30/09/2011 (B623) Radio-Trottoir : la République bananière dans tous ses états. Un lecteur nous propose deux informations qui ont été déjà été publiées sur d’autre sites.

Mohamed Hassan Abdillahi, secrétaire général du gouvernement dans le collimateur des USA

Un Vice Dictateur à l’abri des regards

S.E.M. Mohamed Hassan Abdillahi, comme il est mentionné partout sur les documents officiels de la République, n’est ni plus ni moins qu’un Vice-Dictateur discret, qui préfère être à l’abri des regards de l’opinion publique nationale.

Aux affaires du gouvernement depuis plus d’une décennie, S.E.M. Mohamed Hassan Abdillahi, souvent qualifié de paresseux notoire, connu pour son amour indéfectible du khat (mais aussi, murmurent certains, pour un certain penchant pour les jeunes filles) est le numéro 2 du système Iogiste, « l’éminence grise ».

Ce personnage controversé au caractère trempé, sert-il d’anti-chambre pour amortir toutes les dérives contre la République et les citoyens ? Connu pour ses sautes d’humeur et sa fascination pour le système dictatorial, grand amateur de la discrétion et des détournements des deniers publics, il aime s’imposer aux ministres comme le Vice-Président et sa parole équivaut à celle du représentant de la « Famille mafieuse».

Et pourquoi pas, vous direz-vous ? Certes, la constitution Djiboutienne ne prévoit pas de Vice-Président. Même le poste de premier Ministre est dévalorisé puisque c’est le dictateur qui concentre à lui seul tous les pouvoirs d’Etat. Le revers, c’est qu’il ne peut pas gérer à lui seul sa boutique nationale et qu’il a besoin d’un second.

Donc, l’astuce était simple. Il a créé le poste de Secrétaire Général du Gouvernement, comme un triple moyen d’abord de substitution au poste de 1er Ministre, voir d’un Vice-Président, qui contrôlerait à lui seul le gouvernement et sous le regard bien veillant du malade mental à la tête de l’Etat et de la Reine de pacotilles et ensuite mettre sur la touche toute représentation d’un citoyen de la communauté Afar pourtant légitime pour un tel poste.

Seulement voilà, depuis la publication d’un document officiel signé par le « Vice-Président » S.E.M. Mohamed Hassan Abdillahi, ordonnant au Ministre de l’intérieur de l’époque, Yacine le Gros Nounours Trouillard, d’intensifier les écoutes sur des opposants, les Djiboutiens ont compris les importantes responsablités dont jouit ce « paresseux notoire ?» au sein du système mafieux.

Pire encore, il faut savoir, que S.E.M. Mohamed Hassan Abdillahi est une de personnalité clé, qui contribue en permanence, à l’enrichissement du Somaliland avec les milliards de nos francs détournés en sa faveur.

Mais depuis la venue de la nouvelle Ambassadrice américaine, Geeta Pasi, le clash entre elle et ce dernier n’a pas tardé. Jeudi 22 septembre, « le paresseux notoire ?» S.E.M. Mohamed Hassan Abdillahi a voulu s’interposer entre les agents du FBI revenus à Djibouti pour poursuivre l’enquête sur l’assassinat sauvage du responsable de la sécurité à l’ambassade US de Djibouti en ordonnant à toutes les sécurités d’Etat (SDS, POLICE…) de ne pas collaborer avec eux.

Cette obstruction à l’enquête ne laisse aucun doute quant à la détermination du dictateur à liquider tout individu dont l’assassinat lui servirait un moyen de pression sur les puissances présentes à Djibouti et en mémoire , l’affaire Borrel.

Depuis la nomination à Djibouti au poste d’Ambassadrice de Mme GEETA PASI, les USA ne comptent plus entendre de cette oreille et ils sont déterminés à connaître la vérité sur les meurtres de leurs ressortissants et de leur employé même s’il est de nationalité djiboutienne.

La réponse de l’ambassadrice au caractère implacable ne tarda pas à venir. Elle ne compte pas se laisser impressionner ni par le dictateur ni par les charlatans autour de lui. Elle pris des mesures contre des personnalités politiques : refus de toute demande de visas émanant des officiels qui souhaiteraient se rendre aux USA, quelque soit le motif. Et cela tant que Djibouti continuera de refuser de collaborer dans l’enquête judiciaire sur cette affaire.

GEETA PASI, bien briefée par son prédécesseur, James SWAN sur les mœurs et les trafics en tout genre du dictateur et de ses proches, compte a priori porter atteinte à une certaine impunité qui a régné jusqu’à maintenant, en y apportant une détermination absolue pour mettre fin à des pratiques malsaines et mafieuses auxquelles s’ajoutent des crimes gratuits.

La monarchie commence à se fissurer de toute part et le bateau que le mafieux croyait éternel, commence à prendre l’eau et les rats s’échappent, les uns après les autres.

Merci GEETA PASI

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Le pick-up blanc qui livre repas et khat aux Al-Shababs à Djibouti

S’il est dit des vérités sur les têtes pensantes de la grande « Familia », la mafia Djiboutienne,en l’occurrence, la « dernière » Dame du pays et son mari le dictateur IOG, d’autres personnages aussi néfastes pour notre société ont toujours existé depuis l’arrivée du IOG aux affaires Djiboutiennes pour ne pas dire à la tête d’un Etat qui n’existe pas.

Si les uns et les autres sont connus et reconnus pour leurs vices, d’autres tous aussi dangereux mènent la barque de la destruction et de l’instabilité de notre cher pays.

Cette barque cachée, est à la hauteur du vice par excellence que cache notre autre bédouin du système mafieux, Ismaël Tani, « le médiocre », nommé Secrétaire Générale de la Présidence .

Cet extrémiste en tout genre, tribal, anti Djiboutien et islamiste, dont la réputation d’homme radin et aigri, sale et menteur fait la une auprès de nos compatriotes, semble se livrer depuis depuis 3 ans, à un exercice périlleux pour le pays.

Déjà en 2000, son acte d’homme voyou, avait fait du bruit jusqu’à même rendre furieux, son ami le dictateur, pour avoir expulsé de force, avec revolver à la main, le propriétaire de son domicile actuel à coté de l’école de la nativité, pour avoir juste eu le tort d’être d’origine arabe.

Le comble, à cette même époque, il épousa une jeune Djiboutienne d’origine arabe, et il lui fallait une villa digne de son nom pour épaté sa nouvelle compagne tout en plaçant femme et enfants de son 1er mariage, dans une bicoque à Balbala et ne plus donner signe de vie.

Au-delà d’abuser du système, le « médiocre » semble être un déstabilisé de la nature. Ce petit chiffonnier de la « Maison Présidence » cultive un tout autre vice, celui de faire exploser le pays, dans une tromperie grossière que nous remarquons tous.

Si le dictateur croit tromper la communauté internationale dans son double jeu, à la fois celui d’un homme de paix de la région, pour autant sa promesse d’une guerre sanglante à la société Djiboutienne est très palpable.

Dans cette mission, ce dernier délégua depuis quelques années, à son ami Ismaël Tani « le médiocre », ou le « simplet » la gestion de l’accueil en république de Djibouti, des membres de Al-Shababs, non pas pour amour pour leurs beaux yeux, mais pour les impliquer dans un crime qu’il compte perpétrer contre les Djiboutiens au cas de soulèvement populaire qui le mènerait à sa destitution.

En cette raison, des immeubles de « l’Etat », comme celui derrière le commissariat central à côté de l’ANEFIP ou encore, le fameux immeuble du défunt président, boulevard Nasser où la présidence concède un loyer de plusieurs millions de nos francs au neveu, surnommé « Sakatouré » ont été réquisitionnés et servent des lieux de planques pour ces criminels « autorisés ».

Depuis quelque temps, les Djiboutiens observent les ménages grossiers d’un PICK-UP blanc, portant l’immatriculation de la présidence, venir livrer quotidiennement, grosses courses, vêtements et khat aux résidents de ces planques qui commencent à faire véritablement du bruit auprès de l’opinion publique nationale.

A plusieurs reprises, les allers et venues du « médiocre » dans ces lieux, ont été remarqués d’où, l’inquiétude grandissante au sein de la population.

Comme si la famine à laquelle ils ont exposé le peuple ne leur suffisait plus, les voilà qu’ils lui préparent des cadavres jonchés au quatre coins de la rue.

30/09/2011 (B623) Radio-Trottoir : la République bananière dans tous ses états. Rançons de la Piraterie, dans les poches de Mohamed Hassan Abdillahi, secrétaire général du gouvernement. Le bateau du Procureur fait du trafic !! (Article de Rachid Batman – publié sur d’autres sites)

Le 17 décembre 2008, un remorqueur malaisien qui travaillait pour Total a été capturé par des pirates somaliens au large du golfe d’Aden. Le bateau, comptait un équipage de 11 marins de nationalité indonésienne, et était affrété par la société Malaisienne Muhibbah Engineering. Il travaillait sur le chantier Yemen LNG de construction d’une usine de liquéfaction de gaz, dont la conduite des opérations est assurée par Total. Ce bateau a été intercepté au large du Yémen, hors des eaux territoriales par des pirates somaliens lourdement armés en même temps qu’un cargo turc.

Comme à son habitude, des négociations et demande des rançons s’en suivent.

En ce qui concerne le bateau Malaisien affrété par la société Malaisienne Muhibbah Engineering, cette dernière accepte 2 mois après le piratage de son bateau de payer la rançon de 500 mille dollars , une somme que les pirates avaient réclamé.

Le 7 mars, la totalité de la somme a été virée à l’établissement bancaire Malaisienne de la place à Djibouti dont un haut gradé militaire Malaisien envoyé par son gouvernement devait être chargé de la mise en place de l’acheminement de la somme et des procédures de libération du bateau avec les autorités Djiboutiennes. Sauf que ces dernières ont gentiment conseillé pour ne pas dire ordonné à l’officier Malaisien ,de rester discret dans cette affaire, que ni les américains ni les français devaient être au courant de cette étroite collaboration.

C’est alors que le 9 mars, la banque Malaisienne recevra un coup de fil du secrétaire général de la présidence, « S.E.M ». Mohamed Hassan Abdillahi, à priori sans surprise de la part du responsable de l’établissement comme s’il était habitué, lui disant qu’il allait recevoir la visite d’un intermédiaire qui lui dira les démarches à suivre pour la rançon.

Quelques heures plus tard, un homme que nous appellerons X, envoyé par « S.E.M. » Mohamed Hassan Abdillahi qui semble maitriser ces genres d’affaires, pour ne pas dire ces genres d’arnaques, ordonne au responsable de l’établissement d’accepter de déposer des faux Travellers Chèques pour le montant de 500 mille dollars qu’il avait en sa possession, délivrés en apparence par son propre établissement.

En règle générale c’est ainsi que cette banque de la place travaille avec la BCIMR, en accord avec la BRED, dont la BCIMR est la filiale, de déposer des Tavellers Chèques à chaque fois qu’elle doit faire des transferts ou qu’elle ait besoin des dollars.

Monsieur X, rassura le banquier en lui disant qu’il allait se charger du dépôt lui-même, puisque la BCIMR a déjà reçu l’ordre de les accepter et qu’elle mettra à sa disposition la somme dans sa totalité, mais qu’en contrepartie, il devait lui remettre aussi la somme de 470 mille dollars dans sa liquidité et garder pour lui (le directeur) les 30 mille dollars restant en guise de remerciement.

Le directeur de la banque Malaisienne accepta sans se faire prier ou il risquait des représailles.

Aussitôt l’argent remis, l’officier Malaisien fut convoqué par la sécurité intérieur en lui ordonnant de partir, car Djibouti se chargerait de tout maintenant.

Le 9 mars au soir même, rendez-vous est pris entre X et Mohamed Hassan Abdillahi sur le parking du Sheraton hôtel accompagné de Hassan Said Khaireh, responsable de la sécurité intérieur.

Un rendez-vous où l’argent sera partagé, du moins, X recevra pour son travail la somme de 20 mille dollars et le reste, c’est-à-dire les 500 mille dollars récupérés à la BCIMR et le 450 restant de la banque Malaisienne, finiront dans la voiture du secrétaire général de la présidenceMohamed Hassan Abdillahi.

Le 21 mars, coup de théâtre. Les Travellers Chéques seront rejeté, chose normale, part la compagnie Américaine qui les gère au motif qu’ils sont faux et qu’ils présentent des écritures inconnues de leur établissement.

C’est alors que Monsieur AOULD, directeur de la BCIMR envoyé par la BRED à djibouti, décide de rentrer en contact avec la compagnie Américaine pour avoir plus de détails. Cette dernière lui confirme que les Travellers Chéques qui lui on été envoyés, ne pourront pas être payés et que la BCIMR ne recevra pas le remboursement de 500 mille dollars qu’elle a déjà avancé aux « arnaqueurs et compagnie », mais que s’agissant des documents falsifiés d’une compagnie américaine , le FBI serait mis au parfum d’autant plus qu’ils proviennent d’un établissement bancaire Malaisien surveillé par les autorités américaines.

C ’est alors que la lourde machine américaine se mit en marche.

Le 2 avril, 4 agents du FBI débarquent à Djibouti et se rendent d’abord à leur Ambassade. Sans perdre du temps, ils se rendent à la BCIMR, rencontrent le Directeur général AOULD et son adjoint Ali Abaside, placé à ce poste juste pour veiller à la gestion discrète des comptes des gros bonnets au sein du gouvernement dont il est seul à y accéder.

Une réunion s’en suivra, mais sans que les agents ne puissent avoir satisfaction.

Ils reprennent rendez-vous le lendemain en exigeant la présence de tous les employés de la BCIMR et de la Banque Malaisienne qui ont pu de prêt ou de loin suivre cette transaction, celle du procureur Maki et des personnes représentant des forces de la police et de la gendarmerie.

Et là encore rien n’y fait, tout le monde est innocent et personne ne sait le nom de X qui est venu récupérer l’argent. Alors les doutes s’installent, car pour les agents, persuadés que la vérité est ailleurs comme leur avait dit leur Ambassadeur décident de ne pas lâcher le morceau.

Mais puisqu’il s’agit des propriétés d’une compagnie américaine qui ont été falsifiées, les agents ont voulu pousser plus loin leur enquête pendant leur séjour d’une semaine à Djibouti, et découvriront beaucoup des zones d’ombre dans la gestion de la banque Malaisienne qui n’est pas arrivée à justifier des flux de plus de 23 millions de dollars, ni de leurs destinations. Plus surprenant encore, l’attitude de la BCIMR qui apparemment fait suivre ces flux en acceptant sans justification des gros dépôts en Travellers Chéques.

Sous la pression des agents du FBI, le responsable de la Banque Malaisienne accepte de corroborer à moitié et reconnait que X était envoyé par un haut placé du gouvernement, sans dire le nom. A partir de cet instant, la situation devenait plus claire et pire, plus grave pour les relations entre les deux pays.

Le 6 avril, les agents ont voulu rencontrer le ministre aux affaires étrangères en présence de leur ambassadeur. Refus total du gouvernement Djiboutien, mais par contre, ils ont été prié d’arrêter toute enquête sur le sol national parce que les services d’enquêtes de deux forces de la sécurité intérieur allaient prendre la relève pour ne pas dire que l’enquête s’arrête en faite là et qu’il faut circuler, il n’y a plus rien à voir.

Le comble, le 7 avril, les agents ont rencontré pour la dernière fois, le procureur Maki, mais à son bureau, voulant éclaircir cette fois un problème qui le concerne directement, entre autre, le bateau qu’il a en sa possession.

Car il s’avére que ce bateau était acheté au Caire à la demande d’un Somalien résidant à Londres et qu’il devait se rendre en Somalie avant son interception par le service du procureur Maki lui même.

Pour quelle raison, ils ne le sauront pas. Mais chose incroyable, ce bateau aurait apparemment servi certaines traversées entre le Yémen et les eaux somaliennes pour des trafics d’armes et des produits illicites, car les américains le suivaient déjà depuis quelque temps avant qu’ils ne soit arrêté par la sécurité Djiboutienne.

Et comme hasard, l’heureux propriétaire n’est que le procureur Maki.

Ce qui a renforcé, chez les agents, l’idée de l’existence d’un vrai réseau mafieux à Djibouti.

PAR, RACHID BATMAN

30/09/2011 (B623) A lire sur LOI cette semaine …

_____________________________ 1 – Djibouti

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1317 – 01/10/2011

Ahmed Sheikh Yusuf Guled
Lors de sa courte escale à Paris du 25 au 27 septembre, le président Ismaïl Omar Guelleh(IOG) a trouvé le temps de recevoir en visite privée, dans son appartement du XVIe arrondissement, le Somalien Ahmed Sheikh Yusuf Guled. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1317 – 01/10/2011
IOG n’aime pas que l’on critique son pays
Deux journalistes d’Universal TV, une chaîne somalienne basée à Londres et qui est réceptionnée par Internet à travers le monde, en ont fait l’amère expérience. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1317 – 01/10/2011
SGI Consulting
Enregistrée au Luxembourg, SGI Consulting, qui planche sur le projet de construction d’une seconde centrale électrique de 75 MW à Djibouti, pour un coût de 130 millions $, vient de bénéficier d’une exonération d’impôts. (…).

_________________________ 2 – Somalie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1317 – 01/10/2011
Bientôt un envoyé spécial de l’UE pour la Corne de l’Afrique
L’Union européenne (UE) est en train de réviser complètement sa stratégie pour la Corne de l’Afrique élaborée en 2006 par l’ancien commissaire au développement, Louis Michel. (…).

_________________________ 3 – Ethiopie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1317 – 01/10/2011
Lifan Motors voit très grand
Disposant d’une unité d’assemblage de véhicules suffisante pour le marché éthiopien, le chinois Lifan Motors veut installer une unité de fabrication pour l’exportation. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1317 – 01/10/2011
Coopération sécuritaire au beau fixe avec Silanyo
Un tantinet grippée sous l’ex-ministre de l’intérieur du Somaliland, la coopération sécuritaire entre Hargeisa et Addis-Abeba est désormais repartie de plus belle. (…).

_________________________ 4 – Erythrée

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1317 – 01/10/2011
Yemane Gebreab
Mauvaise journée le 26 septembre pour Yemane Gebreab, le chef des affaires politiques du parti unique érythréen PFDJ. En visite à New York, où il accompagnait le président Issayas Afeworki à l’assemblée générale des Nations unies, il a été la cible de jeunes opposants érythréens. (…).

29/09/2011 (B623) Les chroniques du Sergent Ariko : Tentative de meurtre, maquillée au sein de la police nationale. (1ère partie)

Au moment où tout bascule au pays d’Ismail Omar Guelleh, les événements s’accélèrent chaque jour.

Le colonel Abdillahi Abdi Farah a échappé de peu à une tentative d’assassinat maquillée.

Selon les dernières informations reçues, ce serait un officier de la section des transmissions de la police, qui aurait été à l’origine de cette bagarre qui a failli coûter la vie au colonel de la police.

L’homme en question s’appelle Jallwaad. C’est un officier qui aurait demandé à intégrer le commandement des forces de police de l’ONU en Côte d’Ivoire. La liste des hommes choisis (pour des raisons tribales ?) pour cette mission devait être approuvée par le colonel Abdillahi Abdi de la police avant d’être envoyée à Washington pour que l’ambassadeur Robleh Olhayeh puisse la remettre au secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon.

C’est à ce moment que l’on a découvert que le colonel avait décidé d’inscrire cet officier sur une autre liste, celle des policiers qui vont être envoyés en Somalie, dans le cadre de la nouvelle mission suicide IOG – Cheik Sharif.

Mais l’officier en question est un proche de l’ancien ministre de l’intérieur Yacin Elmi Bouh.

On sait que l’ancien ministre de l’intérieur et le colonel ne s’entendaient pas du tout. Le ministre avait une nette préférence pour le lieutenant colonel Omar Hassan Matan, que la dernière dame de Djibouti prépare en sous-mains.

– Entre les deux hommes c’était la « bagarre » tous les jours !

Le colonel Abdillahi Abdi avait reçu le soutien de la première dame et il n’obéissait plus à son ministre. Le ministre était soutenu non seulement par le dictateur et mais aussi par son cousin, le chef de la sécurité nationale Hassan Saïd Kaireh .

La bataille pour le contrôle de la police et l’émission des passeports faisaient rage entre le Ministre de l’intérieur et le chef de la Police. Le lieutenant-colonel Gona, responsable de la police des passeports, n’obéissait qu’à son patron Abdillahi Abdi, tandis que le lieutenant-colonel Idriss Djama, numéro deux, ne prenait ses ordres que du ministre Yacin Elmi Bouh.

C’est surtout au moment des vacances que les deux camps s’affrontaient le plus afin de récupérer le maximum d’argent détourné obtenu contre la délivrance des laissez-passer (et des passeports) aux djiboutiens et des passeports aux étrangers.

Au lieu de rentrer dans les caisses de l’état, les recettes prenaient une autre direction -> Haramous City.

Yacin Elmi Bouh avait voulu plusieurs fois démissionné, car le couple régnant prenait ostensiblement fait et cause pour son ennemi personnel, le colonel Abdillahi Abdi.

Il est clair que certaines personnes avaient intérêt à la disparition d’Abdillahi Abdi, afin de le remplacer par le lieutenant colonel Omar hassani Matan.

– Cela pourrait-il expliquer les raisons d’un plan pour éliminer le colonel ?

Il a été dit que l’officier des services de transmission de la police nationale, mis en cause, était complément ivre le matin de la tentative. Comme il n’était pas vraiment lucide, il ne se souviendra de rien et il sera jeté à Gabode. Je pencherai plutôt pour la thèse d’une intoxication à la drogue ..

– Il a fait le sale boulot pour les autres.

Sauf que l’heure de la mort du colonel de la police n’a pas encore sonné.

L’officier « ivre » a été arrêté par les hommes de la brigade spéciale et conduit directement à la section de la brigade criminelle et des affaires spéciale de la police nationale.

Curieusement, l’arme utilisée par l’officier « ivre » appartiendrait à l’ex-garde du corps de Yacin Elmi Bouh.

Tous les soupçons se portaient déjà sur l’ex ministre Yacin Elmi Bouh et/ou son cousin le patron de la sécurité nationale Hassan Saïd.

Comment un officier peut-il être en état d’ébriété avancée dès 11h00 du matin ?

Le soir d’accord, mais pas le matin. De nombreux observateurs pensent que l’officier aurait été drogué par des hommes du SDS pour qu’il fasse le sale boulot à leur place.

Tout Djibouti se demande pourquoi on aurait voulu assassiner le colonel Abdillahi Abdi ? Et ce, après la mort de son cousin, chef d’état major de la gendarmerie nationale, le colonel Abdi Bogoreh.

C’est le deuxième officier qui réussit à échapper à une tentative d’élimination. Après celles d’Hassan Saïd et de son protégé le colonel Zakaria Hassan Aden (P’tit Zak).

D’autres pistes évoquent la main de deux personnes.

D’abord celle, possible, de la première dame qui veut mettre a tout prix son protégé, le lieutenant colonel Omar Hassan Matan, à la tête de la police nationale,
– En deuxième, le colonel Mohamed Djama de la garde républicaine, ce que je considère comme une piste à éliminer, même si les deux officiers se détestaient cordialement, mais pas au point de commettre un crime.

Donc la piste la plus crédible serait celle de Paulette.

– On sait que désormais à Djibouti, celui qui veut accéder à un poste de responsabilité doit nager dans du sang.

Prenons l’exemple du lieutenant-colonel Zakaria (P’tit Zak). C’est lui qui aurait tué à bout pourtant le colonel Abdi Bogoreh, qui avait pu échapper à la mort immédiate, grâce a l’intervention de son gardien et à la vigilance de son chauffeur : avant de mourir, il avait pu désigner à son épouse, les noms de son assassin et de ses complices.

Les membres de la tribu de feu colonel Abdi Bogoreh n’ont jamais caché leur détermination à laver l’honneur « de leur homme » dans le sang. Depuis ce jour le colonel Zakaria craint pour sa vie.

Il sait que les membres de la tribu de feu colonel Bogoreh veulent sa peau à tout prix.

Mais il ne faut pas négliger le fait que certains officiers osent maintenant défier le pouvoir en place. Ils n’hésitent plus à affirmer sur la place publique, leur insubordination.

Omar Guelleh aurait pu avoir décidé d’envoyer un signal fort à tous, avec cette tentative d’assassinat contre la personne du patron de la police nationale. C’est affirmer que la dictature n’acceptera pas de dissension en son sein. Une manière pour les proches barons et leur chef de rappeler qu’ils sont les seuls maîtres du jeu politique.

Après avoir mis au pas l’opposition, le dictateur qui se sent de plus en plus « Wass Wass » voudrait en finir avec les frondes au sein de son armée. Sans n’avoir consulte ses soldats, il les envoie pour une mission suicide en Somalie.

Comme je l’ai écrit dans une précédente chronique, le colonel Ali Soubaneh Chirdon avait refusé de prendre le commandement de cette force. Le colonel a protesté en disant qu’il est responsable du service national adapté (SNA) et non d’une mission d’intervention armée, qui a été décidée par un chef d’état irresponsable.

Finalement le commandement de cette unité a été confié au lieutenant colonel Osman Doubad Sougouleh, chef de corps du régiment d’action rapide (RAR). Dans ces sales affaires qui plombent le pays, les tribus alliées d’IOG commencent à prendre leur distance. La place occupée par une certaine Kadra Haid devenue trop envahissante, commence sérieusement à énerver les chefs de tribus.

Jamais une femme n’avait encore jamais osé donner son opinion sur des problèmes qui sont du ressort des seuls hommes.

Depuis quelques semaines IOG à déjoué tous les pronostics.

En milieu d’année, il a confié à son fils âgé d’à peine 23 ans, la charge de conseiller de son père pour les affaires religieuses. Cette énième provocation iogienne a suscité une levée de boucliers parmi les Oulémas du pays, comme Cheik Abdourahman Béchir, Falfalos, et bien d’autres.

Ils sont hostiles à ce qu’un gamin de 23 ans leur donne des instructions à eux les Oulémas sortis des grandes écoles islamiques. Les Oulémas ont carrément dit NON.

La réponse du père fouettard ne s’est pas fait attendre. A la veille de la célébration de l’Aïd el Fitr, il a fait placer en résidence surveillée certains Oulémas dont Abdourahman Béchir qui devait prononcer un grand discours sur les conditions de survie de la population de Djibouti. Le régime le boucla chez lui avec deux gardes républicains à sa porte.

– Du jamais vu a Djibouti.

Immédiatement l’info a circulé dans tout Djibouti. IOG a pris peur et cela pourrait expliquer le fait qu’il ait annulé au dernier moment la Garden party de la présidence.

C’est à ce moment que sa femme est tombée malade. Kadra a été transportée discrètement vers l’hôpital Bouffard. Le malheureux chef du protocole Djama n’était pas préparer pour expliquer devant le portail de la présidence les raisons de l’annulation de la réception alors que les invités insistaient, carton d’invitation à la main.

Par ailleurs, il est probable qu’Aïnache, le fils d’IOG soit malade. Il n’a pas pu continuer ses études universitaires. Selon certains, il souffrirait d’un mal dont seul Allah connaitrait le remède.

Si ce point était confirmé, cela expliquerait qu’IOG et Kadra, pour qui la vie de leur fils est plus importante que celle de tous les enfants du pays, auraient demandé l’intervention du Cheik qui est responsable de La Mecque.

Le Cheik a débarqué à Djibouti à leur demande. Curieusement le Cheick qui est l’Imam de la grande mosquée de la Mecque a été accueilli par l’ambassadeur Nofal de l’Arabie saoudite accompagné du fils du dictateur.

Le Cheick a été fort étonné en découvrant que le jeune qui l’accueillait avait 22 ans ! Face à sa surprise, on lui a dit que c’était le fils du chef de l’état mais on lui a caché qu’il est aussi le conseiller de son père dans le domaine de la religion.

Le Cheik a compris immédiatement l’astuce. On le conduisit à la résidence d’IOG « Haramous mer ».

Il n’en reste pas moins que ce jeune pourrait être malade et que ses parents affolés ne savent plus quoi faire. Aïnache ne parle pas : ce n’est pas un enfant comme les autres. De temps en temps, il assistait aux matches de foot sur le terrain de la caserne Omar Aline de la garde républicaine.

Il ne se mêle jamais aux autres jeunes de son âge. Des rumeurs disent qu’Allah aurait puni IOG pour tous les crimes qu’il a commis, en lui prenant la santé de son fils. Le couple princier de pacotilles sait que l’heure est grave.

Demain la suite.

Sergent Ariko
Londres

29/09/2011 (B623) Informations du pays par nos correspondants. Alerte renforcée chez les Américains et dans toutes les forces djiboutiennes de sécurité (Correspondants)

Sur les événements qui se sont produits aujourd’hui, il y a actuellement trop de spéculations. Nous ignorons tout sur l’état de santé de la « victime » (Colonel Abdillahi Abdi, patron de la Police) ni sur l’identité véritable de son agresseur et/ou des commanditaires.

Par contre, nous savons de sources sérieures que l’ambassade des USA a été mis en alerte et que son service de sécurité a ordonné l’envoi d’un mail relevant les consignes du barème sécuritaire à tous les ressortissants américains présents à Djibouti. Il leur est demandé de ne pas circuler ni de se rendre dans le centre ville en particulier dans les restaurants et les bars.

Le responsable djiboutien de la sécurité intérieur a renforcé la sécurité autour des palais présidentiels, de sa propre famille. Idem pour les résidences des généraux Zakaria et Fathi.

Nous ignorons les informations qu’ils doivent détenir et les raisons pour lesquelles ils ont pris autant de précautions.

Ont-ils connaissance d’informations prouvant que la situation est grave et qu’il y aurait des risques d’explosion ou de contamination. Devons-nous attendre à des règlements de compte en cascade entre les forces de sécurité ?

Il se murmure aussi, mais cela est à prendre avec beaucoup de précaution, que des officiers de différentes unités auraient préféré rentrer chez eux avec leurs armes de service, plutôt que de les déposer à l’armurerie de leurs casernes respectives.

La Garde Républicaine est en alerte maximum. Elle multiplie les patrouilles abusives. Ce mercredi soir, ils ont même bloqué l’une des route près d’Haramous parce qu’elle passe à proximité du Palais du dictateur.

29/09/2011 (B623) Alerte rouge pour les Djiboutiens qui vivent en Europe, lorsqu’ils retournent au pays. Attention au SDS !!!

La section de recherche et de documentation (SDS) cible désormais tous nos concitoyens qui arrivent à Djibouti en provenance du Canada, de Londres, de Belgique et d’Inde.

Nous venons d’apprendre que deux jeunes avaient été arrêtés par la Gendarnmerie à leur arrivée. Leurs dossiers @-mail ont été fouillés par la brigade criminelle de la gendarmerie nationale.

Déjà dans un passé récent, nous avions publié des témoignages de Djiboutiens qui avaient rencontré des difficultés semblables lors de leur séjour au pays, en particulier pour récupérer leurs passeports. (Lettre de janvier 2005)

Mais les alertes étaient peu nombreuses. Il semble que le système soit systématiquement étendu à tous les compatriotes suspects d’entretenir des idées d’opposition.
Il nous appartient de mettre en garde les opposants ainsi que tous les jeunes qui se rendent à Djibouti, afin d’être prudents et de ne pas emporter de documents compromettants avec eux ou dans leur PC. La gendarmerie a recu l’ordre de fouiller tous les jeunes en provenance de ces pays.

Elle commence par leur confisquer leur passeport, même s’ils sont émis par un autre pays et elle les jette les gens en prison, pour les faire parler.

A noter aussi que Facebook est devenue une arme à double tranchant. En effet, les experts chinois envoyés par Pékin sont bien installés à Djibouti Telecom. Ils écoutent et espionnent toutes les communications internet de Djibouti vers l’extérieur et inversement. Ils récupèrent toutes les infos susceptibles d’être considérées par le gouvernement comme « atteinte à la sureté de l’Etat ».

Chacun doit savoir quand il retourne au pays, que même un passeport délivré par un pays d’accueil démocratique, n’est plus une protection. Les services de police, de gendarmerie et de sécurité s’en moque totalement, car les pays concernés ne vont pas déposer des plaintes diplomatiques à chaque fois …

Soyez vigilants et sur vos gardes. La chasse aux opposants bat son plein à Djibouti, dans ce contexte fort troublé.

28/09/2011 (B623) Radio-Canada / Égypte : l’ancien ministre de l’Information condamné à sept ans de prison (Info lecteur) Un précédent qui pourrait concerner dans un proche avenir, certains ministres, anciens ministres et directeurs d’établissements publics, parmi les courtisans de Guelleh ..

____________________ Note de l’ARDHD

Attention Messieurs les ministres de Guelleh et les anciens, si vous êtes ou avez été des grands détourneurs de fonds publics, la justice pourrait bien vous rattraper un jour, qui n’est probablement pas aussi lointain, que vous ne pourriez le supposer.

Tous les signes de la dégénérescence du pouvoir sont là et ils se multiplient : maintenant, on se "flingue" directement entre tenants de postes à haute responsabilité et cela sent la fin du système. D’autant plus que les caisses sont vides et que, faute d’aides extérieures, le régime ne devrait plus pouvoir assurer les échéances d’ici peu de temps.

Certains policiers auraient reçu seulement la moitié des arrièrés de salaires : quant aux autres catégories de fonctionnaires, cela semble encore plus alarmant…
________________________ Radio Canada : l’exemple égyptien

La justice égyptienne a condamné mercredi le ministre de l’Information du président déchu Hosni Moubarak, Anas El-Fekki, à sept ans de prison pour gaspillage de l’argent de la télévision publique.

Le tribunal a aussi condamné Oussama El-Cheikh, l’ancien directeur de la radio-télévision égyptienne, à cinq ans de prison pour le même motif.

La lecture du verdict a été diffusée par la télévision publique.

La chute du président Hosni Moubarak, le 11 février dernier, a entraîné des poursuites contre de nombreuses personnalités politiques et économiques liées à son régime.

En mai, l’ex-ministre de l’Intérieur, Habib El-Adli, a été condamné à 12 ans de prison après avoir été reconnu coupable de blanchiment d’argent et d’enrichissement illicite.

L’ancien ministre des Finances, Youssef Boutros-Ghali, a été condamné en juin à 30 ans d’emprisonnement pour dilapidation et détournement de fonds publics.

En juillet, l’ancien ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur, Rachid Mohamed Rachid, a été condamné à cinq ans de prison, également pour profits illicites et dilapidation de fonds publics.

L’ancien raïs est lui-même jugé pour corruption, détournement de fonds publics et meurtre avec préméditation.