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21/11/08 (B474) Le journal de la Flibuste. Face à un volume d'information important sur ce domaine, nous nous limiterons à publier les articles qui apportent des éléments nouveaux (9 dépêches en Français)

___________________________________ 1 - AFP

Somalie: des combattants affluent pour soutenir les pirates du Sirius Star, qui réclament 25 millions de dollars

Les pirates somaliens à bord du superpétrolier saoudien Sirius Star ont réclamé jeudi une rançon de 25 millions de dollars sous dix jours, soutenus par une centaine de combattants qui se sont rassemblés dans le petit port d'Harardere où le bateau est ancré.

"Nous demandons 25 millions de dollars aux propriétaires saoudiens du pétrolier.

Nous ne voulons pas de discussions qui s'éternisent pour régler cette affaire", a déclaré un des pirates, Mohamed Said, joint par l'AFP à bord du Sirius Star au téléphone depuis Nairobi.

"Les Saoudiens ont dix jours pour satisfaire" cette demande, "sinon nous agirons d'une manière qui pourrait être désastreuse", a-t-il ajouté sans autre précision.

Au moins une centaine de combattants soutenant les pirates somaliens ont afflué jeudi dans le petit port d'Harardere où le bateau est ancré, dans la crainte d'une attaque visant à le libérer, ont indiqué des habitants.

Les combattants se sont rassemblés à Harardere, situé à environ 300 km au nord de la capitale Mogadiscio, et dans ses environs, dans la crainte que des forces anti-pirates ne lancent une opération pour délivrer le bateau ancré dans ce port devenu la capitale mondiale de la piraterie.

"Les combattants sont venus de la région de Gulgudud et Mudug", dans le centre de la Somalie, a déclaré Mohamed Awale, un habitant d'Harardere.

"D'autres miliciens doivent encore arriver pour soutenir leurs frères", a déclaré Mohamed Awale.

Les pirates ont capturé samedi le superpétrolier chargé de deux millions de barils de brut, soit l'équivalent de 300.000 tonnes de pétrole.

Le bateau, dont la cargaison vaut environ 100 millions de dollars, est ancré depuis mardi à Harardere.

Mercredi, le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud al-Fayçal, avait déjà fait état de négociations.

"Je sais que les propriétaires du pétrolier négocient. Nous n'aimons pas négocier avec les terroristes ou avec les preneurs d'otages. Mais les propriétaires du pétrolier sont les arbitres en dernier lieu de ce qui se passe là-bas", a-t-il expliqué.

La capture du Sirius Star, long de 330 mètres, est l'opération de piraterie la plus spectaculaire menée au large de la Somalie.

Selon le Bureau maritime international (BMI), 94 bateaux ont été attaqués par des pirates somaliens depuis janvier. Trente-huit navires ont été détournés dont 17 sont toujours aux mains des pirates avec 250 membres d'équipage.

Plusieurs pays ont déjà dépêché des navires de guerre au large de la Somalie pour lutter contre les bandits des mers, qui continuent cependant de s'emparer de bateaux pour obtenir des rançons.

Face à la persistance des attaques, la Russie qui a déjà un navire militaire dans la zone, a annoncé jeudi l'envoi d'autres bâtiments.

Se démarquant de la position russe, Washington - qui a déjà une imposante force navale dans l'océan Indien - a jugé que l'approche militaire n'était pas adéquate.

La multiplication des attaques des pirates inquiète également les pays riverains de la mer Rouge, car elle risque d'entraîner une diminution du trafic maritime.

Réunis jeudi au Caire, des responsables égyptiens, jordaniens, saoudiens, soudanais et yéménites ont envisagé "toutes les options" pour lutter contre la piraterie, selon le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Hossam Zaki.

"Le phénomène menace la navigation dans la mer Rouge, et amène certains bateaux à choisir d'autres routes", s'est-il alarmé. L'Egypte tire d'importants revenus du trafic maritime dans le canal de Suez.

L'Union africaine (UA) a elle rappelé que l'explosion de la piraterie n'était que la conséquence du chaos régnant en Somalie depuis le début d'une guerre civile en 1991.

La fin de la piraterie passe par le retour à la paix, a souligné le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, en redemandant l'envoi du force de paix de l'ONU dans le pays.

___________________________________ 2 - AP

La communauté internationale cherche des solutions anti-piraterie

Maggie Michael

L'Union africaine, l'ONU et les pays riverains de la mer Rouge, tous tentaient jeudi de trouver des solutions contre la piraterie qui sévit dans le golfe d'Aden, l'une des voies maritimes les plus empruntées par la marine marchande

Discussion: Égypte

Six pays arabes se sont réunis au Caire à huis clos pour définir une stratégie commune contre ce fléau: l'Egypte, la Jordanie, l'Arabie saoudite, le Yémen, le Soudan, ainsi que la Somalie, où se réfugient les pirates.

L'Egypte tire sa principale source de revenus du Canal de Suez, qui relie la Méditerranée à la mer Rouge. Les attaques de navires marchands, avec prises d'otages et demandes de rançon, se sont multipliées ces derniers mois dans le golfe d'Aden, entre mer Rouge et l'océan Indien.

Pour relier l'Europe à l'Asie, plusieurs armateurs ont déjà décidé de ne plus emprunter cet itinéraire, plus court mais désormais trop dangereux: le Norvégien Odfjell, par exemple, a ordonné mardi à ses plus de 90 pétroliers de faire le long détour par le Cap de Bonne-Espérance, la pointe sud de l'Afrique. L'armateur danois Moller-Maersk a pris la même décision jeudi pour ses navires les plus lents.

L'Egypte a donc tout intérêt à ce que les eaux du golfe d'Aden deviennent moins agitées. Les six pays arabes rassemblés au Caire devaient se pencher sur plusieurs options, a indiqué le diplomate égyptien Wafaa Bassem avant la réunion: un centre de surveillance de la piraterie, des manoeuvres conjointes des marines arabes et un système d'alerte pour les bateaux naviguant sur la mer Rouge.

Par ailleurs, l'Union africaine a exhorté jeudi l'ONU à dépêcher des casques bleus en Somalie. Le président de la Commission de l'UA Jean Ping a estimé que les derniers détournements indiquaient clairement une "détérioration de la situation, avec des conséquences d'une portée considérable pour (la Somalie), la région et la communauté internationale au sens plus large".

Depuis le début de l'année, 95 bateaux ont été attaqués dans le golfe d'Aden, dont 39 ont été détournés. Rien que durant ces deux dernières semaines, huit navires ont été saisis par les pirates, dont le superpétrolier saoudien Sirius Star avec dans ses cuves pour 100 millions de dollars de brut. Des centaines de membres d'équipage sont actuellement retenus en otages par les pirates, sur les côtes est et sud de la Somalie.

L'OTAN, les Etats-Unis, la Russie et d'autres pays ont envoyé des bâtiments sur zone pour assurer la sécurité des transports maritimes.

Mardi, un navire de guerre indien a coulé un bateau qui correspondait à la description établie dans plusieurs signalements d'actes de piraterie.

Le Bureau maritime international (BMI) estime que cette sévérité peut s'avérer efficace. "Il est temps que des mesures vigoureuses de ce genre soient prises", a commenté Noel Choong, directeur du centre de signalement des actes de piraterie du BMI. "Si tous les navires de guerre font cela, ce sera une forte dissuasion. Mais si ça reste un cas isolé, alors ça ne fonctionnera pas".

A New York, le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé jeudi à l'unanimité d'imposer de nouvelles sanctions à la Somalie, visant des personnes, physiques ou morales, afin de limiter le trafic d'armes. Une commission va être mise sur pied, qui devra dresser la liste des personnes dont les avoirs seront gelés.

"Le principal objectif est de fournir un cadre pour stopper le flux d'armes qui entrent en Somalie et qui provoquent là-bas un tel chaos", a déclaré l'ambassadeur britannique à l'ONU John Sawers, dont le pays est à l'origine de cette initiative.

___________________________________ 3 - Le Figaro

Kouchner : «Il faut éradiquer le fléau de la piraterie»

Propos recueillis par Katia Clarens

INTERVIEW FIGARO MAGAZINE - Première à se mobiliser, la France est parvenue à rallier six autres pays de l'Union pour lancer une vaste opération aéronavale de sécurisation de la zone, explique le ministre des Affaires étrangères dans un entretien à paraître samedi.

Le Figaro Magazine - Une force aéronavale devrait être déployée début décembre dans le golfe d'Aden. Il y avait urgence !

Bernard Kouchner - Ces groupes qui enlèvent des gens sont désormais extraordinairement équipés grâce à l'argent des rançons payées, et ils sont extrêmement efficaces. Ils ont des bateaux rapides et manoeuvrent, par groupes exercés, à partir d'un bateaumère. Ce qui est nouveau, c'est à la fois l'essor de la piraterie et l'industrie de l'enlèvement dans le golfe d'Aden. C'est un fléau qu'il faut éradiquer ! L'Europe s'engage dans ce défi avec «Atalante», la première opération maritime de la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD)

Quel a été le rôle de la France ?

Hervé Morin, le ministre de la Défense, et moi avons été les premiers à mettre en place, l'année dernière, des opérations d'escorte des bateaux du Programme alimentaire mondial (PAM) apportant l'aide aux populations somaliennes. Nous avons été suivis par les Pays-Bas, le Danemark et le Canada. Ensuite, nous nous sommes déterminés contre les actes de piraterie. Nous avons d'abord créé l'Eunavco, une cellule de coordination européenne chargée de soutenir les actions de surveillance et de protection menées au large des côtes de la Somalie.

Après la résolution 1814, organisant la protection des bateaux du PAM, nous avons proposé au Conseil de sécurité des Nations unies deux résolutions initiées et écrites largement par la France la 1816 et la 1835. Elles nous donnent la possibilité de nous manifester fortement dans les eaux internationales, ainsi qu'un droit de poursuite et d'intervention dans les eaux somaliennes contre les pirates qui pourraient s'y réfugier. Elles ont l'une et l'autre été adoptées à l'unanimité par le Conseil de sécurité.

Parallèlement ont été montées les opérations du Ponant en avril dernier et du Carré d'As en septembre (deux opérations de libération menées par les forces spéciales françaises basées à Djibouti, ndlr). A partir de juin, de concert avec les Espagnols, nous avons offert à d'autres pays de se joindre à nous dans l'Eunavco, puis dans l'opération maritime européenne « Atalante ». Il y a aujourd'hui sept pays qui ont déclaré qu'ils vont participer à l'opération, et le commandement sera anglais. Engager les Britanniques et d'autres pays dans une opération de politique européenne de sécurité et de défense comme celle-là, c'est un bel exemple à opposer à ceux qui prétendent que l'Europe n'existe pas.

Le moyen le plus efficace ne serait-il pas dcombattre les pirates sur leurs bases terrestres ?

Nous sommes en contact avec le gouvernement somalien, mais celui-ci n'est pas encore en mesure de régler ces problèmes sur son territoire. Nous agissons donc en accord avec lui. Avec l'affaire du Ponant, nous avons fait six prisonniers somaliens qui ont été amenés en France puisque les victimes étaient françaises.

Cette opération pourrait-elle s'étendre à d'autres pays ?

Les résolutions de l'ONU ne concernent que le golfe d'Aden, les côtes de la Somalie et du Yémen. Cependant, les zones du golfe de Guinée et du delta du Niger sont également exposées. Les prises d'otages s'y déroulent généralement dans les eaux territoriales du Nigeria et de la presqu'île de Bakassi, rétrocédée au Cameroun. Au sens du droit international, qui n'autorise la poursuite par des tiers qu'en haute mer, il ne s'agit donc pas d'actes de piraterie. Coordonner des actions avec les Etats concernés est donc plus compliqué.

Il y a en ce moment deux otages français en Somalie. Où en sommes-nous ?

On est en chemin... C'est une action privée, ce sont des volontaires humanitaires d'Action contre la faim enlevés à terre. Il n'est pas question de dire quoi que ce soit pendant la négociation, pour ne pas mettre la vie des otages en danger. Nous ne sommes pas inactifs pour autant. J'ai ici recréé un centre de crise, car j'en avais installé un, plus modeste, lorsque j'étais secrétaire d'Etat au ministère des Affaires étrangères, mais on l'avait arrêté. Dans ce nouveau service, 50 personnes travaillent jour et nuit. Face au développement de cette industrie insupportable de l'enlèvement, qu'il soit lié aux actes de piraterie ou accompagné de revendications politiques, il fallait réagir. Nous l'avons fait. J'espère qu'il y aura dans notre sillon une vraie démarche mondiale.

Quelles sont les principales revendications des preneurs d'otages ?

Ils veulent souvent de l'argent ! Tout cela trouve essentiellement son origine dans les pays de pauvreté. On ne peut pas nier que ces bandits entretiennent leurs familles avec l'argent des rançons, c'est une réalité. Quant à l'industrie de l'enlèvement politique, il faut l'assimiler très clairement au terrorisme. C'est-à-dire que les enlèvements et les assassinats, comme dans les zones d'al-Qaida au Maghreb (en décembre 2007, quatre Français étaient assassinés en Mauritanie, ndlr), constituent une activité terroriste liée au djihad global.

Considérez-vous que ce qui s'est passé dans le golfe de Guinée, où six Français ont été pris en otages au large des côtes nigérianes par des pirates camerounais qui ont réclamé la libération de prisonniers politiques, entre dans la catégorie du terrorisme ?

Dans la grande majorité des cas, les enlèvements politiques n'ont rien à voir avec la piraterie. A Bakassi, ce n'était pas du terrorisme, pas non plus de la piraterie classique. C'est une zone intermédiaire où les preneurs d'otages combinent demandes matérielles et revendications politiques.

Quelles sont les zones sensibles pour les Français à l'étranger ?

En plus des pays dont nous avons parlé, toutes les zones où se déploient al-Qaida et sa nébuleuse sont dangereuses. Tous les Européens, à l'exception de deux pays, sont engagés en Afghanistan. Vingt-cinq pays sont donc potentiellement des cibles

__________________________________ 4 - AFP

Superpétrolier saoudien: les pirates réclament 25 millions de dollars

Les pirates somaliens qui ont capturé le superpétrolier saoudien Sirius Star, ancré depuis mardi en face d'un port de Somalie, ont annoncé jeudi à l'AFP réclamer une rançon de 25 millions de dollars sous dix jours pour relâcher le navire et son équipage.

"Nous demandons 25 millions de dollars aux propriétaires saoudiens du pétrolier. Nous ne voulons pas de discussions qui s'éternisent pour régler cette affaire", a déclaré un des pirates, Mohamed Said, joint à bord du Sirius Star au téléphone depuis Nairobi.

"Les Saoudiens ont 10 jours pour satisfaire" cette demande, "sinon nous agirons d'une manière qui pourrait être désastreuse", a ajouté le pirate sans autre précision.

Les pirates ont capturé samedi le superpétrolier, chargé de deux millions de barils de brut, soit l'équivalent de 300.000 tonnes de pétrole. Le bateau est ancré depuis mardi devant un de leurs repaires, le petit port d'Harardere, à 300 km au nord de Mogadiscio.

Mercredi, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal, avait indiqué que les propriétaires du superpétrolier "négociaient".

"Je sais que les propriétaires du pétrolier négocient. Nous n'aimons pas négocier avec les terroristes ou avec les preneurs d'otages. Mais les propriétaires du pétrolier sont les arbitres en dernier lieu de ce qui se passe là-bas", avait expliqué le ministre.

La capture du Sirius Star, long de 330 mètres et dont la cargaison vaut environ 100 millions de dollars, est l'opération de piraterie la plus spectaculaire menée au large de la Somalie.

Des responsables de pays arabes riverains de la mer Rouge se sont réunis jeudi au Caire pour étudier les moyens de lutter contre la piraterie au large de la Somalie, l'Egypte ayant affirmé que "toutes les options" étaient sur la table.

La réunion, à laquelle assistent des responsables égyptiens, jordaniens, saoudiens, soudanais et yéménites, "vise à promouvoir la coordination entre les pays arabes riverains de la mer Rouge", a déclaré le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Hossam Zaki, cité par l'agence égyptienne Mena.

"Le phénomène menace la navigation dans la mer Rouge, et amène certains bateaux à choisir d'autres routes", a-t-il ajouté.

"Toutes les options sont sur la table" pour endiguer cette menace, a-t-il dit.

Selon les chiffres du Bureau maritime international (BMI), 94 bateaux ont été attaqués par des pirates somaliens dans l'océan Indien et le golfe d'Aden cette année, --un phénomène en forte hausse-- et 39 ont été saisis par les pirates, a précisé le porte-parole du Pentagone.

Plus nombreuses, les agressions ont aussi lieu plus loin, en haute mer.

L'attaque la plus spectaculaire jamais menée dans la région a eu lieu au cours du week-end dernier contre un superpétrolier saoudien à plus de 450 milles nautiques (800 km) au sud-est de Mombasa (Kenya).

Par ailleurs, la Russie va envoyer d'autres navires de guerre patrouiller dans les eaux près de la Somalie, afin de lutter contre la piraterie, a indiqué jeudi le commandant en chef de la marine russe.

"Après l'Intrépide, d'autres navires de la marine russe vont se diriger vers la région", a indiqué l'amiral Vladimir Vyssotski, cité par l'agence Ria Novosti, en allusion à un bateau dépêché dans cette région en septembre.

"C'est nécessaire en raison de la situation qui s'est développée à proximité de la Corne de l'Afrique et dans le golfe d'Aden, où les pirates somaliens ont considérablement accru leurs activités", a-t-il ajouté.

__________________________________ 5 - XINHUA


Le groupe islamiste radical va "repousser la piraterie de la Somalie"

Les rebelles islamistes qui prennent le contrôle de la ville portuaire australe de Kismayu ont promis mercredi qu'ils vont repousser la piraterie au large de la côte australe de la Somalie où un navire de pêche chinois a été enlevé cette semaine.

Le chef de la communication du groupe islamiste al-Shabaab, Sheik Hassan Yakub Ali, a juré que son groupe sécurisera les eaux au sud du pays, déclarant qu'ils créeront une force spéciale pour protéger tous les navires qui se dirigent vers la région.

Le groupe, figurant sur la liste de Washington en tant qu'une organistation terroriste, contrôle la ville portuaire de Kismayu, la capitale provinciale du Bas-Jubba du sud de la Somalie, à 500km au sud de Mogadiscio.

"Nous combattrons la piraterie et l'éradiquerons de nos eaux. Tous les bateaux transportant des marchandises pour notre peuple doivent être sécurisés", a affirmé M. Ali aux journalistes.

Le mouvement islamiste, qui s'est opposé à l'accord de paix entre une autre faction principale et le gouvernement somalien, s'est récemment emparé de nouveaux territoires au sud de Mogadiscio, capitale somalienne.

__________________________________ 6 - La Croix

Pourquoi les gros navires sont-ils si vulnérables face à la piraterie ?

Mercredi 19 novembre, le Bureau maritime international a appelé les états à enrayer les actes de piraterie au large de la Somalie. "La situation est déjà devenue incontrôlable", a estimé Noel Choong, directeur du Centre d’observation de la piraterie basé à Kuala Lumpur. Outre le Sirius Star, capturé dimanche dans l’océan Indien, dix-sept navires avec 250 membres d’équipage sont aux mains des pirates somaliens. Les explications de Hugues Jardin, capitaine de vaisseau, chef de l’état-major « Opérations » de la marine nationale

« Les navires marchands sont démunis face à la piraterie car leurs équipages sont très réduits pour limiter les coûts. Avec le système des quarts, il ne reste souvent que trois ou quatre hommes de veille. Les radars offrent un système de veille optimisé à l’avant mais avec des zones de non-visibilité à l’arrière. Surtout, il est difficile de faire la différence entre un pêcheur et une embarcation pirate dans une zone d’intense trafic côtier. Des centaines d’embarcations de 5 à 6 mètres de long, munies de moteurs hors-bord – boutres, dhows, skiffs – croisent dans l’océan Indien.

Les pirates ont mis au point des tactiques d’attaque de moins de quinze minutes. Les petites embarcations se laissent approcher par leur cible puis convergent très rapidement vers elle. Un navire marchand peut très difficilement ralentir, accélérer ou changer de cap car ils sont lourdement chargés. Un superpétrolier plein, comme le Sirius Star, prend 10 à 15 mètres de tirant d’eau, ce qui le rend beaucoup plus vulnérable.

Une fois accostés, les pirates envoient des grappins et des échelles métalliques de 5 à 6 mètres avec deux crochets et des hommes grimpent le long de ces échelles. Les pirates ont pris confiance dans leur savoir-faire lors des assauts. Leurs attaques sont de plus en plus rapides, portent sur des bâtiments de plus en plus gros et de plus en plus loin des côtes. Ils sont armés de fusils d’assaut, de kalachnikovs et de fusils lance-roquettes utilisés pour impressionner l’équipage, mais ce qui assure leur réussite, c’est leur rapidité à grimper à bord. Ils se dirigent vers la passerelle, prennent en otage un homme de quart, et jouent sur l’effet de surprise.

"Le plus difficile est de les identifier comme pirates"

Les navires prennent davantage de précautions et de mesures pour empêcher les pirates de monter à bord. Certaines compagnies n’hésitent pas à armer leurs hommes, à étoffer leurs équipages, à naviguer plus vite ou à emprunter des routes en zig-zag, ainsi qu’à développer des techniques de riposte gardées secrètes.

Intercepter les pirates serait facile aux fusiliers marins déployés dans la région et embarqués sur les navires militaires français, mais le plus difficile est de les identifier comme pirates. Les débusquer demande du renseignement, un long travail de traque. Dans la région, tout le monde est armé à cause du brigandage.

Les navires militaires vont parfois jusqu’à l’affrontement. Ainsi, le 11 novembre, la frégate britannique HMS Cumberland a ouvert le feu contre des pirates somaliens qui s’étaient rendus maîtres d’un bateau pêcheur yéménite, tuant deux pirates.

La France a été pionnière avec la protection qu’elle a assurée aux navires d’aide alimentaire du PAM il y a un an, et avec le vote de trois résolutions aux Nations unies. Ses deux frégates dans l’Océan Indien au sein de la coalition « Enduring Freedom », les navires qu’elle va déployer début décembre dans le cadre de l’opération européenne Atalanta, les compagnies de fusiliers marins et les moyens aériens dont elle dispose à Djibouti participent tous, sous l’autorité du commandement embarqué de la zone, à la lutte contre la piraterie. »

Recueilli par Nathalie LACUBE

__________________________________ 7 - RFI

Les pirates somaliens frappent plus loin et plus fort

par Monique Mas

Puissamment armés et organisés comme des commandos militaires, les pirates somaliens menacent la sécurité de routes vitales pour la marine marchande. Depuis la prise du pétrolier géant saoudien le Sirius Star, une cible d’une dimension inédite circulant de surcroît très au sud de leur aire d’action habituelle du Golfe d’Aden, à 800 kilomètres au large du Kenya et de la Tanzanie, les pirates somaliens ont détourné trois autres navires dans le Golfe d’Aden : un chalutier thaïlandais, un cargo immatriculé à Hong-Kong et un vraquier grec. Un défi sécuritaire pour la marine marchande du monde entier qui a vu se multiplier les attaques depuis le début de l’année.

Depuis la prise du pétrolier géant saoudien le Sirius Star (photo), les pirates somaliens ont détourné trois autres navires dans le Golfe d’Aden.

Armes de guerre, vedettes ultra-rapides, les pirates somaliens sont parvenus à arraisonner un géant des mers, le pétrolier saoudien Sirius Star, un bâtiment de 330 mètres de long, jaugeant 318 000 tonnes et transportant 2 millions de barils de pétrole brut à la vitesse moyenne de 15 nœuds. Une performance qui marque une escalade de la piraterie maritime, même si les 25 hommes du Sirius Star ne disposaient d’aucun moyen sérieux de défendre un bâtiment dont la valeur est estimée à 150 millions de dollars, celle de son chargement représentant quelque 100 millions de dollars.

De notre correspondante à Riyad, Clarence Rodriguez

« Du côté de l’Arabie Saoudite, la prudence est de mise car au-delà des 250 millions de dollars que représente la cargaison, c’est la vie de 25 hommes qui est en jeu ! »

Du golfe d'Aden au large de l'océan Indien

Habitués du golfe d’Aden, les pirates somaliens ont frappé beaucoup plus au sud le 15 novembre, à 450 milles nautiques (800 kilomètres) au large du Kenya et de la Tanzanie, une attaque surprise dûment planifiée et conduite en plein océan Indien par des pirates équipés de matériel de navigation et de transmission à la pointe de la modernité. Depuis la chute de Syad Barré en 1991, les trafiquants d’armes de toutes nationalités prospèrent dans les ruines de la Somalie. Les clans adverses se déchirent jusque dans le Gouvernement fédéral de transition (GFT) que l’Onu s’efforce vainement d’imposer à Mogadiscio, la capitale, avec le concours militaire de l’Ethiopie et face à des tribunaux islamiques eux aussi solidement armés.

Les 3 700 kilomètres de côtes somaliennes ont vu de très longue date toutes sortes de trafics, le tsunami de 2005 ramenant par exemple sur les plages des quantités de barils de déchets radioactifs. La criminalité internationale organisée, la mafia italienne notamment, selon certains observateurs, ont fait une poubelle de ces lieux également très fréquentés par la piraterie. Et cela sans frein aucun, depuis que fin 2006 le semblant d’ordre imposé six mois durant par les tribunaux islamiques a disparu, l’armée éthiopienne leur faisant lâcher prise sur le centre et le sud du pays. Pour sa part, depuis le début de 2008, le Bureau maritime international (BMI) a recensé une centaine d'attaques de pirates somaliens au large de la Corne de l’Afrique, principalement dans le golfe d’Aden où transitent chaque année quelque 16 000 bâtiments, ce qui représente environ 90% du trafic marchand mondial.

Des bases au Puntland

Basés pour la plupart dans le nord-est de la Somalie, au Puntland, les pirates ont réussi à s’emparer cette année de 36 navires. Et c’est en face du port d’Harardere qu’ils ont d’ailleurs conduit le Sirius Star, ancré depuis le 18 novembre dans les eaux territoriales du Puntland où sont toujours retenus 14 navires piratés parmi lesquels un cargo ukrainien bourré d’armes, de munitions et de blindés, le Faina, arraisonné le 25 septembre dernier. Ironie du chaos somalien, c’est de cette région du Puntland qu’est issu le président somalien « en titre », Abdullahi Yussuf.

Ancien lieutenant-colonel de l’armée somalienne sous Syad Barre, Abdullahi Yussuf présidait en effet aux destinées claniques de l’Etat - autonome mais pas séparatiste - du Puntland avant d’être péniblement assis, en juin 2005, dans le très virtuel fauteuil présidentiel de la Somalie, sous la férule de l’Autorité régionale intergouvernementale de développement (Igad : Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Kenya, Ouganda et Soudan) et du Forum de partenaires internationaux rassemblant la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Norvège, la France, le Japon et l’Union européenne.

A défaut de se risquer sur un territoire somalien livré à la loi du plus fort, le « président » Yussuf a installé ses pénates à Nairobi, au Kenya où le Premier ministre d’un gouvernement somalien non moins virtuel, Nour Hassan Hussein, rappelle aujourd’hui qu’il sera extrêmement difficile de venir à bout de cette piraterie organisée malgré la présence d’une armada de l’Otan et de nombreux bâtiments de guerre européens et russes. « Les opérations navales à elles seules ne sont pas suffisantes, dit-il, car les pirates disposent d’un réseau en mer, à terre et aussi parfois à l’étranger ».

La Somalie, territoire sans Etat

Par deux fois, des forces spéciales françaises ont donné l’assaut à un repaire de pirates somaliens : le 11 avril d’abord, contre les ravisseurs (le 4 avril) du yacht de plaisance français Le Ponant, après le versement d’une rançon par l’armateur dont une partie a été récupérée, mais aussi dans la nuit du 15 au 16 septembre, pour libérer un couple de Français retenus à bord de leur voilier Le Carré d’As. Des pirates ont été tués dans ces opérations militaires. D’autres ont été capturés et ramenés en France pour être jugés, sans que l’on puisse vraiment espérer un quelconque effet d’exemplarité en Somalie, territoire sans Etat et sans foi autre que celle de la survie, comme l’expliquent les pirates à peine voilés dans leurs chèches, que la presse peut interroger à découvert, à proximité des villages de pêcheurs somaliens dont ils sont issus.

A voir le niveau d’équipement des pirates somaliens, il est clair que le banditisme des mers est devenu une entreprise qui dépasse les capacités ordinaires des anciens pécheurs du cru. Dans le désert ambiant de leur pays dévasté, la transformation des valises de billets en produits consommables et le recyclage des rançons imposent visiblement un certain niveau d’expertise et de contact international. C’est ainsi par exemple que sur la chaîne de télévision qatari, al-Jazira, un homme revendiquant sa participation à la prise du Sirius Star indique tout bonnement que lorsque les négociations auront abouti avec l’armateur, les pirates « feront le compte de l'argent mécaniquement ».

Une criminalité internationale très organisée

Si elle n’a pas vraiment pignon sur rue, encore que le port d’Harardere ressemble à un siège d’entreprise, la piraterie somalienne est tout à fait organisée. « Nous disposons des équipements nécessaires pour identifier les faux billets », assure ainsi le présumé pirate d’al-Jazira. Mercredi soir, nulle information précise ne filtrait sur le montant de la rançon du Sirius Star. Mais sa valeur cumulée avec celle de son fret représente quelque 250 millions de dollars. Son propriétaire, le Saoudien Aramco et son opérateur, la filiale Vela International Maritime Ltd, basée à Dubaï, se contentent d’assurer que « la première priorité demeure la sécurité de l'équipage » : deux Britanniques, deux Polonais, un Croate, un Saoudien et dix-neuf Philippins, qui, au moment de l’abordage, ont dû se sentir bien seuls sur leur bâtiment grand comme trois terrains de football. Une proie tentante et finalement facile malgré son éloignement à plusieurs centaines de milles nautiques de la côte.

La force navale internationale censée prévenir ce genre d'attaques dans la zone est débordée. Mardi soir, c’est un navire de guerre indien la frégate INS Tabar, qui a dû riposter à une attaque de pirates au large des côtes de la Somalie. Selon le Bureau maritime international (BMI), ce qui ressort ces dernières semaines, c’est «une augmentation anormale des actes de violence et des saisies de navires malgré le renforcement de la sécurité dans la région». «En l'absence de dissuasion, en raison des risques faibles et avec la perspective de gains élevés pour les pirates, les attaques vont continuer», souligne le directeur du Centre d'observation de la piraterie du BMI.

Selon le BMI, « la situation est déjà incontrôlable. Les Etats-Unis et la communauté internationale doivent faire cesser cette menace ». Reste à savoir comment. En attendant, à défaut d’avoir pu empêcher la Somalie de sombrer dans le chaos, c’est une zone de non-droit qui entrave aujourd’hui la libre circulation de la marine marchande internationale et menace d’alourdir encore les prix du pétrole, pour le plus grand profit du crime organisé.

__________________________________ 8 - L'Express avec Reuters

La piraterie dépasse la Somalie, assure son Premier ministre

Le Premier ministre somalien Nour Hassan Hussein estime que la piraterie au large des côtes de son pays participe d'un phénomène international qui va au-delà de la région de la Corne de l'Afrique.

Selon le Premier ministre somalien Nour Hassan Hussein, la piraterie au large des côtes de son pays participe d'un phénomène international qui va au-delà de la région de la Corne de l'Afrique. "Nous sommes désolés, mais ce problème de piraterie n'est pas cantonné seulement à la Somalie; il affecte l'ensemble de la région, il affecte le monde", a-t-il déclaré dans une interview à Reuters. (Reuters/Antony Njuguna)

Le détournement sans précédent samedi au large du Kenya d'un pétrolier géant transportant deux millions de barils de brut saoudien destiné aux Etats-Unis a semé la consternation dans la communauté internationale et laisse entrevoir une nouvelle flambée des cours des matières premières.

Ce détournement et trois autres depuis sont intervenus en dépit du déploiement dans cette région d'une armada de l'Otan, de bâtiments de guerre de pays européens et de navires de la marine russe.

Dans une interview à l'agence Reuters, Hussein estime que les patrouilles maritimes internationales ne suffiront pas à éradiquer le phénomène de la piraterie et assure que celui-ci n'est pas cantonné à la Somalie.

"Nous sommes désolés, mais ce problème de piraterie n'est pas cantonné seulement à la Somalie; il affecte l'ensemble de la région, il affecte le monde."

Selon les experts, les pirates ont montré qu'ils pouvaient frapper sur une large étendue maritime puisque la zone de leurs agissements dépasse plus d'un million de km2.

"Les opérations navales à elles seules ne sont pas suffisantes, car les pirates disposent d'un réseau, ce qui veut dire un réseau opérationnel ce qui veut dire en mer, à terre et aussi parfois à l'étranger", affirme-t-il.

"UN PROBLÈME COMMUN"

"Je crois que tout cela est lié à d'autres organisations. Je ne pense pas qu'il s'agisse purement et simplement de piraterie somalienne.

"Il y a des groupes criminels, assurément, du moins c'est une hypothèse. Mais, bien sûr, on y verra plus clair dans les mois qui viennent."

Un certain nombre d'experts de la région n'excluent pas que les pirates somaliens bénéficient de l'aide de hors-la-loi yéménites et nigérians et que les butins - notamment les rançons obtenues des armateurs des bateaux détournés - finissent entre les mains de groupes "terroristes" internationaux.

C'est pourquoi ils estiment que, en plus de dépêcher des navires de guerre dans la région, la communauté internationale devrait se pencher sur les réseaux financiers susceptibles de recycler les dizaines de millions de dollars de rançon perçus rien que cette année.

Hussein fait valoir que son fragile gouvernement fédéral de transition somalien n'a pas les moyens de s'attaquer au phénomène et il réclame à la communauté internationale qui le soutient une aide pour mettre sur pied une garde-côtes digne de ce nom.

De source diplomatique, on estime que seule une solution politique en Somalie, où le gouvernement lutte contre une insurrection islamiste croissante, pourra à terme permettre d'éradiquer le problème.

Hussein reconnaît le rôle dans cette situation de l'héritage de plus d'une décennie de guerre civile en Somalie, marquée par l'absence d'état de droit, l'omnipotence des chefs de guerre et la pauvreté.

"Nous sommes très satisfaits de constater que le problème de la piraterie est devenu un problème commun et que des efforts communs sont déployés pour y faire face. Nous jouerons bien sûr notre rôle, mais nos moyens sont très limités", ajoute-t-il.

Version française Marc Delteil

__________________________________ 9 - Libération

Piraterie: «Nous remboursons la rançon et les frais annexes»

ENTRETIEN : Nicolas Fontvieille est «souscripteur» chez la société anglaise Hiscox, leader mondial de l'assurance sur le marché - si, si, ça existe — du kidnapping et de la rançon...

Recueilli par PHILIPPE BROCHEN


Ce mercredi matin, le Bureau maritime international (BMI) a tiré la sonnette d'alarme sur les actes de piraterie au large de la Somalie, qui se sont multipliés de façon «exponentielle et incontrôlable».

«Les Nations unies et la communauté internationale doivent trouver la parade pour mettre fin à cette menace», ajoute l'organisme, sans quoi, «en l'absence de dissuasion, avec des risques faibles et la perspective de gains élevés pour les pirates, les attaques vont continuer».

Selon le BMI, depuis janvier, 94 bateaux ont été attaqués par des pirates au large de la Somalie et dans le Golfe d'Aden. 38 navires ont été saisis dont 17 sont toujours aux mains des pirates avec 250 membres d'équipage.

Hiscox, société anglaise, est le leader mondial de l'assurance sur le marché du kidnapping et de la rançon (65-70% de parts) et compte parmi ses clients nombre d'armateurs et de propriétaires de navires. Nicolas Fontvieille, souscripteur kidnapping et rançon, répond aux questions de liberation.fr.

Les actes de piraterie maritime font la une de l'actualité depuis quelques mois. Ont-ils toujours existé sous cette forme ou les modes opératoires des malfaiteurs sont-ils nouveaux?

Cette piraterie existe depuis toujours. Mais effectivement, depuis la fin de l'été, nous sommes contactés par des courtiers et des armateurs qui nous ont demandé de développer des produits d'assurance adaptés aux entreprises maritimes. Il est clair que la piraterie a explosé.

La conjoncture vous est donc favorable...

Beaucoup d'armateurs ont effectivement souscrit des contrats pour ce type de risques. Ce qu'on couvre dans nos polices, ce n'est pas uniquement une couverture pour payer la rançon fixée par les pirates, mais aussi tous les frais annexes (prise en charge psychologique, frais de transport de la rançon, etc.) et, plus largement, l'ensemble des frais de négociations avec pirates.

Comment la négociation de la rançon se passe-t-elle?

Nous travaillons avec Control Risk, une société anglaise indépendante qui est spécialisée dans les négociations et la libération des otages. Tous les frais nécessaires sont couverts par notre police. Mais statistiquement, la rançon ne représente que 25% du prix global du sinistre.

Plus précisément?

Ces sommes sont évidemment confidentielles. Nous ne tenons pas à encourager les pirates dans leurs agissements.

Qui sont vos clients?

De même que nous ne fournissons pas de montants de rançons, nous n'avons pas le droit de divulguer de noms de clients. Mais nous travaillons avec des entreprises qui ont des entités éparpillées dans le monde entier: Nigeria, Mexique, Amérique latine, Asie du Sud-Est. Ce sont des sociétés du CAC40: pétrolières, informatique, maritimes... Nous comptons aussi parmi nos clients des particuliers: des stars ou des gens moins connus mais très riches.

Comment les choses se déroulent-elles?

Si le propriétaire du navire ou l'armateur ont souscrit la police, il peuvent appeler un numéro chez Control Risk qui fonctionne 24h/24 et 7 jours/7. Cette société anglaise va leur fournir les premiers conseils pour la négociation avec les pirates.

Et sur le plan de la rançon?

C'est toujours l'armateur qui négocie en direct avec les pirates, fort des conseils de Control Risk. Puis Hiscox va être informé du montant de la rançon. Et nous allons la rembourser à l'armateur. Car, légalement, nous n'avons pas le droit de payer directement les pirates. Notre travail est de couvrir l'assuré. Nous, ce qu'on veut, c'est que l'équipage, le navire et les marchandises soient libérés le plus vite possible.

Avez-vous été confrontés dernièrement à ce genre de situations?

Oui, malheureusement. Actuellement, il y a entre 10 et 15 navires aux mains de pirates. Comme le risque évolue de manière défavorable, la prime d'assurance augmente.

Assurez-vous tous les bateaux qui vous le demandent?

Non, nous faisons quelques refus pour les navires de petite taille et pas assez rapides. Après, les paramètres de souscription et de tarification fluctuent en fonction de la vitesse du navire et de sa taille.

Vu la conjoncture, interdisez-vous des routes maritimes à vos clients?

Non, mais on commence à se poser la question de faire le tour de l'Afrique plutôt que d'emprunter le canal de Suez, dont l'accès est on le voit de plus en plus dangereux. Le problème, c'est que cela rajoute une semaine de navigation. Et il y a des coûts additionnels à prendre en compte: la location du navire pour une durée plus longue, les frais d'équipage en plus...

Quels sont les conseils que vous donnez à vos clients qui empruntent malgré tout ces routes?

Actuellement, il y a des mesures de prévention: tenter de passer au large de ces côtes du golfe d'Aden ou de la Somalie en plein jour et éviter à tout prix ces zone de nuit. De jour, nos assurés ont plus de chance de voir les pirates arriver. Et donc de pouvoir se défendre.

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.