19/07/2012 (Brèves 015) L’équipe de l’ARDHD souhaite un bon Ramadan à tous les musulmans et en particulier aux populations djiboutiennes, qu’elles soient au pays ou en exil.

A la veille du début du mois béni, l’équipe de l’ARDHD souhaite un bon Ramadan à tous les musulmans du monde entier et elle a une pensée spéciale pour tous les Djiboutiens qui sont opprimés par un régime corrompu et dictatorial, qui les asservit économiquement et juridiquement.

Elle espère que les coupables prendront conscience durant ce mois béni, des actes criminels qu’ils ont commis et qu’ils continuent à commettre, pour réfléchir à la monstruosité de leurs actes, pour les regretter en sollicitant le pardon divin et celui de leurs victimes.

Et surtout qu’ils s’engagent à renoncer définitvement (entre autre) à la torture, aux exécutions sommaires, aux viols, aux mesures arbitraires d’emprisonnement et à la confiscation illégitime des biens publics et privés et des libertés fondamentales, … .

19/07/2012 (Brèves 014) Un crime odieux commis au sein du commissariat central de police à Djibouti-ville (Lecteur)

Selon La Voix de Djibouti, « un opposant au régime nommé Hassan Chideh Ali, né en 1980 à Djibouti et qui habitait au Quartier n°6 de la capitale, a été tué sous la torture par des policiers au Commissariat central de la capitale, qui se trouve au centre-ville. Arrêté cinq jours avant et torturé sans répit, l’homme est décédé jeudi 12 juillet 2012 ».

Mais selon des sources policières et d’un témoignage recueilli auprès d’un membre de la famille du défunt Hassan Chideh, la réalité est bien au-delà d’une simple torture mais c’est un crime odieux délibéré et une exécution extrajudiciaire commis en plein jour et en place publique.

En effet, l’histoire a commencé le samedi 7 juillet 2012 lorsque des agents de la Police ont brutalement tabassé en plein public M. Hassan Chideh Ali lors de son arrestation à Djibouti-ville. Mais M. Hassan furieux de cet acte de déshonneur en plein public a donné un coup de tête à l’un des agents policiers le touchant sur le front. À cet instant, les policiers l’ont encore battu férocement et l’ont emmené au Commissariat central de Police pour poursuivre leurs sales tortures.

Mais c’est au 5eme jour de tortures que les choses vont se précipitées qui correspond au jeudi 12 juillet 2012. Ainsi, à 9H , la famille de Hassan Chideh après maintes recherches de son lieu de détention, est venue payer la rançon pour réparation à l’agent de police touché et ainsi libéré leurs fils détenu arbitrairement pendant 4 jours sans qu’il ait pris contact avec son avocat ni transféré en justice sans oublier que M. Hassan était un infirme dépressif.

Arrivée au Commissariat, la famille d’Hassan Chideh a rencontré le Lieutenant-colonel Omar Hassan, directeur de la sécurité publique pour payer la « rançon » afin d’obtenir la libération de leur fils. Mais M. Omar Hassan leur a répondu en substance « d’attendre l’agent de police que leur fils a touché et ordonne aux agents de Police en service à ce jour d’éloigner la famille du Commissariat pour ne pas entendre les cris et les gémissements de leur fils ».

A 11H, le « lâche agent de police touché » est venu et la famille lui a donné 20 000 fd et lui a promis de payer le reste le soir-même. Mais à l’ouverture de la cellule où est incarcéré arbitrairement depuis 5 jours M. Hassan Chideh, la famille et les agents policiers présents sur le lieu ont constaté la mort de M. Hassan Chideh suspendu là haut avec des 2 menottes serrées avec ses 2 mains et accrochées sur 2 murs. Et son corps se balançait en avant et ses 2 mains étaient étirées où on observait dans ses 2 poignets l’empreinte visible des menottes qui ont traversées ses muscles et ses vaisseaux. Ainsi pour faire descendre le cadavre, les lâches agents policiers l’ont remonté vers haut pour les démenotter et faire descendre son cadavre sous les pleurs et les cris de la pauvre famille d’Hassan Chideh.

A cet instant, le « lâche agent de police touché» remet à la famille le 20 000 fd qu’il a mis dans sa poche auparavant en leur disant ostensiblement d’ « utiliser cet argent pour les obsèques de votre fils ».

Mais la famille lui a jeté dessus et refusé de prendre le cadavre en disant à ces lâches agents de police en substance « de l’égorger et de le manger ».

Quel horrible crime ! Quel monstrueux crime !

Voici les barbaries et les terribles répressions sauvages que subissent jour et nuit le peuple djiboutien sous le silence complice des autorités publiques et des forces étrangères pré-positionnées à Djibouti face à ces crimes délibérées et ces tueries et tortures systématiques.

Cet acte inhumain constitue un lâche assassinat en plein jour et en place publique d’un infirme citoyen sans défense et une exécution extrajudiciaire avec le silence de ladite Commission nationale des droits de l’homme d’ALI SOUSS le dormeur qui n’enquête sur aucune violation des droits de l’homme et ne dénonce du moins ces crimes et ces tueries en masse en plein jour et nuit.

En tout cas, le nom de ce défunt Hassan Chideh s’ajoute à la liste des victimes tuées sous la dictature du pauvre Guelleh et sa clique qui vont répondre un jour de leurs crimes contre l’humanité devant la justice. NOUS N’OUBLIONS JAMAIS NOS VICTIMES.

Par ailleurs, la pauvre famille du défunt Hassan Chideh est entre la peur et la résignation et ne peut pas porter plainte en justice de peur de représailles de la part de la police politique à la solde du dictateur Guelleh. De même, la dépouille d’Hassan Chideh est toujours dans la Morgue de l’Hôpital général Peltier dans sa 6eme journée. En tous 11 jours de détention arbitraire, de tortures et d’assassinat lâche non élucidé jusqu’aujourd’hui.

Face à cette situation révoltante et intolérable, nous demandons une enquête internationale du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme résidant à Djibouti, aux Avocats sans Frontières, à ladite Commission nationale des droits de l’homme de Djibouti, à la Commission africaine des droits de l’homme et aux organisations internationales de défense des droits de l’homme comme la FIDH, AMNESTY INTERNATIONAL ET HUMAN RIGHTS WATCH pour établir le rapport des faits de ce crime odieux en plein jour et traduire en justice les auteurs présumés de cet acte de crime en regard du droit interne et des instruments juridiques internationaux ratifiés par notre pays Djibouti et surtout d’apporter assistance et aide juridique effectives à cette famille victime et à ces opprimés justiciables pour porter plainte devant les institutions juridiques nationaux et internationaux afin de mettre fin à l’impunité en République de Djibouti .

19/07/2012 (Brèves 013) La révolution de Khasmin continue dans le silence (Lecteur)

Apres l’arrestation arbitraire d’une vingtaine des jeunes de Balbala en juin 2012 après le pseudo-tournoi sportif organisé par le « Ministre mercenaire » Djama Elmi Okieh qui a tourné en accrochage entre les jeunes joueurs qui se sont rangés en clans respectifs, l’arrestation illégale des plusieurs dizaines des jeunes de Tadjourah en 02 juillet 2012 après leur protestation contre la discrimination à l’embauche et à l’accès équitable aux ressources du pays, l’emprisonnement illégal des centaines de jeunes de Dikhil après leur refus du Préfet de Dikhil, l’arrestation devant la Cité Ministérielle en12 juillet 2012 des jeunes diplômés qui ont reçu leurs diplômes de licence 2 jours avant puis séquestrés dans la sinistre prison de Nagad et dernièrement ceux des jeunes de Hayabley qui ont manifesté contre la construction d’une habitation publique au sein de l’unique terrain de jeu de tout le Hayabley, Layableye et Hejeda;

la jeunesse djiboutienne est en pleine effervescence en quête de democratie,de justice, de liberté et de travail.

C’est triste mais c’est la réalité que vit la jeunesse djiboutienne terrassée par le chômage massif (70% des jeunes), la pauvreté endémique, la dépression morale et la précarité des conditions de vie (ni eau potable ni électricité), se refugie dans le khat et parfois dans l’addiction des produits stupéfiants.

Mais ce que la jeunesse djiboutienne tarde à appréhender est que la chose de l’Etat n’existe pas à Djibouti car le pouvoir et les maigres ressources du pays sont confisqués par le dictateur Guelleh et son clan.

Et pour preuve, voila que la famille Guelleh détient la richesse nationale et les postes clés comme son frère Saad Omar Guelleh qui est le directeur du Port de Djibouti, sa fille Haibado nommée conseillère économique du Président, son fils Aïnaché baptisé conseiller diplomatique et religieux sans oublier les membres de son clan qui détiennent les postes de haute responsabilité des institutions civiles et militaires du pays et dirigent la quasi-totalité des établissements publics pour ne donner cette liste non exhaustive :
Hassan Said Khaireh dit Hassan Madobé, la triple casquette qui n’est autre le Chef du Service de Documentation et de la Sécurité (SDS), directeur de la sécurité nationale et conseiller du Président à la sécurité nationale.
Ismail Houssein Tani, le tribaliste secrétaire général de la Présidence.
– Le général Zakaria Cheikh Ibrahim, le chef d’état-major à la défense qui ne connait pas la retraite.
– Le colonel berger Mohamed Djama, chef de la garde dite républicaine connu pour ses crimes contre l’humanité et ses lâches assassinats des ISSAS et des AFARS.

Pour ce qui est des établissements publics, en voici les membres de son clan qui détiennent encore la richesse du pays pour ne donner cette liste des noms qui reste à compléter :
Djama Ali Guelleh, cousin germain de Guelleh et inamovible directeur de l’EDD avec ses 9 000 employés dont 600 sont membres du clan.
Abdourahman, le riche directeur de DJIBTELECOM, le rentable établissement public du pays avec des milliards de chiffres d’affaires par an et qui emploie à lui seul environ 1 400 employés dont 40% sont membres du clan.
Charmakeh Youssouf Moussa, l’illettré directeur de la voirie de Djibouti propulsé récemment à ce poste.
Mohamed Yacoub, directeur de l’aéroport « militaire » de Djibouti et frère du Ministre de la santé Ali Yacoub.
Charmakeh, Représentant du gouvernement dans l’autorité aéroportuaire.
Abobaker, chef des autorités portuaires suivi de
Gaughé, commandant du port.

Alors une question se pose : Est-ce que tous ces hommes cités ci-dessus ont-ils mérité ces postes ou pas ? Pourquoi n’existe-t-il pas d’autres hommes issus d’autres clans qui occupent des postes de haute responsabilité ?

Et pour réponse, le peuple djiboutien même les plus illettrés connaissent et sont conscients de ce dérapage sous forme de tribalisation, des institutions républicaines et du clientélisme politique.

Pire encore, même les délégations étrangères en passage à Djibouti et les représentations diplomatiques accréditées dans notre pays en sont choquées lorsqu’elles rencontrent en visite officielle toute la famille royale de Guelleh assise côte à côte pour accueillir à la Présidence les délégations officielles.

Face à cette dilapidation des biens publics de l’Etat et à cette destruction délibérée des institutions républicaines de l’État, nous mettons en garde le peuple djiboutien et en particulier la jeunesse djiboutienne de ne pas tomber dans cette obscure idéologie et nous rappelons que les fondements de l’Etat sont le mérite, la patrie non pas un clan et la justice sociale non pas le népotisme et le clientélisme.

Enfin, je lance un appel à la jeunesse djiboutienne en disant que « Nous devons nous efforcer de devenir le changement que nous voulons voir »

10/07/2012 (Brèves 010) Alerte à Tadjourah. La colère des jeunes et des populations locales contre la ségrégation ‘raciste’ à l’embauche et le harcèlement des manifestants qui veulent exprimer leur colère légitime. (Plusieurs articles)

____________________ Communiqué du Vizir de Tadjourah

CHEHEM AHMED
VIZIR du SULTANAT de TADJOURAH
Téléphone en France : 00 33 2 56 31 59 52
Courriel : chehem.vizir@hotmail.fr

COMMUNIQUE de PRESSE
Pour la fin de la discrimination à Djibouti !

Les autorités traditionnelles de Tadjourah s’insurgent contre la politique du pouvoir à l’égard de la population de Tadjourah et Afar en général.

Le refus d’embaucher les natifs de la région de Tadjourah pour la construction du port de Tadjourah, qui a déclenché une manifestation de jeunes le 1er juillet 2012, est un acte grave, inadmissible et lourd de conséquence.

Les plus hautes autorités politiques du pays doivent cesser des provocations de ce genre à l’égard d’une population déjà exsangue, meurtrie par 35 ans d’une politique de la terre brulée.

Politique dévastatrice qui est à l’origine des guerres sanglantes et de la présence de beaucoup jeunes Djiboutiens dans le maquis.

Il est temps pour le Président de la République Monsieur Ismael Omar Guelleh d’établir l’égalité de Djiboutiens(nes) devant la citoyenneté, devant l’embauche, devant les ressources de l’Etat et d’assurer l’égalité des régions.
Tel n’est pas le cas jusqu’aujourd’hui.

Nous lançons un appel :
– aux chefs traditionnels de toutes les communautés pour qu’ils soient solidaires de la population Afar, discriminée, marginalisée et affamée ;
– à la communauté internationale pour qu’elle vienne en aide à toute la population djiboutiennne paupérisée dont une partie est confrontée à la famine causée en partie par la sécheresse.

Le 3 Juillet 2012
Le VIZIR de Tadjourah
CHEHEM AHMED

____________________ Lettre des jeunes au Vizir de Tadjourah

La Jeunesse de Tadjourah

s’adresse à

Son Excellence Chehem Ahmed
Vizir du Sultanat de Tajourah

Excellence,

C’est avec grand respect et émotion que nous avons lu votre récent Communiqué de Presse concernant votre condamnation, qui est d’une grande fermeté et sans équivoque, quant à toutes les formes de discriminations dont sont victimes les familles Afars à Djibouti depuis plus de 35 années.
Récemment encore avec l’exclusion dont la jeunesse de Tadjourah est la victime dans les embauches de personnels pour la construction et le fonctionnement du futur port de Tadjourah.

Votre soutien a été très bien accueilli et fort apprécié par chacun et chacune d’entre nous parmi la jeunesse en un moment où nous n’avions d’autre alternative que celle consistant à manifester pacifiquement contre l’iniquité d’une telle décision que l’on tente de nous imposer.

Loin de nous abattre, l’injustice, dont nous sommes les cibles une fois encore, agrandit l’âme et la fierté des populations Afars qui se tiennent debout face à l’adversité avec néanmoins un grand regret qui est le constat d’un silence gêné et de l’absence totale de réaction émanant de bon nombre de nos députés et des ministres originaires de nos régions dans ce débat, pourtant de première importance.

Les familles Afar et la jeunesse ne supportent pas ce sentiment d’abandon. La pauvreté et les difficultés économiques en nos régions sont parfois plus supportables qu’une telle injustice, un tel abandon lorsqu’il est cautionnée par ceux qui nous représentent.

Excellence, nous formulons le souhait que votre vibrant appel auprès des instances nationales et internationales pour le Respect de la Justice et de nos Droits Humains soit largement entendu et qu’il s’accompagne de l’indispensable progrès social, économique et politique pour toutes les familles Afars que nous espérons depuis si longtemps.

Pour conclure, les familles et la jeunesse de Tadjourah espèrent en votre visite prochaine confirmant ainsi l’attention toute particulière que vous leur portez, particulièrement en cette période délicate.

Dans cette attente, nous vous prions de croire, Excellence, en nos chaleureux remerciements pour toutes les actions que vous menez ainsi qu’en l’expression de notre plus profond respect.

10/07/2012 (Brèves 009) 19ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie – Un anniversaire bien triste ! Par Omar Gabasse

19 ans après l’exode de populations Afars fuyant la répression pour chercher refuge en Ethiopie et en Erythrée, c’est un bien triste anniversaire que nous commémorons aujourd’hui.

En juillet 1993 et face aux mécontentements clairement exprimés par les populations Afars quant à leurs exclusions et aux ségrégations les plus diverses dont elles étaient victimes, des mercenaires à la solde du pouvoir politique, recrutés en Ethiopie et en Somalie, ont lancé de grandes opérations de répression sauvage dans le Nord, le Sud et le Sud Ouest de la République de Djibouti.

Loin de s’opposer ouvertement et par les armes aux Combattants Afar, la cruauté de ces mercenaires ne fut dictée que par leur grande lâcheté et n’eut d’égal que la barbarie de leurs actes.

En effet, cette répression a pris comme cibles, quasi exclusivement, que des femmes, des enfants et des vieillards en pilonnant largement les villages vidés de leurs combattants, tel que Yoboki et tant d’autres en région Afar, à l’aide de bombes au phosphore.

Ces massacres, dont les images filmées furent diffusées sur la Radio Télévision Djiboutienne, confirmèrent hélas et d’odieuse manière la mort de centaines d’êtres sans défense ; jetant ainsi l’effroi au sein de l’opinion publique nationale et le rejet de tels actes sur le plan international.

L’histoire de plus de 80 000 réfugiés fuyant les zones bombardées pour se réfugier en Ethiopie et en Erythrée est largement relatée dans les articles, les analyses et les témoignages parus sur www.ardhd.org.

Parmi toutes ces familles fuyant la terre de leurs ancêtres, le plus souvent sans bagages et avec le strict minimum, quelques 20 familles Afars ont obtenu le statut de réfugiés et vivent dans l’attente d’une réinstallation dans un pays susceptible de les accueillir.

D’autre part, parmi les familles ayant cherché refuge en Ethiopie plusieurs milliers vivent encore de nos jours en région Afar d’Ethiopie sans aucune reconnaissance d’aucune sorte : ni du Haut Commissariat aux Réfugiés, ni du gouvernement d’Ethiopie.

Ces familles ne doivent leur survie qu’à la Solidarité de l’ensemble des populations Afar d’Ethiopie.

La mémoire de la plupart des gouvernants djiboutiens est un cimetière abandonné où gisent sans honneurs les mercenaires qui les ont servis mais qu’ils ont cessé de chérir depuis bien longtemps.

Pour ce qui nous concerne nous avons conservé, 19 années plus tard, la mémoire de nos morts.

En ce jour de commémoration je voudrais rendre hommage à tous nos morts, sans exception aucune. A nos combattants, aux familles mortes lors des odieux bombardements, à celles et ceux qui sont morts des suites de maladies après s’être exilés loin de la terre de leurs ancêtres.

La liste que nous avons établie n’est hélas pas complète car les noms de tous ces morts n’a pas été enregistrés tant ils étaient nombreux à cette époque alors que leurs familles se sont disséminées de par le monde.

__________________________________

Je voudrais aussi rendre un hommage particulier à mon frère et Ami Mohamed Chehem Orbisoo dit Zeynou, décédé en Ethiopie(en Juillet 2000) et qui a toujours défendu la cause et les Droits des populations Afars.

Il a lutté à sa manière contre les exclusions dont nous étions victimes, il fut apprécié et respecté car étant un homme d’une grande bonté et solidaire avec tous les membres de notre communauté opposés, comme il l’était, aux exclusions.

Disponible, il était toujours volontaire pour aider les autres, se dépensant sans compter pour le bien de la collectivité Afar.

Après avoir combattu au sein du FRUD, il fut contraint de se réfugier à Manda (Ethiopie) où il créa une école publique destinée aux enfants des réfugiés djiboutiens.

Ne disposant d’aucun moyen pour cette école il fut aidé par l’Ambassade de France à Addis Abéba qui lui fournit alors les matériels nécessaires et lui versa un salaire afin que les enfants des réfugiés soient scolarisés et puissent disposer des matériels et d’un maitre d’école à la hauteur de l’objectif qu’il s’était fixé.

Pour toutes ces raisons, qu’il en soit remercié là où il se trouve.

J’espere qu’Allah, le miséricordieux, lui a réservé une place de choix et l’a accueilli en son paradis pour le récompenser de tous les bienfaits et des enseignements qu’il a offerts et dispensés, spontanément et de son vivant, aux familles Afars en général et aux enfants en particulier.

Omar Gabassé
Co-représentant des réfugies en Europe .

Liste des réfugiés djiboutiens qui ont perdu la vie en Ethiopie. 










































































































































































































































02/07/2012 (Brèves 008) Alerte à Tadjourah. Omar Gabasse nous envoie les commentaires et les premiers documents photos et vidéo (de courte durée) … (Omar Gabasse)

Libération des jeunes par la force populaire aujourdhui lundi 2/07, vers 10h

Les jeunes qui avaient été incarcérés hier dimanche, ont été relâchés vers 10 h (local) ce lundi matin, à la suite de violents accrochages qui se sont déroulés dans et devant la prison .

Apprenant que la police voulait transférer vers Djibouti les 200 détenus, de nombreux jeunes et des parents ont pris d’assaut la prison !

Main dans la main, la population de Tadjourah a obtenu, par la force, la liberation de ses enfants.

La situation reste tendue.

Aucun représentant du gouvernement n’est venu pour tenter de débloquer la situation.

Selon mes contacts, le dictateur de Djibouti serait annoncé pour le 8 juillet, mais les jeunes sont déterminés à lui tenir tête et ils n’auraient pas l’intention de céder..

Les jeunes adressent tous leurs remerciements à tous ceux qui les soutiennent et particulier à Roger Picon dont les caricatures ont fait le tour de Tadjourah, ainsi qu’au Président de l’ARDHD, qui n’a pas hésité à actualiser le site (en sommeil depuis un mois) pour dénoncer ces actes de barbarie et l’injustice qui frappe les populations de Tadjourah

Informations recueillies par téléphone
Omar Gabasse

_________________________________ Vidéo

__________________________ Photos

Nom

et prénom
Sexe
Etat-civil
Arrivée : date
Décès :

date/ lieu
Nb pers.

charge
Profession
äge
1
Houmed Cheik Kamil
H
Marié
Juillet 93
Eli Daar – 95
2
Notable
62
2
Isse Ahmed Isse
H
Marié
Juil. 93
Eli Daar 95
62
3
Nasro Said Mohamed
F
Mariée
Juil. 93
Eli Daar 96
2
Sans
4
Cheiko Mohamed
H
Celib.
Juil. 93
Ayssata 98
1
Instituteur
26
5
Abdo Daoud Kamil
H
Marié
Juil. 93
Ayssata 03
Instituteur
31
6
Mohamed Zeinou Ali
H
Célib.
Juil 93
Ayssita 01
Instituteur
29
7
Said Goyta Mohamed
H
Marié
Juil. 93
Ayssaita 04
2
Instituteur
35
8
Houmed Ahmed Mohamed
H
Celib.
Juil. 93
Addis Abeba
Instituteur
31
9
Ali Habib Aboubaker
H
Marié
Juil 93
Samara
6
Sans
60
10
Fatouma Houssein
F
Célib.
1994
Addis Abeba
6
Sans
27
11
Aicha Eil Gero
F
Mariée
2001
Addis Abeba
5
Institutrice
28
12
Adame Ahmed
F
mariée
1993
Logya
2
sans
30
13
Fatouma Abdo Houssein
F
mariee
1994
Addis Abeba 2002
:6
sans
34

14

Mohamed Ahmed

Dakka

H

Marié

1993

Aysaita (Père d une famille nombreuse était un cadre du FRUD)

21

Chef de famille

52

15

Andahi Kurba Abdo

F

Marié

1994

Eli-Daar 2004

4

Responsable de famille

40

17

Mohamed Ibrahim

H

Marié

1994

Ayssaita 2003

3

Responsable de famille

41

18

lsmael Ahmed

Ali

H

Marié

1993

2008 à Addis- Abeba

1

Sans

30

19

Ali lshak Abdallah

H

1994

2005 EIi- daar

4

Sans

2

20

Ahmed Mohamed

Dakka

H

Marié

1994

1999 E1i-dar

12

Responsable de famille

45

21

Mohamed Ibrahim

Ail

H