défoncent encore aujourd’hui les portes des habitations pour se saisir de tout ce qui peut ressembler à un opposant politique à IOG ; de tout ce qui pourrait être un manifestant, et ce, dès l’âge de 11 ans …

– Osons le dire ! Depuis le 18 février 2011 au soir, la capitale de Djibouti est le théâtre des pires actes de répressions policières.

Ce sont de véritables fléaux quotidiens qui se succèdent les uns aux autres en générant des centaines d’arrestations, d’incarcérations et de tortures exclusivement pour servir d’exemple aux autres et faire ainsi « baisser la tête » aux populations, si possible, loin des regards réprobateurs des Occidentaux.

Nul n’est besoin de balles pour torturer et tuer, le tout étant de le faire à l’abri des regards…et des « fouineurs » !

Surtout à l’abri des regards des militaires occidentaux et tout particulièrement français qui ont pleine conscience de ce qu’il se passe réellement à Djibouti sous le régime Guelleh/Haïd mais qui ont la sacro-sainte « obligation de réserve » qui est celle de « fermer leur G….. ».

Alors les militaires se taisent mais ne baissent pas la tête et témoigneront en temps et en heure.

– Mais Djibouti, c’est où ? C’est loin de Tripoli ?

Ouf, enfin ce n’est pas trop tôt ! Serait-on tenté de clamer fort et haut : « Mouamar Kadhafi…pourrait être poursuivi pour crimes contre l’humanité ? On attendait cela depuis si longtemps mais la déplorable politique du pantalon baissé était passée par là et avait fait obstacle… ! ».

Enfin ! Nous voici rassurés, quel soulagement pour les « bonnes consciences » occidentales soudainement horrifiées par les massacres en Libye…mais dont la vision s’arrête au bord de la Mer Méditerranée.

Autant dire aux portes de l’Europe donc des logis des « bonnes consciences » si peu dérangées par les évènements gravissimes qui se passent là bas, au loin, à Djibouti ; y compris par le génocide lancé contre les populations du nord du pays et qui perdure depuis plus de 30 années.

Souvenons-nous des massacres par bombardements au napalm perpétrés sur les populations Afars (vieillards, femmes et enfants) de Yoboki et d’ailleurs. Il y a de cela un peu plus de 15 années, des centaines d’humains sans défense furent sacrifiés au nom d’un « diplomatiquement correct » qui ne voulut pas voir la vérité.

Ismaïl Omar Guelleh a depuis tiré la leçon de ce qui avait failli coûter son trône à Hassan Gouled.

Finis les bombardements au napalm – napalm offert gracieusement à l’époque par Saddam Hussein au Général Zakaria Cheick Ahmed – aujourd’hui il faut soigner son image, masquer les vérités qui perdurent.

Alors on élimine les opposants un à un ou par petits paquets dans les prisons ; rarement plus de trois en même temps.

Des prisonniers « disparus » dont nul n’entendra jamais plus parler et dont les familles, les enfants espèrent toujours le retour ou des hommes décédés suite à une crise cardiaque, rupture d’anévrisme, mort subite…suicide.

Le panel des possibilités est large dans ce domaine et il restera toujours la solution de payer la famille pour l’aider financièrement afin d’éviter toute réclamation.

Les « bonnes consciences » occidentales sont peu concernées par le sang versé sous les matraques de la répression (le sang djiboutien serait-il d’une autre couleur ? Donc de peu d’importance ?), à peine touchées émotionnellement par les centaines de manifestants incarcérés et torturés, par les femmes violées dans les geôles, par les jeunes souvent tout juste sortis de la petite enfance et marqués à vie par les sévices car pris en otages pour faire taire les familles ; puis maltraités à la prison de Gabode et dans les cellules des Commissariats ou de la Gendarmerie du méprisable « Colonel tortionnaire » Zakaria.

En Occident, les « bonnes consciences », particulièrement élyséennes, sont bien peu contrariées par les dizaines de disparitions de pères de familles – opposants politiques – lors d’incarcérations pour un simple « délit d’opinion », dans ce petit pays du bout du monde écrasé de soleil mais si loin de la France, si loin là bas, derrière l’horizon !

– Comme nous l’avons souvent dit et répété, du haut du Palais de l’Elysée et de Matignon, même sur la pointe des pieds, on ne voit pas Djibouti et ce qu’il s’y passe !

Pourtant lors des deux grandes guerres du siècle dernier, la mère patrie « La France » n’avait pas hésité à brandir ses trois couleurs pour enrôler dans ses armées ses soldats d’Afrique, ses enfants du soleil pour en faire des « Combattants de première ligne » aptes à défendre avec honneur le territoire national ou les envoyant la nuit, dans les pires conditions climatiques, en escouades pour harceler les lignes défensives ennemies, nettoyer le terrain et « bouffer du fasciste, de l’envahisseur » !

Des hommes, trop souvent soldats oubliés et leurs descendants dont le seul crime a toujours été de demander le respect de leurs Droits républicains, de leurs droits d’êtres humains tout simplement.

Des hommes et leurs enfants qui en désespoir de cause, las des discours trompeurs et de l’oubli insultant dans lequel on les tenait encore récemment, las des dictateurs et de leurs clans tribaux mafieux qui s’accaparent tous les pouvoirs et le reste dans leur pays, se sont levés pour accompagner le courage d’un jeune tunisien (AMIN) et qu’il faudra écouter ou …supprimer pour ne plus les entendre.

– Ismaïl Omar Guelleh utilise les mêmes méthodes que Kadhafi mais peu osent aller « fouiner » dans ses affaires et les dévoiler sur la place publique, au grand jour !

Acculé aux pires extrémités alors que le glas marquant la fin inéluctable de son régime tyrannique retentit dans tout le pays et ne cesse de raisonner bien au delà des frontières, IOG est plus que jamais attentif sur ce qu’il se passe en Libye.

Il a pleine conscience que les condamnations verbales, menaces pénales et, peut être, embargo sur les livraisons d’armes ne sont, au final et le plus souvent, que des coups d’épée dans l’eau émanant de l’ONU.

Comme Kadhafi, le tyran djiboutien possède déjà du matériel de guerre en quantité suffisante, complaisamment fourni depuis bien des années par les USA, la France et les pays occidentaux ; tout récemment par la Chine.

Un matériel de guerre lui permettant de « hacher menu » toute l’opposition, voire même toutes les populations qui s’opposeraient à lui à Djibouti.

Quant aux mercenaires étrangers au pays, il les paie grassement en détournant les Aides internationales…au Développement.

De surcroît, n’oublions pas qu’IOG a été récemment cité, une nouvelle fois, dans un rapport d’experts de l’ONU comme étant le ou l’un des principaux trafiquants d’armes à destination de la Somalie.

Etat voisin au sein duquel il veille, depuis la chute de Syad Barré – en janvier 1991 – à y générer et à y maintenir financièrement tous les antagonismes et les combats qui, par évidence, sont une source de revenus importants.

Le président djiboutien, autoproclamé par deux fois, agit impunément en toute occasion et se pense être protégé par une présence militaire importante des Occidentaux à Djibouti ce qui, sur ce dernier point, reste à démontrer car il semblerait bien qu’IOG et Paulette, sans foi ni loi, en sont arrivés à déranger outre-mesure le « diplomatiquement correct » et les sacro-saints principes du monde occidental.

Aux sommes, transférées sur des comptes situés dans des paradis fiscaux et prélevées sur les finances de l’Etat viennent s’ajouter les avoirs de la Banque Centrale de Djibouti (BCD) – qui se chiffreraient en milliards de Francs Djibouti – qui sont eux aussi ouvertement escroqués par les clans Haïd/Guelleh depuis des années.

Véritable pillage organisé, connu des Occidentaux, accompagné de corruptions de hauts fonctionnaires djiboutiens et … »étrangers »mis en évidence récemment par les Services de Renseignements français – la DGSE, Direction Générale de la Sécurité Extérieure – à partir des comptes de la Banque Centrale de Djibouti.

La méthode est bien connue ! C’est, entre autres, celle de l’effacement de lignes complètes de crédits qui concernent des emprunts d’Etat, des Aides internationales en provenance de l’UE et des Aides Publiques au Développement (ADP) affectées à Djibouti par l’Elysée, via Matignon.

– Le Palais de l’Elysée aurait-il les bras ballants ?

Du haut de son balcon et après que dans d’autres temps Paris ait tant protégé le tyran Ismaïl Omar Guelleh dans l’affaire de l’assassinat du juge Bernard Borrel en octobre 1995 à Djibouti (nous allons bientôt savoir POURQUOI !), allant même jusqu’à lui remettre la légion d’honneur sur le parvis du Palais de l’Elysée, de la même façon que ledit président français d’alors avait longtemps regardé le siège de Sarajevo tout en ignorant le massacre de Srbrenica, il ne faudrait pas qu’une fois encore la France reste paralysée, les bras ballants face au drame djiboutien.

N’en déplaise à tous les populismes, aux électoralismes à vocation tribaliste, les Djiboutiennes et les Djiboutiens attendent du Palais de l’Elysée non point des discours sur les Droits de l’humain mais des actes forts pour accompagner et consolider l’éveil démocratique de leur pays car la saison des tempêtes a déjà commencé et ne s’arrêtera qu’avec l’avènement d’une véritable ouverture à la démocratie.

Si la jeunesse djiboutienne a ceci de beau au point qu’elle peut admirer le courage sans comprendre, avec raison elle exige qu’on exige la Liberté.

27/02/11 (B593) DIASPORA DJIBOUTIENNE AU CANADA : Appel pour une manifestation de soutien au peuple djiboutien, prévue le 05 mars 2011 sur la Colline du Parlement à Ottawa

Nous, Diaspora Djiboutienne au Canada contre la dictature de Ismael Guelleh, inquiète de la situation de l’état de droit à Djibouti, soucieuse de la violation de la constitution pour se frayer un chemin afin de briquer un 3 ème mandat présidentiel illégal.

Nous appelons toutes les personnes inquiètes du climat politique de plus en plus pernicieux et soucieuses du respect des droits humains fondamentaux, à participer le 5 mars 2011 à Ottawa à une manifestation de soutien au peuple djiboutien qui est déterminé plus que jamais à mettre définitivement fin au régime dictatorial en place à Djibouti depuis 34 ans.

Les objectifs de la manifestation sont les suivants :
• Affirmer notre solidarité au combat pour la liberté et la démocratie de nos concitoyens
• Dénoncer les arrestations arbitraires et les tortures des civiles
• Sensibiliser le gouvernement canadien de Stephen Harper, la communauté internationale et les medias des atrocités perpétrées par le dictateur sanguinaire de Djibouti sur la population
• et enfin pour dire haut et fort « IOG DÉGAGE»

Djiboutiennes, djiboutiens du Canada, ne laissons pas à IOG de faire ce qu’il veut de notre pays.

Date de la manifestation :
Samedi 05 mars 2011 à Ottawa (Canada)
14h -16h30 Au sein de la Colline du Parlement

Ahmed Aden
ahmed_aden1@yahoo.ca
Ottawa (Canada)

27/02/11 (B593) Compte rendu de la rencontre du 26 février à l’appel du CDS

A l’appel du Congres Djiboutien pour la Solidarité (CDS) une conférence de soutien à la révolte populaire en cours à Djibouti a eu lieu aux 7 places de la vaillance (Bruxelles). Cette rencontre a regroupé la communauté Djiboutienne de Belgique ainsi que des représentants de l’UAD.

Ismail Bouh Robleh, président du CDS a ouvert la discussion en réitérant la détermination du CDS à se tenir au coté du peuple en ces heures décisives pour la liberté et la démocratie dans notre pays.

Monsieur Mahdi Ibrahim God (Vice Président de l’ARD et représentant de l’UAD) à informer les participants du déroulement de la mobilisation, de la répression qui s’abat sur la population et qui a pour objectif de dissuader les Djiboutiens à descendre massivement dans la rue le 4 mars prochain.

Monsieur Ahmed Daoud cadre de l’ARD a encouragé la communauté Djiboutienne de Belgique à s’unir et accompagné l’élan de nos compatriotes qui ont vaincu la peur malgré la brutalité d’un régime aux abois.

Les participants ont débattu des actions les plus judicieuses pour soutenir notre révolution.

Il a été décidé :

– De créer un comité de soutien pour les nombreux détenus politique qui croupissent dans le sinistre prisons de Gadode.

– D’entreprendre une collecte de fond de la communauté Djiboutienne de l’extérieur pour soutenir la mobilisation de nos sœurs et frères qui mènent la révolte au cœur de la capital. Un numéro de compte bancaire sera mis à la disposition de la diaspora à cet effet.

Pour le CDS
Mohamed Robleh Bourale