30/11/2013 (Brève 308) A peine rentré en Belgique, dans un entretien que nous avons eu avec lui, Mohamed Alhoumékani nous a confirmé sa volonté de se battre contre le dictateur et d’utiliser tous les moyens disponibles. Sa combattivité et sa détermination sont sans faille, a-t-il ajouté.

Mohamed Alhoumékani que nous avons pu joindre par téléphone aujourd’hui, nous a confirmé qu’il répondait actuellement aux questions des journalistes de nombreux supports, dont RFI, France Culture et d’autres.

Il nous a confirmé qu’il était encore plus déterminé à lutter contre la dictature et contre le Président Guelleh, qui l’a fait incarcérer puis interdire de sortir du Yémen sur des éléments totalement mensongers et dénués de tout fondement, en particulier, l’existence d’une fiche rouge au sein d’Interpol … qui n’a jamais existée.

Avec ses conseils, il prépare une conférence de presse pour la semaine prochaine, probablement à Paris, puis il prendra part aux manifestations organisées par la diaspora, pour dénoncer la venue de Guelleh à Paris et il compte bien contribuer à faire connaître la véritable nature du régime djiboutien qui assassine l’opposition, qui asservit sa population sur tous les plans : économie, libertés et justice, éducation, santé … et qui assassine et torture toutes celles et tous ceux qui osent émettre ne serait-ce qu’une plainte.

En agissant contre Mohamed Alhoumékani au Yémen pour tenter vainement d’obtenir sa rétractation (probablement inutile ?) Guelleh a montre combien il culpabilisait dans l’affaire de l’assassinat du Juge Borrel. Alhoumékani attend que la justice française, en dépit des freins que lui ont mis les différents dirigeants français qui se sont succèdés à la tête de l’Etat,
poursuive l’instruction avec détermination et « vigueur ».

Nous devrions en apprendre plus dans les prochains jours

29/11/2013 (Brève 307) Les prévisions « Météo » ne sont pas bonnes pour Guelleh et son équipe : risque de violents orages ….

Pour Guelleh, la situation n’est pas bonne en ce moment. Plusieurs dossiers risquent de lui éclater au nez. Après avoir voulu jouer l’homme fort, il devient progressivement l’homme battu et accablé. Pourra-t-il s’en remettre ?

  1. La plainte pour crimes déposée par Houssein Ibrahim Houmed devant la Cour pénale internationale,
  2. Le retour de Mohamed Alhoumékani à Bruxelles, aprés avoir échappé à la surveillance yéménite … C’est une claque formidable non seulement pour Guelleh, mais aussi pour ses hommes de main : le général Fathi, Mohamed Aref, dit le « corbeau repenti », Djama Souleiman dit « Grandes oreilles », le procureur Maki et l’Ambassadeur de Djibouti au Yémen. On peut anticiper qu’il y aura des répercutions sur l’avenir professionnel de ces obligés du régime. Fathi a déjà reçu le décret de sa mis en retraite d’office …
    Ne parlons pas des millions qui ont été dépensés pour tenter d’obtenir en vain l’extradition d’Alhoumékani vers Djibouti, officiellement sur la base d’une demande d’Interpol qui n’a jamais existé, contrairement à ce qu’affirmait encore sur RFI, le 13 oct, Mahmoud Ali Youssouf le ministre djiboutien des A.E., pris en flagrant délit de diffusion de fausses informationsn
  3. et comme corollaire, la relance de l’affaire Borrel, car Mohamed Alhoumékani, qui a vécu trois mois de galère au Yémen, ne devrait pas en rester là. Si nos informations sont bonnes, lui, qui n’est jamais revenu sur son témoignage, même sous la contrainte physique au Yémen, devrait médiatiser cette affaire dans les prochains jours et mettre la justice française devant ses responsabilités.

    En engageant le « fer » contre Mohamed Alhoumékani, Guelleh avait pris de gros risques et maintenant il a perdu. Désormais il est nominativement montré du doigt dans la commandite de l’assassinat du Juge Borrel. Sinon, iaurait-il engagé de tels moyens pour obtenir l’extradition et la rétractation de Mohamed Alhoumékani… ?

  4. Il reste enfin l’accueil de Guelleh, pour son déplacement à Paris, à l’occasion de la conférence qui va s’y tenir. Comme on a pu le mesurer lors de son dernier déplacement à Bruxelles, l’accueil que lui réservera l’opposition devrait être, disons, « significatif ».

    Certes Guelleh et son Ambassadeur inféodé, Rachad Farah dit « le joueur de pipeau », battu lamentablement lors de l’élection à la direction générale de l’UNESCO, ont pris la mesure de l’opposition et ils ont préparé un plan d’action..

    En effet, pour tenter de contrer cette expression populaire et cette unité des forces d’opposition, ils vont distribuer de l’argent aux faux réfugiés pour qu’ils se réunissent dans une salle « très chic » de Paris, afin de chanter les louanges de leur bienfaiteur alimentaire et qu’ils organisent une contre-manifestation de soutien qui sera largement diffusée sur les ondes de la RTD.

Qui cela peut-il encore tromper ?

Venez tous manifester à l’appel des partis de l’opposition !

L’équipe de l’ARDHD

28/11/2013 (Brève 306) RFI Le témoin clé de l’affaire Borrel a réussi à quitter le Yémen

Mohamed Alhoumekani, ancien responsable de la garde présidentielle de Djibouti, a réussi à fausser compagnie aux autorités yéménites qui le retenait contre son gré depuis plus de trois mois.

Réfugié politique en Belgique, l’homme est un témoin clé dans l’affaire de l’assassinat du magistrat, Bernard Borrel, le 19 octobre 1995, à Djibouti, puisqu’il met en cause l’actuel président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh.

Il avait été interpellé au Yémen, le 24 août dernier, alors qu’il rendait visite à des proches. Mohamed Alhoumekani à finalement débarqué lundi dernier, à Munich, avant de rejoindre Bruxelles, hier, dans la soirée.

« Jusqu’au dernier moment, les autorités yéménites et les représentants djiboutiens ont tenté de faire pression sur moi pout que je revienne sur mon témoignage dans l’affaire Borrel », nous explique Mohamed Alhoumekani.

Il estime avoir été « séquestré » comme « un otage d’Etat » et se dit à nouveau à la disposition des juges français actuellement en charge de cette affaire.

Il doit organiser une conférence de presse la semaine prochaine à Bruxelles qui risque d’être explosive…

Par Benoît Collombat,
Jeudi 28 novembre à 20h11

28/11/2013 (Brève 305) Mohamed Alhoumékani est libre et il vient d’arriver en Belgique

C’est avec un immense joie que nous avons appris ce matin, que Mohamed Alhoumékani avait pu quitter le Yémen et qu’il était arrivé en Belgique pour retrouver sa famille et ses conseils.

A l’heure actuelle, nous n’avons encore aucune information sur les conditions de sa libération, mais nous espérons en apprendre plus dans les prochains jours.

Nous tenons à adresser à Mohamed Alhoumékani toutes nos félicitations pour son courage et pour avoir tenu bon en dépit des multiples pressions qui ont été exercées contre lui, probablement pour qu’il revienne sur son témoignage dans l’affaire Borrel.

Chantages auxquels il a toujours refusé de se plier.

Nous avons une pensée pour son fils Moncef qui avait tenu à se rendre au Yémen pour le soutenir et pour son épouse et ses autres enfants qui ont vécu trois mois d’angoisse.

Nous remercions toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés pour obtenir sa libération, en manifestant devant les Ambassades du Yémen, en signant la pétition et en diffusant les informations. Nous pensons en particulier aux adhérents de l’Association Survie et aux journalistes yéménites qui nous ont aidé dans les traductions.

Coïncidence du calendrier : aujourd’hui c’est l’anniversaire d’IOG, qui a du recevoir ce cadeau comme une nouvelle claque ….

A suivre

28/11/2013 (Brève 304) La tribune / Djibouti : écouter le peuple pour sortir de l’impasse (Par Mohmaed Kadamy, dirigeant du FRUD publié dans international PCF)

Contribution de Mohamed Kadamy dirigeant du FRUD

La situation politique à Djibouti est dans une im- passe, le pays est en crise et en conflit larvé dans le nord et le sud-ouest. La région s’en trouve menacée.

Élection après élection, le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh a mesuré son isolement et l’hostilité populaire à son endroit. Par deux fois, il a survécu grâce aux fraudes massives, ce qui avait eu comme conséquence le boycott des élections par l’opposi- tion durant 10 ans.

Mais les temps changent. Une coalition électorale nommée l’Union pour le salut national (USN) s’est for- mée à la veille des élections législatives de février 2013, sous la pression populaire, mais aussi par la volonté de ses composantes. Le Front pour la restau- ration de l’unité et la démocratie (FRUD) a contribué aussi à cette unité.

Cette opposition a été elle-même surprise par l’ampleur du mécontentement.

Ce fut une « Bérézina » pour les partisans de Guelleh, à tel point que le pouvoir s’est refusé à publier les résul- tats généraux par bureau de vote comme le deman- dent officiellement l’Union européenne, la France et les États-Unis. Le truquage a été réalisé au vu et au su de tout le monde, il faut être des observateurs de la Ligue arabe et de l’Union africaine, pour ne pas avoir vu ces fraudes.

Union pour le salut national a établi son propre par- lement, dénommé Assemblée nationale légitime (ANL), estimant qu’elle a gagné 53 sièges sur 65 députés, ce qui est une décision somme toute symbolique. Suite aux recommandations de l’Union européenne et aux pressions discrètes des États- Unis et de la France, un dialogue s’est amorcé entre le pouvoir et la coalition USN, en août 2013.

La défiance est quasi générale sur le territoire à l’égard du pouvoir, y compris parmi ses soutiens traditionnels et des manifestations pacifiques se pour- suivent. L’USN tient bon, même si la seule et unique réponse est une répression ininterrompue et féroce (éxecutions extrajudiciaires, arrestations et tortures, emprisonnements des dirigeants et simples militants politiques, pressions sur les enfants des militants).

L’accord préliminaire entre les deux parties a été interrompu le 21 septembre, le président de la République refusant de libérer les prisonniers poli- tiques comme il s’y était engagé.

Du point du vue du FRUD, même si les élections législatives ont mis à nu le roitelet, la preuve est faite qu’il est irréaliste de vouloir déloger le dictateur de Djibouti uniquement par les voies des urnes. S’entêter dans cette voie, comme semblent s’y atteler quel- ques dirigeants au demeurant minoritaires au sein de l’USN, c’est se condamner à l’impuissance et favori- ser le chaos ambiant.

C’est pourquoi nous participons à notre manière à la mobilisation des campagnes contre le régime de Djibouti. Nous avons mené des actions militaires exerçant une pression sur le pouvoir de Guelleh, ce qui a obtenu le soutien de la majorité des dirigeants et des militants de l’USN, empêchés de manifester pacifiquement. Ces actions n’ont pas manqué d’inquiéter l’Ethiopie qui a mis à l’ordre du jour de la commission mixte de défense éthio-djiboutienne, du 23 au 26 septembre, la question de la sécurité à Djibouti et en particulier à la frontière éthiopienne.

Mais surtout nous sommes conscients qu’il est urgent de favoriser une convergence entre l’USN, le FRUD et les différents secteurs de la diaspora pour sortir de l’impasse. Nous y travaillons.

Jusqu’à présent, les bases étrangères n’ont favorisé que l’autoritarisme du régime de Djibouti. Ceux qui ont la mémoire longue se rappellent de l’interposi- tion de l’armée française en février 1992 qui a sauvé de la déroute militaire le régime de Djibouti face au FRUD.

Les retombées financières des bases militaires française, américaine et niponne ne profitent qu’au cer- cle très proche du président. Alors que la situation des populations rurales reste dramatique: elles vivent une quasi-famine. Les régions d’Obock et de Yoboki sont les plus touchées.

La coopération entre la France et Djibouti n’a pas empêché les incursions des militaires éthiopiens sur le territoire de Djibouti, qui ont procédé à l’arresta- tion des citoyens djiboutiens, soupçonnés de soute- nir le FRUD.

La France doit sortir de sa tolérance traditionnelle, pour ne pas dire de sa complicité déconcertante, vis- à-vis des régimes africains dictatoriaux porteurs de gros risques. C’est le cas pour Djibouti, y compris pour l’ensemble de la région.

Il faudra bien un jour respecter la volonté des peuples !

27/11/2013 (Brève 305) Plainte pour crimes. France 3 Bretagne / Un rennais porte plainte contre le président de Djibouti pour génocide.

Houssein Ibrahim Houmed est un professeur de philosophie, militant du parti socialiste à Rennes.

Il a porté plainte auprès de la Cour Pénale Internationale de La Haye contre Ismaïl Omar Guelleh, le Président de Djibouti,pour génocides et crime contre l’humanité . Il défend cette cause depuis 1977.

Houssein Ibrahim Houmed veut faire condamner l’actuel président de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh, pour « des faits perpétrés contre des civils Afars et commis entre juillet 1977 et novembre 2013″.

Aggravées lors des récentes élections législatives, les exactions n’ont jamais cessées souligne ce professeur de philosophie rennais. « Ces crimes portent principalement sur des actes de tortures, de viols, de massacres de civils – femmes, hommes, personnes âgées et enfants – et pour faits d’assassinats d’opposants politiques » indique le préambule de la plainte, qui s’appuie ensuite sur des faits précis.

27/11/2013 (Brève 303) Qui sont les faux réfugiés? Nous avons le devoir de les dénoncer, car ils servent la dictature en profitant des facilités offertes de bonne foi par les pays d’accueil. (Par Omar Gabasse)

Qui sont ces faux réfugiés Djibioutiens qui vivent en Europe ?
 
Ce sont ceux qui applaudissent le dictateur Djiboutien Ismael Omar Guelleh lors de ses passages en Europe.

Bénéficiant de subventions prélevées sur les fonds publics, ils organisent des soirées musicales. Prudents, ils restent enfermés dans une salle et ils font bruyamment l’éloge du dictateur, surtout devant les caméras et les appareils de photos.
 
La question qui se pose serait de savoir les raisons pour lesquelles ils ont abandonné leur pays ? Et les arguments qu’ils ont développés pour justifier une demande d’asile politique, qui ne correspond pas à leur véritable situation ?
 
Ils ont tout simplement menti à l’immigration du pays qui les a accueilli généreusement et où ils vivent en se faisant passe pour des vrais réfugiés Djiboutiens ou le plus souvent pour des Somaliens de Mogadisho.

Une fois qu’ils ont obtenu le statut de réfugiés, ils reprennent contact avec l’Ambassadeur de Djibouti en poste pour lui faire savoir qu’ils sont disponibles. A titre d’exemple, l’Ambassade de Djibouti à Bruxelles leur verserait une indemnité mensuelle de l’ordre de 1.000 €. En échange, à peine informés de l’arrivée du dictateur en Europe, ils se précipitent aux différentes manifestations pour l’accueillir…
 
Où vivent ces faux réfugiés ?
 
En majorité ils ont atterri en Belgique.
 
Pouvons-nous rester les bras croisés face à des gens qui sont des menteurs, qui mangent à tous les râteliers (la dictature et le pays d’accueil) et qui espionnent pour le compte d’une dictature qui affame, emprisonne, torture et assassine notre peuple qui demande seulement la liberté, la démocratie et un avenir serein.
 
Nous avons le devoir de dénoncer ces faux réfugiés en Belgique et ailleus et d’informer les services de l’immigration respectifs des pays d’accueil sur la tromperie préméditée, dont ils ont été victimes.
 
Il est inadmissible qu’un dictateur puisse installer, en toute impunité, ses espions dans les pays européens et que nous nous nous taisions. Nous devons combattre le dictateur à l’extérieur. Notre combat doit-il commencer par la dénonciation des faux réfugiés ? Certainement..
 
Le dictateur est annoncé en France le 6 décembre. Des associations françaises et l’opposition organsent des manifestations pour dénoncer l’arrivée de ce sanguinaire (et de ses collègues).

Les espions fêterons certainement son arrivée dans une salle « chic » de Paris, Je demande à mes soeurs et à mes frères Djiboutiens de filmer ces voyous et de porter plainte parce que, entre Djiboutien tout le monde se connaît,

Vous pouvez facilement les identifier par leurs noms et prénoms.Il faut établir la liste et la présenter aux services nationaux de l’immigration. Espérons qu’ils soient convoqués ensuite pour justifier les raisons qui les poussent a saluer respectueusement le dictateur qu’ils prétendaient, la veille, avoir fui.

Réagissons ! Mes compatriotes, notre silence ne fera que renforcer le dictateur qui a annoncé, lors de sa dernière visite largement contestée en Belgique, qu il allait créer une association à Bruxelles, association qu’il financera pour s’assurer de recevoir des applaudissements d’opérette.

Alors que la majorité des Djiboutiens n’arrive pas à joindre les deux bouts. Dénonçons cette injustice.
 
Cela dit, je n’oublie pas qu’il y a des vrais réfugiés, qui avaient toutes les raisons valables de fuir leur pays. N’oublions pas non plus aussi les vrais réfugiés qui souffrent à Addis Abeba où ils (sur)vivent dans des conditions extrêmement difficiles.

Votre compatriote Omar Gabasse.

24/11/2013 (Bréve304) Au micro de la BBC, Houssein Ibrahim Houmed explique les raisons de la plainte qu’il a déposée auprès de la Cour pénale internationale, pour tous les crimes commis par IOG et ses obligés contre les populations djiboutiennes


1°) A écouter en WMA

2°) A télécharger en MP3
Lien de téléchargement

24/11/2013 (Brève 303) SURVIE // Appel à Rassemblement Jeudi 5 décembre à 18h, Place de la République à Paris

Sommet France-Afrique
La paix en Afrique ne doit pas se décider à l’Élysée avec des dictateurs!

A l’initiative de François Hollande, un Sommet de l’Élysée sur la paix et la sécurité en Afrique aura lieu à Paris les 6-7 décembre. Il s’agit du premier Sommet France-Afrique organisé sous François Hollande, qui a convoqué lui même ce sommet, choisi son thème et décidé de l’organiser à Paris, dans un lieu aussi symbolique que l’Elysée. Comme ses prédécesseurs, le Président français parait ainsi considérer le continent africain comme une zone qui ne doit pas échapper à l’influence de la France.

Dans la tradition des Sommets France-Afrique, la plupart des dictateurs africains du « pré-carré » francophone seront présents. Parmi eux, le tchadien Idriss Déby, au pouvoir depuis 1990, Paul Biya (Cameroun, depuis 1982), Denis Sassou Nguesso (Congo-B, depuis 1979), Blaise Compaoré (Burkina Faso, depuis 1987), sans oublier les héritiers Ali et Faure des régimes Bongo et Gnassingbé au Gabon et au Togo et le président djiboutien Oumar Guelleh.

Tous bénéficient du soutien diplomatique, économique (via l’aide publique) et militaire ou policier de la France. Quasiment tous ont été reçus au moins une fois à l’Elysée depuis l’élection de François Hollande. Tous soutiennent la France dans ses nombreuses interventions militaires menées sur le continent africain, où elle dispose toujours de bases militaires et de forces prépositionnées.

En échange de leur soutien à ces interventions, comme celle menée récemment au Mali, ces dictateurs attendent le silence de la France sur leurs exactions. Les démocrates tchadiens, togolais et djiboutiens ont ainsi subi dans leur chair en 2013 les conséquences diplomatiques du soutien de leurs chefs d’État à l’opération Serval1.

Les dictateurs de la Françafrique sont auteurs de nombreuses violations des droits de l’Homme documentés par un grand nombre de rapports émanant d’ONG et organisations internationales. Le soutien de la France à des dictateurs, les ventes d’armes et les nombreuses interventions militaires menées par la France sur le continent africain pour les soutenir (comme au Tchad en 2006 puis 2008) n’ont en rien amélioré la sécurité et les conditions de vie de leurs populations.

La situation actuelle en Centrafrique, où la France a installé et/soutenu tous les dictateurs qui se sont succédés, est une des illustrations des conséquences de cette funeste politique. Et lorsque la France prétend intervenir au nom des droits de l’Homme et dans un cadre multilatéral, comme elle l’a fait en Côte d’Ivoire, en Libye ou au Mali, c’est toujours avec des motivations ambiguës, liées à ses intérêts géostratégiques.

Considérant qu’un sommet sur la paix et la sécurité en Afrique ne doit pas se tenir à l’initiative et sur le sol d’une ex-puissance coloniale caractérisée par son ingérence sur le continent et en présence de dictateurs qui y ruinent tout espoir de paix, nous, associations et citoyen-ne-s français-e-s et africain-e-s réclamons :
– L’annulation de ce sommet
– La fin du soutien diplomatique, économique, militaire, policier et des ventes d’armes aux régimes répressifs
– La suppression des bases militaires françaises en Afrique

Depuis une vingtaine d’années, des représentants de la société civile française et africaine ont pris l’habitude de réagir et d’organiser en contre-point des sommets France-Afrique des temps d’échange, de revendication et de mobilisation. Nos organisations proposent aux citoyens et aux organisations de se rassembler le Jeudi 5 décembre prochain, Place de la République, sous le mot d’ordre ci-dessus.

Premiers signataires : Survie, Afriques en lutte, La Fédération des Congolais de la Diaspora (FCD), Sortir du Colonialisme, L’Union des Populations du Cameroun…

Signer la pétition sur Avaaz.org https://secure.avaaz.org/fr/petition/Dictateurs_a_lElysee_Dites_non_au_Sommet_de_la_honte/

Voir informations sur le tribunal sur survie.org – http://www.survie.org

Voir :
FIDH, Djibouti : arrestations et procès se poursuivent en silence, communiqué de presse, juillet 2013
Amnesty International. Togo : Usage excessif de la force et décès en détention, Communiqué de presse, mai 2013
FIDH, Tchad : vague de répression sur fond de tensions militaires. Communiqué de presse, juin 2013

24/11/2013 (Brève 302) V E R I T E  //   P O E M E ,  LA  REALITE,

Tous les jours, le peuple assiste à la souffrance des leaders de l’opposition,
–         ligotés par le régime policier
–         brutalisés, étouffés, désorientés
–         soumis à des violations des Droits humains
qui détruisent la morale et le moral des hommes de demain

Tous les jours, le peuple affaibli par la dictature subit au quotidien les méthodes claniques,
        – diviser la population
        – terroriser les citoyens sérieux qui refusent les mensonges du clan
        – appauvrir le peuple pour mieux diriger et conserver le trône
        – détruire les structures sociales (santé, éducation, emploi).

Tous les jours, le peuple est frustré, et il attend de pied ferme la libération des cheiks et des oulémas.             
        – incarcérés sans motif
        – révoqués sans droit a pension
        – destruction des hommes de la religion
        – non respect de la dignité humaine 

Tous les jours, le peuple suit de prés l’évolution de la zizanie entre les mafias pour conserver l’enrichissement criminel du père du clan et des boys du régime.
                                  
        –  détournement des fonds publics
        –  vols des grands projets
        –  s’approprier les biens du peuple
        –  taxer par la force et d’intimidation les commerçants de la place

Tout les jours, le peuple pense, oh !  Combien parmi nous, résident dans les geôles de Gabode.

        – des prisonniers politiques
        – des leaders des partis d’opposition
        – des cheiks
        – des jeunes braves
        – des patriotes civils
        – des intellectuels
        – des hommes murent politiquement 

Tous les jours, le peuple vit sous la dictature, la pauvreté et la famine organisées par le clan au pouvoir pour  mieux contenir et isoler toute revendication, en maitrisant les leaders capables de refuser  la situation catastrophique qui détruit plus d’un demi million de Djiboutiens. Le peuple pacifique demande,

        – leur droit légitime
        – leur citoyenneté respectée
        – un  changement de racine
        – une nouvelle aire, une nouvelle équipe
        – des responsables dignes, honnêtes, justes et compétents
        – des leaders courageux et consciencieux ayant la capacité de redresser le pays et de reconstruire la fierté d’être un citoyen Djiboutien     

Tous les jours, la population des quartiers défavorisés, lance un cri alarmant qui est  palpable dans tous les coins des ruelles poussiéreuse où ils survivent sans nourriture, ni soin. Les familles sont au bord de la mort lente.

        – l’exclusion sociale
        – les enfants, les faibles, les orphelins sont le plus vulnérable
        – l’abandon total de personnes âgées
        – les malades, les souffrants sont sans aide ni soin et ca c’est grave                                  

Tous les jours, le peuple pointe du doigt les « bavures » généralisées  commises par les services « de sécurité » dirigés par des hommes de main du clan au pouvoir. Dans une avenir proche, ils devront rendre des comptes sur leurs agissements et les actes commis sous leurs ordres pour le fils du rail.

        – arrestation arbitraire
        – violence quotidienne envers les leaders des partis d’opposition
        – utiliser la force contre des citoyens sans défense
        – s’enrichir sur le dos de leur personnel ( vol de budget de fonctionnement ).
        –  mission, obligation ou (intérêt personnel) et ca c’est grave

Tous les jours, le peuple suit la situation et les nouvelles au sein du château de Haramouss, où se côtoient les grands sorciers venus de divers horizons de l’Afrique profonde.
        – de Guinée  au Soudan
        – de Nigéria au Ghana
        – de Kottou au Harrar

Tous ont reçu  les missions suivantes :
        – donner des potions magiques pour rajeunir le roi et son Gabyo
        – protéger les regards des citoyens  vers haramousse
        – protéger les enfants du roi
        – protéger le pouvoir du clan
        – détruire les idées  et les actes des opposants
        – préparer les poisons pour éliminer un adversaire redoutable

OH  PEUPLE, N’OUBLIEZ PAS CAR C’EST VOTRE PAYS, VOTRE NATION, VOTRE TERRE, AGISSEZ ET SAISSISEZ, CAR C’EST LE MOMENT.
LE TEMPS EST PRECIEUX. C’EST AUJOURD’HUI QUE L’HISTOIRE S’ECRIT.