30/11/2011 (B632) Radio-Trottoir. La reconnaissance prochaine du Somaliland par Djibouti.

Selon des sources fiables, nous apprenons que Guelleh devrait reconnaître la république du Somaliland, probablement demain ou dans les jours qui viennent.

Il est trop tôt pour prévoir les conséquences. Les avis des lecteurs seront certainement très partagés, entre approbation et soulagement et critiques acerbes.

La République du Somaliland n’est probablement pas encore un véritable état de droit, mais elle a le mérite d’avoir institué une zone de calme dans une région en totale effervescence et pratiquement incontrôlable à l’heure actuelle : la Somalie, avec des interférences de toutes natures : religieuses, mafieuses, étrangères (Burundi, Ouganda, Kenya, Ethiopie et USA sans parler des puissances qui interviennent probablement mais avec discrétion, comme la France ou l’Angleterre).

Quelle va être la réaction des puissances occidentales qui refusent toujours de reconnaître la République du Somaliland ? (A suivre)

30/11/2011 (B632) Houssein Robleh Dabar. Cette fois, c’était très grave, mais je continue le combat. Il faut que les jeunes se mobilisent .. ! Une interview réalisée ce mercredi matin à écouter / télécharger. (Ajout de la traduction en Français des déclarations en Somali – réalisée par un lecteur)

Houssein Robleh Dabar s’exprime en Français, puis en Somali. En dépit des souffrances qu’il endure, en raison des tortures très violentes qu’il a subies, il exprime sa détermination à poursuivre le combat et il appelle toute la communauté à se mobiliser contre le régime dictatorial et en particulier les jeunes.

A écouter en WMA

ou à télécharger en MP3

Lien de téléchargement

________________________ Traduction en Français des propos
tenus en langue Somali (Par un lecteur)

Jeunesse djiboutienne reveille-toi !

Nous ne pouvons plus continuer à vivre de cette façon. Réveillez-vous.

Il nous faut avoir la force pour combattre par tous les moyens cet homme qui a du sang sur les mains et dans son corps.

Cet homme est un loup solitaire qui règne seul sur le pays. Il a ruiné le pays, il a anéanti ses ressources naturelles et humaines. C’est une poignée d´hommes et de femmes, tous proches de lui, qui ont détourné les richesses de notre pays.

Le pays a besoins d´un changement. Il a besoin d’un homme qui réalisera l’union nationale dans le pays avec toutes ses forces toutes ses composantes et de toutes les régions. Pour atteindre notre objectif, il nous faudra verser du sang, faire des sacrifices, voir risquer nos vies.

Jeunesse djiboutienne, reveille-toi, car le moment est venu. Il ne faut pas attendre une intervention extérieure pour chasser cet homme du pays et du pouvoir.

Jeunesse djiboutienne, reveille-toi !

Mettre à l’ARDHD de donner aussi la parole aux Djiboutiens qui s´expriment directement en Somali.

30/11/2011 (B632) Farah Abadid Hildid : « Même si je dois mourir, je continue le combat. De toutes les façons, je suis déjà mort … ». A écouter / télécharger une interview poignante que Farah nous a accordée ce mercredi matin.

Dans l’interview qu’il vient de nous accorder depuis le siège du Conseil des Droits de l’Homme, Farah Abadid Hildid confirme les soupçons de torture qu’il a subie dans les locaux du SRD et le refus de délivrer un certificat constatant les lésions dont il est victime par le médecin français Bruno Dell’Aquila.

Il exprime clairement sa volonté de continuer le combat sur place, sous les directives de l’UAD et il appelle la diaspora à se mobiliser et à diffuser les informations auprès de la communauté internationale. Les opposants à Djibouti ont besoin du soutien de leurs soeurs et frères à l’étranger pour que leur sacrifice soit utile.

C’est le moment, ajoute-t-il ! Il n’y a plus une minute à perdre.

A écouter en WMA

ou à télécharger en MP3

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30/11/2011 (B632) ARDHD : communiqué de presse à propos du refus d’un médecin français établi à Djibouti, de délivrer un certificat à deux victimes de torture dans les locaux de la gendarmerie djiboutienne (SRD)

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Paris, le 30 novembre 2011
Contact : Jean-Loup Schaal

Un médecin français établi à Djibouti peut-il refuser de délivrer un certificat à une victime de tortures, au motif qu’il est membre de l’opposition politique ?

C’est ce qui est arrivé à deux victimes de tortures, qu’ils ont subies dans les locaux de la Gendarmerie djiboutienne – SRD (Service de Recherches et de Documentation)

MM Farah Abadid Hildid et Houssein Robleh Dabar, journalistes, membre de l’opposition djiboutienne légalisée et du Conseil national des Droits humains ont été arrêtés le 21 novembre, alors qu’ils étaient en réunion. Pas moins de quatre véhicules de la Gendarmerie djiboutienne ont encerclé le bâtiment et l’ont investi brutalement sans aucun mandat délivré par la Justice.

Farah Abadid et Houssein Robleh ont été immédiatement menottés et conduits dans l’un des véhicules et poussés avec de violents coups de matraque.

Arrivés dans les locaux du SRD, ils ont été torturés avec une violence inouïe. M Farah Abadid se plaint, en particulier, de troubles auditifs et M. Houssein Robleh de douleurs aux parties génitales. Les interrogateurs musclés voulaient leur faire avouer qu’ils avaient incité un juge du siège M Mohamed Cheick Souleiman Cheick Moussa (arrêté lui aussi et gardé à vue dans un lieu secret – on craint pour son intégrité physique et même pour sa vie) à appeler dans un tract à une manifestation pacifique contre le régime dictatorial.

Libérés le 24 novembre dans la soirée, M Farah Abadid Hildid, l’une des victimes s’est présentée le lendemain matin (25/11) au Cabinet du Docteur Bruno Dell’Aquila, médecin français, établi depuis de nombreuses années à Djibouti, pour demander une consultation et un certificat médical, décrivant les lésions constatées par le praticien.

Ce dernier a rédigé une ordonnance mais a refusé de délivrer un certificat (en contravention, semble-t-il, avec les recommandations de l’Ordre des Médecins – France – Cf en annexe les recommandations de 2005 du Dr Jean Pouillard, ancien Vice-Président du Conseil national)

Le lendemain 26 novembre, sur la base d’un échange par mail entre l’ARDHD et le Docteur Dell’Aquila, les deux victimes se sont rendues de nouveau au Cabinet du docteur pour demander une consultation. Saisi par une violente colère, le praticien a refusé de les recevoir et les a jetés à la porte de son cabinet en disant qu’il refusait de recevoir des membres de l’opposition politique djiboutienne.

Ce qu’il a confirmé le soir même par mail à l’ARDHD, assimilant la démarche de ces deux victimes qui souffrent et qui ont aussi besoin d’un certificat pour attester des blessures subies dans les locaux de la gendarmerie, à celle du NKVD soviétique.

Nous lançons un appel à l’Ordre français des Médecins et à RSF (Reporters sans frontières) pour qu’ils rappellent à ce médecin, ses devoirs d’assistance aux malades qui viennent le consulter, sans aucune considération concernant leur appartenance politique ou autre.

Nous lançons un appel à l’OMCT (Organisation mondiale contre la Torture) pour qu’elle puisse enquêter sur ce nouveau cas flagrant de torture, commis à Djibouti par des Gendarmes.

Nous demandons à la communauté internationale de cesser de soutenir un régime dictatorial sanguinaire qui asservit sa population, qui ruine l’économie du pays en détournant tous les fonds publics et les aides internationales et qui torture tous les opposants.

Témoignages audio des deux victimes disponibles :
M Farah Abadid Hildid : http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=15303

M Houseein Robleh Dabar : http:/www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=15304

_________________________________________
Extrait de la recommandation émise
par le Dr Jean Pouillaud,
Vice-Président du Conseil National de l’Ordre des Médecins
et membre de la Société Française d’Histoire de la Médecine.

(Ref UNAFORMEC 2005)
disponible à l’URL : http://www.unaformec.org/formation/certificats/certificats.htm
Téléchargement http://www.unaformec.org/formation/certificats/redaction_certificats.pdf

« En toutes circonstances, le praticien doit honorer le contrat social qui le lie à son patient, répondre en conscience à la confiance que ce dernier accorde à son médecin et privilégier son devoir d’assistance dans les soins et la défense de ses droits. »
(…)

« Le certificat médical, acte ayant pour objet essentiel de « constater », est un témoignage au sens du droit. car il « contient la relation des faits auxquels son auteur a assisté ou qu’il a personnellement constatés » : non pas n’importe quel fait mais un fait médical, directement ou indirectement en relation avec l’état de santé d’un patient au cours d’une consultation médicale, et ceci : moyennant les droits et obligations que lui confère la règle du secret médical »
(…)

« La rédaction des certificats fait partie de l’activité médicale habituelle du corps médical : « L’exercice de la médecine comporte normalement l’établissement par le médecin, conformément aux constations médicales qu’il est en mesure de faire, des certificats, attestations et documents dont la production est prescrite par les textes législatifs et réglementaires » art. R. 4127-76 du code de la santé publique. »
(…)

Les obligations déontologiques : signalement des maltraitances : toute personne incapable de se protéger, victime de sévices, de privations ou de violences sexuelles (art R. 4127-44 du code de la santé publique).
(…)

30/11/2011 (B632) A lire sur le site de La Tribune, un article que nous reprenons avec l’aimable autorisation des gestionnaires du site.Concession par arrêté présidentiel de 25 568 m2 à Youssouf Moussa Dawaleh

Lien avec l’article original

Après avoir permis le Hold-up contre la CNSS, le dictateur Djiboutien vient d’offir pour loyaux services à Youssouf Moussa Dawaleh, PDG de Dawaleh Construction, député et frère du Ministre braqueur des finances et des caisses vides, une superficie de 25 568m2.

Le décret est consultable en cliquant ici (Site de la Présidence djiboutienne)

29/11/2011 (B632)Vives réactions du Docteur Bruno Dell’Aquila. (Par Jean-Paul Noël Abdi)

Farah ABADID et Houssein ROBLEH DABAR se sont rendus ensembles auprès du Docteur Français Dell’Aquila ce matin vers 11 heures Djibouti.

Dès que le docteur a vu Farah ABADID il s’est mis à s’énerver en lui exprimant sa colère car il aurait été inquiété par les Forces de sécurité de la Présidence et il aurait menacé une victime de tortures de la Gendarmerie nationale de diligenter des poursuites à son encontre s’il ne sortait pas de son Cabinet.

Quant à Houssein ROBLEH DABAR, il a demandé au Docteur de le consulter car il avait très mal au testicule gauche. Avant même qu’il ne puisse terminer sa phrase, le Docteur Français a dit, sur un ton menaçant, qu’il n’allait pas l’examiner, car il était un membre de l’opposition. Même André Massida l’un des responsables Français à l’Etrangers, très ancien et important commerçant de la place et patron de Massida Transit a fait des reproches.

C’est choquant d’entendre un médecin parler sur ce ton. C’est à se demander, si les médecins français se sont soumis aux ordres du régime dictatorial contre laquelle les deux Patriotes djiboutiens combattent de façon pacifique . .

Que les médecins Djiboutiens aient peur, je les comprends car ils ne veulent pas être torturés eux aussi, mais de la part d’un français qui paie régulièrement ses patentes et qui bénéficie de la protection des autorités diplomatiques françaises, c’est incompréhensible.

NOEL ABDI Jean-Paul

29/11/2011 (B632) Un médecin refuse d’apporter son aide et sa protection à des victimes de torture à Djibouti, les accusant d’agir comme le NKVD soviétique et les menaçant de les attaquer en justice ! On croit rêver ! (ARDHD)

Hier soir, nous avons été informés du fait qu’un médecin de nationalité française exerçant à Djibouti, qui avait accepté d’examiner une victime récente des tortures à la Gendarmerie de Djibouti et qui avait délivré une prescription, avait néanmoins refusé de fournir un certificat attestant des lésions qu’il avait constaté.

Ce médecin avait répondu ce matin à notre demande d’information en disant qu’il ne se souvenait plus de cela, mais qu’il délivrait des certificats à tous les patients qui en faisaient la demande.

Nous avons donc conseillé aux victimes de retourner chez lui pour solliciter ce certificat. Selon les témoignages reçus, il semble qu’il ait eu une attitude agressive et qu’il ait refusé de leur apporter son aide et sa protection, en contradiction avec les recommandations de l’ordre français des médecins.

Ensuite il nous a adressé un message de menaces dans lequel il compare l’attitude des victimes à celle du NKVD soviétique et il se réserve le droit d’assigner en justice la LDDH et son président, auteur d’un article.

Ce charmant docteur poursuit en assimilant les victimes de torture à celles des tortureurs. Nous nous permetttons de lui rappeler qu’il est indigne, révoltant et insultant d’inverser les rôles en pareilles circonstances

De plus il confirme qu’il refuse de recevoir ces victimes. Bel exemple de l’application du serment qu’il a prononcé en devenant médecin. Serment d’hypocrite dans son cas ???

Sur ces bases nous avons sollicité l’avis de l’Ordre des Médecins et adressé l’ensemble du dossier à RSF, puisque les victimes sont deux journalistes reconnus par cette association.

29/11/2011 (B632) Nouvelle nomination dans l’Ordre des Bourreaux de la République ! L’Adjudant-Chef Abdourahman Omar Saïd. (Sources RSF)

Nous avons appris qu’Hassan Saïd, grand maître de l’Ordre des Bourreaux de la République et expert reconnu en la matière, avait décidé de soumettre le dossier de l’adjudant-chef Abdourahman Omar Saïd en vue de sa cooptation.

Les membres du comité de cooptation ont approuvé à l’unanimité sa cooptation, sur le fondement des actes et sévices infligés à Dirir Ibrahim Bouraleh, un habitant de Balbala entre les 23 et 27 avril. Cet habitant n’aurait pas survécu à ses blessures, ce qui montre l’efficacité des méthodes de cet adjudant-chef et sa réelle cruauté envers ses concitoyens.

Ensuite, il aurait ordonné les mauvais traitements infligés à Farah Abadid Hildid et Houssein Robleh Dabar.

Son nom sera ajouté à la liste des Bourreaux de la République dont il devient membre à part entière dès aujourd’hui. Le cas échéant, son dossier sera soumis aux justices pénales nationales et internationales qui auraient à instruire les plaintes des suppliciés.