21/02/2014 (Brève 365) Conférence de presse réussie de l’USN à Paris pour faire le point de la situation

L’USN avait convié les journalistes, des personnalités françaises et les membres de l’USN à une conférence de presse ce samedi 22 février, anniversaire des élections législatives de 2013, dont les résultats ont été manipulés en sa faveur par le régime de Guelleh.

A la tribune, Mme Saïda Barreh (PND), Maki Houmed (ARD) et Ahmed Hachin Loita
(UDJ) pour expliquer la situation, avec Makaila journaliste tchadien qui a animé avec talent, le débât en reprenant à chaque fois l’essentiel des messages.

Les trois représentants de partis politiques d’opposition, réunis sous la bannière unique de l’opposition, ont présenté :

  • un rappel historique de 36 années interrompues de dictature
    et de privation de liberté, avec une agravation des multiples atteintes aux droits de l’homme et en particulier, des tortures, des viols et des arrestations arbitraires,
  • une analyse de la situation actuelle, en insistant sur le fait que des manifestations de rue se déroulaient chaque semaine dans la ville,
  • que le dernier meeting de l’USN, prévu hier vendredi, avait été empêché par un déploiement spectaculaire des forces de police qui ont empêché l’accès à tous les participants,
  • ….

L’USN a rappelé les grands principes qui unissent les différentes composantes et en particulier,

  • l’engagement de poursuivre le combat contre la dictature, jusqu’à son abolition,
  • l’engagement de mener uniquement des actions pacifiques, même si le régime utilise la force des armes,

Les orateurs ont fait part de l’évolution des négociations :

  • la demande de participer à une table de négociation dès mars 2013, qui n’a reçu aucune réponse,
  • la proposition du régime le 14 août 2013 de lancer un dialogue : quatre réunions ont été organisées jusqu’à ce que Guelleh y mette un terme de façon unilatérale milieu septembre 2013,
  • la réouverture du dialogue début février 2014 avec une réunion entre le porte-parole de l’USN et Guelleh. Selon ce représentant de l’USN, Guelleh aurait fait des concessions verbales. L’USN a adressé ensuite un compte-rendu écrit pour demander à Guelleh de valider ses engagements, mais elle n’a reçu à ce jour, aucune réponse

Sur le plan international
Les orateurs ont fait part ensuite des actions qu’ils conduisent auprès de l’Union européenne, du parlement européen, de la France et de l’Ethiopie dont l’ambassadeur en poste à Djibouti a reçu récemment des représentants de l’opposition.

Ils ont réaffirmé l’engagement de l’USN à maintenir les facilités consenties aux puissances étrangères sur le territoire, à la condition que les revenus permettent d’améliorer les conditions de vie de la population.

En conclusion les orateurs ont remercié tous les journalistes et les représentants étrangers, présents, qui soutiennent la marche vers la démocratie à Djibouti. Hacin Loita a tenu a exprimer son émotion sur le cas d’une jeune fille violée par un proche d’IOG et qui est enceinte. La plainte qu’elle a déposée a peu de chances d’aboutir au pénal, puiqu’il s’agit d’un proche d’IOG et il a sollicité l’aide des journalistes pour médiatiser cette affaire profondément triste et injuste.

20/02/2014 (Brève 364) M. Fred van Leeuwen, secrétaire général de l’EI Education internationale, adresse une plainte formelle au directeur de l’OIT pour violation de la liberté syndicale.

Mr Guy Ryder
Directeur général
Organisation Internationale du Travail
4, Route des Morillons
CH-1211 Genève 22
Suisse

Bruxelles, le 13 février 2014

Objet : Plainte au Comité de la liberté syndicale pour violations des conventions 87 et 98 de l’OIT par la République de Djibouti

Monsieur le Directeur général,

Veuillez trouver ci-joint une plainte au Comité de la liberté syndicale de l’OIT, présentée par l’Internationale de l’Education (IE), le Syndicat des professeurs des collèges et lycées de Djibouti (SYNESED) et le Syndicat des Enseignants du Premier Degré (SEP), pour violations des Convention 87 sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical et Convention 98 sur le droit d’organisation et de négociation collective par le Gouvernement de la République de Djibouti. Ces conventions fondamentales de l’OIT ont toutes deux été ratifiées par la République de Djibouti en 1978.

Nous vous prions de bien vouloir transmettre cette communication au Comité de la liberté syndicale en tant que plainte formelle contre le Gouvernement de la République de Djibouti.

L’IE, le SYNESED et le SEP s’inquiètent de la détérioration de la situation des enseignants djiboutiens et des atteintes sérieuses à la liberté syndicale dans le pays et espèrent que des recommandations fortes du Comité permettront le plein respect des droits syndicaux à Djibouti.

La personne de contact pour cette plainte est Monsieur Farah Abdillahi Miguil, Secrétaire Général du SYNESED, qui peut être joint par le biais de l’Internationale de l’Education pour toute information complémentaire.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur général, l’expression de nos salutations respectueuses,

Fred van Leeuwen
Secrétaire général

18/02/2014 (Brève 363) Le règne de l’injustice à Djibouti, (Par Mohamed Qayaad)

Les djiboutiens(nes)vivent au sein d’un leurre magistral, d’une République disparue que le régime autocratique s’acharne à ne pas reconnaître telle, et que ses politiques artificielles prétendent perpétuer.

Cette dictature qui broit des centaines de milliers djiboutiens repose sur une effroyable « machine de mort », en large partie secrète :escadrons de la mort, torture systématique, enlèvements et disparitions, manipulation de la violence des opposants, désinformation et « action psychologique ». . . 

La pratique généralisée de la torture, « banalisée » par la milice politique(SDS)depuis 1977, est en quelque sorte au fondement de la folie meurtrière qui se déchaînera plus tard, caractérisée par le mépris absolu de la vie humaine et du corps des adversaires supposés . 

Ce peuple affamé, anéanti au vu et au su de tous pour « la très juste cause » et les intérêts de l’ex-puissance colonisatrice. 

Un peuple livré à lui-même, mais nous posons toujours les mêmes questions fantômes auxquelles, beaucoup le savent, rien ne répondra, sinon le désastre des vies que ce silence ravage et dont on oublie qu’elles représentent chacune un destin.

Ces malfrats ont transformé Djibouti en une immense tombe:vivants, nous sommes morts – des morts vivants -. 

Mais le cynisme porte tout pouvoir à retourner contre ceux qu’il opprime le ressentiment. 

Leurs discours survolent les vrais problèmes ou les faussent, des discours qui sans fin ressassent les mêmes promesses intenables, ces discours-là sont passéistes et remuent sans fin des nostalgies qu’ils sauront toujours utiliser pour mieux mentir davantage. 

La remise en cause des fausses questions posées, le rétablissement de celles évitées, la dénonciation de celles escamotées:dénoncerait sans doute la duplicité du pouvoir autoritaire, ou plutôt des ioguistes, et leur intérêt à ce que la société djiboutienne demeure inféodée au système périmé, fondé sur la culture de bassesse, de l’avilissement. 

Le régime ioguiste utilise alors le système quasi parfait de la double pensée que Georges Orwell avait inventé en 1949, un an avant sa mort, pour . . . son célèbre 1984! :<< il fallait oublier un critère devenu inopportun, mais aller le rechercher quant il redevenait nécessaire, aussi longtemps qu'il le fallait. >>

Cette réalité, qui ne souffre aucune controverse chez les gens de bonne foi, définit la différence fondamentale du climat électoral: dans cette république (Djibouti) soumise à la terreur d’une machine à tuer devenue folle, soutenue ou dirigée par la France, les conditions de n’importe quel scrutin sont compromises à l’avance. 

Le silence n’est pas un mot que l’on peut utiliser pour décrire le régime détestable djiboutien.Ouf! Djibouti ou plus exactement la République De Djibouti est une démocratie.

Djibouti ressemble pour nous à un interminable crépuscule, ou au mieux à une aurore immobile.

La soldatesque du dictateur IOG, aura commis les pires exactions contre les citoyens djiboutiens suspectés d’être opposants. Des armes payées par les contribuables djiboutiens pour assurer leur sécurité, non; les forces de l’ordre ont plutôt tourné ses armes contre de paisibles citoyens. 

C’est une chose monstrueuse, dans cette cacophonie, les premières victimes de ces atrocités sont les femmes et les enfants.

Certaines images à Djibouti, restent indéfectiblement attachés à tels mots, à tels mystères, à telles vertus. Qui dit rpp , par exemple, dit pauvreté ; qui dit assemblée nationale, dit corruption ; qui dit IOG, dit despote et tyran.

Que de drames nous sont cachés.Et lorsque l’événement a lieu l’extradition de Mohamed Daher Robleh (15/02/2014),notre intérêt diminue avec la distance. Que reste-t-il aux citoyens responsables pour que le droit redevienne la référence de régulation entre les personnes et les biens, pour que l’Etat retrouve son indépendance et soit cette instance de défense et de préservation du bien commun ?

Je dois dire que cette méthode de l’humiliation personnelle est une méthode déplorable, même quand elle est utilisée contre des éléments politiques qui méritent d’être durement combattus. Nous sommes blasés, gavés d’informations. Nous acceptons le cynisme, l’égoïsme comme des marques regrettables mais inévitables de notre époque.Je me demande souvent si nous ne devenons pas, comme beaucoup de nos compatriotes, indifférents et découragés !N’est-ce pas le rôle du musulman d’aider autrui ? Et lorsque ce sont des proches, c’est un devoir.

Je le dis et redis aucun commentaire sur la nature du régime tribalocratique .Mais Abdillahi Nuh peut-il dénoncer les crimes crapuleux, les coups bas, les détournements de fonds, la situation catastrophique du régime du part-État, la frustation des hommes dont le dictateur IOG a abusé de leurs femmes ? Qui peut mieux nous informer que MDR?

Cet intellectuel qui était destiné au sacerdoce a fait preuve de courage de bonne volonté dans ce pays où la critique sur le régime est sacrilège de sa majesté.

L’histoire est parfois cruelle, un odieux être! IOG qui a toujours ignoré l’apport dans l’économie et la stabilité politique, du débat contradictoire, du brassage des énergies et des intelligences.

Cette dictature a jeté sur le chemin de l’exil plus d’un millier de Djiboutiens, l’exil, la douleur, l’humiliation, la souffrance; la situation est inhumaine, scandaleuse.

C’est votre droit Abdillahi Nuh de soutenir cette dictature mais l’exercice d’un métier soit-il par conviction ou par passion ne doit en aucun occulter la souffrance quotidienne de la famille de MDR qui n’a que trop souffert.

C’est à cela que j’aimerais que vous répondiez de façon claire et sans essayer de déplacer le débat. 

Aucun mot de compassion du responsable des FM pour les victimes de ce système barbare règnant à Djibouti. Et à qui le mal parut-il jamais plus repoussant, plus détestable? 

Ah ! qu’il s’ouvre donc bien large cet asile à tous nos compatriotes coupables! Faisons-leur sentir que si nous haïssons leurs forfaits, nous avons pitié de leurs âmes et voulons en guérir les plaies. 

J’aimerais que ce mot assez inusité de nos jours enivre votre intelligence, brûle votre cœur, vous donne un élan que rien ne peut arrêter. Où en êtes-vous du pardon? Ah!

Ce mot de compassion qui rend l’humain beau comme un ange : quel trésor !

Ce dont l’existence ne gêne point, c’est vraiment pour rien qu’on souffre de l’attendre! 

Beaucoup de gens pourtant fuient la mort, soit en tant que plus grands des malheurs, soit en tant que point final des choses de la vie.

La question mérite de toute façon d’être posée et elle ne peut pas être tranchée à grand coup d’arguments psychologiques. 

18/02/2014 (Brève 362) Mahamoud Ali Youssouf : le falsificateur de la réalité djiboutienne, (Par Mohamed Qayaad)

On dirait qu’avec ce servile serviteur du dictateur (MAY )plus le mensonge est grand plus il est capable de tromperie, d’annulation du sens critique. 

Mahamoud Ali youssou bonimenteur d'étatSa communication est basée sur le prêche du faux, du mensonge, de la falsification des réalités sociales, de l’état des libertés individuelles et du camouflage de la pratique systématique de la torture, un comportement qui prouve une volonté, réfléchie et planifiée. 

Comme si la démesure, l’utilisation de la farce pure et simple avait un pouvoir de séduction magique et de réduction jusqu’à l’infantilisme de la conscience humaine.
MAY en mal de sensationnalisme et spécialisé dans l’intoxication et la désinformation, dans le vil dessein d’exploiter à des fins bassement lucratives , l’opinion internationale, s’évertue à créditer la thèse selon laquelle, l’USN sème le désordre et le chaos. Quel grossier mensonge! 

Revoyez (MAY) vos notes un peu avant de vous enlisser definitivement dans le tas d’immondices qui vous servent de mots, vous vous rendrez un grand, un très grand service!

Ne vous intéresse que ce qui va dans le même sens que votre danse macabre dans cette aérogare des ânes! Franchement, vous devez être tellement, mais tellement fier de vous! Bravo….

Personne ne peut ignorer les provocations , les humiliations,les traitements inhumains infligés à Mohamed Daher Robleh.le seul crime est de s’être attiré la colère d’un système tortionnaire par excellence.

Il est judicieux de s’interroger sur l’opportunité réelle d’un dialogue avec un régime sans scrupule incapable de protéger et de respecter le droit à la vie qui reste un droit sacré.

Pour l’instant, la seule réponse que j’observe est celle-ci : peu importe ces violations… nous continuons à dialoguer avec la dictature et continuons à être terriblement impuissants face à l’injustice qui frappe nos concitoyens.

18/02/2014 (Brève 361) Alerte Rouge – Après les incendies « spontanés »,  les viols, les tortures, les emprisonnements illégaux, les exécutions extra-judiciaires, IOG présente officiellement à la presse internationale ses deux nouvelles armes pour semer la terreur : la déchéance de la nationalité et le bannissement.

Lors d’une conférence officielle, IOG a présenté, en avant-première, à la presse internationale, les deux nouvelles armes qui ont été développées par les laboratoires de recherche de la Présidence. Ce sont des armes innovantes, même si l’une d’entre elles avait déjà été testée en octobre 2007 contre plusieurs membres de la famille de Mohamed Alhoumékani (*).

IOG a d’abord expliqué que dans un contexte national qu’il qualifie « d’insurrectionnel », en sa qualité de Chef de l’Etat responsable, élu par la plus grande majorité de ses proches partisans, il se devait de maintenir la paix, la sécurité et le calme dans le pays, afin que les puissances étrangères sur place, puissent effectuer leurs missions secrètes dans les territoires voisins, en toute sérénité : protection des navires, chasse aux terroristes, …!

Ces deux nouvelles armes sont destinées à semer la terreur contre les populations déjà asservies, mais rebelles aux nouvelles privations de liberté et de démocratie. 

1°) la déchéance de la nationalité et 2°) le bannissement hors des frontières.

IOG a expliqué que l’on en était arrivé désormais au stade de la mise en oeuvre grandeur nature. Une première cible a été identifiée et traitée ensuite au moyen de ces armes. Il s’agit d’un intellectuel proche de l’opposition : Mohamed Daher Robleh.

Avant d’évoquer le parcours judiciaire édifiant de cette personne, désormais apatride, IOG a tenu à rappeler, que les incarcérations dans des lieux secrets, les tortures, les traitements inhumains et dégradants, les expropriations sans jugement, les exécutions extra-judiciaires ne suffisaient plus à ramener le peuple à Sa Raison personnelle(**) et qu’il fallait absolument compléter l’arsenal répressif à disposition du SDS, de la Gendarmerie, de la Police, de la Garde républicaine et de la Justice (entre autres).

IOG a rappelé que ce jeune provocateur avait déjà été arrêté sur décision du Palais de l’Escale, immédiatement relayée par la justice (juste pour lui donner un habillage présentable) le 4 juillet 2013. Les tortures, les traitements inhumains et l’emprisonnement n’ayant pas réussi à convaincre le jeune intellectuel de rentrer dans le rang de la pensée unique, il avait été déchu de sa nationalité en septembre 2013, sur son ordre personnel.(IOG NDLR)

La dangerosité de cet individu n’ayant pas diminué, il avait été décidé de l’inviter à rencontrer le Chef de corps de la Police nationale. La rencontre n’ayant pas abouti sur un accord, l’individu avait ensuite été confié aux bons soins de la Brigade criminelle, et ce, sans résultat notable, en dépit des sévices appliqués méticuleusement et dans le respect des traditions de cette institution.

IOG a donc été contraint, à son plus grand regret, de mettre en action, la nouvelle arme : le bannissement. Mohamed Daher Robleh, qui rappelons-le, se trouvait en situation illégale dans son pays, puisqu’il n’en a plus la nationalité, a été déposé devant la frontière du Somaliland, à charge pour lui de gérer les formalités d’entrée dans ce pays voisin. Ce qui n’aurait pas été facile, puisqu’il était sans papier.

IOG a tenu à préciser que l’utilisation de ces armes allait se multiplier dans les prochaines semaines et que les cibles avaient déjà été sélectionnées.

IOG a conclu cette présentation, en félicitant ses services et en particulier, le Chef du SDS et la Présidente de la Cour suprême pour leur engagement personnel dans la mise au point de ces nouvelles armes de destruction massive de la haine populaire à l’encontre du régime. Il s’est même laissé aller à espérer qu’il aurait désormais le calme et la possibilité de continuer à s’enrichir sans contestation. 

_________________________________________
Les premières réactions de l’ARDHD.

L’équipe de l’ARDHD a pris très au sérieux cette affaire et elle dénonce dans un premier temps l’utilisation de ces armes par le régime sanguinaire et tyrannique du couple infernal qui a élu domicile à Haramous. Rappelons au passage, que ces « petits épargnants » habitent un château qui a été financé par le Trésor public et qu’en plus, ils perçoivent un loyer pour y habiter … Ce qui leur a permis d’acquérir des biens conséquents à Dubaï, à Paris et en Afrique du Sud (entre autre …), dont la propriété pourrait être remise en cause au titre des « Biens mal acquis »

L’équipe de l’ARDHD lance une alerte rouge pour que Mohamed Daher Robleh soit d’abord autorisé immédiatement à rentrer dans son pays et à retrouver sa famille, qui est particulièrement et légitimement inquiète et pour qu’il soit réintégré dans la nationalité sans contrepartie.

Elle poursuivra la dénonciation de tous les crimes qui sont commis par les obligés du régime sur ordre d’IOG et dont la multiplication est caractéristique d’une crise de confiance dans l’avenir au plus haut de l’Etat. Elle va commencer une nouvelle campagne d’information de l’opinion internationale.
 ________________________________________

(*) Rappelons qu’en octobre 2007, les forces de répression, avaient raflé plusieurs membres de la famille de Mohamed Alhoumékani (dont sa mère très âgée) qui avaient été jetés dans le premier vol à destination de Sanaa, sans valise ni papiers d’identité. Ils avaient pu retrouver leur pays, après six mois de bannissement. Il s’agissait alors de faire pression sur l’un des témoins-clefs de l’instruction pour l’assassinat du juge Borrel, qui pourrait impliquer IOG dans une possible commandite …

(**) Rappelons aussi qu’en principauté de Pacotilles, IOG et sa Paulette, privilégie (le mot est faible), la pensée unique et l’accaparement centralisé à Haramous des richesses, des ressources et des privilèges réservés aux seuls courtisans bien-pensants …

17/02/2014 (Bréve 360) Halte aux crimes à Djibouti et à leur multiplication ! Alors que l’on évoque une possible « reprise » du dialogue entre le régime tyrannique et l’opposition politique, nous sommes informés d’une multiplication sans précédent des crimes commis par ce régime et d’un mutisme absolu de la communauté internationale, des grandes puissances installées à Djibouti et des organisations internationales présentes sur place, dont le UN-HCR. (ARDHD)

Chaque jour nous parviennent des informations concernant des crimes odieux commis par le régime.

– un nouvel assassinat d’un enfant innocent,
– des victimes torturées
– un officier défenestré (encore un … !)
– des opposants maintenus en prison sans jugement,
– et un réfugié Mohamed Daher Robleh, régulièrement
inscrit auprès du UN-HCR, qui a été reconduit à la frontière somalienne, en violation flagrante des Droits des réfugiés et de la charte de cette organisation, qui pourtant n’a émis, à notre connaissance, aucune protestation officielle.

Hormis le silence des représentations diplomatiques installées sur place, l’attitude du UN-HCR, tant à Djibouti qu’en Ethiopie, est particulièrement discutable. Ses manoeuvres pour ne pas traiter les demandes de réinstallation des réfugiés djiboutiens, son mutisme face à la violation des droits des réfugiés inscrits à Djibouti laissent désormais planer les plus grands doutes sur son indépendance vis à vis du régime sanguinaire d’IOG et sur sa capacité à assumer sa neutralité et l’application du droit international.

Le cas de Mohamed Daher Robleh est exemplaire et nous demandons au UN-HCR de faire toute la lumière sur cette affaire, de rendre publique ses conclusions dans les plus brefs délais et s’il y
a lieu, comme tous les éléments en notre possession le laissent penser, d’organiser son rapatriement à Djibouti.

17/02/2014 (Bréve 359) (Reprise intégrale d’une interview publiée il y a quatre années sur le site de l’ARDHD) 16 ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie. Cette semaine, Mohamed Hassan, ancien réfugié, en cours de réinstallation en France, répond aux questions de l’un des collaborateurs de l’ARDHD

ARDHD : Bonjour Mohamed Hassan. Un grand merci tout d’abord de nous accorder cet interview, depuis la ville de Clamecy, où vous êtes logés avec votre famille, dans le cadre du programme de réinstallation en France. Pourriez-vous tout d’abord vous présenter, nous dire qui vous êtes …

Mohamed Hassan,
ancien réfugié djiboutien à Addis,
à son arrivée en France le 4/02/2010,
dans le cadre
du programme de réinstallation du HCR.

Mohamed Hassan : C’est vous que je remercie. Je m’appelle Mohamed Hassan. Je suis marié et père de famille. Ancien membre du FRUD, j’ai été contraint de chercher refuge en Ethiopie en 1993 .

Profitant de cette occasion, je voudrais renouveler nos remerciements à votre association ARDHD et à ses dirigeants Anne-Marie de Vaivre et Jean-Loup Schaal, à l’association SURVIE et au UN HCR de Paris et son infatigable collaboratrice, M.-N. T., à UGUTA-TOOSA et son Président Ali Coubba, sans oublier notre ami Omar Gabasse, ancien réfugié réinstallé au Danemark, qui n’a jamais oublié ses frères d’armes. Sans leur intervention nous ne serions pas ici aujourd’hui.

Un grand merci à toutes et à tous,…

ARDHD : pouvez-nous nous parler de toutes ces années que vous avez passées en Ethiopie. Comment était la vie là-bas ?

MH : Je résumerai avec un seul mot « catastrophique » …

Au début de notre arrivée, nous avons vécu à Eli Daar (Région 2 Afar). Je suis incapable de vous dire le nombre des fois où j’ai été arrêté par les policiers locales. La raison est qu’ils voulaient s’attribuer les maigres ressources alimentaires que le HCR nous fournissait.

J’ai quitté cette région en 1998, pour venir à Addis Abeba. En dépit de nos demandes réitérées et des conventions, au début le HCR a refusé systématiquement de nous reconnaître la qualité de réfugiés.

Nous vivions à Addis Abeba, en situation irrégulière, sans papier. La Police et les autorités en profitaient pour nous harceler en permanence. En 2001, une vingtaine de familles se sont regroupées et ont participé à un « sitting » dans les bureaux du HCR. Les dirigeants du HCR ont enfin accepté de nous reconnaître le statut de réfugiés avec l’attribution d’un maigre revenu et une prise en charge médicale.

ARDHD : Y a-t-il eu un moment plus difficile que les autres, durant cet exil forcé ?

MH : Pour moi, il n’y a pas de doute. Le pire que j’ai vécu est l’enlèvement de ma fille H.. Je ne dormais plus la nuit. J’étais au bord de la dépression.

Heureusement grâce aux actions que vous (l’ARDHD, SURVIE et …) avez conduites, aux interviews à la BBC et sur RFI, aux pétitions et aux manifestations devant l’Ambassade d’Ethiopie à Paris, ma fille a été libérée de la prison pour adultes où elle était injustement incarcérée, sur des bases totalement fausses : la Police avait menti sur son âge, sa situation de famille et lui avait attribué un vol à l’étalage, alors qu’elle était la victime d’un jeune éthiopien ….


H.M.H. avait été séquestrée en Ethiopie, puis incarcérée à Addis avec les adultes, avant d’être libérée, sous la pression médiatique.

Heureusement, elle n’a pas trop souffert de cet épisode et elle va très bien aujourd’hui.

ARDHD : et vos compatriotes restés à Addis ?

MH : C’est malheureux d’avoir à le dire !.

Mais l’affaire de ma fille a servi de déclencheur. Elle a fait prendre conscience au HCR, et probablement à l’ARRA, que nous étions des hommes, des femmes et des enfants comme les autres. Que nous n’étions pas des citoyens de troisième classe. Et tout cela pourquoi ? Parce que nous avions des soutiens de poids dans le monde, qui pouvaient organiser des campagnes médiatiques.

Aussitôt après la libération d’Hasna, nous avons constaté des changements considérables dans l’attitude du HCR et des personnels. Enfin, on nous accueillait normalement, sans nous traiter comme des parias. Très vite le moral de nos concitoyens est remonté d’un cran.

Même si nos soeurs et nos frères sont usés, comme nous l’avons été par ces longues années d’exil, de difficultés journalières.

Même si le problème de chaque jour est de subsister avec une maigre allocation, alors que l’inflation galopante diminue le pouvoir d’achat.

Même s’il faut se protéger des harcèlements incessants et scandaleux de la Police locale, qui, je l’affirme, coopère avec le SDS djiboutien.

Même si nous devons toujours sortir en groupe pour éviter une attaque sournoise de la Police ou de voyous.

Même s’ils connaissent la peur à chaque minute.

Nos compatriotes ont retrouvé l’espoir. Et cela minimise les difficultés quotidiennes que je viens d’évoquer.

ARDHD : Quel espoir ?


Arrivée à Roissy, le 4/02/10 des familles
de Med Hassan
et Ali Merito.
Premiers pas sur le sol français

après 16 années d’exil en Ethiopie.
MH : L’exemple de nos trois familles (Karera, Ali Merito et la mienne – NDLR) a redonné l’espoir. La réinstallation dans un autre pays est possible ! Nombre de nos compatriotes aimeraient que ce soit la France qui les accueille, car ils sont francophones et souvent francophiles … Mais si ce n’est pas possible, ils accepteront d’aller dans un autre pays.

Tout sera mieux que la vie à Addis, pour eux !

En plus, nous savons que d’autres dossiers ont été instruits par le HCR. Cela prend beaucoup de temps, car il y a des allers et retours entre Addis et le Kenya, entre le Kenya et Genève. Mais au bout du chemin, il y a le programme de réinstallation. Ils ne vivent plus qu’avec cet espoir !

ARDHD : Avez-vous un message pour la diaspora djiboutienne ?

MH : Oui bien sur ! N’oublions jamais nos soeurs et nos frères qui subissent une existence difficile en Ethiopie et mobilisons-nous pour leur porter secours !

Il faut que la diaspora comprenne que nous avons des milliers de compatriotes qui se sont victimes d’une situation catastrophique. Un exemple ! Bien que récemment enregistrées comme réfugiées par le HCR et l’ARRA, dix familles ne bénéficient même pas des maigres allocations et sont dans l’attente de bénéficier d’une protection médicale.

Et les autres n’ont rien, rien du tout. Pas de papier, pas d’allocations, pas de couverture médicale. Combien sont morts faute d’avoir pu recevoir les soins qui étaient justifiés par leur état de santé ?

Je lance un appel à tous nos frères djiboutiens où qu’ils soient dans le monde, pour qu’ils prennent la mesure de ces milliers de tragédie qui se déroulent chaque jour en Ethiopie et pour qu’ils unissent leur force, afin de faire pression sur les autorités internationales, pour que les réfugiés djiboutiens d’Addis accèdent, sans discrimination, au statut de réfugiés et qu’ils puissent prétendre à l’application de la Charte du HCR et bénéficier d’un droit à la réinstallation dans un pays libre.

ARDHD : Merci Mohamed Hassan. Nous vous renouvelons tous mes voeux pour que cette période difficile de réinstallation se déroule dans les meilleures conditions possibile, pour votre famille, vos amis et pour vous.

MH : Je voudrais ajouter que j’adresse tous nos remerciements aux autorités françaises qui nous ont accueillis avec beaucoup d’humanité et qui nous donnent aujourd’hui les moyens de « refaire » notre vie en France. Nous sommes bien installés et les services nous apportent des moyens pour nous intégrer : cours de Français, assistance pour les démarches administratives, etc …

Et un dernier grand merci à l’ARDHD.

11/02/2014 (Bréve 358) Halte au négationisme ! Certains « envoyés » du régime prétendraient-ils qu’il n’y a pas de réfugiés djiboutiens en Ethiopie ! Quelle honte et quel est le but qu’ils poursuivent ? (ARDHD)

Les négationistes au service de Guelleh ont eu un coup de chaud … ! Le simple fait que l’ARDHD évoque la situation des malheureux réfugiés djiboutiens en Ethiopie, les feraient-ils trembler ?

Mais pourquoi nier une évidence !

En quoi cette situation humanitaire tragique peut-elle les perturber ? Nous n’avons pas la réponse, mais les lectrices ou les lecteurs pourront certainement nous aider à trouver la solution …. Peut-être que Guelleh aurait décidé de leur retirer leur nationalité et leurs racines.

Un régime, capable de bannir la famille d’un témoin, est capable aussi de vouloir retirer leur appartenance, leurs racines, à une population estimée entre 4.000 et 10.000 personnes. Est-ce une nouvelle forme de généocide, qui ne tue pas, mais qui élimine de son territoire, des anciens combattants ???

Bien sûr, il y a des réfugiés djiboutiens en Ethiopie et ils ont des noms. Ce fait est attesté par le HCR … ! Juste à titre d’exemple, vous trouverez ci-dessous un extrait de la liste des familles enregistrées avec les numéros d’enregistrement auprès de cet organisme et la signature des chefs de famille.

Par ailleurs la France a accueilli, en 2010, 4 familles au titre de la réinstallation. C’est incontestable. Alors halte au négationisme, à la provocation et à l’apologie de crimes.

Liste des réfugiés .