21/04/2017 (Brève 978) Le régime dictatorial et policier de Guelleh persiste : nouvelle arrestation dans le nord de Tadjourah (LDDH)

Selon un communiqué de la LDDH, sous la signature de son président Omar Ali Ewado, le régime dictatorial et policier de Guelleh poursuivrait sa vague d’arrestation contre les populations du nord du pays.

Cette fois, il s’agit de l’arrestation et de la mise en détention de Mme Fatouma Idriss Ali, qui est l’épouse d’Ahmed Daoud Omar, arrêté le 18 avril et transféré au siège du SRD et pour lequel on craint des sévices physiques et psychologiques.

L’ARDHD se joint aux appels de la LDDH pour :

  • exiger la libération immédiate saine et sauve de Mme Fatouma Idriss Ali, et sa sortie des locaux de la Brigade de Gendarmerie, dont la réputation de cruauté et de sévices corporels n’est pas usurpée,
  • que les Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, de l’Union Africaine, de l’IGAD, de  la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et de l’Union Européenne fassent pression sur les autorités Djiboutiennes afin qu’elles respectent les Droits fondamentaux des citoyens et qu’elles cessent toutes les formes de violence à l’encontre des populations civiles innocentes.

19/04/2017 (Brève 977) Nouvelle vague de répression arbitraire contre les populations du nord (LDDH)

Selon un communiqué de la LDDH, sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, le gouvernement autoritaire de Djibouti poursuivrait sa vague de répression contre les populations du Nord du pays.

Cette fois, la répression arbitraire concernerait le district de Tadjourah :

  • Le 17 avril, le principal du collège de Tadjourah, Abdo Chehem Bouhran aurait été arrêté puis aussitôt transféré à la Section des Recherches et de la Documentation (SRD) de la gendarmerie pour y subir un interrogatoire musclé,
  • Le 18 Avril 2017, deux jeunes de Tadjourah, Ahmed Omar Daoud et Mohamed Ali Haloyta, auraient été brutalement interpellés par la Brigade de Gendarmerie de Tadjourah qui les aurait rapidement convoyés vers le SRD.

Les personnes présentes sur place ignoreraient ce qui pourrait être reproché à ces jeunes. Ce type d’interpellation à Djibouti est, dans la majorité des affaires, le début de sévices physiques et de traitements inhumains et dégradants.

L’ARDHD se joint aux appels de la LDDH pour :

  • dénoncer et condamner les arrestations arbitraires et illégales dont sont victimes les populations civiles des régions du Nord et ce, depuis 40 années consécutives,
  • que les Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, de l’Union Africaine, de l’IGAD, de  la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et de l’Union Européenne fassent pression sur les Autorités djiboutiennes afin qu’elles respectent les Droits fondamentaux des citoyens et qu’elles cessent toutes les formes de violence à l’encontre des populations civiles innocentes.

17/04/2017 (Brève 976) le  FRUD condamne tout acte mettant en péril la vie des civils et portant atteinte à leurs biens (Communiqué du 15/04/17)

Les événements qui se sont déroulés le mercredi 12 avril 2017  dans le Nord de la République de Djibouti, à quelques kilomètres de Tadjourah, nous interpellent et exigent de notre part une clarification qui ne devrait laisser aucune place à une quelconque ambigüité. 

  • Il n’a jamais été  dans la culture politique du FRUD de s’en prendre aux civils et à leurs biens. 
  • La priorité des résistants du FRUD est de lutter contre la dictature qui sévit à Djibouti depuis bientôt 40 ans et  de mettre un terme aux agissements et aux comportements des mercenaires  de l’armée djiboutienne qui commettent des exactions à l’encontre  de la population civile et les nomades de l’arrière-pays.

 Selon toute vraisemblance,  l’opération du mercredi 12 avril est d’origine mafieuse et avait pour objectif, en sus du vol des biens d’autrui, le fait, d’une part,

  •  de créer un climat d’insécurité dans le Nord et le sud-ouest du pays dans une stratégie délibérée de stopper tout projet de développement;

Et d’autre part,

  • de jeter un discrédit sur le FRUD qui bénéficie d’un immense soutien au sein de la population.

Ainsi, le  FRUD condamne tout acte mettant en péril la vie des civils et portant atteinte à leurs biens.

Enfin, le FRUD appelle la population à redoubler de vigilance et à s’organiser afin de précipiter la chute de cette dictature crépusculaire qui n’a que trop duré.

Pour la direction du FRUD,
Mohamed Houmado

 

17/04/2017 (Brève 975) Surendetté, l’Etat djiboutien s’abandonne peu à peu à ses créanciers chinois (Article de Secret Défense, signé par P. Escande, conseillé par un lecteur)

Lien avec l’article : http://www.secret-defense.org/14/04/2017/surendette-letat-djiboutien-sabandonne-peu-peu-ses-creanciers-chinois/

_____________________Note de l »ARDHD
Cet article très bien rédigé et documenté, confirme ce que nous annonçons depuis plusieurs années.
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Entre Djibouti et la Chine, c’est la lune de miel. Depuis plusieurs années, le petit pays de la Corne de l’Afrique, dirigé par Ismaïl Omar Guelleh (IOG), s’est jeté dans les bras de son nouveau et puissant allié chinois, multipliant les accords bilatéraux de coopération. Aucun secteur n’est épargné : infrastructures, coopération économique et même, depuis l’année dernière, militaire. Pour IOG, cet activisme a pour objectif de faire de son pays un Dubaï ou Singapour africain, un carrefour régional incontournable sur cette nouvelle « route de la soie » reliant la Chine à l’Afrique.

+ Djibouti, avant-poste de la Chinafrique
Prêt à toutes les concessions, IOG multiplie les accords et projets pharaoniques avec Pékin. Un accord de libre-échange a ainsi été signé en janvier 2016, permettant à la Chine d’utiliser les installations portuaires djiboutiennes comme base de transit pour ses navires commerciaux. Une zone franche de 48 km2, la plus grande du pays, s’élèvera bientôt à côté d’un chantier naval et d’une autoroute flambant neufs. Construites par des entreprises chinoises, financées par l’Exim Bank of China (EBC), ces infrastructures constitueront le pivot des nouvelles relations économiques et politiques entre Pékin et Djibouti. Un autre accord prévoit, quant à lui, « l’afflux rapide de banques chinoises à Djibouti » et la création d’une chambre de compensation destinée à minimiser la perte de devises dans les échanges entre les deux pays.

Mais c’est sur le plan militaire que le rapprochement entre Djibouti et la Chine est le plus spectaculaire. Priant les 4 000 militaires américains, installés de longue date, de se rapatrier sur le seul Camp Lemonnier, le régime d’IOG vient d’offrir à l’Armée de Libération du Peuple sa toute première base permanente sur le continent africain. 10 000 militaires chinois devraient désormais stationner dans la Corne de l’Afrique : officiellement, il s’agit pour Pékin d’assurer les opérations de maintien de la paix sur le continent ; officieusement, la sécurisation des intérêts chinois sur le continent fait désormais office de priorité. Et c’est peu de dire qu’à Washington, on voit d’un mauvais œil cette cohabitation forcée.

Les critiques sont pourtant balayées par le régime djiboutien. Pour le ministre des Finances, Ilyas Moussa Dawaleh, « ce que (Djibouti) obtient de la Chine est beaucoup plus important que n’importe quel autre partenariat installé depuis longtemps ». Et Bill Gates lui-même de citer en modèle d’intégration régionale réussie « la connexion Djibouti-Ethiopie, avec capitaux chinois ». Des capitaux qui pourraient bien finir par plonger Djibouti dans l’hyper-dépendance, tant l’extravagante politique de grands travaux initiée par IOG mène son pays sur la voie d’un endettement record.

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La soutenabilité de la dette en question
La boulimie de projets engagés par Djibouti avec la Chine pose la question de la soutenabilité économique de cette stratégie. Construire à tout va ne résout pas les handicaps structurels dont souffre le pays : une extrême pauvreté endémique, qui touche 80% de la population et des taux de chômage qui avoisinent les 35%, et ce alors que les marchés passés avec les entreprises chinoises ne se traduisent pas en matière d’emplois locaux, ces entreprises « important » leur main d’oeuvre directement depuis la Chine.

« Des projets, encore des projets, toujours des projets. Telle est la nouvelle fièvre qui a saisi le pays. (…) Oui, même ici dans ce coin d’Afrique aux allures de Far West miniature », accuse l’écrivain djiboutien Abdourahman A. Waberi. La folie des grandeurs qui s’est emparée d’IOG a pourtant été sévèrement jugée tant par le FMI que l’Union européenne (UE), qui ont tous deux mis en garde contre le risque de surendettement. Dans le viseur des institutions internationales, l’EBC, dont les prêts, inclus dans le financement des grands chantiers réalisés par des entreprises chinoises en Afrique, sont assortis de conditions que la plupart des pays africains refuseraient aujourd’hui : taux d’intérêt supérieurs à 5%, remboursement sous une dizaine d’années et absence de période de grâce.

Les conditions imposées par l’EBC, qui finance 90% des grands travaux en Afrique, n’ont rien à voir avec celles d’institutions comme la Banque mondiale, qui accorde des prêts à 2% d’intérêt, remboursables sur 30 ans et assortis d’une période de grâce qui permet de ne rembourser l’emprunt qu’une fois le projet mené à terme et devenu rentable. Alors que le secteur tertiaire représente plus de 80% du PIB de Djibouti et que l’Etat reste le premier employeur du pays, cette politique d’endettement déraisonnable menace la stabilité future du pays. La dette de Djibouti atteindrait déjà 60% du PIB, et son niveau d’endettement continue de progresser au rythme effarant de 10 points de PIB par an – on parle d’un endettement externe équivalent à 80% du PIB d’ici à la fin de l’année. Une spirale qui fait peser le risque d’une dette bientôt insoutenable. A terme, le pays pourrait devoir échanger ses créances contre des actifs. Autrement dit, des parts de l’Etat djiboutien seraient cédées à ses créanciers chinois contre l’effacement de l’ardoise.

Djibouti dépecé au profit des financiers de Pékin ? Ce mauvais scénario n’a hélas plus rien d’une fiction. Faute de liquidités, la Société publique djiboutienne des chemins de fer a déjà été contrainte de céder une partie de son capital à l’EBC en décembre 2014.

P. Escande

 

07/04/2017 (Brève 974) LDDH : La police a commis une exécution extrajudiciaire contre un jeune homme réfugié Ethiopien.

Dans un communiqué, daté du 6 avril, La LDDH, sous la signature de son vice-président, dénonce « une nouvelle violation du droit des réfugiés avec l’assassinat par la Police djiboutienne d’un jeune homme dénommé MOHAMOUD MOHAMED KAMIL âgé de 23 ans, marié et père d’un enfant.

Celui-ci était un refugié Ethiopien originaire de la communauté Ogaden et enregistré au camp des réfugiés de ALI ADDE auprès de UNHCR. Il a été arrêté le 25 mars 2017 par la police de troisième arrondissement puis transféré au quatrième arrondissement de la commune de Balbala. Il a été assassiné par strangulation dans la geôle d’après l’autopsie et selon sa famille.

Par contre son corps avait les traces de tortures après avoir lui ôté la vie, la police a emmené son corps à l’hôpital italien de Balbala. Enlevé sur la voie publique, incarcéré par la police, l’on ignore les motifs de cette bavure qui a conduit à la mort de ce jeune homme. Son cadavre a été jeté à la morgue ou il est resté 10 jours, c’est le 03 avril 2017 que sa famille a pu procéder son inhumation. »

La LDDH (ligue Djiboutienne des droits humains) dénonce et condamne « cet assassinat et appelle le régime en place à Djibouti à respecter les conventions de Genève sur les réfugiés et à diligenter une enquête pour déterminer les auteurs et les responsabilités de ce crime odieux.

La LDDH (ligue Djiboutienne des droits humains) appelle à la communauté internationale d’accentuer la pression sur le régime afin de respecter les lois internationales et appelle au haut-commissariat des réfugiés (HCR) de transférer les réfugiés Ethiopiens vers un pays sûr pour sauvegarder leurs vies.« 

06/04/2017 (Brève 973) Présidentielle 2017 : l’Afrique s’invite dans le débat !

Télécharger l’invitation : http://www.ardhd.org/panapfricaine/invitation_caravane_paafricaine_paris_8avr17.pdf

Après plusieurs villes de province,
La Caravane Panafricaine arrive à Paris le Samedi 08 avril à 17h30
à la Fédération Française des Clubs Unesco
173, rue de Charenton 75012 Paris
Métros : Reuilly-Diderot (ligne 1) ou Montgallet (ligne 8)

Objetif : INTERPELLER LES REPRÉSENTANTS DES CANDIDATS
sur le changement nécessaire des relations entre la France et les pays africains
et échanger avec les citoyennes et citoyens.

  • 17h 15 : Accueil du Public
  • 17h 30 : table ronde avec les représentants des candidats à la Présidentielle puis débat avec les Citoyennes et Citoyens de la région parisienne et des quatre coins de France
  • 21h 00 : verre de l’amitié.

VENEZ NOMBREUX PARTAGER CE RENDEZ-VOUS CITOYEN !
Pour plus d’informations : 06 85 01 14 25

Le macaron  » Mon Candidat c’est l’Afrique » sera proposé à 5 euros aux participants pour soutenir l’organisation de la Caravane Panafricaine 2017 !

03/04/2017 (Brève 972) Guelleh limoge son Ministre de l’énergie Yacin Houssein Bouh.

Ce lundi 3 avril 2017 Guelleh a limogé par décret présidentiel, son Ministre de l’énergie, qui était en poste depuis un peu plus de 10 mois. Selon la Lettre de l’Océan Indien (LOI), qui a été très rapide à diffuser l’information, que des correspondants nous avaient fait parvenir un peu plus tôt. Les causes seraient, entre autres, les retards dont il aurait été l’instigateur, dans le développement d’énergie pour permettre à Djibouti d’envisager une certaine indépendance dans ce domaine….

31/03/2017 (Brève 971) FIDH-OMCT, IE, Plusieurs organisations, qui ont émis des alertes pour dénoncer l’arrestation et la détention d’Omar Ewado et Ahmed-Kadar Nour, ont diffusé des communiqués pour saluer leur libération, mais aussi pour appeler à la vigilance face à la situation intolérable des DH à Djibouti. Parmi elles :

+1°) LabourStart – Interntional de l’Education (IE) http://www.labourstart.org/fr/wordpress/djibouti-bonne-nouvelle-nos-camarades-relaches/

Djibouti. Bonne nouvelle… nos camarades relâchés !

« Lundi dernier, nous avons sollicité votre concours pour obtenir la libération des dirigeants du syndicat des enseignants de Djibouti, Omar Ali Ewado (à droite) et Ahmed-Kadar Nour.

En 24 heures, plus de 600 francophones ont envoyé des messages de protestation via LabourStart faisant un total de plus de 6000 soutiens exprimés venant du monde entier. De quoi faire raviser les autorités djiboutiennes qui ont aussitôt relâché nos camarades. » (…)

+2°) FIDH-OMCT
https://www.fidh.org/fr/themes/defenseurs-des-droits-humains/djibouti-liberation-de-omar-ali-ewado-fondateur-de-la-ligue

« L’Observatoire se félicite de la libération de M. Omar Ewado, et remercie toutes les personnes, institutions et organisations qui se sont mobilisées en sa faveur.

L’Observatoire appelle néanmoins les autorités djiboutiennes à mettre un terme aux détentions et autres actes de harcèlement, y compris judiciaire, à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme dans le pays. » (…)