26/05/2017 (Brève 991) Omar Gabasse, représentant de la LDHH pour le nord Europe adresse ses voeux à l’occasion du Ramadan à toutes les Djiboutiennes et Djiboutiens et demande aux autorités djiboutiennes de relâcher les nomades injustement emprisonnés.

Le mois béni du Ramadan débutera demain  dans plusieurs pays musulmans.

Je souhaite un trés bon Ramadan  à toutes les Djiboutiennes et  à tous les Djiboutiens, qui sont au pays ou en exil.

Une pensée trés particulière en ce mois béni pour mes soeurs et mes frères réfugi »s Djiboutiens qui survivent à Addis abeba et qui vont entamer leur 24ème année  consécutive en exil. Que cette année leur apporte espoir et que leur souhait soit enfin réalisé, c’est à dire une reinstallation dans un pays tiers.

Enfin, en ma qualité de représentant de la Ligue djiboutienne des Droits humains, je lance un appel urgent et solennel aux autorités djiboutiennes pour qu’elles libèrent immediatement et sans condition, les pauvres nomades innocents qui sont toujours incarcérés à NAGAD et dans les différentes brigades de la Gendarmerie depuis le début de ce mois. Leurs proches sont toujours sans nouvelle jusqu’à ce jour. Cela concerne plus de deux cents personnes ! Libérez ces innocents contre lesquels vous n’avez aucun motif d’incarcération.

Ramadan Karim !!!
Omar Gabasse
Représentant de la LDDH en Europe du nord.

 

24/05/2017 (Brève 990) Bon ramadan à tous les musulmans dans le monde et en particulier aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens, qu’ils résident au pays ou qu’ils soient exilés. (Equipe ARDHD)

Alors que le ramadan va commencer dans deux jours environ, toute l’équipe de l’ARDHD adresse ses voeux à tous les musulmans et plus spécialement à toutes les Djiboutiennes et à tous les Djiboutiens.

Elle leur souhaite surtout de pouvoir vivre ce mois béni dans le calme et dans la paix, loin, pour certaines régions des combats qui touchent injustement les civils, loin des harcèlements et injustice qui sont commis par le régime djiboutien et loin des difficultés de la vie quotidienne des réfugiés en Ethiopie.

Elle espère que ce mois se déroulera dans le calme et la liberté et qu’ils pourront se recueillir et prier dans le respect de leur foi et de leurs engagements

24/05/2017 (Brève 989) Plainte des syndicats djiboutiens UDT et UGTD auprés du DG du BIT à Genève pour manipulation par leur gouvernement de la représentation syndicalelors de l’assemblée générale de l’OIT du 5 au 10 juin 2017

Télécharger le dossier sur notre site -deux documents-
1°) Plainte devant la commission de vérification des pouvoirs – http://www.ardhd.org/photos/udt/udt-ugtd_plainte_commission_verification_pouvoirs_106eme-2017-CIT.pdf

2°) Participation représentants UDT et UGTD – http://www.ardhd.org/photos/udt/udt-ugtd_participation_106eme_cit_ 5-16juin2017.pdf

Dans une lettre datée du 22 mai, les secrétaires généraux de l’UDT, Adan Mohamed Abdou et de l’UGTD, Kamil Diraneh Hared, co-signent une plainte qu’ils adressent au directeur général du BIT.

Dans ce courrier, ils dénoncent le fait, qu’en dépit de la démarche qu’ils ont régulièrement effectuée auprès du Ministre djiboutien de l’emploi, le Gouvernement ait décidé de désigner une délégation de personnes qui ne font pas partie de leurs syndicats et qui usurpent de plus les noms de l’UDT et de l’UGTD, dont ils ne sont pas les représentants.

Ils demandent au Directeur Général du BIT de transmettre leurs plaintes à la commission de vérification des pouvoirs de la prochaine assemblée générale et ils transmettent la liste des délégués syndicaux qui sont mandatés effectivement par leurs syndicats respectifs.

22/05/2017 (Brève 988) DJIBOUTI – JE SOUTIENS « JABHA »! L’ACAT lance une campagne de soutien et d’interpellation – Merci de votre engagement.

Lien avec le site de l’ACAT et la possibilité de télécharger une lettre d’interpellation : http://www.acatfrance.fr/actualite/djibouti—je-soutiens-mohamed-ahmed-dit–jabha-

Le 18 / 05 / 2017
Mohamed Ahmed a été arrêté par l’armée le 1er mai 2010 dans le district de Tadjourah, situé dans le nord du pays. Membre du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD), « Jabha » est accusé par le régime de « coopération avec un État ennemi » (l’Erythrée).

Le FRUD est un mouvement politique armé, créée en 1991, qui lutte contre le pouvoir en place. Au cours de ses 7 années de privation de liberté, Mohamed Ahmed a été victime de diverses tortures et mauvais traitements : bastonnades répétées, simulacres d’exécution, menaces de mort, privations de nourriture… Il est aujourd’hui détenu à la prison centrale de Djibouti, l’une des pires du pays. Il a longtemps été privé de tout contact avec son avocat, ses proches et les autres détenus.

Mohamed_Ahmed_dit_Jabha

++ En prison malgré une obligation de remise en liberté
Le 6 octobre 2016, la chambre d’accusation a annulé l’ensemble de la procédure judiciaire visant Mohamed Ahmed et a ordonné sa remise en liberté. Il faut dire que la justice de Djibouti n’a quasiment rien fait en 7 ans sur cette affaire, hormis oublier ce détenu gênant, dont le dossier d’accusation semble être vide…

Cependant, malgré une obligation de remise en liberté, Mohamed Ahmed est resté emprisonné. La raison est simple : le régime veut le garder à tout prix en prison. « Jabha » est en effet devenu, au fil du temps, un symbole de résistance à un régime autocratique et despotique.

Sa remise en liberté serait perçue comme une défaite, un affront au président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh, qui dirige d’une main de fer ce minuscule pays de la Corne de l’Afrique, depuis 1999. Le procureur général a donc fait appel de la décision de la chambre d’accusation.

++ Inquiétudes autour de son état de santé
Le 9 mars 2017, Mohamed Ahmed aurait dû être auditionné par le juge de la Cour d’appel. L’audience n’a toutefois pas eu lieu, Mohamed Ahmed étant trop faible pour s’exprimer.

Selon l’avocat de Mohamed Ahmed, Maître Zakaria Abdillahi, qui revoyait son client pour la première fois depuis des mois, l’état de santé de « Jabha » est très préoccupant et sa vie pourrait être menacée. Le procureur général a demandé une expertise médicale.

Ensemble, exigeons sa libération !
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Lettre d’interpellation à télécharger sur le site de l’ACAT
:
https://acatfrance.fr/public/lettre-djibouti-juin.doc

18/05/2017 (Brève 987) Trop, c’est trop ! La répression féroce se poursuit sans relâche contre les populations du Nord de Djibouti (LDDH)

Dans un communiqué du 17 mai 2017 sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, la LDDH dénonce la multiplication des arrestations arbitraires et le placement en détention des personnes, au-delà du délai légal de garde à vue et sans jugement.

C’est ainsi, en particulier, que 12 personnes dont Mme Ouma Mohamed Deberkalleh ont été transférées à Nagad, après deux semaines de détention dans les locaux de la Gendarmerie de Tadjourah.

 » La liste des personnes arrêtées puis déférées au Centre de Rétention Administratif de NAGAD s’allonge chaque jour et les familles sont totalement déboussolés car elles ignorent ce qui est reproche à leurs proches détenus à NAGAD ou dans des Brigades

Déjà traumatisées par les aléas naturels, marginalisées et totalement délaissées par le Pouvoir Central, les populations nomades de l’arrière-pays subissent un terrorisme d’état maquillé en « ratissage » des zones où sévirait la rébellion. »

L’ARDHD se joint aux appels de la LDDH à dénoncer cette situation et à faire pression sur le Gouvernement djiboutien pour qu’ll y mette un terme sans délai et qu’il relâche les civils injustement arrêtés et détenus au secret à Nagad.

15/05/2017 (Brève 986) La base chinoise à Djibouti: un peu plus qu’une simple installation de soutien logistique (Blog Ouest-France)

Lien avec l’article original : http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/05/15/chine-a-djibouti-18080.html

La Chine a lancé en grande pompe, dimanche, son premier sommet international sur les Nouvelles routes de la soie, un rendez-vous qui dure jusqu’à ce lundi et qui rassemble une trentaine de dirigeants mondiaux. Le président chinois Xi Jinping a promis une enveloppe de 124 milliards de dollars pour accélérer ce projet.

Les Routes de la soie s’articulent autour d’une « ceinture » terrestre qui se double d’une « route » maritime, englobant l’Asie centrale, l’Europe centrale, le Moyen-Orient et l’Afrique.

En Afrique, la Chine renforce sa présence à Djibouti, ce dont se félicite le chef de l’Etat djiboutien puisque, selon lui, « personne d’autre que les Chinois n’offre un partenariat à long terme à Djibouti ».

Pékin finance et construit un immense complexe multimodal et une zone franche (une Free Trade Zone de 4 800 ha), de l’autre côté de la baie, à Doraleh, là où se trouvent déjà le terminal à conteneurs ainsi que le poste pétrolier.

Djibouti et Doraleh, c’est là aussi que Pékin construit sa première base militaire du continent (voir la carte ci-dessous parue en mars dans un article de The Trumpetet la photo ci-dessous qui montre la base en construction au-sud-ouest de la zone multimodale).

La décision annoncée en 2015 est motivée, officiellement, par le désir de la Chine de mieux appuyer les opérations de maintien de la paix, la lutte anti-piraterie et les efforts humanitaires. 2015, c’est aussi l’année du 10e Livre blanc chinois sur la Défense où il est bien précisé que le pays doit devenir une super-puissance navale et disposer de bases de soutien à l’étranger (dont Gwadar au Pakistan et Djibouti).

Le chantier a été lancé en mars 2016. Il s’agit d’un « site logistique », selon la terminologie officielle chinoise (ce sont les termes du porte-parole du mindef chinois, lors du point presse mensuel du 30 mars dernier). Selon le président Guelleh (dans un entretien à Jeune Afrique, début avril. Voir ici): « la base chinoise en construction à Doraleh, qui jouxte le nouveau quai et la nouvelle zone franche, n’abritera pas plus de quatre cents hommes ». 

Des photos récentes témoignent toutefois de l’ampleur des travaux actuellement en cours et suggèrent que la simple « base de soutien logistique » annoncée par les Chinois disposera des capacités d’accueil d’un « Joint Forward Group ».

Un analyste indien, le colonel Bhat, estime dans un article du 14 mai dans Outlook India (lire ici) que cette base a tout d’une « forteresse ». Et il cite le professeur Jin Yinan, un ancien général de l’armée chinoise (PLA), qui a récemment confirmé la construction de cette « base militaire pour protéger les intérêts maritimes lointains de la Chine ».

Des photos, dans l’article du colonel Bhat, montrent des sites de stockage (une quinzaine d’entrepôts de 15mx45m en construction), un mur de sécurité long de 2775 m, des bâtiments résidentiels etc. On est effectivement loin de la simple « installation de soutien » décrite à l’origine par Pékin.

Pour sa part, Zhou Chenming, un analyste du Knowfar Institute for Strategic and Defence Studies, de Jiangyin, tout en estimant que ce n’est pas encore « une base militaire au vrai sens du terme », prédit que le site sera développé pour permettre le MCO des navires chinois en patrouille et pour accueillir des avions » (lire un article du South China Morning Post ici).

Verra-ton bientôt des soldats du corps de marine chinois (le « People’s Liberation Army Navy Marine Corps », six brigades et 100 000 hommes à terme) déployés à Djibouti? Pékin reste discret sur un tel renfort mais ses ambitions africaines, tant navales que terrestres, sont à suivre. Washington s’en inquiète même. L’Africom estime que la base chinoise sera opérationnelle cet été.

12/05/2017 (Brève 983) Opérations de ratissage dans le Nord de Djibouti (Confirmation dans LOI)

Dans un article payant, la Lettre de l’Océan indien (LOI) confirme les informations que nous publions depuis plusieurs semaines, avec la LDDH, à savoir la multiplication des arrestations dans le nord de Djibouti.

Selon ce media, les autorités de Djibouti ont demandé à l’armée d’intervenir pour affaiblir la résistance du FRUD, à la veille des cérémonies pour le quarantième anniversaire de l’indépendance de la République.

Il est signalé aussi des affrontements avec la résistance du FRUD, qui auraient fait 6 blessés parmi les troupes de l’AND

12/05/2017 (Brève 985) Alerte à Djibouti : plus de cent nomades raflés dans le nord, détenus au secret à Nagad (Représentation LDDH)

Depuis plus d’une semaine, plus de 100 nomades arbitrairement arrêtés dans le nord de la République seraient détenus au secret à Nagad, où toutes les demandes de visite de la LDDH se sont heurtées à un refus d’accès.

Parmi eux une femme Madame Ouma Mohamed Deberkalleh.

Le Président de la Ligue djiboutienne des Droits humains (LDDH) s’est vu refuse l’acces aux detenus et n’a même pas pu, jusqu’a ce jour, obtenir les noms des civils innocents incarcérés.

Selon des sources fiables, ces ratissages ont été ordonnés par le chef de l’etat en personne.

La ligue Djiboutienne des Droits humains condamne et exige la liberation immediate des civils nomades détenus au secret à NAGAD.

La ligue Djiboutienne des Droits humains lance un appel à tous les défenseurs des Droits humains dont l’ARDHD, pour faire pression sur le Gouvernement djiboutien en exigeant la liberation immédiate et sans condition des innocents civils.

Omar Gabasse
représentant de la LDDH en Europe du nord