30/04/11 (B602) Yémen Express (Saleh continue à faire semblant d’accepter un compromis et à imaginer, en même temps, toutes les raisons possibles pour menacer de ne pas le signer …) – Yémen : l’UE salue l’accord politique sur l’initiative du CCG – La police yéménite ouvre de nouveau le tir contre des manifestants – le président Saleh menace de ne pas signer l’accord prévoyant son départ – Manifestations au Yémen pour le départ immédiat de Saleh – le président Saleh accuse le Qatar, menace de ne pas signer le plan du CCG – Des assaillants inconnus attaquent un point de contrôle dans le sud du Yémen – Des affrontements font 10 morts dans la capitale du Yémen – Des milliers de Yéménites choqués par les morts et la répression manifestent – La violence compromet la transition au Yémen, juge l’opposition – L’opposition exige la fin des violences avant de trouver un accord (10 articles)

____________________ 10 – Quotidien du Peuple (Chine)

Yémen : l’UE salue l’accord politique sur l’initiative du CCG

La Commission européenne, organe exécutif de l’Union européenne (UE), a salué mercredi l’accord politique sur l’initiative du Conseil de coopération du Golfe (CCG) pour une transition pacifique au Yémen, selon une déclaration de Catherine Ashton, la Haute Représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

« Je me réjouis d’apprendre que le parti au pouvoir et la coalition de l’opposition ont tous deux accepté le plan de transition que le CCG a proposé le jeudi 21 avril, y compris la disposition prévoyant la formation à bref délai d’un gouvernement d’unité nationale », a déclaré Mme Ashton, qui est également vice- présidente de la Commission européenne.

Remerciant les pays du CCG pour « les efforts importants qu’il a déployés afin de parvenir à un accord politique en faveur de la transition au Yémen », la chef de la diplomatie de l’UE s’est dite « convaincue qu’avec cette initiative du CCG, le Yémen ne saurait disposer de meilleure chance pour relever les défis qui l’attendent en matière économique et sociale et dans le domaine de la sécurité, tout en évitant une escalade de la violence ».

Mme Ashton a exhorté « toutes les parties à finaliser rapidement l’accord et à travailler de concert, pour le bien de l’ensemble de la population du Yémen ».

_________________________ 9 – AP

La police yéménite ouvre de nouveau le tir contre des manifestants

Des policiers yéménites en civil ont de nouveau ouvert le feu, vendredi, contre des manifestants qui réclamaient le départ du président Ali Abdullah Saleh.

Les violences sont survenues dans la ville d’Hodeida, dans l’ouest du pays, et ont fait cinq blessés. Des tirs de pierres ont aussi été échangés.

Dans la capitale, Sanaa, des manifestants ont rempli une section de huit kilomètres de la rue Sitteen, une des principales artères du secteur occidental de la ville. Il s’agissait de la plus importante manifestation depuis le début des troubles au Yémen.

Des partisans du président Saleh se sont de leur côté rassemblés devant le palais présidentiel, comme ils le font tous les vendredis. Le président s’est adressé à eux pour traiter les dissidents de «traîtres et d’agents».

Les leaders du mouvement de contestation affirment que des manifestations ont eu lieu dans 19 provinces du pays.


_________________________ 8 – La Croix

Yémen : le président Saleh menace de ne pas signer l’accord prévoyant son départ

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis trente-deux ans et dont le départ est prévu par un plan des monarchies du Golfe, a menacé de ne pas signer cet accord si des représentants du Qatar, dont le premier ministre avait appelé début avril à sa démission, sont présents à la cérémonie de signature qui doit avoir lieu à Ryad le lundi 2 mai.

Selon lui, c’est « l’État du Qatar qui finance actuellement le chaos au Yémen ainsi qu’en Égypte et en Syrie et partout dans le monde arabe ».

Basée au Qatar, la chaîne Al-Jazira, qui a révolutionné l’audiovisuel dans le monde arabe depuis sa création en 1996, assure une large couverture des mouvements de protestation dans le monde arabe, qui ont déjà balayé les présidents tunisien et égyptien.

_________________________ 7 – L’Express avec Reuters

Manifestations au Yémen pour le départ immédiat de Saleh

Mohammed Ghobari et Mohamed Sudam, avec Mohammed Mukhashaf à Aden et Erika Solomon à Dubaï, Guy Kerivel pour le service français

Les Yéménites sont descendus en grand nombre vendredi dans les rues pour exiger le départ immédiat du président Ali Abdallah Saleh et rejeter la transition progressive prévue par le plan de sortie de crise mis au point par les Etats du Golfe.

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté sur Siteen Street, la principale artère de la capitale Sanaa, pour rendre hommage aux « martyrs de la révolution ».

Trois mois de violences afin d’obtenir le départ de Saleh, au pouvoir depuis trente-deux ans, ont fait au moins 142 morts à travers tout le pays.

« Nous allons poursuivre notre révolution et nous ne céderons pas, même s’il doit y avoir un million de martyrs », a lancé un dignitaire religieux aux fidèles rassemblés pour la grande prière du vendredi. Certains manifestants ont largué des ballons sur lesquels était écrit, à l’adresse de Saleh, « Dégage ! ».

Des dizaines de milliers de manifestants antigouvernementaux ont également défilé dans d’autres villes du pays, notamment Ibb, Hodeida et Baidah.

Mais des manifestations pro-Saleh ont également rassemblé des foules imposantes à Sanaa, place Tahrir et Sabiyeen Street, au cri de: « le peuple veut Ali Abdallah Saleh ».

Le président yéménite doit apposer sa signature au bas du document préparé par le Conseil de coopération du Golfe (CCG) samedi prochain à Sanaa.

L’opposition doit pour sa part signer l’accord dimanche à Ryad, en Arabe saoudite, avec le vice-président du parti gouvernemental yéménite, Abdel-Karim al Iryani.

Mais l’opposition a prévenu jeudi le gouvernement que la poursuite des violences contre les manifestants risquait de faire échouer le projet. Des hommes armés en civil ont tué douze personnes et en ont blessé des dizaines d’autres mercredi à Sanaa.

Ce plan de sortie de crise prévoit un transfert du pouvoir en trois mois. Les six Etats membres du CCG, alliance régionale militaire et politique, demandent au président Saleh de remettre les rênes du pays à son vice-président dans le délai d’un mois après la signature d’un accord.

Un responsable de l’opposition devrait prendre la tête d’un gouvernement intérimaire chargé de préparer l’élection présidentielle deux mois plus tard.

Le projet accorde l’immunité à Saleh, à sa famille et à ses conseillers qui ne pourraient pas faire l’objet de poursuites judiciaires comme le réclament leurs adversaires.

_________________________ 6 – AFP

Yémen: le président Saleh accuse le Qatar, menace de ne pas signer le plan du CCG

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, dont le départ est prévu par un plan des monarchies du Golfe, a menacé de ne pas signer cet accord et accusé le Qatar de « complot », dans une déclaration publiée vendredi.

« Des contacts sont en cours pour la signature lundi à Ryad (…). Mais nous avons des réserves sur certains médiateurs du Conseil de coopération du Golfe (CCG), impliqués dans un complot », a déclaré M. Saleh dans une interview à la chaîne « Russia Today », publiée par les médias locaux.

Le président yéménite a cité le Qatar: « C’est l’Etat du Qatar qui finance actuellement le chaos au Yémen ainsi qu’en Egypte et en Syrie et partout dans le monde arabe ».

« Nous nous réservons le droit de ne pas signer si des représentants du Qatar étaient présents » à la cérémonie, a menacé M. Saleh.

Les chefs de la diplomatie du CCG (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar) doivent se réunir dimanche à Ryad pour finaliser les dispositions du plan sur une transition du pouvoir au Yémen, avant de le soumettre en principe à la signature du régime et de l’opposition yéménites.

La médiation du CCG, lancée début avril, avait provoqué alors une crise diplomatique entre Doha et Sanaa, qui avait rappelé son ambassadeur au Qatar pour protester contre une déclaration du Premier ministre qatari, cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani, appelant au départ de M. Saleh.

« Ils (les Qatariotes) ont beaucoup d’argent et ils sont peu nombreux (…). Ils veulent s’imposer comme une grande puissance dans la région (…) grâce à la chaîne Al-Jazira », a-t-il dit dans une attaque virulente contre le Qatar, un petit pays de quelque 1,6 million d’habitants, dont quelque 200.000 Qatariotes, riche en gaz naturel et en pétrole.

La chaîne Al-Jazira du Qatar, qui a révolutionné l’audiovisuel dans le monde arabe depuis sa création en 1996, assure une large couverture des mouvements de protestation dans le monde arabe, qui ont déjà balayé les présidents tunisien et égyptien.

Les monarchies du Golfe, inquiètes de l’instabilité au Yémen, parent pauvre de la Péninsule arabique, ont élaboré un plan prévoyant la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation nationale, puis la démission un mois plus tard, avec une garantie d’immunité, du président Saleh.

Une élection présidentielle devrait ensuite avoir lieu dans les 60 jours.

Les manifestations réclamant le départ du président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, durent depuis fin janvier et ont fait plus de 145 morts.


_________________________ 5 – AP

Des assaillants inconnus attaquent un point de contrôle dans le sud du Yémen

De Ahmed Al-Haj,

Des opposants au gouvernement yéménite ont affronté la police, jeudi, dans la province d’Aden, dans le sud du pays, alors que des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à travers le pays pour dénoncer la répression meurtrière des forces gouvernementales et demander la démission du président.

Les affrontements ont été provoqués par une attaque à la bombe perpétrée par un groupe armé inconnu à un point de contrôle de la capitale provinciale, Krater. L’attaque semble indiquer une détérioration rapide de la sécurité au Yémen, un pays déjà affligé par la pauvreté et un conflit armé avant le début du soulèvement anti-gouvernemental, en février.

Un militant de l’opposition, Adnan Abdel-Mohsen, a affirmé que les assaillants avaient lancé une bombe sur le poste de contrôle, et que les gardes avaient répliqué en tirant au hasard sur les gens qui se trouvaient sur les lieux. Trois membres de la garde républicaine ont été blessés, a-t-il dit.

Le point de contrôle était situé près de la succursale locale de la banque centrale du Yémen, sur la route qui mène au palais présidentiel. Une fusillade a éclaté et s’est poursuivie pendant une bonne partie de la nuit.

M. Abdel-Mohsen a indiqué qu’il y avait peu de policiers dans les rues de Krater et que des tirs pouvaient être entendus dans différentes parties de la ville.

Plusieurs policiers et membres des forces de sécurité ont abandonné leur poste depuis le début du soulèvement populaire.

«Nous blâmons le gouvernement pour avoir permis à ce chaos de se produire», a dit M. Abdel-Mohsen. «Nous demandons à la police de revenir dans les rues pour contrôler la situation et nous protéger.»

Le président Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, refuse de démissionner. Les grandes manifestations populaires et les défections de commandants de l’armée, de membres du parti au pouvoir et d’autres anciens alliés n’ont pas suffi à le convaincre de partir. Il se maintient au pouvoir avec l’aide d’unités militaires commandées par l’un de ses fils et d’autres membres de sa famille.

Jeudi, M. Saleh a congédié le procureur général du Yémen, Abdullah Al-Olofi, a rapporté la télévision officielle. Le procureur avait refusé de blâmer les jeunes manifestants de l’opposition pour les violences survenues la veille dans la capitale. Les forces de sécurité, appuyées par des tireurs d’élite postés sur les toits, ont ouvert le feu sur la foule mercredi à Sanaa, tuant 12 personnes et en blessant près de 200 autres.

Des manifestants sont descendus dans les rues de plusieurs villes du pays jeudi pour dénoncer ces violences, qui ressemblaient à l’attaque du 18 mars à Sanaa, lors de laquelle des tireurs d’élite avaient tué plus de 40 personnes, ce qui a provoqué une vague de défections parmi les alliés du président Saleh.

Dans un communiqué, les partis de l’opposition ont affirmé que les meurtres de mercredi étaient un «massacre sauvage» et constituaient un crime contre l’humanité perpétré par le président Saleh et les membres de sa famille qui dirigent des unités spéciales de l’armée accusées d’avoir tiré sur les manifestants.

Les ministres des Affaires étrangères des six pays membres du Conseil de coopération du Golfe se rencontreront dimanche dans la capitale saoudienne, Riyad, pour peaufiner une ébauche de proposition visant à mettre fin à la crise au Yémen.

La proposition, dont le principe a déjà été accepté par le président Saleh et les partis d’opposition reconnus, prévoit le transfert du pouvoir au vice-président de M. Saleh et la création d’un gouvernement d’unité nationale dans les 30 jours suivant la signature de l’accord. En échange, le président Saleh et sa famille bénéficieraient de l’immunité judiciaire.

Les manifestants anti-gouvernementaux, qui affirment que les partis de l’opposition ne les représentent pas, ont rejeté la proposition. Ils demandent que le président démissionne immédiatement et que ses fils et lui soient poursuivis pour les violences commises contre les manifestants.

Les partis de l’opposition ont prévenu qu’il pourraient ne pas signer l’accord si les violences se poursuivent.

_________________________ 4 – L’Express avec Reuters

Des affrontements font 10 morts dans la capitale du Yémen

Pierre Sérisier, Guy Kerivel et Philippe Bas-Rabérin pour le service français

Des hommes armés vêtus en civil ont tué dix personnes et en ont blessé des dizaines d’autres en ouvrant le feu mercredi à Sanaa sur des manifestants qui réclamaient le départ immédiat du président yéménite, que les médiateurs du Golfe tentent d’écarter du pouvoir en douceur.

Cette fusillade meurtrière clôturait une journée de manifestations ayant mobilisé des dizaines de milliers de personnes. Beaucoup protestaient contre un plan de sortie de crise approuvé par le gouvernement et l’opposition, qui laisse un mois au président Ali Abdallah Saleh pour démissionner.

Ce plan, mis au point par le Conseil de coopération du Golfe (CCG), garantit l’immunité au président et à sa famille.

Dans la capitale, les manifestants cherchaient à atteindre un secteur situé hors du quartier où ils campent depuis février et exigeaient un retrait immédiat de Saleh, ont dit des témoins.

« Nous avons reçu des corps et les avons transférés dans un hôpital privé », a déclaré Mohammad al Koubati, médecin travaillant auprès des manifestants. Un autre médecin a dit qu’au moins dix personnes avaient succombé à leurs blessures.

Auparavant, des manifestants avaient bloqué l’accès du port d’Hodeida, sur la mer Rouge, et d’autres s’étaient heurtés aux forces de sécurité en divers points du Sud. Un contestataire et un soldat ont péri dans ces affrontements, selon des médecins et des responsables locaux.

« Les gens veulent un départ (de Saleh), pas une initiative », criaient les manifestants près du port d’Hodeida, où les activités maritimes se déroulaient normalement.

Un organisateur du rassemblement d’Hodeida, Abdoul Hafez Mouadjeb, a dit que les garde-côtes avaient fait bon accueil aux manifestants en leur faisant savoir qu’ils ne feraient pas usage de leurs armes contre eux.

« Nous allons fermer le port, parce que ses revenus servent à financer les voyous », a dit un manifestant, Mouaz Abdallah, en faisant allusion aux agents de la sécurité en civil qui font souvent usage de poignards et de battes pour disperser les manifestations.

Par ailleurs, les forces de sécurité ont tué ou blessé par balles au moins quatre personnes dans la province méridionale de Lahidj, ont déclaré témoins et médecins.

Un responsable de l’opposition, Mohammed Bassindoua, a exprimé l’espoir qu’un accord soit signé dimanche à Ryad sur la base du plan de sortie de crise mis au point par les Etats du

« Les Etats-Unis, l’Union européenne et les Etats du Golfe garantissent que toutes les parties respecteront cet accord », a-t-il ajouté.

Le plan du CCG prévoit un transfert du pouvoir en trois mois. Saleh remettrait les rênes du pays à son vice-président au plus tard un mois après la signature d’un accord. Un responsable de l’opposition prendrait la tête d’un gouvernement intérimaire chargé de préparer un scrutin présidentiel deux mois plus tard.

Le projet accorde l’immunité à Saleh, à sa famille et à ses conseillers, qui ne pourraient pas faire l’objet de poursuites judiciaires, comme le réclament leurs adversaires.

D’autres affrontements ont éclaté à Aden, le grand port du Sud, où de jeunes manifestants bloquaient les rues et brûlaient des pneus afin de paralyser l’activité dans la ville.

Des mouvements de grève avaient aussi lieu à Taëz, qui a connu certains des plus grands rassemblements anti-Saleh, et à Ibb, au sud de Sana.
Ailleurs dans le Sud, des hommes armés ont abattu deux soldats et en ont blessé cinq autres dans l’attaque d’un poste militaire à Zindjibar, chef lieu de la province d’Abian où opèrent de nombreux militants islamistes d’Al Qaïda.

Les forces de sécurité yéménites ont perdu en partie le contrôle de cette province depuis le début de la contestation populaire, qui a fait quelque 130 morts en trois mois.

_________________________ 3 – AP

Des milliers de Yéménites choqués par les morts et la répression manifestent

Des dizaines de milliers de Yéménites se sont rassemblés jeudi dans tout le pays pour dénoncer la répression contre les manifestants la veille dans la capitale Sanaa, qui a fait 12 morts.

Bravant la pluie, ils ont condamné la répression brutale exercée par les forces loyales au président Ali Abdullah Saleh dans plusieurs villes du pays, ainsi qu’à Taiz et Saada.

Le président Saleh s’accroche au pouvoir malgré des manifestations quotidiennes réclamant son départ depuis début février, dans la lignée des révoltes dans le monde arabe.

Mercredi, les forces de sécurité appuyés par des tireurs embusqués sur les toits ont visé la foule d’environ 100 000 personnes réunies à Sanaa. Douze personnes ont été tuées et au moins 190 blessées.

L’opposition a dénoncé un «massacre» et un crime contre l’humanité commis par Saleh et ses proches.


_________________________ 2 – L’Express avec Reuters

La violence compromet la transition au Yémen, juge l’opposition

L’opposition yéménite a prévenu jeudi le gouvernement que les violences contre les manifestants qui réclament le départ du président Ali Abdallah Saleh risquaient de faire échouer un projet d’accord pour une transition politique.

Des hommes armés en civil ont tué dix personnes et en ont blessé des dizaines d’autres en ouvrant le feu sur des contestataires mercredi à Sanaa.

Cet incident intervient alors qu’est censé être conclu dimanche à Ryad, en Arabie saoudite, un accord de transition pour le Yémen sous l’égide des Etats du Golfe.

« Si nous sommes dans l’impossibilité de protéger les manifestants, nous ne pourrons pas rechercher un accord dont le régime tenterait de se servir pour verser encore plus de sang », affirme la coalition d’opposition dans un communiqué.

Inspirés par les renversements d’autocrates en Tunisie et en Egypte en début d’année, les Yéménites manifestent contre Saleh depuis trois mois.

Les violences des dernières semaines ont fait pencher la balance aux dépens de Saleh, qui est au pouvoir depuis 32 ans et a longtemps été un allié clé de l’Occident contre Al Qaïda.

Les incidents meurtriers de mercredi soir ont clôturé une journée de manifestations ayant mobilisé des dizaines de milliers de personnes.

Beaucoup protestaient contre le plan de sortie de crise du Conseil de coopération du Golfe (CCG), approuvé par le gouvernement et l’opposition, qui laisse un mois au président Saleh pour démissionner.

Les manifestants de Sanaa cherchaient à atteindre un secteur situé hors du quartier où ils campent depuis février et exigeaient un retrait immédiat de Saleh, ont dit des témoins.

En plus des dix morts de la capitale, un manifestant et un soldat ont péri mercredi lors d’affrontements dans le port méridional d’Aden.

Les Etats-Unis et l’Arabie saoudite, voisine du Yémen, veulent voir s’engager un processus politique afin de régler la crise, redoutant qu’une dégradation de la situation n’offre un champ d’action inespéré à Al Qaïda dans la péninsule Arabique.

Aux termes du projet de règlement, le président Saleh, sa famille et ses conseillers ne pourraient pas faire l’objet de poursuites judiciaires comme le réclament leurs adversaires.

Le CCG, alliance politique et militaire qui regroupe six pays du Golfe, envisage un transfert du pouvoir en trois mois.

Saleh remettrait les rênes du pays à son vice-président au plus tard un mois après la signature d’un accord. Un responsable de l’opposition prendrait la tête d’un gouvernement intérimaire chargé de préparer un scrutin présidentiel deux mois plus tard.

____________________________ 1 – 20 Minutes (Fr)
avec Reuters

28/04 : L’opposition exige la fin des violences avant de trouver un accord

L’opposition yéménite a mis en garde le gouvernement, jeudi, affirmant que les violences contre les manifestants réclamant le départ du président Ali Abdallah Saleh risquaient de faire dérailler le processus de transition politique. «Si nous sommes dans l’impossibilité de protéger les manifestants, nous ne pourrons pas tenter de trouver un accord dont le régime tente de se servir pour verser encore plus de sang», affirme la coalition de l’opposition dans un communiqué.

Des hommes armés en civil ont ouvert le feu sur la foule mercredi à Sanaa tuant 10 personnes et en blessant plusieurs dizaines d’autres. Cet incident intervient alors que doit être conclu un accord de transition politique sous l’égide des Etats du Golfe dimanche à Ryad.

30/04/11 (B602) Nouvelles de Somalie – Appel à l’envoi de 4.000 soldats supplémentaires en Somalie – Morts de 10 militaires, en Somalie – La Somalie relance son agence de presse Sonna – vote : le gouvernement préfère 2012 – La Chine compte jouer un rôle constructif dans le processus de paix en Somalie : ministre des A.E. (5 Articles)

____________________ 5 – Atlas Info (Maroc)

Ouganda: Appel à l’envoi de 4.000 soldats supplémentaires en Somalie

Les forces armées ougandaises ont appelé le parlement d’autoriser l’envoi de 4.000 soldats supplémentaires en Somalie dans le cadre de la Mission africaine de maintien de la paix (AMISOM) dans ce pays, a rapporté la radio somalienne +Shabelle+.

Cette demande a été faite par le Lieutenant-Général Katumba Wamala, qui a souligné que  » bien que les troupes de la Somalie, aient enregistré des succès, il est nécessaire de combattre les insurgés et d’assurer le contrô le sur tout le territoire somalien », ajoute la même source.

L’Ouganda dispose actuellement de 4.600 militaires en Somalie déployés durant les quatre dernières années et dont 90 soldats sont morts dans des attaques perpétrées par le mouvement d’Al-Shabab.

Comptant près de 8.000 soldats ougandais et burundais, l’AMISOM intervient en soutien au gouvernement somalien de transition (TFG), dont l’autorité se limite à quelques quartiers de Mogadiscio, face aux insurgés islamistes d’Al Shebab et leurs alliés du Hezb al-Islam.

Plongée dans une guerre civile de près de 20 ans, la Somalie est le seul pays au monde, reconnu par l’ONU, qui ne dispose d’aucun pouvoir central effectif. Le gouvernement fédéral de transition de ne contrô le que certains quartiers à Mogadiscio face aux insurgés islamistes d’Al-Shebab et leurs alliés du Hezb al-Islam.

Dans un contexte de totale instabilité, les conditions de vie de la population sont difficiles et toute aide internationale se heurte à une insécurité généralisée.

La Somalie continue à être l’une des crises humanitaires parmi les pires au monde, avec quelque 1,5 million de personnes déplacées et plus de 560.000 personnes vivant en tant que réfugiés dans les pays voisins.

____________________ 4 – IRIB

Morts de 10 militaires, en Somalie

Au moins, 10 soldats somaliens, ont été tués, dans des affrontements avec les « Shebab ». Selon Press TV, ces forces ont été tuées, lors d’une attaque, à l’improviste, des « Shebab », contre les forces du gouvernement de transition, dans le village d’Elwak, près des frontières avec le Kenya.

Depuis le renversement du régime dictatorial de Ziad Barré, par les commandants de l’armée, en 1991, la Somalie est dépourvue d’un gouvernement central.

Le gouvernement actuel somalien ne contrôle qu’une petite partie de Mogadiscio et le manque de cohésion chez les forces militaires, qui sont, rarement, formées et mal payées, a fait que les promesses de mener une guerre totale contre les forces d’opposition ne se réalisent pas.


____________________ 3 – Afriquinfos avec XINHUA

La Somalie relance son agence de presse Sonna

Le gouvernement somalien a relancé jeudi l’Agence de presse nationale somalienne (Sonna), paralysée depuis deux décennies par le conflit dans le pays.

« L’agence de presse d’Etat travaillera pour recueillir les nouvelles factuelles impartiales et correctes sur la Somalie », a déclaré à Xinhua le directeur de Sonna, Abdelfatah Abdi, en marge de la cérémonie de la relance de l’agence à Mogadiscio.

Le ministère somalien de l’Information a déjà rouvert la radio nationale et le journal gouvernemental Dalka.

L’agence Sonna publiera ses bulletins d’information en trois langues, à savoir le somalien, l’arabe et l’anglais.

Le gouvernement somalien a déclaré que la relance des médias publics vise à faire face à la propagande extrémiste avec des « informations factuelles et équilibrées » qui favorisent l’unité et la tolérance.

____________________ 2 – Europe 1 avec AFP

Somalie-vote : le gouvernement préfère 2012

Le gouvernement de transition somalien a annoncé dimanche qu’il voulait repousser à l’an prochain les élections législatives en raison de l’insécurité à travers le pays. « Les ministres soulignent que les élections sont impossibles en raison de l’insécurité », dit-il dans un communiqué.

« Cela nous renforce dans l’idée de repousser d’un an le scrutin. » Aux termes d’un accord conclu en 2009, le mandat du gouvernement du président Cheikh Charif Cheikh Ahmed, soutenu par les Nations unies, devait expirer le 20 août prochain. Une nouvelle constitution devait être adoptée d’ici-là et des élections législatives étaient prévues dans l’intervalle.

____________________ 1 – Radio Chine avec XINHUA

25 /04 La Chine compte jouer un rôle constructif dans le processus de paix en Somalie : ministre des A.E.

Le ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi a déclaré lundi que la Chine allait continuer de jouer, avec la communauté internationale, un rôle constructif dans le processus de paix et la reconstruction en Somalie.

La Chine a soutenu à maintes reprises le processus de paix en Somalie et les efforts du gouvernement transitionnel pour rétablir la paix dans le pays, a indiqué M.Yang lors de sa rencontre avec Mohamed Abdullahi Omaar, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du gouvernement transitionnel somalien.

La Chine apprécie l’amitié traditionnelle avec la Somalie et est prête à fournir des efforts conjoints avec la partie somalienne pour promouvoir davantage les liens bilatéraux, a-t-il ajouté.

M.Omaar a remercié la Chine pour son aide au développement somalien ces dernières années, ajoutant qu’il souhaitait que la Chine puisse continuer à offrir son précieux soutien au processus de paix et à la recontruction de son pays.

La Somalie attache une grande importance au rôle de la Chine dans le règlement des questions internationales et continuera d’adhérer à la politique d’une seule Chine, a-t-il souligné.

Les deux parties ont également échangé leurs points de vue sur des problèmes régionaux et internationaux d’intérêt commun.

M.Omaar est arrivé samedi en Chine pour une visite de travail, à l’invitation de Yang Jiechi.

30/04/11 (B602) Nouvel Obs / blog Comment je vois le Monderationalité pragmatisme et vérité/ LE CHAOS ARABE : Un printemps ou un mirage ?

«Le premier des droits de l’homme c’est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail.»

Jean Jaurès

Depuis plus de quatre mois, les peuples arabes connaissent, à des degrés divers, l’instabilité. Les révoltés se battent pour la liberté. Les révoltes dans chacun des pays ont des singularités, mais elles ont un dénominateur commun. Ce sont les jeunes qui en sont les moteurs. S’il est vrai que des dynamiques souterraines existaient pour se soulever contre les pouvoirs en place et les motifs sont légion, on ne peut pas cependant, exclure les manipulations occidentales qui, à des niveaux divers guident ou canalisent ces révoltes.

Nous allons examiner la situation actuelle de ces révoltes qui jouent les prolongations. Ainsi et comme l’écrit Ahmed Al Zorqa à propos du Yémen protégé par les Américains: «Le président Ali Abdallah Saleh a donné son accord à un projet du Conseil de coopération du Golfe prévoyant sa démission à moyen terme. Si les partis d’opposition semblent favorables à ce plan, les manifestants exigent toujours le départ immédiat du dirigeant yéménite. Le plan de sortie de crise présenté le 23 avril par les monarchies du Golfe est en réalité destiné à empêcher la transition démocratique au Yémen.(…)

Car c’est l’Arabie Saoudite qui fait barrage aux demandes de chute du régime. Elle ne veut pas que les Yéménites réussissent leur transition démocratique, de peur de perdre son influence sur le pays voisin, qu’elle considère comme son arrière-cour.(1)

Mieux encore, les dépêches en provenance de Bahreïn [ où il y eut une répression avec l’aide de l’Arabie Saoudite] révèlent que les forces de sécurité continuent de violer la Convention de Genève en torturant les protestataires qui participent aux manifestations.»

Humanitaire à géométrie variable

On est en droit de se demander pourquoi l’Occident (les Etats-Unis et leurs alliés français et anglais) ont une conception de l’ingérence humanitaire à géométrie variable. Les Bahreinis ne sont-ils pas des humains au même titre que les Libyens? Quarante-deux ans d’un pouvoir exécrable ne tolèrent, écrit René Naba, certes, nulle indulgence. Mais l’argumentaire occidental, «la protection des populations», une version réactualisée de l’ingérence humanitaire, gagnerait toutefois en crédibilité si une telle mesure s’était appliquée également aux pays en proie à la même contestation populaire, périphérique de l’Arabie Saoudite, particulièrement Bahreïn et le Yémen, où la répression a atteint le même degré de férocité qu’en Libye.

L’imposition de cette mesure, le 18 mars 2011, révèle la duplicité de la diplomatie occidentale dans le traitement des grands problèmes internationaux, particulièrement en ce qui concerne la gestion des conflits du tiers-monde. Les tergiversations occidentales à l’égard de cette mesure masquent mal les compromissions de l’Europe avec le gouvernement du colonel El Gueddafi et s’expliquent par l’importance que revêt le marché libyen aux yeux des divers protagonistes, notamment au niveau des transactions militaires: quatorze des vingt-sept pays membres de l’Union européenne exportent des armes vers la Libye, pour un montant de 844 millions de dollars, alors qu’un embargo «de facto» sur les livraisons d’armes est désormais en vigueur.

L’empressement de la France de prendre la tête de cette nouvelle «croisade», selon l’expression de son ministre de l’Intérieur Claude Guéant, répond au souci de Nicolas Sarkozy de gommer de la mémoire l’accueil triomphal réservé à El Gueddafi, en décembre 2007, avec l’installation de sa tente dans le périmètre de l’Elysée, en même temps que de se dédouaner de sa complaisance ancienne avec les dictateurs arabes.(2)

Pour Manlio Dinucci, l’objectif de la guerre en Libye est double. «Il n’est pas seulement le pétrole, dont les réserves (estimées à 60 milliards de barils) ni le gaz naturel dont les réserves sont estimées à environ 1500 milliards de m3.

Dans le viseur des «volontaires» de l’opération «Protecteur unifié» il y a aussi les fonds souverains, les capitaux que l’Etat libyen a investi à l’étranger. Les fonds souverains gérés par la Libyan Investment Authority (Lia) sont estimés à environ 70 milliards de dollars, qui grimpent à plus de 150 si l’on inclut les investissements étrangers de la Banque centrale et d’autres organismes. (…)

Selon les déclarations officielles, c’est «la plus grosse somme d’argent jamais bloquée aux Etats-Unis», que Washington garde «en dépôt pour l’avenir de la Libye». Elle servira en réalité pour une injection de capitaux dans l’économie étasunienne toujours plus endettée. Quelques jours plus tard, l’Union européenne a «gelé» 45 milliards d’euros de fonds libyens».(3)

Abdelatif Kerzabi explique cela par l’autoritarisme. Ecoutons-le:

«L’autoritarisme (G. Hermet, 1985) est un rapport gouvernants-gouvernés reposant de manière suffisamment permanente sur la force plutôt que sur la persuasion. L’autoritarisme se manifeste par: l’absence de respect des droits de l’homme, l’embrigadement de la société par la réglementation de tous les aspects de la vie sociale, la persécution de l’opposition, la restriction des libertés d’association, d’expression et d’opinion, le recrutement de l’élite politique relève de la cooptation, enfin, les élections ne sont qu’une apparence démocratique et visent à légitimer le système politique aux yeux du monde. Voilà ce qui s’apparente aux régimes politiques dans le Monde arabe».

C’est contre ces régimes que la rue arabe explose. (…) Ils se font appeler Zaïms (leaders charismatiques) après les indépendances des pays arabes, et centralisent tout le pouvoir politique. C’est l’euphorie des peuples arabes qui viennent de se libérer du colonialisme. (…) » (4)

« Armés de leur légitimité historique, les Etats arabes ont imposé leur domination sur la société par la concentration des pouvoirs. Les pouvoirs en place n’admettent pas les voix discordantes. Ils se considèrent investis d’un message divin que les autres n’ont pas le droit de discuter. Ici et là, l’opposition est considérée comme une agression au Watan (la nation). Les opposants sont des Khaouana (traîtres à la nation).

Dans les années quatre-vingt, alors que la démocratie se met en place en Europe de l’Est, les pays arabes font foi d’une certaine réticence dans un monde où la liberté des peuples apparaît comme une norme universelle (…)

La démocratie libérale et le libre marché constituent désormais l’horizon indépassable pour toutes les sociétés nous dit le philosophe américain F. Fukuyama. Les Constitutions sont révisées pour ouvrir le champ politique à la société mais surtout pour pérenniser les pouvoirs en place. Les pays arabes ont réussi à mettre en place des institutions «démocratiques» tout en les vidant de leur substance. Invoquant l’ordre sécuritaire et l’ordre public, le législateur arabe privilégie le contrôle sur toute la société. Ainsi, les médias se transforment en porte-parole du régime, les libertés violées, le Parlement ligoté, etc. » (4)

« Depuis la chute de l’Empire ottoman, l’économie de rente dans les pays arabes est restée prépondérante même si elle a changé de forme. On ne peut pas dire que le Monde arabe a réussi son développement. Selon le Pnud, environ 40% de la population des pays arabes, soit 140 millions de personnes, vit en dessous du seuil de pauvreté. (…)

Nous pensons que le calme qui a régné dans la rue arabe est dû en grande partie à la fermeture des espaces publics qui n’a pas permis le passage de l’indignation individuelle poussée jusqu’au suicide, à l’indignation collective.

Ce sont les télévisions satellitaires et l’Internet qui vont faire ce que l’imprimerie (encore une découverte arabe) a fait pour la révolution française. Internet avec ses réseaux sociaux ainsi que les chaînes satellitaires (Al Jazeera, Al Arabia, BBC, France24…) ont bouleversé le paysage médiatique dans le Monde arabe. L’enfermement médiatique et culturel des pays arabes ne résiste pas à ce déferlement des médias portés par les nouvelles technologies. » (4)

« Désormais, on informe et on s’informe, on sait ce qui se passe ailleurs, on lit les ouvrages interdits, on discute…Bref, le peuple arabe s’émancipe et saute les verrous de la censure. Face aux intellectuels nationalisés qui courtisent le prince, des jeunes internautes animent le débat public.

A défaut d’espaces publics, la génération «Facebook et Sms» a créé un espace virtuel où chacun profiterait de sa liberté. L’alibi culturel qui fait que les peuples arabes sont réfractaires à la démocratie et aux valeurs universelles, est contredit par la rue arabe. Pis encore, c’est le manque de liberté qui les a conduits à se réfugier dans l’Islam pour l’utiliser à des fins libératrices. La radicalisation de cet islamisme dans sa forme violente au nom de la «guerre sainte» a donné aux pouvoirs totalitaires une raison de plus pour maintenir sous contrôle les sociétés arabes.»(4)

Pour l’universitaire, Olivier Roy Directeur du programme méditerranéen de l’Institut universitaire européen de Florence. «L’avenir du mouvement démocratique dans le Monde arabe se jouera sur une longue durée, comme les révolutions du XIXe siècle

Ce mouvement des Jeunes, un mouvement générationnel de jeunes modernistes, à la fois par leur technique de communication, leur comportement et leurs demandes: démocratie, liberté, fin de la corruption, dignité, respect. Ce sont des révoltes indigènes dans un espace politique où la dimension idéologique est absente. Les référents idéologiques qui ont dominé le Monde arabe pendant soixante ans – nationalisme, panarabisme, panislamisme, antisionisme, anti-impérialisme – sont taris.

On demande la liberté de créer des partis politiques, un Parlement, une Constitution. En ce sens, du point de vue politique, c’est une révolte libérale. Les acteurs politiques traditionnels (les Frères musulmans et l’armée) ont compris que les règles du jeu avaient changé et admis la nécessité des réformes. (…) Le mouvement somme les acteurs politiques traditionnels de mettre en place un espace politique démocratique ».(5)

Quel est le logiciel occidental de redécoupage du Monde arabe?

Après l’échec de la démocratie aéroportée en Irak et dans le bourbier afghan, les puissances occidentales essaient d’arriver à la même finalité en mettant en oeuvre une autre tactique celle de miner le Monde arabe de l’intérieur. il faut dire qu’ils ont la partie facile tant les gouvernants qui cultivent le culte de la personnalité voire du sauveur «El Mahdi» ont tout fait pour installer leur peuple dans les temps morts, chacun utilisant une légitimité soit révolutionnaire, soit religieuse, soit divine…

L’essentiel est de garder le pouvoir même au prix du désespoir de chacun (harraga, kamikaze…). Selon une étude de la Rand Corporation de 2005 on apprend que l’Amérique essaie de subdiviser l’Oumma musulmane en divers camps. Elle donne la recette à adopter ou adapter selon qu’elle a affaire aux fondamentalistes, aux traditionalistes, aux modernistes, et carrément aux séculiers.

Dans le même esprit, Gilles Munier cite nommément Israël et les Etats-Unis comme des catalyseurs de la fitna syro-syrienne. «Les manifestations qui ont lieu en Syrie font le bonheur des dirigeants israéliens. Bien que les contestataires syriens affirment être tous attachés à l’unité de la Syrie, le vieux rêve sioniste de partition du pays en quatre Etats -sunnite, druze, alaouite, kurde – leur semble à portée de main. Invité aux Etats-Unis par le Centre S. Daniel Abraham pour la paix au Moyen-Orient, Shimon Peres a été reçu, le 5 avril dernier, à l’USIP – United States Institute for Peace – un think tank créé par le Congrès américain en 1984 pour «prévenir et résoudre les conflits dans le monde».

Il a appelé la «Communauté internationale» a soutenir la «transition en Syrie»(…) Il a offert de restituer à la Syrie le Golan, occupé en 1967 puis annexé en 1981. (…) Shimon Peres a posé trois conditions: que la Syrie «divorce» d’avec l’Iran et le Hezbollah, que le plateau soit démilitarisé, que le retrait israélien s’effectue dans le cadre d’un traité de paix. Il s’en est ensuite pris aux Frères musulmans égyptiens, incapables, selon lui, de faire reculer la pauvreté («Le problème de l’Egypte», a-t-il déclaré, «n’est pas de prier dix fois par jour…»).»(6)

En définitive, est-ce que ce qui se passe dans les pays arabes augure d’un printemps ou est- ce un mirage? Pour Kurtz «Les révolutions suscitent l’étonnement, l’admiration, l’espoir mais aussi la compassion quant à la férocité de la répression des régimes en place. La Tunisie, l’Egypte, le Yemen, la Libye et la Syrie vivent avec plus ou moins de violence ces ´´printemps arabes´´.

Je crains que dans ces deux pays [Tunisie et Egypte], la révolution ait été confisquée par les caciques des régimes antérieurement en place sous l’influence de l’ami états-unien et français. Il en ira probablement de même du Yémen.

Quant à la Libye, détentrice de richesses pétrolières, c’est une autre paire de manches. L’impérialisme n’est pas mort et pourrait instaurer le chaos. La Syrie ne présente aucun intérêt sauf pour le complexe militaro-industriel des EU, mais un enjeu géopolitique. Son alliance avec l’Iran et le Hezbollah libanais, ses frontières avec Israël en font un enjeu non négligeable si l’on considère que l’Irak conquise, la Jordanie et la Turquie pro-occidentales font de ce pays enclavé une proie que l’impérialisme EU cherchera par tous les moyens à domestiquer.

Je le dis, ces printemps arabes ne doivent pas faire illusion, noyautés par des pays étrangers aux intérêts des justes revendications de ces peuples, participent à la mise en place d’une stratégie du chaos dont les objectifs visés ne sont pas la démocratie mais l’accaparement des richesses des uns et l’instauration d’une pax américaine dans le croissant fertile au profit d’Israël».(7)

Les peuples arabes ne veulent plus se situer «ni contre l’Occident ni à son service Ils veulent être libres et aspirent à la paix. Les gouvernants doivent comprendre la nécessité rapide de mutations pour qu’elles ne soient pas imposées de l’extérieur». L’Occident continue sa rapine et propose une démocratie du ´´panem et circens´´, pain et jeux de la Rome antique.

C’est une politique sûre et ancienne que d’y laisser le peuple s’endormir dans les fêtes et dans les spectacles, dans le luxe et dans le faste, dans les plaisirs, dans la vanité et la mollesse ce que nous appelons les soporifiques au lieu de le conduire sur le dur chemin du travail, de la sueur et du mérite. Pour cela, les chefs doivent donner l’exemple…

1.Ahmad Al-Zorqa. Un plan saoudien loin des revendications populaires. Mareb Press 26.04.2011

2. http://www.renenaba.com/libye-le-zele-de-la-france-en-suspicion/ 25.04.201.

3.Manlio Dinucci. La rapine financière du siècle Mondialisation 25 avril 2011

4.Abdelatif Kerzabi http://www.alterinfo. net/La-fin-de-l-autoritarisme-dans-le-monde-arabe_a56744.html 26 Mars 2011

5.François d’Alançon Olivier Roy: «Une révolte moderniste» La Croix 13/04/2011, 18

6. Gilles Munier. Syrie: Israël et les Etats-Unis jettent de l’huile sur le feu. Mondialisation.ca, 21.04.2011

7.Kurts: Le destin des printemps arabes http://bellaciao.org/fr/spip.php?article1164702504 11

Pr Chems Eddine CHITOUR (*)

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

30/04/11 (B602) Radio-Trottoir. Les Petites indiscrétions du Palais (nos lectrices et nos lecteurs confirment nos informations et ils apportent des précisions)

Chère équipe,

Je vous envoie des précisions sur le « secret » qui est le mieux diffusé à Ottawa.

Ma contribution confirmera les articles qui ont été publiés hier sur l’affaire des 12.000 US$. Merci à toute l’équipe.

une lectrice.

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Bakal est bien connu ici, il fréquente le milieu oisif des desoeuvrés. A ses voisins d’origine somalienne,
il s’est presenté comm un ancien officier supérieur de la police djiboutienne.

Quand ils le citent  »
en ces termes », les Djiboutiens se marrent !

Depuis son départ de Djibouti (au grand soulagement de sa famille !),
il rôde, instable à Ottawa. Ce n’est pas qu’il soit méchant, le bougre, non ! Son mal c’est son vice.

Un sacré penchant pour la vie nocturne et les ingrédients : ça coute cher ces choses là !

Bakal était devenu très triste depuis que ses compagnons de débauche ont été recrtués par Djiouti24. de la Présidence. Il est allé les rejoindre, mais contrairement à Bufalo et Ib.Miyir,
il ne sait pas écrire.

Alors il a été recruté pour faire la promotion de ce que les Djiboutiens d’Ottawa ont appellé le 3e REICH.

Il est revenu avec un mandat de campagne et un pactole. Notre mabraz qu’il fréquentait le jour du paiement de sa pension, s’est rempli d’une meute de fripons
à sa poursuite.

Rien à voir avec la diapora s’il vous plait.

Récemment, il a fait courir le bruit d’une fête qui sera organisée à la gloire de son Führer, dans un grand hôtel de la ville.

Son problème, selon les rumeurs qui circulent au mabraz, c’est que notre homme
se ballade avec de l’argent comptant, du cash ! Alors qu’ici les résevations de soirées de gala dans les hotels se règlent avec une carte de crédit.

Bakal n’en possède pas personne ne veut lui faire crédit. Plus les nuits passent, plus le pactole se réduit … dans ses mains moites d’ancien flic.

A Djibouti, le Goebbels local, attend la cassette vidéo de la fête, pour la diffuser à la RTD, le jour de l’intronisation du Chancelier. Le temps presse et aux dernières
nouvelles, l’homme aurait disparu de la circulation.

29/04/11 (B601) Radio-Trottoir. Les petites indiscrétions du Palais. (Correspondant)

Selon certaines sources généralement bien informées, le bouffon attitré de la Cour, « le Rigoletto djiboutien », Hachi Abdillahi Orah aurait reçu une mission de première importance.

Il doit convoyer la somme de 12.000 US$ qui est attribuée par le Prince de Pacotilles à ses représenants à Ottawa, à charge pour eux d’organiser une grande fête de remerciements pour toutes celles et tous ceux qui ont fait campagne et qui ont bien voté en sa faveur.

Ce devait être sous forme d’une grande soirée de remerciements avec nourriture à Gogo et probablement du Khat à profusion. Mais n’en disons pas plus, car l’importation et la consommation de cette plante, sont formellement interdits par les autorités canadiennes …. Imaginez, à titre d’exemple, que la Police de ce pays démocratique, (informée par qui ? des opposants par exemple ?) débarque à l’improviste à la soirée de l’Ambassadeur djiboutien et qu’elle arrête tous les trafiquants locaux…

Ca ferait un peu désordre !

29/04/11 (B601) Radio-Trottoir. Les petites indiscrétions du Palais (suite et compléments de notre article de ce matin …) (Correspondants)

En fait notre « Rigoletto local » Hachi a envoyé 12.000 US$ au Sergent chef Bakal (un proche d’IOG). Cette somme représente son cadeau de remerciements à la diapsora djiboutienne qui avait du danser pour soutenir tant bien que mal, sa campagne chaotique.
L’ex-Sergent Bakal a bien réceptionné les 12.000 US$.

« Charité bien ordonnée commençant par soi-même »
il a gardé 5.000 US$ pour lui. Mais le reste soit 7.000 US$ est toujours dans sa poche.

Il aurait affirmé à l’ancienne épouse de Djama Haid, Kadra Igueh qu’Hachi ne lui avait envoyé que 7.000 US$.

Furieuse, car elle savait que le Sergent Bakal mentait éffrontément, Kadra Igueh a téléphone à Paulette, qui lui a confirmé que ce n’était pas 7.000 US$ mais bien 12.000 US$ que son « seigneur et maître » le gros IOG avait fait envoyer afin que la communauté « bien votante » du Canada puisse organiser une fête mémorable qui devra être restransmise pour tous les Djiboutiens du pays.

De plus en plus en colère, Kadra Igueh aurait contacté le Sergent Bakal pour lui dire qu’elle avait eu la confirmation personnelle de Kadra Haid (RPP) que la somme envoyée était à hauteur de 12.000 US$ et elle lui a demandé où étaient passés les 5.000 US$ manquants.

Horriblement embarrassé Bakal n’a pas su trouver ses mots et il s’est emberlificoté dans ses mensonges. Bakal a essayé de calmer Kadra Igueh dont la colère montait.


Les membres du comité du Canada
Au sein du comité, on trouve des Djiboutiens comme Rachid Chien, Fadouma Ismail Youssouf Wahdade (Cette femme gère le restaurant Maskali qui est trés frequenté par la diaspora) et Zakaria qui cumule deux fonctions : d’abord, il est l’oeil de la securité djiboutienne à Montreal mais il est aussi le grand organisateur des événements « iogiens ».

Le comité n’a pas accepté les 7.000 US$ et il demande l’intégralité.

Il faut que la fête qu’ils doivent organiser pour ce renard d’IOG, soit resplendissante.

Mais … Bakal refuse de rendre l’argent et il menace les membres du comité de les faire expulser au cas où ils maintiendraient leurs exigences contre lui.

Le comité a refusé de se plier à ce chantage. C’est donc l’impasse.

Bakal a volé 5.000 US$. A Djibouti de problème dérange beaucoup. IOG a demandé à Hachi de lui dire à qui il avait envoyé l’argent.

Il lui a répondu qu’il avait envoyé la somme de 12.000 US$ à Bakal, via Dahabshil d’Ottawa. IOG est absolument furieux mais il se tait.

Au moment où nous publions cet article, le comité n’arrive pas à adopter une attitude commune. Certains exigent que l’intégralité de la somme soit remise au comité (12.000 US$) tandis que Bakal jure qu’il n’a en poche que 7.000 US$.
__________________________________

La date de la troisième intronisation de notre « ougaas » iog est confirmée. Ce sera le 7 mai 2011 au cours d’une cérémonie organisée au palais du peuple.

IOG a déjà fait envoyer des lettres d invitations à des chefs d’Etat, dont certains ne sont pas du tout « fréquentables » !!!

Afin de donner un nouveau coup de massue au peuple qui le rejette, IOG va faire croire aux djiboutiens que tous les pays étrangers le reconnaissent comme le seul Président légitime.

Et pour en rajouter, il dira que la diaspora ne jure que par lui. Et il utilisera les reportages de la fête d’Ottawa comme preuve ! Il ajoutera certainement des images de Londres, de Paris et des USA pour tenter vainement d’accréditer la thèse d’un consensus total en sa faveur …

Le 7 mai s’approche pourtant. Le comité a refusé de siéger tant que l’ex-sergent Bakal de la FNS ne rend pas tout l’argent. (rappelons que c’est ce Sergent qui avait fait passer l’examen de Francais au Colonel ‘berger’ Mohamed Djama Doualeh de la Garde républicaine qui, élevé en brousse ne connaissait pas le moindre mot de la langue de Molière).

Le régime de Guelleh ne sait plus quoi faire pour résoudre le problème.

Il faut savoir que l’argent envoyé par IOG à Londres, a aussi été détourné. Le voleur volé ???

On ne peut pas dire que les Dieux soient avec IOG en ce moment !

Ali Baba
Ottawa
un djiboutien qui devient enragé
en constatant comment l’argent public du pays
est gaspillé par une bande de voleurs.

29/04/11 (B601) LDDH : Un mort dans la Brigade de la Gendarmerie de Cheick Osman… pour une dette civile de 15.000 FDj !!!



Le Président

 

NOTE D’INFORMATION DU 29 AVRIL 2011.

Un mort dans la Brigade de la Gendarmerie
de Cheick Osman…
pour une dette civile de 15.000 FDj !!!

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a appris avec stupéfaction la mort de M. Dirir Ibrahim Bouraleh dans les locaux de la Gendarmerie de Cheick Osman.

Après vérifications, en ma qualité de Défenseur
des Droits de l’Homme, j’ai vivement conseillé à la famille de déposer une
plainte et de prendre si ses moyens le permettent l’assistance d’un avocat.

Les faits :

Les Gendarmes de l’antenne Cheick Osman de Balbala ont arrêté le 23 avril 2011 Dirir
Ibrahim Bouraleh suite à une plainte d’une vendeuse de Khat à qui il devait la
somme de quinze mille francs Djibouti.

Après deux jours de garde à vue, probablement sans l’autorisation du Parquet, le frère de la victime Monsieur Ali Ibrahim Bouraleh est venu à la Gendarmerie pour payer les 15.000 FD.

Il a vu le Commandant de la Brigade de la Gendarmerie l’Adjudant Chef Abdourahman Omar Saïd, qui a refusé d’accepter le règlement à l’amiable de cette dette.

Après quatre jours de garde à vue dans des conditions insoutenables, la victime est décédée. Son corps n’a pas été, jusqu’à présent, remis à la famille, bien que le Procureur ait du constater la mort.

Ce père de cinq enfants et d’un sixième en cours se trouve toujours à la morgue de l’Hôpital et la famille ne sait plus quoi faire.

A combien se chiffre le nombre de disparitions forcées, et de décès dans les cellules de la Gendarmerie ?

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un appel à tous ses compatriotes dans la mesure du possible de collaborer avec nous Défenseurs des Droits de l’Homme, pour que nous puissions, noms, dates et lieux à l’appui saisir les organisations internationales pour la Défense des Droits de l’Homme et de l’Observatoire des Prisons et lieux de détentions secrètes et illégales, l’observatoire des Défenseurs des Droits de l’Homme et de l’Organisation contre la Torture et les Disparitions Forcées.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) suit avec attention cette Affaire.

NOEL ABDI Jean-Paul

29/04/11 (B601) LDDH : Battu et dépouillé de tout, le Réfugié de Mogadiscio est confronté à la suprématie de la Police



Le Président

 

NOTE D’INFORMATION DU 28 avril 2011

"Battu et dépouillé de tout,
le Réfugié de Mogadiscio
confronté à la suprématie de la Police"

La prépondérance de la Police et les épreuves que subissent les réfugiés dans les camps mais aussi dans la capitale ! Cette prépondérance de la Police est tout à fait contraire au rôle de la Police, en principe chargée de la protection des r éfugiés et du soutien humanitaire en faveur de ces personnes fragilisées.

A entendre les paroles et le ton insolent devant la Cour correctionnelle de l’Adjudant Abdillahi Farah Mohamed connu par les réfugiés de la Somalie du sud au camp d’Ali Adeh non loin d’Ali Sabieh, il est difficile de ne pas constater l’une des formes de violations récurrentes des droits des justiciables.

Au cours de ces deux dernières années dans le cadre de la mise en place du Coup d’Etat électoral du 8 avril 2011, on assiste à une « passivité quasi-systématique de la part du pouvoir judiciaire face aux dénonciations de pratiques de torture par des agents de l’Etat lors des interrogations, des arrestations, ou en détention. Les enquêtes et les poursuites à l’encontre d’agents accusés de ces crimes sont quasiment inexistantes ».

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) diffusera, dans les jours qui suivent, le rapport de la FIDH sur l’instrumentalisation de la Justice et mettra en relief les points comparatifs avec notre Justice. Aucun Syndicat de la Magistrature dans notre pays et un Parquet de la République, qu’il est normal de considérer comme l’un des « complices silencieux » du pouvoir. A notre connaissance il n’a jamais déclenché de poursuites pour crimes de disparition forcée, de crimes de Torture, de détention et de garde à vue arbitraire, de violations de domicile abusive ou de rafles brutales, incontrôlées et quotidiennes.

Aujourd’hui, jeudi 28 avril 2011, l’affaire du réfugié de Mogadiscio a été renvoyée au 5 mai 2011, à la demande du Cabinet de Maître Dini absent du Territoire.

La vraie victime dont les cicatrices ont été montrées en pleine audience la semaine dernière a mis en relief le fait qu’il a été dépouillé de tout son argent en sa possession, avant d’être battu farouchement directement dans le Camp d’Ali Addé. La disparition de son fils mineur a été soulevée, par la Police ou ?

La LDDH réitère sa demande au HCR de Djibouti de suivre ce procès inique, dilatoire et de prendre soins du réfugié Abdi Nour Ali Omar encore arbitrairement incarcéré et de faire appel à un Médecin pour le consulter, afin de prouver au monde entier les agissements intolérables de certains éléments de la Police et de la Gendarmerie, qui outrepassent leur prérogatives d’institutions républicaines.

NOEL ABDI Jean-Paul