29/10/2016 (Brève 856) Libérez Jabha ! Les photos de l »importante manifestation qui a rassemblé de nombreuses djiboutiennes, des djiboutiens et des responsables d’organisation, à Bruxelles, le mercredi 26 octobre 2016

Une trés forte mobilisation de la diaspora djiboutienne et de ses soutiens pour manifester à Bruxelles en faveur de la libération de Jabha, détenu arbitrairement et illégalement à Gabode, en dépit d’une décision de justice des plus hautes instances, qui a prononcé un non-lieu et une libération immédiate.

Il s’agit d’un nouvel abus et d’une énième violation des libertés publiques, de la justice et des Droits de l’homme qui est commise par le régime de Guelleh, sous l’autorité bienveillante des représentations diplomatiques et militaires de nombreux pays, dont la France, les USA, la Chine, le Japon, l’Allemagne, l’Union européenne (pour ne citer qu’eux).

L’équipe de l’ARDHD apporte tout son soutien à toutes celles et à tous ceux qui défendent la cause de Jabha et qui exigent sa libération immédiate, en vertu de la décision rendue par la justice djiboutienne.

Selon une information publiée par LOI, ce pourrait être le premier ministre djiboutien Aboulkader Kamil Mohamed, qui s’acharnerait
pour maintenir Jabha en détention illégale. Le Premier ministre sera-t-il poursuivi un jour devant un Tribunal pénal pour séquestration ?

Manifestation pour libérer Jabha à Djibouti
Jabha (cercle rouge)
Manifestation pour libérer Jabha à Djibouti
Manifestation pour libérer Jabha à Djibouti Manifestation pour libérer Jabha à Djibouti

27/10/2016 (Brève 855) Est-ce grâce à sa campagne de publicité pour inviter les états à investir dans l’installation de bases militaires sur le territoire de la République, il semble que Guelleh ait réussi à attraper des clients. (Campagne diffusée sur le site ARDHD dans la catégorie « humour »

Certes il s’agit déjà d’un client fidèle, mais aujourd’hui il veut développer sa présence militaire, ce qui passe par une augmentation de la surface des terrains qu’il utilise. Selon la Revue de l’Afrique, le Japon aurait lancé des démarches en ce sens, pour contrer l’extraordinaire avancée de la Chine

Lien avec l’article : http://revue-afrique.com/chine-japon-base-militaire-djibouti/

Le Japon étend sa base militaire à Djibouti.

Le Japon va renforcer sa présence militaire en Afrique en étendant la base qu’il détient à Djibouti. Dans l’optique de freiner l’influence grandissante de la Chine dans cette région.

Des sources gouvernementales japonaises ont confirmé à l’agence Reuters, en fin de semaine dernière, que les autorités nippones ont demandé une autorisation à leurs homologues djiboutiens pour accroître la superficie de la base militaire qu’elles y détiennent. « En plus du terrain dont nous disposons actuellement, nous envisageons de louer les terrains alentours, précisément ceux qui sont situés à l’est de la base », a ainsi indiqué à l’agence de presse un fonctionnaire japonais. « Le Japon est en train de négocier sur ce sujet avec le gouvernement de Djibouti », a-t-il ajouté.

La base militaire, d’une superficie actuelle de 12,14 hectares, abrite les Forces d’autodéfense (FAD) japonaises déployées dans ce pays de la Corne de l’Afrique et jouxte le camp Lemonier, une base américaine. Il s’agit de la première base des FAD hors du territoire nippon, avec un total de 180 soldats ; elle a été établie en 2011 dans le but affiché de contrôler les activités de piraterie dans le Golfe d’Aden, face aux côtes somaliennes. La base a aussi offert un cadre à des exercices militaires conjoints avec les forces américaines.


Contrecarrer l’influence de la Chine
L’extension de la base est justifiée par le besoin d’avoir suffisamment d’espace pour les pistes de décollage et d’atterrissage des avions japonais afin d’évacuer en cas d’urgence les ressortissants japonais. Mais un autre agenda, officieux celui-là, consisterait à contrecarrer dans le même temps l’influence croissante de la Chine, qui investit à tour de bras en Afrique et notamment, dans cette zone orientale. Un autre représentant de l’Etat nippon a souligné que « la Chine investit beaucoup d’argent dans de nouvelles infrastructures et dans l’accroissement de sa présence militaire à Djibouti. De fait, il devient indispensable que le Japon fasse de même et gagne de l’influence ».

Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, l’article 9 de la Constitution – édicté à la requête des Etats-Unis suite à sa victoire sur l’archipel – impose au pays d’utiliser des forces armées à des fins exclusives d’intermédiation dans la résolution de conflits. Elles ne sont pas autorisées à combattre en dehors du Japon. Néanmoins, le gouvernement du président Shinzo Abe a présenté en 2014 une nouvelle interprétation de cet article restrictif, qui englobe désormais le concept « d’autodéfense collective ». Et ce, malgré le refus manifesté par l’opposition et une grande partie des citoyens, qui ont estimé cette disposition anticonstitutionnelle et anti-pacifiste.

27/10/2016 (Brève 854) Communiqué du 17/10 – Survie partie civile dans le procès en appel de Simbikangwa : contre l’impunité des auteurs du génocide des Tutsi

Lien avec l’article : http://survie.org/genocide/nos-actions-en-justice/article/survie-partie-civile-dans-le-5174

17 octobre 2016 par Survie

En mars 2014, le premier procès d’un Rwandais accusé de génocide, Pascal Simbikangwa dit Safari, avait lieu à Paris. L’association Survie y était partie civile aux côtés d’autres associations (CPCR, FIDH, LDH, LICRA).

Le génocide des Tutsi au Rwanda a eu un profond impact sur notre association et l’a orientée vers une dénonciation sans équivoque du soutien criminel qu’apportent les autorités françaises aux dictatures africaines. En 1993, un an avant le génocide, une commission internationale à laquelle participait le président de Survie de l’époque, Jean Carbonare, alertait les responsables politiques français des massacres déjà perpétrés contre les Tutsi et du risque de génocide. Mais l’exécutif, en dehors de tout contrôle parlementaire, a préféré continuer de soutenir le camp des extrémistes Hutu.

Dès 1995, des plaintes avec constitution de partie civile ont été déposées par des membres de l’association contre des présumés génocidaires réfugiés en France. Par la suite, Survie a modifié ses statuts pour pouvoir ester en justice en son nom propre.
Lutter contre l’impunité est en effet essentiel pour empêcher qu’un génocide ne se retrouve banalisé et tombe dans l’oubli, mais surtout pour empêcher qu’un tel drame puisse se reproduire.

Après les procès en Belgique et la création en France du Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda – CPCR – les dossiers ont été étoffés et d’autres plaintes ont été déposées dans notre pays. La création du Pôle d’instruction contre les crimes contre l’Humanité et les crimes de génocide, qui compte plusieurs magistrats, greffiers et enquêteurs dédiés, permet enfin une avancée sur des dossiers dormant parfois depuis des années : présumés génocidaires réfugiés en France, plaintes contre des militaires français de l’opération Turquoise, plaintes déposées plus récemment par l’association, contre Paul Barril et au sujet des livraisons d’armes par la France pendant le génocide [1].

Pascal Simbikangwa, ancien officier des services de renseignement, appartenait au premier cercle du pouvoir rwandais. Il a été arrêté à Mayotte en 2008 dans le cadre d’une enquête pour falsification de documents administratifs, alors qu’une fiche Interpol existait contre lui pour une accusation de génocide. Son extradition vers le Rwanda a été rejetée et c’est donc en France que ce cadre du génocide a été jugé et condamné le 14 mars 2014 à 25 ans de réclusion criminelle par la Cour d’Assises de Paris pour « crime de génocide et complicité de crime contre l’humanité, pratique massive et systématique d’exécutions sommaires pour des motifs idéologiques et en exécution d’un plan concerté contre un groupe de population civile ».

Un tribunal français affirmait ainsi pour la première fois que le génocide des Tutsi n’était pas contestable – on peut noter que le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) avait retenu cette qualification dès 1998 (procès contre Jean-Paul Akayesu et Jean Kambanda), et qu’il affirmait le 16 juin 2006 que ce génocide était « un fait de notoriété publique », qui n’est donc plus à démontrer et ne peut être réfuté en justice.

Ce verdict de la Cour d’Assises de Paris fut une vraie brèche dans l’impunité en France des crimes commis lors du génocide des Tutsi
. Survie s’était réjouie d’avoir pris sa part dans ce procès.

Pascal Simbikangwa avait immédiatement fait appel de cette condamnation. Il comparaîtra donc devant la Cour d’Assises de Bobigny à partir du 25 octobre et jusqu’au 10 décembre 2016. Survie sera à nouveau partie civile et vous invite à être aussi présent que lors de son premier procès.

Contact presse
[1] Voir la liste des plaintes dans lesquelles Survie est partie civile en ligne http://survie.org/genocide/nos-actions-en-justice/

26/10/2016 (Brève 853) La Diplomatie.fr/ Djibouti : disculpé, l’opposant Jabha n’a toujours pas été libéré de prison

Lien avec l’article : http://www.ladiplomatie.fr/2016/10/25/djibouti-disculpe-lopposant-jabha-na-toujours-ete-libere-de-prison/

Le 6 octobre dernier, la justice djiboutienne a tranché en faveur de Mohamed Ahmed, dit Jabha, et a ordonné sa libération. Malgré cette décision, le plus ancien détenu politique du pays, membre du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD), dort encore derrière les barreaux.


Le pouvoir de la justice en question
Arrêté par l’Armée djiboutienne le 1er mai 2010 à proximité du Moussa Ali, au nord-ouest du district de Tadjourah, Mohamed Ahmed dit Jabha, figure de l’opposition, a officiellement été disculpé par le justice en début de mois et aurait dû, depuis, avoir retrouvé sa liberté.

Pourtant, celui que le président djiboutien accuse d’être un « chef de bandes » à la solde de l’Érythrée, malgré un dossier vide de preuve, est toujours écroué à la prison de Gabode où sa situation ne semble pas progresser en dépit de la décision de justice, comme le confirme son avocat, maître Bérenger Tourné : « Mon correspondant sur place, maître Zakaria, qui a assisté à l’audience, assure que le maintien sur écoute de mon client est toujours en cours, et que sa remise en liberté n’a pas été effective alors même qu’elle a été ordonnée », explique-t-il.

L’affaire Jabha semble aujourd’hui montrer les limites de la justice face à un gouvernement djiboutien tout puissant qui a fait des membres de l’opposition ses cibles de prédilection. « Tant que je suis aux affaires je ne laisserai pas sortir ce criminel de la prison » a ainsi déclaré il y a quelques jours le premier ministre Abdoulkader Mohamed Kamil à l’Assemblée nationale, avant de qualifier les manifestants qui apportent actuellement leur soutien au détenu à Bruxelles de « chiens ».


Surveillance de la Cour pénale internationale
Au travers du cas Jabha, c’est l’État de droit que le gouvernement djiboutien continue de piétiner selon l’opposition du pays, qui rappelle la réélection controversée d’IOG pour un quatrième mandat le 8 avril dernier. Le passage en force et la violence semblent en effet faire partie de la stratégie privilégiée par le camp Guelleh pour diriger le pays et faire valoir son autorité. Le 21 décembre, 27 membres de l’opposition étaient assassinés par la garde présidentielle et l’armée à l’occasion d’une réunion privée. Ce jour-là, les dirigeants de l’Union pour le Salut National (USN) ont également été pris pour cibles par la police. Après ce terrible massacre, l’ONU a été interpelée via une lettre ouverte signée par les partis d’opposition et plusieurs organisations internationale pour alerter sur la situation à Djibouti et l’absence de processus démocratique qui pénalise l’ensemble de la population.

Depuis le début de l’année 2016, la Cour pénale internationale (CPI) urge le gouvernement de cesser de bafouer l’État de droit. Un avertissement qui a mis un coup de projecteur sur la répression grandissante dans le pays et lui permet désormais d’avoir un écho sur la scène internationale même si, pour le moment, peu de pays se sont exprimés sur les agissements du gouvernement Guelleh.

Pour la CPI, Djibouti a également manqué à ses obligations en ne procédant pas à l’arrestation du président soudanais Omar Al Bashir, en visite le 8 mai dans le pays pour assister à des cérémonies d’inauguration. L’Ouganda, pays qui recevait deux jours après Al Bashir, est également visé par la CPI pour son inaction. L’homme recherché par la justice internationale fait l’objet de deux mandats d’arrêts établis par la CPI « pour cinq chefs de crimes contre l’humanité, deux chefs de crimes de guerre et trois chefs de génocide », comme le précise le site de l’institution.

En tant que pays signataire du Statut de Rome, Djibouti est tenu de coopérer avec la Cour quand celle-ci en a besoin. Or, pour se défendre de tout laxisme en faveur d’Al Bashir, le gouvernement Guelleh prétexte l’immunité du président soudanais ou encore l’engagement de Djibouti dans le processus de pays au Soudan. Depuis, la CPI a pris la décision de référer la question à l’Assemblée des États Parties et au Conseil de sécurité des Nations unies, à qui il appartient maintenant d’agir.

25/10/2016 (Brève 852) Le Monde / Afrique : Ethiopie : le sultan des Afar s’implique dans la crise.

Lien avec l’article : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/10/24/ethiopie-le-sultan-des-afar-s-implique-dans-la-crise_5019256_3212.html#rvj95UbDigmPH0mZ.99

Le chef spirituel de cette région stratégique mais délaissée soutient la révolte des Oromo et des Amhara. En exil, il tente d’œuvrer à une solution politique.

Hanfare Ali Mirah est un sultan qui préfère être appelé Monsieur plutôt que Sa Majesté. A quoi bon pinailler sur un titre de noblesse lorsque son peuple souffre de la faim et de l’oppression, comme il dit. Le sultan des Afar d’Ethiopie, près de trois millions d’âmes essentiellement nomades qui vivent dans le nord-est du pays, est sorti de sa réserve.Il vient de publiquement exprimer son soutien au mouvement de révolte mené depuis près d’un an par la communauté oromo (majoritaire), rejoint en août par les Amhara. Ces ethnies traditionnellement rivales se sont réunies autour d’un ennemi commun : le pouvoir éthiopien, concentré entre les mains de la minorité des Tigréens depuis la chute du « Négus rouge », Menguistu Haïlé Mariam, il y a vingt-cinq ans.

– « Eviter une guerre civile »
« Les Afar n’aspirent pas à diriger le pays mais à mener l’Ethiopie vers une transition, explique le sultan intronisé en 2011, à la mort de son père qui a régné de 1944 à 1975. Il ne peut plus y avoir de retour en arrière. Il faut gérer la crise, négocier, tout faire pour éviter une guerre civile qui serait un désastre avec des massacres assurés. »

Visage rond chargé de gravité, l’homme, affable, nous a reçus dans une capitale européenne dont il préfère que nous taisions le nom. A 68 ans, le chef spirituel, qui a quitté l’Ethiopie en mars après avoir échappé, dit-il, à six tentatives d’assassinat par balles et par empoisonnement, s’est mué en diplomate. Le voilà qui multiplie les entretiens dans les chancelleries du Vieux Continent, avant de s’envoler vers Washington où il doit s’entretenir avec des membres de la diaspora éthiopienne. Et ce, en préparation d’une réunion au département d’Etat avec des représentants de chaque communauté et un émissaire du pouvoir.

« On veut suggérer un gouvernement de transition qui serait composé équitablement par tous les groupes ethniques, ce qui permettrait de former une commission électorale équilibrée pour assurer la succession », précise-t-il. Une manière de prendre au mot le premier ministre Hailemariam Desalegn qui s’est dit disposé, mi-octobre, à « réformer le système électoral ».

– Accaparement des terres
Pour le moment, l’Ethiopie s’enfonce dans une crise ethno-politique à laquelle s’ajoutent des tensions avec le voisin érythréen soupçonné par Addis-Abeba d’inciter les manifestants oromo à l’insurrection. Le 9 octobre, le premier ministre éthiopien a décrété l’état d’urgence pour six mois. Le gouvernement a annoncé l’arrestation de 1 600 personnes, principalement dans les régions oromo et amhara où se déroulent les manifestations et les heurts. L’armée, l’une des plus vigoureuses d’Afrique, est massivement déployée dans les grandes villes. L’Ethiopie est entrée dans une zone de turbulence. Et l’Afrique de l’Est reste dépourvue d’une autre puissance capable d’endosser le rôle de médiateur ou de stabilisateur.

Dans ce contexte, le ralliement des Afar, par la voix du sultan, vient renforcer le mouvement de révolte. Bien que marginalisée par Addis-Abeba, la région de l’Afar est stratégique comme point d’accès à la mer Rouge à travers Djibouti, hub portuaire dont le destin est en grande partie lié à celui de l’Ethiopie. Le 5 octobre, le gouvernement éthiopien a d’ailleurs inauguré en grande pompe une nouvelle ligne ferroviaire entre Addis-Abeba et Djibouti, construite par un consortium chinois.

La colère Afar trouve sa source dans un long et violent processus d’accaparement des terres sur les berges de la rivière Awash, l’une des principales sources d’eau du pays. D’une voix calme, le sultan évoque les centaines de milliers d’hectares qui se sont retrouvés entre les mains de Tigréens ou d’investisseurs étrangers accusés de rejeter des pesticides dans la rivière. Puis il poursuit sur ces mines de sel confisquées par des hommes d’affaires proches du pouvoir. A cela s’ajoute, dit-il, un détournement des eaux de la rivière, l’absence de projets d’infrastructures, d’éducation ou de soins, une privation de l’accès au crédit, et enfin la violence des autorités à l’encontre des manifestants qui osent protester contre cette asphyxie économique.

– « Risque d’escalade considérable »
Les Afar, comme les Oromo et les Amhara, s’estiment tenus à l’écart de la croissance, qui s’élevait à environ 10 % par an cette dernière décennie. Le gouvernement, inflexible pour le moment à l’égard de ces revendications, s’est fixé comme objectif de faire de l’Ethiopie un pays à revenu intermédiaire d’ici 2025.

« On est arrivé à un point où mon peuple ne peut plus survivre et, chaque jour, on meurt en zone Afar. » Le sultan Hanfare Ali Mirah

« La croissance du pays se fait au détriment de tous ceux qui ne sont pas Tigréens. Sans sa terre et ses animaux, un Afar se meurt et c’est ce qui se passe, soupire le sultan. Le processus d’accaparement a été graduel, mais on est arrivé à un point où mon peuple, qui était parvenu à se développer sans l’aide d’Addis-Abeba, ne peut plus survivre et, chaque jour, on meurt en zone Afar ». La région de l’Afar a également subi de plein fouet ce que les Nations unies ont qualifié de « pire sécheresse depuis cinquante ans », causée en partie par le phénomène météorologique El Niño qui a concerné toute l’Afrique de l’Est depuis fin 2015.

Le sultan Hanfare Ali Mirah veut encore croire à une solution politique. « Pour le moment, mon peuple, comme les Oromo et les Amhara, se défend. Mais il y a des affrontements armés dans certaines localités et le risque d’escalade est considérable, dit-il. On veut éviter de combattre. On exige simplement la justice. » La communauté internationale, qui a encensé l’Ethiopie pour avoir réussi à entamer son industrialisation, est aujourd’hui préoccupée et l’exhorte à entamer une « ouverture politique ».

22/10/2016 (Brève 851) Appel de la diaspora djiboutienne de Belgique pour la libération de Jabha -Rassemblement le mercredi 26 Oct à Bruxelles

APPEL DE LA DIASPORA DJIBOUTIENNE DE BELGIQUE POUR LA LIBERATION DE JABHA,le plus ancien prisonnier politique à Djibouti

 A l’appel de la Diaspora Djiboutienne de Belgique, un grand rassemblement de soutien à  Mohamed Ahmed « Jabha » est organisé ce mercredi 26 octobre 2016 devant les locaux de la commission européenne à Bruxelles.

Détenu arbitrairement et  torturé depuis juin 2010 à la sinistre prison de Gabode, il demeure le prisonnier personnel du dictateur Djiboutien qui s’était félicité de son arrestation en proclamant dans un discours au conseil de sécurité de l’ONU avoir « capturé le principal dirigeant du FRUD ».

Malgré  la récente décision de libération immédiate prononcée par la chambre d’accusation de la Cour d’Appel le 6 octobre 2016, annulant l’ensemble de la procédure visant Mohamed Ahmed dit  Jabha, le Président de la République a décidé son maintien en prison.

Les seules  charges qui pèsent sur sa personne n’étant que d’ordre politique comme l’atteste la déclaration du Premier ministre à l’Assemblée nationale : « Jabha ne sortira pas de prison tant que je serai aux affaires »

Au moment où le pays traverse une grave crise existentielle dans un contexte régionale plus qu’incertain, nous lançons un appel pour une réorientation de la question nationale en vue de la refondation d’une république qui ne laisse aucun de ses enfants  sur le bord du chemin.

Alors rendez-vous massivement le 26/10/2016 de 14h à 16h30 au rond-point Schuman afin d’exiger la libération immédiate de Jabha.

Contacts : 00 32 46 59 48 878
                    00 32 49 98 80 397
                    00 32 49 3876 186

20/10/2016 (Brève 850) LDDH : plusieurs dizaines de malade atteint par le Choléra, laissés sans soin par le régime…. !

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Ligue Djiboutienne des Droits Humains

Djibouti, le 20 octobre 2016
                           

Communiqué de Presse

Plusieurs dizaines de malade atteint par le Choléra, laissés sans soin par le régime

Un dicton de la région d’Arta nous enseigne : « l’homme qui connait le travail court derrière le travail, celui qui ne connait rien court derrière les travailleurs ».

Le puissant Ministre de la Santé qui avait suspendu avant même sa prise de fonction au Ministère de la Santé quelques deux cent employés de ce Ministère ne semble pas être en mesure d’enrayer le Choléra qui s’est transposé à Djibouti après avoir sévi dans les régions du NORD.

Près de PK12, (à la périphérie de BALBALLA) loin des regards indiscrets un centre médical où sont traitées les personnes atteintes par cette terrible maladie semble être un mouroir, car sous équipe avec un déficit de personnel compétent les malades du Choléra ne sont pas soignés comme ils devraient être. Il n’est pas inutile de rappeler que le Choléra est une maladie très contagieuse et mortelle et sa présence dans la Capitale est une source d’inquiétude.

Selon les informations recueillies  par l’équipe de la LDDH, le Ministre de la Santé ne tolère pas que l’on parle de Choléra ; d’ailleurs un médecin du NORD a été suspendu de sa fonction pour avoir annoncé sur les antennes de la RTD, l’existence de cette maladie.

Le centre de PK12 accueille à l’heure actuelle plusieurs dizaines de malades atteints de Choléra qui ne reçoivent pas des soins adéquats à leur maladie. Ces personnes seraient-ils condamnées à mourir en silence à l’abri des regards des Communautés nationales et internationales ?

La LDDH dénonce et condamne sans réserve la gestion chaotique et erratique de la Santé Publique et lance un appel à l’aide à la Communauté internationale pour que les malades atteintes de Choléra puissent recevoir des soins adaptés à leur situation dramatique.


Le Président de la LDDH
Omar Ali Ewado

2010/2016 (Brève 849) Radio-Trottoir : confirmation de l’intervenant lors de la Conférence tenue à l’école militaire la semaine dernière : « Je parlais du Président Silanyo et non d’IOG »

Finalement, après une semaine, l’intervenant à qui nous avions prêté des propos concernant une possible deliquescence mentale permanente ou passagère d’IOG, vient de nous faire savoir qu’il parlait bien du Président du Somaliland et non de celui de Djibouti.

N’ayant pas réalisé d’enregistrements des débats, nous lui donnons acte de sa mise au point et nous considérons qu’il s’agit d’une erreur d’interprétation de notre part, que nous prions nos lecteurs d’excuser.

Nous rappelons que cette conférence était organisée dans des locaux militaires avec les organismes : DGRIS (Direction Générale des Relations Internationales et Stratégiques – Ministère de la Défense) et Afrique dans le Monde, avec le soutien de l’IRSEM (Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire).

Nous rappelons aussi à toutes et à tous que la rubrique Radio-Trottoir qui avait été initiée par le regretté Jean-Paul Noël Abdi, permet de diffuser des informations qui ne sont pas encore vérifiées et c’était le cas.