06/11/2016 (Brève 858) LDDH : à quel prix ????

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Ligue Djiboutienne des Droits Humains

Djibouti, le 5 Novembre 2016

Communique de Presse

A quel prix ?

Selon les informations sûres et concordantes recueillies par la LDDH la Société Chinoise dénommée CFHEC et les sociétés locales de sous-traitances ne respectent aucune loi, aucun texte régissant le marché de travail de la République de Djibouti.

Actuellement cette société construit la base militaire de la Chine  et il nous a été signalé que cette société chinoise emploie exclusivement des chauffeurs éthiopiens (poids lourd) et des femmes de ménage éthiopiennes que la dite société a ramenés de l’Ethiopie où se trouve l’une de ses importantes installations en Afrique de l’Est.

Il est scandaleux qu’une Société Etrangère opérant sur le sol national emploie une si grande proportion des travailleurs étrangers en situations irrégulières et que ses travailleurs locaux ne sont ni déclares à la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale ni sur les registres de l’Hôtel des IMPOTS.  Une exonération inexplicable !

Les accidents de travail arrivent souvent  et les travailleurs djiboutiens sont livrés à eux-mêmes et  ne bénéficie même pas des soins élémentaires sur place.

Ainsi la Société CFHEC ne respecte aucune règle nationale en matière de risque et de santé en milieu de travail. Elle  ne dispose même pas des trousses de premier secours. Les travailleurs djiboutiens victimes des accidents de travail reçoivent une somme de 1000 à 2000 FD pour se faire soigner et cette somme si dérisoire ne permet aucun soin adéquat. Donc en quelque sorte, ils constituent  des employés au rabais.

Pire nous avons appris qu’aucun officiel djiboutien n’a accès à cette zone de non droit !

La LDDH dénonce et condamne vigoureusement une situation si scandaleuse et demande aux autorités du pays en général, et aux Ministères de la Défense et du Travail en particulier de rectifier à bon escient la conduite de cette société chinoise.

 


Le Président de la LDDH
Omar Ali Ewado