29/02/2016 (Brève 680) Suite du feuilleton sur les « magouilles » du couple infernal. 3ème volet publié par HCH24 sous la signature d’Hassan Cher Hared.

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Djibouti : 3è – des enquêtes en cascades pour vols, recels de vol, trafics de stupéfiant et biens mal acquis contre le couple présidentiel Guelleh/Kadra et entourages.

< p align="justify">Le réseau du SDS, la police politique de Guelleh, à Toulouse.

Abdallah Elmi Ali, un employé de la voirie de Toulouse, fut le chef d’un groupe qui avait arnaqué des banques à Toulouse.

Son épouse, de son vrai nom Fozia Abdi Haga dit Fozia ok, ancienne institutrice à Dikhil est réfugiée en France depuis 1998 mais elle utilise l’acte de naissance et la copie intégrale d’une autre  djiboutienne dénommé Zeinab Farah Dahir (de la tribu gadaboursi) qui vit actuellement à Djibouti. Cette usurpation d’identité a pu se réaliser avec la complicité d’un djiboutien qui vivait à Lyon et qui a fui en Angleterre.

Le parquet de Toulouse a pu découvrir toutes ses magouilles suite à une enquête ouverte sur Mohamed Abdirahman le fils d’Abdirahman Mohamed Hassan dit Diin et un neveu de l’actuel gouverneur de la banque nationale djiboutienne, en fuite depuis. Le fils d’Abdirahman Diin et le neveu du gouverneur ont été utilisé par le réseau toulousain d’Abdallah Elmi dans des vols à des banques toulousaines. Le réseau avait fait la une des presses françaises en 2014 – voir cet article dans la presse française (http://www.ladepeche.fr/article/2014/12/27/2019409-200-000-e-detournes-avec-de-faux-comptes.html#).

La tête du réseau de Toulouse, monsieur Abdallah Elmi a obtenu la nationalité française grâce aux faux documents de son épouse. Le réseau a vendu à Mahdi (Issak, Habar-awal), ex-employé du trésor national de Djibouti des documents d’identité français appartenant à feu Hassan Nour Adar (Issa, Reer-guedi) natif de quartier 6 et décédé à Djibouti. Les investigations se poursuivent et sont dans les mains du SRPJ de Toulouse et de la Brigade financière.

Le réseau n’a pas manqué d’arnaquer des Djiboutiens de passage ou des résidents en France. Le célèbre docteur Bourhan de Djibouti fut une de leurs nombreuses victimes. Arrivé en France dans un état de santé grave, le docteur s’est fait délester des 50.000 euros qu’il avait prévu pour ses soins. Le réseau d’Abdallah l’a déplacé en suite à l’hôpital Rangueil, Toulouse Haute-Garonne quartier de Rangueil sur le Pech-David, pour une dialyse sous une identité d’emprunt.

Entourages du couple Guelleh/Kadra
Monsieur Yacin Aouled dit Djibclean, de nationalité canadienne qu’il a obtenue sous la fausse déclaration de refugié somalien mais qui est réellement un ressortissant djiboutien, proche cousin de Guelleh et aussi homme des basses besognes du régime, a obtenu en une année tous les contrats publics dans le secteur du nettoyages et du gardiennage pour la société Djibclean.

Cette société créée par Guelleh est un cartel du blanchiment des deniers publics. Tous les biens usurpés via Djibclean ont servi à acheter « Cash » des hôtels à Dubaï et un appartement sur la commune de Vitry-sur-Seine, appartement géré par Liban Elmi Egal, son cousin employé fictif de l’ambassade de Djibouti à Paris. L’appartement a servi de base à des trafics de stupéfiants surtout du Khat. Djibclean a aussi acheté des appartements au Canada.

Ismaël Omar Guelleh a tout planifié afin que l’argent publique volé de la banque nationale puisse transiter via la société Djibclean comme une lettre à la Poste. Madame Hanadi Khalid Ahmed, cousine de la femme de l’ex-ministre Rifki et madame Saida Kamil, épouse du directeur de l’ONEAD – société des eaux de Djibouti – fille de Chafika Ibrahim (tante maternelle de Saida Abdi Aïnache).

Plus on creuse les arièrre-plans du système Guellehplus on découvre de nouveaux  profils. Madame Fahmi Lihssann, longtemps la « petite main » de Feu Djama Mahamoud Haïd, l’ex-gouverneur de la banque nationale et aussi frère de Kadra Mahamoud Haïd, s’est installée en France sous la fausse origine somalienne. Elle aurait un compte bancaire bien garni en Suisse dont elle a hérité de Djama Haid.

Monsieur Abdirahman Ismaël Mohamed dit Ananoug, demeurant à Gabode 4, quartier de Djibouti et officiellement au RSA à la charge de la commune de Bondy, dans le département de la Seine-Saint-Denis en région parisienne, avait créé une société djiboutienne sous la raison sociale d’Ananoug. Cette Holding de l’arnaque avait reçu des contrats évalués entre 300 à 400 millions de francs Djibouti, soit 2.300.000 dollars US, de l’établissement public Djibouti-télécom. Monsieur  Ali Abdi, ex-ministre de télécom et Abdirahman Mohamed Hassan dit Diin lui ont facilité la tâche. Abdirahman Ismaël gardait sa part et reversait le solde à Ali Abdi et Diin. Des enquêteurs ont retrouvé chez un djiboutien résident en France, et dont la famille est connue sous le sobriquet de Dous, un ordinateur contenant des écritures, documents et factures estimés à 540 millions de francs Djibouti détournés de Djibouti-télécom. Le propriétaire de la société Ananoug et le fils d’Ali Abdi, le jeune Nour Ali Abdi sont domiciliés chez Dous.

Les dossiers de Djibouti-télécom et de la Poste de Djibouti.
Des ex et actuels responsables de Djibouti-télécom sont mentionnés dans des FPR à diffusion Schengen (Fiches des Personnes Recherchées) et leurs résidences en France ont fait l’objet d’une perquisition des enquêteurs. Ils sont poursuivis sous les chefs d’accusation de vol, recels de vol, et association de malfaiteurs.  Il s’agit de :

Prénom et nom Fonction Date et lieu de naissance Nom de la mère
1 Abdirahman Mohamed Hassan Ex-directeur de Djibouti télécom et actuel gérant de Somcable  

Né le 23/01/1963

 

Awo Samaleh

2  

Ifrah Djama Sigad

 

Épouse d’Abdirahman et ex-cadre de Djib-télécom

 

Née le 26/6/1969 à Dire-Dawa

 

Oubah Adan Habad

3 Ahmed Mawlid Cadre de Djib-télécom    
4 Nour Ali Abdi Fils de l’ex-ministre de Télécom    
5 Mahamoud Isse Directeur technique de Djib-télécom    
6 Khalid Naguib Directeur financier Djib-télécom    
7 Kassim Haroun Directeur juridique Djib-télécom    
8 Mohamed Sadik Hange Cadre de Djib-télécom    

Propre famille de Guelleh/Kadra.
Naguib Abdallah KAMIL a deux fonctions dans le régime djiboutien, parâtre du tyran Guelleh. Il est à la fois enregistré comme conseiller de l’ambassade de Djibouti à Paris et secrétaire général du cabinet de premier ministre, où il gère les aides et emprunts soutirés aux fonds koweitiens avec le frère de Yacin Aouled Farah, propriétaire de DjibClean, un certain Youssouf Aouled qui occupe la fonction de directeur du cabinet du premier ministre.

Le bébé de Kadra Haïd, monsieur Naguib Abdallah, vient de perdre son appartement situé à Courbevoie 92 qui a été saisi par la justice et son statut de diplomate a été révoqué depuis la semaine dernière.

Plusieurs autres biens immobiliers ont été saisis : des appartements récemment acquis par le jeune couple Fadoumo-Awo (fille de Guelleh) et son mari Nkckoss Tommy Tayoro au Boulevard de Courcelles, 2 et 4 de l’Avenue Marceau  toujours à Paris 8e.

Djama Elmi Okieh et son épouse Haibado Omar Guelleh, la fille du dictateur, ont acheté Cash un appartement situé à deux pas de la station de métro parisien – Porte Maillot – située à la limite des 16ᵉ et 17ᵉ arrondissements de Paris. Des enquêteurs internationaux ont identifié des comptes bancaires bien garnis en France et dans d’autres pays. Des Trusts au nom du couple précité ont été ciblés en Amérique Latine, au Caraïbe et en Asie, Un trust est une entreprise qui possède des positions fortes, voire dominantes, sur plusieurs marchés proches, au sein d’un secteur.

Aux dernières nouvelles, les voleurs des deniers publics susmentionnés ont voulu vendre récemment leurs biens immobiliers mais peine perdue car la justice a pratiquement tout saisi.

Hassan Cher

Avis aux djiboutiens : 1 – tous les djiboutiens peuvent se constituer parti civile auprès du Parquet de Paris Pôle Financier – 5 rue des Italiens, 75009 PARIS 9E ;  – 2 – tous les Djiboutiens sont éligibles pour fournir dans l’anonymat toutes les informations ou documents permettant de mettre en lumière des détournements et malversations des deniers publics.