22/09/11 (B622) LDDH : appel aux Défenseurs des Droits de l’homme et aux organisations internationales pour l’envoi d’urgence d’une mission d’enquête à Djibouti, afin de constater la multiplication des violations des droits humains, par le régime.


Le Président

Appel du 22 septembre 2011

Aux defenseurs des droits de l’homme,
à Reporters sans frontières
Médecins sans frontieres

Pour l’envoi d’une mission
d’enquête internationale
en republique de djibouti.

La Ligue djiboutienne des Droits humains (LDDH) face aux abus de pouvoir ;
-a) incarcérations abusives et arbitraires,
-b) aux intimidations, aux arrestations musclées,
-c) aux disparitions forcées, aux déportations souvent quotidiennes dignes des méthodes de la Gestapo à l’égard des populations de l’Ogaden, des Oromos et parfois des Afars Djiboutiens ou nomades transfrontaliers jetés, manu militari, vers l’Ethiopie ou parfois le Somaliland ;
-d) les exécutions extrajudiciaires souvent au Nord, où, comme, nous l’avons récemment appris d’un Jeune bachelier à Ali Sabieh, tué lors d’une répression sauvage suite à une manifestation pacifique contre les provocations du régime dictatorial.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) déplore les arrestations massives environ 120 civils en majorité des jeunes à Ali Sabieh, qui ont pacifiquement manifesté vendredi 9 septembre dont un certains nombre ont été mis en garde à vue à Djibouti, plus d’une semaine après leurs arrestations, qui avaient été suivies des séquestrations dans des camps des Forces armées à Ali Sabieh, à Assamo et à Galileh et probablement à l’Ecole militaire de Holl Holl..

Certains des prisonniers d’opinion ont été mis en catimini en dépôt à Gabode et nous avons pu obtenir les deux noms suivants :
-Zakaria Awaleh Guedi ;
– Mahdi Abdillahi

Deux autres frère et sœur, ainsi que leur maman aurait été torturés à savoir :
Zeinab Mohamed Robleh et son frère Idriss Mohamed Robleh, tandis que leur maman Madame Madina Osman Galib, qui est tombée dans le coma est actuellement hospitalisée à Ali Sabieh.

Le policier auteur de ces arrestations brutales, certes d’une fraction tribale, qui se considère intouchable, ne peut pas expliquer ces actes barbaries intolérables et ce tortionnaire aurait pour surnom : « Halaylin », nous continuons à faire des recherches, afin de trouver si possible une photo pour pouvoir la transmettre à l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT).

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très préoccupée par la situation carcérale des détenus politiques et dès le 18 août 2011 le défenseur NOEL ABDI Jean-Paul avait saisi par Lettre Ouverte le Ministre de la Justice et des Affaires Pénitentiaires, tout en donnant les noms des présumés en Détention Arbitraire

En effet, depuis plusieurs jours cinq prisonniers politiques ont entamé une grève de la faim.

Il s’agit de :
Hassan Amine Ahmed, arrêté le 1er août 2011 à Randa puis inculpé le 1er août ;
– Idriss Mohamed Hamadou, arrêté début août 2011 à Djibouti ;
– Ismaël Hassan Aden, arrêté début août 2011 à Djibouti ;
– Ismaël Abdillahi Doualeh, arrêté début août 2011 à Djibouti ;
– Abdi Osman dit Indhabur, arrêté début août 2011 à Djibouti ;

Il est temps de se demander pourquoi les trois détenus politiques, dont les noms suivent, n’ont pas entamé une grève de la faim ?

Ont-ils été assassinés en prison par non assistance comme Mahdi cousin de Boreh ?

Ont-ils bénéficié d’une relaxe en catamini, sans que la Justice Djiboutienne en soit informée comme tant d’autres sans oublier Awaleh Guelleh condamné par la Justice Française dans l’Affaire du Café de Paris et peut-être présumé co-auteur de l’Assassinat du Juge Borrel ?

Tant de questions !

Il est temps aux Responsables de l’Administration carcérale d’avoir l’amabilité de nous tenir informé. Merci d’avance pour leur collaboration officielle.

– Ibrahim Oudoum Ibrahim, arrêté le 20 juillet 2011 torturé puis jeté en prison début août et Abdo Mohamed Haïssama, arrêté début août 2011 à Djibouti

– Omar Ali Mohamed, arrêté début août 2011 à Djibouti ;
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Dans le contexte nationale où actuellement, les limites du tolérable sont quotidiennement violées, dans le contexte actuel international des Nations-Unis où le dictateur Djiboutien, l’individu Ismaël Omar Guelleh :

1. se permet de se balader aux frais d’un Etat sur un Boeing d’une valeur de 17 milliards de Francs Djibouti soit 100 millions de dollars le quart (1/4) du Budget de l’Etat de Djibouti,

2. alors que ce dictateur a constamment violé la Constitution adoptée par le référendum du 4 septembre 1992 notamment en son titre II sur le droits et devoirs de la personne humaine en particulier les articles 10, 11, 15 et 16 qui stipulent (voir la Constitution Djiboutienne)

3. qu’avec ces quelques dizaines de mal élus sous le signe de sa Mouvance dite présidentielle, il a non seulement violé l’article 23 de la Constitution en avril 2010, mais il a commis des Crimes d’Etat en outrepassant les prérogatives du Conseil Constitutionnel et en violant l’article 75, qui stipule : « Le Conseil constitutionnel veille aux respects des principes constitutionnels. Il contrôle la constitutionnalité des lois. Il garantie les lois fondamentaux de la personne humaine et des libertés politiques. Il l’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics. » ;

4. La décision des mals élus sous les ordres du violeur de la Constitution l’individu Ismaël Omar Guelleh est passible de haute trahison, mais depuis l’adoption de la Constitution par le suffrage universel de la Constitution du 4 septembre 1992 l’article 83 en son 1er et dernier alinéa, qui stipule : « Il est institué une Haute Cour de Justice. Alinéa 3 Une loi organique fixe sa composition, les règles de son fonctionnement ainsi que la procédure applicable devant elle ».

Que cette Loi Organique de 1993, adoptée par l’Assemblée Nationale à l’initiative du Secrétaire du Bureau de l’Assemblée Nationale NOEL ABDI Jean-Paul, cette Loi Organique est restée lettre morte car le Décret d’application, prévue par la Loi Organique, n’a pas été adopté par le Conseil des Ministres sous l’égide de feu Hassan Gouled et de son Chef de Cabinet Patron de la Police politique l’Individu Ismaël Omar, donc, ce décret n’a pas pu être publié dans le Journal Officiel, rendant automatiquement la Loi Organique de la Haut Cour de Justice caduque.

C’est pour ces raisons, qu’il est temps de saisir les Instances Judiciaires aux Compétences Internationales afin de mettre fin à l’Impunité de ce criminel notoire.

Par conséquent :

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) constate l’urgente nécessité de l’envoi d’une Mission d’Enquête Internationale pour constater la véracité des constantes communications sur le délabrement des structures de l’Etat, des violations au quotidien des dispositions de la Constitution et des principes républicains, de la Mauvaise Gouvernance et les rackets au quotidien du secteur privé, la politique d’esclavage à l’égard des Travailleurs Djiboutiens et des violations des Conventions et Accords signés avec le BIT et l’OIT, l’urgente nécessité d’acculer à les mises immédiat des structures obligatoirement applicables dans le cadre de l’article 5 de la Constitution sur la liberté d’Expression et l’article 15 de la Loi de 1992 relative à la liberté et au respect de la Communication le gouvernement impopulaire juste soutenu par les Forces armés Djiboutiennes et les Forces Etrangères pré positionnées dans notre pays.

L’envoi en République de Djibouti d’une Mission d’Enquête des Organisations Internationales des Droits de l’Homme comme la FIDH, Amnesty International, Human Rights Watch, Fronts Line dont la LDDH est soit membre affilié soit membre correspondant, ainsi que les Organisations Régionales des Droits de l’Homme comme East and Horn of Africa et l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH) d’une part et de Reporters Sans Frontières, les Médecins Sans Frontières d’autres part, sans oublier La Rapporteur des Défenseurs des Droits de l’Homme des Nations Unies et la Rapporteur des Défenseurs des Droits de l’Homme de l’Union Africaine qui ont, à maintes reprises saisit le Chef de l’Etat de Djibouti pour s’inquiéter de notre situation en tant que Défenseur des Droits de l’Homme et qu’Ismaël Omar n’a jamais daigné répondre à leurs courriers.

Un tel mépris devrait être pris en compte par le Conseil de Sécurité des Nations Unies et par le Haut Commissariat des Droits de l’Homme de Genève ainsi que le PNUD Représentant des intérêts des Nations Unis et du contrôle d’assistance financières tant pour le développement que pour la santé qui sont malheureusement rapidement engloutis, comme « UN FOOD » dès leur réception.