13/07/2013 (Brève 154)  l’état djiboutien manque d’argent pour assurer le paiement de certaines catégories de fonctionnaires ou pour financer la santé publique et l’éducation ? Mais il peut dépenser plus de 1 milliard de FDJ pour se venger de Boreh .. (L’océan indien)

Selon une information publiée par la lettre de l’Océan indien, Guelleh aurait déjà investi plus de 1 milliard de FDJ (4 millions de £) pour rémunérer des avocats en charge de poursuivre Boreh dans plusieurs pays européens.

Il semble que la rancune de Guelleh soit prioritaire par rapport aux besoins de première nécessité de la population djiboutienne et aux investissements pour l’avenir et pour l’emploi. Cela semble confirmer que Guelleh mélange ses intérêts personnels avec le trésor public. Mais cela on le savait déjà.

Au fait qu’est-ce qui finance ces fameux cabinets d’avocat : les aides internationales, l’argent du FMI, ou ????

10/07/2013 (Brève 153)  Bon Ramadan en ce premier jour du mois béni

Lundi, nous fondant sur les annonces officielles, nous avions souhaité un bon Ramadan pour hier mardi à celles et ceux qui vivent en France.

Dans la journée,
il semble que les différentes autorités musulmanes aient finalement décidé de s’aligner sur l’ensemble des autres communautés et que le Ramadan commence effectivement ce mercredi matin.

Bon ramadan à toutes et à tous

10/07/2013 (Brève 152)  Point sur la situation des réfugiés djiboutiens en Ethiopie et en particulier à Addis Abeba par Omar Gabasse

20ème année de la présence des réfugiés djiboutiens sur le sol d’Éthiopie.
 
Avant de commencer, je voudrais souhaiter un très bon ramadan aux musulmans du monde et plus particulièrement aux réfugiés Djiboutiens qui vivent leur 20ème année d’exil en Éthiopie. Qu’Allah acceptent leurs prières et exaucent leurs vœux.
 
L’histoire des réfugiés est disponible sur le site de l’ARDHD (dossier disponible en intégralité) mais je tiens à retracer leur tragédie à l’occasion de ce 20 ème anniversaire de leur arrivée en Éthiopie.

En juillet 1993, le gouvernement tribal avait recruté des mercenaires en Éthiopie et en Somalie pour lancer une grande offensive dans le nord et le sud-ouest de la République de Djibouti. Au lieu d’affronter les résistants du FRUD qui s’étaient repliés dans les montagnes, les mercenaires, qui avaient reçu l’ordre de ne point faire de différences entre résistants et populations civiles, se sont acharnés ces derniers, plus vulnérables. Des milliers de civils, pour la plupart des femmes et des personnes âgées ont été exécutés, des cheptels ont été détruits, de nombreuses femmes ont été violées. Jusqu’à aujourd’hui ni les commanditaires, ni les exécuteurs de ces crimes n’ont été traduits en Justice. Bien au contraire, certains occupent des postes importants dans le gouvernement tandis que les autres se sont  déguisés en partisans de l’opposition politique.
 
Donc en juillet 93 plusieurs milliers de civils ont trouvé refuge en Éthiopie et en Érythrée. En Éthiopie, ils se sont installés dans la régions 2 Afar (Manda, Eli-daar, Ayssaita) où des milliers de gens vivent toujours sans aucune reconnaissance ni de la part des autorités locales, ni du HCR. Ils ne survivent que grâce à la solidarité des Afar de ces zones. Des centaines sont morts par absence de soins médicaux. Ceux qui vivent, souffrent dans l’indifférence de la communauté internationale. Ceux qui s’étaient installés en Érythrée ont été contraint de regagner l’Éthiopie car les autorités érythréennes voulaient les enrôler de force dans l’armée nationale du pays.

Aujourd’hui seules 20 familles bénéficient du statut officiel de réfugié. Elles vivent à Addis Abeba, Quatre familles ont été réinstallées en France en 2010, grâce aux démarches de l’ARDHD, mais les autres espèrent toujours une réinstallation vers un pays susceptible de les accueillir. Elles multiplient les démarches auprès du HCR d’ADDIS ABEBA.

De par leur statut, il est interdit à ces personnes d’avoir une activité rémunérée en Ethiopie. La vie est très chère pour ces personnes au regard des maigres allocations sociales attribuées par le HCR. Dans ces conditions, il est difficile de subvenir aux besoins familiaux.

En majorité, ces hommes, anciens résistants, ont fondé des familles : l’assistance mensuelle pour une famille quelque soit le nombre d’enfants est de 2500 birrs. Un loyer dans une banlieue très éloignée du centre ville, coûte au minimum 1.500 birrs et pour ce prix, ils bénéficient d’une chambre et d’une cuisine avec des sanitaires partagés.

Avec les 1.000 birrs restant ils doivent se nourrir, se vêtir et assurer les frais de transport, en particulier pour rejoindre le bureau du HCR.

Un célibataire ne perçoit que 1.500 birrs et son loyer est de 800 birrs au minimum.

Voilà la situation financière des réfugiés djiboutiens à Addis, Moralement, ils sont épuisés et désespérés. A ces problèmes s’ajoute celui de l’insécurité quotidienne, des bagarres avec des voyous dans les rues  d’Addis Abeba.
 
Je lance un cri d’alarme au bureau du HCR d’Addis Abeba pour qu’il étudie le sort des familles régularisées et de leur proposer des solutions de réinstallation dans des pays susceptibles de leur offrir une vie décente, comme ce fut le cas pour les quatre familles accueillies en France et qui s’intègrent sans problème.

Je ne terminerai pas avant d’adresser tous mes remerciements et toute ma gratitude, en mon nom personnel et au nom des réfugiés djiboutiens, à Jean-Loup Schaal pour tous les efforts qu’il a entrepris depuis qu’il a été mandaté par les réfugiés djiboutiens. A chaque rencontre avec des journalistes de radio et dans chaque réunion, il a toujours rappelé la situation de ces familles et mis l’accent sur le sort tragique des réfugiés djiboutiens d’Addis Abeba,

Mille mercis.

 
Ramadan Karim

 
Omar Gabasse
Co-représentant
des réfugiés Djiboutiens en Europe.

08/07/2013 (Brève 151)  Bon Ramadan à toutes et à tous. Voeux de l’équipe de l’ARDHD

Le Ramadan commencera officiellement mardi en France. Dans d’autres pays, ce sera mardi ou mercredi.

En cette veille de début du mois béni pour les musulmans, l’ARDHD adresse tous ses voeux de bon Ramadan en priorité aux populations djiboutiennes et aux réfugiés djiboutiens en Ethiopie. Plus généralement à toutes les djiboutiennes et djiboutiens qui vivent en dehors du pays, souvent en exil forcé, que ce soit pour des raisons politiques, économiques, ou simplement pour fuir le régime dictatorial, injuste et violent, qui condamne le pays à une lente agonie économique, sociale, médicale et éducative.

Nous espérons que l’ensemble des composantes de la population continueront à oeuvrer dans la solidarité pour dénoncer les exactions commises par le régime
et pour ne pas céder aux tentatives de division qui sont la spécialité du régime aux abois, lequel est de plus en plus condamné par toutes les instances internationales (cf la dernière condamnation du Parlement européen)

Nous espérons aussi que tous les partis d’opposition pourront continuer lleur travail d’union, afin de proposer des actions communes et concrètes pour mettre un terme à la dictature et pour élaborer un véritable programme politique démocratique construit, réaliste et adapté au contexte du pays, sur les différents plans : politique, social, économie, justice, santé, etc..

06/07/2013 (Brève 150)  Le Parlement européen condamne, à la quasi totalité des représentants, le régime djiboutien pour les résultats électoraux, pour les arrestations massives et les condamnations d’opposants et pour les violences contre la population.

Lien avec l’original sur le site du parlement européen (télécharger)

Résolution du Parlement européen du 4 juillet 2013 sur la situation à Djibouti (2013/2690(RSP))

Le Parlement européen ,

  • vu ses résolutions antérieures, notamment celles du 15 janvier 2009 sur la situation dans la Corne de l’Afrique et du 18 décembre 1997 sur la situation des droits de l’homme à Djibouti,
  • vu la déclaration commune faite à Djibouti le 24 février 2013 par les missions d’observation internationale (composées de l’Union Africaine (UA), de la Ligue arabe, de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD)) qui ont suivi les élections législatives du 22 février 2013 en République de Djibouti,
  • vu la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, que Djibouti a ratifiée,
  • vu la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948,
  • vu l’accord de Cotonou signé le 23 juin 2000 et révisé le 22 juin 2010,
  • vue la déclaration du porte-parole de Catherine Ashton, haute représentante de l’Union européenne, du 12 mars 2013 sur la situation après les élections législatives à Djibouti,
  • vu l’article 122, paragraphe 5, et l’article 110, paragraphe 4, de son règlement,

A.  considérant qu’en raison de sa position à la pointe de la Corne de l’Afrique et à l’entrée de la mer Rouge, Djibouti et ses infrastructures stratégiques (ports et zones franches) jouent un rôle important pour toute la région;

B.  considérant que Djibouti joue un rôle clé dans la lutte contre la piraterie et le terrorisme dans la région;

C.  considérant que, depuis son indépendance en 1977 jusqu’à 2003, Djibouti a connu un système de parti unique;

D.  considérant qu’une grave crise politique secoue le pays depuis les dernières élections législatives du 22 février 2013;

E.  considérant qu’Ismail Omar Guelleh, arrivé au pouvoir en 1999, a été réélu président en 2005 avec 100 % des suffrages et qu’il a annoncé qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat en 2016; qu’il a été réélu en avril 2011 avec près de 80 % des voix dans un scrutin largement boycotté par l’opposition après que le parlement de Djibouti eut amendé la Constitution de façon à permettre au président Guelleh d’être candidat à un nouveau mandat;

F.  considérant que, pour la première fois depuis l’arrivée au pouvoir d’Ismail Omar Guelleh, les partis de l’opposition, espérant le pluralisme démocratique, avaient décidé de prendre part aux élections législatives du 22 février 2013, en raison d’un nouveau mode de scrutin partiellement proportionnel, permettant la représentation parlementaire de la minorité politique;

G.  considérant que, lors de ce scrutin, les opérations de vote ont été observées par l’UA, la Ligue arabe, l’OCI et l’IGAD, qui ont supervisé 154 bureaux de vote et 12 centres de dépouillement, et ont souligné la transparence du scrutin, n’ayant relevé aucun cas de fraude ni de bourrage d’urnes;

H.  considérant que, selon les résultats proclamés par le Conseil constitutionnel, l’Union pour la majorité présidentielle (UMP) a obtenu 68% des suffrages;

I.  considérant que l’opposition, qui, pour la première fois depuis l’indépendance, peut faire son entrée au parlement, dénonce des fraudes massives et proclame sa victoire électorale; que le Conseil constitutionnel a rejeté le recours de l’opposition visant à contester le résultat des élections;

J.  considérant que l’opposition boycotte le parlement issu de ce scrutin; que les autorités reprochent notamment à une partie de l’opposition d’avoir constitué une «Assemblée nationale légitime’ (ANL), en marge de l’Assemblée nationale, suite aux élections contestées de février dernier; que l’ANL est présidée par la tête de liste USN de Djibouti-ville, Ismail Guedi Hared;

K.  considérant que les résultats des élections législatives du 22 février n’ont toujours pas été publiés par bureau de vote, malgré les demandes de l’Union européenne, ce qui entraîne des soupçons de fraudes;

L.  considérant que le nombre d’inscrits dans la circonscription de Djibouti-ville a fait l’objet de plusieurs annonces divergentes;

M.  considérant que la répression, par un usage disproportionné de la force, des manifestations des partis de l’opposition, qui contestent la régularité des élections législatives, aurait fait au moins dix morts, tués par balles par les forces de l’ordre;

N.  considérant les arrestations massives de manifestants de l’opposition; considérant que les ONG dénoncent des cas de morts suspectes, de tortures et de disparitions;

O.  considérant que, depuis les élections du 22 février, plus d’un millier d’opposants auraient été emprisonnés pour des périodes plus ou moins longues;

P.  considérant que les prisonniers politiques actuellement détenus seraient une soixantaine; considérant la répression constante des autorités contre les militants politiques de l’opposition;

Q.  considérant les poursuites judiciaires engagées contre la plupart des dirigeants de l’opposition et contre de nombreux journalistes;

R.  considérant que le journaliste Mydaneh Abdallah Okieh, par ailleurs chargé de la communication de la coalition d’opposition USN, est accusé de «diffamation envers la police» pour avoir posté sur le réseau social Facebook des images de manifestants victimes de la répression; que, le 26 juin, la Cour d’appel a alourdi sa peine de 45 jours à cinq mois d’emprisonnement;

S.  considérant la condamnation, en avril 2013, à deux ans de prison et à la privation de leurs droits civiques et civils de trois dirigeants de la coalition de l’opposition USN; considérant que l’examen de leur recours a été reporté au 25 novembre;

T.   considérant, dans ce contexte, l’arrestation, le 4 mars 2013, du porte-parole de l’opposition USN, Daher Ahmed Farah; considérant qu’il a été jugé coupable d’appel à la rébellion à la suite des élections législatives contestées de février 2013; que deux autres personnes étaient poursuivies dans ce même dossier, que l’une d’entre elles a été condamnée à de la prison avec sursis et que l’autre a été relaxée; que, le 26 juin, la Cour d’appel a, de nouveau, condamné Daher Ahmed Farah à deux mois de prison ferme;

U.  considérant les conditions extrêmement préoccupantes de détention dans les prisons djiboutiennes;

V.  considérant que la Constitution de 1992 reconnaît les libertés fondamentales et les principes de base de la bonne gouvernance;

W.  considérant que l’article 10 de la constitution dispose que «le droit à la défense, y compris celui de se faire assister par l’avocat de son choix, est garanti à tous les stades de la procédure»;

X.  considérant que Djibouti est signataire du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels;

Y.  considérant que les femmes djiboutiennes sont confrontées à des formes diverses de violence, dont le viol, les mutilations génitales féminines, les violences domestiques, le harcèlement sexuel et le mariage précoce, qui ont de lourdes conséquences en termes de destruction physique et psychologique des femmes;

Z.  considérant que Djibouti se situe à la 167e place (sur 179) dans le classement mondial 2013 de la liberté de l’information établi par Reporters sans frontières; considérant l’interdiction faite aux journalistes étrangers de se rendre à Djibouti et les difficultés que cette interdiction entraîne pour obtenir des informations fiables sur ce qui se passe dans le pays;

AA.  considérant qu’en mars 2012, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a estimé que 180 000 personnes à Djibouti avaient besoin d’une assistance alimentaire;

AB.  considérant qu’au cours des vingt dernières années, l’Union européenne et ses États membres ont été les principaux bailleurs de fonds de Djibouti; que les sommes versées par les États-Unis, le Japon et la France, pour l’occupation de leurs bases militaires, représentent une rente assurant à Djibouti une croissance continue;

AC.  considérant que le respect des droits de l’homme, des principes démocratiques et de l’état de droit est à la base du partenariat ACP-UE et qu’il constitue l’un des éléments essentiels de l’accord de Cotonou;

  1. exprime la préoccupation que lui inspirent la situation prévalant à Djibouti depuis les élections législatives du 22 février 2013 et le climat politique tendu dans le pays; est particulièrement préoccupé par les informations faisant état d’arrestations massives de membres de l’opposition, de la répression des manifestations contestant la régularité des élections et d’atteintes à la liberté des médias;
  2. demande aux autorités djiboutiennes de mettre un terme à la répression des opposants politiques et de libérer toutes les personnes détenues pour des motifs politiques;
  3. demande aux autorités djiboutiennes de veiller au respect des droits de l’homme reconnus par les textes nationaux et internationaux, auxquels Djibouti a souscrit, et de garantir les droits et les libertés civils et politiques, y compris le droit de manifester pacifiquement et la liberté de la presse;
  4. condamne fermement les actes de violence sexuelle perpétrés à l’encontre des femmes et rappelle qu’il incombe au gouvernement de Djibouti de mettre un terme à l’impunité en traduisant en justice les auteurs de ces violences;
  5. demande le respect des droits à la défense, en particulier l’accès des accusés à un avocat de leur choix à tous les stades de la procédure; demande aux autorités de permettre aux familles des détenus de leur apporter une aide matérielle, en particulier dans le domaine de la santé;
  6. demande au gouvernement d’ouvrir le dialogue politique avec l’opposition conformément à l’annonce faite par le chef de l’État le 27 juin, à l’occasion de l’anniversaire de l’indépendance nationale, avec l’aide des institutions ayant validé les résultats électoraux, en particulier l’Union africaine; appelle l’Union européenne à appuyer l’action des organisations régionales et à apporter sa contribution pour trouver une solution politique afin de sortir de la crise actuelle;
  7. appelle à l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire pour faire la lumière sur les agissements des forces de l’ordre lors des manifestations et sanctionner les auteurs des violations des droits de l’homme;
  8. salue le déroulement pacifique du scrutin législatif du 22 février 2013, reconnu par les différents acteurs de la communauté internationale, y compris la haute représentante / vice-présidente de l’Union européenne et les chefs des quatre missions d’observation électorale dépêchés sur place; se réjouit, pour l’avenir du pays, de l’engagement civique dont ont fait preuve la population et l’ensemble des partis politiques lors de ces élections;
  9. se félicite de la participation, pour la première fois depuis l’indépendance du pays en 1977, des forces de l’opposition, c’est-à-dire de l’Union pour le salut national (USN), au scrutin législatif du 22 février 2013;
  10. réitère l’appel de l’Union européenne pour une publication transparente des résultats du scrutin du 22 février 2013 pour chaque bureau de vote;
  11. appelle l’ensemble des forces politiques djiboutiennes à respecter l’état de droit, y compris le droit de manifester pacifiquement, et à s’abstenir de recourir à la violence et à la répression;
  12. se déclare prêt à suivre attentivement l’évolution de la situation à Djibouti et à proposer des mesures restrictives éventuelles en cas de non-respect de l’accord de Cotonou (2000), et en particulier de ses articles 8 et 9; demande, à ce titre, à la Commission de suivre également de près la situation;
  13.  invite instamment le SEAE et la Commission, ainsi que leurs partenaires, à œuvrer avec les Djiboutiens à des réformes politiques à long terme, ce qui devrait être notamment facilité par la relation étroite qui existe déjà entre ces parties, compte tenu du fait que Djibouti est un partenaire essentiel dans la lutte contre le terrorisme et un acteur central de la région et que ce pays accueille des bases militaires;
  14. charge son Président de transmettre la présente résolution au gouvernement djiboutien, aux institutions de l’Union africaine, à l’IGAD, à la Ligue arabe, à l’OCI, à la haute représentante et vice-présidente de la Commission, ainsi qu’aux coprésidents de l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE.