31/03/2016 (Brève709) TV5 Monde / Soldats violeurs à Djibouti : dix Djiboutiennes en grève de la faim à Paris (Par Séverine Maublanc)

Lien avec l’article http://information.tv5monde.com/terriennes/soldats-violeurs-djibouti-dix-djiboutiennes-se-soulevent-depuis-la-france-99583

En France, dix femmes venues de Djibouti ont entamé vendredi 25 mars 2016 une grève de la faim. Elles dénoncent l’impunité des viols perpétrés par les soldats de l’armée djiboutienne et veulent sensibiliser l’Etat français.

Depuis ce vendredi (le 25 mars 2016), dix femmes venues de Djibouti ont décidé d’entamer une grève de la faim pour dénoncer les viols que les soldats de l’armée gouvernementale ont commis, sur elles-mêmes ou sur des femmes de leur famille.
« Je gardais mon troupeau de chèvre dans mon village. Des soldats de la force d’action rapide, les FAR, sont arrivés à plusieurs. Quatre m’ont tenue et deux m’ont violée. Ma famille a déposé plainte. Moi, je ne pouvais pas. Pendant deux mois, je suis restée alitée, malade. Mais rien n’a abouti », raconte Fafi, en afar, sa langue natale.

Soutenues par l’association ‘Femmes solidaires’, elles sont hébergées à Arcueil (Val-de-Marne), dans un local de l’association. Installées sur des lits pliants, elles ont arrêté de se nourrir et brandissent, sur des feuilles de papier, le hashtag‘#stopvioldjibouti’.

La France ferme les yeux

Elles veulent sensibiliser l’opinion sur l’impunité des viols dans leur pays et interpellent les Etats présents à Djibouti, dont la France fait partie, avec une de ses plus grandes bases militaires.

Aïcha Dabalé, membre de la direction nationale de ‘Femmes solidaires’ et porte-parole du ‘Comité des femmes djiboutiennes contre le viol et l’impunité’, reproche à la France, « pays des droits de l’homme, de fermer les yeux sur les agissements des soldats djiboutiens ».

Les Djiboutiennes réclament aussi l’ouverture d’une enquête internationale et cherchent à faire reconnaître ces viols comme des crimes de guerre.

« Ces viols ont lieu dans des zones ‘‘de résistance’’ », explique Aïcha Dabalé. Dans le Nord et le Sud-Ouest du pays, « ces femmes sont violées à cause de leur soi-disante ‘‘sympathie pour les opposants’’. Par exemple, les viols peuvent survenir lorsqu’elles viennent à la gendarmerie demander des nouvelles de leur parent détenu. Mais elles sont aussi violées en allant chercher de l’eau dans les villages. Cette ‘‘sympathie’’ est un faux prétexte », poursuit la porte-parole.

Ces viols sont monnaie courante. Et les plaintes partent à la poubellei

Ces femmes ont choisi la France pour dénoncer les viols dont les Djiboutiennes sont victimes, car elles ne peuvent le faire dans leur pays, où le pouvoir djiboutien soutient ses propres soldats. D’autres Djiboutiennes, à Namur (Wallonie) et à Anvers (Flandre) en Belgique, ont entamé le même mouvement de protestation.

« Ces viols sont monnaie courante. Et les plaintes partent à la poubelle », explique Aïcha Dabalé. A ce jour, le ‘Comité des femmes djiboutiennes contre le viol et l’impunité’ a reçu 246 témoignages de viols, pour seulement une vingtaine de plaintes enregistrées par l’Etat djiboutien.

La porte-parole du comité raconte aussi que les médecins ne veulent pas reconnaître les viols : « tout au plus, ils acceptent de faire état de coups et blessures, pour ne pas risquer de voir leur cabinet fermé par le gouvernement ». Selon ses dires, des médecins militaires français qui avaient accepté de constater des cas de viols « ont dû revenir sur leurs déclarations, à la demande de la France, après les pressions du gouvernement djiboutien ».

Les femmes violées n’ont aucun recours, ni juridique ni médical. Et leurs familles n’ont pas les moyens financiers de les soigner. Certaines, désespérées, vont jusqu’à se laisser mourir.

Fatou, une vingtaine d’années, s’est jointe à la grève de la faim, au nom de sa cousine de 16 ans, qui, après avoir été violée par des soldats, s’est laissée dépérir, déprimée, isolée et non soignée.

La jeune Fatouma, mal-entendante, violée elle aussi, montre avec des gestes ce qu’elle réclame : que les soldats soient emprisonnés. Son père a déposé une plainte, classée sans suite. Il a alors poussé sa fille à faire le voyage jusqu’en France pour témoigner de ces viols, couverts par le pouvoir djiboutien en place.
 

Ces femmes réussissent à quitter leur pays grâce au soutien du ‘Comité des femmes djiboutiennes contre le viol et l’impunité’, dont les membres agissent clandestinement à Djibouti. D’abord cachées dans les pays limitrophes, pendant parfois jusqu’à deux à trois années, elles attendent des visas. Pour Aïcha Dabalé, il est très important de « faire venir les Djiboutiennes qui se sont faites violer, pour que leurs témoignages soient enfin entendus ». Mais elle ajoute qu’obtenir l’asile en France est très compliqué, « à cause des intérêts que le pays a à Djibouti ». Ces femmes sont donc passées, pour la plupart, par la Belgique.

Leur voyage est financé par les Djiboutiennes qui habitent en Europe. Elles envoient aux femmes membres du Comité, présentes à Djibouti, l’argent que rapportent les soirées, conférences et repas de soutien qu’elles organisent sur le Vieux Continent.< L’ouverture d’une enquête internationale s’avère difficile : « l’enquête ne peut être ouverte qu’une fois tous les recours juridiques effectués dans le pays d’origine. Les plaintes étant classées sans suite, les démarches sont donc impossibles », explique Sabine Salmon, présidente de ‘Femmes solidaires’. Deux avocates internationales sont attendues par l’association pour apporter leur aide au mouvement.

A quelques jours des élections présidentielles à Djibouti, qui doivent se dérouler le 8 avril 2016, les femmes espèrent que leur action sera remarquée.

Des élues d’extrême gauche ont répondu présentes. Mardi 29 mars 2016, la sénatrice du Val-de-Marne Laurence Cohen (Groupe communiste) et la députée européenne Marie-Christine Vergiat (Front de gauche) sont venues soutenir les Djiboutiennes en grève de la faim. Le lendemain, c’était au tour de la députée communiste de Seine-Saint-Denis, Marie-George Buffet, des maires de Gentilly et d’Arcueil (départements et villes de la banlieue parisienne) d’apporter leur aide au mouvement. Marie-George Buffet et Patricia Tordjman ont promis de sensibiliser au sujet Laurence Rossignol, ministre de la Famille, de l’enfance et des droit des femmes. 

‘Femmes solidaires’ a interpellé l’Etat français dont, à ce jour, elle attend la réponse.

30/03/2016 (Brève706) Le Parisien / Arcueil : dix femmes en grève de la faim contre les viols à Djibouti (Par Anne-Laure Abraham)

Le ParisienLien avec l’article du Parisien : http://www.leparisien.fr/arcueil-94110/arcueil-dix-femmes-en-greve-de-la-faim-contre-les-viols-a-djibouti-29-03-2016-5670441.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.com%2F

Allongées sur leurs lits de camp, certaines ont l’air bien fatigué. Depuis vendredi dernier, dix femmes djiboutiennes sont en grève de la faim dans un local de l’association Femmes solidaires à Arcueil. Leur objectif : dénoncer, à quelques jours de l’élection présidentielle de Djibouti prévue le 8 avril, les viols et les violences dont certaines ont elles-mêmes été victimes et dont sont victimes les femmes dans leur pays, à plus de 5 500 km de la France.

Grève de la faim - Djiboutiennes à Arcueil
Arcueil, ce mardi. Dix femmes djiboutiennes sont en grève de la faim depuis vendredi dans un local situé dans le quartier du Chaperon vert. Elles ont reçu la visite de la députée européenne (FG) Marie-Christine Vergiat (en manteau noir).(LP/A.-L. A.)

Sur place, les bénévoles s’organisent pour aider leurs protégées à travers une douche, un code wi-fi, du thé sucré. « C’est pas facile de rester sans manger, concède Fatouma, 29 ans, mais c’est le seul moyen d’interpeller les gens. » Aïcha Dabalé, représentante en France du comité des femmes djiboutiennes contre les viols et l’impunité, l’affirme : les femmes, particulièrement les femmes Afar, peuple présent dans trois pays de la Corne de l’Afrique, font l’objet de viols de la part de l’armée gouvernementale djiboutienne depuis 1991. Deux femmes auraient été abusées il y a quinze jours. « Elles sont soupçonnées de sympathie à l’égard du FRUD (NDLR, Front pour la restauration de l’unité et la démocratie, un front armé opposé au gouvernement). On veut que ces viols soient reconnus comme crime de guerre et que les auteurs soient punis », avance-t-elle.

246 victimes ont été identifiées par l’association, mais il y en aurait bien plus selon le comité. « Personne ne veut prendre leur plainte par peur de représailles. L’impunité favorise la récidive et maintient la peur. Il faut que cela cesse », reprend-elle.

Arcueil, mardi. Une partie des grévistes de la faim se sont isolées au sous-sol car elles se sentent faibles. À droite, cette femme a été violée en 1993 lorsqu’elle était bergère. Sa plainte n’a jamais abouti. « Après ce que j’ai subi, c’était naturel d’être ici », confie-t-elle dans un souffle. (LP/A.-L. A.)

Et la France a un rôle à jouer selon les associations : « Elle a sa plus grande base militaire là-bas et elle sait ce qu’il se passe. Il faut qu’elle demande une enquête internationale aux Nations unies. On ne peut pas fermer les yeux », martèle Sabine Salmon, présidente de Femmes solidaires, qui soutient le comité depuis 1995.

L’association a écrit au ministère du Droit des femmes et va contacter le Président de la République. Marie-Christine Vergiat, députée européenneFront de gauche, compte demander une résolution au Parlement européen. « Peut-être y en aura-t-il une après les élections… », glisse-t-elle. Malgré plusieurs appels, l’ambassade de Djibouti en France n’a pas pu être jointe.

30/03/2016 (Brève705) Le grand débat du mardi 29 mars 2016sur Africa 1 animé par Francis Laloupo a été très animé avec les interventions inqualifiables du représentant de l’UMP, en mission désespérée de défense de la dictature : M. Houmed Daoud

Dès que la bande sonore sera disponible, nous la mettrons en ligne. Hier mardi 29, Francis Laloupo avait réuni dans le studio Mahamoud Djama pour le MRD et Jean-Loup Schaal de l’ARDHD. Intervenaient par téléphone Aïcha Daballeh pour le Comité des femmes en grève, Sabine Salmon, préxidente de Femmes Solidaires et de l’autre côté Houmed Daoud, représentant l’USN.

Après avoir exposé la situation des Djiboutiennes en grève de la faim à Arcueil et surtout leurs principales motivations :
– obtenir la recnnaissance de leur statut de vitctimes de viols,
– mettre un terme à l’impunité dont bénéficient tous les auteurs de viols à Djibouti et en particulier les militaires dans le nord et le sud-ouest,
– attirer l’attention des puissances étrangères pré-positionnées à Djibouti pour qu’elles fassent pression sur le régime djiboutien afin qu’il applique enfin les chartes internationales qu’il a signées.

Houmed Daoud, au nom de l’UMP et du régime, a été invité à donner sa position.

Fort maladroitement, il a d’abord tenté de banaliser les faits, estimant qu’il ne s’agissait que de domages collatéraux, inévitables dans toutes les guerres, (Randa, Somalie par exemple) estimant pratiquement qu’il était normal de violer les femmes du camps adverse.

Poussé dans ses retranchements par l’animateur, il a été plus loin, en affirmant que ces femmes n’apportaient pas la preuve de leur viol, que le peuple djiboutien était concrètement sur la voie de la réconciliation et que la réussite de ce plan, passait par pertes et profits les crimes commis pendant la guerre… ????

Il lui a été rétorqué que Djibouti n’avait jamais évoqué de guerre interne, mais cela ne l’a pas empêché de nier les viols dont ces femmes avaient été victimes. Les participants, comme les auditeurs, ont exprimé leur plus profond dégoût face à ces propos honteux
et inacceptables. N’exprimant jamais la moindre compassion pour les victimes (lui qui est pourtant originaire ce cette région, comme il s’est plu à le rappeler), il a conclu en affirmant qu’il fallait soutenir, en priorité le régime pour éviter un appauvrissement du payx. Comme si la pauvreté n’existait pas à Djibouti. Espérons pour lui,que le régime lui vesera une récompense pour son combat désespéré !

En conclusion, les participants ont reconnu que les viols commis dans le nord étaitent souvent méconnus de nombreux djiboutiens, que les femmes étaient privées de tout moyen de faire reconnaître les crimes (refus des médecins, de les écouter et d’émettre des certificats médicaux, refus des autorités d’enregistrer les plaintes et quand c’est le cas, refus des procureurs de donner une suite judiciaire aux rares plaintes qui lui parviennent)

Jean-Loup Schaal, pour terminer à inviter tous les partis politiques djiboutiens d’opposition à inscrire dans leur programme, la reconnaissance de ces crimes et à militer pour la reconnaissance du statut de victimes et pour l’arrêt de ces pratiques, érigées en armes de guerre, comme l’avait souligné Houmed Daoud.

30/03/2016 (Brève708) Africa 1 – Réécouter le Grand Débat du 29 mars « Le calvaire silencieux des femmes djiboutiennes » « Bande sonore »

Depuis des années, des femmes djiboutiennes subissent des viols systématiques, commis par des militaires du gouvernement, bénéficiant d’une totale impunité.

Désigné comme une arme de guerre par les militants des droits humains, le viol massif à Djibouti demeure un phénomène inconnu de l’opinion internationale.

Plusieurs fois alertées, les instances internationales affichent leur impuissance à l’égard de ce drame silencieux qui se déroule dans un pays où la répression politique est devenue une culture de gouvernement.

Depuis le 25 mars, en France et en Belgique, des femmes djiboutiennes ont entamé une grève de la faim pour dénoncer ces actes criminels. Détails et explications dans ce Grand Débat

Invités :
– Aïcha Dabale, Militante djiboutienne en exil en France. Elle milite depuis de nombreuses années contre l’impunité dont jouissent les militaires violeurs.
– Jean-Loup Schaal, Président de Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (ARDHD)
– Mahmoud Djama, Chargé des relations publiques du comité MRD en France
– Sabine Salmon, Présidente de l’association Femmes solidaires
– Houmed Daoud, Membre de l’Union pour la majorité présidentielle (UMP, coalition au pouvoir)

30/03/2016 (Brève707) En direct du Local des grévistes de la faim

5ème jour de la grève de la faim des femmes djiboutiennes contre l’impunité des viols en République de Djibouti.

Les filles tiennent bien le coup, même si deux d’entre elles montrent un peu de  fatigue, leur moral est excellent.

Marie-Claude Vergiiat, députée européenne en visite à Arcueil
Marie-Claude Vergiat,
députée européen, visitant,
pour leur apporter son soutien,
les 10 djiboutiennes
en grève de la faim

Arceuil
Laurence Cohen, Sénatrice du Val de Marne et Fatouma Abdallah, greviste de la faim

Laurence Cohen, Sénatrice du Val de Marne et Fatouma Abdallah, greviste de la faim

Nombreux messages de soutien ( Pierre Laurent secrétaire général du PC,  ADD , Monseigneur Gaillot, AFASPA, Amicale Panafricaine, etc…),  visites des amis, organisations féministes et des élues : Laurence Cohen, Sénatrice du Val de Marne, Marie Christine Vergiat, député européenne, qui a récemment interpellé le gouvernement djiboutien sur la répression à l’encontre des opposants.

Une forte délégation congolaise composée des   indignés Congolais,  et de la célèbre journaliste et activiste congolaise qui a été expulsée de son pays, Sadio Kante,  est venue témoigner leur solidarité avec les femmes djiboutiennes en grève d la faim.

Arcueil,
Le 29 mars 2016

28/03/2016 (Brève 704) Alwihda Info / Quand Paris courtise Djibouti

Par Laurent Le Bloa

Lien avec l’article : http://www.alwihdainfo.com/Quand-Paris-courtise-Djibouti_a30232.html

A quinze jour des élections présidentielles djiboutiennes, la France opère un étonnant revirement de position. Après avoir envoyé il y a trois semaines son Chef d’Etat-major des Armées en reconnaissance pour évaluer les bonnes dispositions du président djiboutien à l’égard de la France, son ministre des Affaires étrangères, Mr Jean-Marc  Ayrault a reçu avec tous les honneurs son homologue djiboutien pour inviter le président djiboutien à Paris. 

J’aime imaginer le président djiboutien dans son palais prendre une pause quand la nuit apporte la fraicheur, pour contempler satisfait la lagune. Djibouti est entrée dans le vingt-et-unième siècle et Il se sait courtisé. Rien d’étonnant. Depuis une quinzaine d’année l’économie du pays s’est ouverte, libéralisée pour profiter pleinement de sa position géographique exceptionnelle. 

On lui disait que le destin de son pays dépendait entièrement de la présence française. Il suffisait d’écouter Paris et tout se passerait bien. Mais la France ne s’intéressait plus, ne croyait pas en l’avenir de l’Afrique. le président rêvait d’autre chose pour son pays.Il n’est ni rebelle ni docile, mais les relations entre les deux pays se sont envenimées. Tout y est passé, les conseils, les menaces, la trahison, presque la rupture. puis le dédain, le mépris. L’incompréhension totale: Jamais le président ne prononça un mot contre la France, aucune manifestation hostile à la France dans les rues de Djiboutiville. 

La France laissait entendre qu’elle allait se retirer de Djibouti. Cependant les temps avaient changé et Djibouti aussi. Djibouti aurait certainement regardée avec un pincement au coeur les Français partir, mais sans appréhension. Sans élever la voix mais avec détermination le Président avait mis le pays en marche vers son avenir. 

Il n’y a pas si longtemps, c’était le temps de la Françafrique quand la politique africaine se décidait dans les cabinets secrets de l’Elysée en jouant des divisions internes des pays, où un Président français et toute la classe politque française s’insurgeaient qu’un président africain osa parler d’égal à égal (Thomas Sankara, on sait quel fut son sort). L’ordre d’arrivée des présidents africains venus féliciter le Président français pour son élection, déterminait la hièrarchie des courtisans. 

Il y a peine un an, Djibouti comptait si peu que la France décommandait au dernier moment les rencontres officielles. Le Président djiboutien peut s’enorgueillir que la France se dépêche de lui envoyer ses plus hauts représentants. On fait le siège de la présidence pour y être reçu, on invite, on s’impatiente de recevoir en personne à Paris Ismael Omar Guelleh. Mieux, la France salue la médiation qatari avec l’Erythrée. Ce qui en langage diplomatique signifie que la France reconnait ses erreurs dans cette affaire. La Patience est décidément une vertu. 

La politique n’est pas parfaite, c’est une suite de choix où on se Se ferme des possibilités pour s’en ouvrir d’autres. Mr Ismael Omar Guelleh a fait le choix de protéger l’unité de son pays, seule garantie pour le développement d’un pays. Djibouti est maître de son destin.

28/03/2016 (Brève703) Radio Africa n°1 – A écouter deman mardi 29 mars 2016 de 18 à 19h (Paris) l’émission de Francis Laloupo consacré à la grève de la faim des femmes djiboutiennes et à la situatiion des Droits de l’Homme à Djibouti dans le contexte actuel.

Mardi 29 mars, Francis Laloupo a invité Aïcha Daballeh et Jean-Loup Schaal dans son émission de 18 à 19h (Paris) pour évoquer la grève de la faim que 10 djiboutiennes ont commencé le 26 mars à Arcueil, près de Paris et comprendre leurs motivations et leurs attentes pour que cessent ces pratiques courantes dans le Nord de Djibouti et l’impunité totale pour les criminels.

Plus largement, l’èmission fera un tour d’horizon sur la situation des Droits de l’Homme à Djibouti dans le contexte actuel, après le massacre de Bouldhouqo et les nombreux emprisonnements d’opposants.

26/03/2016 (Brève701) 1er jour : grève de la faim de 10 femmes djiboutiennes à Arcueil, près de Paris, pour dénoncer les viols impunis commis dans le Nord par l’Armée et toutes les violations des Droits de l’Homme.Video

Femmes solidaireset Comité des Femmes Djiboutiennes
contre les Viols et l’Impunité (COFEDVI).

COMMUNIQUE
Contre les viols par l’armée djiboutienne et l’impunité
Grève de la faim de 10 femmes Djiboutiennes