20/05/2016 (Brève 798) Djibouti bientôt en cessation de paiement ? Les conséquences prévisibles et désastreuses pour les populations (équipe ARDHD)

Selon un article de LOI (payant), l’Etat djiboutien serait au bord de la cessation de paiement rien ne permet de supposer que Guelleh ait la capacité ni l’envie de prendre des mesures drastiques à terme pour assurer le minimum, en particulier le salaire des fonctionnaires.

Nos estimations (à vérifier) laisseraient supposer que le budget de l’Etat devrait afficher un excédent et non un déficit.
A notre niveau, il est difficile d’obtenir des informations précises sur le budget de l’Etat,

(voir à titre d’exemple, le rapport très critique du FMI de décembre 2011 http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=15337, une alerte sur les difficultés budgétaires en juillet 2013 http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=15912)

car ni la rigueur comptable des finances publiques, ni la transparence sous Guelleh, ne sont des vertus majeures de ce régime à tendance « mafieuse », clanique et familiale !!!

Il y a plusieurs mois l’équipe de l’ARDHD avait esquissé une analyse rapide, sur la base des rares données publiées par l’Etat djiboutien et des informations recueillies de part et d’autre. Il semble que le montant global des charges « officielles » de l’Etat soit connu et nous l’avons utilisé. En revanche, il est plus difficile de connaître les recettes et nous avions proposé des estimations qui devront être vérifiées et que nous recommandons aux internautes de ne pas utiliser comme des données certifiées.

Il s’agit par exemple du loyer et des subventions françaises (données fournies par le Sénat français), mais aussi des loyers américains, japonais, chinois et peut-être italiens, espagnols ou allemands. Nous n’avons aucune donnée non plus sur les recettes venant des participations étatiques dans le Port, l’Aéroport, le commerce du Khat entre autres ni sur les indemnités payées par les organisations internationales pour les forces déployées en Somalie ou en Côte d’Ivoire.

Si l’on accorde du crédit aux publications du Sergent Ariko (comme une contribution de mars 2012 http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=15643 ),il n’est pas exclu que les bénéfices de la contrebande « qui serait protégée » ne soit pas considérés comme des recettes d’Etat mais comme un revenu personnel familial, non déclaré !!!!

Nos estimations qui devront être confirmées par des données vérifiées avaient abouti au fait que le budget djiboutien devrait présenter au minimum, un excédent de l’ordre de 50 millions d’€

Et pourtant, il n’en est rien, puisqu’il y a chaque année un déficit conséquent qui varie entre 4 et 10% du PIB et un endettement colossal qui ne cesse d’augmenter.

De plus, comme nous l’écrivons depuis plus d’un an, les Chinois entraînent l’Etat à investir dans des projets pharaoniques « au-dessus » de ses moyens avec une rentabilité à long terme qui n’est absolument pas vérifiée : chemin de fer Addis-Djibouti, aéroports dans le Nord, construction ou agrandissement des ports (Djibouti, Tadjourah). Ces projets sont intégralement financés par les banques chinoises, mais il faut rembourser les échéances … c’est à ce moment que surgissent les difficultés !

Compte-tenu du fait que l’équipe des obligés de Paulette et du Chamelier, gèrent le budget de l’Etat en fonction uniquement de leurs intérêts familiaux et claniques et non dans l’intérêt du Peuple, Djibouti n’aura bientôt plus la capacité de payer, ne serait-ce que les échéances chinoises. C’est à ce moment que les Chinois se fâchent !

Selon LOI, Guelleh a déjà été contraint de récupérer un montant d’environ 113 millions US$ du fond de réserve que l’Etat avait à New-York. On peut craindre d’ailleurs que ce soit une somme prélevée sur le dépôt destiné à garantir la parité US$ FDJ. (voir plus bas)

Les incertitudes et surtout des risques aux conséquences désastreuses pour les populations


1°) en particulier, le risque de non-paiement des fonctionnaires dans les prochains mois, alors que la fonction publique est de loin l’employeur principal du pays et d’autres risques
– d’une coupure généralisée dans les services publiques (distribution de l’électricité et de l’eau, qui sont déjà aléatoires, la fermeture totale des centres de soin, par manque de matériel et de consommables, qui a déjà commencé, etc… )
– d’une vague supplémentaire de ralentissement de l’économie intérieure, par manque de salaire … ce qui aura un impact sur le recouvrement des taxes et surtout sur l’emploi, avec un taux de chômage déjà insupportable mais qui pourrait encore augmenter.

2°) Risque de dévaluation du FDJ, si la réserve américaine ne dispose plus d’un niveau suffisant pour garantir la parité : augmentation du prix des produits importés, augmentation du montant des sommes à rembourser, bref une asphyxie totale ..

3°)
recours à des emprunts supplémentaires (comme c’est le cas actuellement) qui endetteront le pays sur plusieurs décennies et qui seront à la charge des jeunes générations et de leurs descendances

4°) L’exigence par les Chinois du paiement de leurs échéances et leurs menaces de s’approprier des terrains et des installations, qu’ils seraient autorisés à mettre à exécution …

Toutes ces calamités ne sont plus seulement des hypothèses aujourd’hui, mais elles deviennent progressivement des prévisions
de plus en plus fiables …..