30/04/2012 (B654) Sergent Ariko : purge au sein du corps de la garde républicaine (2ème partie)

N’oubliez pas de consulter la page du Sergent Ariko sur FaceBook (lien)

__________________ Pénurie d’eau !

D’abord, il faut signaler que les habitants de la capitale ont été privés d’eau depuis lundi soir. L’eau ne coulait plus à Djibouti ville. Pendant ce temps, le régime se limite à observer la population qui souffre.


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Une attaque d’Haramous « organisée » pour tester la Garde républicaine ?

L’objectif du plan préparé par Hachi, avec la complicité du secrétaire général de la présidence, était de tester les unités de la garde républicaine.

Par ailleurs chacun savait que Mahdi était plongée dans une forme de dépression depuis sa mise à l’écart du port de Djibouti, sur requête personnelle de la dernière dame, qui en voulait à son père Abdi Omar Guelleh parce qu’il s’était prononcé contre son mariage avec IOG. 

(J’ai préparé un rapport sur le sujet et il sera bientôt mis en ligne sur le site de l’ARDHD).

Certains affirment même  qu’IOG était personnellement au courant de ce plan diabolique.

Il est quand même étonnant que Mahdi ait pu arriver jusqu’au grand portail du palais de Haramous, alors qu’il faut franchir 3 check-points.

Impossible qu’il ait pu les franchir sans aide et sans être arrêté avant.

Est-ce que les unités de garde au palais de Haramous avaient reçu l’ordre de ne pas tirer sur le fils d’Abdi Omar Guelleh parce qu’il est membre de la famille ?

Au fond, le complot visait à écarter le colonel berger Mohamed Djama, mais il a mal fonctionné parce que le Berger en avait été avisé à la dernière minute.

Il est plus que probable que Mahdi avait été drogué pour qu’il parte ainsi seul à l’attaque de la résidence … de son oncle.

La mise en scène de ce film version famille IOG n’a pas surpris bon nombre de djiboutiens habitués à assister à ces numéros de cirque depuis que le gros chef a pris le pouvoir par la force et par le vol.

Voudrait-on nous faire croire que le jeune Mahdi ait pu forcer tous les barrages pour arriver sain et sauf au grand portail ?


La mise en scène est grotesque.

Tout le monde savait et Mahdi ne pouvait l’ignorer, que la dernière dame n’était pas là puisqu’elle se trouve en France pour assister sa fille qui vient d’accoucher à l’hôpital américain de Neuilly.

IOG se trouvait, lui, à Dikhil pour son faire son show devant une jeunesse délaissée.

On sait aussi que les unités de la Garde républicaine en faction au palais de Haramous sont bien équipées et qu’elles utilisent des chiens « bergers allemands » capables de détecter la présence d’un intrus dans un large périmètre.

Mahdi a certainement joué la comédie, mais les unités de la GR devaient avoir des ordres précis pour le laisser passer.

Par ailleurs les Djiboutiennes et les Djiboutiens se demandent où Mahdi a bien pu se procurer le Beretta qu’il destinait à impressionner son oncle chef de l’état ?

La mise en scène était bien préparée et elle s’est déroulée selon le plan de ses concepteurs. Ensuite, IOG a été conduit au camp Omar Aline. Pendant ce temps, les unités stationnées au palais d’Haramous jouaient aux cow-boys en tirant en l’air pour bien montrer que la sécurité du gros chef était entre de bonnes mains : les leurs !

Mahdi n’a pas été blessé bien que sa voiture ait été criblée de balles ? Bizarre, il n’a même pas été mordu par les bergers allemands de la brigade cynophile de la GR. Il a été juste arrêté et placé en détention jusqu’à l’arrivée du Colonel-berger.

IOG, très mécontent en apparence, ordonna l’ouverture d’une enquête rapide pour identifier les coupables de ce show, se gardant bien de dire officiellement, qu’il était au courant, à l’avance !

Sinon il aurait pu être tué !

On remarque aussi que dans ce moment intense (dit-on !) ni l’agresseur présumé, ni aucun homme de la Garde républicaine n’a même été égratigné ????

Mahdi était-il conscient des risques ? Probablement, mais sous l’effet de la drogue, il a été incapable de tirer. Il a juste fracassé le grand portail avec son véhicule.

Or au-dessus de ce portail il y a deux cameras  de vidéosurveillance qui enregistrent toutes les allers et venus. Quels secrets, les enregistrements ont-ils livrés ?

On peut supposer, qu’il y a du avoir des complicités a l’intérieur : les gardes auraient-ils reçu la consigne de ne pas tuer Mahdi pour éviter un scandale dans la famille d’IOG.

Le mariage d’IOG avec Paulette avait été l’origine de grandes tensions entre la famille Haid et celle d’IOG. N’oublions pas qu’elle était auparavant l’épouse de l’ancien premier ministre Abdallah Kamil.

Les afars ont considéré qu’IOG leur faisait affront. Ils attendraient, aujourd’hui encore le moment opportun pour la faire payer pour cette trahison.

Il aurait pu avoir été demandé à Mahdi de ne pas causer de dégâts importants dans le Palais mais de se limiter à faire peur à tous les occupants dont le gardien éthiopien et les femmes de ménage qui sont toutes issues de la tribu de la dernière dame.

Mahdi a du voir la voiture de son oncle qui rentrait d’une inspection de routine et il aurait foncé dessus en imaginant que son oncle se trouvait à bord.  Arrivé ensuite à la hauteur de la piscine où nage souvent IOG lorsqu’il fait chaud, le jeune Mahdi aurait perdu ses esprits et il se serait déshabillé. Le Damahi qu’on lui aurait fait ingurgiter auparavant, commençait-il à perdre ses effets ?

Trois gardes du corps, qui restent en permanence au palais, ont pu le maîtriser rapidement. L’autre fille d’IOG était devant son ordinateur : elle devait « chatter » sur FaceBook. Aussitôt, elle a été emmené en un lieu sur et Mahdi a été conduit à la direction de la sécurité nationale sise au plateau du serpent. 

Là il fut interrogé par les agents de Hassan Saïd pour connaître ses motivations exactes. Mahdi a commencé par dénoncer ceux qui l’ont manipulé et en particulier Ismaël Tani, le secrétaire général de la présidence. Il a été remis ensuite à son autre cousin, Mohamed Djama Doualeh, le Colonel-berger qui l’a escorté jusqu’à l’intérieur du camp Omar Aline.

IOG avait déjà eu le temps d’exiger une enquête rapide pour identifier les failles du système de la sécurité présidentielle. Le colonel berger a été pointé du doigt mais il s’est défendu en rappelant u’il était a Dikhil lors de l’attaque. La colère d’IOG s’est abattue sur le commandant de peloton de garde ce soir à la résidence de Haramous mer.

– Tout le peloton a été sanctionné.

Certains ont été renvoyés dans leur corps respectifs à savoir la gendarmerie et la brigade spéciale de la police nationale. Une véritable chasse aux sorcières s’est emparée du camp Omar Aline. 

– Pour IOG c’en est trop ! Son palais n’est pas assez surveillé.

On se rappelle qu’il y a plusieurs semaines, des Djiboutiens s’étaient dénudés devant IOG qui rentrait au Palais : une autre défaillance. Et avant cela, 3 djiboutiens ivres d’alcool avaient fait irruption devant la grille de l’avant poste de la Garde républicaine vers minuit. Deux avaient été abattus sur place et le 3ème capturé et remis au SDS.

D’autres soldats avaient « payé » la colère iogienne. Mohamed Djama en avait profité pour se débarrasser de tous les soldats qui lui faisaient ombrage. Les plus proches du dictateur avaient été envoyés, en punition pour 4 mois, à Doumera.

Hussein-Hassan-farahLe commandant Hussein Hassan Farah qui est techniquement responsable des unités qui montent la garde au palais de la présidence, de Haramous, de la résidence de Arta, de la résidence du Day et enfin de la résidence en construction d’Ali Sabieh, a aussi payé. 

Hussein Hassan avait été envoyé en punition à Doumera. Or il n’est responsable en aucune façon de cette machination.

Pour le dictateur, il faut éliminer les éléments qui ne sont pas surs, au sein de la garde républicaine.

Depuis qu’il a déclaré à Jeune Afrique qu’il passerait le témoin à la fin de ce mandat, les spéculations vont bon train dans le cercle fermé des barons du régime mal élu.

Pendant que la population se débat dans la misère, les Warabeys du régime préparent déjà l’après IOG.

Longtemps IOG a cherché celui qui serait capable de le remplacer.

Comme à ses yeux, Yacin Elmi Bouh, qui aurait pu prétendre à recueillir l’héritage, a failli à sa mission, il  veut quelqu’un de confiance qui saura le protéger des ardeurs de la justice française.

Il n’oublie pas que Paris a finalement arrêté le terroriste Carlos, longtemps recherché par la DST française. Il purge actuellement une peine de prison à perpétuité.

Il faut qu’il se protège avec son épouse : son remplaçant devra, avant tout, garantir qu’ils pourront passer une retraite dorée et tranquille.

Pas si facile que cela, car Paris n’a pas abandonné l’instruction pour l’assassinat du Juge Bernard Borrel.

Pour  la population, cette histoire montée de toutes pièces, est surtout révélatrice des angoisses et de l’incapacité d’IOG a maîtriser son système, qui lui explose progressivement entre les mains.

Aux termes de l’enquête conduite par le berger Mohamed Djama, c’est son second, le commandant Hussein Hassan Farah, qui a été écarté au profit du commandant Ibrahim Abdi Farah dit Coca.

– Ce dernier est le protégé actuel de la dernière dame.

Maintenant que Coca a obtenu les pleins pouvoirs, la dernière dame  n’a plus qu’un geste à faire : obtenir le limogeage du Colonel-berger et introduire le colonel Mohamed Ali Absieh qui est de sa tribu.

Plusieurs sous-officiers Mamassan ont déjà été écartés de la Garde républicaine et remplacés par d’autres personnes (Issak et Gadaboursi) sur les conseils d’Hachi et de Kadra.

La tribu Mamassan voit dans ces mises à l’écart, la volonté réelle de réduire son pouvoir au moment où IOG n’ose plus résister à Kadra Haid.

Mahdi qui a perdu la tête depuis ce jour, a été condamné à deux mois de détention, qu’il ne passera pas à Gabode mais chez lui.

C’est normal, car la justice d’ina Omar Guelleh ne condamne pas sévèrement les membres de sa famille … mais elle se rattrape sur les autres !

Garde républicaine - Djibouti

La Garde républicaine survivra-t-elle à cette guerre souterraine que se livrent les deux tribus Issa Mamassan et Issak ?

 

Le temps nous le dira…

Sergent Ariko
Londres

29/04/2012 (B654) Après deux reports au minimum, le Congrés bidon du RPP devrait s’ouvrir demain lundi 30 avril à 9h30 à La Corniche (Sgt Ariko)

Le Sergent Ariko vient de nous faire savoir que le Congrès du RPP devrait s’ouvrir demain lundi matin vers 9h30. Ce congrès avait été reporté à plusieurs reprises (au moins deux), probablement en raison de profonds désaccords entre les barons et de querelles de pouvoir.

Une nouveau numéro de cirque en perspective. Chacun pourra d’ailleurs se demander qui tire les ficelles : la Paulette ou son Chamelier.

28/04/2012 (B654) Les dernières nouvelles du front (par nos correspondants)

SomalieQuelle est la nouvelle de l’armée djiboutienne ?

C’est la question que se posent ces derniers temps de nombreux djiboutiens sur le sort de leurs soldats qui se trouvent à Djibouti et ceux déployés en Somalie dans le cadre de l’AMISOM.

Et bien, la nouvelle n’est pas rassurante.

En effet, on observe ces derniers jours une grogne des soldats dans les casernes militaires où certains soldats n’obéissent plus aux ordres de leurs supérieurs dont certains sont actuellement sous emprisonnement militaire.

S’y ajoutent d’autres soldats qui désertent le camp d’Ali Ounes où sont entrainés les soldats qui sont censés rejoindre le contingent déjà envoyé en Somalie.

Face à cela, l’état-major de l’armée croit avoir trouvé la solution en recrutant des jeunes, qui touchés par le chômage massif et la misère, se réfugient dans l’armée pour gagner leur vie et aider par la suite leurs familles.

Mais la vérité est toute autre chose car le malaise social touche aussi l’armée et nous y reviendrons dans un prochain article.

Les aller et retour de Dembil

On apprend que le docile Colonel Abdo Abdi Dembil effectue ces derniers temps des va-et-vient entre Djibouti et l’Ethiopie pour assurer des missions de contact avec les autorités militaires éthiopiennes. S’agit-il de préparer le terrain pour le déploiement prochain des soldats djiboutiens  en Somalie dans la région de Beledweyne afin de « relever les troupes éthiopiennes dans les zones de l’ouest et soutenir la prise de contrôle par le Gouvernement somalien, dans tout le sud et le centre de la Somalie ».

Le colonel Dembi a-t-il oublié  le moral bas et le malaise social qui taraude ses soldats ?

Faut-il rappeler que le colonel Dembil, chef des opérations de l’armée et chef du 3eme bureau du renseignement militaire a conclu dans son dernier rapport de mission que le déploiement des troupes djiboutiennes dans la région de Beledweyne serait un grand désastre pour l’armée djiboutienne faute de moyens de matériels militaires et d’effectifs suffisants sachant le faible effectif des soldats djiboutiens (a peu près 4 000) et leurs formations insuffisantes.

L’arrestation d’Abdo Gaab, membre de l’état-major militaire du FRUD-armé

La situation est tendue au Nord du pays et l’on apprend, selon des sources militaires bien informées, l’arrestation d’Abdo Gaab plus connu sous le nom Afar d’Our Abdo, membre de l’état-major militaire du FRUD-armé dirigé par Mohamed Kadamy. Il a été arrêté avec 6 des ses gardes du corps, fin mars 2012 à Rara dans la région de Dalho situé au Nord du pays. D’autres sources affirment qu’ils sont détenus et sévèrement torturés dans la caserne militaire de Wadi située dans la région d’Obock.

Le FRUD-armé pourra-t-il faire parler de lui ?

L’arrivée de l’Ougas des Issas :

Autre fait marquant de cette semaine, c’est l’arrivée à Djibouti d’hier soir de l’Ougas des Issas accueilli en « grande pompe » par le vrai maitre du Beit-wali M. Isamïl  Tani  ainsi que par les ministres Tiji.

Pourquoi cette arrivée précipitée en catimini de l’Ougas pour que la population djiboutienne soit informée au préalable ?

L’Etat-RPP est-il voué à l’échec ou à la disparition ?

Selon des sources proches, l’Etat-RPP n’a pas encore tenu son congres qui avait été programmé initialement pour le 4 mars, puis le 18 avril. Encore un échec !

Et maintenant, il prévoit tenir leur congrès ce lundi 30 avril sans oublier les réunions nocturnes de RPP tenues dans les maisons des nouveaux dinosaures du RPP à savoir Ilyas Moussa Dawaleh et Amareh Saïd tous deux ministres Tiji (tendance Ismaïl Tani). Veulent-ils écarter les anciens maitres du RPP à savoir Dileita et Arnaoud ?

Alors le spectacle de l’Etat-RPP semble-t-il, commence, sans oublier aussi le spectacle parallèle de Yacin Elmi Bouh qui se veut opposant comme à l’époque de Moussa Tour en 1993.

L’info continue

28/04/2012 (B654) La patience est le courage de la vertu. (Par Bouh Warsama)


Retrouvez l’intégralité des chroniques
de Bouh Warsama : lien

La patience est le courage de la vertu.

Charles Taylor,

ex président déchu du Libéria a été reconnu coupable de crimes contre l’Humanité et de Crimes de Guerre par le Tribunal Spécial pour la Sierra Leone.


Par Bouh Warsama

On peut affirmer bien haut que ce verdict est historique et qu’il a, de plus, une valeur de « message fort » à l’encontre des petits roitelets et pharaons de pacotille qui, de par le monde, asservissent les populations de leur pays respectif, font torturer voire même assassiner ceux qui les dérangent, politiquement parlant.

– Pour la Tyrannie supposée éclairée et de par le monde, les « carottes sont presque cuites »

Cette sentence a été accueillie par des cris de joie dans un pays soudainement en liesse et bien plus encore dans la capitale de la Sierra Leone, Freetown, où l’audience du Tribunal Spécial était retransmise en direct à la télévision.

Le procès du tyran, Charles Taylor, arrêté au Nigéria en 2006 et qui avait toujours plaidé « non coupable » malgré toutes les preuves irréfutables accumulées contre lui par le ministère public, s’était ouvert le 4 juin 2007 et achevé presque 4 années plus tard ; soit le 11 mars 2011.

Ceux qui furent parmi les « exécuteurs des basses œuvres » et tortionnaires aux ordres de Charles Taylor, qui se pensaient être blanchis ou tout le moins être en mesure de passer à côté d’une sentence, se sont vus être condamnés à des peines relativement lourdes.

C’est ainsi qu’une première « charrette constituée de 8 accusés » a été condamnée par le Tribunal Spécial  pour la Sierra Leone (TSSL) à des peines allant de 15 à 52 années de prison.

Années d’emprisonnement à effectuer en Sierra Leone ou en Grande-Bretagne (sur décision du TSSL le 30 mai prochain) sans possibilité d’une quelconque réduction de peine et, on ose l’imaginer et l’espérer, sous la garde de quelques anciennes victimes du régime Taylor.

Nul doute que dans ce cas Charles Taylor ne pourrait pas espérer acheter quelques consciences, comme il le fit par le passé.

Ajoutons à cela qu’une unité de recherche des anciens criminels, constituée en 2004, continue son long travail à partir de Freetown afin d’appréhender sur le plan international et de faire passer devant le TSSL, sans exception d’aucune sorte, les responsables de la guerre civile et les tortionnaires : guerre civile qui a fait plus de 120 000 morts entre 1991 et 2001.

Quant à Charles Taylor, il sera fixé sur sa peine le 30 mai de cette année qui, d’ors et déjà, devrait être bien supérieure à celles infligées à ses subordonnés.

Selon les ONG, qui œuvrent en Sierra Leone, cette décision historique est un pas très important qui vient d’être franchi dans la lutte contre toutes les impunités outrancières derrière lesquelles tentaient de se protéger, jusqu’à ce jour, certains tyrans.

De même, l’Union européenne voit dans ce verdict du TSSL une « décision historique dans la lutte contre l’impunité » dont l’impact « dépasse largement la Sierra Leone ».

Selon Mme Elise Keppler, responsable pour l’association Human Rights Watch (HWR) des questions de justice internationale, la condamnation de Charles Taylor envoie un « puissant message selon lequel même ceux qui occupent les postes les plus élevés peuvent être tenus de Rendre des Comptes pour les crimes graves » qu’ils auront commis ou fait commettre…

Somalie– Démonstration est faite qu’à Djibouti comme ailleurs, la patience est la clé de la délivrance et de l’avènement à une amorce de démocratie.

Ce jugement exemplaire du Tribunal Spécial pour la Sierra Leone apporte une certaine justice et reconnaissance internationale de ce qu’ont subi toutes les victimes et leurs familles qui par milliers ont payé un prix terrible pour les crimes commis par la folie inhumaine de quelques-uns.

Vient inévitablement la question posée à l’opposition politique :

« à quand un Tribunal Spécial de Djibouti ? »

27/04/2012 (B653) A lire sur LOI cette semaine …

______________________ Djibouti


LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN

Omar Osman Rabeh
Ancien militant nationaliste somali et farouche opposant du régime djiboutien qui l’a expulsé en 1983, Omar Osman Rabeh, 66 ans, était revenu à Djibouti il y a (…)

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DJIBOUTI
Un nouveau parti en gestation L’ombre de l’ex-ministre de l’intérieur Yacin Elmi Bouh plane sur un groupe de dissidents du régime qui envisage de fonder un parti politique et vient de lancer un journal. […]

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DJIBOUTI (Article gratuit)
Les bonnes affaires du clan Dawaleh Un certain nombre de membres de la famille du ministre des finances Ilyas Moussa Dawaleh [ … ] GRATUIT

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN

DJIBOUTI Harmonica Services
Le golden-boy Yacin Aouled Farah, directeur général de DjibClean, a récemment perdu (…)

26/04/2012 (B653) ARD : message de condoléances pour la disparition d’Aden Houmed dit « Boka » survenue à Adoyla

Nous avons appris avec tristesse le décès survenu hier à Adoyla du notable Aden Houmed dit Boka.

Le septuagénaire qui vient de nous quitter était une autorité traditionnelle connue et respectée de Weima dans la région de Tadjourah.

Personnalité chaleureuse et influente Aden Boka était également un éminent membre du comité de sages de notre parti à Tadjourah.

La féderation de Tadjourah et toute la direction de l’ARD adressent leurs condoléances attristées à toute la famille d’Aden Boka. Qu’allah l’accueille en son paradis éternel. Amin.

Inna Lillah wa inna illeyhi Raaji’uun.

25/04/2012 (B653) Hypothèses. Que devient le Corps expéditionnaire djiboutien envoyé en Somalie, dont on ne parle plus jamais .. ? (ARDHD)

On sait que Guelleh avait promis, à son « homologue » somalien, l’envoi d’un corps expéditionnaire de près de 850 hommes en Somalie.

Le départ des troupes avait été retardé à de nombreuses reprises : en cause officiellement, le temps nécessaire pour former les hommes au camp Ali Ounes avec le renfort d’instructeurs français et américains et probablement des difficultés de langue … En réalité, il semble qu’il y ait eu plutôt de nombreuses défections et même désertions au niveau des hommes de troupe.

On sait aussi que de nombreux galonnés avaient refusé l’honneur suprême qui consistait à commander un détachement au combat.

Il se murmurait que les forces armées djiboutiennes n’avaient nul envie d’aller se battre contre les Al Shebbab, car elles ne voyaient pas bien la légitimité de leur intervention …

Puis Dileita et Guelleh s’étaient rendus au camp pour saluer le départ vers le 18 décembre 2011, du premier contingent de 200 hommes qui sont effectivement arrivés à Mogadiscio.

Coin des bonnes affairesLa polémique serait venu du fait que Guelleh aurait pris l’engagement auprès de l’UA et probablement de l’Ethiopie d’envoyer ses militaires au combat … Alors qu’il disait à ces mêmes militaires qu’ils ne participeraient qu’à des opérations de sécurisation des populations civiles. Entre les deux affirmations du « gros menteur récidiviste », il y a un énorme fossé, que les militaires djiboutiens ont bien mesuré, ce qui avait certainement renforcé leur manque de motivation.

IOG a certainement perçu les aides payées par l’UA pour cette opération, mais nous pensons savoir de bonnes sources, que ces sommes n’ont pas été repercutées au niveau de la troupe, en particulier en termes de primes, etc…

En tout cas, aujourd’hui, on ne parle plus de l’envoi des 650 hommes qui auraient du rejoindre leurs camarades. On sait qui commande le corps djiboutien le L-C Sougouleh, mais on sait moins de qui il prend ses ordres.

Une harmonisation du commandant des forces étrangères « d’occupation » en Somalie est à l’ordre du jour. Sous le commandement de l’AMISOM, seraient regroupés les Kenyans et les Ethiopiens, aux côtés des Burundais et des Ougandais. Mais Guelleh refuserait toujours l’intégration des forces djiboutiennes dans l’AMISOM.

Va-t-il retirer ses troupes de Somalie ? Est-il déjà en train de le faire ? C’est une hypothèse de travail. (Maintenant qu’il a certainement touché et conservé l’argent …! )

Mais le problème qui va lui être posé, au cas où il rapatrierait ses hommes, c’est de faire face à leur colère légitime et à leurs frustrations …

Alors Guelleh qui n’est pas un homme sans ressources, pourrait les rerouter sur le Soudan pour les éloigner de nouveau, mais dans la direction opposée. Là-bas, le conflit s’est (re)durci ces dernières semaines entre le sud et le nord : histoire de pétrole comme souvent.

Nous espérons en apprendre plus d’ici quelques jours afin de vérifier si nos suppositions pourraient être les bonnes ..

Merci à l’avance aux internautes qui auraient des informations sur ce détachement, de nous les faire parvenir …

25/04/2012 (B653) Erythrée : le président Issaias Afeworki décédé ? (Afrik.com)

Où est passé le président érythréen d’Issaias Afeworki ?

Le chef de l’Etat est introuvable depuis plusieurs semaines, rapporte RFI. Les rumeurs concernant sa disparition prennent de l’ampleur dans le pays.

Certains disent qu’il est hospitalisé à l’étranger, d’autres vont même jusqu’à affirmer qu’il est décédé. Une situation qui met les autorités dans une mauvaise posture.

La télévision de l’Etat a de manière exceptionnelle dû démentir la mort du dirigeant.

De même, le ministère de l’Information a publié deux communiqués dont un à deux heures du matin pour assurer que cette rumeur n’était qu’une campagne de désinformation orchestrée par la CIA, l’agence de renseignement américaine.