26/09/2016 (Brève 843) A lire sur EurasiaTime : « Djibouti, lentement mais sûrement cédée à la Chine ? » (Info lecteur)

Lien avec l’article original : http://www.eurasiatimes.org/23/09/2016/djibouti-lentement-mais-surement-cedee-a-la-chine/

Au croisement de la mer Rouge et du Golfe d’Aden, la République de Djibouti jouit d’une situation stratégique, véritable porte d’entrée vers le canal de Suez et l’une des lignes de trafic maritime les plus empruntées au monde. Un emplacement idéal qui aiguise, depuis plusieurs décennies, les appétits des grandes puissances mondiales. Le petit Etat de la Corne de l’Afrique, dirigé d’une main de fer par Ismaël Omar Guelleh, a bien compris les avantages qu’il pouvait tirer de sa situation géographique, lui qui offre à ses partenaires un modèle de stabilité politique, au sein d’une région dominée par l’instabilité générée par ses grands voisins que sont la Somalie, l’Ethiopie et l’Érythrée. Autant d’arguments que les autorités de Djibouti font valoir, au prix fort, à qui a les moyens de s’offrir une implantation militaire ou économique privilégiée.

Les pays occidentaux sont ainsi, de longue date, implantés militairement à Djibouti. C’est le cas, bien-sûr, de la France, qui possède une base de 2 700 hommes, héritée de son passé colonial. Les Américains disposent, quant à eux, d’un contingent fort de quelque 4 000 militaires, installés au Camp Lemonnier. C’est depuis cette base, consacrée après le 11 septembre 2001 à la lutte contre le terrorisme, que décollent une grande partie des drones américains envoyés survoler les terrains d’opération du Moyen-Orient. Une présence occidentale qui a un coût : les Etats-Unis reversent ainsi la modique somme de 63 millions de dollars par an à Djibouti pour le « loyer » de Camp Lemonnier. Même le pacifique Japon y a établi une base en 2011, la première à l’étranger depuis la fin de la seconde Guerre mondiale. Dernière arrivée sur ce plateau de Monopoly africain, la Chine a également jeté son dévolu sur la petite république, que son président cède peu à peu au plus offrant.

Le trouble entrisme de la Chine
Tout à son obsession de découpe de son pays au profit de l’étranger, Ismaël Omar Guelleh vient de jeter un pont d’or à Pékin. La nouvelle superpuissance chinoise pourra ainsi compter, à Djibouti, sur une zone franche de 48 kilomètres carrés, véritable « comptoir » avancé facilitant les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique. Les banques chinoises sont également à l’honneur dans le pays, où une nouvelle chambre de compensation permettra aux échanges financiers entre les deux Etats de ne pas subir de pertes de devises. Mais l’entrisme chinois se manifeste surtout sur le plan militaire : Pékin et Djibouti ont, en effet, officialisé la création, d’ici 2017, de la première base militaire chinoise sur le continent africain. Officiellement, l’objectif est de lutter contre la piraterie, qui sévit depuis les côtes somaliennes. Officieusement, il s’agit bien davantage pour la Chine de pouvoir compter sur un contingent à même de protéger ses intérêts grandissants en Afrique, et d’assurer la sécurité du million de ressortissants chinois qui prospèrent sur le continent – notamment dans la construction d’infrastructures routières ou immobilières.

A terme, ce sont plus de 10 000 militaires chinois qui devraient s’implanter de manière permanente à Djibouti. Un contingent qui fera immanquablement de l’ombre aux bases américaine et française, et pour lequel la Chine devrait s’acquitter d’une ardoise de 100 millions de dollars par an – sans parler des frais de construction de la base. Si certains parlementaires américains se sont émus de cette potentielle menace sur les intérêts des Etats-Unis, il est peu probable que leurs voix parviennent jusqu’aux oreilles de Guelleh, manifestement plus sensible au son de l’argent sonnant et trébuchant qu’à celui des plaintes pour violation des droits de l’homme. L’entreprise publique China Merchants Holdings a ainsi déboursé 185 millions de dollars de participation dans l’immense port de Djibouti, alors qu’une autre entreprise d’Etat, la China State Construction Engeneering Corporation, vient de mettre sur la table 420 millions de dollars pour augmenter les capacités du même port. Les Chinois ont également remporté le chantier stratégique de la ligne de train devant relier Djibouti à l’Éthiopie, évalué à 4 milliards de dollars.

Mais il se pourrait bien que le miracle chinois se retourne contre ceux à qui il profite pour l’instant. Si la croissance chinoise continue de ralentir, c’est toute l’Afrique qui pourrait payer le prix d’une dépendance excessive à l’Empire du Milieu – et Djibouti serait alors aux premières loges. Malgré les révoltes sporadiques, férocement réprimées par les forces d’Ismaël Omar Guelleh, le régime se maintient. La manne chinoise représente un véritable levier pour le pouvoir, qui a vu de nombreuses entreprises occidentales se désengager récemment du pays en raison de l’autocratisme qui y règne.

Après la Chine, au tour de l’Inde ?
Pour l’heure, les critiques internationales semblent glisser sur le sable djiboutien. Et ce d’autant plus qu’un nouveau soupirant pourrait frapper à la porte du pays, et non des moindres : le premier ministre indien, Narendra Modi, vient en effet d’effectuer cet été une tournée africaine, afin de renforcer les liens entre son pays et un continent dont les importations en provenance d’Inde ont augmenté de 100% entre 2008 et 2013. Alors que l’Inde et la Chine se disputent le leadership asiatique, la première considère avec appréhension et envie l’implantation des Chinois en Afrique. La nouvelle base militaire chinoise de Djibouti ne peut qu’accentuer les tensions et rivalités entre les deux superpuissances asiatiques. Nul doute qu’Ismaël Omar Guelleh saura tirer profit de cette situation, qu’il a lui même favorisée. Quant à son peuple, pas certain en revanche qu’il en tire un quelconque avantage.

21/09/2016 (Brève 842) LDDH : exécution extra-judiciciaire de deux jeunes chameliers près du Mont Moussa Ali.

Logo LDDH DjiboutiLDDH
Ligue Djiboutienne des Droits Humains

Djibouti, le 21 septembre 2016
                           

Communiqué de Presse

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) vient d’apprendre l’exécution
extrajudiciaire de 2 jeunes chameliers au pied de Mont Moussa Ali (District de TADJOUAH) par les forces gouvernementales. Cela s’est passé le 17 Septembre
2016.

Les 2 personnes exécutées sont:
HOUMED KAMIL MOHAMED
ALI OUMAR MOHAMED

Il y a lieu de rappeler :


La mort sous la torture de 2 civils innocents HOUMED ISMAEL et de ABDO
MOHAMED MOMIN le 14 Février 2016 dans la gendarmerie de TADJOURAH.
– Un jeune djiboutien dénommé ALI MOHAMED HAISSAMA avait été exécuté le 23 Août 2015 à ASSAL.

Les auteurs de toutes ces exécutions bénéficient de l’impunité totale du Pouvoir
Central et les proches de ces victimes n’ont même pas osé de porter plainte à de peur des représailles et vivent les deuils de leurs proches en silence.

La LDDH dénonce et condamne vigoureusement ces exécutions extrajudiciaires et demande que justice soit rendue car la vie humaine est trop précieuse.

Enfin la LDDH lance un appel à tous les défenseurs des droits humains de par le monde, à tous les pays amis démocratiques de Djibouti de faire pression sur le Pouvoir en Place à Djibouti pour l’arrêt des exécutions extrajudiciaires.


Le Président de la LDDH
Omar Ali Ewado

20/09/2016 (Brève 841) LDDH : les arrestations continuent au NORD et particulièrement dans le District d’OBOCK.

Logo LDDH DjiboutiLDDH
Ligue Djiboutienne des Droits Humains

Djibouti, le 19 septembre 2016
                           

Communique de Presse

Selon les informations sûres et concordantes recueillies par la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) les arrestations continuent au NORD et particulièrement dans le District d’OBOCK.

KAMIL MOHAMED BOURHAN a été arrêté Mercredi 14 Septembre par le Service de Sécurité (Police) et l’on ignore son lieu de détention. Il y a lieu de signaler que c’est la deuxième fois que KAMIL MOHAMED BOURHAN est arrêté, sa première arrestation
remonte en Avril 2016. Sa famille n’est pas en mesure d’expliquer les raisons ayant motivé son arrestation.

Samedi 17 Septembre 2016, c’est un notable appointé de la même région (ASSASANE) qui a été arrêté. Il s’agit de: MOHAMED DINI ADOYTA

L’on ignore également ce qui est reproché à ce notable car sa famille se trouve dans l’ignorance de ce qui lui est reproché.

Selon nos dernières informations MOHAMED DINI ADOYTA a été transfèré à Djibouti ce dimanche.

La LDDH dénonce et condamne vigoureusement ces arrestations illégales et arbitraires et demande aux autorités du régime en place de libérer ces 2 personnes.

Enfin tout un chacun a appris qu’une épidémie de choléra sévit dans les deux districts du NORD (TADJOURAH et OBOCK). Selon nos informations recueillies par nos correspondants de ces régions, la réponse des autorités manque de cohérence et de pertinence.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande aux autorités sanitaires du pays d’intensifier les traitements des personnes atteintes de cette terrible maladie afin d’éviter une propagation.


Le Président de la LDDH
Omar Ali Ewado

11/09/2016 (Brève 840) A la veille de la grande fête de l’Aïd El Kebhir, l’équipe de l’ARDHD adresse tous ses voeux à tous les musulmans et en particulier aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens (ARDHD)

A la veille de la grande fête de l’Aïd, qui sera célébrée dans le monde entier, l’équipe de l’ARDHD souhaite une bonne fête à tous les musulmans et en particulier aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens qui souffrent au pays des violences gouvernementales et des injustices journalières. Elle adresse aussi son message à toutes celles et à tous ceux qui ont été contraints à l’Exil, pour fuir les répressions commises sous les ordres du Dictateur, de ses proches et de ses obligés.

Enfin elle adresse un message de solidarité et de soutien à tous les réfugiés djiboutiens, obligés de vivre dans des conditions de précarité absolue et pratiquement abandonnés
par la communauté internationale.

En dépit des difficultés qu’ils traversent, nous leur souhaitons une très bonne fête et qu’ils puissent oublier, ne serait-ce qu’une journée, les difficultés et les privations dont ils sont victimes

06/09/2016 (Brève 839) Le pouvoir de Djibouti intensifie sa guerre contre la population civile (Communiqué du FRUD)

FRONT pour la RESTAURATION de  l’UNITE et la  DÉMOCRATIE
FRUD
frud_djibouti@hotmail.com

COMMUNIQUE
 Le pouvoir de Djibouti intensifie sa guerre contre la population civile

Le FRUD condamne l’attaque ignoble et lâche qui a  été commis par des éléments des forces gouvernementales  dans la nuit du 2 ou 3 septembre 2016 contre 2 foreuses à Soublali (15 km d’Obock). Cet acte,  dirigé contre la population rurale de ce secteur (réputé proche du FRUD), a été  planifié par Ismaël Omar Guelleh en personne et exécuté  par le ministre  de l’intérieur, homme des basses manœuvres, est une réponse du pouvoir au refus de l’armée de faire face au FRUD, de se faire tuer pour sauver un régime à l’agonie, décrié et rejeté par la population.

L’objectif de ce personnage, animé d’une irrépressible volonté d’anéantir ces communautés classées comme ennemi intérieur est triple :

  • empêcher par tous les moyens  le développement des régions du nord et du sud ouest, considéré comme un territoire ennemi ;
  • pérenniser le blocus de ces régions en empêchant les interventions humanitaires des ONG internationaux ;
  • décrédibiliser le FRUD et  salir son image, une organisation qui en 25 ans d’existence n’a jamais touché à un cheveu des civils, dont les comportements à l’égard des populations civiles sont qualifiés d’exemplaires et salués par tous les observateurs.

Ce régime n’est pas à son coup d’essai, l’on se rappelle entre autres de l’attaque du véhicule  de l’ONG Koweïtien Al Rahma du 24 Juin 2016 à -Douloul (18 Km de Tadjourah) perpétrée par des éléments  du ministère de l’intérieur qui a tenté désespérément de faire porter le chapeau au FRUD, toujours dans l’objectif de salir la réputation de ce mouvement  qui est aujourd’hui l’espoir de changement pour le peuple Djiboutien.

Le FRUD oppose un  démenti catégorique  aux allégations du pouvoir djiboutien, laissant entendre que nous serions responsables  de la destruction des 2 foreuses à Soublali.

Nous accusons Ismail Omar Guelleh d’être derrière la destruction de ces outils de forages pour assoiffer cette population qui refuse de collaborer et il faut s’attendre de sa part à d’autres actions destructives parce que  l’armée refuse de plus de combattre le FRUD  pour sauver les richesses colossales d’IOG et de sa famille.

Le FRUD condamne les exécutions extrajudiciaires
de 2 chameliers des environs de Moussa Ali : Houmed Kamil Mohamed et Ali Oumar Mohamed;

Sauvagement torturés avant d’être abattus par des soldats qui ont fui le combat du 16 août qui les a opposés au FRUD à Margoïta. Au sein de l’armée, il y a un escadron de la mort composé de soldats choisis pour leur fidélité au Président qui torturent et tuent les civils Afar, violent les Femmes. Plusieurs d’entre eux ont été identifiés et vont répondre  tôt ou tard de leurs crimes de guerre à l’instar de leurs commanditaires

La barbarie de ce pouvoir n’a pas de limites
 : le sang des innocents de Buldhuquo massacrés le 21 décembre 2015  n’est pas encore asséché ; 25 ans après le massacre d’Arhiba, l’impunité est totale, aucun début de reconnaissance de ce crime contre l’Humanité.

De plus, nous venons d’apprendre que les populations civiles de lac Assal et des environs d’Obock seraient victimes de diarrhées et de vomissements d’origine indéterminée ; les militaires sont suspectés d’avoir empoisonnés les points d’eaux auxquels s’abreuvent les nomades.

Le FRUD condamne :

les pratiques des tortures érigées en système permanent  de répression depuis  39 ans;

  • la mort sous la torture des 2 civils innocents  Houmad Ismael et d’Abdo Mohamed Momin,  le 14 février 2016 dans la gendarmerie de Tadjourah;
  • les arrestations arbitraires  des civils soupçonnés  de soutien ou d’avoir de proches  au sein du FRUD, des militants politiques ou des membres de la société civile;
  • Les viols des femmes  commis par des soldats en toute impunité notamment dans le triangle Margoïta, Syarou, Garabtissan, ainsi que dans les Mablas et Goda, condamnés pour la 1ère fois par le parlement européen le 12 mai 2016

En outre, 13 personnes sont aujourd’hui détenues à Gabode, accusées de sympathie  avec le FRUD  dont le plus emblématique prisonnier politique : Mohamed Ahmed Jabha (détenu depuis mai 2010).

Le FRUD lance un appel à la population Djiboutienne qui est dans l’impasse politique,  de soutenir d’une manière multiforme le FRUD, et notamment ses combattants qui se sacrifient depuis des années, pour apporter le changement  dans notre pays, en le débarrassant de cette calamité  que constitue  Ismaël Omar Guelleh et sa clique.

Le FRUD en tant que mouvement populaire va  participer  à la sauvegarde de la sécurité des populations et appelle les organisations internationales d’aide de ne pas cautionner le blocus imposé par le pouvoir de Djibouti contre les régions du Nord et du Sud-ouest;

Le FRUD demande  aux États voisins et en particulier à l’Ethiopie (qui vient de signer un accord de sécurité avec Djibouti), aux Etats militairement présents dans notre pays, de ne pas s’ingérer dans le conflit interne de Djibouti et d’observer une stricte neutralité.

Fait à Genève, le 5 septembre 2016
Mohamed Kadamy Youssouf
Président du FRUD