31/07/2011 (B615) La pauvreté à Djibouti. Quelques chiffres de plus, qui illustrent la pauvreté ! Un ménage sur cinq est raccordé au réseau électrique. (Données EDD et PAPFAM)

Le président de la LDDH signalait récemment qu’une famille sur cinq n’avait qu’un repas par jour.

Les données chiffrées fournies par le site de l’EDD (Electricité de Djibouti) sont consternantes : Moins d’un foyer sur cinq serait raccordé au réseau de distribution d’électricité (et cela ne tient pas compte du taux de service effectif : compte-tenu des longues périodes de délestage, qui se multiplient)

__________________________ Extrait site EDD

La puissance installée de l’EDD est de l’ordre de 100Mw. Cette puissance est distribuée à 95% au seul district de Djibouti et 5% aux autres districts de l’ intérieur.

Le réseau de transport et distribution représente :
4,8 km de réseaux de haute tension
244,8 km de réseaux moyenne tension
331,3 km de réseaux de distribution
63,3 km de réseaux d’éclairage public

L’EDD fournit de l’ énergie à environ 33485 abonnés qui se repartissent comme suit (données de début 2005) :

581 abonnés MT (ou Grands Consommateurs BT)
32 904 abonnés BT

___________________________________

La population est estimée à environ 900.000 habitants. Selon le rapport de 2004 du PAPFAM (Lien pour télécharger cet intéressant rapport), la famille djiboutienne est composée en moyenne de 5,7 personnes (6,1 en milieu urbain et 4,3 en milieu rural).

32 905 abonnés x 5,7 = 187 558 personnes ayant accès à l’électricité en République de Djibouti sur 900.000 environ, soit env 20 % de la population.

___________________________________

Que les autorités cessent de parler de développement en faveur des populations. Que l’on nous explique où sont passés toutes les aides, les dons, les subventions qui ont été débloquées depuis des années par la communauté internationale pour rénover les centrales (dont celle de Boulaos) et pour développer le réseau de distribution.

31/07/2011 (B615) Chroniques du Sergent Ariko. La police nationale.

Depuis le 7 décembre, date du coup d’état de feu le général Yacin Yabeh, la police nationale n’est plus en odeur de sainteté au sein du couple royal, qui s’en méfie. Pour casser celle-ci, sur demande d’Hassan Saïd, le commandement de la police nationale a été confié au lieutenant colonel Abdillahi Abdi Farah, le 5 février 2005.

L’installation du patron de la police s’était déroulée à l’académie de police de Nagad. La cérémonie avait été présidée par l’ex-ministre de l’intérieur Yacin Elmi Bouh.

Aujourd’hui Yacin Elmi Bouh aurait été proposé pour l’Ambassade de Moscou. Histoire de l’éloigner pour le faire taire ?

Le 22 juin, le patron de la police a été élevé au grade de colonel par le premier ministre Dileita Mohamed Dileita.

Le jour de la fête de la police nationale. Des éléments de la police ont défilé devant leur chef, qui a toujours su que les plus hautes autorité du pays lui avit donné Carte blanche. Cela lui permettait de ne pas obéir aux ordres de son supérieur hiérarchique, c’est à dire le ministre Yacin Elmi Bouh dit Warabey Korayeh.

Images du défilé

Le peloton du commandant Abdi Ali Farid flanqué du drapeau de la police défile en tête du détachement de la sécurité publique
Les compagnies d’intervention, la brigade spéciale de la police nationale.
Photos transmises par le Sergent Ariko

Avec Abdillahi Abdi Farah nouveau patron de la police nationale, le corps malade de la république commence à renaître de ses cendres mais il reste toujours sous observation.

Entre temps, l’ex-ministre des finances qui avait cru qu’il pourrait devenir le président de la république après avoir été le directeur de campagne du candidat fantoche IOG en 2005, a été virer de son poste de ministre par la dernière dame de Djibouti.

Elle a puni Yacin Elmi Bouh, pour avoir osé prétendre au trône royal au cas de décès du dictateur.

Les images tapageuses du décès de l’ex homme fort du Togo le général Gnassingbé Eyadema avaient donné quelques lueurs d’espoirs au jeune warabey. Il s’est dit tiens, si le gros décède alors je suis le plus qualifié pour prendre la place.

D’accord mais c’est sans compter sur cette femme de fer qui domine tout Djibouti.

Seules deux personnes ont osé la défier.

A – Le premier c’est le colonel berger Mohamed Djama.

On sait où il est actuellement. Selon des sources fiables, il aurait été empoisonné par un poison à base de venir de serpent. Ce poison paralyse le système nerveux et il attaque le cœur.

Sa femme Mariam a déclaré qu’il aurait mangé a l’extérieur de sa maison.

Sécurité oblige, la maison de Mohamed Djama est truffée de micro et quand il a des choses à partager, il se rend ailleurs

Le dictateur a décidé d’aller le voir à Paris sur son lit de douleur pour lui lire quelques sourates du coran.

L’ex ministre Ali Abdi avait demandé à être du voyage mais il s’est opposé au refus du dictateur. Seul Hachi et le ministre de la religion Hamoud Abdi sultan ont pu accompagner le dictateur jusqu’à l’hôpital du Val-de-Grâce.

IOG doit bien se demander le jour où Mohamed Djama quittera ce monde.

Les médecins l’ont amené dans la section de réanimation. Selon les docteurs (Source : la sœur de Mohamed Djama qui est installée en Norvège) c’est le cœur qui ne tient plus.

Ensuite IOG est allé brouter après dans sa résidence parisienne avec Hachi Abdillahi Orah.

Il est certain qu’ils ont du imaginer un plan de sortie de crise pour remplacer Mohamed Djama et évaluer les réactions possibles de son clan.

Eviter par exemple une guerre des Issak contre les Issa, toujours possible. IOG sait que les jours de son fidele lieutenant sont comptés. Alors il est parti à la recherche d’un autre âne comme lui.

Sauf que c’est très difficile de nos jours de trouver un âne. Qui pourrait assurer le commandement de la garde républicaine. Actuellement ce commandement est divisé entre :

1°) le commandant Hussein Hassan Farah qui commande les pelotons de marche ainsi que la totalité des unités de la garde républicaine. IOG a une totale confiance en lui (Mamassan proche de Mohamed Djama)

2°) le commandant Ibrahim Abdi Farah dit coca (Issak proche de la première dame). Coca commande les unités responsables de l’armement lourd qui sont au camp Omar Aline. Donc c’est une autre bataille qui se profile elle aussi à l’horizon.

Les Mamassan ont rejeté le commandant Coca (issu de la tribu de la première dame) et le colonel Mohamed Ali Absieh actuel patron de l’académie militaire d’Arta (proche aussi de la première dame).

La première dame Ina Haid, qui se repose à Dire Dawa, suit de très prés ce feuilleton. Elle n’a pas apprécié qu’Hassan Saïd et Mohamed Djama fassent équipe pour la déboulonner.

Le SDS de Hassan Saïd aurait ouvert une enquête sur les conditions d’empoisonnement de Mohamed Djama mais la première dame y a fait mettre un terme.

On se rappelle qu’avant le 27 juin, Kadra Haid avait refusé à Mohamed Djama l’accès à sa maison. Mohamed Djama avait répliqué qu’il se trouvait dans la maison de son cousin et qu’il n’avait pas d’ordre à recevoir « d’une étrangère », selon ses mots.

Kadra Haid n’a pas supporté d’être traitée d’étrangère par un bédouin qui n’a pour toute culture que la connaissance du Heer issa par cœur. On sait ce qu’il lui est arrivé par la suite : il agonise actuellement

B – Le deuxième homme est le général Zakaria cheik Ibrahim.

Celui-ci tient encore tête à la dernière dame de Djibouti.


Sauf qu’avant son départ de Djibouti il a appris de la bouche d’Hassan Saïd que la première dame ne voulait plus de ses services. Et qu’il doit demander la retraite anticipée lui et le général Fathi Ahmed Hussein.

Fathi semblerait d’accord pour un départ a la retraite mais c’est Guelleh qui l’a toujours refusé. Au contraire Zakaria s’accroche.

Après le colonel Mohamed Djama allons-nous assister à la fin du général Zakaria Cheik Ibrahim ?

Le cas du Colonel berger a été reçu par Zakaria comme un message qui pouvait aussi le concerner.

Au sein de son état-major il aurait déclaré que la femme du dictateur n’avait rien à faire dans les affaires militaires. En réponse aux remous dans l’armée, le général a prévenu la troupe que s’il quittait l’état major, le pays tomberait entre des mains étrangères (selon ses propres mots).

Malgré ce discours, on sait que la troupe n’est pas d’accord avec le chef suprême des armées.

Cela peut-il expliquer que des rumeurs incontrôlées circulent à propos d’un possible coup d’état version guinée. Le régime prend très au sérieux les menaces de coup d’état version djiboutienne. Il a placé la garde républicaine en alerte et en position. Les quelques enrolés du service national adapté (SNA) qui ne dit pas son nom, ont été postés pour relever les plaques d’immatriculations des officiers qui circulent et qui ont compris que que c’était la fin des haricots.

Après s’être ensuite senti pousser les ailes d’un chef de l’état, le petit Waraba Korayeh est redevenu simple warabeys mouillé. Dans un premier temps, des finances, Il avait été reclassé comme simple ministre de l’intérieur.

Une gifle selon Yacin Elmi Bouh qui n’a pas digéré qu’on l’écarte du pouvoir Acho. Il soupçonne Hachi et Kadra Haid d’avoir organiser sa chute brutale. Il a été remplacé par son grand ennemi à qui il avait refusé, autrefois, l’octroi d’une bourse pour suivre des études en France : un certain Ali Farah Assoweh qui était auparavant secrétaire général de la présidence de la république.

A peine nommé aux Finances, le petit arriviste et protégé de la Paulette avait exécuté les ordres qu’elle lui avait dictés en gelant tous les demandes du ministère de l’intérieur. Abdoulkader Doualeh Waiss doit rire en secret.

Lui qui savait que ce ministère n’était qu’un ministère fantôme.

Pour se consoler du sort terrible qui l’affectait, YEB était allé à la rencontre du corps de la police où le colonel Abdillahi Abdi règne en maitre absolu. Il visita des installations de la police à savoir l’académie de police de Nagad, le siège de la direction générale de la police nationale à la caserne Youssouf Ali Chirdon, la direction de la sécurité publique. Cette direction est commandée par un obligé de Kadra Haid, le lieutenant colonel Omar Hassan Matan bien connu pour ses tortures au sein de la police judicaire.

Yacin Elmi Bouh avait d’autres choses en tête que d’écouter les explications du lieutenant colonel Omar Hassan Matan. Que pouvait lui apprendre ce jeune officier de la police, parachuté par la Paulette à la direction de la sécurité publique : excellent observatoire de l’ensemble de la Police.

Leur priorité était de faire taire Jean-Paul Noël Abdi qui les dérangent avec ses rapports.

Les stratégies sans lendemain de Yacin Elmi Bouh

Croyant agir de façon intelligente, Yacin a cherché à diviser le couple régnant. Pour toute réponse, la Paulette a autorisé le colonel Abdillahi à ne plus obéir au ministre. Yacin s’en est plaint au chef de l’état qui a fait lui mine de l’écouter alors qu’il est complice de toutes les manœuvres pour discréditer son ex-dauphin .

Comme son plan ne marchait pas, Yacin Elmi Bouh a imaginé une autre stratégie.

Il a fait distribuer de l’argent sale à des jeunes pour qu’ils lancent, le soir venu, des attaques sporadiques contre les maisons du quartier 3. La riposte n’a pas tardé et c’est ainsi que les jeunes se battent tous les soirs.

Le plan de Yacin est simple : faire tomber le colonel Abdillahi Abdi qui est soutenue par la dernière dame et par Hachi Abdillahi Orah a qui le bon colonel a délégué quelques policiers de la brigade spéciale pour qu’il surveille sa maison et sa famille.

Yacin n’est soutenu par personne mais il cherche des alliés au sein du RPP et au sein du gouvernement. Personne ne lui prête l’oreille.

En plein débat sur les affaires de l’état avec le show d’IOG, Yacin Elmi Bouh avait été remis à sa place par le colonel Abdillahi Abdi. Ce jour là, il a compris qu’il avait perdu sa bataille face au colonel Abdillahi Abdi.

Abdillahi Abdi règne en maitre à la police. Son autorité fait grincer pas mal de dents. Les premières frictions sont apparues quand des officiers tel que le lieutenant colonel Yahyia Mohamed Magareh ont refusé d’appliquer les ordres de leur boss.

Il est arrêté le soir même dans sa maison au quartier 5 qui est situé tout près du dispensaire de la police nationale. Le colonel Abdillahi Abdi avait déjà cet officier rebelle dans sa ligne de mire. Il est d’abord démis de toutes ses fonctions mais sur un intervention de son ami le colonel Mohamed Djama Doualeh, il est remis en selle. Mais Abdillahi Abdi, avec le soutien de Kadra Haid continue à l’attaquer et le rétrograde comme commandant.

Le commandant Yahyia Magareh encaisse le coup mais ne fait rien. Il est assigné à l’académie de police de Nagad sans aucune tâche. On ne lui fait plus confiance au sein de l’état major de la police et son ami Mohamed Djama ne peut pas le recruter au sein de la garde républicaine parce qu’il n’est pas Mamassan mais d’origine Fourlaba, la tribu qui est placée depuis l’ère Hassan Gouled sous observation.

30/07/2011 (B615) Les impertinences de Roger Picon, qui met l’actualité en image, avec son grand talent reconnu par toutes et par tous.

30/07/2011 (B615) Les chroniques du Sergent Ariko : les dernières nouvelles du front !!!

Infos sur les derniers développements au pays,

– Le Colonel Berger, qui aurait pu avoir été empoisonné, se remet très lentement. Sera-t-il en mesure de conserver son commandement de la Garde républicaine ? Pas sur ! Les grandes manœuvres pour sa succession sont déjà ouvertes, surtout du côté de la Paulette !


Il se précise que le colonel Mohamed Djama aurait fait prélever 50 millions de FDj sur la caisse de la garde républicaine pour se faire soigner en France dans les meilleurs hôpitaux. Après avoir été traité à l’hôpital des Armées du Val de Grâce, il aurait été déplace dans autre hôpital qui est très couteux.

Pourtant, on dit que sa santé décline et que cela inquiète beaucoup le dictateur.

Il est imaginable de penser qu’il aurait pu avoir absorbé, sans le savoir, un poison mortel qui aurait versé dans un café qu’on lui aurait servi et que ce poison maintenant le ronge à petits feux.

Selon plusieurs sources concordantes, le colonel Mohamed Djama ne devrait plus être en mesure de reprendre son commandement de la garde républicaine : tant son état physique se serait sérieusement dégradé.

Le dictateur serait très inquiet en découvrant qu’il risque de perdre le plus fidèle soutien de son régime en fin de vie.

Déjà le remplacement du Colonel berger suscite problème et convoitise.

– La Paulette prépare, en sous-main, le colonel Mohamed Ali Absieh qui est le patron de l’académie militaire d’Arta. C’est sans compter le clan Mamassan qui refuse même l’idée que ce poste « stratégique » soit confié à un Issak.
Kadra Haid n’en a cure ; elle avance masquée, protégeant son colonel favori.


Hassan Saïd a lui aussi son homme. C’est le colonel Mohamed Elmi, qui est actuellement patron du cabinet militaire de la présidence. Il porte déjà l’uniforme de la garde républicaine sans n’avoir jamais fait partie des officiers supérieurs de ce régiment.
Au final, qui va prendre la tête de ce corps ?

Est-ce le colonel Mohamed Ali Absieh ou un autre que le régime préparerait en secret.

Comme on l’a lu ci-dessus, le colonel Mohamed Ali Absieh (à droite) est l’homme de la première dame mais à l’instar du clan Mamassan, IOG le déteste.

Le colonel Mohamed Elmi qui est patron du cabinet militaire de la présidence n’est pas dans les petits papiers de la première dame. Darod, il n’a aucune chance de devenir patron de ce corps et il est l’homme d’Hassan Saïd.

Sur la photo ci-contre, on voit le commandant Mohamed Elmi au garde-à-vous à côté de l’Ambassadeur de France à Djibouti.

Les grandes manœuvres pour la succession du Colonel Berger ne font que commencer. Faudra-t-il de nouveaux assassinats avant de trouver la solution ?
De leur côté les militaires de la garde républicaine refuseraient de servir sous les ordres du commandant Ibrahim Abdi Farah dit Coca (Issak comme Mohamed Ali Absieh).

Le commandant Coca est celui qui est placé derrière le jeune garde du corps avec une cravate. Il a son béret rouge sur la tête.

– Le ridicule a atteint un sommet récemment.

Le ministre de la défense Kamil Mohamed a été écarté par le général Zakaria Cheik Ibrahim lors de la remise des galons de sergent a des jeunes sous officiers de la garde républicaine en formation l’a école militaire de Holl Holl.

Ce stage de formation a été supervisé par le capitaine Mohamed, pompier et responsable de la formation de la Garde républicaine et le lieutenant Abdi Ali qui est le numéro deux de l’escadron spécialisé de la garde républicaine.

Le général Zakaria a refusé que ce soit le ministre de la défense qui décerne les grades. C’est le colonel Mohamed Elmi qui a épinglé les grades à la place du ministre !!

Un geste, comme on le comprend, qui aura déplu au ministre Kamil. Le général Zakaria lui a fait comprendre qu’il n’était là que pour faire de la figuration.

Pourtant, le dictateur Ismail Omar n’apprécie pas cet officier qui est issu de la tribu des Darod et qu’il juge comme étant trop proche du chef de la sécurité Hassan Madobeh.

– Paulette s’est fait coiffer sur le poteau !

C’est le fils d’Hassan Saïd qui a obtenu l’attribution des appels d’offres que les japonais avaient lancés.

Et cela n’est pas du goût de la première dame qui a fait savoir depuis l’Éthiopie ou elle séjourne que ce contrat était pour elle et non pour le fils d’Hassan Saïd.

– Le vol est devenu une affaire courante à Djibouti.

Profitant de l’absence du colonel Ahmed Youssouf Bala, qui dirige la DCMAT (direction centrale des matériels de l’Armée de terre) trois jeunes officiers se sont emparés de la valise qui contenait l’argent liquide de l’armée.

La gendarmerie nationale a été saisie de l’affaire. En un temps record, ses enquêteurs ont arrêté quatre jeunes officiers dont le trésorier du camp.

L’enquête se poursuit.

Est-ce la faim qui pousse de jeunes officiers à s’emparer de tous les butins qu’ils trouvent ! En cela ils ne font qu’agir à l’exemple de leurs ainés qui sont au pouvoir !!!

– Des cadavres criblés de balles à Loyada

Des Kourougmen ont découvert, en pleine nuit, à proximité de Loyahada huit cadavres criblés de balles.

L’un d’entre eux se serait isolé, quand il a buté sur l’un des morts : les autres corps étaient éparpillés.

Immédiatement alerté le lieutenant du GCF (groupe commando frontière) a demandé l’aide de la gendarmerie de Damerjog qui est commandée par le capitaine Awaleh Ahmed Cheik.

Ce capitaine Awaleh a été promu récemment après son retour de Côte d’Ivoire, où il avait servi avec les casques bleus sur demande du pouvoir RPP , qui n’arrive plus a contrôler les jeunes délinquants des quartiers de la capitale.

Le capitaine Awaleh a remplacé à Damerjog, le sous-lieutenant Hassan Ahmed dit Hassan Digago, tortionnaire réputé et attitré de la gendarmerie nationale. Hassan Digago(*) avait été promu sous-lieutenant par son ami le colonel Zakaria Hassan Aden.

Les corps de ces jeunes étaient criblés de balles. Le capitaine Awaleh voulait commencer son enquête mais il s’est vite heurté au puissant directeur du SDS.

Pour se justifier, l’état voyou de Djibouti a déclaré que ces gens étaient morts de la sécheresse ! Dans ce cas, pourquoi leurs corps étaient-ils criblés de balles. Selon un médecin de Peltier qui a requins l’anonymat, leurs corps étaient déformés et portaient probablement des traces de brulure.

Rien de changé ! Le régime dictatorial utilise les mêmes pratiques ! Souvenez-vous de ce qui a été fait au juge Borrel en 1995 …

Bien entendu et comme toujours, le Palais a refusé que des médecins légistes examiner les corps ? Que veulent-ils cacher ? Mais le peuple djiboutien n’est pas dupe de ces escamotages.

– Un cadavre trouvé près du CCO à Ambouli, puis d’autres près du SDS …

Un corps a été retrouvé prés du CCO. Le SDS de Djibouti utilise une maison dans les parages de l’oued d’Ambouli. Cette maison est la véritable chambre « de travail » de la sécurité nationale.

Le corps du pauvre homme a été immédiatement transporté à la morgue de Peltier sans autopsie.

Deux autres corps ont été » retrouvé ensuite à proximité du siège central du SDS au plateau du serpent.

C’est un restaurateur qui a découvert le corps et qui a aussitôt alerté le poste de police du plateau de serpent, qui a requis l’aide de la sécurité national.

Encore une fois, le SDS a étouffé l’affaire et il a été conseillé au restaurateur « de la fermer », sous peine de finir comme les corps qu’il avait découvert.

Combien de morts à Djibouti avant le début du Ramadan ?

On se demande si IOG n’aurait pas demandé à Hassan Saïd de liquider tous ceux qui aurait pu avoir participé à l’empoisonnement de son homme de l’ombre qui agoniserait, dit-on, dans une chambre d’hôpital en France ?

Autant de cadavres, cela contribue à terroriser la population de Djibouti.

Le dictateur Ismail Omar Guelleh a été rappelé à l’ordre par le président Silanyo qui lui aurait conseillé de cesser de jouer avec le feu.

Après ceux de la province d’Awdal, voilà que des partisans « dormants » du dictateur ont décidé de tenir tête au pouvoir de Hargeisa. Ils ont fabriqué leur propre drapeau et ils ont demandé à être séparés du Somaliland. Ces jeunes sont manipulés. Ils ont voulu imiter ce que les Awdaliens avaient fait pour exiger plus d’autonomie face au pouvoir d’Hargeisa,

Salaleh est une province ou co-habitent les Gadaboursi et les Issa. Pour éviter la fin du Somaliland, par dislocation, le président Silanyo a envoyé une délégation à Djibouti. Sous couvert d’entretien réservé aux finances et à la protection aux frontières, le président Silanyo a prévenu IOG que si la paix avait un prix, la guerre avait aussi le sien.

Il a demandé à IOG de cesser de soutenir les jeunes qui ont des revendications séparatistes. Faute de quoi Silanyo pourrait accueillir les rebelles djiboutiens du FRUD et tous ceux qui soutiennent Ina Borreh. IOG a compris le message et il a demandé à son ministre des finances Dawaleh de tout faire pour éviter de nouveaux incidents à la frontière djiboutienne. Décidément IOG joue avec le feu même avec ses voisins.

A la suite de la découverte des corps à Loyada, le ministre des Finances du Somaliland est venu à Djibouti. On découvre un nouveau trafic commandité par la Paulette.

La tension est vive à la frontière somalilando-djiboutienne. Les deux ministres de Djibouti et de la Somaliland ont promis de s’entraider afin de ne pas aggraver les choses. La frontière est devenue une vraie passoire pour tous les trafiquants.

Dernièrement la PAF de Djibouti a arrêté deux somalilandais qui étaient en possession de « faux vrais » passeports djiboutiens préparés au Somaliland mais qui n’avaient pas encore reçu les tampons.

Le ministre Hassan Dara Ouffaneh a été sommé d’expliquer comment ces passeports étaient parvenus au Somaliland. Incapable d’apporter la réponse, le Ministre a renvoyé la question au patron de la police, le colonel Abdillahi Abdi Farah.

Or le colonel Abdillahi et la première dame sont associés dans des commerces rentables. Par exemple, ce sont eux qui vendent a des somalilandais des « faux vrais » passeports djiboutiens au prix fort pour qu’ils puissent échapper à l’enfer de la Corne de l’Afrique en s’envolant vers d’autres cieux.

Dès que la supercherie a été découverte, c’est Hassan Saïd, prévenu par elle à temps, qui a été chargé d’étouffer l’affaire sur la demande de la première dame.

Qui vivra verra.
Sergent Ariko
Londres

(*) Hassan Digago a la réputation d’être un excellent enquêteur, mais aussi celle d’un tortionnaire efficace et réputé …

Il avait identifié en 2007, les véritables commanditaires d’un important trafic d’armes. Chut, secret d’état !

– Enquête sur des vols d’armes à l’armurerie du CCO

En 2007 il a enquêté sur une série de vol d’armes qui s’étaient déroulés à l’armurerie de la caserne du CCO. Un pauvre adjudant a été faussement accuse d’avoir vendu ces armes de guerre. Sauf qu’en reprenant l’enquête, Hassan Digago avait pu identifier les véritables coupables, ce qui lui avait permis de remonter au général Zakaria Cheik Ibrahim, à son adjoint le colonel Youssouf Kayad Guelleh et au commandant Ali Direih Egal dit Ali Gaab soupçonnés d’être les commanditaires de ce vaste commerce d’armes.

Personne n’a été arrêté bien entendu et l’affaire a été vite étouffée dans l’œuf.

Pour qu’il ne parle pas le tortionnaire avait été envoyé en Côte d’Ivoire chez les casques bleus. IOG savait bien à qui étaient destiné les armes de guerres.

Le pauvre adjudant, accusé un temps à tort, a été promu sous-lieutenant lors de la fête de l’armée, le 6 juin 2007 histoire de lui faire » fermer sa gueule ».

– Hassan Digago promu lieutenant sans passer par la voie hiérarchique

A l’époque, en l’absence du colonel Bogoreh parti voir sa famille au Canada, son adjoint, le p’tit Zak avait nommé le sous lieutenant Hassan Ahmed dit Hassan Digago au grade de lieutenant sans même prévenir son chef de corps.

De retour quelque temps après, le colonel Abdi Bogoreh avait piqué une belle colère et il avait demandé des explications a son adjoint sur cette nomination, sans son consentement.

S’en était suivie une vive altercation entre les deux officiers de l’état major de la gendarmerie nationale. Abdi Bogoreh avait suspendu Zakaria de ses fonctions mais peine perdue, ce dernier avait été très vite rétabli par le chef de la sécurité Hassan Saïd. Ce jour là, vous diront les gendarmes de Djibouti, Abdi Bogoreh avait signé son arrêt de mort.

Hassan Saïd, sur cette photo, est à côté du colonel Abdi Bogoreh.

Plus tard, ils avaient froidement abattu le colonel. (Lire l’enquête)

29/07/2011 (B614) Deutsche Welle / Arbre à Palabre, l’émission animée par Frejus Quenum. Cette semaine : Les causes profondes de la sécheresse dans la corne de l’Afrique. A écouter ou a télécharger (25 minutes).

Lien avec l’enregistrement sur le site Deutsche-Welle

Les causes profondes de la sécheresse dans la corne de l’Afrique

Les invités de l’émission "arbre à palabre" sont unanimes sur un point: la sécheresse dans l’est de l’Afrique est surtout liée aux mauvaises politiques agricoles et à l’absence de stabilité politique dans la région.

Reçus par Fréjus Quenum, trois experts ont discuté des principaux aspects du sujet à travers le prisme du changement climatique, des relations internationales et des droits de l’homme. Ces invités sont: René Ngongo Conseiller politique forêt auprès de l’Ong Greenpeace International, Joseph Vincent Ntuda Ebode Directeur du centre de recherches et d’études politiques et stratégiques à l’Université Yaounde 2 du Cameroun et Jean-Loup Schaal responsable de l’Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti.

_______________________ Arbre à palabre du 29/07/11

1- Ecouter en WMA


2 – Télécharger en MP3

Lien de téléchargement

 


29/07/2011 (B614) Ordre prestigieux des Brosses à Reluire (OBR) : réunion disciplinaire extraordinaire pour juger du cas de Yacin Elmi Bouh.

Sur convocation du Président Dileita, les membres du comité directeur de l’Ordre des Brosses à Reluire se sont réunis hier pour statuer sur le cas disciplinaire de Yacin Elmi Bouh, co vice-président de l’ordre avec Ali Guelleh.

Le Président Dileita a rappelé les statuts et les règles de l’Ordre. Il a martelé ses mots : « Les Chevaliers, membres de l’Ordre, n’ont pas le droit de mentir, sauf pour glorifier l’être unique : Ismaël Omar Guelleh et pour masquer toutes ses décisions et actes inavouables. Sauf dans ce cas, l’honneur des Chevaliers est fondé sur le respect absolu de la vérité et la transparence sans faille », a-t-il précisé

Aujourd’hui nous avons à statuer du cas de Yacin Elmi Bouh, qui a été pris en flagrant délit de mensonge. Le problème qui est posé à la noble assemblée est de savoir s’il a menti pour glorifier son excellentissime excellence IOG ou s’il a menti pour servir des intérêts personnels ? La question devra être débattue et une décision sera mise aux voix, a-t-il conclu.
_______________________

Pour l’accusation, c’est Djama Haid qui a pris la parole en déclarant que Yacin Elmi Bouh avait agi pour son propre compte et que son mensonge éhonté jetait le discrédit non seulement sur la noble assemblée, mais aussi sur IOG et plus grave encore sur la Reine Paulette de Pacotille, ce qui était insupportable. Il a conclu en disant qu’il était tout à fait ridicule de nier les écoutes téléphoniques, vu que tous les états les pratiquent et que cela est admis par la communauté internationale.

Le problème posé aujourd’hui n’étant pas de savoir comment elles sont utilisées ensuite : à des fins sécuritaires ou à des fins de concurrence commerciale déloyale.
_______________________


Ali Guelleh
a pris la parole pour défendre son cher collègue, en rappelant que si Yacin Elmi Bouh avait reconnu les écoutes, cela aurait nui incontestablement à l’image du Président à vie. Il ne pouvait donc pas faire autrement.
_______________________

Yacin Elmi Bouh est-il coupable ?

Après le dépouillement du scrutin : 65 % des membres avaient voté la culpabilité de Yacin Elmi Bouh.

Paulette ayant été immédiatement informée du résultat de ce vote disciplinaire extraordinaire (le premier depuis que l’Ordre a été fondé) a aussitôt fait passer un message de satisfaction à Dileita, l’encourageant à prendre les sanctions les plus sévères à l’encontre de YEB.

Dileita a proposé que YEB reste membre de l’ordre en sursis mais que lui soient retirées toutes ses fonctions et prérogatives.

Cette fois, c’est à mains levées que tous les membres du comité, qui avaient été informés auparavant de la teneur du message de Paulette, ont approuvé la sanction.

A cet instant, Yacin Elmi Bouh n’était plus vice-président de l’Ordre prestigieux, lâché par ses pairs …

Le comité directeur à été réorganisé de la façon suivante : Dileita Président, Ali Guelleh et Djama Haid, vice-présidents.

_________________________ Note de l’ARDHD

La chute ? Nul doute que Yacin Elmi Bouh qui avait déjà perdu beaucoup d’influence en perdant son fauteuil de ministre, perd aujourd’hui partiellement son autorité et son prestige.

On retiendra qu’il faut mentir en royaume de Pacotilles mais qu’il ne faut pas le faire n’importe comment, car la Paulette surveille tout …

29/07/2011 (B614) Afar Alliance Action : deux articles en Anglais à propos du Ramadan et de la sécheresse. (Info lecteur)

_______ Ramadan Kareem, Happy Ramadan

There are three days left of Ramadan. Ramadan is the ninth month of the Islamic calendar lasting 29 to 30 days and it is the month of fasting for Islamic countries

Muslims do not eat or drink during this holy day. These practices teach patience; humility and spirituality. Muslims fast for the sake of God and offer more prayers at this time.

Now Afar Action Alliance wishes all Afar a very happy; prosperous and peaceful Ramadan. We offer prayers to all our brothers and sisters back home who are going through so much. They face drought; famine, the volcano. We wish them the very best.

________
The Realities of Hunger and Drought in East Africa

As we know there is rampant famine in Ethiopia; Eritrea and Somalia. Hundreds have died from starvation in a few weeks. Our hearts go out to our families; brothers and sisters there in the Horn of Africa especially Somalia as they have not had a functional government in decades and they are terrorized by the group Al Shabab.

Although we have heard reporting on the drought and famine there from sources such as the BBC etc the Eritrean government refuses to admit that the territory is starving. What is strange when examined is that on July 6th 2011 after the earthquake the IRIN (Humanitarian news agency) said

“Thousands of Ethiopians in Afar State are facing critical food, water and health gaps almost a month after [the eruption]”. Eleven days later the APDA (Afar Pastoralist Development Association) reported on the crisis there outlining the effects of drought famine political instability compounded by the volcano’s destruction.

The Eritrean President just told the press categorically that there is no crisis. If this is the case we ask where did all the thousands of people that evacuated Nabro go?

Today no one seems to be willing to speak publicly about the situation in the Horn. Have all these refugees now been covered up by those in power there?

We must remind all to remain vigilant in times of strife as those who are at risk and without a voice wind up at best taken advantage of and at worse simply gone forever. There will always be those without power and representation; those caught between conflicting rulers. We call upon the world to come to the aide of those worst afflicted by the myriad of disasters ravaging East Africa.

Afar action alliance