27/08/2012 (Brève 020) De retour d’un congé bien mérité, Roger Picon nous adresse ses derniers dessins sur l’actualité djiboutienne. A ne pas manquer …

17/08/2012 (Brèves 019) L’équipe de l’ARDHD souhaite une très bonne fête de l’Aïd à toutes celles et tous ceux qui ont observé le Ramadan.

L’équipe de l’ARDHD souhaite une très bonne fête de l’Aïd à tous les musulmans du monde et plus spécialement à toutes les Djiboutiennes et à tous les Djiboutiens qu’ils soient au pays ou à l’étranger.

Elle espère que la sagesse l’emportera après ce mois béni de prières et de recueillement et que le dictateur Guelleh et son équipe, auraient pu prendre conscience des enseignements religieux et qu’ils les mettront en application, pour soulager la population djiboutienne et lui restituer ses droits les plus fondamentaux.

Malheureusement toutes les informations qui nous parviennent du pays ne laissent pas espèrer une évolution démocratique et équitable du régime dictatorial. Comme en Syrie, le dictateur a perdu toute légitimité et il s’accroche au pouvoir par la force, avec le soutien de ses obligés financiers.

16/08/2012 (Brèves 018) Reporters sans frontières (http://www.rsf.org) adresse une lettre aux ministres de la justice et de l’intérieur djiboutiens pour protester contre l’arrestation et l’incarcération de Houssein Ahmed Farah, sur ordre de Madame la juge Lamisse Mohamed Saïd (*)

Communiqué de presse

Houssein Ahmed Farah détenu à la prison de Gabode : lettre aux ministres de la Justice et de l’Intérieur

Le 14 août 2012, Reporters sans frontières a écrit à deux membres du gouvernement djiboutien pour protester contre le traitement réservé depuis près d’une semaine à Houssein Ahmed Farah, correspondant du site d’information La Voix de Djibouti.

Une copie de cette lettre a également été transmise au président de la République de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh.

« Des spéculations se font jour sur la raison de la détention de Houssein Ahmed Farah, mais à aucun moment les autorités djiboutiennes n’ont annoncé publiquement ce qui lui était reproché. Nous sommes choqués par cette détention arbitraire et l’opacité qui l’accompagne », a affirmé Christophe Deloire, directeur général de l’organisation, dans la lettre adressée au ministre djiboutien de la Justice, des affaires pénitentiaires, chargé des droits de l’homme, Ali Farah Assoweh, et au ministre de l’Intérieur, Hassan Farar Houffaneh.

« Comment se fait-il qu’un collaborateur de média et défenseur des droits de l’homme puisse ainsi passer une semaine au secret, en négation flagrante de ses droits les plus élémentaires ? Nous sommes préoccupés par les conditions de la détention de Houssein Ahmed Farah et nous vous tiendrions pour responsables, en tant que ministres de la Justice et de l’Intérieur, s’il devait lui arriver quelque chose », a poursuivi Reporters sans frontières.

« Si la justice djiboutienne n’est pas en mesure d’apporter des éléments solides justifiant son incarcération, nous vous demandons de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que Houssein Ahmed Farah soit libéré sans délai », a conclu l’organisation.

Le journaliste, également membre de la Ligue djiboutienne des droits humains et cadre du parti d’opposition MRD, a été arrêté par les colonels Abdoulkader Ibrahim Gona et Abdillahi Hassan Boulaleh, le 8 août 2012, aux alentours de 11 heures, à Djibouti-Ville. Après avoir passé plus de 72 heures en détention au commissariat central de Djibouti, il a été présenté, le 11 août, à la juge d’instruction Lamisse Mohamed Saïd puis immédiatement transféré à la prison centrale de Gabode.
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(*) Note de l’ARDHD : Madame Lamisse Mohamed Saïd n’en est pas à son coup d’essai. Le 30 mars 2011, elle a déjà été cooptée dans l’ordre des Bourreaux de la République de Djibouti, pour avoir fait emprisonner des opposants sans preuve. Espérons que la justice pénale internationale s’occupera de son cas dans l’avenir … Lien avec l’article