30/03/2017 (Brève 970) Message de remerciements d’Omar Gabasse, au nom de la LDDH, pour remercier EHAHRDP des alertes qu’elle avait lancés lors de l’arrestation de M. Ewado

Suite a la libération du Président de la Ligue djiboutienne des Droits humains, M.Ewado,  parmi les organisations qui se mobilisées dès les premiers jours pour demander sa libération, nous avons oublié dans la précipitation de citer  l’Organisation « East Horn Africa Humains Rights Defendersqui avait diffusé très rapidement une alerte internationale.

Au nom de la Ligue Djiboutienne que je représente en Europe du nord, je tiens à remercier chaleureusement  cette organisation qui nous a toujours soutenus et à lui présenter toutes nos excuses, en espérant avoir reparé cet oubli involontaire.

Omar Gabasse
Representant de la LDDH en Europe du nord.

29/03/2017 (Brève 969) M. Ewado a accordé un entretien téléphonique à l’ARDHD. Ce qu’il nous a dit !

1°) Monsieur Ewado, Président de la LDDH a, une nouvelle fois, tenu à remercier les organisations (IE, FIDH-OMCT, ARDHD) et toutes les personnes qui se sont mobilisées pour obtenir sa libération. Il précise que c’est cette mobilisation qui a été entendu au plus haut niveau de l’Etat et qui aurait fait prendre la décision de le libérer, alors qu’aucune charge sérieuse ne pouvait lui être reproché.

2°) Il confirme que le Secrétaire général du SEP, Monsieur Ahmed Nour avait bien été libéré en même temps que lui.

3°) Il précise qu’il n’a été victime d’aucun mauvais traitement physique mais que s’il a refusé de s’alimenter, c’est uniquement par crainte d’un empoisonnement toujours possible …. (En témoigne le cas de Jabha ..)

4°) Il dit qu’il a accompli plusieurs démarches pour que le versement de son salaire soit repris et pour ne pas être victime d’une radiation d’office des cadres de la fonction publique.

29/03/2017 (Brève 968) En risque d’être radiés de la fonction publique pour abandon de poste, alors qu’il étaient détenus arbitrairement par le régime ?? (Source LDDH)

Encore une fois la LDDH se félicite de la libération de M. Omar Ewado, et remercie toutes les personnes, institutions et organisations qui se sont mobilisées en sa faveur au travers de différentes actions appelant à faire cesser son incarcération au secret.

Une bataille a été gagnée …. mais une nouvelle bataille nous attend car le Secrétaire général Ahmed Kadar Nour et le Secrétaire général adjoint du SEP Omar Ali Ewado risquent d’être radiés de la fonction publique.

+ Le motif ?? (Tenez-vous bien !)

Aabandon de poste !!! Les responsables de l’Education nationale djiboutienne auraient initié la radiation de ces deux personnes au motif qu’ils auraient abandonnés leur poste alors qu’ils étaient en détention arbitraire et au secret ! (A peine croyable !!)

Le régime leur reprocherait d’avoir envoyé une lettre au président turc Erdogan, pour lui demander la réintégration des enseignants turcs licenciés de la fonction publique.

Et ce même dans la stricte application des conseils de l’Internationale pour l’Education -l’IE- qui avait demandé à toutes les organisations membres d’adresser une lettre aunom de chaque organisation.

Au final, aucune charge n’a été retenue par la justice contre le S.G. et D.G. adj du SEP.

27/03/2017 (Brève 967) Le Président de la LDDH est enfin LIBRE ! Confirmation par la LDDH dans un communiqué diffusé ce soir

Le Président de la LDDH est enfin LIBRE !

Le Président de la LDDH, M. OMAR ALI EWADO, a été relâché cet après-midi après un peu plus d’une semaine d’incarcération.

M. Ewado est rentré chez lui aujourd’hui, 27 mars 2017 en fin d’après-midi, sain et sauf, mais très fatigué suite à la grève de la faim qu’il a entamé pour protester contre son arrestation/incarcération arbitraire.

Les visites se sont succédé en soutien au grand défenseur connu au niveau national, régional et international. En plus de la Famille et des voisins s’ajoute l’ex candidat à la Présidentielle 2016, M. MOHAMED MOUSSA TOURTOUR.

Le Président de la LDDH, son Vice-Président ainsi que toute l’équipe de la LDDH tiennent à remercier en premier lieu le peuple djiboutien, aux internautes qui se sont relayés les informations pour maintenir la pression et dire au régime que nous sommes là et au courant de ce qui se passe dans leur pays.

Ensuite nos plus vives remerciements et reconnaissances vont à l’ARDHD et à son Président M..Jean-Loup Schaal. Sans oublier le soutien précieuse des organisations internationaux des droits de l’homme tels que, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (FIDH-OMCT) qui a condamné avec force et détermination l’arrestation du Président de la LDDH. Enfin, l’IE et labourStart ont fait des grandes campagnes, en mobilisant des organisations et syndicats à travers le monde entier.

Henry Ward Beecher disait « La reconnaissance est la plus belle fleur qui jaillit de l’âme »Merci…ce fut une période difficile et votre aide fut plus qu’appréciable. C’est si bon de savoir que vous étiez présent à nos côtés. Sache que vos mains tendues resteront à jamais dans nos coeurs.

Chers amis, nous avons remporté cette bataille, mais il reste beaucoup à faire dans notre pays en termes de protection et promotion des droits humains. Nous exigeons la libération de tous les autres détenus politiques qui sont toujours en détentions illégal.

27/03/2017 (Brève 966) ALERTE ROUGE – Libération de M. Omat Ali Ewado à Djibouti ce lundi soir

A l’instant nos correspondants viennent de nous apprendre la libération ce lundi soir de M. Omar Ali Ewado, Président de la LDDH, après 9 jours de grève de la faim. Nous attendons d’en savoir plus et nous publierons toutes les nouvelles.

L’alerte rouge est donc levée, mais nous restons très vigilants sur le cas des nombreuses autres personnes qui ont été arrêtées dans la dernière quinzaine de jours et qui sont pour la majorité d’entre elles, toujours incarcérées.

Au nom de sa famille et des membres de la LDDH, nous remercions toutes les organisations et toutes les personnes qui nous ont informé en permanence et qui se sont mobilisées en faveur de sa libération : leur action semble avoir eu raison des intentions certainement peu avouables du régime et de ses sbires.

27/03/2017 (Brève 965) ALERTE ROUGE – Empoisonnement de Mohamed Ahmed Jabha, détenu depuis 2010 sans jugement (Communiqué du Frud sous la signature de son Président Med Kadamy)

FRONT POUR LA RESTAURATION DE L’UNITE ET LA DEMOCRATIE –FRUD-
djibouti_frud@hotmail.com

COMMUNIQUE 

Bruxelles, le 25 mars 2017

Empoisonnement de Mohamed Ahmed Jabha, détenu depuis 2010 sans jugement

Les années se succèdent et se ressemblent en République de Djibouti. Depuis août 1977, (à peine un mois après l’accession du pays à l’indépendance) la répression est devenue l’arme privilégiée pour gouverner ce pays. Arrestations arbitraires, tortures, exécutions extrajudiciaires des civils, des prisonniers de guerre,  massacres des civils, viols des femmes ont été mis en œuvre, à la manœuvre  une personnalité s’est distinguée, d’une manière continue de 1977 à 2017,  il s’agit de l’actuel chef de l’Etat, Ismail Omar Guelleh, qui a officié d’abord  comme chef de la sécurité.

Le Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie, qui est un continuum historique de toutes les luttes pour l’indépendance, pour les libertés et la démocratie, ne pourra jamais se résigner à l’injustice, à la barbarie, aux innommables atrocités, chevillées au corps d’Ismail Omar Guelleh

C’est la raison pour laquelle, le FRUD estime qu’il n’y a pas une fatalité à la perpétuation de ces crimes, à la pérennité de ce régime.

C’est pourquoi il est de salubrité publique de condamner le sort réservé à Mohamed Ahmed dit Jabha, le plus ancien prisonnier politique de Djibouti.

  • Le FRUD condamne l’empoisonnement de Mohamed Ahmed dit Jabha  par l’Etat Djiboutien, qui est aujourd’hui en danger de mort;
  • Le FRUD condamne le maintien en détention de Mohamed  Jabha, depuis  mai 2010, en dépit de la décision de la cour d’appel qui a ordonné sa libération en octobre 2016
  • Le FRUD  dénonce les tortures infligées à Jabha durant toutes ces années et le refus  des soins

Le FRUD tient pour principal responsable  des tortures infligées à Mohamed Ahmed dit Jabha, et de son empoisonnement, le chef de l’Etat de Djibouti, Ismail Omar Guelleh

Le FRUD dénonce cette violation des conventions de Genève de 1949

L ’article  3  commun aux quatre conventions  de Genève de 1949 qui couvre les situations de   conflits armés internes,  exige que toutes les personnes se trouvant aux mains de l’ennemi soient traitées avec humanité, sans aucune distinction de caractère défavorable. Il interdit  le meurtre, les mutilations, la torture, les traitements cruels, humiliants et dégradants, les prises d’otages et les procès inéquitables. Il permet au CICR d’offrir ses services aux parties au conflit.

Le pouvoir de Djibouti a refusé à maintes reprises que le CICR intervienne dans le cas de Mohamed Ahmed dit Jabha

Le chef de l’Etat portera l’entière responsabilité  des conséquences qui découleront de  l’empoisonnement  de Mohamed Ahmed Jabha

Mohamed Kadamy 
Président du FRUD

27/03/2017 (Brève 964) ALERTE ROUGE – La vague d’arrestation se poursuit sans relâche à Djibouti. Chehem Aboubaker Chehem a été arrêté samedi dernier le 25 mars (Info lecteur)

Selon l’information qui nous a été adressée par un correspondant, Monsieur Chehem Aboubaker Chehem a été arrêté samedi
25 mars à Djibouti. Il serait détenu depuis à la direction de la police nationale (FNP). Chehem Aboubaker est un artiste qui a présenté sa pièce intitulée « les politiciens du trotoirs » à l’institut Français de Djibouti.

Est-ce un motif suffiaant pour l’arrêter ? Délit d’opinion ? Ou plus certainement un besoin de vengeance de la part de ses hommes politiques qui se sont reconnus dans les personnages. En faisant arrêter cet artiste, ils n’ont fait que confirmer ce qu’il écrit sur les pratiques de caniveau des politiciens de Djibouti.

27/03/2017 (Brève 963) ALERTE ROUGE – Ewado bientôt en danger de mort ! Communiqué de la LDDH signé par son Président par intérim

6ème jours consécutive de grève de faim, la santé de président de la LDDH M. Omar Ali Ewado est alarmante, depuis 7jours, le président de la LDDH Omar Ali Ewado croupit dans les locaux de service de renseignement et toujours privé de toute visite. De ce fait, le régime autoritaire Djiboutien a violé sa propre constitution et les lois internationales, que nul ne doit être détenu au-delà de 48 heures sans comparaitre devant un juge. Mais ce régime policier a outrepassé ces lois en utilisant à des fins politiques ou personnelles et continue à percevoir les organisations non- gouvernementales comme des opposants à éradiquer.

Selon l’épouse de notre cher Président de la LDDH qui a voulu visiter son mari pour voir son état et sa situation, les agents de service de renseignement lui ont informé que M. Omar Ali Ewado a été arrêté par ordre du Président de la République de Djibouti M. IOG qui dirige notre pays d’une main de fer. À lui seul, il détient tous les pouvoirs dans ses mains : chef de l’état, chef du gouvernement, chef suprême des armées, président de la république et chef du pouvoir judiciaire.

M. Omar Ali Ewado est un militant de longue date des droits humains (national et régional) et membre du comité de pilotage du forum de la société civile de la corne d’Afrique crée à Nairobi en juillet 2016 qui regroupe 10 pays de l’Afrique de l’est tels que : Djibouti, Erythrée, Kenya, soudan, soudan du sud, Ethiopie, somalie, somali land, Ouganda, et Rwanda.

M. Omar Ali Ewado est secrétaire général adjoint du syndicat des enseignements du premier degré (SEP) .il a été emprisonné à plusieurs reprise depuis 1995 suite à la grève des enseignants.

M. Ahmed Khadar Nour est secrétaire général du syndicat des enseignants du premier degré (SEP) est toujours en détention et en grève de faim, son épouse est menacée en lui disant de ne plus venir aux alentours des locaux de service de renseignements.

En outre, le plus ancien prisonnier politique Mohamed Ahmed Edou dit (Jabha) est hospitalisé et est dans un état critique ou coma.

Nous tenons à préciser que la LDDH est une organisation qui agit par tous les moyens pour le respect et la promotion des droits de l’homme à Djibouti, elle est la seule organisation qui a rédigé des rapports crédibles concernant sur les élections législatives, présidentielles et communale après avoir effectué une mission d’observation sur l’ensemble du pays.

La LDDH n’est donc en aucun cas un Parti politique, mais une organisation non gouvernementale neutre et enregistrée auprès du ministère de l’intérieur au département de l’administration général et de la réglementation.

M. Omar Ali Ewado une icône de la liberté d’expression, de la liberté fondamentale est un héro, défenseur des droits humains et de dénonciation des violations des droits de l’homme en République de Djibouti. Le martin Luther King de l’Afrique de l’EST risque d’être assassiné, empoisonné ou mourir en détention.

Quel que soit le coût ; la LDDH va lutter inlassablement à défendre les droits humains.

Cette fois ci, le régime a mené son ultime offensive pour réprimer la voix de la raison, dont le seul but est de paralyser les activités.  La preuve, il a suspendu l’internet du siège de la LDDH.

  • La LDDH dénonce et condamne ces arrestations arbitraires à grande échelle qui n’épargne, désormais, plus personne.
  • La LDDH exige la libération immédiate et sans condition du président de la LDDH ainsi que l’ensemble des détenus de la Société Civile et Politique.
  • La LDDH ne cesse de lancer un appel à tous les bailleurs de fond de la République de Djibouti et aux organisations internationales de défense des droits de l’homme, à faire pression au gouvernement Djiboutien afin qu’il libère tous les détenus politique sans exception.

Mahdi Samireh Sougueh
Président par intérim de la LDDH
Tel : 00 253 77 85 28 94
afdem2005@hotmail.fr
equipelddh@s
os-africa.com