19/02/11 (B592) Trois dirigeants de l’opposition placés en garde à vue (ADI – Djibouti – Attention l’ADI est l’agence du Gouvernement djiboutien et il convient toujours d’apprécier sa présentation des informations avec prudence, mais cela confirme notre Flash Info)

Trois dirigeants de l’opposition Aden Robleh Awalleh, Ismaïl Guedi Hared et Mohamed Daoud Chehem respectivement président du Parti National Djiboutien (PND), de l’Union pour la Justice et Démocratie (UJD) et du Parti Démocratique Djiboutien (PDD) ont été placés samedi en garde à vue suite aux violents heurts survenus vendredi soir à Djibouti entre forces de l’ordre et manifestants.

Les violences ont eu lieu à la fin d’un meeting politique qui se voulait au départ pacifique et que les autorités publiques avaient pourtant autorisé.

Selon le procureur de la République de Djibouti M. Djama Souleiman, le président du ‘’PND’’ Aden Robleh Awalleh et de ‘’l’UJD’’ Ismaïl Guedi Hared ont forcé samedi en fin de matinée au moyen de leur propre véhicule le barrage du port de Djibouti, puis le commissariat de la police nationale qui se trouve dans l’enceinte du port afin de libérer M. Mohamed Douad Chehem retenu depuis la veille pour ‘’incitation à la violence des jeunes casseurs’’.

Le procureur de la république de Djibouti qui a confirmé la garde à vue s’est déclaré ‘’outré par l’attitude et l’inconscience d’hommes politiques qui prétendent diriger les partis légaux et osent s’attaquer à un commissariat de police’’.

‘’Ce ne sont pas des amis de la démocratie et c’est eux qui tuent la démocratie’’ a-t-il ajouté

Selon le procureur de la République, ces derniers et leurs partisans ont le droit de manifester et de s’exprimer mais pas de s’en prendre à des maisons, à des boutiques, à des postes de police ou des institutions et symboles de l’Etat.

‘’Les dégâts sont d’une ampleur inadmissible, ils ont instauré le désordre et la désolation ‘’ a-t-il précisé.

Contrairement aux deux autres présidents de partis, M. Aden Robleh Awalleh est également député et bénéficie d’une immunité parlementaire pour son statut.

Sur cette question du maintien du président du PND en détention préventive, le procureur de la République a indiqué ‘’que ce dernier a été pris en flagrant délit et que la loi est très claires à ce sujet’’