25/08/2016 (Brève 838) LDDH : les forces gouvernementales procéderaient à des arrestations massives des Civils nomadisant sur le plateau de DALHA (District de Tadjourah).

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Ligue Djiboutienne des Droits Humains

Djibouti, le 25 août 2016
                           

Communique de Presse

Selon les informations recueillies par la LDDH, les forces gouvernementales procéderaient à des arrestations massives des Civils nomadisant sur le plateau de DALHA (District de Tadjourah)  ; cela intervient après un affrontement survenu la semaine dernière entre les rebelles du FRUD et l’Armée Djiboutienne.

Ainsi les personnes arrêtées seraient détenues dans des casernes militaires et soumis à des tortures féroces. L’internement des civils dans des camps militaires est illégales car l’armées n’a pas la vocation de détenir des civils est ce, en vertu des textes et lois en vigueur dans le pays.

Après le ratissage effectué par l’Armée Djiboutienne, plusieurs centaines des familles nomades se sont refugiées en ERYTREE et en ETHIOPIE, fuyant ainsi les représailles des forces gouvernementales.

Il est déplorable que la peur inspirée par l’armée djiboutienne contraint les populations nomades, déjà victimes de la sécheresse répétitive et enfin de l’insécurité alimentaire croissante à l’exil.

Considérant que les populations civiles, et nomades doivent être épargnées par les belligérants (Armée Gouvernementale et FRUD) dans un conflit sans fin qui perdure depuis Novembre 1991, la LDDH lance un appel à la paix aux deux protagonistes et enfin à la Communauté Nationale et Internationale à user de leur
influence afin que les populations nomades soient épargnées.  

Enfin la LDDH appelle les autorités politiques et militaires au respect de la Constitution et autres lois en matière de droit pénal car les militaires n’ont pas le droit d’emprisonner des personnes civiles dans  leurs casernes et par conséquent exige la libération immédiate et sans condition de  toutes les personnes arrêtées.


Le Président de la LDDH
Omar Ali Ewado

22/08/2016 (Brève 837) LDDH : A Djibouti, les mois d’été sont longs et pénibles à plusieurs égards.

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Ligue Djiboutienne des Droits Humains

Djibouti, le 20 août 2016
                           

Note d’information

A Djibouti ; les mois d’été sont longs et pénibles à plusieurs égards.

Avec une température de 46°  Celsius de moyenne, notre pays est l’un des points les plus chauds de la planète. Ce qui contraint sa population à être dépendante de l’électricité.

Or dans notre pays, cette denrée si précieuse en été est sujette à des soubresauts incessants : délestages fréquents, prix exorbitants du Kilowatt malgré l’interconnexion avec l’ETHIOPIE harcèlements permanents des clients aux faibles revenus par ne citer que ceux-là. L’EDD pénalise le propriétaire de la maison au lieu et place du locataire quand ce dernier quitte la maison et a laissé des factures impayées.

Cette manière propre à l’EDD n’est-elle pas injuste et ne mérite-t-elle pas une rectification voire un retour à la justice ?

Quand l’EDD est défaillante (délestages) les appareils électroménagers ou informatiques en pâtissent parfois détruits et les propriétaires n’ont d’autre choix que s’endetter pour acquérir des nouveaux matériels. Quand le client a une seule facture impayée il s’expose aux foudres de l’EDD et encourt une amende de 7000FD (40€) qui est enregistré comme une facture.

A Djibouti, depuis 1999, les Mandats  Présidentiels  de Guelleh se suivent et se ressemblent. Le nouveau mandat entamé le 08 MAI 2016 n’échappe pas à la règle car il sert uniquement à préparer le prochain mandat sans apporter le moindre progrès à Djibouti et aux djiboutiens.

La jeunesse djiboutienne touchée par le chômage massif (80%) ne rêve qu’à l’exil avec le risque encouru. Plusieurs dizaines des djiboutiens sont morts noyés en Avril 2016 dans la Méditerranée dans leur tentative de parvenir en EUROPE en toute clandestinité.

– Les populations des régions de l’intérieur survivent grâce à l’aide du PAM, car elles sont totalement délaissées par le Pouvoir Central.

Le super Ministre de la SANTE Dr DJAMA ELMI OKIE a élaboré une note solennel no 498/MNS/2016 en date du 21 Juin 2016 à l’adresse de son Collègue du Travail, Chargé de la Reforme de l’Administration, appelant à la suspension de salaire et de fonction de 110 fonctionnaires et 109 employés conventionnés du Ministère de la SANTE à compter du 1er MAI 2016 (Fête de Travail).

Dans cette liste, l’on trouve des docteurs, des techniciens supérieurs, des brancardiers des gardiens etc.etc…… Faisant fi des textes et lois régissant le travail, notre valeureux Ministre demande purement et simplement la radiation de ces employés. Allez savoir pourquoi ! . Mais chacun imagine sa réelle motivation.

Or, à la date du 1er MAI 2016  le Président de la République n’avait pas prêté serment pour son 4e MANDAT et le gouvernement n’avait pas été formé et Mr DJAMA n’était pas Ministre de la Santé. Voici à quoi rime l’exercice du pouvoir à Djibouti.

– La rentrée  scolaire s’approche à grands pas et tout un chacun se prépare selon ses potentialités.

Cette année, les parents d’élèves auront une double charge car la fête de l’Aïd AL ADHA et la rentrée scolaire se situent à quelques jours d’intervalles.

Les détenus politiques au nombre  de 13 et essentiellement  composés des personnes qui ont des liens de parenté avec les rebelles du FRUD croupissent à GABODE et souffrent en silence.

– Dans notre pays le lien de parenté constitue un délit aux yeux de la justice.

Selon nos informations, les blessés de BOULDOUQO végètent avec leurs blessures sans aucune prise en  charge : les morts et les blessés du 21 décembre 2015 n’ont aucun espoir de justice et d’indemnisations. Quant aux anciens détenus dans le cadre cette affaire, il leur est interdit de quitter le pays même  pour se faire soigner à l’étranger.

Cet été, la région D’ALI SABIEH  a particulièrement  souffert de la soif et le fait d’en parler a coûté la prison à un jeune ALI-SABIEN, dénommé ABDI ADEN CHEICK ALI et la  garde à vue à  2 jeunes femmes MARIAM ET HABIBA KILEH  finalement relâchées âpres avoir essuyé des menaces de leurs gardiens.

– Donc, il fallait souffrir en silence!

Soucieuse de la paix sociale, la LDDH demande au Président de la République  de tempérer et stopper les abus et les dérives de son gendre, Ministre de la SANTE, qui s’est permis de licencie un nombre aussi élevé des employés de la SANTE.

Enfin la LDDH appelle tout un chacun à cultiver la justice car sans justice il ne peut y avoir de paix et sans paix aucun développement ne peut être concevable.

Le Président de la LDDH
Omar Ali Ewado

18/08/2016 (Brève 836)  Affrontements entre les troupes djiboutiennes et le FRUD  à Yegger et à Margoïta au Nord Ouest du district de Tadjourah (Communiqué du FRUD)

Le 15 août 2016 de  6h à midi,  des soldats  ont attaqué  durant plusieurs heures,  les positions du FRUD sur le mont Yegger,  les assaillants ont été repoussés violemment   malgré le renfort  venu par Garab et qui est passé par le territoire éthiopien. Le lendemain, les soldats ont refusé  de combattre.

La présence du Frud  dans cette zone très  proche de l’axe routier Djibouti Ethiopie et de Galafi  inquiète non seulement les autorités djiboutiennes mais éthiopiennes, qui par l’intermédiaire des notables de la région  avaient demandé au FRUD de s’installer plus loin, lequel aurait répondu  que Yegger faisait partie intégrante du territoire djiboutien jusqu’à nouvel ordre. Le FRUD qui s’inquiète du passage des soldats djiboutiens par le territoire éthiopien, aurait aussi fait savoir qu’il n’avait aucune intention d’attaquer  les intérêts éthiopiens.

Alors que l’armée Djiboutienne avait les yeux braqués sur l’évènement de  Yegger, dans la nuit du 15 au 16 août, les combattants du FRUD ont mené une attaque contre le camp de Margoïta (situé prés du Mont Moussa Ali, à quelques km de la frontière éthiopienne).

Le FRUD, profitant de l’effet de surprise, a crée la panique au sein des soldats, qui  se sont tirés dessus et  se sont dispersés   en désordre, laissant le camp  vide, ce qui a permis au FRUD de récupérer plusieurs armes. Plusieurs soldats seraient encore dans la nature Cette action a  permis aussi de libérer plusieurs familles de la  région qui sont maintenues de force depuis des années comme  bouclier humain autour du camp de Margoïta, certaines d’entre elles  ont pu franchir la frontière et se réfugier en
Ethiopie

De source sanitaire, on signale qu’il ya eu plusieurs soldats blessés qui sont soignés dans les hôpitaux de la capitale. Le FRUD ne déplore aucune perte.

11/08/2016 (Brève 835) LDDH : Le régime djiboutien empêche deux citoyens de sortir du pays ….

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Ligue Djiboutienne des Droits Humains

Bruxelles, le 10 août2016
                           

Communiqué de presse :

Le régime djiboutien empêche deux citoyens, sur lesquels ne reposent aucune charge, de sortir du pays pour raisons médicales

Une fois encore, il a été refusé à Mr ABDOURAHMAN MOHAMED GUELLEH et à Mr HAMOUD ABDI SOULDAN la liberté de voyager à l’extérieur du pays.

Ces deux personnalités de l’opposition qui avaient été incarcérées arbitrairement pendant 4 mois à la Prison de GABODE sans aucune charge judiciaire avaient été libérées à la veille de l’élection présidentielle du 08 Avril 2016 mais se soient constamment refuser les voyages à l’extérieur du
pays.

Et pourtant à deux reprises, le juge en charge de leur dossier leur a signifié un non lieu ce qui les blanchit de toutes les poursuites.

Aussi rocambolesque que cela parait ABDOURAHMAN et HAMOUD ont été refoulés de l’aéroport de Djibouti, car leurs noms figurent sur la liste noire des personnes interdites de voyager.

L’on est en droit de se demander la valeur de la décision judiciaire quand elle est contraire à la pensée unique qui régit le pays.

Le régime en place à Djibouti continue à denier à tout citoyen djiboutien la liberté de voyager et de circuler quand la personne en question n’est pas en sainteté avec le Pouvoir. Mr ABDOURAHMAN MOHAMED GUELLEH devait se rendre en France pour subir des visites médicales quant à HAMOUD ABDI SOULDAN, il était en partance pour l’ARABIE SAOUDITE pour les mêmes raisons.

S’ils ont été libérés de la Prison exiguë de GABODE, il se trouve qu’ils sont incarcérés dans la grande prison qu’est la République de Djibouti.

La LDDH dénonce et condamne vigoureusement ces privations absurdes et illégales et appelle les autorités du pays à respecter les décisions judiciaires même si elles sont contraires à leur souhait.

Le Président de la LDDH
Omar Ali Ewado

09/08/2016 (Brève 834)  Fin de la Conférence de presse de Guelleh. Le statut des populations. (Humour – ARDHD)

La Conférence de presse de Guelleh touchait à sa fin. Paulette, en sa qualité de porte-parole du régime, a rappelé les principes fondamentaux qui éclairent et guident le régime.

1°) Le rôle de la Chine qui, en investissant massivement à Djibouti, permet la rénovation des infrastructures et la création de nombreux emplois de travailleurs immigrés. Mais il ne s’agit que de prêts que le peuple djiboutien s’est spontanément engagé à rembourser.
Sauf accident de parcours, ce sont des entreprises chinoises qui assureront la gestion des nouveaux équipements (ex train Addis-Djibouti) et elles verseront la part qui leur revient aux membres de la famille royale

2°) En conclusion, Paulette a rappelé la devise du régime « Aux petits les sacrifices, aux gros les bénéfices ».

Sur ce dernier rappel, la Conférence s’est achevée sur des applaudissements mérités.

La prison pour les victimes, la promotiion pour les crimiinels

08/08/2016 (Brève 833)  Suite de la Conférence de presse de Guelleh. Les Droits de l’opposition. (Humour – ARDHD)

Toujours par par la voix de RPP (Reine Paulette de Pacotilles, solide derrière les manettes) agissant comme son interprète, Guelleh a tenu à évoquer le nouveau statut de l’opposition en Principauté de Pacotilles.

Courte interruption provoquée par l’arrivée tardive du plus haut gradé du détachement de l’armée éthiopienne présente sur place, qui s’est excusé au motif d’un petit accrochage … avec son collègue érythréen.

« Contrairement à celles
et à ceux qui voudraient faire croire que nous sommes une République « bananière », je tiens à annoncer que le statut de l’opposition a été revu et que ses adeptes disposent maintenant d’un nouveau droit : celui de se taire, avant d’être incarcérés. Et il a conclu en préciasant que cela représentait une avancée importante vers la liberté de parole et de pensée »

La prison pour les victimes, la promotiion pour les crimiinels

07/08/2016 (Brève 832)  En exclusivité et en direct Guelleh s’esprime du Palais de l’Escale et répond aux questions des journalistes (Extrait par l’ARDHD). (Humou)

Au cours d’une conférence de presse, à laquelle était conviée la presse locale, régionale et internationale et les plus hautes autorités diplomtatiques et militaires des forces pré-positionnées sur le territoire : françaises, américaines, japonaises, chinoises et russes, allemandes, italiennes, espagnoles, saoudiennes, qataries, russes. (Curieux, mais il n’y avait aucun représentant des principautés de Monaco, d’Andorre ou de Saint Marin)

Prenant solenncellement la parole, le Président Guelleh, par la voix de son épouse, la Reine Paulette de Pacotilles (toujours solide aux manettes), réaffirma l’Etat de Droit qui prévaut en Prinicipauté de Djibouti et qui est une règle sans dérogation possible.

Il a tenu à en faire rappeler les principes fondamentaux, à savoir la prison pour les victimes et la promotion pour les auteurs de crimes. La suite de son intervention dans les prochains jours …

La prison pour les victimes, la promotiion pour les crimiinels

04/08/2016 (Brève 831)  Deux victimes par balles d’une bavure (intentionnelle ?) de la Police de Guelleh, condamnées à 2 ans de prison ferme en lieu et place de l’auteur. L’UDDESC déclenche deux procédures d’alerte.

Djibouti : Président Guelleh a condamné les victimes blessées par balle à 2 ans de prison ferme…

Les deux victimes dont l’un blessé par balles s’appellent Mohamed Elmi et l’autre Naguib Moumin Ahmed

Le 31 juillet 2016 un policier ripou, chauffeur du commissaire de l’arrondissement 4, avait fait usage de sa pistole de service à l’égard de deux chômeurs djiboutiens qui avaient trouvé un emploi d’occasion dans un chantier au lieu-dit Barwaqo 2 – phase 1, dans la commune de Balbala.

Monsieur Abdillahi, le policier ripou, un cousin d’Ismaël Omar Guelleh – président de Djibouti, avait tenté de chasser leur travail deux djiboutiens du clan Yonis/Moussa afin de placer deux clandestins éthiopiens qu’il exploite avec le soutien de son autre cousin, le commissaire de l’arrondissement 4. Le commissaire et son chauffeur ont sous leur protection une centaine des clandestins qui partent gagner leurs vies dans la ville et surtout dans la commune de Balbala et ces derniers reversent chaque jour une partie de leur gain à leurs protecteurs. Un système de rackette pratiqué à Djibouti par beaucoup des fonctionnaires de l’état. Voir rapport sur le trafics d’êtres humains du département d’état américain de juillet 2016 donne un aperçu –http://www.rfi.fr/ameriques/20160701-etats-unis-john-kerry-trafic-humains-birmanie-afrique-djibouti-soudan-haiti-.

Quand les deux djiboutiens ont montré de la résistance, le policier ripou n’a pas hésité à un moment pour faire usage de son arme à feu de service. Une balle traverse le bras d’un de deux djiboutiens, Mohamed Elmi. Voyant la gravité de la bavure, le policier court trouver la protection de ses cousins. L’affaire remonte rapidement à Ismaël Omar Guelleh, qui dans sa haine personnelle à l’égard du clan Yonis/Moussa ordonne l’arrestation de deux victimes.

Les deux victimes Djiboutien sont traduites devant la justice le jeudi 4 aout 2016. Dans un semblant de colère le procureur de la république se met à crier devant les deux victimes, Mohamed Elmi et Naguib Moumin Ahmed, en leur disant : «  savez-vous que le président de Djibouti n’aime pas ceux qui collaborent avec les perturbateurs des réseaux sociaux ? Pourquoi avez-vous donné une photo et des informations à www.hch24.com? »

Le procureur de la république a tenu un procès express plutôt tourné sur l’article que nous avions publié le 3 aout 2016 sur cette affaire. Le seul moment que le sujet principal a été abordé fut quand la djiboutienne de l’ethnie Afar qui avait recruté les deux travailleurs djiboutiens avait été contrainte de se présenter à la barre avec deux versions de faits totalement différents. Ayant subi une pression terrible et des menaces sérieux, elle n’arrivait pas à se défaire de la vérité sans oubli le sort qui l’attend si elle ne suit pas les ordres reçus de la police politique.

Sans débat, ni des preuves culpabilisant les victimes, ni une instruction d’enquête justifiant une décision d’emprisonnement, le procès prend fin rapidement et le procureur recommande la condamnation des deux djiboutiens à 2 ans de prison ferme. Les juges acceptent l’ordre et envoient Mohamed Elmi et Naguib Moumin Ahmed à la prison centrale de Gabode pour 2 ans de prison ferme avec seulement dix de possibilité de recours contre la décision.

Cette condamnation basée sur l’ordre d’Ismaël Omar Guelleh motivé par sa haine particulière à l’encontre  du clan des deux victimes a remis à jour la tension entre le clan du président Guelleh, le Mamasan, et le Yonis/Moussa. La tension est palpable dans la ville de Djibouti depuis le jeudi et le risque de la dérive vers une situation comparable aux guerres civiles de la Somalie en 1991 et au Rwanda 1994 est à redouter.

Le samedi 6 aout 2016, l’UDDESC a saisi différentes instances onusiennes et des ongs des droits de l’homme afin que des réactions et des condamnations soient adressées au gouvernement djiboutien.