30/09/2017 (Brève 1072) Affaire Borrel sur France Info. Ecouter les interventions d’Elisabteh Borrel et David Servenay à propos de la sortie de la BD signée Servenay et Martin aux Editions du Soleil

Affaire de l'assassinat du juge B. Borrel à Djibouti _ Une affaire d'état

A (ré)écouter ci-dessous :

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21/09/2017 (Brève 1071) Djibouti : La généralisation d’une machine répressive (Al Wihda)

Lien avec l’article : http://www.alwihdainfo.com/Djibouti-La-generalisation-d-une-machine-repressive_a57863.html

Le 12 septembre 2017, le MRD ancien PRD fêtait son 25ème anniversaire d’existence dans son siège de la capitale à Maka Moukarama. Vers 21h, heure locale, selon les informations dont nous disposons, il y a eu une descente de la gendarmerie au  siège central du MRD. 
  
Lors de cette descente musclée de la gendarmerie, il y aurait eu plusieurs blessés dont le député Doualeh Igueh Ofleh et la militante Oubah Wais, enceinte de 7 mois ainsi que des multiples arrestations. 
  
Cette descente n’avait qu’un seul objectif, celui d’empêcher la tenue de cet événement et la commémoration de cet anniversaire. Et pourtant, le pouvoir en place devait permettre l’éclosion d’une forme d’expression utile à toute de forme de démocratie et de partage du pouvoir. Sachant que le fait d’ étouffer toute forme de manifestation et de revendication est un risque pour la paix sociale. 
  
D’ailleurs, nous assistons de plus en plus à une radicalisation du pouvoir politique devenu allergique à toute forme d’opposition ou de proposition autre que celles émanant d’un clonage politique ou associatif. 
  
Cependant, l’obstacle majeur pour un développement harmonieux de notre pays réside dans l’absence totale d’institutions fortes et indépendantes mais surtout dans l’absence d’hommes et de femmes libres et indépendants intellectuellement et citoyennement. Ne rien faire c’est courir à un suicide collectif.  
  
L’ODDH est profondément préoccupé par la multiplication des arrestations arbitraires des simples citoyens,  des défenseurs des droits humains, des acteurs sociaux et des opposants.   
  
L’ODDH dénonce et condamne comme à son habitude les violations répétées des droits fondamentaux et la mise entre parenthèses du respect de la constitution, des textes de la république, des droits humains et de la démocratie. 
  
 L’ODDH appelle le pouvoir a respecté et honoré l’esprit et la lettre de l’accord-cadre signé avec l’opposition le 30 décembre 2014. 
  
L’ODDH réitère son  appel à l’ouverture avec l’opposition d’un dialogue politique respectueux et équitable pour harmoniser la vie politique. 
  
L’ODDH recommande au pouvoir de se conformer aux dispositions constitutionnelles relatives à la protection des citoyens, au respect des libertés fondamentales, à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. 

Agir pour la démocratie, la dignité et la justice  
Farah Abdillahi Miguil 
Président de l’ODDH 

20/09/2017 (Brève 1070) Nouvelle vague d’arrestations arbitraires au sud et au sud-ouest (LDDH)

Dans un communiqué daté du 18 septembre, signé par son Président Omar Ali Ewado, la LDDH dénonce la nouvelle vague d’arrestations arbitraires dans le sud et le sud-ouest du pays.

1°) Osman Guelleh Gadid, jeune employé au CDC d’Ali-Sabieh.
Arrêté par la Gendarmerie d’Ali Sabieh à la demande du Ministre de la Santé, puis transféré vers la capitale. En chemin, le Ministre aurait fait arrêter le véhicule et il aurait frappé à plusieurs reprises le jeune Osman. Après cette agression ignoble, le jeune aurait été présenté au parquet, qui a prononcé une incarcération à Gabode.

2°) Moussa Badoul Moussa, Ali Hamadou Kamil 
Ils ont été arrêté le 16 septembre par les Gendarmes d’Arta. Moussa Badoul serait en cours de transfert vers la capitale. Rappelons que l’un de ses frères est déjà incarcéré à Gabode depuis février 2016.

L’ARDHD se joint aux appels que la LDDH adresse aux organisations internationales pour faire cesser les violences et l’arbitraire contre les populations civiles.

17/09/2017 (Brève 1069) Une mission de la CSI à Djibouti pour rencontrer les représentants de l’UDT, avec (enfin !) l’accord du Ministère du Travail

Nous avons reçu la copie de la lettre officielle de la CSI (Confédération Syndicale Internationale, basée à Bruxelles) datée du 4 septembre 2017, sous la signature de Sharan Burow, Secrétaire générale, qui est adressée au Ministre djiboutien du Travail pour confirmer la venue sur place, d’une mission syndicale du 2 au 4 octobre 2017.

Participeront à cette mission :
– M. Kwasi Adu-Amankwah, Secrétaire général de la CSI Afrique,
– M Mamadou Diallo, Directeur du Département DH et syndicats de la CSI,
– M Philippe Réau, responsable du Département international de la CFDT (France).

Les délégués ont pour mission, selon les termes de la lettre, de « recontrer les structures syndicales de l’UDT ainsi que votre Ministère, plusieurs fois interpellé sur la situation
syndicale dans le pays »

15/09/2017 (Brève 1068) Fête de l’Humanité à La Courneuve (Paris). A 18:30 aujourd’hui, interventions sur la situation des prisonniers politiques dans différents pays dont Djibouti.

Ci-joint la photo de l’affiche de présentation des interventions programmées à 18:30 **, annonçant celle de Me Berenger Tourne, à propos du cas de Mohamed Ahmed Jabha, mort en prison, victime de tortures et de refus de soin. Nous publierons les comptes-rendus que nous recevrons.

**(D’autres interventions dans la soirée concernant en particulier la situation des DH à Djibouti ..)

Les autres photos concernent le stand consacré à Djibouti sous l’égide du FRUD et animé par Mohamed Kadamy, son Président

Sur la photo de groupe vous pourrez reconnaître au centre Me Berenger Tourné, avocat de Mohamed Jabbha, et à côté Gaël de Santis, journaliste à l’Humanité. A gauche Mohamed Kadamy.

Sur la photo, la personne qui montre la photo de Mohamed Jabbha est Hassan Amine défenseur des droits humains et homme politique, ancien prisonnier politique qui fut en prison avec Mohamed Ahmed dit Jabha durant une année . Il a été emprisonné parce qu’il avait rendu visite à Jabha. C’est lui qui lui avait rapporté des médicaments Actuellement il est exilé en Belgique.

Interventions sur les prisonniers politiques en particulier à Djibouti - Fête de l'humanité - La courneuve - Sept 2017

15/09/2017 (Brève 1067) Un grand homme nous a quittés. Hommage à Ahmed Youssouf Houmed, Président de l’ARD et de l’USN par Mohamed Kadamy (Président du FRUD)

Hommage à Ahmed Youssouf Houmed,
Président de l’ARD et de l’USN
Un grand homme nous a quittés

Au nom de tous les membres du FRUD (militants, cadres, combattants et dirigeants) et  à mon nom personnel, je présente  mes sincères condoléances  à la famille d’Ahmed Youssouf, à son épouse Monique, à ses enfants, à sa sœur Fatouma, à ses neveux et nièces, à ses amis, aux membres de l’ARD, à l’opposition dans son ensemble et au peuple de Djibouti.

Sa famille a perdu un être cher, un pilier, une colonne vertébrale. Le pays a perdu une personnalité d’une très grande valeur morale, un repère. L’opposition a perdu un rassembleur, un combattant sincère pour les libertés, la démocratie, la justice et  pour l’égalité des citoyens.

++   Dans un monde  de  démesure, il était la mesure.
Face à un pouvoir gangréné  par le tribalisme, dans un contexte de clanisme exacerbé, Ahmed Youssouf a démontré que l’ethnisme, le  tribalisme, le clanisme, le sous clanisme n’étaient pas une fatalité, ce fléau n’était pas inscrit dans l’ADN  du peuple djiboutien. Il s’agit d’une construction  humaine qui peut être déconstruite par les actions des hommes et des femmes. A 2 reprises, Ahmed Youssouf a fait la démonstration qu’il était au dessus des contingences   ethniques et tribales, en apportant son soutien total à Moussa Ahmed Idriss en 1999 et à Omar Elmy Khaireh en 2017 à l’occasion des élections présidentielles

La modestie, l’humilité d’Ahmed Youssouf, son honnêteté  nous permettaient  de croire en l’Homme, et qu’ici bas, tout  n’est pas pourri, tout n’est pas   de l’esbroufe.

Le parcours exemplaire d’Ahmed Youssouf, est  à lui  seul  une leçon de vie et  nous donne à voir l’immense gâchis qu’a généré ce pouvoir durant ces 40 dernières années par une exclusion ininterrompue de toutes les compétences, de toutes les personnes susceptibles, d’agir pour le bien de la population, pour l’amélioration des conditions  économiques et sociales du peuple.

Le meilleur hommage que nous pouvons rendre à Ahmed Youssouf, c’est de continuer la lutte pour le changement à Djibouti, pour la démocratie, l’égalité, le progrès social et pour mettre fin à l’injustice et à la prédation.

13/09/2017 (Brève 1065) France Inter – Quand la BD s’attaque à une affaire d’état (Aff. Borrel)

Lien avec l’article : https://www.franceinter.fr/emissions/bulles-de-bd/bulles-de-bd-13-septembre-2017

Retour sur sur l’assassinat du Juge Borrel, à travers un roman graphique très étayé : « Une Affaire d’Etat » de David Servenay et Thierry Martin.

++ Djibouti. Corne de l’Afrique. Matin du 19 octobre 1995.

Elisabeth Borrel a passé la nuit à attendre son mari Bernard, conseiller auprès du ministre de la Justice djiboutien. Mais ce matin là, c’est le consul de France qui se présente au domicile des Borrel.

++ La sentence tombe, Bernard Borrel est mort

Le corps a été découvert par deux gendarmes français quelques heures plus tôt au bas du parking Goubet, lieu dit qui surplombe l’anse du Diable sur la Mer Rouge.

Dans la voiture restée sur le parking, un jerrycan d’essence, et les clés sur le tableau de bord. Dans la sacoche restée à la maison, une enveloppe contenant 50.000 francs en devises djiboutienne et une lettre où Bernard Borrel évoque une dette contractée par l’achat de médailles militaires qu’il affectionne.

Ce que l’on appellera bientôt l’affaire Borrel commence comme ça.

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Une BD soignée et étayée


Une Affaire d’Etat n’est pas qu’une simple bande dessinée. Il y a certes un dessin soigné où chacun des protagonistes est reconnaissable. Mais sans faire offense au talent de Thierry Martin : on lit d’abord Une affaires d’Etat et ensuite on regarde.

A l’image de ce qu’avaient fait Benoît Collombat et Etienne Davodeau avec Cher Pays de notre enfance, sur l’assassinat du Juge Michel et la mort suspecte du ministre Robert Boulin.

Le dessin sert de reposoir à un texte nourri et précis. Car c’est plusieurs années d’enquête, où à chaque fois, il est question de secret d’Etat, de cabinet noir.
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Références : Une Affaire d’Etat est paru aux éditions Soleil.

13/09/2017 (Brève 1066) Barbarie à Djibouti. La LDDH dénonce les récentes agressions violentes à l’encontre des militants du MRD. Un député gravement blessé

Dans un communiqué du 13 septembre, signé par son Président Omar Ali Ewado, la LDDH dénonce l’agression des militants du MRD, au siège de leur parti alors qu’ils fêtaient les 25 années d’existence du parti dans la soirée du 12 au 13 septembre 2017.

Ce sont les Gendarmes djiboutiens qui ont utilisé, sans sommation, des grenades lacrymogènes pour disperser les militants qui étaient réunis dans un lieu privé. Le député Doualeh Offleh a été grièvement blessé et nous ignorons la gravité de ses blessures, sachant que certains observateurs auraient affirmé que son pronostic vital pourrait être engagé (Ce dernier point n’a pas encore pu être vérifié par l’équipe de l’ARDHD)

Toujours selon le communiqué de la LDDH, plusieurs militants auraient été arrêtés, mais ils auraient été libérés à l’heure où nous publions ce texte.

L’équipe de l’ARDHD se joint aux appels de la LDDH :
– qui dénonce et condamne la force excessive utilisée lors d’un rassemblement dans un domicile privé et appelle tout un chacun à la retenue.

– sollicite le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, l’Union Africaine, l’IGAD, la Commission Africaine des droits de l’homme et des Peuples, l’Union Européenne pour qu’ils fassent pression sur les autorités Djiboutiennes afin qu’elles respectent les droits fondamentaux des citoyens et cessent les violences dont sont victimes des civils innocents.