28/11/2015 (Brève 529) VERITE : LES SIMAGREES RIDICULES DU REGIME ET SES METHODES CLANIQUES.(Lecteur)

Le pays entier est hypothéqué avec force au profit d’un seul clan qui dirige l’Etat avec un système tribal, et voici que la population se réveille à revendiquer son existence et une liberté durable.

Le peuple suit de près la situation dramatique et le comportement du clan pour détruire la nation.

Voilà, la vente des passeports Djiboutiens aux résidants des pays limitrophe (Somali, Somaliand, Jijiga, etc…)

Voilà, la distribution de la carte nationale Djiboutien aux étrangers proches du clan, pour voter en faveur du Roi.

Voilà, le détournement des richesses du pays par le clan, ses proches, et maintenant leurs enfants devenus riches au plus jeune âge.

Voilà, la construction des Hôpitaux, des Universités dans le pays voisin, lien de parenté avec la dame de fer, pendant que les citoyens de notre pays vivent dans la misère totale, sans soin ni aide.

Voilà, ignorer l’existence même de la population est un acte grave alors que cette terre appartient au peuple Djiboutien et non aux étrangers.

Voilà, dénaturer notre culture ancestrale et vendre notre fierté, car notre pays est devenu une boîte de nuit dont le videur n’est autre que Gabyo.

Voilà, les promotions imméritées des acolytes au sommet de l’Etat.

Voilà, les proches incompétents du régime, mais actifs pour la propagande dans les secteurs publics pour soutenir le fils du rail et l’aider à voler l’élection.

Voilà, la destruction totale des cadres, des leaders, de la jeunesse, (anéantir, étouffer, révoquer).

Voilà, l’humiliation quotidienne des citoyens, des familles entières nées sur cette terre brûlée.

Voilà, accueil, installation en masse, de refugiés jeunes en provenance du Somaliand qui s’engagent dans la Garde républicaine, et la Gendarmerie nationale aux ordres de la reine.

Voilà, le système de reclassement et d’assistance assuré par le clan pour tous ceux qui le soutiennent aveuglement : les informateurs issus des autres clans sont récompensés à leur action.

Voilà, détruire, rayer de la carte une population noble du nord, les Afar composés d’innocents, de nomades, de vieillards, de femmes et d’enfants qui souffrent nuit et jour, loin de la métropole et dans la pauvreté, sous les obus de l’Armée du clan. Mais croyez-moi, ces actes graves sont gravés dans nos mémoires et les responsables seront jugés tôt ou tard.

Voilà, peuple soyez uni et soudé, l’objectif est le changement pour mieux vivre ensemble, dans la liberté.

27/11/2015 (Brève 528) Un peu d’humour ! – Guelleh / COP21. Djibouti va présenter à la COP 21, un programme ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de fumées toxiques.

Nous avons appris par des sources bien informées que Guelleh n’est pas arrivé pas à Paris les mains vides. Il a apporté avec lui un ambitieux programme volontariste de réduction massive des émissions de fumées et de gaz à effet de serre.

Au cours d’une conférence de presse à l’hôtel de l’industrie à Paris, il a présenté les engagements qu’il prendra, comme d’habitude au nom de toutes les Djiboutiennes et de tous les Djiboutiens, et en particulier l’interdiction absolue à compter du 1er janvier 2016 de faire la cuisine, de façon traditionnelle dans les quartiers, sur des feux alimentés au bois ou au charbon. (Un panel de sanctions allant de l’incarcération simple à durée non déterminée à des sévices corporels sera voté à l’encontre des récalcitrants, dès son retour, par l’Assemblée nationale -multipartie- et indépendante du gouvernement. )

Il aurait pu même avoir affirmé dans une interview récente (probablement à Jeune Afrique) qu’il avait vérifié le 1er novembre 2015 que l’ensemble de la population était derrière lui et qu’elle accepterait sans discussion de ne plus faire cuire ses aliments, (cela ne concerne … que ceux, en forte diminution depuis son arrivée au pouvoir, qui avaient encore les moyens de se les procurer).

Ismaël Omar Guelleh dont le surpoids, conséquence d’une alimentation trop riche et d’un gros appétit, est bien connu (parce qu’il contraste avec la majorité de la population qui vit sous le seuil de pauvreté) a ajouté qu’il était fier de « son » peuple d’abord, mais aussi et surtout fier de « son » effort national volontaire pour réduire les émissions mondiales des fumées et les conséquences sur le réchauffement climatique qui aurait des effets dramatiques, particulièrement à Djibouti-ville où certains quartiers sont déjà sous le niveau actuel des océans.

Pour illustrer son propos et son ambition, il a fait référence à des expériences passées réussies (?) assez similaires, en particulier en Roumanie par celui qu’il considère comme le Grand Président Nicolae Ceaușescu. Ce dictateur avait contraint sa population à cesser de consommer des productions nationales, afin de pouvoir les vendre massivement à l’étranger et d’apurer ainsi la dette nationale.

Quand un journaliste lui a exposé le risque aggravé de développement de maladies ou de dénutrition de la population djiboutienne, IOG a balayé l’objection d’un revers de la main en affirmant que l’intérêt mondial primait sur l’intérêt et la santé individuels des Djiboutiens des classes défavorisées, puis, en proie à une fréquente et soudaine colère, il a quitté brutalement la conférence de presse, sans saluer son auditoire. (Comme il l’avait déjà fait en octobre 2002 …)

On pense généralement que ses principaux homologues, Obama, Hollande, Merkel, Poutine (entre autres) devraient saluer et approuver l’initiative, tout en précisant qu’une mesure similaire n’était pas à l’ordre du jour dans leurs pays respectifs, où ni le bois ni le charbon ne sont utilisés dans les cuisines ; cette initiative ne pourrait concerner que les Barbecue, en saison chaude … En revanche l’italien Renzi devrait demander à bénéficier d’un moratoire pour les « pizza » authentiques cuites dans des fours à bois.

Le FAO, le HCR, la Croix-Rouge et le Croissant rouge ont émis des réserves, sur les risques directs, mais Guelleh a refusé de les prendre en considération, estimant au contraire, qu’au lieu d’émettre des critiques, ces organisations devaient lui accorder à titre personnel des aides complémentaires et plus substantielles pour qu’il puisse faire installer un réseau de distribution du gaz dans les quartiers de Djibouti-Ville, par des entreprises locales …

27/11/2015 (Brève 527) (koaci.com) Djibouti-Chine: Pékin envisage de créer une base militaire de 10 000 soldats à Djibouti

Source http://koaci.com/djibouti-chine-pekin-envisage-creer-base-militaire-soldats-djibouti-93594.html

PÉKIN, Chine – La Chine annonce la tenue de pourparlers avec Djibouti dans le but d’y implanter un centre de logistique navale destiné au soutien des patrouilles anti-espionnage chinoises dans les eaux de la région.

Djibouti, un petit pays de moins d’un million d’habitants, est situé dans la corne de l’Afrique à la rencontre du golfe d’Aden et de la mer Rouge, entre l’Érythrée et la Somalie.La Chine ne possède aucune base militaire outre-mer et a fréquemment affirmé dans le passé qu’elle n’en aurait pas.

Wu Qian, porte-parole du ministère chinois de la Défense, a refusé de commenter l’initiative, sauf pour dire que la base pourrait amoindrir les difficultés de ravitaillement des navires chinois et servir d’aire de repos pour les marins et les officiers.

26/11/2015 (Brève 526) (Ass. press, relayé par 985fm – Canada) La Chine négocie avec Djibouti pour implanter un centre de logistique (Infos lecteur)

Source http://www.985fm.ca/international/nouvelles/la-chine-negocie-avec-le-djibouti-pour-implanter-u-748603.html

PÉKIN, Chine – La Chine annonce la tenue de pourparlers avec Djibouti dans le but d’y implanter un centre de logistique navale destiné au soutien des patrouilles anti-espionnage chinoises dans les eaux de la région.

Djibouti, un petit pays de moins d’un million d’habitants, est situé dans la corne de l’Afrique à la rencontre du golfe d’Aden et de la mer Rouge, entre l’Érythrée et la Somalie.La Chine ne possède aucune base militaire outre-mer et a fréquemment affirmé dans le passé qu’elle n’en aurait pas.

Wu Qian, porte-parole du ministère chinois de la Défense, a refusé de commenter l’initiative, sauf pour dire que la base pourrait amoindrir les difficultés de ravitaillement des navires chinois et servir d’aire de repos pour les marins et les officiers.

25/11/2015 (Brève 525) Pour permettre aux lecteurs de se retrouver parmi les différentes contributions qui évoquent le 4ème mandat de Guelleh ou des candidats déclarés, il faut se reporter à la constitution actuellement en vigueur, même si la forme utilisée pour l’adoption des modifications à la demande de Guelleh par une Assemblée nationale totalement soumise, est particulièrement critiquable et totalement anti-démocratique …. (ARDHD)

Prenons un seul extrait des modifications concernant l’élection présidentielle tel qu’il a été promulgué et repris au JO de la République.

Source http://www.presidence.dj/texte.php?ID=92&ID2=2010-04-21&ID3=Loi

__________________________________________

TITRE III : DU PRESIDENT

Article 23
« Le président de la République est élu pour six ans au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours. Il n’est rééligible qu’une seule fois ».

Article 24
« Tout candidat aux fonctions de président de la République doit être de nationalité djiboutienne, à l’exclusion de toute autre, jouir de ses droits civiques et politiques et être âgé de quarante ans au moins ».

Est modifié comme suit :

TITRE III : DU POUVOIR EXECUTIF

Article 23
« Tout candidat aux fonctions de président de la République doit être de nationalité djiboutienne, à l’exclusion de toute autre, jouir de ses droits civiques et politiques et être âgé de quarante ans au moins et de soixante quinze ans au plus à la date de dépôt de sa candidature ».

Article 24
« Le président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours. Il est rééligible dans les conditions fixées à l’article 23 ».

Le reste sans changement.
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Notes d’explication :
1°) Contrairement à ce qui a pu être écrit récemment, Guelleh, tant qu’il ne sera pas atteint par la limite d’âge de 75 ans au jour du dépôt de sa candidature, peut se représenter autant de fois qu’il le souhaitera, ce qui n’était pas le cas dans la version originale de la constitution promulguée en 1992….

2°)
Tout candidat doit n’avoir exclusivement que la nationalité djiboutienne, ce qui exclut de fait un certain nombre de candidatures qui sont annoncées sur les réseaux sociaux.

3°) En rédigeant cet article, l’équipe de l’ARDHD n’a pas l’intention de prendre position dans un débat alors qu’elle n’aurait aucune légitimité pour le faire, mais par principe, elle respecte les lois en vigueur, ce qui ne l’empêchera pas de critiquer et de continuer à dénoncer avec la plus grande force, les abus, les dérives autoritaires et l’utilisation détournée à des fins personnelles, de tous les moyens de la Loi, de l’Etat, de la Police et de la Justice.

25/11/2015 (Brève 524) UDDESC / Plainte contre le gouvernement djiboutien pour violation caractérisée de l’article 4 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Lien : http://www.hch24.com/actualites/11/2015/djibouti-legitimation-du-coup-detat-institutionnel-de-guelleh-de-djibouti-a-la-24eme-seance-du-conseil-des-ministres-de-mardi-24-novembre-2015/

UDDESC Union Djiboutienne pour les Droits Economiques,
Sociaux et Culturels, Civils et Politiques
Tél. : +41 78 824 52 69/+41 76 674 00 85

Réf. : 09/PL/AN2015
Djibouti : Légitimation du  coup d’état institutionnel de Guelleh de Djibouti à la 24ème séance du Conseil des Ministres de mardi 24 novembre 2015

A Djibouti, le président Ismaïl Omar Guelleh, au pouvoir depuis 1999, songe à se représenter en 2016 même si la Constitution le lui interdit. Cela ne saurait être un obstacle insurmontable pour cet homme qui avait déjà fait modifier la Constitution en avril 2010 pour pouvoir postuler à un troisième mandat l’année suivante. Il avait promis à l’époque qu’il quitterait le pouvoir en 2016, mais semble être en train de retourner sa veste pour y rester.

Après 17 années au pouvoir et devant à un soulèvement populaire de plus en plus progressive, Ismail Omar Guelleh ne se pose plus de question sur l’opportunité ou non de briguer un quatrième mandat, alors que la contestation de son régime est grandissante au sein d’une population qui compte jusqu’à 65 % de personnes en situation de pauvreté et 57 % en situation d’extrême pauvreté. Le pays se classe 147e sur 169 en termes de développement humain, la pauvreté y est endémique et la richesse est distribuée à la tête du client ou simplement à ceux qui suivent âme et corps le régime de Guelleh !

Une dérive autoritaire pourrait déstabiliser profondément Djibouti, ce qui aurait des conséquences néfastes pour ses habitants mais également pour les intérêts de l’internationale dans région à haut risque.

Mais Guelleh ne manque pas de faire usage de tous les moyens possibles afin de tenter à étouffer la grogne du peuple djiboutien.

Ainsi, le gouvernement djiboutien a approuvé mardi 24 novembre 2015 en conseil des ministres un projet de décret portant sur la mise en place des mesures exceptionnelles de sécurité.

Selon un communiqué publié à l’issue de ce conseil, cette décision vise à assurer la protection des biens et des personnes dans une situation de risques terroristes pesant sur l’ensemble de la communauté internationale.

Ces mesures exceptionnelles de sécurité seront applicables sur l’ensemble du territoire de Djibouti y compris dans les eaux territoriales et l’espace aérien, et ce durant 2 mois, note par ailleurs le document.

A cet effet, toutes les forces de défense et de sécurité seront mobilisées pour la surveillance maritime, terrestre et aérienne.

« Primature : Projet N° 5 Projet de Décret portant mise en place des mesures exceptionnelles de sécurité, Extrait.

Le projet de Décret a pour objet la mise en place des mesures exceptionnelles de sécurité, afin d’assurer la protection des biens et des personnes, dans une situation exceptionnelle de risques terroristes pesant sur l’ensemble de la communauté internationale.
Ces mesures exceptionnelles de sécurité sont applicables sur l’ensemble du territoire de la République de Djibouti y compris dans les eaux territoriales et l’espace aérien, et ce durant 2 mois.
A cet effet, toutes les forces de défense et de sécurité sont mobilisées pour la surveillance maritime, terrestre et aérienne (pièce 01 – https://youtu.be/5KCMvblj0Ps ). »

Vu que les pays le plus impliqué dans la situation somalienne et le plus menacé dans la région, l’Ethiopie et le Kenya, n’ont mis en application l’état d’urgence, il n’y a aucune raison de l’appliquer à Djibouti malgré la présence de bases militaires occidentales.  Al-shabab étant la menace directe invoquée par le gouvernement djiboutien, il est totalement inconcevable que ce groupuscule, au vu de la position géographique de Djibouti et de la zone d’influence d’AL-shabab, s’hasarde à faire 2.000 km pour mener des actions terroristes à Djibouti alors que des grandes villes éthiopiennes et kenyanes sont situées à une centaine de kilomètres de leurs positions.

Cet inquiétude travestie ne découle pas d’une menace terroriste mais plutôt du dernier meeting d’information de l’USN du 20 novembre 2015 qui a pu mobiliser une marée humaine et le risque pour le régime de voir le meeting prévu pour le 20 décembre 2015 se transformer en une révolte populaire prônant une alternance tant espérée et souhaitée (pièce 02 – https://drive.google.com/file/d/0B1rBTIRTfjacR2ZGbGNxR2dfNGM/
view?usp=sharing
).

On pouvait aussi entendre ces derniers jours dans les villes du pays des rumeurs annonçant une possible révolte spontanée comparable à celle qui a chassé du pouvoir Blaise Compaoré en Burkina-Faso.

Des mesures exceptionnelles de sécurité.
La France qui a connu, en 2015, à deux reprises, des attentats terroristes spectaculaires, n’a jamais interdit les grands rassemblements, spécialement lorsqu’ils se tiennent pas dans un lieu confiné. Quant aux manifestations publiques, ils ne sont pas annulées mais les organisateurs sont appelés à prendre leurs responsabilités en matière de sécurité. D’ailleurs Bernard Cazeneuve a affirmé le samedi 10 janvier 2015 que des « mesures exceptionnelles » de sécurité seront prises pour encadrer la manifestation parisienne en soutien au journal Charlie Hebdo : plus de 5 500 policiers et militaires seront mobilisés dimanche à Paris et son agglomération.

D’autre part dans les observations du Comité des droits de l’Homme et particulièrement l’observation générale No 29, observation Générale Sur l’Article 4 (adoptée le 24 juillet 2001 à sa 1950e session du conseil des droits de l’homme de l’ONU) il est bien établie que « toute dérogation aux obligations qui incombent à l’État partie en vertu du Pacte n’est permise que «dans la stricte mesure où la situation l’exige». Cette condition fait obligation aux États parties de justifier précisément non seulement leur décision de proclamer un état d’exception, mais aussi toute mesure concrète découlant de cette proclamation.

L’État partie qui entend invoquer le droit de déroger au Pacte, lors, par exemple, d’une catastrophe naturelle, d’une manifestation massive comportant des actes de violence ou d’un accident industriel majeur, doit pouvoir justifier que cette situation représente une menace pour l’existence de la nation mais aussi que toutes les mesures qu’il a prises et qui dérogent au Pacte sont strictement exigées par la situation. De l’avis du Comité, la possibilité de limiter l’exercice de certains droits garantis dans le Pacte, par exemple la liberté de mouvement (art. 12) ou la liberté de réunion (art. 21) suffit généralement dans ce genre de situation et une dérogation aux dispositions en question ne serait pas justifiée par ce qu’exige la situation. »

Dans l’état actuel à Djibouti, le Projet de Décret portant mise en place des mesures exceptionnelles de sécurité n’a nullement exposé  ou justifié une situation grave mettant en danger l’existence de la nation. L’unique but motivant ce projet du gouvernement djiboutien est le souhait de bafouer, sous couverture de la loi affublée, les droits fondamentaux du peuple et particulièrement la liberté de mouvement (art.12 et la liberté de réunion (art.21) ainsi que les articles 11, 12 et 13 de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

Quel que soit l’expression utilisée et l’objectif visé par le gouvernement djiboutien, il est indiscutable que ce Projet de Décret portant mise en place des mesures exceptionnelles de sécurité  n’est autre qu’un état d’urgence camouflant un coup d’Etat institutionnel.

Nous sommes en face d’une violation caractérisée de l’article 4 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Cependant, nous nous permettons par la présente de porter plainte contre le gouvernement djiboutien pour violation caractérisée de l’article 4 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Dans l’attente d’une suite favorable à notre plainte, nous vous prions d’agréer nos salutations distinguées.

Fait en Suisse, le 25/11/2015

Hassan Cher Hared
Secrétaire général de l’UDDESC.

24/11/2015 (Brève 523) Espace abonnés de MEDIAPART : A Djibouti, le président Ismaïl Omar Guelleh, au pouvoir depuis 1999, songe à se représenter en 2016 même si la Constitution le lui interdit.

Lien avec le site (article original) : cliquez ici

______________________________ Note de l’ARDHD
Selon notre connaissance, la constitution modifiée de façon autoritaire par IOG pour lui permettre un troisième mandat, l’autoriserait (sous réserve de la limite d’âge) à briguer un quatrième mandat. A ce titre nous émettons des doutes concernant l’affirmation contenue dans le titre.
Il serait certainement judicieux que les Djiboutiens s’assurent que Guelleh n’a pas une deuxième nationalité (Français par exemple ???), ce qui constituerait un empêchement majeur à son élection.

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Article publiée dans l’espace abonné de Mediapart

Cela ne saurait être un obstacle insurmontable pour cet homme assoiffé de pouvoir qui avait déjà fait modifier la Constitution en avril 2010 pour pouvoir postuler à un troisième mandat l’année suivante. Il avait promis à l’époque qu’il quitterait le pouvoir en 2016, mais semble être en train de retourner sa veste pour mieux garder son sceptre. Si la manoeuvre est fréquente en Afrique, elle reste de moins en moins impunie, méfiance ! 

L’Afrique, continent ravagé depuis quelques années par le vent de la modification des Constitutions. En 2002, la Constitution guinéenne est modifiée dans le but d’autoriser le président Lansana Conté à se représenter à la fin de son second mandat. C’est également en 2002 qu’une modification de la Constitution tunisienne permet au président Zine Ben Ali de briguer un quatrième mandat en 2004. Au Togo, c’est la modification de 2003 qui a permis à Gnassingbé Eyadéma de se faire réélire pour un troisième mandat après déjà 36 années de pouvoir. En 2005, c’est au tour du Tchad : la Constitution y est modifiée pour permettre à Idriss Deby Itno de se maintenir au pouvoir, où l’avait porté un coup d’Etat en 1990.

Et la liste n’est pas exhaustive. Paul Biya au Cameroun, Joseph Kabila en République démocratique du Congo, Paul Kagamé au Rwanda, Pierre Nkurunziza au Burundi, Denis Sassou-Nguesso en République du Congo, et même Abdelaziz Bouteflika, réélu dans les conditions que l’on sait à la tête de l’Algérie pour un quatrième mandat, etc., autant de présidents assoiffés de pouvoir qui s’accrochent à leurs postes (avec ou sans modification constitutionnelle) coûte que coûte.

Mais le cas de Blaise Compaoré devrait tout particulièrement attirer l’attention d’Ismaïl Omar Guelleh. Arrivé au pouvoir en 1987 à la suite d’un sanglant coup d’Etat, Blaise Compaoré est élu président du Burkina Faso en 1991 puis réélu en 1998, 2005 et 2010. C’est au cours de son quatrième mandat, et après 27 années au pouvoir, qu’il doit démissionner, incapable de faire face à un soulèvement populaire. L’expérience de Blaise Compaoré devrait inspirer les réflexions d’Ismail Omar Guelleh sur l’opportunité ou non de briguer un quatrième mandat, alors que la contestation de son régime est grandissante au sein d’une population qui compte jusqu’à 65 % de personnes en situation de pauvreté et 57 % en situation d’extrême pauvreté.

Djibouti, petit Etat de la corne de l’Afrique, dispose pourtant d’importantes ressources, notamment en matière d’énergies renouvelables. Sa capitale est éminemment riche de son industrie portuaire et Ismail Omar Guelleh, qui a signé d’importants accords avec Pékin pour la construction d’infrastructures de transport aérien et ferroviaire, a promis d’en faire un des hubs commerciaux d’Afrique de l’Est. Mais pour l’instant le pays se classe 147e sur 169 en termes de développement humain, la pauvreté y est endémique et la richesse est distribuée de manière scandaleusement inégale !

En outre, la position stratégique de Djibouti, situé sur la deuxième voie maritime la plus importante au monde, fait de lui l’un des grands acteurs de la géopolitique régionale. A la porte du Golfe d’Aden et à quelques kilomètres du Yémen, cette ancienne colonie française constitue une base idéale pour les actions anti-terroriste et anti-piraterie. Le pays est ainsi devenu un partenaire incontournable des Occidentaux, qui voient en lui un acteur pouvant faciliter leurs entreprises géopolitiques dans la région.

Or, une dérive autoritaire pourrait déstabiliser profondément Djibouti, ce qui aurait des conséquences néfastes pour ses habitants mais également pour les intérêts occidentaux. Ismail Omar Guelleh doit entendre la demande pressante de ses citoyens, épris de liberté et de démocratie. Il faut éviter que la soif de pouvoir d’un dirigeant l’emporte à nouveau sur les revendications démocratiques de tout un peuple ! Il faut que les Occidentaux comprennent que s’ils veulent continuer d’entretenir des rapports avec un pays stable dans une zone en proie au chaos, s’ils ne veulent pas que le dernier bastion de résistance à la barbarie de la Corne de l’Afrique sombre à son tour dans la violence, il faut appuyer le souhait de la population djiboutienne de laisser place à l’alternance ! 

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23/11/2015 (Brève 522) (Verité) Deux poémes envoyés par un correspondant djiboutien.

V E R I T E :   POEME : UN PEUPLE  UNIE ( 1)

Voici  le peuple solidaire prêt  à chercher et gagner la noble citoyenneté et la liberté.
Voici la population entière s’unisse et résiste la violence, la propagande orchestrée par le régime clanique.
Voici la jeunesse Djiboutienne se mobilise à la recherche d’une vie saine et prospère.
Voici les mères et ses enfants s’organisent pour mieux assurer leur rôle au sein de l’USN.
Voici les dirigeants d’USN passent aux actes concrètes pour orienter la foule et pointer du doigt vers l’objectif, et surtout  pour que le peuple retrouve une bonne direction et un pays prospère pour tous.
Voici les leaders d’USN désorientés, violentés, emprisonnés, menacés, humiliés devant leur famille, révoqués sans motif, éloignés dans le cours des décisions, s’organisent et réalisent des actes exemplaires en prenant des décisions fermes et courageux pour sauver le pays et son peuple.
Voici les responsables de l’USN  déterminés de la situation actuelle que traverse notre pays, ils sont prêts à agir avec méthode en déclarant les conditions à suivre si le clan au pouvoir refuse  la doléance d’un peuple soudé.
Voici les cadres, les hommes murs, les intellectuelles, les professeures, les jeunes retraités forcés, les démobilisés, les fonctionnaires non clans s’organisent pour aider et accompagner la révolution pour sauver le pays.
Voici a l’horizon la sensation d’un air pure et libre se plane au sein du pays mais le peuple doit agir pour regagner  une liberté durable.
Voici le temps évolue, la violence, la brutalité, l’injustice, la corruption, la tyrannie, ne sont plus tolérables.
Voici  le moment est proche  de juger tous ceux qui ont commis des actes graves et inhumains envers le peuple et ses leaders.
Voici  les derniers conseils pour le clan et ses acolytes,  il faut mieux abandonner les mauvaises méthodes sanguinaires, rejoignez  au peuple pour mieux vivre ensemble et sauver le pays.

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POEME : USN  EN ACTION  FACE D’UN REGIME DIRIGE PAR UN TYRAN ( 2)

Un peuple appauvri, oublié, détruit, massacré, humilié, par le système du fils de l’oued, qui désire encore de contenir les citoyens  dans la misère, pendant que le clan dilapide et détourne les aides et la richesse du pays.

La situation  a changée, le peuple est décidé  d’aller vers la lumière, et le changement du régime et ses sanguinaires.

Le monde change

La politique change

Les hommes changent

Les actions et les stratégies changent

Les méthodes de diriger changent

Les leaders  changent leur vision, leurs idées, leur plan, leur organisation pour mieux diriger un peuple qui demande le changement pacifiquement et sans la guerre civile.

Le peuple change aussi, se sent, se saisisse, s’oriente, se demande pourquoi la destruction du pays et son peuple  par un groupe  dirigé  par le fils du rail.

Le système change et la réalité est incontournable, elle est visible, palpable sur tous les  couches sociaux qui désirent sans hésitation pour atteindre la liberté.

Les services de sécurités  doivent changés aussi leur méthode de violence, et de brutalités envers les citoyens et assurer leur mission de servir et de protéger le peuple.

Le peuple demande un changement complet  dans toutes sphères de l’Etat.