29/12/2017 (Brève 1114) L’équipe de l’ARDHD adresse tous ses voeux à toutes les Djiboutiennes et les Djiboutiens et en particulier à celles et ceux qui sont opprimés ou victimes de la dictature sans pitié qui asservit le pays.

A la veille de cette nouvelle année, la première pensée de l’équipe de l’ARDHD est pour toutes celles et tous ceux qui ont été contraints de se réfugier en Ethiopie ou en Erythrée pour échapper à la vengeance féroce du régime et de ses obligés ou aux viols commis par des forces au service du pouvoir et non de la population.

Elle espére que le HCR d’Addis Abeba va enfin

  • leur reconnaître le statut de réfugié, afin qu’ils puissent bénéficier du minimum d’assistance et d’une couverture médicale,
  • instruire positivement les demandes justifiées de réinstallation dans un pays d’accueil, car à l’exception de 4 familles qui ont pu être accueillies en France et de quelques autres en Europe du Nord ou aux USA, la majorité des demandes de Djiboutiens sont systématiquement bloquées et aucune suite positive ne leur est jamais donnée.

L’équipe continue d’affirmer que seule l’union de tous les opposants sincères et engagés permettra de mettre un terme à la dictature et d’ouvrir une période de transition démocratique. Il faut que tous les responsables reconnus de l’opposition cessent d’entretenir une rivalité suicidaire entre eux au nom de leur ego ou de considérations ethniques d’une autre époque. L’objectif premier étant de mettre fin au système Gouled-Guelleh, surtout quand la guerre de succession est déjà engagée entre clans rivaux inféodés au pouvoir, à l’argent facile et à l’impunité de leurs crimes.

La mainmise progressive de la Chine sur le pays pourrait bien devenir une colonisation économique avec l’exigence du remboursement impossible de la dette contractée pour réaliser des travaux gigantesques qui n’ont pas apporté les emplois promis et dont le retour sur investissement n’est pas assuré pour le moment (fonctionnement erratique, semble-t-il, de la nouvelle voie ferrée, faible utilisation des nouveaux ports qui contraint le régime à brader les tarifs, …)

Cela n’empêche pas Guelleh ni sa famille de se complaire dans un luxe sans limite : il suffit de constater la richesse de l’ameublement de qu’il appelle un simple pied-a-terre parision pour en être convaincu (cf : interview qu’a donnée Guelleh à TV5 Afrique).

Pour toutes ces raisons, nous espérons que la raison et la conscience de ceux qui dirigent des mouvements d’opposition vont revenir et qu’ils décideront, pour le bien du peuple qui souffre tous les jours
et qui leur fait confiance, de s’unir pour préparer la chute de la dictature et la gestion d’une période de transition responsable.

L’équipe adresse tous ses voeux à toutes les Djiboutiennes et tous les Djiboutiens pour la nouvelle année en espérant qu’après 40 années de dictature ininterrompue, la situation puisse progressivement s’améliorer.

Bonnes fêtes

28/12/2017 (Brève 1113) La liste des victimes civiles du régime de Guelleh se complète progressivement, grâce au travail minutieux d’un correspondant. Cette semaine, il nous adresse une liste complémentaire pour compléter ce devoir de mémoire

Toutes les personnes, citées ci-dessous, étaient des civils sans défense, qui ont été exécutés en raison de leurs origines ethniques. Les auteurs de ces massacres ciruculent toujours librement en ville.

++ Arhiba 1994
24 mai et 5 juin 1994.

1. Herma Guedda Hamad 18 ans .
2. Souleiman Mohamed 20 ans.
3. Nasser Mohamed Youssouf.
4. Fatouma Mohamed Ali.

++ Région d’Obock
1. Mohamed Bourhan Ahmed 30 ans execute en 1994 a Lahassa.
2. Omar Houmed Ali 58 ans 
3. Ali Angado Ali 
4. Kako Omar Moyaleh .
5. Hassan Mohamed Ali dit Hassan 
6. Mohamed Angado Hassan 
7. Abdallah Ahmed Mohamed Reebe
8. Moussa Abdallah Youssouf 
9. Ali Mohamed Ali dit Derbi 
10. Ahmed Yagouri.

++ Région de Tadjoura 93-94
1. Ali Abdallah  
2. Ali Dimbio 
3. Kamil Houmed 
4. Abakari Gadito 
5. Hamadou Daoud Ali mineur de 14 ans execute a Benna non loin de Bolli 
6. Moussa Ali Hamadou 
7. Mohamed Chehem 
8. Adlao Awal 
9. Moussa Ibrahim 
10. Ali Ahmed Ali 
11. Mohamed Ibrahim Ali 
12. Ahmed Abdallah Mohamed 
13. Mohamed Dimbio 
14. Ahmed Abdallah Otban 
15. Mohamed Ali Mohamed 
16. Abdo Mohamed Bolock 
17. Ali Hamadou Ali Hida 
18. Houmed Ibrahim Ali (execute a Lac Assal )
19. Otban Aiira Moussa 
20. Mohamed Cheik Bori 
21. Ali Mohamed Hamadou 
22. Ali Kamil Horoodo 
23. Hamad Mohamed Ali 
24. Daoud Ibrahim Afada 
25. Mohamed Hamid Hamadou 
26. Hawi Rouffa 
27. Mohamed Ahmed Sanalasse
28. Kamil Mohamed Ali 
29. Aden Ambassa Ali 
30. Amina Houmed Saiido 
31. Bouha Ahmed Ali (Der Bouha )
32. Ahmed Nouho Ali 
33. Ali Houmed Med 
34. Louback Ali Mohamed 
35. Youssouf Deberkaled Adabo 
36. Hanafare Aydahis Ibrahim 
37. Abdo Youssouf Otban 
38. Ahmed Baragoita Hassan 
39. Ali Aras Said 
40. Abdo Yousouf Hassan 
41. Ali Houmed Ali 
42. Cheiko Bourhan 
43. Dini Hassan Abro 
44. Elehate Hassan Ibrahim 
45. Fatouma Dileyta Said 
46. Hassan Mohamed Ali 
47. Houmed Gueda Ali 
48. Hassan Ali Deberkaleh 
49. Ismael Abdallah 
50. Abakari Hassan Mohamed 
51. Youssouf Hamid Youssouf 
52. Tayiba Hassan Ismael 
53. Mohamed Meeko 
54. Chehem Daoud Mohamed 
55. Hassan Douba Aramis .

Que Dieu les accueille dans son Paradis éternel.

25/12/2017 (Brève 1112) LDDH : nouvelles répressions sauvages contre des femmes et des enfants. S’agit-il de récupérer des terrains à Bulduqho ??

Dans un communqiué daté de ce jour, 25 décembre 201, la LDDH, sous la signature de son Président, Omar Ali Ewado, dénonce la destruction des habitations et des mosquées de Bulduqho.

S’agirait-il pour le régime de récupérer des terrains pour les louer ou les vendre à des acheteurs qui pourront payer Guelleh et sa famille ?

++ ____________ Communiqué de la LDDH

Fidèle à lui-même le régime en place à Djibouti utilise depuis plusieurs jours des moyens barbares, inhumains et sauvages à l’encontre des personnes les plus vulnérables à savoir les femmes avec des enfants en bas âges et parfois avec des nourrissons.
Sous prétexte d’un décasement à BULJOUQO en périphérie de BALBALA la police a usé d’une force inouïe pour détruire les habitations de fortune de ces pauvres personnes qui furent
transférées au Centre de Rétention de NAGAD.

Selon nos informations ces personnes en majorité des femmes et des enfants ont été molestées
lors de leur arrestation par la police. Au nombre de 280, ces femmes et enfants ont été parqués au Centre de Rétention de NAGAD et furent privés de toute nourriture durant leur détention.

Que peut-on reprocher aux enfants et aux nourrissons pour leur interdire l’alimentation en eau et en vivres, si ce n’est l’inhumanité ?

Quant aux 2 mosquées (lieux de culte musulman) l’une a été totalement détruite et l’autre transformée en siège de la Police !

En outre, la LDDH a appris ce matin que plusieurs jeunes diplômés puis formés en Chine pour servir au sein du chemin de fer reliant Djibouti à l’Ethiopie, ont fait l’objet d’arrestations musclées par la Police puis conduits au Centre de Rétention de NAGAD. Parmi ces jeunes, il y’aurait eu des blessés.

Il nous a été rapporté que le Ministère des Transports leur avait fixé la date du 25 Décembre 2017 pour la signature de leur contrat de travail. Mais sous nos cieux, le dialogue et la persuasion n’ayant pas cours, seules la répression et la dérive policières sont les méthodes privilégiées par les autorités face à ces jeunes qui attendent leur embauche depuis plus de 3 années.

La LDDH dénonce et condamne énergiquement l’usage de la force à l’encontre des civils sans défense et appelle la Communauté nationale et Internationale à faire pression par tous les moyens appropriés sur les autorités djiboutiennes afin de tempérer le caractère répressif durégime en place à Djibouti.

Le Président de LDDH
Omar Ali Ewado

++ ______________ Fin du communiqué

23/12/2017 (Brève 1111) Toute l’équipe de l’ARDHD souhaite de joyeuse fêtes de Noël à tous les Chrétiens

A la veille de la célébration des fêtes de Noël, toute l’équipe de l’ARDHD souhaite une joyeuse fête à tous les Chrétiens dans le monde. Elle formule des voeux pour que toutes celles et tous ceux qui souffrent dans le monde, en raison de leur religion, puissent se recueillir et fêter Noël dans des conditions de dignité, de sécurité et de tranquilité.

Elle espère que la Paix s’établisse entre les femmes et les hommes qui se reconnaissent dans des religions différentes et que les luttes qui ont pour origine des croyances différentes puissent cesser afin qu’une cohabitation pacifique, tolérante et respectueuse puisse s’instaurer.

20/12/2017 (Brève 1110) Maki Houmed-Gaba, en qualité de représentant de l’ARD pour l’Europe nous a fait parvenir la copie de son compte-rendu de la manifestation du 17 décembre 2017 à proximité de l’Ambassade de Djibouti à Paris, en hommage aux victimes de la dictature.

Lien avec l’article : http://ard-djibouti.org/compte-rendu-de-la-manifestation-du-17-decembre-2017-face-a-lambassade-de-djibouti-a-paris-ard-paris-18-12-17/

Compte-rendu de la manifestation du 17 décembre 2017
face à l’ambassade de Djibouti à Paris

La manifestation de Paris le 17 décembre 2017 de 15 h à 17 h face à l’ambassade de Djibouti à Paris organisée à l’appel de l’ADD a rassemblé une trentaine de manifestants dans l’objectif de rendre hommage à la mémoire des dizaines de victimes civiles tuées ou torturées à Djibouti depuis 1990.

La répression de civils la plus méconnue est celle du 27 septembre 1990 à Quartier 5 dans Djibouti-ville, ces civils prétendument accusés de collusion avec un attentat anti-français. En visite à Djibouti, Amnesty International avait obtenu des éléments de preuve que les personnes arrêtées avaient subi des mauvais traitements à la Brigade d’Ambouli appelée « Villa Christophe ». 27 ans aujourd’hui, et toujours aucune information sur ce crime.

Le 18 décembre 1991 a connu à son tour un massacre de civils au quartier Arhiba dans Djibouti où 59 personnes sont tuées et 88 blessées par les forces armées djiboutiennes, cette fois en représailles à une défaite des troupes gouvernementales dans le Nord du pays face au FRUD. 26 ans après, ce crime d’État reste également impuni.

Un nouveau crime de masse a été perpétré le 21 décembre 2015 à Buldhuqo près de Djibouti-ville, les forces de l’ordre ayant visé cette fois des civils membres d’une communauté culturelle qui s’étaient réunis pour une cérémonie religieuse, provoquant près de 70 personnes tuées et une centaine de blessés.

Les manifestants rassemblés ce 17 décembre ont dénoncé la perpétuation de tels crimes depuis les années 90 et réclamé l’ouverture d’enquêtes sur tous les massacres de civils commis à Djibouti ainsi que la fin de l’impunité et la libération des prisonniers politiques actuellement détenus.

Les manifestants ont réclamé enfin l’ouverture d’enquêtes sur les violations des droits de l’homme dans leur ensemble et sur les viols des femmes perpétrés dans le nord du pays.

Le député de l’opposition djiboutienne Ismaël Assoweh a fait le déplacement pour délivrer un message de solidarité à l’endroit des victimes et demandé une remobilisation de tous pour faire face à l’absence de droit qui se perpétue à Djibouti.
Le blogueur Tchadien Makaela Nguebla a pris la parole et esquissé une comparaison avec la dictature qui sévit au Tchad où le président Idriss Déby viole également pareillement les droits humains.

Ont également pris la parole un représentant de l’ORDHD M. Colomba, un ex-enseignant en exil forcé en France Farhan Barreh, le représentant en Europe de l’ARD Maki Houmed-Gaba, la militante des droits des humains Aicha Dabale mais aussi un ensemble de militants de l’opposition : Abdoulfatah Aden, Fatouma Hamadou, Kenedid Mouhsen et Ali Sahal.

Une longue série de slogans ont été scandés face à l’ambassade de Djibouti dont le personnel dissimulé derrière les fenêtres n’a pas manqué de filmer les manifestants au moyen de caméras à peine camouflées.

Maki Houmed-Gaba
Représentant de l’ARD en Europe
Fait à Paris le 17 décembre 2017

18/12/2017 (Brève 1109) Devoir de mémoire – Communiqué de la LDDH

Sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, la LDDH a diffusé ce 18 décembre 2018 un communiqué pour rappeler tous les massacres et les atrocités commis par les forces du régime sous l’autorité des deux chefs de l’Etat qui se sont succédés durant les 40 années d’indépendance confisquée.

Elle dénonce aussi la complaisance des nations occidentales largement représentées à Djibouti par leurs contingents militaires..

__________________ Texte du communiqué

« Il y a plus d’un quart de siècle, une soixante des civils sans défense furent fusillés à l’aube du 18 Décembre 1991 en bordure de la Cité d’ARHIBA par les forces gouvernementales de Djibouti.

POURQUOI ? La question reste toujours posée ! Ce massacre planifié en haute sphère de l’ETAT DJIBOUTIEN sera le prélude aux multiples séries des massacres qui jalonnent l’histoire de ce petit pays.

OBOCK, YOBOKI, HANLEH, RANDA, DAY, GOURBOUS, GAGADE, KARTA, WEIMA etc. ont été aussi les théâtres des massacres en séries des civils sans défense par les forces armées de Djibouti. Les auteurs ainsi que les commanditaires de ces multiples massacres ont bénéficié d’une totale impunité et continuent à ce jour à gravir les échelons sans aucune entrave et les proches de ces victimes portent toujours leur deuil face à un tel déni de justice. Le nombre des civils tués lors de cette période du conflit interne se compte par centaines.

Il semble sans aucun doute que les massacres des civils sans défense soient devenus une banalité historique car i y a 2 années à quelques jours près un massacre d’une même ampleur a été perpétré le 21 Décembre 2015, à BOULJOUQO à la périphérie de la Commune de BALBALA, toujours la même question sans réponse : POURQUOI ?

Le malheur est que des telles séries des massacres des civils sans défense se perpétuent sans vergogne dans le temps et dans l’espace à ce jour, pour les familles en total désarroi. Le thème choisi cette année par le Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies « OEuvrons pour l’égalité, la justice et la dignité humaine » arrive à point nommé car il est temps de rendre justice à ces victimes et à leurs proches.

La LDDH dénonce et condamne l’inertie sinon la complaisance des pays démocratiques amis de Djibouti, tels que la FRANCE et les ETATS-UNIS d’AMERIQUE, les instances judiciaires continentales la Cour Africaine des Droits de l’homme et des Peuples, et internationales le TPI avec le régime en place à Djibouti lequel cherche à occulter et enterrer pour toujours et par tous les moyens tous ces massacres des civils sans défense.

Enfin la LDDH osé espérer qu’un jour nouveau se lève pour rendre justice à toutes ces victimes et à leurs proches. »

17/12/2017 (Brève 1108) Bobard 1er, toujours champion incontesté de la carabistouille (Cf. Sa dernière prestation sur TV5) !

Dans l’interview qu’il a donné à TV5 monde le 15 décembre 2017, Guelleh s’est surpassé !!

En préambule, en voyant la richesse du décor (meubles, tentures, etc…) de son pied-à-terre parisien, on comprend que l’homme qui reçoit la journaliste n’est pas un pauvre miséreux, mais un des hommes parmi les plus riches de la planète.

++ Loyer des bases étrangères :
Guelleh a-t-il reconnu implicitement qu’il prélevait une somme qui pourrait être de l’ordre de 100 à 130 millions au bénéfice de sa cagnotte personnelle avant de rétrocéder le reste au Trésor public ?

En prétendant à plusieurs reprises que le revenu locatif des bases ne dépassait pas 10% du budget de l’Etat, il a certainement oublié de préciser que c’est la part qui laissait finalement au Trésor public. Car entre le montant des loyers et des aides, nous avions établi une estimation qui varie entre 180 et 220 millions d’US$, sans tenir compte de possibles loyers chinois, dont nous ne connaissons pas le montant.

Sachant que le budget de l’Etat est de l’ordre de 650 millions d’US$, cela fait un montant de 30 % et non 10 %. Si Guelleh se permet de répéter ce chiffre à plusieurs reprises, c’est probablement parce qu’il détourne en amont environ 20 %, soit 100 à 130 millions qui ne peuvent donc pas êtrecomptabilisés dans les comptes publics.

Lorsqu’il parle de transparence dans la gestion de l’argent public, il oublie certainement ces petits arrangements, qui lui permettent de prélever d’énormes sommes d’argent à la source et sans impôt !!!

++ Aucune ressource naturelle dans le pays, même pas de l’eau potable ?
Encore un grand moment de carabistouille. Guelleh a certainement oubliè qu’il y avait par exemple une usine d’eau potable à Tadjourah (mal gérée, certes, mais il y a de l’eau), du sel qu’il exploite au Lac Assal, de l’énergie géothermique et des activités lièes à la pêche et aux ports (Certes les Chinois ont mis la main sur la pêche avec des grands chalutiers et leurs nouvelles activités -ports et entrepôts- emploient majoritairement des Chinois et non des Djiboutiens : exemple, le train, enfin … quand il fonctionnera à sa capacité normale)

++ Pas un Djiboutien qui s’expatrie parce qu’il a faim !
Je pense qu’il suffit d’interroger les membres de la diaspora en Europe et en Amérique du Nord, pour constater qu’il s’agit d’une Grande carabistouille présidentielle !

Ah oui ! vraiment, Bobard 1er est toujours fidèle à lui-même ! Le roi du mensonge !!!

16/12/2017 (Brève 1107) A la veille de l’anniversaire de deux grands massacres commis à Djibouti sous les ordres de Guelleh, un correspondant nous adresse la liste la plus complète des victimes de nombreuses exécutions massives commises dans le pays. Avec nos félicitations, nous lui adressons tous nos remerciements pour sa contribution à la mémoire de ces femmes et de ces hommes innocents.

Sera-t-il possible d’établir un jour la liste exhaustive de toutes les victimes de Guelleh et de ses sbires ? On ne peut que l’espérer, mais la tache est complexe, car l’information est difficile à recueillir et à recouper et surtout parce que le régime a toujours tout fait pour que la vérité soit occultée, allant même jusqu’à faire brûler le bâtiment qui rassemblait les archives.

Notre corespondant à effectué un travail remarquable, que la diaspora toute entière va reconnaître et l’équipe de l’ARDHD lui adresse ses félicitations les plus sincères.

+++ 1990
++ 17 septembre 1990
A la suite de l’attentat du café de Paris, les forces de répression ont lancé une chasse contre les membres de la communauté Gadabourci, qui a payé un lourd tribu avec de nombreux morts et blessés.

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+++ 1991
++ 18 décembre 1991: massacre d’ARHIBA

  1. Hamad Ibrahim Said
  2. Yasso Kate Ali
  3. Ali Ibrahim Mourha
  4. Nibaleh Aden Mohamed
  5. Daoud Mohamed Ali
  6. Abdallah Hamad Omar
  7. Said Hamadou Gaas
  8. Ali Adam Ahmed
  9. Ahmed Moumin Baguila
  10. Habile Moumin Baguila
  11. Ganibo Ibrahim Yasso
  12. Ali Mohamed Weo
  13. Adam Dihibo Moussa
  14. Mohamed Ali Omar
  15. Ali Alelou Assowe
  16. Bero Daoud Angade
  17. Omar Mohamed Kadabe
  18. Abdallah Yayo Ibrahim
  19. Hassan Ali Aboubaker
  20. Malik Ali Mohamed
  21. Hassan Abdou Aboubaker
  22. Ali Abdallah Gourate
  23. Saboli Abdallah Gaas
  24. Ali Kabir Mandeitou
  25. Noumane Mohamed Abdallah
  26. Ali Said Mohamed
  27. Mohamed Moussa Waaye
  28. Ali Houssein Harssou
  1. Ali Cheiko Hamad
  2. Adam Cheiko Hamad
  3. Mohamed Ali Houssein
  4. Hassan Filadero Hassan
  5. Idriss Lale Ali
  6. Mohamed Osman Ibro
  7. Osman Mohamed Ibro
  8. Saada Ahmed
  9. Ali Arero Ali
  10. Misera Bouchra Chouna
  11. Saliha Mohamed Ali
  12. Ali Adam Ali
  13. Houssein Ibrahim Mohamed
  14. Kilo Yassin Ali
  15. Mahameisse Dinbihisse
  16. Ali Hamad Doula
  17. Here Ali Yasso
  18. Fosseya Mohamed Osman
  19. Hasna Said Mohamed
  20. Hassan Hamid
  21. Osman Youssouf
  22. Abdoulkader Mohamed Issa
  23. Arisso Onde Arisso
  24. Mohamed Moussa Mohamed
  25. Mohamed Ali Ahmed
  26. Mohamed Houmed Mohamed
  27. Gohar Hamadou Gohar
  28. Hamdou Gohar Hamadou

_________________________

++ 19 décembre 1991 : district de Dikhil – Massacre de Karta
1-Gohar Hamadou Med
2-Moumina Mohamed Barkat
3-Alboli Gohar
4-Assia Hammadou Ali
6-Saida Ahmed Cheiko
7-Aicha Houmed Ahmed.

==========================================

+++ 1992
++ Février 1992 : Yoboki

1-Abdallah Oudoum Hamadou (okal general)
2-Ahmed Moussa Ahmed (Cadi)
3-Mohamed Araita Hamadou
4-Mohamed Adou Roble dit Hali Hali (commercant)
5-Hamadou Ali Hamadou dit Herma
6-Hassan Farah Meeko
7-Abdo bolok Hamad dit kaxxa Abdo
8-Mohamed Bolok Hamad
10-Lako Kabir Houmed
11-Hamad Abakari Said (okal de Oulouto Modayto)
12-Halima Med Hassan
13-Moussa Hebano
14-Abdo Hamad,( muezin et maitre de l ‘ecole coranique)
15-Mohamed Hamadou Said
16-Mohamed Goura dit Asbaraytou .

_________________________

++ Février 1992 : Massacre de Gouroubous

1-Ambaro Assowo
2-Abdallah Hamad Mohamed
3-Obakar Mohamed Farah
4-Mohamed Houmed Ali
5-Ali Adrouh Boreto
6-Obakar Ali Araita
7-Abdo Ibrahim
8-Mohamed Ahmed Moussouba
9-Mohamed Houmed Ali dit HARSA
10-Mohamed Ali Hera
11-Gohar Moussa
12-Roble kiou Abdallah

_________________________
++ Aout 1992 : massacre d’Hanlé

1-Iyye Ahmed Ali
2-Abdoulkader Ibrahim Moussa
3-Ibrahim Abdoulkader Ibrahim
4-Med Adrouh Borita
5-Borita Adrouh Borita
6-Basoora Ali
7-Wais Halale Hamad Adou
8-Ali Hoobo Guinili
9-Abdalah Ahmed Sabboum
10 Abdo Ibrahim Ibiro
11-Farah Mohamed
12-Mohamed Houmed Golba

==========================================

+++ 1993
++
Septembre 93 : massacre de Gagade -Allouli.
1-Ali Houmed dit Arkahidaytou
2-Fatouma Ali Hmed
3-Moumina Oudoum Gohar
4-Koudous Moussa dit Ibaado
5 -Ibid Mohamed Adou
6-Madina Moussa Hared .
_________________________
++ Juil à Sept 1993
: district de Tadjourah

1-Hamadou Abdallah
2-Hassan Mohamed Ali
3-Mohamed Ahmed
4-Abyaazid Youssouf
5-Fatouma Dileita
6-Houmed Gouda Hera
7-Mohamed Isse Youssuf
8-Ali Hassan Daoud
9-MohameAli Gueda
10-Mohamed Ali Ahmed
11–Adlao Med Bolok
12 -Ali Abdallah
13-Ali Dimbio
14-Kamil Houmed Soule
15-Abakri Gadito Ali
16-Hamadou Daoud Ali
17-Ali Dabale Hamad
18-Moussa Ali Hamadou
19-Mohamed Chehem
20-Ali Adab
21-Adlao Awal

22-Moussa Ibrahim
23-Ali Ahmed Ali
24-Mohamed brahim
25-Ahmed Abdallah Mohamed
26-Mohamed Dimbio
27 -Ahmed Abdallah Otban
28-Mohamed Ali Mohamed
29-Abdo Mohamed
30-Ali Hamadou Ali Hida
31-Houmed Ibrahim Ali
32-Otban Ayra Moussa
33-Mohamed Cheik Borris
34 -Ali Mhamed Hamadou
35-Houmed Ibrahim Ali
36-Ali Kamil Horoodo
37-Hamad Mohamed Ali
38-Daoud Ibrahim Afada
39-Mohamed Hamid Hamadou
40-Hawi Rouffa Afsiiro
41-kamil Mohamed Ali

_________________________

++ Septembre 93 : massacre de Gagade -Allouli.

1-Ali Houmed dit Arkahidaytou
2-Fatouma Ali Hmed
3-Moumina Oudoum Gohar
4-Koudous Moussa dit Ibaado
5 -Ibid Mohamed Adou
6-Madina Moussa Hared .
________________________________________

+++ Massacres et exécutions à Obock

1-Mariam Ebo Mohamed
2-Mariam Houmed Yacin
3-Saleh Ahmed Kassim
4-Abdo Ibrahim Kassim
5-Ali Hamadou Ibrahim
6-Ali Mohamed Ibrahim
7-Fatouma Ali Mohamed
8-Bourhan Gazar Mohamed
9-Mola Omar Mola
10-Mohamed Bourhan
11-Ali Mohamed Ali
12 -Hamadou Kadafo Ali
13-Hasna Mohamed Ali
14 -Mohamed Chehem Ali
15 -Kassim Bourhan Ali

16 .Hafez Med Hassan (Elève)

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+++ 2014 : massacre du Day
Les ossements exhumés, par les ravinements des eaux torrentielles, seraient ceux des civils innocents, triés et exécutés, sans aucun Jugement (extrajudiciaire) par les Forces armées Djiboutiennes, en janvier 1994, et dont les corps n’avaient pas été retrouvés.

Il s’agit vraisemblablement de :
1. Ali Ballah Youssouf ;
2. Hassan Kamil Ali ;
3. Hamadou Kamil Hassan ;
4. Hamadou Mohamed Houmed ;
5. Mohamed Hassan Ali ;
6. Abdoulkader Hassan Youssouf ;
7. Mohamed Ali Mohamed.

Les sept corps ont été enterrés décemment au cimetière de Gabladigué le 9 février 2007.

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+++ 2015
++ 21 décembre 2015 : Bulduqho (Source : LDDH)

Morts
            

Blessés

Disparus

Awaleh Ali Mousse

Aden Farah Affi

Ahmed Hildid

Moussa Khaireh Waberi

Ibrahim Nour Miganeh

Sahal Ahmed Djama

Ahmed Abdi Houssein

Abdi Houssein Dirieh

Farah Robleh Wais

Abdillahi Aden Abdi

Awowo Aden Jirijiri

Mahamoud Bouh Rayale

Abdi Sahal

Idriss Baadou Aden

Hachim Ali Farah

Moumin Absieh

Hosh Abdillahi Ali

Houssein  Hassan Moumin 

Mako Nour Bouraleh

Yonis Abdillahi Ali

Omar Abdillahi

Samireh Aden Said

Mohamed Yacin Abdi

Moud Houssein Miguil

Osman Moumin

Abdi Moussa Farah

Med Ali Demo

Adosh Miguil Bouh

Ibrahim Omar Doule

Hassan Meiraneh

Mako Ali Rayal

Hassan Guedi

Omar Ali Omar

Hadiyo Maidane Farah

Aboubaker Yacin Said

Said Farid Djama

Moussa Bouh

Mahad Hassan Omar

Hadi Abdi Said

Moussa Elmi Egal

Yonis Abdillahi

Mahdi Moussa Atteyeh

Dahir Awaleh Farah

Yonis Hared Abdillahi

Moumin Alloleh Sougueh

Saad Moussa Elmi

Yonis Faroleh

Fatouma Said Issa

Rayale Miguil Ali

Zakaria Daher Ali

Fouad Robleh Omar

Fatouma Rague

Ibrahim Nour Miguil

Said Biraah Bouh

Ali Maidane

Arab Daher Ismail

Fardoussa Omar Ali

Farah Moumine Obsieh

Idriss Bachir Guedi

Omar Awlid Osman

Waise Godi

Ali Djama Mairaneh

Ayanleh Sougueh Guedi

Awaleh Robleh

Ahmed Issa

Mohamed Djama Egueh

Omar Guirreh God

Aden Farah

Moussa Waberi Dirir

Barreh Sougueh

Abdillahi Aden Ali

Mohamoud Hassan Omar

Ali Hayil

Daoud Abdillahi Gouled

Diraneh Aouled Ali

Hassan Omar Doualeh

Ilyas Ibrahim

Farid Ali Bouh

Madina Aden Hassan

Farah Mahamoud

Fozia Darar Ibrahim

Amina Hassan

Mouktar Hassan Abdirahman

Abdillahi Bouh Ali

Soumeya Abdourahman Djama
(6 ans)

Rayal Bouh

Issa Ali Farah

Souleiman Said Abdi

Omar Bawlah

Amareh Guedi Bouh

Omar Guirreh

Omar Djama Bashe

Saada Omar Djama

 

Jeh Abdi Souldan

Farid Ali Warsame

 

Abade Abdillahi Robleh

Aganeh Omar Wadawr

 

Robleh Bouni Daher

Abdirahman Wadawr

 

Ibrahim Alaleh

Mohamed Farah  Iyeh

 

Isnino Farah Ali

 

 

Qoreeho Bouh Said

 

 

Djama Sahal

 

 

Ibrahim Awaleh

 

 

Haroun Abadid Warsame

 

 

Kadija Hilin Adawe

 

 

Oumalkair Said

 

 

Atteye Djama Farah

 

 

Djibril Omar Atteyeh

 

 

Neima Guirreh Adaweh

 

 

Anab Sougueh Bouh

 

 

Bilal Djama Moud

 

 

Roda Ibrahim Bouh

 

 

Hamda Osman Abdi

 

 

Abdoulkader Osman Abdi

 

 

Zahra Said Farah

 

Que Dieu Tout-Puissant les accueille en son Paradis éternel.