09/10/2013 (Brève 278) Notre ami Roger Picon nous rapporte ses souvernirs de la visite qu’il a rendue au Souk de Djibouti. Surprise : le corbeau repenti, reconverti en vendeurs de toiles flamandes … ?

Le corbeau vend des toiles flamandes

Il est quand même curieux de constater que le Corbeau n’a pas appliqué sa marge bénéficiaire. Il propose ces oeuvres au prix d’acquisition (selon la presse) – Surprenant pour un homme d’affaires avisé, qui a su placer son intérêt financier au-dessus de ses convictions d’antan.

09/10/2013 (Brève 277) Je me voyais déjà en haut de l’affiche … ! Et bien non, c’est raté pour lui ! Désormais Rachad Farah risque fort de retomber dans l’oubli, après son lamentable échec pour le poste de directeur général de l’UNESCO

Le corbeau vend des toiles flamandes

08/10/2013 (Brève 276) Revue de presse / LIBERATION DE MOHAMED ALOUMEKANI A SANAA : la presse en parle (Libération, Le Figaro, Le Vif (Belgique), …

_______________________ 1°) Le Vif (Belgique)
http://www.levif.be/info/belga-generique/le-belgo-yemenite-mohamed-saleh-alhoumekani-libere-apres-un-mois-et-demi-de-detention/article-4000418048881.htm

Le Belgo-Yéménite Mohamed Saleh Alhoumekani libéré après un mois et demi de détention mardi 08 octobre 2013 à 16h30 (Belga)

Le Belgo-Yéménite Mohamed Saleh Alhoumekani, détenu dans son pays d’origine depuis le 24 août, a été libéré mardi après-midi, a confirmé sa famille à l’agence Belga.

Le Belgo-Yéménite Mohamed Saleh Alhoumekani libéré après un mois et demi de détention Mohamed Saleh Alhoumekani avait été arrêté le 24 août à Sanaa, alors qu’il prévoyait de rendre visite à des proches. Il est un témoin clef dans l’affaire Borrel, du nom de ce juge français assassiné en 1995 à Djibouti.

A l’époque, la justice avait conclu à un suicide, mais des témoignages, dont celui de M. Alhoumekani, qui fut officier dans la garde républicaine de Djibouti, mettent directement en cause le président et son entourage.

Deux ordonnances de libération immédiate avaient été délivrées par un juge yéménite mais sans être rendues effectives. La demande d’extradition formulée par Djibouti pour calomnie envers le chef de l’État, Ismaël Omar Guelleh, semblait dès lors être l’unique raison du maintien en détention du ressortissant belge.

Mardi matin, le député bruxellois Ahmed El Khannouss (cdH), qui s’est rendu à Sanaa du 7 au 12 septembre et y a rencontré les plus hautes autorités de l’Etat, a souligné lors d’une conférence de presse que les autorités yéménites avaient reconnu ne rien avoir à reprocher à M. Alhoumekani.

_____________________ 2°) Libération

Affaire juge Borrel : le témoin-clé libéré au Yémen
http://www.liberation.fr/societe/2013/10/08/affaire-juge-borrel-le-temoin-cle-libere-au-yemen_937930

Le juge français avait été retrouvé mort à Djibouti en 1995.

Le témoin-clé avait été emprisonné après avoir mis en cause l’actuel président djiboutien et son entourage. Le témoin-clé dans l’affaire du juge français Bernard Borrel, retrouvé mort à Djibouti en 1995, a été libéré mardi à Sanaa, où il était détenu depuis le 24 août, a-t-on appris auprès de sa famille à Bruxelles. Mohamed Saleh Alhoumekani «est sorti de prison en début d’après-midi», a déclaré son frère, Saleh Houssein Nadrin, à l’AFP.

«Nous sommes évidemment très heureux et remercions tous ceux qui ont lutté pour sa libération», a-t-il ajouté.

Mohamed Saleh Alhoumekani, qui est domicilié à Bruxelles et possède la double nationalité belge et yéménite, est considéré comme un acteur clé ayant permis de relancer l’enquête sur la mort du juge Borrel. Cet ancien officier dans la garde républicaine de Djibouti avait mis en cause auprès des autorités judiciaires françaises l’actuel président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh et son entourage, pour leur implication dans la mort du juge.

Il avait été arrêté à son arrivée à Sanaa le 24 août alors qu’il venait rendre visite à des membres de sa famille. Les autorités yéménites avaient mis en avant une demande d’arrestation lancée par Interpol à l’initiative des autorités de Djibouti, qui réclament son extradition, selon sa famille.

Son avocat belge, Me Mischaël Modrikamen, avait ensuite fait état de «blocages» empêchant sa remise à liberté «alors qu’il n’y a aucune charge contre lui». Magistrat français détaché à Djibouti, Bernard Borrel avait été retrouvé mort le 19 octobre 1995, en contrebas d’un ravin, à 80 km de Djibouti. Son corps était en partie carbonisé.

Les enquêteurs djiboutiens et français avaient privilégié dans un premier temps la thèse du suicide. Mais en se basant sur de nouvelles expertises et des témoignages, l’enquête française privilégie désormais celle d’un assassinat. L’affaire Borrel a empoisonné pendant des années les relations entre Paris et son ex-colonie, où la France dispose de l’une de ses plus importantes bases militaires à l’étranger. AFP

__________________________ 3°) Le Figaro

Affaire Borrel : le témoin clé libéré
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/10/08/97001-20131008FILWWW00531-affaire-borrel-le-temoin-cle-libere.php

Le témoin-clé dans l’affaire du juge français Bernard Borrel, retrouvé mort à Djibouti en 1995, a été libéré aujourd’hui à Sanaa, où il était détenu depuis le 24 août, a-t-on appris auprès de sa famille à Bruxelles. Mohamed Saleh Alhoumekani «est sorti de prison en début d’après-midi», a déclaré son frère, Saleh Houssein Nadrin. «Nous sommes évidemment très heureux et remercions tous ceux qui ont lutté pour sa libération», a-t-il ajouté. Mohamed Saleh Alhoumekani, qui est domicilié à Bruxelles et possède la double nationalité belge et yéménite, est considéré comme un acteur clé ayant permis de relancer l’enquête sur la mort du juge Borrel.

Cet ancien officier dans la garde républicaine de Djibouti avait mis en cause auprès des autorités judiciaires françaises l’actuel président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh et son entourage, pour leur implication dans la mort du juge. Il avait été arrêté à son arrivée à Sanaa le 24 août alors qu’il venait rendre visite à des membres de sa famille.

Les autorités yéménites avaient mis en avant une demande d’arrestation lancée par Interpol à l’initiative des autorités de Djibouti, qui réclament son extradition, selon sa famille. Magistrat français détaché à Djibouti, Bernard Borrel avait été retrouvé mort le 19 octobre 1995, en contrebas d’un ravin, à 80 km de Djibouti. Son corps était en partie carbonisé.

Les enquêteurs djiboutiens et français avaient privilégié dans un premier temps la thèse du suicide. Mais en se basant sur de nouvelles expertises et des témoignages, l’enquête française privilégie désormais celle d’un assassinat. L’affaire Borrel a empoisonné pendant des années les relations entre Paris et son ex-colonie, où la France dispose de l’une de ses plus importantes bases militaires à l’étranger.

08/10/2013 (Brève 275)ALERTE ROUGE – LIBERATION DE MOHAMED ALOUMEKANI A SANAA

C’est avec un immense soulagement que nous venons d’apprendre la libération de Mohamed Aloumékani qui est sorti de la prison centrale de Sanaa où il était séquestré depuis six semaines.

Pour l’heure, nous ignorons tous les détails de sa libération et surtout s’il y a des conditions ou s’il est libre de rentrer sain et sauf en Belgique, mais nous devrions recevoir des informations dans la soirée.

Actuellement, il est placé sous la protection de sa tribu, qui a joué un rôle fondamental pour obtenir sa libération
et nous formulons tous nos voeux pour qu’il puisse rentrer, le plus rapidement possible en Belgique pour retrouver sa famille..

En conséquence nous levons l’alerte rouge qui avait été ouverte le 24 août 2013

07/10/2013 (Brève 274) Et si c’était Guelleh qui s’était fait pigeonner par Guéant, Aref et Wahib Nacer ? (Les délires de l’équipe de l’ARDHD – A ne pas prendre trop au sérieux !)

Depuis les révélations du Point, on parle beaucoup de l’origine des 500.000 € reçus par Claude Guéant pour la vente de deux toiles flamandes …

le clownLa presse évoque le rôle du Corbeau repenti, Me Aref et celui de son beau-frère Wahib Nacer, banquier discret installé en Suisse, qui aurait auparavant sévi à la Banque Indosuez de Djibouti (que son père dirigeait autrefois). 

Pour le moment, Guéant s’apprête à déposer une plainte en diffamation et affirme ne pas connaître Aref. La justice permettra peut-être de nous éclairer .. espérons-le !

On dit que l’acheteur serait malaisien. Possible. Mais n’est-il pas Djiboutien ? Est-ce que Guelleh pourrait avoir acquis pour 500.000 € ces deux toiles, via l’intermédiation d’Aref, son conseiller, alors qu’elles valent pas plus de 40 à 50.000 € chacune; au dire des experts …

a la soupeEst-ce qu’Aref, déjà enfariné en 1999 puis repenti en 2000, pourrait avoir pris sa revanche en convaincant Guelleh d’acheter pour 500.000 € des toiles qui ne valent au mieux que 15 % de ce montant, uniquement pour le plaisir de le pigeonner ?

L’arroseur arrosé ? 

arefAucun élément ne nous permet de poursuivre nos délires dans cette direction, mais il serait amusant de découvrir qu’ils ne sont pas si éloignés de la vérité.

07/10/2013 (Brève 273) Le Corbeau repenti fait la une ! Après les révélations du Point le mettant en cause directement dans le versement de 500.000 € en liquide à Claude Guéant, à l’heure où il était le Ministre français de l’intérieur, on découvre les relations troubles d’Aref aves des personnalités douteuses, dont son beau-frère Whahib Nacer, un banquier installé en Suisse et cité plusieurs fois, dans des transferts importants de capitaux.(Revue de presse : Le Parisien et les Inrocks).

_______________________ 1 – Le Parisien

Tableaux flamands : Claude Guéant porte plainte pour diffamation
http://www.leparisien.fr/actualite/tableaux-flamands-claude-gueant-porte-plainte-pour-diffamation-01-10-2013-3186207.php

Par Matthieu Pelloli

Selon nos informations, Claude Guéant va engager des poursuites en diffamation contre Le Point. Dans son édition de la semaine dernière, l’hebdomadaire affirme que les 500 000 euros arrivés de l’étranger sur le compte de l’ex-ministre en 2008 pour la vente de deux toiles du peintre flamand Andries Van Eertwelt ont été versés par Mohamed Aref, un avocat djiboutien bien connu dans le milieu des affaires.

Une version contraire à celle produite devant lajustice par l’ancien ministre de l’Intérieur, lors de son audition au printemps dernier, où Claude Guéant avait affirmé aux enquêteurs que l’acheteur des tableaux était malaisien et avait, selon ses avocats, accepté d’en révéler l’identité.

Après avoir vigoureusement démenti les informations du Point, Claude Guéant s’est donc décidé à porter l’affaire devant les tribunaux. Ses avocats doivent déposer la plainte au TGI de Paris dansles jours qui viennent. «Mon client n’a jamais eu de contact avec quelque avocat de Djibouti que ce soit, insistait hier soir maître Jean-Yves Dupeux, son conseil. Claude Guéant ne connaissait même pas le nom de Mohamed Aref. Je le répète, l’avocat qui a acheté les tableaux est de nationalité malaisienne».

______________________________ 2 – Les Inrocks
http://www.lesinrocks.com/2013/09/27/actualite/gueant-ses-500-000-euros-lavocat-djiboutien-decryptage-du-tableau-11430494/

Les mystérieux 500 000 euros de Guéant : la piste libyenne

Mais qu’est ce que ça change que l’avocat-acheteur des tableaux flamands soit malaisien (comme l’affirme Claude Guéant) ou djiboutien (comme l’assure l’hebdomadaire “Le Point”) ? Tout. Cette seconde hypothèse implique que l’origine du virement bancaire de 500 000 euros, ayant atterri sur un compte de l’ex ministre de l’Intérieur, pourrait être libyenne. Comprendre : issue de commissions illégales versées en marge de contrats ou d’accords passés avec la Libye à l’époque de Mouammar Kadhafi. Voici pourquoi.

“Claude Guéant dément catégoriquement les informations publiées sur le site du Point.fr (en réalité il s’agissait de l’extrait d’un article paru hier dans le magazine – ndlr). Il a fourni à la justice les pièces concernant l’identité de l’acheteur des tableaux évoqués. Il n’a jamais eu de contact avec quelque avocat de Djibouti que ce soit“, a affirmé hier à l’AFP Jean-Yves Dupeux, avocat de l’ex ministre de l’Intérieur.


Mais qu’est-ce que ça peut bien changer que l’avocat-acheteur soit malaisien (comme l’affirme Guéant) ou djiboutien (comme l’assure le Point qui dit s’appuyer sur l’enquête judiciaire) ?

Tout.

Car cela modifie l’origine d’un virement bancaire de 500 000 euros qui a atterri, comme l’avait révélé le Canard enchaîné du 1er mai, de façon non expliquée sur un compte de Claude Guéant. La trace de ce virement avait été trouvée par des enquêteurs ayant perquisitionné, le mercredi 27 février, le cabinet d’avocats de l’ex bras de droit de Nicolas Sarkozy.

Décryptons cet embrouillamini.

1) Si l’avocat est malaisien

Dans cette hypothèse, soutenue par Claude Guéant, le magot serait issu de la vente de deux tableaux. Deux “marines” peintes par l’artiste flamand Andries van Eertvelt.

Premier souci : bien que Claude Guéant assure avoir donné à la justice le nom de cet acheteur, un avocat malaisien, son identité n’a jamais été rendue publique. En second lieu, nulle trace écrite de la vente n’a encore été divulguée par l’ex ministre qui a pourtant déclaré posséder “les justificatifs”. Et enfin, d’après plusieurs experts qui se sont prononcés sur le prix de tels tableaux, ces œuvres valent beaucoup moins que 250 000 euros l’unité.

Même en considérant cette hypothèse bancale comme vraie, Claude Guéant aurait fauté. Il aurait réalisé son opération financière sans disposer d’un certificat d’exportation que délivre obligatoirement le ministère de la Culture dès que la vente d’une œuvre d’art dépasse les 150 000 euros.

Mais, aux yeux du cardinal Guéant, cette entorse à la loi vaut toujours mieux que la seconde piste sur laquelle plancheraient désormais les juges d’instruction.

2) Si l’avocat est djiboutien

D’après les informations du Point (déjà partiellement révélées parCharlie hebdo le 17 mai dernier), l’enquête a permis d’établir que le paiement des 500 000 euros émane d’un avocat djiboutien. Pas n’importe lequel. Il s’agirait de Aref Mohamed Aref, représentant des intérêts malaisiens dans son pays. Cette seconde hypothèse implique que l’origine des 500 000 euros pourrait être libyenne.

Comprendre : issue de commissions illégales versées en marge de contrats ou d’accords passés avec la Libye à l’époque de Mouammar Kadhafi. Pourquoi ?

Alexandre Djouhri

Aref Mohamed Aref travaille avec le sulfureux Ahmed Djouhri, dit “Monsieur Alexandre”. Cet homme d’affaires français est décrit par l’écrivain journaliste Pierre Péan dans son livre Le République des mallettes (Fayard) comme agissant au service d’une oligarchie de grands patrons et de politiques. Il prend souvent la place de l’intermédiaire rusé dans des affaires d’Etat relevant du secret défense ou des échanges franco-libyens du temps de Kadhafi. Les Inrocks ont notamment révélé son rôle, au côté de l’ex-espion Bernard Squarcini, pour faire disparaitre de France le très recherché Bachir Saleh, ex trésorier et bras droit de Kadhafi.

Les journalistes du Point précisent que certains industriels se souviennent des “pressions amicales” du secrétaire général de l’Elysée d’alors, un certain Claude Guéant, pour qu’Alexandre Djouhri “trouve sa place dans le contrat de vente d’Airbus conclu avec Kadhafi en 2007. Un circuit complexe dans lequel on retrouve Wahib Nacer, le beau frère de… Mohamed Aref“.

3) Le méconnu Wahib Nacer 

Ce banquier franco-yéménite apparaît “aujourd’hui dans les radars du juge Van Ruymbeke, chargés de l’affaire Karachi et de plusieurs dossiers sensibles pouvant concerner Nicolas Sarkozy“, indiquent nos confrères duPoint. La lettre Intelligence Online (payante) rappelait que cet homme discret “fut dans les années 90 l’un des responsables de l’activité de la banque Indosuez au Moyen-Orient. Pendant les négociations des contrats Sawari II et Agosta (avec l’Arabie Saoudite et le Pakistan) Nacer était vice-président de la Banque Saudi Fransi, la filiale d’Indosuez à Riyad. Basé en Suisse depuis plus de vingt ans, il travaille toujours pour la banque rachetée par le Crédit Agricole en 1996“.

Dans son livre enquête intitulé Sarkozy-Kadhafi, histoire secrète d’une trahison (septembre 2013, Seuil), la journaliste Catherine Graciet a découvert une autre étrangeté liant Wahib Nacer à la Libye et, potentiellement, aux agissements de Claude Guéant.

Dans une interview donnée à France 24, le 12 avril 2013, une phrase sibylline du vendeur d’armes et intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine avait attiré l’attention de la journaliste : “Les 300 millions (qui auraient été versés pour permettre la libération des infirmières bulgares par Cécilia Sarkozy et Claude Guéant en 2007 – ndlr) n’ont pas été envoyés (…). Ils ont été payés autrement par Lugano et autres à travers le Qatar, pour finir dans les poches de Guéant et Sarkozy“. Plus loin, Takieddine précisait que ces fonds auraient transité “à travers le Crédit agricole au Qatar“.

En fouillant les archives du Crédit Agricole et du Qatar Financial Centre, Catherine Graciet a découvert deux choses. Premièrement, la filiale Crédit Agricole Qatar a été enregistrée à Doha le 31 mars 2007 (soit quatre mois avant la libération des infirmières bulgares) puis a été supprimée le 9 janvier 2012. Une vie de courte durée pour une filiale. Le certificat d’enregistrement de la filiale qatarie du Crédit Agricole Suisse indique qu’un certain Wahib Nacer était habilité à exercer des fonctions de “gouvernance non exécutive”.

Questions :

Le clan Sarkozy a-t-il – comme l’affirme sans preuves l’intermédiaire Ziad Takieddine – détourné partiellement ou totalement la rançon de 300 millions de dollars versée par le Qatar pour libérer les infirmières bulgares ?

Si oui, le réseau Alexandre Djouhri, Aref Mohamed Aref et Wahib Nacer a-t-il servi d’intermédiaire ?

Pour le moment, le parquet de Paris a ouvert en juin dernier une enquête préliminaire pour déterminer l’origine des 10 000 euros mensuels prélevés en liquide entre 2002 et 2004 par Claude Guéant dans les “frais d’enquête et de surveillance” des policiers. Le parquet a confié aux limiers de la division des investigations fiscales et financières (Dniff) le soin de déterminer si il y a eu des faits de détournements de fonds et de recel. Trouveront-ils bientôt l’origine définitive – comme le suggère les informations du Point – des mystérieux 500 000 euros ?

Et dire que leur réponse pourrait dépendre de la nationalité d’un avocat amateur d’art…

07/10/2013 (Brève 272) ALERTE ROUGE : Le fantôme du Juge Bernard Borrel assassiné à Djibouti en octobre 1995, plane toujours sur Haramous. (Uniquement pour celles ou ceux qui ne l’auraient pas encore lu, nous vous proposons une rediffusion d’un article « Panique à Soumarah » publié le 22 octobre 2004 puis le 25 juin 2006 dans la rubrique humour). L’actualité est-elle en train de rattraper la fiction ? (Toute ressemblance avec des personnalités djiboutiennes serait fortuite et involontaire)

Panique à Soumarah

Samedi, sortira sur le
grand écran, le nouveau film de fiction : « Panique à
Soumarah », du célèbre réalisateur Nassah Dias (*), dont
les mauvaises langues disent que lassé de torturer ses concitoyens, il s’attaque désormais aux cinéphiles du monde entier. Nous laisserons
à chacun le soin d’en juger.

Ce film raconte l’histoire
d’un Chef d’Etat dans un pays imaginaire, qui est confronté à
sa conscience. Tel Caïn, sa (mauvaise ?) conscience le suit partout et
hante ses jours et surtout ses nuits.

Le réalisateur
se veut être un homme très proche de ce Chef de l’Etat et il
nous raconte ce qu’il voit avec ses yeux et avec sa parfaite connaissance des dossiers secrets (et scabreux ?) de l’Etat.
On verra d’ailleurs que le suspens durera jusqu’à la fin. C’est au
tout dernier moment que l’on connaîtra le dénouement. Pendant
plus de 90 minutes les spectateurs voient se dérouler l’intrigue avec
les yeux de Nassah Dias ! Mais coup de théâtre final, le réalisateur va être
arrêté, pour le crime qu’il a commis autrefois, par des gendarmes dépêchés par un autre pays. C’est avec la plus grande angoisse que nous suivons cette scène jouée à la perfection. Les interprètes sont plus vrais que nature. On jurerait que les gendarmes sont des professionnels. Le spectateur
a vraiment l’impression que c’est lui qui va être arrêté
et emprisonné. Il ressent le frisson du futur condamné.

Revenons à l’intrigue
: tous les ingrédients sont là. Un Président dictateur
Helleug et son épouse Oyabag qui tire les ficelles par derrière
et qui semble détenir la plus grande partie du pouvoir. Le réalisateur
a-t-il forcé le trait, quand il la dépeint sous l’aspect d’une
femme méchante, acariatre, rancunière, très avide et à l’ambition
démesurée. A-t-il vraiment forcé le trait ? Où a-t-il trouvé son inspiration pour imaginer un tel personnage, aussi cruel et aussi machiavélique ?

Il faut admettre que la scéne de l’orphelinat est insoutenable : lorsqu’elle arrive en voiture pour sélectionner froidement les malheureux enfants qui seront jetés ensuite dans un avion à destination de Londres. Qui aurait pu imaginer un tel cynisme de la part d’une femme, mère de famille ? La question que l’on se pose, est de savoir s’il était nécessaire (pour expliquer la tyrannie exercée par les dirigeants) de montrer la violence inacceptable exercée sur des enfants : par exemple la séquence atroce de la sélection pour satisfaire les commandes reçues de l’étranger ?

Il y a aussi un traitre,
comme dans toutes les histoires bien ficelées. Il est joué
par le célèbre comédien, enfant du pays, Namielous.
Préféré d’Oyabag, artiste chevronné, spécialiste de l’équilibrisme,
charlatan à ses heures, il joue à merveille : on le croit, on approuve ses paroles mielleuses ! Il sait interpréter les deux faces du personnage qu’il double : totalement ‘carpette’ avec les plus forts que lui, et sadique à l’extrême avec les plus faibles.

La salle de projection,
emportée par son enthousiasme face à tant de duperie, de méchanceté, de mauvaise foi et de mesquinerie,
se mit spontanément à le siffler. Sa chute est relativement
brutale ensuite. Passé le point de non-retour dans le mensonge d’Etat, puis confondu par les faits, il s’écrase brutalement, comme une vieille loque.
On le voit plus tard, devenu craintif, ne sortir que la nuit et raser les murs. Dès les premières lueurs de l’aube il se réfugie
dans les égouts de la ville pour échapper frileusement à la Justice,
dont il fut pourtant un acteur particulièrement acharné, du temps de sa splendeur.

Le personnage principal,
on ne le voit jamais. Il est présent dans tous les esprits, il est
la cause de nombreuses réunions du Cabinet du Président, mais
il n’apparaît pas. Enfin pas tout à fait. Nassah Dias a choisi
de lui donner l’apparence d’un fantôme. Il est présent partout,
mais on ne le voit pas au début. Petit à petit, le spectateur
voit des formes se dessiner de plus en plus distinctement. Lerrob, c’est le
nom de ce personnage. Vers la fin, on découvrira comment (et pourquoi) de son vivant,
il a été tué par le réalisateur et ses complices, sur ordre direct du
Président. Rien de plus banal dans ce gouvernement aux moeurs dépravés
et aux multiples affaires louches, qui ne supporte pas d’être pris la main dans le sac.

Mais Lerrob, même mort, a la rancune tenace. Il veut se venger. Il n’a de cesse que les vivants découvrent les noms de ses assassins et
surtout de celui qui a donné l’ordre de la sauvage exécution. Pour atteindre son objectif, il a décidé de le désigner sans équivoque aux yeux des vivants et de la Justice, durant cette fameuse nuit, qui est le temps fort du film.

Certes, on pourrait reprocher au réalisateur
certaines longueurs : il y a des moments de grand silence et le film gagnerait
certainement à ce qu’ils soient coupés. L’action se déroule
sur plusieurs années, mais il sait habilement nous faire passer par
des phases de doute, par des phases de certitude, démenties rapidement
par une nouvelle information contradictoire ….

Nous avons moins aimé le personnage de Fera, le conseiller fraichement repenti, lorsqu’il sort sur le parvis et qu’il s’adresse au fantôme avec un porte-voix pour tenter vainement de le convaincre de repartir. L’acteur manque de force : il n’est pas convaincu, il joue « petit-bras » comme on dit dans le métier. Son interprétation ne restera pas gravée dans les mémoires. Heureusement, il ne s’agit que d’un rôle secondaire, mais c’est quand même une « erreur de casting ».

La grande
scène, c’est lorsque l’on découvre que le fantôme de Lerrob s’approche lentement de la capitale, qu’il survole ensuite la ville pour aller s’immobiliser au dessus du Palais
de Soumarah.

Là c’est vraiment
la panique à bord, le chaos, l’indécision et le sauve-qui-peut général au Palais de l’Elacse. Certains hauts fonctionnaires courent vers le port pour se jeter dans un boutre en partance pour le Yémen. D’autres, qui ont réussi à rassembler les certificats nécessaires, s’enfuient vers l’aéroport pour tenter de trouver un avion qui les emménera en Belgique ou au Canada, où ils déposeront une demande d’asile.

Le Président reste seul, terrorisé. Ses courtisans, jadis si nombreux ont disparu, son personnel s’est enfui : son épouse est en voyage. On le suit. En proie à la panique, il se réfugie lourdement avec une extrême
violence dans son coffre-fort, une immense pièce aveugle et blindée où il a entassé des richesses inouïes; sur son passage il pulvérise tout : vases
et objets précieux. Mais rien ne le protègera : le fantôme
approche toujours et il a compris qu’il était à sa recherche.

A l’Etat-Major des Armées, c’est le grand branle-bas
de combat : Airakaz, décoiffé, à peine réveillé, semble sorti tout droit d’un quelconque lupanar. Arrivé en toute hâte, dans un immense 4×4 conduit par une jeune militaire en survêtement suggestif, il vitupère contre l’ennemi insaisissable. Son supérieur le fameux Ihtaf (qui est absolument génial dans son rôle d’agent double) hurle
à la mort ; il annonce la fin du régime et il accuse directement Helleug d’être le seul responsable de cet immense gâchis. Il fait même semblant de cracher sur un portrait d’Helleug.

A eux deux, ils donnent
des ordres et des contre-ordres.

Ihtaf lance ses
hélicoptères pour intercepter et détruire le fantôme planant. A un moment,
il donne même l’ordre de tirer à balles réelles et traçantes : dans
la nuit, c’est d’un réalisme saisissant. Malgré cela, le fantôme continue
sa route, imperturbablement. Les balles le traversent sans l’arrêter
dans sa course. A noter que l’un des hélicoptères s’écrase et on comprend
que c’est une panne.

Cela marque le début
de l’une des scènes les plus émouvantes, lorsque l’officier Demahom (surnommé
‘Démago’), le chef des soldats tués dans l’accident, comprend enfin que
ce sont ses deux supérieurs qui ont détourné l’aide internationale qui
devait permettre de payer l’entretien des hélicoptères … et que la révision
indispensable n’a pas été faite, faute de financement disponible. On s’associe
à sa rage, à sa douleur face à la mort stupide et injuste de ses propres
hommes, on partage son ressentiment et son horreur face à tant de compromission
et de pourriture au pays d’Helleug.

Eh bien on a tort !


Il nous prend à contrepied, au moment où il exige de recevoir sa part de l’enrichissement
sans cause, pour prix de son silence, comme le veut la coutume ancestrale
du clan dominant ‘Nassamam’.

Dans un fracas assourdisant
(en dolby stéréo), les chars d’Airakaz s’ébranlent. D’abord lentement,
ils sortent du camp Kiehc Namso, sur trois colonnes, ils accélèrent ensuite
pour rejoindre le Palais de Soumarah qu’ils entourent aussitôt et ils
dressent leur terribles canons ver le Ciel, dans un dérisoire et dernier
geste de protection envers Helleug. Ce sera inutile, mais le spectateur
est fasciné par les effets spéciaux.

Nous vous avons dévoilé
une fraction du dénouement, mais pas tout, afin que vous ayiez toujours envie
d’aller voir ce grand film qui devrait remporter, à notre avis, la Palme d’Or
du festival international d’Ituobijd. On ne vous a pas tout dévoilé, mais
sachez quand même qu’à la fin, ‘la vérité finira par triompher’ et que la
Justice étrangère obtiendra finalement les terribles aveux du réalisateur.
La morale est sauve !

Ouf ! On avait cru pendant tout
le film que les affaires, les trafics, le crime et la vénalité allaient sortir en grands
vainqueurs de cette fiction. Il n’en est rien et tous les
méchants se retrouvent finalement en prison, condamnés pour des années. Sauf Helleug qui se suicide avec un certain panache, juste avant son arrestation. Quant au fantôme de Lerrob, il s’envole
lentement et disparaît derrière l’horizon, comme s’il était enfin libéré. Jamais fantôme n’avait suscité
une telle panique, dans l’histoire des hommes.

Toutes nos félicitations à l’équipe technique
au grand complet. Elle a vraiment été à la hauteur pour assurer la réussite
de ce grand film, de cette fiction inédite et du scénario invraissemblable qui nous a été proposé par Nassah Dias.

(*) Nassah Dias, pour
ceux qui ne le connaîtraient pas encore, est ce grand réalisateur très engagé,
qui a déjà plusieurs succès cinématographiques
à son actif. Spécialisé dans les affaires « clandestines »,
il s’est engagé très jeune dans la Brigade des Réalisateurs
de l’Ombre. Recruté ensuite par la Société des Dessous
de la Scène (SDS), société familiale puissante, comme assistant opérateur, il gravit progressivement les
échelons pour en devenir le PDG. Longtemps incontesté, en raison
de la qualité de ses mises en scène et de son expérience,
il semble qu’il ait connu dernièrement des divergences graves avec les deux associés familiaux et
majoritaires de la société d’exécution cinématographique.

Mais, comme toujours,
grand manipulateur du Jury, il est assuré de recevoir la GMRC (Grande Médaille de la Reconnaissance Cinéphile)
au festival d’Ituobijd, le 27 juin. On sait qu’il aura au moins 99 % de votes favorables
: le seul suspens est de connaître la décimale après la
virgule (99,1 ou 99,8 ?).

De toutes les façons,
s’il a de nombreux détracteurs, peu oseront le dire ouvertement, parce
que sa technique est imparable, en particulier dans le domaine des flous artistiques, des clairs obscurs et des explosions de lumière. Sa technique d’éxécution a longtemps été considérée comme la plus brillante, la plus efficace et la plus discrète, par ses pairs.

On dit même qu’à ses débuts, lorsqu’il n’avait encore
qu’un appareil photo à balançoire de l' »Alliv Ephotsirhc », il menaçait déjà
ses contradicteurs de les enfermer dans sa chambre noire de marque « Edobag » : celle où
il fabriquait des (é)preuves sur papier et qu’il les faisait signer pour les vendre ensuite à ses patrons.

07/10/2013 (Brève 271) ALERTE ROUGE : Statut quo à Sanaa. Contre toutes les règles de droit et en dépit de l’engagement du Président de libérer Mohamed Aloumékani, ce dernier est toujours séquestré illégalement dans la prison centrale de Sanaa.

Qu’attentent donc les autorités yéménites responsables de la séquestration illégale de Mohamed Alhoumékani, en laissant « pourrir » ainsi la situation
?

Cel fait six semaines que Mohamed Alhoumékani est séquestré dans la prison centrale de Sanaa, sans aucune inculpation pour un délit qu’il aurait pu avoir commis au Yémen, donc la mesure est totalement illégale au regard du droit.

Les motivations de Guelleh sont claires
On sait que c’est Guelleh qui avait demandé l’extradition de Mohamed Alhoumékani et qui a provoqué son arrestation à l’aéroport le 24 août à sa descente d’avion. Les motivations de Guelleh ont le mérite d’être claires. Plus il s’acharne sur Alhoumékani, plus il montre qu’il a besoin de le récupérer ! Et pour quelles raisons voudrait-il le récupérer à Djibouti, si ce n’est pour obtenir le reniement du témoignage (par tous moyens) qui le met en cause dans l’assassinat du Juge Borrel….

Plus Guelleh met de moyens pour récupérer Alhoumékani, plus il prouve son implication dans l’assassinat.

Mais pour quelles raisons, les autorités yéménites maintiennent-elles Alhoumékani dans la prison de Sanaa ? C’est une demie mesure entre la libération inconditionnelle et l’extradition : les yéménites se réservent ainsi les deux possibilités : le relâcher ou le livrer à Guelleh pieds et poings liés.

Il est évident que Guelleh dispose de moyens de pression efficaces :

  • d’abord sur les commerces et agences financières yéménites installées à Djibouti, qui pourraient connaître de sérieux ennuis si Alhoumékani était relâché à Sanaa. On sait que sous la férule du sanguinaire Guelleh, Djibouti n’est pas un état de droit et que différentes administrations (fisc, police, gendarmerie) peuvent, sur un simple ordre du Palais de l’Escale, rendre la vie impossible aux commerçants ou responsables d’agences bancaires ou financières : contrôles fiscaux, taxation d’office, interdiction d’exercer, fermeture administrative, arrestation, séquestration de tous les avoirs, et d’autres encore …!
  • ensuite sur les autorités judiciaires et politiques au Yémen, en promettant de verser « une rançon » conséquente à ceux qui l’auront aider à récupérer Alhoumékani et à le pousser dans un avion en route pour Djibouti.

Certes la mobilisation en Europe d’abord dans les média et sur les réseaux sociaux et aussi dans la rue, a fait prendre conscience aux Yéménites, du fait que des regards vigilants et très critiques étaient braqués sur cette affaire et qu’ils devaient être très prudents dans leurs décisions et dans leur communication. Peut-on supposer, même s’ils s’en défendent officiellement, que les diplomaties françaises et belges aient fait part de leur « préoccupation » dans ce dossier, comme l’on dit dans le jargon spécifique des ambassades …

Mais le temps passe et rien ne se produit : la routine est très dangereuse.
Le Yémen, en maintenant Alhoumékani en détention, joue-t-il la montre, en espérant que les observateurs se lassent et qu’ils pourront ensuite « vendre » discrètement Alhoumékani à Guelleh, en échange de la rançon convenue …

C’est à craindre, d’autant plus qu’en l’absence d’une intervention diplomatique (officielle et médiatisée cette fois) de la Belgique et/ou de la France, le Yémen a tout son temps. Les européens ont pris acte et ont accepté « de facto » la séquestration arbitraire et illégale et sa durée sans n’émettre aucune protestation officielle. Donc rien ne contraint les responsables yéménites à prendre des décisions rapides.

L’avenir est inquiétant. C’est le moment de tous les dangers.
Même protégé par sa tribu, (qui est puissante dans le pays et qui n’a pas caché dans la presse, qu’elle se réservait d’obtenir la libération de Mohamed par tous les moyens, puisqu’elle avait le droit pour elle), Mohamed pourrait perdre la vie dans la prison de Sanaa, qui n’est pas réputée comme un lieu calme et tranquille ou bien il pourrait être transféré vers le tarmac de l’aéroport où l’attendrait un vol direct pour Djibouti.

Il est donc important de poursuivre la mobilisation par tous les moyens. Demain, mardi, il y aura la conférence de presse du député belge, puis il faudra poursuivre les manifestations devant les Ambassade du Yémen et il faudra alerter les média dans la mesure du possible et interpeller pour ceux qui le peuvent, les autorités de leurs pays de résidence.

La guerre n’est pas gagnée. Maintenant l’adversaire est au pied du mur : c’est à ce moment là que Guelleh devient le plus féroce : il a horreur de perdre la face et en plus il tient par dessus tout à se dédouaner « officiellement » d’une accusation précise dans l’assassinat du Juge Borrel, même s’il n’obtenait qu’un « reniement de comédie » au prix, ensuite, du meurtre programmé
de celui qui a révélé la Vérité et par là-même sa responsabilité pénale personnelle..