26/10/14 (Brève 439) ALERTE LEVEE : le Gendarme Ahmed Abdallah Kamil, injustement emprisonné à Gabode, a été libéré ce dimanche 26 octobre vers 15h (heure de Paris)

ahmed abdallah kamil gendarme djiboutien à l'isolement à la prison de GabodeNous venons d’apprendre avec beaucoup de satisfaction que le jeune Gendarme Ahmed Abdallah Kamil venait d’être libéré ce dimanche 26 octobre 2014 vers 15h (heure de Paris).

Nous lui adressons toutes nos félicitations et nous espérons que son calvaire sera terminé et qu’il pourra retrouver, si tel est son souhait, son grade, son affectation et sa solde.

Nous adressons à tous les membres de sa famille l’assurance de notre soutien, en particulier à sa mère qui a vécu des semaines d’enfer. Nous les félicitons aussi de ne pas avoir cédé ni à la peur ni aux menaces du régime et de nous avoir demandé de médiatiser cette affaire. La campagne initiée par l’ARDHD
a certainement été l’un des éléments qui ont permis cet heureux dénouement.

21/10/14 (Brève 438) ALERTE pour libérer le Gendarme Ahmed Abdallah Kamil, injustement emprisonné à Gabode, après avoir passé deux mois dans les prisons de l’Erythrée..(ARDHD, info lecteurs)

ahmed abdallah kamil gendarme djiboutien à l'isolement à la prison de GabodePour quelles raisons obscures et probablement inavouable, Guelleh a-t-il fait mettre à l’isolement à Gabode, le jeune gendarme Ahmed Abdallah Kamil ?

Est-ce parce qu’il avait été kidnappé par son collègue dictateur, associé et ennemi à la fois, au cours d’une visite d’inspection avec les membres de la mission d’interposition du Qatar, qu’IOG a
pris peur au point d’émettre une « lettre de cachot » à l’encontre de ce malheureux gendarme.

De quoi Guelleh a-t-il peur ? Que le gendarme raconte ce qu’il aurait vu en Erythrée dans les geôles d’Issaias Afeworki ?

Ce gendarme a-t-il pu entrer en contact avec des militaires djiboutiens qui seraient toujours détenus en Erythrée ? S’ils le sont c’est uniquement parce que les dictateurs qui étaient autrefois probablement associés dans des trafics d’armes (on parle d’approvisioonement des belligérants somaliens ?) sont devenus maintenant des ennemis, estimant certainement que l’autre n’a pas rempli sa part du contrat.

Alors qu’il aurait dû être accueilli à Djibouti non pas en héros, mais simplement en tant que prisonnier de guerre libéré, Ahmed Abdallah Kamil se retrouve directement en prison. C’est absolument odieux et nous appelons tous les Djiboutiens et l’ensemble de la communauté internationale à exercer une pression incessante jusqu’à ce qu’il soit libéré et réintégré dans ses fonctions.

19/10/14 (Brève 437) Il y a 19 années, le 19 octobre 1995, le corps du juge Bernard Borrel, était retrouvé au bord du Goubet, à moitié calciné. Ayons une pensée pour lui et surtout pour son épouse et pour ses enfants, qui attendent toujours la vérité et le nom des coupables. (ARDHD)

En ce jour anniversaire de l’assassinat du Juge Bernard Borrel, magistrat français en mission auprès de la République de Djibouti, nous avons une pensée pour Elisabeth Borrel et pour ses enfants, pour leur courage et leur détermination pour connaître la Vérité.

Quel courage et quelle obstination, il leur a fallu depuis 19 années, pour vaincre tous les obstacles que des gouvernements français successifs ont dressé devant
eux, sans parler des calomnies imaginées par Guelleh et consort. D’abord un mensonge longtemps véhiculé : la thèse du suicide, soutenue par deux juges : Marie-Paule Moracchini et Roger Le Loire, finalement désaissis du dossier, parce qu’ils en avaient trop fait quand même. Malgré cela, il aura fallu attendre 2007 pour que le Procureur de Paris reconnaisse que l’instruction était désormais poursuivie pour assassinat …

Mais l’instruction semble toujours piétiner. Faudra-t-il attendre que les coupables soient morts pour connaître enfin la vérité ?

Nous renouvelons le soutien de l’ARDHD à la famille Borrel.

08/10/14 (Brève 436) ALERTE pour un jeune gendarme qui avait été enlevé par l’Erythrée, alors qu’il effectuait une mission avec des militaires de la force d’interposition du Qatar. Il avait été libéré par l’Erythrée le 15 septembre, après deux mois d’incarcération. Aussitôt après, au lieu de le félicier, le régime de Guelleh l’a jeté à Gabode à l’isolement

18/10/14 ALERTE pour un jeune gendarme qui avait été enlevé par l’Erythrée, alors qu’il effectuait une mission avec des militaires de la force d’interposition du Qatar. Il avait été libéré par l’Erythrée le 15 septembre, après deux mois d’incarcération. Aussitôt après, au lieu de le féliciter, le régime de Guelleh l’a jeté à Gabode à l’isolement

Il s’agit de M.Ahmed Abdallah Kamil, un jeune gendarme de 1ère classe, qui avait été « kidnappé » le 25 juillet 2014 par l’Erytree alors qu’il accompagnait pour une mission d’inspection les militaires de la force d’interposition du Qatar.

Contrairement à toutes les lois internationales, l’Eythrée l’avait gardé en prison pendant 2 mois. Il avait été libéré le 15 septembre 2014.

Libéré par l’Erythrée, il est incacréré de nouveau par Djibouti !
Au lieu de l’accueillir comme il se doit pour le retour d’un prisonnier de guerre, le régime de Guelleh l’a fait immédiatement arrêter et après 3 jours de garde à vue dans les locaux de la gendarmerie, il a été jeté à Gabode où il est placé à l’isolement : personne ne sait ce qui lui est reproché.

Un secret d’état entre deux dictateurs complices et ennemis ?

De là on pourrait imaginer que Guelleh a peur de ce que gendarme pourrait raconter à propos de ce qu’il a vu ou entendu en Erythrée. Des militaires djiboutiens sont curieusement toujours incarcérés, sans aucune « réclamation » de la part de Guelleh … . Connivences et petits secrets entre deux dictateurs sanguinaires ?

Pourtant le gouvernement Djiboutien avait d’abord exigé sa libération dans un communiqué (http://www.lanationdj.com/differend-frontalier-doumeira-djibouti-denonce-enieme-provocation-erythreenne/) et ensuite il avait annoncé sa libèration (http://www.lanationdj.com/rdd-erytrhree-gendarme-ahmed-abdallah-kamil-enfin-libre/#).

Sa mère, en dépit de la maladie dont elle souffre a d’abord parcouru les 30km de brousse qui sépare sa maison de la ville d’Obock, puis la traversée jusqu’à Djibouti. Elle n’a été autorisée à le voir que chaque lundi.

A l’appel de sa famille, l’ARDHD lance une alerte rouge pour la libération immédiate et sans condition de Ahmed Abdallah Kamil, gendarme djiboutien, injustement et illégalement détenu à Gabode par le régime de Guelleh, après avoir été interné pendant deux mois par le régime dictatorial de l’Erythrée. Elle demande une enquête pour connaître la vérité sur cette incarcération, qui pourrait cacher des relations ou des complicités entre les deux régimes dictatoriaux.

08/10/14 (Brève 435) ALERTE POUR OBOCK. Les dernières informations reçues sont alarmantes et elles traduisent la situation dramatique de la population locale (Infos lecteurs)

Cri d’alarme des Obockois

Loin de tous, la population du district d’Obock vit un calvaire dans l’indifférence totale.

Le programme Alimentaire mondial a cessé de distribuer des vivres depuis maintenant 3 mois,
Aucune ONG n’a le droit d’y venir même pour mener des activités humanitaires, distribution des médicaments, vaccinations etc. . . .

C’est l’embargo total.

Mise en place de barrages et multiplication des arrestations arbitraires.

De nombreux cas de viol et de torture ont été signalés dans l’arrière-pays.

Un climat d’insécurité s’est installé autour de la ville avec un barrage établi sur la route qui relie Moulhoule, Tout cela sous un faux prétexte de présence d’éléments de FRUD dans ces régions

A noter que le FRUD, depuis sa création, ne s’est jamais attaqué à des convois humanitaires, ni à des ONG.

1 – Barrage a Orobor 19km de la ville d’Obock

2 – Barrage à Adow à 2km de la ville d’Obock,

3 – Barrage entre Moulhoule et Khor Angar

Tous ces barrages ont été créés pour empêcher le PAM d’aider la population et donc d’affamer les habitants. C’est une décision qui a été prise en personne par Guelleh.

Arrestations arbitraires.
Les arrestations arbitraires se comptent par dizaines

1 – Sabuun Houmed Ahmed et Abdo Ahmed Mohamed dit Abdo Hulba tous deux copropriétaires d’une petite entreprise de construction locale ont été arrêtés en décembre 2013 pour avoir protesté contre un autre entreprise venue de Djibouti qui a raflé le contrat pour une construction commandée par l’EDD. Ils ont passé un mois à Gabode puis ils ont été relâchés.

2 – Sadik Doran, Ahmed Houssein Mohamed, ont été arrêtés par des militaires début janvier, transférés à Gabode où ils ont passé 6 mois. Sans aucun motif valable.

3 – Daoud Mohamed Idriss a fait 8 mois de prison, arrêté aussi par des militaires, il a été libéré en septembre.

4 – Hassan Ismaël a passé en septembre plusieurs semaines à Gabode.

Il existe bien d’autres cas d’arrestations arbitraires mais ils restent encore inconnus par peur des représailles.

Le cas le plus grave est celui de Mohamed Omar dit Dama’a qui a été arrêté il y a deux semaines puis torture et finalement écroué à Gabode où il est placé à l’isolement jusqu’à ce jour. Interdit de visite.

Cas des viols et tortures
Dans l’arrière-pays en brousse, les militaires s’adonnent à des viols et torture surtout à Andollie, Dadadto, Adgeno et Wadi où la circulation est quasiment interdite et où aucune voiture ne peut se rendre.

Depuis le décès de Jean PAUL ABDI, paix a son âme, nos voix se sont tues.

Les Obockois lancent un cri d’alarme à l’ARDHD et a son président Jean-Loup Schaal ainsi qu’aux forces françaises et américaines stationnées en République de Djibouti pour que cessent les arrestations, tortures et les viols.

Aussi la levée immédiate des barrages et la libre circulation dans toute la région.

Un lecteur pour la population d’Obock.

03/10/14 (Brève 434) Bonne fête de l’AID El Kebir. (ARDHD)

Toute l’équipe de l’ARDHD souhaite une bonne fête de l’Aïd à tous les musulmans et en particulier à toutes les Djiboutiennes et à tous les Djiboutiens, en particulier aux réfugiés qui vivent dans la misère en Ethiopie, ceux de la région d’Obock qui sont terrorisés par l’Armée qui encercle la ville, ceux qui ont été contraints d’émigrer à l’étranger et ceux qui subissent la dictature au pays.

Souhaitons, qu’en dépit de toutes les violations de liberté, des Droits humains, en dépit de tous les harcèlements policiers, ces populations puissentt fêter l’Aïd, dans la joie et le recueillement qui s’imposent.

01/10/14 (Brève 433) ALERTE POUR OBOCK, encerclée par des militaires. Info lecteur.

Selon des sources crédibles sur place,

 j’apprends que la ville d’Obock est quadrillée par des militaires en uniforme ; la population vit dans la peur. Sur chacune des voies d’accès, de chaque côté de la ville, les militaires ont dressé des barages et ils pratiquelent des fouilles et des interrogatoires systématiques de tous ceux qui passent.

La population est traumatisée et elle ne comprend pas ces agissements.

J’alerte l’ARDHD  sur cette situation d’occupation  d’une ville par des milices en uniforme et je vais vous envoyer des informations mises à jour dès que j’aurais pu établir le contact avec d’autres témoins sur place de la situation