31/05/11 (B606) Vérité -> un pouvoir mal structuré où seuls les membres d’un clan bénéficient d’une vie meilleure et de poste à responsabilité, pendant que les citoyens nés sur cette terre sont contraints à la pauvreté.

A Djibouti, il y a un pouvoir mal structuré qui ronge la vie de la population et qui entrave la justice et la bonne gestion. Le clan au pouvoir est en manque de bon sens, car il n’apporte aucune amélioration à la vie et la liberté.

Ce petit pays est mal géré.

Il s’enfonce dans la pauvreté. Les dysfonctionnements sont nombreux dans les labyrinthes de divers ministères, qui sont aux mains des familles du régime obéissant scrupuleusement aux ordres dictés par l’homme de l’ombre : le Roitelet de Djibouti.

L’injustice, les détournements de biens publics, la violence, les arrestations abusives.

Ces agissements touchent toutes les couches de la société : des centaines de gens honnêtes sont détenus sans raison valable et ils croupissent dans la prison. Gabode est surpeuplé et les détenus sont plongés dans des conditions précaires.

Certains y séjournent pour des raisons tribales, d’autres pour leur appartenance aux partis d’opposition ou syndicats.

Les responsables de la prison sont des pervers authentiques. N’ayant aucune notion de la conduite d’un service pénitencier, ils sont choisis sur des bases uniquement ethniques par la Qabyo et Hachin Afwenweh. Le peuple suit de très près leur comportement, car ils prennent les directives directement auprès du Roi.

IOG refuse l’ouverture et la dialogue, il préfère d’employer la force pour arriver a ses fins et surtout pour conserver le pouvoir et l’argent sale en dansant avec les membres de son clan. Mais il a du sang sur les mains et il a très peur que le peuple exige son départ immédiat.

IOG a reçu beaucoup d’aides internationales, mais il ne les a jamais utilisées pour lancer des vraies réformes afin de mettre un terme à la mauvaise gouvernance, à l’injustice galopante et pour apporter aide et assistance aux plus démunis.

Et pourtant, la communauté internationale assiste, sans ne rien dire, aux agissements corrompus de ce pouvoir clanique et borné qui détourne les fonds et qui maintient le peuple dans la pauvreté.

Tous les partis d’opposition sont réduits au silence. Leurs leaders et leurs responsables ont été chassés, violentés, détenus. Leurs domiciles sont souvent fouillés illégalement.

Le tyran, ce dictateur inhumain, interdit toutes les actions organisées par les représentants de la communauté. Il utilise souvent la force pour éliminer les hommes honnêtes qui seraient pourtant aptes à diriger ce bout de terre.

Le peuple le méprise, les jeunes le haïssent. Les citoyens prient nuit et jour que le bon Dieu sauve le pays de la tyrannie et du clanisme. IOG est l’homme qui a mis le système de clan pour diviser la population et placer ses proches à toutes les directions de l’État et ce, pour seul motif d’étouffer les autres communautés et de garder le pouvoir et son trône de pacotilles.

Chères soeurs, chers frères, IOG ne mérite pas de diriger notre pays. C’est un raciste, c’est un homme de clan, c’est un faible cancre qui refuse la compétence, la réussite des citoyens. Il déteste les vrais Djiboutiens nés sur cette terre.
AFAR- ISSAS – GADABOURSI – ARABE- ISSACK- DAROD- ETC.

Alors, le temps est venu de décider des mesures concrètes pour refuser son pouvoir aveugle qui détruit notre peuple et notre beau pays.

31/05/11 (B606) Chronique du Sergent Ariko – La pompe à finances est en panne actuellement, la fourniture d’électricité aussi et la majorité des administrations probablement. La gendarmerie est plongée en plein malaise, ce qu’elle a expliqué en pure perte de temps, à un Ministre "figurant" déconnecté des problèmes

Les nouveaux ministres qui ont été désignés par le pharaon n’ont même pas le pouvoir de changer les directeurs qui avaient été nommés par les anciens Warabeys.

Chaque directeur refuse de quitter son poste, de peur de perdre ses privilèges de toutes sortes, y compris financiers.

D’un autre côté, ces ministres n’ont officieusement de comptes à rendre qu’à la première dame de Djibouti et non plus à son mari président.

Les Djiboutiens voient dans ce cabinet mort-né les signes avant-coureur d’une nouvelle stratégie, qui consistera à conserver le pouvoir uniquement par la force.
Mais il y a des limites ! Le petit président ne sait plus très bien s’il a encore les faveurs de Washington.

Les américains n’ont pas aimé la façon de débarquer leur ONG Democraty International ni surtout l’assassinat de son représentant par la police politique aux ordres d’IOG. Washington qui a déjà fort à faire en Lybie a fermé tous les robinets financiers.

Actuellement plus aucune aide extérieure n’arrive à la Présidence, hormis les loyers que les forces étrangères paient au gorille de Djibouti pour qu’il ne laisse pas sa population mourir de faim.

Toutes les aides internationales ont été suspendues.

La semaine passée, l’arrivée d’une importante délégation du FMI n’était pas une bonne nouvelle pour le pouvoir qui sait que cette institution a les moyens de lui dicter la marche à suivre dans le domaine des finances. Ils ont rencontré le jeune ministre et entrepreneur de son état Ilyas Moussa Dawaleh ainsi que ses collaborateurs.

L’ex ministre Ali Farah Assoweh a quitté le poste à la condition que le nouveau locataire des lieux ne touchent pas à ses amis directeurs comme Saïd Caoutchouc recruté par Ali Adnane. Le nouveau ministre, qui a peur de la réaction de son chef dictateur, n’a pas osé toucher les amis laissés sur place par l’ex ministre des finances, actuel ministre de la justice.

Le ministre de la justice à Djibouti est un poste pourri qui ne sert à rien du tout. Ali Adnane, au lieu de démissionner, a préféré recevoir un blâme et subir le déshonneur que lui a infligé la dernière dame de Djibouti.

Actuellement tout Djibouti-ville est plongée dans le noir à cause d’un directeur qui se croit tout permis. Au sommet de l’état, le manque de liquidité fait craindre que de vieux comptes n’aillent se régler et que des sombres histoires s’étalent bientôt sur la voie publique. Il n’est pas exclu que des affaires sordides, y compris des histoires d’alcôve ne surgissent …

Le malaise dans la Gendarmerie


Le nouveau ministre de la défense qui ignore tout des questions de défense a rencontré le commandement de la gendarmerie, il y a quelques jours. « Mister » Kamil a pu constater personnellement que l’institution souffrait de tous les côtés.

Il a été informé du fait que des éléments de la gendarmerie basés à Doumera auraient refusé d’obéir aux ordres du colonel Zakaria Hassan Aden, mis à ce poste par le régime après qu’il ait eu une participation significative dans le meurtre de sang froid de son patron le colonel Abdi Bogoreh Hassan .

Le ministre de la défense était accompagné du colonel Youssouf Kala Guelleh et du colonel Yonis Hoch, respectivement numéros 1 et 2 du ministère de la défense nationale. Il a pu rencontrer les différents commandants qui lui ont expliqué leur mission sur le terrain.

De nombreux gendarmes n’ont pas apprécié que le colonel Zakaria attribue des promotions à des officiers Afar longtemps mis sur la touche par les anciens chefs de corps.

  • Le lieutenant Houmed Aita Houmed, est sorti de l’académie militaire interarmes du Sénégal a été promu Capitaine.
  • idem pour le lieutenant Issak,
  • Le sous-lieutenant Ali Houmed a été promu lieutenant,

Le capitaine Houssein Abdillahi (Gadaboursi) est devenu commandant ou chef d’escadron.

Le ministre a pu écouter les différents chefs d’escadron tels que :

  • le lieutenant Ilyas du GIGN
  • le capitaine Djama Omar du GTA (gendarmerie des transports aérien)
  • le lieutenant Moussa de la section de recherche et de documentation
  • le lieutenant colonel Mahamoud Youssouf dit Adoïta responsable des unîtes judiciaires.
  • Le commandant Moussa Okieh responsable par intérim des unités du commandement centre de la gendarmerie.
  • Le commandant Aibano Saïd du commandement de la compagnie intérieure.
  • Le commandant Laji, commandant la compagnie de Djibouti.

Tous ces officiers se sont succédés à la tribune pour expliquer leurs positions, leurs missions et leurs interrogations à un « pauvre » ministre de la défense qui a été coopté et mis en place par le régime, uniquement pour faire de la figuration.

  • aucun mot sur la mort d’un jeune de Tadjourah attribué aux gendarmes de la brigade de Tadjourah
  • aucun mot sur la mort d’un père de famille qui avait juste emprunté de l’argent à une vendeuse de khat et qui a été torturé un soir par les gendarmes de la brigade de Cheik Moussa. Il se dit que le litige a été réglé selon la coutume (ou le Heer Issa) mais l’Etat lui n’a rien fait du tout pour traduire ce gendarme en cour martiale. Pire il est toujours commandant de la brigade de gendarmerie de Cheik Moussa.
  • aucun mot sur la détention de plus de 16 gendarmes par les forces érythréens.
  • aucun mot sur le problème de commandement qui sévit au sein de la gendarmerie.

L’état est paralysé ! dans toutes ses institutions !

Le colonel Zakaria a beau expliqué son point de vue. Il n’est pas aimé des gendarmes qui refusent de le reconnaître comme chef de corps.

Avec ce régime rien ne va plus, même les hommes en tenue souffrent !

Il est temps que l’armée, qui est condamnée désormais à la misère, se décide à lâcher ce régime qu’elle porte à bout de bras.

Sergent Ariko
Londres

30/05/11 (B606) IOG innove vraiment et c’est visible !!! Avec ses nouveaux ministres, vient-il de faire un nouveau pas dans le domaine de la censure ? Aurait-il inventé, aprés l’auto-proclamation, l’auto-censure ? (ARDHD)

Trés curieusement, nous avons constaté que le site www.presidence.dj n’est pas accessible ce lundi 30 mai à 17h30 (heure de Paris). Toutes les hypothèses sont permises et nous en avons privilégié 5 parmi les plus probables.

N°1 Pour se venger de Guelleh qui veut l’éjecter de son poste hautement lucratif, Djama Ali Guelleh aurait coupé le courant qui alimente le site de la Présidence (en même temps que la ville entière)

N°2 Guelleh a piqué une grosse colère en découvrant que ce site ne lui léchait pas encore assez les pieds et il l’a censuré, s’auto-censurant du même coup,

N°3 La Paulette aurait pris ombrage de la publicité que se faisait IOG sur ce site, qui n’évoque que très rarement son action personnelle (à elle) en faveur de la pérennité et du développement du système mafieux et elle l’aurait fait censurer par son pote des télécommunications …

N° 4 Le site est en maintenance temporaire et les joyeux informaticiens ont omis de mettre une page « d’attente » pour signaler cet état de fait.

N° 5 Il y a un bug dans les programmes. Le régime de Djibouti n’a pas le monopole du bug, mais il faut bien reconnaître qu’il y en a beaucoup : des immeubles qui brûlent opportunément, des opposants qui vont se présenter spontanément à Gabode, des dons et subventions qui disparaissent, des gens qui se suicident dans le Nord devant les fusils de l’AND, …

30/05/11 (B606) Communiqué de presse du PDD, sous la signature de son Président pour dénoncer les mesures illégales et arbitraires qui sont prises par le régime et en particulier, la tentative de clônage du PND d’Aden Robleh.

29/05/11 (B606) Petites nouvelles du front (Vu à la RTD) Aden Robleh n’est plus le Président du PND. Le nouveau Président affirme son ralliement et son soutien sans faille à IOG. (Info lecteur)

Le journal de la RTD de vendredi nous informe qu’Aden Robleh Awaleh a été écarté de la Présidence du parti (PND). Lors du congrès qui s’est tenu au Sheraton hotel, il a été remplacé par Abdourahman Mohamed Alaleh.

Plusieurs personnalités politiques proches du pouvoir (dont la fille de M. Moumin Bahdon, disparu, responsable du PDD) et des ministres
et sous-ministres ont apporté la bénédiction du régime dictatorial et sanguinaire qui asservit la population.

Aden ne semble pas avoir participé à ce congrès et son bilan à la tête de son parti n’a pas été chaudement salué ni reconnu comme positif par le nouveau Président !.

Le PND a renouvelé son soutien au dictateur Guelleh.

Nous n’avons pas eu connaissance d’une réaction officielle d’Aden Robleh.

Pas de doute, il y a la main du couple mafieux derrirèe cette comédie, montée de toutes pièces.

29/05/11 (B606) Communiqué de presse du PND, sous la signature de son Président fondateur (Aden Robleh), qui nous a été transmis par un correspondant. Nous pensons, sans en avoir la certitude à l’heure de le publier, que ce communiqué est authentique.

COMMUNIQUE DE PRESSE

PARTI – NATIONAL – DEMOCRATIQUE – Représentation Europe –

Le Parti National Démocratique vient de faire l’objet d’un clônage, pratique bien connue du régime djiboutien. Elle a été utilisée dans le passé contre plusieurs partis d’opposition dont le PND et consiste à remplacer les membres dirigeants d’un parti par des militants du parti au pouvoir, le RPP lors d’un « Congrés extraordinaire » organisé par ce dernier.

Nous condamnons sans réserve cet acte antidémocratique que nous considérons comme nul et non avenu.

Veuillez trouver ci-dessous deux documents du Président du PND relatant ces évènements ainsi que les crimes et actes de torture utilisés par le régime actuel contre les militants du PND et de l’opposition djiboutienne :

____________________ 1°) Une supercherie grotesque

Le dictateur Ismaïl Omar Guelleh, vient de commettre à la face du peupledjiboutien et du monde une mise en scène invraisemblable.

Il a réuni dans un grand hôtel de la place quelques dizaines de membres de son parti – le rassemblement populaire pour le progrès (RPP) – avec la mission de se transformer en « congrès extraordinaire du parti National Démocratique ».

L’objectif était d’imposer un autre président au Parti National Démocratique.

C’est un jeune choisi par le régime ; ce garçon remplit deux conditions chères au dictateur : tribalisme et délinquance.

1°) Il se trouve qu’il appartient à mon sous-clan tribal ;

2°) c’est un délinquant puisqu’il a imité ma signature et usurpé mon chéquier, ce qui lui a permis de tirer de mon compte bancaire une somme de neuf cent mille francs djibouti. Il a commis ce vol grave en 2005 alors qu’il était mon chauffeur personnel.

C’est en ce moment-la que je l’avais congédié tout en portant une plainte devant la justice.

Il a été emprisonné quelques mois mais son affaire est jusqu’à aujourd’hui en appel.

Ces dernières années il était chauffeur de bus. Ce garçon n’est pas un adhérent du PND. Je l’avais recruté comme chauffeur personnel par solidarité compte tenu de la misère dans laquelle vivait sa famille notamment la longue maladie qui a emporté son père, il y a de cela plusieurs années.

En portant son choix sur ce garçon, le dictateur pense illusoirement que le parti pourrait tomber dans les mains de quelqu’un qui appartient à mon sous-clan.

Au grand dam du dictateur je dis solennellement que le PND n’est pas un parti fondé sur le clanisme tribal. C’est un parti qui a pour but de regrouper toutes les communautés qui appartiennent à cette terre depuis des millénaires. La très grande audience du PND qui fait tant trembler le dictateur trouve son essence dans ces bases.

Le dictateur doit savoir que l’on ne peut tuer le Parti National Démocratique.

Même au cas où il parviendrait à m’assassiner comme il le projette la doctrine du PND me survivra. Les gens que vous avez réuni à Sheraton hôtel ne comprenaient qu’une seule personne ayant appartenu au PND ; il s’agit de M. Dabaleh qui assumait le titre de vice-président avant de quitter ce parti il y a 9 mois.

J’ai eu le coeur serré lorsque cet homme m’a parlé du dilemme auquel il était confronté. Il était venu me voir chez moi un soir et il m’avait dit ceci que je rapporte textuellement :

« M. le président, je vous respecte très « fortement, et j’ai une grande estime et considération pour le PND ; je ne peux pas « poursuivre le chemin avec vous car je suis terriblement menacé par le régime ; des gens « très proches du régime sont venus me voir et m’ont dit : vous « devez choisir entre deux solutions :

– ou vous restez au PND et dans ce cas vous serez licencié de votre travail et vous risquez d’être jeté en « prison ;


ou vous le quittez en rejoignant le régime, auquel cas vous « serez immédiatement nommé chef de service tout en obtenant une bonne somme « d’argent.

M. Dabaleh a ajouté en tremblant : tout le monde n’est pas courageux comme vous ; ils ont tellement peur de vous qu’ils peuvent vous assassiner, ce régime est vraiment sanguinaire comme vous avez dit».

Fin de citation.

Je lui ai répondu : "sans rancune, je comprends votre situation".

Le RPP ne peut désigner le Président du Parti National Démocratique et sa direction. Le PND, un des deux premiers partis avec le PRD à être légalisés, demeure libre et indépendant. Il n’est pas l’allié de l’alliance au pouvoir. Le PND est ancré dans l’opposition.

Le Parti National Démocratique (PND) compte des dizaines de milliers d’adhérents et de sympathisants. En tant que Président fondateur je demande à tous les adhérents de poursuivre le combat pour la démocratie. Je vous demande de considérer les mascarades et les mises en scène du régime dictatorial comme nul et non avenu.

Militantes et militants continuez votre combat avec votre volonté et courage légendaires. Souvenons-nous que les 84 militantes et militants torturés atrocement sous les ordres directs du dictateur et son épouse n’ont jamais accepté de se plier.

Le combat continue, Incha’allah.
Djibouti le 28 mai 2011

ADEN ROBLEH AWALEH
Président du PND

_____________________________ 2°) Actes de tortures

Je suis placé en résidence surveillée. Cette mesure est appliquée à mes résidences – la principale située à la cité de l’aviation (capitale) et celle, secondaire, sise à mon jardin d’Ambouli.

Vingt policiers et gendarmes se relaient toutes les vingt-quatre heures aux environs de ces deux résidences sans pénétrer dans celles-ci. Ils observent de loin toutes les personnes qui y entrent sans les en dissuader. Ils attendent que les visiteurs sortent des résidences et les suivent jusqu’à deux cent mètres environ pour les arrêter avec des mitraillettes et les menottent pour les embarquer dans des véhicules.

La surveillance dont il s’agit a commencé six mois avant le scrutin présidentiel du 8 avril 2011. Aucun document de quelque nature que ce soit ne fait état de cette situation restrictive de ma liberté de citoyen et d’homme politique. Je suis, en fait, placé en résidence surveillée qui ne dit pas son nom.

Les arrestations ne visent ni moi-même, ni mon épouse et nos enfants, ni nos frères et soeurs. Lorsque je rentre et sors de mes résidences ces policiers et gendarmes habillés en civil se dissimulent derrière des pâtés de maisons ou des arbres, certainement pour ne pas que je les identifie.

Il apparaît que l’alliance au pouvoir se soient senti « désemparée » par la position très critique qu’avait adoptée le Parti National Démocratique (PND) pendant la campagne électorale présidentielle.

Jusqu’à ce jour 84 personnes ont été arrêtées et emprisonnées durant un temps variant entre 15 et 30 jours. L’ensemble de ces 84 personnes sont des adhérents du PND, une grande partie étant membres des instances dirigeantes (Conseil National, sections, commissions, etc..).

Toutes ces personnes, sans exception, doivent répondre à deux questions :
pourquoi adhérez-vous au PND ? A quel clan tribal appartenez-vous ?

Après ces questions ils subissent les tortures de ce genre :

– déshabillement du prisonnier,
– chaîne métallique liant la main et le pied gauches,
– brutalités extrêmes (coud de pieds, coups de poing, coups de gourdin, etc..etc..) n’épargnant aucune partie du corps,
– serviette arrosée d’eau couvrant la figure en vue d’étouffer,
– nourriture journalière :150 grammes de pain et un peu de thé contenu dans une petite boîte métallique.

Ce calvaire dure trois jours consécutifs et commence dès l’arrivée en cellule du prisonnier. Il reprend une semaine après si le détenu n’accède pas aux injonctions des tortionnaires.

Les injonctions consistent à faire admettre qu’il quittera le PND en condamnant vigoureusement la position du président de ce parti et en promettant de rejoindre le RPP.

Le détenu doit signer une papier dans ce sens. En s’engageant de la sorte il aura également une grosse somme d’argent et un « travail bien rémunéré ». Personne n’a signé un tel papier.

Chacun a réaffirmé son soutien au président du PND, parti menant le combat pour la démocratie.

Les 84 membres du PND qui sont passés par ce traitement ont refusé les injonctions des tortionnaires. La grande majorité d’entre deux sont libérés à présent mais les arrestations continuent parmi d’autres adhérents du PND.

Malheureusement une dizaine de ces martyrs sont décédés à la suite des graves blessures subies (côtes cassées, reins bloqués, poumons et mâchoires traumatisés etc..) et ce après retour dans leurs foyers.

Cela se passe en République de Djibouti. La dénonciation du dictateur sanguinaire se vérifie clairement.

Les victimes de ces terribles tortures connaissent l’identité des tortionnaires. Les plus en vue dans ce mécanisme sont deux colonels, deux commandants, trois capitaines et une quinzaine de sous officiers et de soldats de rang.

Je ne peux pas ne pas faire connaître ces crimes au peuple djiboutien et aux organisations internationales des droits de l’homme. Il s’agit réellement de crimes contre l’humanité qui se définit comme suit : « Un crime contre l’humanité est une « violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d’un individu ou d’un « groupe d’individus inspirée par des motifs politiques ou ethniques »

Du côté des exécutants des tortures les langues se délient ; certains d’entre eux semblent saisis d’un certain remord : ils font état, mais avec discrétion, trois préoccupations :

a) pourquoi le couple présidentiel nourrit-il une haine aussi tenace à l’égard du PND ?

b) pourquoi tous ceux qui sont arrêtés et torturés appartiennent-ils à certains clans ?

c) pourquoi refuser aux citoyens la liberté d’aller où ils veulent ?

Je ne peux pas donner ici la liste de noms des personnes victimes de ces tortures car je ne doute pas qu’ils risqueront de se faire assassiner. Le Parti National Démocratique adressera ladite liste à la Commission des Nations Unies pour les droits de l’homme sise à Genève, en Suisse. Il saisira également le procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI). Le PND demandera à ces instances de mener une enquête en République de Djibouti pour prendre connaissance de ces crimes et lancer des sanctions à l’encontre des auteurs et commanditaires.

Le Parti National Démocratique ne stoppera cette procédure que si les dirigeants de ce pays présentent des excuses en bonne et due forme au Parti National Démocratique et mettent fin aux attaques éhontées et illégales dont ce parti fait l’objet, mais aussi en indemnisant les personnes victimes des crimes en question pour le préjudice physique et moral subi !

Djibouti, le 28 Mai 2011

ADEN ROBLEH AWALEH
Président du PND

29/05/11 (B606) Appel d’un lecteur qui vit au Canada, en faveur des prisonniers politiques, injustement incarcérés dans les geôles du dictateur djiboutien et à la mémoire des victimes du régime

Dans un mois, nous allons fêter un sinistre anniverssaire, le 34ème depuis la date de notre indépendance. Au bénéfice d’une mascarade électorable éhontée, nous avons toujours un sanguinaire à la tête de notre pays.

Détesté par le peuple, hué par la communatuté internationale pour son ego surdimensionné et sa corruption insatiable, Guelleh a volé les aspirations démocratiques de tout un peuple.

Le jour viendra où il tombera et alors, il sera jugé pour tous les crimes qu’il a commis ou fait commettre. Reconnaissance sera rendue à toutes ces familles qu’il a contraintes à l’exil.

Nous lancons un appel de détresse a toute la comunauté, qui tarde a réagir à user de son influence pour obtenir la libération de tous les détenus politiques, qui ont bravé et defié ce tyran de pacotilles.

Voici une liste non exhanustive des personnes détenus au motif de s’être dressées pour changer le destin de notre pays que le mafieux et sa bande ont pris en otage :

Abchir Ibrahim Mohamed Dit Djaffar ;
Abdi Elmi Omar Dit Germany
Abdi Osman Dit Indhaabur
Abdillahi Robleh Booleh ;
Abdi Samireh
Abdo Dabaleh Mohamed
Abdo Houssein Ahmed
Abdourahman Youssouf Hassan ;
Adaweh Robleh Dit Bouh
Adaweh Robleh Absieh
Liban Daoud Soubaneh ;
Fahmi Abdi Obsieh ;
Fahmi Mohamed Adaweh ;
Farada Mohamed Witti Vice-Président De L’ard (Uad) Arrêté À Dhikil ;
Farhan Daher Abdillahi ;
Farhan Daher Gan ;
Faycal Djama ;
Idriss Abdi Aouled ;
Idriss Djama Allaleh Arrêté Le 25 02 11 ;
Idriss Ali ;
Ismael Dit Da’da’o;
Kadir Abdillahi Yassin;
Liban Daoud Soubaneh ;
Liban Mohamed Ali ;
Mohamed Abdillahi Mohamed ;
Mohamed Farah ;
Mohamed Kabo Idriss
Ziad Duffo;
Mohamed Ahmed Djama Dit Nasto ;
Mohamd Hassan Robleh
Mohamed Ibrahim Waiss ;
Mohamed Kamil ;
Mohamed Rirache Miguil ;
Mohamoud Mohamed
Niman Mohamed Amir ;
Omar Daher Ali ;
Omar Dajma ;
Sadam Houssein Robleh ;
Sahal Hassan Responsable Mrd Arrêté Le 24 02 11 ;
Saîd Houssein Robleh (Libéré) ;
Saleban Awad Waberi ;
Yabeh Mohamed Ibrahim ;
Yacin Houssein Walieh;
Yacin Ali Farah ;

Nos mémoires vont aussi aux familles de nos martyrs assassinés par le tyran et sa clic qui sont tombés sur le champ de la bataille.

Vos noms seront gravés dans l’histoire de notre pays.

R.
CANADA

28/05/11 (B606) Les chroniques du Sergent Ariko (suite) / Coup d œil sur la situation politique et sociale à Djibouti depuis la prise de fonction des nouveaux ministres du gouvernement bénéficiaires du scrutin volé le 8 avril 2011.

– L’éviction des rats, qui ont fait sauter le navire IOG, ne suffira pas !

Après avoir constitué une jeune équipe à la tête de chaque département ministériel et chassé les fameux Warabeys issus de son école, le dictateur djiboutien n’arrive quand même pas à redorer son image ternie auprès de la population de la république de Djibouti et de la diaspora.

Maintenant, le despote « aveuglé » de Djibouti s’attaque à la jeunesse djiboutienne. Une jeunesse qui ne veut même plus entendre les « fausses » promesses du dictateur et qui le rejette a 99 %.

Depuis plusieurs jours, le courant est coupé ! En dépit des images tapageuses de la RTD aux ordres de la présidence qui a diffusé des images dans lesquelles on voyait le directeur de l’EDD qui expliquait les problèmes et les solutions à son ministre de l’énergie. Ce dernier n’a été copté que pour faire de la figuration, mais il est incapable de comprendre les problèmes et surtout de les résoudre.

On nous dit que la visite du ministre a été un succès ! Pourquoi l’EDD a-t-elle coupé le courant aussitôt après, plongeant la ville de Djibouti dans le noir le plus absolue. Deux sites ont échappéà la pénurie : la caserne de la garde républicaine (camp Omar Aline) et le palais d’Haramous.

Les Djiboutiens privilégiés, qui ont un générateur les ont mis en marche, alors que la majorité des habitants n’a pas pu fermer l’œil de la nuit. C’est un désaveu de plus pour IOG et pour son nouveau ministre de l’Energie qui n’a pas les moyens de s’opposer à la volonté de Djama Ali Guelleh, prêt, semble-t-il à précipiter le pays dans le chaos total, pour ses seuls intérêts personnels.

– Quel but poursuit Djama Ali Guelleh ?

Djama Ali Guelleh n’a pas digéré qu’il lui soit demandé de quitter ce poste stratégique pour les intérêts du clan mafieux qui est au pouvoir. Au moment où le pouvoir d’achat des Djiboutiens se réduit parce que l’inflation a atteint le seuil critique, la population malmenée par la crise politique organisée par le Pharaon, subit maintenant les chantages du cousin Djama Ali Guelleh.

Combien de Djiboutiens n’attendent plus que la fin de l’année scolaire pour prendre le large (définitivement ?) vers les pays limitrophes tels que l’Ethiopie ou le Somaliland ? La nomination de jeunes cadres diplômés à des postes de ministre ou de sous-ministres pour les femmes(*) n’a pas étonné l’homme de la rue, parce qu’il sait que rien ne bougera tant que le pharaon restera au pouvoir.

Le limogeage du médiateur de la république Abdoulkader Doualeh Waiss en a surpris plus d’un, même au sein du RPP, le parti godillot au pouvoir depuis l’indépendance, qui nous a été confisquée par Hassan Gouled aujourd’hui rappelé par Allah le grand. L’ex-médiateur avait préparé sa candidature à l’élection présidentielle, comme deux autres Warabeys bien connus : Yacin Elmi Bouh et Abdallah Abdillahi Miguil.

Yacin Elmi aurait eu le soutien de la quasi totalité des ministres sortant, qui voyaient en lui un Président « bis ». De son côté, le ministre de la Santé est soutenu par la tigresse de la République Ina Haid.

Constatant que la population avait largement boudé la cérémonie du congrès organisé dans la salle dont le plafond s’est écroulé depuis, le pharaon a compris que le peuple ne serait pas au rendez-vous et que sa stratégie était vouée à l’échec.

Plutôt que de se remettre personnellement en cause, il en a déduit que c’étaient de la responsabilité de ses ministres qui n’avaient pas fait un bon travail. D’où une colère habituelle à l’encontre de son système et de sa propagande usés par le mensonge. C’est probablement la raison qui l’a poussé à s’enfuir à Haramous, laissant le congrès régler les affaires. Bien que les participants s’adressaient des sourires de circonstance, on sentait que chacun avait une haine tenace dans son coeur.

IOG a décrypté et il s’est aperçu que même au sein du RPP, les tensions montaient et qu’il y avait un risque d’explosion. Il a préféré prendre les devants en déclarant aux congressistes et en langue Somali que le peuple l’avait majoritairement appelé à se représenter pour poursuivre la destruction de la Nation.

Mensonge toujours ! Quand on sait que la population a massivement rejeté son appel en manifestant massivement sur la route d’Arta pour dire « IOG, dégage – à bas le RPP ». Cette démonstration avait fait beaucoup de tort à IOG. En réponse, il n’avait pas hésité à envoyer la police pour réprimer les manifestants.

Pour lui, comme pour son chef de la sécurité, il ne fallait pas que la population de Djibouti imagine qu’elle pourrait imiter les foules tunisiennes ou égyptiennes en obtenant la démission de leur dictateur sans violence ni provocation de leur part.

N’ayant pas encore retenu la leçon du 18 février, le dictateur s’est fait piéger par un journaliste de Jeune Afrique qui lui a posé la semaine dernière une question sur les mécontentements de la population djiboutienne. Se croyant crédible, le despote a répondu que 800 personnes seulement avaient manifesté et non une grande partie de la population, comme ce fut le cas !

Encore un mensonge de trop ! Et une nouvelle claque sur la figure de la population qui l’a rejeté massivement.

(*) Comme si les femmes étaient moins compétentes, parce qu’elles ne sauraient pas faire du bon travail ! Bravo !!!!