27/07/2014 (Brève 422) L’équipe de l’ARDHD souhaite à toutes les Djiboutiennes, à tous les Djiboutiens et à tous les musulmans, une très bonne fin de ramadan.

Alors que le mois béni du ramadan va s’achever dans les prochaines heures, l’équipe de l’ARDHD souhaite à tous les musulmans une très bonne fête pour célébrer la fin de ce mois de prère et de privation.

Elle a une pensée particulière pour toutes celles et tous ceux qui souffrent, d’abord à Djibouti, sous la férule du régime dictatorial, puis en Ethiopie où survivent de nombreux réfugiés et enfin dans toutes les zones où les populations civiles, souvent sans défense, subissent de plein fouet, des attaques militaires disproportionnées.

Elle souhaite que ce mois de prière puisse contribuer à ramener la paix et la justice, partout dans le monde et en particulier dans les pays dominés par des dictateurs sans foi ni loi et dans les zones de guerre.

17/07/2014 (Brève 421) Courrie des lecteurs. Un message signé « Che ». Le mal djiboutien

Le mal djiboutien

Les esprits s’affaissent et se régénèrent dans les eaux profondes de la paresse humaine, c’est tellement facile d’avoir des certitudes quand tout vous semble confus! Et avant, les généralisations toutes faites, les regards restreints, les demi vérités qu’on fait passer pour des grandes vérités. 

Quel est le but?
Celui de faire avancer un pays ou de patauger dans les émotions inutiles? Celui de surpasser des différences fabriquées ou de les renforcer à coups d’analyses pâteuses et sans fondements ? Celui de lâchez l’homme ou de le tenir dans des chaînes imaginaires mais non fatales?

Je me demande comment compte-t-on faire avancer le pays quand on l’ôte d’une partie de ses membre? Comment compte-t-on redonner souffle à un peuple qui arrive à peine à respirer? Comment compte-t-on éduquer un peuple que ses leaders subjuguent et déchirent en leur fabriquant des différences fatales afin de se maintenir au pouvoir? Sûrement pas en imitant ce jeu de division dont ils se sont fait les maîtres incontestés!

Il est vrai que le tribalisme érigé en forme de gouvernance -non pas pour profiter à une ethnie ou un clan spécifique- a malheureusement des effets dévastateurs, faisant croire à certains d’être des « exclus » tout en miroitant à d’autres un quelconque sentiment « d’inclusion », voilà comment les colons ont divisé pour mieux régner et voilà comment nos pseudo leaders continuent avec une assiduité remarquable une politique nauséabonde des plus anachroniques. Au final, aucun clan, aucune ethnie n’y gagne sauf une petite minorité non représentatif d’aucun clan /ethnie. La triste affaire, les damnés de la terre s’entrechoquent pour des histoires de clopinettes tandis que les maîtres fouettards se partagent ses restes.  

Une grande partie de nos maux sont d’ordre clanique/ethnique ou pour être plus précis résulte de l’exploitation exacerbée de différences clanique/ethnique par un appareil d’Etat Djiboutien dont les moyens financiers/répressifs/légales restent sans contrepoids dans un contexte de paupérisation élevée d’une très grande majorité de la population. Dans un tel contexte de pauvreté en tout points, les esprits sont prompts à la manipulation, aux divisions, aux conflits orchestrés par une poignée de puissants, à la guerre de tous contre tous. 

Certes comme tous les groupes humains, nous avons des différences, nous sommes issus de différentes communautés mais nous partageons aussi des valeurs communes qui n’ont à rien envier à nos différences! Pour saisir la portée de nos différences et par conséquent valoriser et mieux apprécier nos valeurs communes, devrions nous encore comprendre ce qui nous fait mal.

D’abord l’absence d’un leadership clairvoyant et visionnaire, maintenant le peuple dans l’obscurité, la manipulation, et les divisions, pis un leadership qui malgré ses ronronnements poursuit un système de gouvernance coloniale, quelle ironie! Mais aussi la duplicité d’une très grande partie des alphabétisés qui se fondent dans le moule préconçu de l’appareil d’Etat, participant parfois avec un zèle répugnant à une manière de gouverner qui emprunte honteusement aux périodes les plus sombres de notre histoire.

La compartimentation commence au sommet de l’Etat, un chef de l’Etat issu de la communauté issa, un premier ministre issu de « la communauté afar », suivi de ministres de la communauté issa ou afar, enfin l’attribution d’un poste ministériel pour chacune des communautés issak, gadaboursi et arabe. L’affectation des postes de dirigeants des grandes entreprises publiques suit à peu près le même schéma.

Ceci tout le monde le sait, voilà qui réjouira les aficionados de la clarté clanique/ethnique. Cependant, est ce que ce type de gouvernance profite à une communauté particulière? Aucunement! Aucun groupe n’en tire bénéfice, excepté une minorité non représentatif d’aucun groupe ; par représentatif, j’entends représentant et défendant les intérêts d’un groupe particulier. Même si à premier abord, il peut sembler à certains esprits que ce système profite à une communauté et discrimine envers les autres, il n’en est rien en vérité, pour solde de toute compte, la population djiboutienne dans toutes ses différences et dans sa grande majorité vit dans la misère !.

Mais ciel! Pourquoi donc nous discriminons les uns envers les autres, je veux dire, nous les jeunes, moins jeunes, vieux, moins vieux, alphabétisés ou non? Pourquoi nous nous regardons différemment selon qu’on soit d’un clan ou d’une ethnie autre que la notre? 

Parce que nous ne réclamons pas justice mais des faveurs, nous empruntons cette idéologie étatique qui nous divise tant, nous sommes affectés par les mêmes injustices que nous affligeons. Nous reportons nos maux les uns sur les autres au lieu de nous en débarrasser ensemble. Il est une chose que de reconnaître nos différences, il en est une autre que de nous stigmatiser pour ces différences.

Si nous voulons un pays, ce n’est sûrement pas en compartimentant, en figeant dans un rôle préconçu les uns et les autres que nous formerons un pays digne de ce nom. Tant que nous ne rejetterons pas les sectarismes, tant que nous accepterons une forme de gouvernance tribale, nous n’arriverons jamais à entreprendre quoi que ce soit!

Che 

17/07/2014 (Brève 420) Le Docteur Adawa ancien ministre de l’Education nationale de Djibouti nous a sollcité pour que nous diffusions son appel, en raison des harcèlements dont il est la victime. Nous publions cet appel à sa demande, sans commentaire.

Chaque jour, ma situation se détériore. Les policiers effectuent des rondes en permanence devant mon domicile. J’ai ete arrêté et interrogé pendant 4 heures de façon musclée et humiliante au Commissariat de police. Traité comme un voleur on m’a confisqué la semaine dernière mon véhicule qui est immbilités sur le parking de la primature..

Pourquoi ces intimidations durant le mois de ramadan. Certainement parce que j’ai déclaré que je serais candidat lors des prochaines élections. Le pays va très mal.

L’accés à mon bureau est completement bloqué.et mon salaire n’est plus payé..

Hier soir des frères m’ont appelé pour me demander le retrait de ma candidature, ce que je refuse car c’est mon droit de citoyen et que le pays est dans l impasse totale.

16/07/2014 (Brève 419) L’équipe de Guelleh signe la fin de l’internet à Djibouti, enfin la fin de l’Internet convivial. Ali Farah Assoweh en faisant croire aux députés qu’Internet était le vecteur de tous les crimes, leur a fait passer une loi vague qui permet d’arrêter tout individu qui communique sur la toile.

____________________________ Note de l’ARDHD

Selon l’agence Xinhua, (voir article ci-dessous), Ali Farah Assoweh a joué sur la peur pour faire passer à l’assemblée nationale une loi liberticide et d’application aussi vague qu’étendue pour renforcer le contrôle d’Internet et pour appliquer des peines aux utilisateurs …

Grâce à cela, Djibouti se hausse au rang des plus grands ennemis d’internet, comme la Chine ou la Corée par exemple.

_____________________________________ XINHUA

Lien avec l’article : http://french.xinhuanet.com/2014-07/15/c_133486179.htm

Djibouti : adoption d’un projet de lutte contre la cybercriminalité

DJIBOUTI, 15 juillet (Xinhua) — Les députés djiboutiens ont adopté lundi le projet portant sur création d’un dispositif pénal de lutte contre la cybercriminalité.

Ce projet a été présenté par le ministre djiboutien de la Justice, Ali Farah Assoweh, qui a fait savoir aux députés que la cybercriminalité a pris une ampleur telle qu’il n’est plus envisageable de laisser les criminels virtuels en puissance dicter leur lois et installer la terreur sur le net.

« Il s’agit donc d’une nouvelle forme de criminalité et de délinquance qui se distingue des formes traditionnelles en ce qu’ elle se situe dans un espace virtuel », a-t-il souligné.

Tout en examinant le texte de loi, les élus préconisent la nécessité d’une campagne d’information et de sensibilisation des masses sur les risques et les menaces inhérentes à la cybercriminalité.

Le projet adopté vise à compléter les dispositions existants du code pénal de Djibouti de 1995 notamment pour les crimes et délits commis via internet et ce, pour une meilleure protection des citoyens, des entreprises et des administrations, selon un communiqué de la presse présidentielle djiboutienne.

Le projet comporte des dispositions adaptées pour lutter contre ce nouveau phénomène, notamment les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication et les procédures en matière d’infraction commise au moyen des technologies de l’information et de la communication, ainsi que les peines d’emprisonnement et d’amendes.

15/07/2014 (Brève 418) La taxe de séjour la plus chère au monde c’est à DJIBOUTI que nous l’avons trouvée et elle s’applique aux militaires français. Bientôt elle s’élèvera à 91 € par jour pour un militaire français ! La taxe de séjour c’est uniquement le droit d’être sur le territoire et cela ne couvre pas les frais d’hébergement ni d’entretien !!! (ARDHD)

L’équipe de l’ARDHD a fait un calcul intéressant.

Actuellement la France a déployé 1.900 militaires à Djibouti. S’il on divise 30 millions d’€ par 1.900 et par 365 jours, on obtient …. on obtient
43 € par jour et par militaire. Et ce tarif est simplement le droit d’être sur place. Il ne comprend pas la chambre, le lit, l’entretien du linge et le nettoyage journalier, ni la clim, ce que l’on trouve habituellement dans tous les hôtels convenables.

Comme il est prévu de réduire le nombre de militaires à 900 (ou 1.200 si le Gouvernement écoute les demandes du Général commandant les FFDJ), le tarif passera à 91 (ou 68 € par jour et par militaire). Sachant qu’il s’agit en plus de contrats sur plusieurs années, on peut affirmer que la taxe de séjour djiboutienne est la plus chère au monde, pour les français.

Les américains payent beaucoup moins : pour 3.000 hommes environ, ils cotisent à hauteur de 30 millions de dollars. En euro cela ne fait que 20 € par jour et par militaire (4 fois moins que le tarif consenti aux Français).

A noter que la taxe de séjour dans les villes balnéaires françaises les plus prisées n’est que de 1 à 5 € par jour et qu’elle est souvent limitée dans le temps …

12/07/2014 (Brève 417) Abdallah Deberkalleh (English and French). Les dernières nouvelles – Last news about his health.(ARDHD)

1°) English
Today a member of the ARDHD team spoke with Abdallah Deberkalleh (on Saturday). Abdallah has returned home in Dubai and has recovered strength. He is more compelled to fight than ever. He asked our team to thank all of those who sent him several messages of encouragement. Currently he apologizes towards all of his friends, as he cannot personally manage to reply to everybody,

2°) Français
L’équipe de l’ARDHD a pu joindre Abdallah ce samedi. Il est rentré à son domicile à Dubaï et il a repris des forces. Il est plus combattif que jamais. Il nous a demandé de remercier toutes celles et tous ceux qui lui envoyé des messages d’encouragement et de prompt rétablissement. Actuellement, il ne peut pas répondre personnellement à chacun et il s’en excuse auprès de tous ses amis

11/07/2014 (Brève 416) Affaire DP World … Dans la demande en dénonciation de concession qu’Haramous a déposée à Londres contre DP World, il est fait état du fait que DP World aurait corrompu des hauts dirigeants djiboutiens bien connus pour leur intégrité légendaire (Humour ARDHD)

Afin d’appuyer sa demande, Djibouti a annoncé qu’il allait produire des témoins qui vont donc reconnaître qu’ils ont reçu contraints et forcés de pots-de-vin offerts par DP World …

Mais qui seraient ces honnêtes obligés du régime qui auraient finalement accepté des commissions : des femmes et des hommes scrupuleux et probablement très habiles … Ont-ils fini par céder à la demande de Guelleh, uniquement parce qu’elle était assortie elle aussi, d’une commission, avant de se résoudre à accepter, en violation de leur éthique personnelle, des commissions de Dubaï ? Ce serait ce que l’on qualifie de « manger à tous les râteliers »

Qui pourraient être ces témoins ?
Nous avons pensé d’abord à Miguil, l’ancien ministre de la Santé, qui a toujours refusé de recevoir le moindre argent, préférant le prendre lui-même et sans l’aide de personne dans les caisses des établissements et ministères qu’il a dirigés successivement (certaines agences internationales aimeraient bien récupérer les fonds pour le SIDA). Mais il ne veut pas les rendre, estimant que cela n’apporterait aucune amélioration aux malades ..

A la banque nationale, à Djibouti Télécom, dans l’armée, à EDD, à l’ONED (pour ne prendre que cela), tous les dirigeants ont toujours refusé la corruption ! Pas un seul n’a jamais mangé de ce pain-là – on vous le certifie ! Tous, ils ont systèmatiquement préféré détourner eux-même l’argent des contribuables et des aides internationales afin de conserver leur dignité et leur indépendance.

Alors, pas d’inquiétude, Guelleh ne manquera pas de témoins exemplaires et crédibles pour jurer que DP World les a achetés. Leurs états de service plaideront pour eux.

Moralité : il faut le savoir, à Haramous, on lave plus blanc que blanc, surtout l’argent sale et de préférence celui des autres ..

10/07/2014 (Brève 415) Coup de semonce pour DP World à Djibouti !! Nouvelle vengeance mesquine des Thénardier de Djibouti ? Le Prince noir et sa Poulette essayent de récupérer gratuitement les investissements que Dubaï a effectués pour le port …. Alerte rouge pour les candidats à l’investissement à Djibouti : ils se feront tondre comme leurs prédécesseurs, tant que les tenanciers actuels seront en place ! (Article de Jeune Afrique)

_____________________________ Note de l’ARDHD
Récemment les tribunaux de Dubaï ont refusé de céder à la demande d’extradition de Boreh, qui leur avait été faite par Haramous … Par ailleurs, les agresseurs d’Abdallah Deberkaleh semblent avoir été identifiés par la police de l’Emirat et il se pourrait que l’on découvre des liens familiaux entre les commanditaires (qui pourraient être installés à Rennes en France) et la Poulette d’IOG. Alors le couple princier cherche à se venger en récupérant les investissements de Dubaï à son seul profit.

Aucune inquiétude, si l’affaire était jugée à Djibouti, Dubaï perdrait tout … mais à Londres, ce sera plus serré … Et c’est Guelleh qui reprocherait à Dubaï d’avoir versé des pots-de-vin : lui qui touche sur toutes les affaires ! Un comble !
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Lien avec l’article : http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/22573-coup-de-semonce-pour-dp-world-a-djibouti.html

 Coup de semonce pour DP World à Djibouti

Par OLIVIER CASLIN

Djibouti a entamé la procédure de résiliation du contrat de concession du terminal à conteneurs de Doraleh passé avec DP World en 2003. L’opérateur est soupçonné de l’avoir obtenu en versant des pots-de-vin.

Un communiqué du gouvernement de Djibouti daté du 9 juillet a confirmé la résiliation du contrat de concession du terminal à conteneurs de Doraleh passé avec le groupe émirati DP World en 2003. L’opérateur est fortement soupçonné de corruption. Les pouvoirs publics djiboutiens assurent « disposer d’éléments de preuve indiquant que DP World a payé des pots-de-vin et procuré d’autres avantages financiers à Abdourahman Borreh, ancien président de l’Autorité des ports et zones franches de Djibouti ».

Ce dernier vit actuellement en exil depuis 2008, accusé d’avoir détourné dans le cadre de ses fonctions plus de 150 millions de dollars. Le gouvernement de Djibouti a annoncé avoir introduit auprès de la cour d’arbitrage de Londres une procédure de résiliation du contrat qui devrait durer entre un et six mois.

« La décision sera connue avant la fin de cette année », a révélé à Jeune Afrique Aboubaker Omar Hadi, le président de l’Autorité portuaire, qui devrait reprendre la responsabilité des opérations portuaires.

Rapport de force

La résiliation de cette concession ne devrait toutefois pas entraîner la rupture du partenariat qui existe entre l’opérateur et l’acteur public, même si le rapport de force – 67 % des actions mais un tiers des votes pour le port, 33 % des actions mais deux tiers des votes pour DP World – pourrait s’inverser.

Notamment dans le cadre des nouveaux investissements à venir sur Doraleh II, pour lesquels le port peut dorénavant s’appuyer sur d’autres partenaires privés, à commencer par la China Merchant Holding International, entrée à hauteur de 23,5 % dans le capital de l’autorité portuaire en décembre 2012 . « Il n’y a aucune raison de repousser nos projets de développement », insiste aujourd’hui Aboubaker Omar Hadi, en direction des usagers du port.