20/03/2012 (B648) Sergent Ariko : message de condoléances adressé au corps de la Gendarmerie et à la famille du défunt lieutenant Mohamed Awaleh Cheik.

N’oubliez pas de consulter la page du Sergent Ariko sur FaceBook (lien)

Je viens d’apprendre le décès, en Côte d’Ivoire du lieutenant de Gendarmerie Mohamed Awaleh Cheik.

C’était un brillant officier de Gendarmerie. Il avait commandé la brigade d’Ambouli. Dernièrement, le régime lui avait confié le commandement du Centre de la Gendarmerie qui regroupe les brigades des villes d’Arta, Douda, Damerjog et Ambouli.

C’est une zone où les contrebandiers s’organisent. A la nuit tombée, après avoir passé la frontière djibouto somalilandaise ils viennent écouler leurs marchandises à Djibouti. Le régime, qui voit des ennemis partout, a demandé à la Gendarmerie d’enquêter sur cette contrebande. Le sous-lieutenant Mohamed Awaleh et ses hommes de la brigade d’Ambouli et ceux d’Arta ont pu arrêter pas mal de contrebandiers … mais la moitié se réclamait du régime !!!

Chaque contrebandier travaille pour le compte d’un haut dignitaire du régime.

Le sous-officier Mohamed était déstabilisé, à chaque fois qu’il arrêtait des contrebandiers et que les barons du régime lui donnaient l’ordre de les relâcher sous peine de sanctions …

La contrebande a pris de l’envergure et cela nuit gravement aux finances du pays. Les soldats américains, qui s’entraînent la nuit, ont demandé à ce que l’état RPP fasse des progrès pour arrêter cette contrebande, qui perturbe leurs exercices de combat de nuit. Le régime a ouvert, en 2007, une brigade à Damerjog à la demande aussi de son ex-ami devenu son ennemi, Abou Yasser, d’origine saoudienne qui exporte le bétail du Somaliland vers les pays du golfe. La brigade de Damerjog, qui est la plus grande brigade, a été inaugurée par IOG en 2007.

Le sous lieutenant Mohamed Awaleh Cheik en a pris le commandement. Mais les premiers résultats obtenus ont fortement déplu à IOG et à Hassan Saïd, le chef de la sécurité.

Tous les contrebandiers, que les hommes du sous-lieutenant Mohamed Awaleh avaient arrêtés, travaillaient pour IOG depuis le Somaliland !!

Pour le punir (?), le régime lui colla une semaine d’arrêt à son domicile. Heureusement il a été secouru par le colonel Abdi Bogoreh Hassan, chef d’état major de la Gendarmerie. Le régime avait alors reculé et il avait annulé la sanction. Les officiers de la police du Somaliland, basés au poste frontière de Loyahada, ont alors adressé leurs félicitations au sous-lieutenant Mohamed Awaleh …

On imagine que cela n’a pas été du goût du régime qui a fini par se méfier de cet officier brillant qui fourrait son nez dans ses affaires. En 2009 le colonel Abdi Bogoreh l’a promu lieutenant, après qu’il ait pu déjouer une affaire d’Etat entre le Somaliland et Djibouti. Le régime accepta de lui accorder les galons mais il se méfiait de cet officier qui prenait sa tâche à cœur, de jour, comme de nuit.

Contrairement à la majorité de ses collègues, le lieutenant Mohamed Awaleh Cheik ne broutait pas et ne fumait pas : c’est l’un des rares officiers que j’ai connu dans toute ma carrière, qui évitait cela.

C’est lui qui avait arrêté, sans aucun concours ni de l’état RPP ni du SDS, le meurtrier du jeune docteur assassiné en 2004 sur la route de Venise par des agents de la sécurité yéménite recrutés pour la circonstance.

Ce jeune docteur qui était fraichement sorti de l’école de médecine du Mali avait découvert un vaste trafic d’organes à destination des pays européens. Médecin-chef de la ville d’Ali Sabieh, il avait alerté son ministre, Abdallah Abdillahi Miguil. Savait-il que le « gardien » (je veux dire le ministre Warabey Kalayieh) était les yeux et les oreilles du couple royale dans ce ministère.

Aussitôt, l’ordre de le liquider a été décidé en haut lieu. Le jeune docteur, qui était en compagnie de sa fiancée, sur la route de Venise, a été sauvagement abattu. L’enquête confiée à la police n’a rien donné.

Il a fallu l’intervention de ce commandant de brigade pour identifier, en un temps record, les coupables. Mais ils avaient déjà pris le large vers le Yémen.

A défaut, leurs complices djiboutiens, qui les avaient aidé, ont été tous arrêtés. Le régime le décora de la médaille d’honneur (commandeur de l’ordre national du 27 juin) avec une lettre de félicitations personnelle du dictateur.

Mais officieusement ce lieutenant devenait gênant pour ce régime mal élu, qui le supportait tant qu’il avait besoin de lui. Le commandant de brigade a contribué à ramener la fierté qui manquait dans la Gendarmerie.

Mais le problème se reposa quand il démantela une énorme affaire dans laquelle étaient impliqués des gros bonnets du régime. C’est alors que son protecteur, le colonel Abdi Bogoreh Hassan fut éliminé par le régime.

Meurtri par l’assassinat de son patron par le régime, le lieutenant Mohamed Awaleh avait perdu le moral. Il assistait impuissant au développement du banditisme qui franchissait sans encombre la frontière somalilando-djiboutienne.

C’est alors que le régime l’envoya en Côte d’Ivoire comme casque bleu en compagnie de l’adjudant Hassan Saïd Awa, patron du SRD, de l’adjudant Cheik Sharif ex-chauffeur du colonel Mahdi Cheik Moussa, de l’adjudant Mahamoud dit Hano de la brigade d’Enguela et plusieurs sous-officiers de la Gendarmerie, tous mal aimés du régime RPP.

Suite aux accrochages entre les jeunes et la multiplication des jets de pierres, le régime le rappela pour rétablir l’ordre. Dernièrement, en l’absence du commandant Hussein Nour Dalieh dit lagi, patron de la compagnie de Djibouti, le lieutenant Mohamed Awaleh Cheik fut nommé, a titre provisoire, commandant de la compagnie de Djibouti.

Il avait fait arrêter des jeunes qui avaient volé un butin.

La rue calmée, le régime le renvoya en Côte d’Ivoire. Il souffrait d’une maladie des yeux. Opéré, il ne s’est pas réveillé de l’anesthésie.

Djibouti perd ainsi un grand homme et un grand officier.

Au nom de la nation djiboutienne et de l’opposition en lutte contre l’injustice, que lui-même avait combattue, j’adresse à sa veuve, à sa famille, à ses proches et à tous ses collègues, ceux qui sont en Côte d’Ivoire et ceux qui sont à Djibouti, mes condoléances les plus attristées.
I
nalilah wa ina rajihoun.

A Allah nous appartenons et vers Allah nous retournerons.

Sergent Ariko
Ton camarade de promotion.
Londres

20/03/2012 (B648) Radio-Trottoir publie le carnet rose de la principauté. Un heureux événement au palais… (Info lecteur)

Je viens d’apprendre la naissance princière du fils de Fatouma-Awo et de Tomy l’ivoirien. (cela explique-t-il pourquoi le mariage a été célébré en urgence absolue ?)

Fatouma-Awo a accouché le week-end dernier à l’hôpital américain de Neuilly, où elle se repose encore.

Sa gentille maman, la douce
Khadra Haid est venue spécialement à Paris pour voir le bébé et pour soutenir sa fille bien aimée.

Comme elle est à Paris, la gracieuse Paulette a pris quelques heures de son précieux temps pour faire les courses du ménage et elle aurait pu en profiter pour se faire … (comment dit-on) « ravaler la façade » afin d’éliminer de vilaines cernes sous-ophtalmiques qu’elle jugeait disgracieuse et qui lui donnait son âge. Une aussi douce maman a bien le droit à quelques soins de beauté, pour faire plus jeune et continuer à séduire son tendre époux, le prince noir !

Certes les soins ne sont pas gratuits à l’hôpital américain et c’est même l’inverse, puisque l’hôpital américain est considéré comme l’un des plus chers de la ville.

Mais quand tout un pays s’est mobilisé et a accepté de se priver du minimum quotidien pour offrir ces cadeaux à ses princes et princesses, il serait vraiment discourtois et même mesquin de lésiner sur les frais.

Merci aux populations djiboutiennes pour cet effort national en faveur du confort et de l’esthétique personnels du couple régent de pacotilles et de sa descendance.

20/03/2012 (B648) LDDH : 19 mars, devoir de mémoire à l’occasion de l’anniversaire des tueries commises par les forces coloniales de Paris dans Djibouti-ville en 1967.


Le Président

DEVOIR DE MEMOIRE DU 20 MARS 2012

ANNIVERSAIRE DES TUERIES COMMISES
PAR LES FORCES ARMEES COLONIALES
DE PARIS
DANS DJIBOUTI VILLE LE 19 MARS 1967

Dans les moments difficiles, il est de notre devoir de s’associer à la douleur de l’ensemble du Peuple Français avec qui nous partageons des liens d’amitiés qui se sont tissés durant la première guerre et la deuxième guerre mondiales.

Il est donc de notre devoir tout d’abord, en ce moment difficile pour les populations de confession de juive de nous joindre à elles et de partager leur douleur après la tuerie de Toulouse qui les visait particulièrement. Un « salaud » a décidé d’éliminer froidement des enfants et un adulte qui étaient totalement innocents.

Que DIEU TOUT-PUISSANT garde leur âme en Paix.

Aujourd’hui et demain la France sera en deuil, je respecte ce deuil et je ne reviendrai sur les tueries commises le 20 mars 1967, qu’après un délai de décence, soit à partir du 23 MARS 2012. En attendant je m’associe aux prières œcuméniques à la mémoire des victimes innocentes du sud-ouest de la France..

NOEL ABDI Jean-Paul

19/03/2012 (B648) Un lecteur nous recommande une vidéo publiée sur Youtube pour rendre hommage à toutes celles et ceux qui se sont engagés dans la lutte pour l’indépendance de Djibouti.

19/03/2012 (B648) Courrier des lecteurs : qui a dit que les loups ne se mangeaient pas entre eux ?

Comme cela a été annoncé sur le site de l’ARDHD, nous avons reçu la confirmation du fait qu’Ali Elmi connu également sous les surnoms d’Ali Ous ou Ali Esterel, est plongé dans une situation délicate.

Comme les raisons de son incarcération ont été publiées sur plusieurs sites dont le vôtre, il n’est pas nécessaire de les rappeler.

Mais ce qui a certainement échappé aux lecteurs, c´est le fait que deux membres de la communauté arabe seraient également impliqués dans cette affaire. IOG qui était persuadé que cette communauté lui était dévouée corps et âme, n´en revient pas !

Il ne sait plus quoi penser et sa tête risque d´exploser : il pourrait s’agir d’Fathi Ahmed Chamsan, Secrétaire général du Ministère de l´Education Nationale .

On se souviendra qu’il est le co-inventeur des états généraux de l’Education nationale, invention qu’il partage avec Abdi Ibrahim Absieh alias Hamoud, l´ancien ministre de l´Education.

J’ai noté d’ailleurs que le Sergent Ariko en parlait dans ses chroniques. Grâce à leur invention, les deux compères ont englouti des millions de nos francs financés, comme toujours par les contribuables, bien sûr!

Fathi Ahmed Chamsan fait partie de ceux qui portent la lourde responsabilité d’avoir mis notre système éducatif à genoux, en particulier en poussant nos meilleurs enseignants à préférer la route de l´exil.

Et voilà qu’après ces hauts faits, il réapparaitrait dans plusieurs affaires aussi sales les unes que les autres ! Après avoir abandonné femme et enfants au début des années 90, il a convolé avec la soeur de Nasser Ahmed Hassan alias Nasser Ghabi ou Ida Karroura, devenant son beau frère.

Mais quel rapport me diriez-vous ?

Lisez la suite pour pouvoir apprécier l’intégralité du film ! … Nasser Ahmed Hassan est le beau frère de Ali Ous. Nasser Ahmed Hassan avait été renvoyé de l´UNICEF pour faux et usage de faux au profit de son propre frère à qui il aavait tenté de faire délivrer un visa pour les USA (Nasser avait présenté son frère comme étant un cadre de l´UNICEF. Démarche certes un peu naïve quand on sait que les américains sont bien renseignés à Djibouti… Ils n’ont pas avalé la couleuvre !

Ils l’ont pris en flagrant délit de mensonge … ce qui a fait ouvrir une enquête.

L´UNICEF a calmé l´affaire et a préféré lui accorder d´abord une promotion (un poste international au Congo) puis une mis à pied aussi discrète que définitive et bien loin du pays !

Pas si bête les responsables de l´UNICEF ! Nasser Ahmed Hassan est aujourd´hui installé à Dubaï. S’occupe-t-il de commerces « particuliers » qui pourraient mettre en relation des « escortes » d’origine russe avec des homems d’affaires djiboutiens ? Possible !

Mais il serait aussi le représentant de son beau frère Ali Ous, dont certaines affaires ne seraient pas vraiment assimilables à du commerce traditionnel.

En résumé, Fathi Ahmed Chamsan est le beau frère de Nasser Ahmed Hassan, lequel est le beau frère d’Ali Ous. Assisterait-on à la mise en accusation d’un trio diabolique, placé dans le collimateur du dictateur Guelleh.

Mais le trio n’a pas l’intention de se laisser plumer sans réagir. On dit qu’ils auraient promis de mettre les affaires sur la place publique si on leur cherchait des poux dans la tête. Vont-ils parler et donner des noms de personnages hautement compromis et proches, très proches du pouvoir ?

Qui a dit que les loups ne se mangeaient pas entre eux?

A C T
Djibouti

 

18/03/2012 (B648) Le coin de l’humour. Comment faire connaître le site d’opposition que vous venez de lancer ? Comment assurer la crédibilité de vos informations ? Pour les Webmasters (ARDHD)

Vous venez de lancer un nouveau site Internet d’opposition et vous avez envie que les Djiboutiennes et les Djiboutiens le découvrent d’abord, puis le consultent régulièrement. Et pourtant vous n’avez pas les moyens d’acheter de la publicité payante sur Google ou d’autres moteurs de recherche.

La recette est simple :

– Avoir de bonnes informations à communiquer et de préférence des informations exclusives et vérifiées, c’est à dire que l’on ne trouve pas partout. Mais surtout il faut absolument que ces informations soient dérangeantes pour le pouvoir en place et pour les barons du régime.

Mais attention, pas tous : il y a baron et baron.

D’un côté les barons qui bénéficient de la protection de Paulette,

d’un autre ceux qui bénéficient du soutien du Chamelier ou Bobard 1er, si vous préférez.

Ensuite, ceux (les rares) qui peuvent se vanter d’être soutenus pas les « deux rivaux » qui forment le couple princier et infernal

Enfin ceux qui n’ont plus le soutien ni de l’un ni de l’autre et qui font semblant de se rallier à l’opposition, uniquement par dépit ou par provocation (Ex : YEB)

Bref, visez bien !

Dirigez vos flèches en priorité vers les protégés de la Grenouille à lunettes et vous allez comprendre pourquoi.

C’est comme au billard, il faut jouer avec les bandes. En fait la bande dans ce cas, c’est celle de Djibouti 24 qui va vous aider à faire connaître votre site et à lui donner toute sa crédibilité, si vous savez bien l’utiliser.

En effet, dès qu’un site ou un article est génant pour la Madame sans gêne de Djibouti, l’équipe de Djibouti 24 aux ordres d’Hassan Saïd (qui fait tout ce qu’il peut pour conserver les bonnes grâces de l’éminence grise du pouvoir djiboutien) monte au créneau et commence à balancer des Tweet. (Certains regrettent que cette équipe n’ait plus le courage d’alimenter son propre site, mais c’est un autre sujet).

C’est absolument génial ! Chaque Tweet prouve que votre site est crédible, qu’il est intéressant et que sa lecture déplait à Paulette. Pourrait-on imaginer une meilleure publicité gratuite ?

A titre d’exemple.

Nous mesurons en permanence l’audience de l’ARDHD. Dès que l’équipe de Djibouti 24 lance un Tweet insultant à notre égard, la consultation augmente de 15 à 18 % dans les heures qui suivent. C’est le signal ! Les destinataires comprennent aussitôt qu’il y a des informations intéressantes à lire sur notre site et ils le consultent.

Merci à Djibouti 24 de conforter ainsi la crédibilité du site de l’ARDHD et de faire augmenter son audience. Ce n’est peut-être pas l’objectif que vous visiez, mais les résultats sont au rendez-vous en notre faveur !

Nous n’irions pas jusqu’à dire que nous aurions du mal à faire connaître l’ARDHD sans les Tweet de Djibouti 24, mais il faut reconnaître que chacune de ses interventions, nous donne un petit coup de pouce toujours apprécié.

Alors surtout n’arrêtez pas !

18/03/2012 (B648) Rétrospective : une interview (en Somali) qu’Aden Robleh Awalleh avait accordée à la BBC en 1986, alors qu’il était venu se réfugier à Paris, pour fuir les condamnations prononcées contre lui à Djibouti. (A écouter ou à télécharger). (Info lecteur et traduction en Français) Le fichier son étant incomplet, il a été modifié à 16h30 CET

Interview d’Aden Robleh par la BBC en 1986

______________________________ Note de l’ARDHD


En dépit des propos qu’il tenait au micro de la BBC en 1986, ARA qui, n’a manifestement pas la rancune tenace, paradait en 2002, aux côtés d’IOG. Pourtant en 1986, il l’avait accusé indirectement de complicité dans la tentative d’assassinat en 1977 où il aurait du perdre la vie.

Allez ! ARA, qui n’est pas rancunier, dispose d’une belle collection de vestes ! Cela lui permet toujours de se changer en quelques minutes pour s’adapter aux circonstances et surtout pour sauvegarder ses intérêts personnels. Qui pourrait le lui reprocher, s’il ne se présentait pas comme homme politique, opposant un jour, repenti le lendemain.


Nous tenons à présenter tous nos remerciements à ce lecteur tant pour l’information qu’il vient de nous adresser que pour son travail de traduction.

Le lecteur qui nous a envoyé l’information et le fichier sonore, a pris la peine de nous proposer ci-après, une traduction en Français pour faciliter la compréhension des auditeurs qui ne parlent pas le Somali. Nous rappelons que cette traduction n’est proposée qu’à titre d’aide à la compréhension, et que nous sommes dans l’incapacité d’en garantir la fidélité.

En cas de divergences, seule la version « audio » en langue Somali ferait foi.



______________________________
Extrait sonore BBC de 1986


1°) A écouter en WMA


2°) A télécharger en MP3
Lien de téléchargement

____________________ Traduction en Français (sans garantie)


BBC
Aden Robleh Awalleh est né Djibouti il y a 46 ans (1986). Après avoir terminé ses études secondaires à Djibouti il est venu en France pour faire des études de droit entre 1965 et 1968

De 1969 à 1977 il a été secrétaire général du Front de Libération de la Cote Somalie (FLCS)

Le 23 juin 1977 à Loyada (frontière entre Djibouti et Somalie) il a échappé à une tentative d »assassinat.

En 1978 il est nommé ministre du Commerce du Transport et du Tourisme de Djibouti (MTCT)

En 1983 il démissionne de son poste de ministre (MTCT). Selon lui ce serait pour des raisons de santé.

En 1983 il publie le livre « Djibouti, clé de la mer rouge ».

En mai 1986, il quitte précipitamment Djibouti par la route vers l Ethiopie. Juste quelques jours après avoir été exclu de ses fonctions de dirigeant au sein du Rassemblement Populaire pour le Progrès – RPP.

1986 ARA et certains de ses sympathisants ont été condamnés par contumace à des peines d’emprisonnement à perpétuité.

Comme nous l’avions annoncé dans nos précédentes émissions, la Justice djiboutienne vient de le condamner, par contumace, à une peine de prison à perpétuité pour « association de malfaiteurs, détention d’armes, tentative de coup d’état et tentative d’assassinat des plus hautes autorités de Djibouti ».

Après son séjour en Ethiopie, ARA s’est réfugié à Paris et il nous a accordé un interview par téléphone.
______________________________

BBC
Monsieur Robleh, le tribunal de Djibouti vous a condamné par contumace pour association de malfaiteurs, détention d’armes, tentative de coups d’état et tentative d’assassinat des plus hautes autorités de Djibouti. Quels sont vos commentaires ?

ARA
Toutes ces accusations portées contre moi, sont totalement infondées. Je vous retrace l’historique. A l’origine, j’ai écrit une longue lettre à Monsieur le président de la République Hassan Gouled Aptidon (HGA) où j’évoquais la mauvaise gouvernance, les agissement illégaux des certains services publiques et les détournement des deniers de l’état. J’ajoutais que si des mesures n’étaient pas prises pour les éradiquer, le pays s’enfoncerait dans le chaos.

Il faut ajouter le livre que j’ai écrit. Monsieur Gouled a considéré, que le simple fait de citer ces faits, était une mise en cause personnelle contre lui. Je n’ai jamais tué personne, et je n’en tuerai pas dans l´avenir. Mais je n´ai pas peur de la guerre telle qu´elle est.

BBC
Pourquoi êtes-vous exclu du RPP, le partir du Rassemblement Pour le Progrés (RPP) ?

ARA
Mais ce ne sont que des prétextes imaginées par M. Gouled, qui prétend que j’aurais déposé une bombe dans le centre ville. Cela pour cacher le fait qu’il y a une guerre politique actuellement. Les vraies raisons sont les suivantes :

1 – Le livre « Djibouti la clé de la mer rouge » a été mise en vente en février 1986. J’y ai décrit le rôle « très modeste » de M. Gouled dans la lutte pour l´indépendance. Selon des informations vérfiées qui m’ont été rapportées, M. Gouled aurait contesté la description que j’ai fait de sa « modeste » participation dans la lutte pour l´indépendance de Djibouti.

2 – Quelques jours après la sortie de mon livre, j’ai envoyé une longue lettre à Hassan Gouled Aptidon dans laquelle, j´ai fait état de la mauvaise gestion actuelle du pays, des détournements des deniers publics, des agissement illégaux de certains services de l´Etat, etc…. je lui ai demandé à ce que des mesures soient prises pour y mettre un terme.

3 – Des rumeurs faisaient état de ma possible participation comme candidat à l’élection présidentielle, contre M Gouled.

En fait tous les élements que je viens de citer, pouvaient constituer une menace réelle pour M. Gouled et son gouvernement. Cela explique qu’il a décidé de m’éliminer physiquement.

BBC
Voulez-vous dire que ce ne sont que des motifs qui ont été imaginés pour détruire votre image et votre réputation ?

ARA
Je dit que toutes ces accusation portées contre moi sont infondées. Elles n’ont qu’un objectif : discréditer ma personalité? Aprés avoir analysé tous ces éléments, j´ai considéré que ma vie était en danger et c’est pourquoi j´ai décidé de quitter le pays en urgence, pour fuir les répresailles aveugles ordonnées par M Gouled.

Il y a un secret que je n´avais jamais encore dévoilé. C´est la tentative d´assassinat sur ma personne le 23 juin 1977 à Loyada ( la ville frontiére entre la Somalie et Djibouti). Cela s’est passé quatre jours avant l’indépendance de Djibouti. Je profite de cette occasion pour dévoiler les véritables commanditaires de cet assassinat.

BBC
On a soupçonné à l’époque que le gouvernement somalien et son président Siad Barre était derrière cette tentative d’assassinat contre vous le 23 juin 1977. Avez-vous une version différente ?

ARA
Je vais voud dire la verité à propos de cette tentative d´assassinat contre ma personne. Je vous rappelle que cela s’est produit quatre jours avant l´indépendance.

C’est Hassan Gouled qui a donné l´ordre de me tuer. Il a chargé son neveu Idriss Omar Guelleh (frére de Ismail Omar Guelleh « IOG ») de la sale besogne. Il a pris contact avec l’un de mes collégues du FLCS, en l´occurence Ali Guelleh.

Ali Guelleh m’a dit « tu ne m’as pas écouté lorsque je t’ai dit, à Mogadiscio, de te mettre en retrait derrière Hassan Gouled et de ne rien tenter pour lui barrer la route de la présidence. Et il vida son chargeur contre moi. Sa mission terminée, il en rendit immédiatement compte à Idriss Omar Guelleh, pour lui confirmer que le travail était achevé.

J´ai aussitôt compris c’était Gouled qui avait ordonné de m’éliminer physiquement

Comme je l’ai dit Ali Guelleh rendit compte de sa mission chez Idriss Omar Guelleh en présence de trois personnes, dont le colonel Doualeh. Il confirma que j’étais mort. Ensuite Idriss Omar Guelleh et Doualeh ont tué Ali Guelleh afin qu’il ne subsiste aucune preuve de mon assassinat.

Comme j’ai survécu, ils ont fait prononcer ma condamnation, par contumace ,par le tribunal de Djibouti à la prison à perpétuité.

Tout ceci sont des preuves irréfutables, à prendre au sérieux.

Aprés avoir analysé tous ces élements, j´ai considéré que ma vie était en danger et que je n’avais pas d’autre choix que de quitter précipitament le pays. J’ai décidé de poursuivre le combat depuis l´étranger.

BBC
Pourquoi ne le dévoiler qu’aujourd’hui ? Alors que les faits que vous évoquez se sont produits, il y a neuf ans, le 23 juin 77 à Loyada.

ARA
Je ne les avais pas dévoilé avant pour eviter une guerre civile entre mes sympatisants et ceux de Gouled. C ´etait pour préserver l´unité et la paix du pays. Je me suis toujours comporté en homme responsable. La verité est que cet évenement á été commandité par HGA en personne.

Simplement au regard de la situation actuelle, j’ai jugé qu’il était tant de dévoiler ces informations pour montrer aux Djiboutien le vrai visage d’Hassan Gouled Aptidon.

Je ne suis pas là pour l’insulter. Aujourd’hui c´est un homme agé de 76 ans (1986), mais tout simplement pour expliquer aux Djiboutiens le vrai visage du Président Gouled Aptidon

BBC
Selon le journal de la lettre de l´Ocean Indien vous auriez détourné de l´argent de la compagnie aérienne Air Djibouti. Aujourd’hui la compagnie serait en faillite, qu’en dites-vous ?

ARA
Tout cela n’est qu’une campagne de dénigrement dirigée contre moi. Elle est commanditée par Hassan Gouled, Ismail Omar Guelleh et Moumin Bahdon ( quand il était ministre des affaires étrangères afin de nuire à ma réputation et de me mettre « hors service » de la politique. Ces personnes citées ci-dessus ont fourni de fausses informations à LOI.

J´ai porté plainte contre LOI et son rédacteur en chef devant le tribunal de grande instance de Paris. J´ai gagné le procés et et LOI a été condamné à me verser 1FF symbolique. Le tribunal m’a lavé de tout soupçon de détournements de fonds au détriment d’Air Djibouti. Le verdict du tribunal á été publié dans plusieurs journaux tels que « Marché tropicaux » et surtout le grand quotidient « Le Monde ».

Mais j’accuse M Gouled d’avoir détourné des deniers publiques, en particulier dans les cas que je vais présenter :

1- Un montant de 300.000.000 de Fdj pour la constuction de sa maison d´Arta dont il dit qu´il est proprietaire. Après huit années passées à la présidence avec une indemnité mensuelle de 300.000 Fdj comment aurait-il pu économiser une telle somme ?

2- Un montant de 2.600.000.000 Fdj destiné à la réalisation du projet PK 20. Aucune construction n’a été réalisée au PK 20, alors où est passée la somme ?

3- Il a fait construire dans la capitale deux immeubles de 25 appartement chacun : on peut se demander d’où vient l’argent..

4- Une somme de 260.000.000 Fdj a été prélevée sur le trésor public, soi-disant pour assurer la sécurité des chef de l’éetat de l’IGAD qui se réunissaient à Djibouti. Or je sais que les dépenses relatives à leur sécurité n’ont pas dépassé les 10.000.000 fd. On peut se demander où sont passés les 250.000.000 Fdj restant.

BBC
Bien que vous ayez été exclu du RPP, vous êtes toujours député de l´assemblée nationale.

ARA
Maintenant que je suis en dehors du pays, je retrouve ma liberté de parole. C’est depuis l’extérieur que je continuerai désormais mon combat pour l´instauration de la démocratie et je me présenterai lors de la prochaine élection présidentielle.

Je le dis à Gouled. Il ne peut pas refuser qu´une autre personne se presente contre lui lors de l’élection. Que ce soit moi ou une autre personne. Mais Gouled n´acceptera jamais de concuirrence, car il veut continuer à diriger le pays avec un main de fer, continuer à prendre en otage la population et asphyxier l´économie djiboutienne.

BBC
C´etait Aden Robleh Awaleh, ancien Ministre du commerce, des transports et du tourisme, en exil à Paris.

18/03/2012 (B648) Courrier des lecteurs. Si la situation financière est aussi catastrophique, expliquez-moi les raisons pour lesquelles, IOG ne met pas la main à la poche pour faire la paye des fonctionnaires ? (Lectrice)

En lisant différents articles, dont les chroniques fort appréciées du Sergent Ariko, je constate que chacun s’accorde à dire que l’Etat, le port et différentes institutions sont au bord de la faillite … et que Guelleh cherche de l’argent partout ..

Pour quelles raisons, ne met-il pas la main au portefeuille pour renflouer le trésor public, qu’il a largement contribué à les mettre dans l’état de faillite où l’on dit qu’il se trouve.

Après tout, c’est de sa faute. Il est milliardaire grâce à l’argent qu’il a volé : en période de crise, il pourrait en rendre une partie, ce qui ne changera pas grand chose pour lui, car de toutes les façons il ne pourra jamais tout utiliser. Même s’il peut faire 6 repas par jour (au lieu de trois, compte-tenu de son embonpoint exagéré), il ne pourra pas manger plus de toutes les façons …

Allez faites spontanément ce beau geste M. Guelleh. Je suis certaine que cela vous rapprochera du peuple qui vous a rejeté massivement, comme l’écrit Ariko.