24/01/2014 (Bréve 351) Désormais, IOG arrête tout le monde ! Après les opposants et les entrepreneurs étrangers qui ont eu le malheur d’investir à Djibouti, ce sont les touristes français qui sont arrêtés par les gendarmes et placés en garde à vue !! 7sur7, (media belge avec une large audience) relate les faits …

Lien avec l’article
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1780532/2014/01/24/Deux-touristes-francais-arretes-a-Djibouti.dhtml

Décidément, le régime de Guelleh qui est aux abois poursuit, comme nous l’avions craint depuis les dernières élections législatives volées au peuple, une répression de plus en plus large, intense et féroce.

Tous les opposants passent par la case : arrestation arbitraire et garde à vue extra-judiciaire. Certains sont libérés après quelques heures de détention, d’autres passent par les salles de torture avant d’être jetés dans la prison de Gabode, sans soin ni asistance.

De nombreux investisseurs étrangers, que nous avions pourtant prévenus, ont fait les frais de l’appétit féroce de la RPP (Reine Paulette de Pacotille) qui n’a qu’un seul objecti : les dépouiller et les renvoyer chez eux ensuite …

Maintenant, ce sont les touristes qui sont visés par le SDS, les gendarmes et les policiers.

Moins d’investisseurs étranges, moins de touristes : voilà qui va contribuer à appauvrir le pays et ruiner définitivement une activité économique qui se meurt, assassinée par les injustices, la corruption et les pressions de tous ordres.

___________________ 7 sur 7

Deux touristes français arrêtés à Djibouti

Par: rédaction 
24/01/14 – 14h37  Source: Belga

la République de Djibouti, située sur la mer Rouge, est entouré par la Somalie, l’Éthiopie, l’Érythrée et fait face au Yémen..

Deux touristes français et le président de Ligue djiboutienne des droits de l’homme (LDDH) ont été arrêtés jeudi à Djibouti, déplore vendredi l’Union pour le Salut National, la coalition qui regroupe les partis de l’opposition au régime du président Guelleh.

Maître Zakaria Abdillahi Ali, député de l’USN et président de la Ligue djiboutienne des droits humains, a été arrêté à Ali-Sabieh (sud-est), en même temps que deux amis français, leur chauffeur djiboutien et deux élus de la région, alors que l’avocat et les deux Français étaient en conversation avec les deux élus, rapporte le représentant de l’USN auprès de l’Union européenne, Ali Deberkale. Il n’a accès ni à sa famille, ni à un médecin, et a entamé une grève de la faim pour protester contre l’illégalité de son interpellation. Les deux Français et leur chauffeur djiboutien sont détenus avec lui.

« Depuis la victoire volée de l’USN aux élections législatives de février 2013, la répression qui s’abat sur les opposants et la population djiboutienne va croissant », souligne M. Deberkale. « Les ONG parlent de meurtres, de tortures, d’arrestations et d’emprisonnements arbitraires, de harcèlement, de menaces… La France persiste à apporter son soutien à la dictature et à son régime au pouvoir depuis 36 ans, au nom de ses intérêts militaires. Je condamne vivement cette arrestation politique et espère que cette provocation incitera enfin la France à reconnaître que la situation qui prévaut depuis un an à Djibouti est catastrophique et nécessite une réaction ferme. »

24/01/2014 (Bréve 352) Sous la signature de son secrétaire général, Fred Van Leeuwen, l’IE (Internationale de l’Education) adresse une lettre ouverte de protestation à IOG, pour dénoncer les violations des droits des enseignants et les harcèlements.

Télécharger la version PdF de la lettre
http://www.ardhd.org/ie/protest_djibouti_20140122.pdf

M. Ismaïl Omar Guelleh
Président de la République
Djibouti
Fax : (253) 21 35 06 45 

Bruxelles, le 22 janvier 2014 

Violations des droits des enseignants djiboutiens

Monsieur le Président de la République,

L’Internationale de l’Éducation (IE), la fédération syndicale mondiale qui représente 30 millions d’enseignants et de personnels de l’éducation dans 171 pays, condamne les sanctions arbitraires prises par les autorités de Djibouti à l’encontre d’au moins 83 enseignants et autres personnels de l’éducation (conseillers pédagogiques, inspecteurs et agents du Ministère de l’Education) dont les salaires ont été suspendus depuis le mois d’octobre 2013. Parmi les enseignants et personnels de l’éducation sanctionnés figurent le Secrétaire général du SYNESED, M. Farah Abdillahi Miguil, et plusieurs des membres fondateurs du Collectif « Sauvons l’Education Nationale ».

Le Syndicat des professeurs des collèges et lycées de Djibouti (SYNESED) et le Syndicat des Enseignants du Premier Degré (SEP), tous deux affiliés à l’IE, ont fait part de leurs inquiétudes face à la détérioration de la situation des enseignants djiboutiens et aux atteintes sérieuses à la liberté syndicale dans le pays. Mutations, gels des salaires, procédures de licenciements : les sanctions arbitraires appliquées au mépris de toutes les règles et des procédures administratives se poursuivent à l’encontre des travailleurs et travailleuses de l’éducation.

Le harcèlement et la répression à l’encontre des enseignants et des syndicalistes cherchant à exercer leurs droits légitimes à la liberté d’expression et à la liberté syndicale sont malheureusement choses courantes depuis de nombreuses années à Djibouti. Depuis septembre 1995, date du licenciement des principaux responsables syndicaux des deux centrales du pays, l’Union Djiboutienne du Travail et l’Union Générale des Travailleurs Djiboutiens, puis de la révocation des dirigeants du SYNESED en février 1997, aucune expression syndicale ne semble plus tolérée par le pouvoir en place.

L’IE est particulièrement préoccupée par le décès en cours de détention de M. Mahamoud Elmi Rayaleh, professeur de français au Lycée public de Balbala et citoyen engagé. Sa mort dans la nuit du 28 au 29 août 2013 et son inhumation à la hâte par les autorités, en l’absence de tout membre de sa famille et de son entourage, laissent planer de nombreux doutes sur les circonstances de sa disparition. Arrêté le 2 août 2013, M. Rayaleh avait été placé en mandat de dépôt dès le lendemain et condamné à 2 mois de prison ferme le 20 août au motif de sa « participation à une manifestation interdite ». Il était en bonne santé lors de son incarcération dans la prison centrale de Gabode.

Deux missions de contact direct de l’Organisation Internationale du Travail  (OIT) en 1998 et 2008 n’ont pas permis d’améliorer le climat social. L’intransigeance du pouvoir public djiboutien s’est encore manifestée récemment, en novembre 2012, lorsque Mr Samuel Ngoua Ngou, coordinateur régional de l’IE, s’est vu refuser le droit d’entrer sur le territoire de Djibouti, où il se rendait pour organiser un séminaire national sur l’éducation de la petite enfance avec les syndicats SEP et SYNESED. Mr Ngoua Ngou a en effet été refoulé de l’aéroport de Djibouti à son arrivée, malgré le courrier officiel l’autorisant à obtenir le visa à l’aéroport.

L’IE en appelle aux autorités de Djibouti pour qu’elles :

  • lèvent immédiatement et inconditionnellement toutes les sanctions prises de façon arbitraire à l’encontre des enseignants et personnels de l’éducation ;
  • versent aux enseignants et personnels de l’éducation concernés les salaires impayés depuis le mois d’octobre 2013 dans les plus brefs délais;
  • respectent les droits fondamentaux et les libertés des enseignants, des étudiants et des militants syndicaux conformément aux normes internationales ;
  • ouvrent une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur les circonstances du décès de M. Mahamoud Elmi Rayaleh ;
  • établissent les conditions garantissant un dialogue respectueux et équitable avec l’ensemble des acteurs de la société civile, y compris les enseignants et les organisations qui les représentent.

Au vu des sérieuses violations des normes internationales du travail dont se rendent coupable les autorités de Djibouti, l’IE envisage de porter l’affaire devant le Comité de la liberté syndicale de l’Organisation internationale du travail.

L’IE continuera bien entendu à suivre de près la situation des enseignant(e)s djiboutien(ne)s.

Nous vous prions de recevoir, Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre très haute considération,

Fred van Leeuwen
Secrétaire général

24/01/2014 (Bréve 352) FIDH – Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme – Communiqué de presse

Djibouti : la FIDH exige la libération de Me Zakaria Abdillahi de la LDD

Djibouti, Paris, Nairobi, le 24 janvier 2014 – La FIDH s’insurge contre l’arrestation, le 23 janvier 2014 de Me Zakaria Abdillahi, président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), son organisation membre à Djibouti. Notre organisation exige sa libération immédiate et inconditionnelle ainsi que celle des personnes arrêtées avec lui. Me Zakaria Abdillahi défend en tant qu’avocat et président de la LDDH de nombreux militants politiques.

« Les autorités djiboutiennes doivent libérer immédiatement et sans condition Me Zakaria Abdillahi dont la seule faute est de défendre inlassablement les dizaines d’opposants et de journalistes arrêtés et emprisonnés à longueur de temps à Djibouti » a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH. « En emprisonnant Me Zakaria Abdillahi les autorités djiboutiennes veulent neutraliser un des seuls avocats et défenseurs indépendants à Djibouti » a-t-il ajouté.

Le 23 janvier 2014 vers 16h, Me Abdillahi a été arrêté par des gendarmes à Ali-Sabieh, au sud-est de Djibouti en compagnie de deux de ses amis français, son chauffeur djiboutien Djibril ainsi que MM. Mahdi Ali Waberi et Ibrahim Dirir Farah, deux élus de l’Union pour le salut nationale (USN) de la région d’Ali-Sabieh auxquels ils étaient en train de rendre visite. Si les deux élus ont été libérés le même jour, Me Abdillahi, ses deux amis et son chauffeur ont été transférés dans la soirée à la capitale Djibouti-ville et restent détenus à la Section de recherches et de documentation (SRD) de la gendarmerie, sans accès à leurs familles, ni à un médecin ou un avocat.

Le 24 janvier 2014, Me Zakaria Abdillahi a entamé une grève de la faim afin de protester contre sa détention arbitraire.

Me Zakaria Abdillahi, est avocat et président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH). Il est l’avocat de nombreux membres de l’opposition djiboutienne, de journalistes et défenseurs des droits humains victimes d’actes de harcèlement et de répression de la part des autorités. Depuis plusieurs semaines et en lien avec ses activités de défense des droits humains, Me Abdillahi recevait des menaces de mort et subissait des pressions. Le 16 janvier 2014, il témoignait que « tous les jours je me rends dans les lieux de détention et au tribunal pour tenter d’assister légalement les détenus d’opinion arrêtés, mais on ne me laisse jamais avoir accès aux gardés à vue en violation flagrante de l’article 10 de la Constitution qui garantit l’assistance d’un avocat ».

Cette arrestation, condamnée par l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits l’Homme, intervient dans un climat d’intensification de la répression policière et judiciaire à l’encontre des partis politiques d’opposition, des journalistes indépendants et des défenseurs des droits de l’Homme, qu’a aussi condamné le 22 janvier 2014, Mme Reine Alapini Gansou, la Rapporteur spéciale pour les défenseurs des droits de l’Homme de la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) de l’Union africaine.

Rappel des faits

Depuis le début du mois de décembre 2013, des dizaines de dirigeants et militants de l’opposition ont été arrêtés et certains condamnés. Fréquemment, les gardes à vues de militants arrêtés se prolongent au-delà de la durée légale parfois jusqu’à 11 ou 17 jours comme ce fut le cas pour Oumar Waberi et Mohamed Gadito Chehem. Si ces derniers ont été finalement relaxés grâce à leur avocat de nombreux autres demeurent en détention pour avoir affirmé leurs opinion et n’ayant pas pu être assisté de leur conseil.

Des actes de tortures, de traitement dégradant et inhumains sont régulièrement signalés dans les lieux de détention à Djibouti et plusieurs militants sont morts en détention à Djibouti ces dernières années, dont le dernier en date, Mohamed Elmi Rayale, militant de l’USN décédé à la prison de Gabode le 29 août 2013. Fin février 2013, la contestation du déroulement des élections législatives avaient donné lieu à d’importantes manifestations de l’opposition violemment réprimées.

Depuis lors, les arrestations et les procès se succèdent à Djibouti contre les opposants.  En septembre 2013, la LDDH et la FIDH par la voix du président de la LDDH, Me Zakaria Abdillahi, avaient interpellé le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies sur la situation dramatique des droits humains, et en particulier des libertés politiques, publiques, syndicales ainsi que la persistance de la pratique de la torture à Djibouti.

Contacts presse: presse@fidh.org
Arthur Manet (Français, anglais, espagnol) – Tel: +33 6 72 28 42 94 (à Paris)
Audrey Couprie (Français, anglais, espagnol) – Tel: +33 6 48 05 91 57 (à Paris)

16/01/2014 (Bréve 350) FIDH / LDDH Djibouti : la répression s’intensifie

La brève arrestation ce jour de nombreux leaders et militants de la principale coalition de l’opposition, l’Union pour le salut national (USN) et des altercations qui en auraient découlé témoignent de l’intensification de la campagne de répression menée par le régime en place à l’encontre de toute voix contestataire à Djibouti que nos organisations condamnent.

«  Le régime condamne, emprisonne et harcèle les opposants politiques, les journalistes indépendants et les défenseurs des droits humains dans des proportions inquiétantes »
 a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH. 

Le 16 janvier 2014, une dizaine de dirigeants de l’USN et un nombre indéterminé de militants qui célébraient le 1er anniversaire de la création de cette coalition d’opposition ont été brièvement arrêtés et placés en détention au centre de rétention de Nagad où des échauffourées auraient éclatés entre les détenus et la police faisant plusieurs blessés. A la suite de ces arrestations, le siège de l’USN situé au Q4 aurait été attaqué et vandalisé par des personnes non identifiées. 

Ces faits interviennent dans un climat d’intensification de la répression policière et judiciaire à l’encontre des partis politiques d’opposition, des journalistes indépendants et des défenseurs des droits de l’Homme. Depuis le début du mois de décembre 2013 des dizaines de dirigeants et militants de l’opposition ont été arrêtés et certains ont été condamnés. Fréquemment, les gardes à vues de militants arrêtés se prolongent au-delà de la durée légale parfois jusqu’à 11 ou 17 jours comme ce fut le cas pour Oumar Waberi et Mohamed Gadito Chehem. Si ces derniers ont été finalement relaxés grâce à leur avocat de nombreux autres demeurent en détention pour avoir affirmés leurs opinion et n’ayant pas pu être assisté de leur conseil. Des actes de tortures, de traitement dégradant et inhumains sont régulièrement signalés dans les lieux de détention à Djibouti et plusieurs militants sont morts en détention à Djibouti ces dernières années, dont le dernier en date, Mohamed Elmi Rayale, militant de l’USN décédé à la prison de Gabode le 29 août 2013. 

« Tous les jours je me rends dans les lieux de détention et au tribunal pour tenter d’assister légalement les détenus d’opinion arrêtés, mais on ne me laisse jamais avoir accès aux gardés à vue en violation flagrante de l’article 10 de la Constitution qui garantit l’assistance d’un avocat » témoigne Me Zakaria Abdillahi, président de la LDDH et un des rares avocats djiboutiens tentant d’assister légalement les opposants, journalistes ou militants des droits humains inquiétés. 

En raison de l’assistance judiciaire qu’il apporte aux militants d’opposition et en raison de ses dénonciations des abus du pouvoir, Me Zakaria Abdillahi, est harcelé, surveillé et reçoit des menaces de mort. De la même, façon toute voix contestataire est soumise à un harcèlement policier et judiciaire. 

La FIDH et la LDDH appellent les autorités djiboutiennes à mettre un terme à cette répression et à se conformer à ses obligations nationales et internationales de respect des droits humains, en particulier les droits civils et politiques. Nos organisations appellent l’Union africaine, l’Union européenne et les diplomaties influentes, notamment celles qui ont des bases militaires à Djibouti (France, USA, Japon, etc) à interpeller les autorités djiboutiennes afin qu’elles respectent les libertés fondamentales. 

Fin février 2013, la contestation du déroulement des élections législatives avaient donné lieu à d’importantes manifestations de l’opposition violemment réprimées. Depuis lors, lesarrestations et les procès se succèdent à Djibouti contre les opposants. En septembre 2013, la LDDH et la FIDH par la voix du président de la LDDH, Me Zakaria Abdillahi, avaient interpellé le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies sur la situation dramatique des droits humains, et en particulier des libertés politiques, publiques, syndicales ainsi que la persistance de la pratique de la torture à Djibouti.

11/01/2014 (Bréve 349) Décidément les Ambassadeurs de Djibouti en poste à l’étranger, font l’actualité et le scandale !!! Après New York, Bruxelles, Paris, c’est maintenant celui de Suisse, qui alimentent les chroniques judiciaires. (2 articles édifiants, sur le respect des droits des travailleurs par le régime de Guelleh) – Mis à jour le 13/01

Aux USA
Il n’est pas nécessaire de relater les dérives de l’Ambassade de Djibouti auprès des USA et en particulier les nombreux chefs d’accusation dont pourrait s’être rendu coupable le titulaire, en poste depuis des lustres : le célèbre Ollayeh Robleh. A telle enseigne que certaines rumeurs affirmaient, à une époque, que les USA aurait préféré la nomination d’un autre représentant pour mettre un terme aux dérives de celui-ci. Mais Guelleh a tenu bon … (pour le moment ?)

En Belgique
Jusqu’à son départ, le célébre Moussa Chehem, dit « le Prince des noisettes » n’a jamais cessé d’alimenter les chroniques : boxant son chauffeur, espionnant les opposants, important illégalement du Khat, … Depuis son remplacement, l’Ambassade de Djibouti à Bruxelles ne fait beaucoup plus parler d’elle. Sauf quand elle est investie pacifiquement par des opposants, à la grande fureur d’IOG …
L’ARDHD lui à consacrer un dossier chronologique particulèrement étoffé : Lien

En France
Le petit marquis, « Joueur de Pipeau » continue … à ne rien faire. Membre de nombreuses commissions, il ne participe pratiquement jamais aux réunions et il ne produit aucun travail. Arrogant, il a reçu en hommage, une belle veste, alors qu’il pensait avoir une chance d’accéder à la direction générale de l’Unesco. Ni la France, ni de nombreux pays africains ne lui ont accordé leurs suffrages….Qu’importe, malgré ce désaveu publique, il continue de passer par son Ambassade de Paris pour reconstituer son argent de poche et en parallèle, il poursuit ses activités; souvent orientées vers différents plaisirs, que nous ne dévoilerons pas … aujourd’hui !

En Suisse :
Hormis les sornettes et les gros mensonges que Mohamed-Siad Doualeh répète inlassablement à chaque assemblée de l’Organisation internationale du Travail, on ne parlait pas beaucoup de l’Ambassadeur de Djibouti auprès de la Suisse dans les actualités pénales. Sauf que …. qu’un lecteur vient de nous envoyer un article qui a déjà été publié sur un site qui parle de Djibouti et qui met en lumière des actes violents et illégaux, qui auraient été commis sur des employées de l’Ambassade. A l’avenir et sur la base de ces informations, quel crédit l’OIT pourra-t-il donner à ses beaux discours sur la paix sociale à Djibouti, le respect intégral des activités syndicales, la protection des syndicalistes ?????

Nous publions deux articles dans leur intégralité sous la signature et la responsabilité de leur auteur : Cher Hassan.

Le premeir concerne des faits qualifiés d’esclavagisme au sein de l’Ambassade et le second relate les nombreuses menaces qu’a reçues l’auteur, y compris à son domicile. Menaces organisées le plus souvent par des faux réfugiés, qui cumulent un les avantages du statut de faux réfugié avec un statut d’employé de l’Ambassade.

Et chacun sait que lorsque l’équipe de communication à la solde de Guelleh, sous la haute direction du SDS, se met en branle, c’est que Guelleh est atteint directement ou indirectement par les faits dénoncés (cf entre autres, l’affaire Borrel, mais ce n’est pas la seule …)

__________1 – Article HCH24 – Esclavagisme à l’ambassade ?

Lien avec l’article original

Djibouti : Des cas d’esclavagisme dans l’enceinte de l’ambassade de Djibouti à Genève.

mohamed siad doualehL’histoire nous a appris que Kadhafi, l’ex dirigeant  tyrannique de la Libye, avait initié à ses enfants la culture des traitements inhumains à l’encontre des femmes de ménages, nourrices, etc…

Ces travailleuses devraient se soumettre à tous les caprices de la famille Kadhafi, en allant de l’abus sexuel, les tabassages, la sodomie,  le défigurement, les mutilations et l’assassinat de sang froid.

Une autre dictature de l’Afrique de l’Est, Ismaël Omar Guelleh, suit à la trace son gourou de Kadhafi.  Dans le temps dans la maison du couple de Saïd Barkat, ex ministre de l’emploi, les femmes de ménages recevaient des coups gratuits à l’aide d’un bâton l’entrejambe. Des jeunes du Quartier 4 ont aidé une femme de ménage éthiopienne victime à sortir de ce calvaire.

Dans les représentations diplomatiques à l’étranger celui de Bruxelles et Genève détiennent les premiers marches du podium dans l’exercice de l’esclavagisme et les traitements inhumains.

Depuis sa création en septembre 2006 le foyer de l’ambassade de Djibouti à Genève a été le théâtre de deux cas d’esclavagisme aggravés.

En décembre 2006, une jeune fille ramenée de Djibouti comme femme de ménage s’est révolte devant les traitements inhumains que lui réserve l’ambassade, Mohamed-Siad Doualeh, et son épouse. La jeune demande à être rapatrié à Djibouti autrement elle risque de faire scandale. Arrivée à Djibouti elle fait 2 jours de prison.

Le dernier semestre de 2013, le même cas se répète. Une jeune fille, proche famille de l’épouse de l’ambassade, ramenée de Djibouti la jeune Ayan en qualité de femme de ménage.

Ayan, une orpheline dont la fratrie est composée de filles que la maman peine à couvrir les besoins élémentaires, se retrouve pendant plus d’une année dans un calvaire effroyable :

1 – la travailleuse touche un tiers de son salaire ;

2 – elle reçoit comme nourriture l’équivalent d’un verre d’eau ;

3 – les insultes et les coups étaient monnaie courante ;

4 – n’avait pas d’heure précis de travail et elle était réveillée à tout moment pour servir le couple diplomatique ;

5 – etc…

La jeune fille au bord de l’anorexie trouve la chance de téléphoner à ses proches à Djibouti pour demander secours. Des membres de la diaspora djiboutienne en Europe reçoivent l’écho de Djibouti et aident la jeune djiboutienne à trouver protection dans un pays européenne.

Le couple diplomatique habitué à l’impunité dépose une plainte auprès de la police de Genève contre la jeune Ayan et envoie un groupe de la « milice IOG » chez la famille de la victime.

À la commune de Balbala, au quartier Balbala Adi de Djibouti, la milice menée son expédition punitive contre la mère et les sœurs d’Ayan. La milice cause des dégâts matériels et corporels à la famille.

À deux pas du siège du conseil des droits de l’homme de l’ONU le régime djiboutien s’est permets des violations graves des droits fondamentaux dont Djibouti  est signataire. Plus grave encore, c’est le représentant auprès des instances onusiennes qui est derrière ces violations graves.

Hassan Cher

______ 2 – Article HCH24 – Faux réfugiés et menaces !

Lien avec l’article original en cliquant ici :

Djibouti : un proverbe somalien dit « QAYDHIN CUNEE CALOOSHIISA AA YU KA SHIKI QABAA ! »

« Celui qui ourdit le mal en cachette contre autrui doute toujours de l’opacité de son carapace ! » = « QAYDHIN CUNEE CALOOSHIISA AA YU KA SHIKI QABAA ! »

J’avais publié, la date du 31 décembre 2013, sur le blog hch24.com, un article portant sur des cas d’esclavagisme qui ont lieu dans l’enceinte de l’ambassade de Djibouti à Genève (ci-dessus).  Désemparé, l’ambassade de Djibouti à Genève tente de démentir une réalité que même la diaspora somalienne y discute dans tous les restaurants.

Donc, par quelle voie le régime djiboutien a pensé y réagir ?

Le vendredi 4 janvier 2014 vers 20h, un jeune  dénommé Abdourahman Iltireh, via son téléphone mobile, à proximité de Cham du canton de Zoug – Switzerland, publie des insultés à mon égard et justifie son attaque comme « Droit de réponse  à l’article – des cas d’esclavagisme dans l’enceinte de l’ambassade de Djibouti à Genève.»

Apres enquête, nous avons découvert qu’officiellement ce jeune Abdourahman Iltieh est un Djiboutien originaire du quartier 7 bis. Qu’il a travaillé comme enseignant à Djibouti et continué ses études dans une université en Inde qu’il a malheureusement interrompu pour s’exilé en Suisse. Il est l’un des rédacteurs du compte twitter et Facebook du service des renseignements djiboutien, Djib24. Il travaille en qualité de délateur ou d’espion pour l’ambassade de Djibouti à Genève.

Officieusement, il a déclaré à la confédération Suisse qu’il est originaire de la ville d’Afgoye, une localité du Sud Somalie.

« Ceux qui se ressemble s’assemble »

Nous connaissons que le régime djiboutien est battu sur les mensonges et la propagande et de même pour ses adeptes. Ce jeune Abdourahman Iltireh est la preuve vivante.

Quand est ce qu’il dit la vérité et quand est ce qu’il ment ?

Je laisse aux lecteurs les droits de marquer la casse de leurs choix  sur le tableau suivant :

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Désignation

Mensonge

Vérité

Sans avis

Abdourahman Iltireh est né en Somalie
Abdourahman Iltireh est né à Djibouti
Abdourahman Iltireh est un délateur ou espion
Abdourahman Iltireh est un rédacteur de @djib24

Le plus surprenant, dans sa publication,  ce jeune délateur se substitue à l’ambassade de Djibouti à Genève  est répond comme s’il endossait un rôle de porte-parole du ministère des affaires étrangères de Djibouti. C’est regrettable que ce régime en déliquescence trompe des jeunes naïfs qui croient que le rôle d’espion est de combattre les droits fondamentaux des citoyens.

Pour le cas du jeune délateur au multiple visage, je saisirai les instances compétentes de la Suisse et quant à l’Ambassade de Djibouti à Genève, au lieu de faire intervenir des jeunes mentalement limités à sa place, je l’informe qu’il a le droit de saisir la justice de la Suisse, un pays démocratique, si notre article n’est pas fondé.

Hassan Cher – Suisse

06/01/2014 (Bréve 348) RFI Assassinat du juge Borrel: le principal témoin se dit victime de nouvelles pressions de Djibouti

Par  Florence Morice

Le témoin clé dans l’affaire de la mort du juge français Bernard Borrel en 1995 à Djibouti, détenu récemment au Yémen, a confirmé à RFI avoir « déposé plainte la semaine dernière au tribunal fédéral de Bruxelles pour séquestration contre les gouvernements du Yémen et de Djibouti ».

Dans un entretien vendredi au site d’informations Mediapart, Mohamed Alhoumekani, ex-membre de la garde présidentielle djiboutienne, affirmait avoir fait l’objet de nouvelles pressions de Djibouti pour revenir sur son témoignage. Les pressions du gouvernement djiboutien ont fait suite à une interview qu’Alhoumekani avait accordée à RFI en octobre dernier. 

En février 2000, l’homme, qui réside en Belgique, avait impliqué dans la mort du juge français l’actuel président djiboutien, Ismaïl Omar Guelleh, et son entourage. C’est son témoignage qui avait relancé l’enquête. Il donne une nouvelle interview à Florence Morice.

RFI : Vous affirmez avoir été victime de pression après la publication et la diffusion de votre interview sur RFI ?
Mohamed Alhoumekani : Les autorités djiboutiennes et yéménites ont insisté pour que je puisse contacter Radio France Internationale pour, d’abord si c’était possible, effacer de leur site cette interview ou faire un démenti. Mais j’ai dit : « Il n’est pas question. La presse en Europe est libre ! ». Par la suite, une semaine plus tard, les autorités yéménites m’ont proposé une rencontre avec les autorités djiboutiennes. Les autorités djiboutiennes m’ont proposé un premier démenti sur ce qui s’est passé dans la région d’el-Beïda. Et pour l’assassinat du juge Borel, il fallait que je dise que ce sont des personnes malveillantes en France qui m’ont dicté mon témoignage, que j’étais dans un moment de faiblesse et que j’ai fait mon témoignage en France à des fins personnelles.

Vous avez ensuite rencontré plusieurs fois les autorités djiboutiennes ?
On ne s’est pas mis d’accord lors de la première réunion. Il y en a eu, en tout, quatre réunions. Lors de la dernière étaient présent le ministre de l’Intérieur yéménite et le procureur général, l’ambassadeur de Djibouti avec tout son staff. Monsieur Yasser al-Wardi était désigné par le président djiboutien comme son représentant dans cette affaire, pour pouvoir négocier avec moi, moi et certains membres de ma tribu.

Que vous a-t-on proposé en échange ?
Cinq millions de dollars pour moi. Et ils m’ont demandé si je pouvais faire venir Elisabeth Borel [la veuve du juge Borel]. Et que si Elisabeth Borel acceptait de retirer sa plainte elle toucherait aussi cinq millions de dollars. J’ai refusé.

Vous proposez une confrontation avec les personnes que vous mettez en cause ?
Je lance un défi aux présidents de Djibouti et du Yémen : qu’ils arrivent à démentir ce que je dis. J’ai tous les éléments avec moi pour montrer que je ne mens pas. Ces éléments seront transmis au magistrat français. Je souhaite une confrontation entre moi et toutes ces personnes citées. Je suis sûr qu’ils vont refuser. Ils vont se cacher derrière leur immunité diplomatique, comme d’habitude. Cela veut dire qu’aujourd’hui, quand on est président ou on est responsable des services de renseignements, on peut tuer, on peut voler. Si Ismaïl Omar Guelleh est innocent, mais pourquoi ne vient-il pas se présenter devant cette justice française et dire : « voilà, je suis là pour clarifier les choses » ?

Pourquoi s’acharne-t-il sur moi et sur ma famille ?

Quelqu’un qui n’a rien à se reprocher ne devrait pas faire tout ça. Je pense qu’aujourd’hui on va sans doute arriver à trouver les assassins. Je l’espère en tout cas. J’espère pour Elisabeth Borel qu’un jour la justice française va bien déterminer cela.

04/01/2014 (Brève 347) AFP : Un témoin clé dans l’affaire de la mort du juge Bernard Borrel en 1995 à Djibouti, détenu récemment au Yémen, affirme dans un entretien vendredi à Mediapart avoir fait l’objet de pressions de Djibouti pour revenir sur son témoignage.

Contacté par l’AFP, Mohamed Alhoumekani, ex-membre de la garde présidentielle djiboutienne, a également confirmé avoir « déposé plainte la semaine dernière au tribunal fédéral de Bruxelles pour séquestration contre les gouvernements du Yémen et de Djibouti ».

Les autorités de Djibouti n’étaient pas joignables dans l’immédiat pour réagir.

En février 2000, l’homme, qui réside en Belgique, avait impliqué dans la mort du juge français l’actuel président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh et son entourage. Son témoigage avait relancé l’enquête.

Le 23 août dernier, M. Alhoumekani avait été arrêté au Yémen, suscitant l’inquiétude de ses proches et de la famille du juge Borrel. Les autorités yéménites avaient mis en avant une demande d’arrestation émise par Interpol à l’initiative des autorités de Djibouti. Il a finalement été libéré le 8 octobre.

M. Alhoumekani affirme que dès son arrestation, « à l’aéroport de Saana par la sécurité nationale », un haut militaire djiboutien lui a demandé de revenir sur son témoignage dans l’affaire Borrel.

« J’ai été conduit à la prison de Marzaki, sans billet d’écrou ni aucun ordre du parquet, sans avoir été présenté à la moindre autorité judiciaire. J’y suis resté 47 jours », affirme l’ancien officier, qui a la double nationalité belge et yéménite.

Selon lui, un député yéménite lui a alors rendu visite, là aussi pour lui proposer d' »aider » le président djiboutien.

Le témoin affirme encore avoir été la cible de coups de feu dans sa voiture au Yémen, deux jours après sa libération.

Puis, alors qu’il était privé de son passeport, de nouvelles « réunions » auraient eu lieu avec des officiels yéménites et djiboutiens. « L’on voulait que je signe des attestations officielles, disant d’abord qu’il n’y a pas eu d’attentat contre moi, et puis que mon témoignage dans l’affaire Borrel avait été dicté par des personnes malveillantes », affirme-t-il. Il a aussi évoqué aussi une proposition financière, « 5 millions de dollars pour moi, 5 millions de dollars pour Elisabeth Borrel », la veuve du juge. Proposition qu’il a refusée, déclare-t-il, en affirmant avoir « réussi à quitter clandestinement le Yémen ».

Lors de son témoignage en 2000, M. Alhoumekani avait affirmé avoir assisté à une réunion au cours de laquelle l’actuel président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh, alors chef de cabinet du président de l’époque, était informé de la mort du « juge fouineur », dont le corps avait été retrouvé à moitié carbonisé dans un ravin. La piste du suicide avait été initialement privilégiée.

03/01/2014 (Brève 346) Le Monde : Mort du juge Borrel : un témoin-clé évoque des pressions de Djibouti

Le Monde.fr avec AFP 

Un témoin-clé dans l’affaire de la mort du juge Bernard Borrel en 1995 à Djibouti, détenu récemment au  Yémen, affirme dans un entretien vendredi 3 janvier à Mediapart  avoir fait l’objet de pressions de  Djibouti pour  revenir sur son témoignage.

Contacté par l’AFP, Mohamed Alhoumekani, ex-membre de la garde présidentielle djiboutienne, a également confirmé  avoir « déposé plainte la semaine dernière au tribunal fédéral de Bruxelles pour séquestration contre les gouvernements du Yémen et de Djibouti ».

En février 2000, l’homme, qui réside en Belgique, avait impliqué dans la mort du juge français l’actuel président djiboutien, Ismaïl Omar Guelleh, et son entourage. Son témoigage avait relancé l’enquête.

Magistrat français détaché à Djibouti, Bernard Borrel avait été retrouvé mort le 19 octobre 1995, le corps en partie carbonisé, en contrebas d’un ravin, à 80 kilomètres de Djibouti. Les enquêteurs djiboutiens et français avaient privilégié dans un premier temps la thèse du suicide. Mais en se fondant sur de nouvelles expertises et témoignages, l’enquête française penche désormais pour la thèse d’un assassinat.

CIBLE DE COUPS DE FEU APRÈS SA LIBÉRATION

Le 23 août, M. Alhoumekani avait été arrêté au Yémen, suscitant l’inquiétude de ses proches et de la famille du juge Borrel. Les autorités yéménites avaient mis en avant une demande d’arrestation émise par Interpol à l’initiative des autorités de Djibouti. Il a finalement été libéré le 8 octobre.

M. Alhoumekani affirme que dès son arrestation, « à l’aéroport de Sanaa par la sécurité nationale », un haut militaire djiboutien lui a demandé de revenir sur son témoignage dans l’affaire Borrel.

« J’ai été conduit à la prison de Marzaki, sans billet d’écrou ni aucun ordre du parquet, sans avoir été présenté à la moindre autorité judiciaire. J’y suis resté quarante-sept jours », affirme l’ancien officier, qui a la double nationalité, belge et yéménite. Selon lui, un député yéménite lui a alors rendu visite, là aussi pour luiproposer d’« aider » le président djiboutien.

Le témoin affirme encore avoir été la cible de coups de feu dans sa voiture au Yémen, deux jours après sa libération. Puis, alors qu’il était privé de son passeport, de nouvelles « réunions » auraient eu lieu avec des officiels yéménites et djiboutiens. « L’on voulait que je signe des attestations officielles, disant d’abord qu’il n’y a pas eu d’attentat contre moi, et puis que mon témoignage dans l’affaire Borrel avait été dicté par des personnes malveillantes », affirme-t-il.

Il a aussi évoqué une proposition financière, « 5 millions de dollars pour moi, 5 millions de dollars pour Elisabeth Borrel », la veuve du juge. Proposition qu’il a refusée, déclare-t-il, en affirmant avoir « réussi à quitter clandestinement le Yémen ».

Lors de son témoignage en 2000, M. Alhoumekani avait affirmé avoir assisté à une réunion au cours de laquelle l’actuel président djiboutien, Ismaïl Omar Guelleh, alors chef de cabinet du président de l’époque, était informé de la mort du « juge fouineur ».