ARDHD : l'actualité en continu : Djibouti et la Corne de l'Afrique
 
 
la défense des droits de l'homme à Djibouti
Rechercher
un article

Périodes disponibles :
Sept. 99 - Juin 00
et depuis le 12/02/02
Reconstituer l'intégralité d'un numéro
Depuis le 12 février 2002 (N° 133)
Plan du site
Histoire du site
et accueil nouveaux lecteurs
Vous abonner / désabonner /
(gratuit et anonyme )
Liens

Conditions
de publication
et de reproduction
de nos articles

Informations légales
et contacts
Avertissement
L'ARDHD publie les contributions des Djiboutiens qui ne peuvent pas s'exprimer dans leur pays, sous réserve qu'elle soient conformes aux conditions générales (voir ci-dessus)

La publication d'un article ou d'une contribution sous une autre signature que celle de l'ARDHD, n'implique pas qu'il (elle) reflète ses positions et ne saurait lui être imputée.
- Radio-Trottoir : Les articles publiés dans cette rubrique rapportent uniquement des rumeurs qui nous sont adressées par des lecteurs mais qui ne sont pas (encore) vérifiées par nos soins.

Nous recommandons à nos lecteurs d'attendre une confirmation officielle, avant de les considérer comme des informations fiables..

- Traduction :

Pour faciliter la compréhension des lecteurs francophones, nous nous efforçons de présenter une courte synthèse en Français des dépêches publiées dans une autre langue. Il peut arriver que nous utilisions des traducteurs automatiques, (en l'indiquant clairement).

A ce titre nous déclinons toute responsabilité sur le sens de la traduction : seule la version dans la langue originale fait foi..

- Copyright :
A l'exception des dépêches et articles de journaux qui restent placés sous le copyright des auteurs et éditeurs, nos articles peuvent être reproduits, sans autorisation, à la seule condition de citer la source:
"http://www.ardhd.org"
(Merci de respecter ce point)

 


26/11/08 (B475) Le journal de la flibuste --- Chaque jour, il se passe quelque chose de nouveau dans le monde de la piraterie. Une nouvelle prise d'un navire yéménite. (20 dépêches en Français et en Anglais / Infos lecteur et lectrice)

_________________________________ 20 - Les Echos

Piraterie : confusion au large de la Somalie


Les négociations avec les pirates somaliens qui détiennent une quinzaine de navires continuaient hier dans une certaine confusion. Alors que ceux qui détiennent un cargo ukrainien depuis deux mois, avec 35 chars lourds à bord, ont accepté de baisser de 35 à 3 millions de dollars leurs exigences, ceux qui se sont emparés récemment du supertanker saoudien « Sirius Star », chargé de 300.000 tonnes de pétrole, ont réitéré leur demande de rançon de 25 millions de dollars.

Les négociations seraient sur le point d'aboutir pour la libération d'un cargo turc, contre 2 millions de dollars, prix que demandent aussi les pirates ayant pris le contrôle il y a quelques jours d'un cargo yéménite.

Le Bureau maritime international estime que la situation au large des côtes somaliennes est devenue « hors de contrôle ». Près de 40 navires y ont été capturés depuis le début de l'année, la plupart relâchés contre rançon. L'Union européenne a donné son feu vert le 10 novembre à sa première mission militaire navale au large de la Somalie et l'Espagne a annoncé hier l'envoi d'une frégate.


_________________________________ 19 - AFP

Somalie: deux marins britanniques du Sirius Star affirment être bien traités

Les deux marins britanniques qui font partie de l'équipage du superpétrolier saoudien Sirius Star capturé par des pirates somaliens ont déclaré être bien traités par leurs ravisseurs.

"Tout va bien, nous ne sommes pas maltraités ou quoi que ce soit d'autre. On nous traite bien" a notamment déclaré mardi à la chaîne de télévision ITV Peter French, le chef mécanicien du navire.

"Il n'y a aucun problème", a-t-il indiqué par téléphone, en ajoutant : "heureusement, nous allons bientôt avoir davantage de téléphones pour pouvoir appeler nos familles qui n'ont aucun souci à se faire pour le moment".

L'officier en second, James Grady, a de son côté indiqué que les 25 membres de l'équipage n'étaient pas autorisés à monter sur le pont.

Tout en indiquant que les pirates étaient lourdement armés, il a précisé qu'ils étaient cependant "assez détendus". Il a également demandé que l'on indique à sa famille qu'elle "n'avait pas à s'inquiéter" et qu'il espérait que cette capture "n'allait pas durer trop longtemps".

Il n'était pas possible de savoir si pirates étaient ou non près des deux hommes pendant qu'ils répondaient aux questions d'ITV.

James Grady a indiqué que les pirates n'avaient mis que quelques minutes pour s'emparer du navire dans l'Océan indien, le 15 novembre. "Il était 08h55 aux horloges du bateau lorsqu'ils sont montés à bord et 09h02 lorsqu'il a commencé à ralentir parce qu'ils en contrôlaient le pont", a-t-il précisé.

Le pétrolier Sirius Star, long de 330 mètres et qui renferme dans ses cales 300.000 tonnes de pétrole estimées à 100 millions de dollars, est au mouillage depuis mardi dernier dans la zone d'Harardhere, petit port de pêche et repaire des pirates situé à environ 300 km au nord de Mogadiscio.

Les pirates exigent depuis jeudi une rançon de 25 millions de dollars pour le libérer.

_________________________________ 18 - AFP

Les pirates somaliens négocient âprement les navires capturés


Les pirates somaliens étaient engagés mardi dans d'âpres négociations avec les propriétaires de plusieurs navires capturés au large de la Somalie, dont le superpétrolier saoudien détourné le 15 novembre et un cargo ukrainien retenu depuis deux mois avec sa cargaison de tanks.

"Les négociations se poursuivent avec les propriétaires du tanker. J'espère qu'ils comprendront la situation", a déclaré le porte-parole des pirates Mohamed Said, joint par l'AFP au téléphone à Harardhere, port côtier somalien où est actuellement ancré le Sirius Star.

"Le prix n'a pas changé", soit 25 millions de dollars, a-t-il affirmé alors que diverses informations faisaient état d'une révision à la baisse du montant de la rançon demandée.

La capture du Sirius Star - 330 mètres de long et une cargaison de 300.000 tonnes de pétrole estimée à 100 millions de dollars - est l'opération la plus spectaculaire jamais menée par des pirates somaliens.

Le superpétrolier, pris d'assaut en plein océan Indien, est au mouillage depuis dix jours dans la zone d'Harardhere, à 300 km au nord de Mogadiscio, un des nombreux repaires de pirates de la côte somalienne.

Ce week-end, la tension était montée d'un cran à Harardhere, les insurgés islamistes radicaux, les shebab qui contrôlent la plus grande partie du pays, ayant massé des hommes dans la zone et menacé d'attaquer les pirates.

Interrogé sur ce point, Mohamed Said a affirmé que les pirates avaient renforcé leur dispositif à terre: "Nous avons une présence encore plus forte à Harardhere et il n'y a aucune menace à terre".

Le porte-parole des pirates a également assuré que les 25 membres d'équipage étaient traités "de façon bien élevée".

Un autre groupe de pirates a radicalement revu à la baisse la rançon demandée pour le cargo ukrainien MV Faina, capturé le 25 septembre avec sa cargaison d'armes et de 33 chars T-72 de conception soviétique.

"Nous demandons trois millions de dollars pour libérer le MV Faina", a affirmé Sugule Ali, porte-parole du groupe de pirates qui a capturé le navire, alors que la rançon initiale était de 35 millions.

"Nous perdons beaucoup de temps en attendant une solution à ces négociations prolongées. L'armateur devrait saisir immédiatement cette opportunité pour recouvrer sa propriété", a-t-il ajouté par téléphone depuis le MV Faina.

Les pirates avaient déjà revu à la baisse, à 8 millions de dollars, leurs prétentions pour libérer le navire, sa vingtaine de membres d'équipage et sa cargaison.

Une autre négociation se trouvait "proche d'un accord" avec un groupe de pirates non identifiés pour la libération d'un tanker turc chargé de 4.500 tonnes de produits chimiques, capturé le 12 novembre dans le golfe d'Aden.

"Nous sommes en négociations avec les pirates sur le montant d'une rançon qu'ils nous ont demandée. Nous sommes proches d'un accord", a indiqué Kubilay Marangoz, un avocat de la firme maritime YDC propriétaire du navire, sans préciser le montant de cette rançon.

D'autres pirates demandent également deux millions de dollars pour libérer un cargo yéménite capturé ces derniers jours dans le golfe d'Aden, a indiqué une source officielle à Sanaa.

Selon le Bureau maritime international (BMI), la situation au large des côtes somaliennes est devenue "hors de contrôle". Près de 40 navires ont été capturés depuis le début de l'année, dont au moins 17 sont toujours aux mains des pirates avec 250 membres d'équipage.

L'Union européenne (UE) a donné son feu vert le 10 novembre à sa première mission navale pour lutter contre la piraterie au large de la Somalie et l'Espagne a annoncé mardi l'envoi début 2009 d'une frégate dans le cadre de cette mission.


_________________________________ 17 - Nouvel Obs avec AP

Sirius Star: les pirates somaliens déplacent le superpétrolier pour l'éloigner des côtes

Les pirates somaliens qui se sont emparés le 15 novembre du superpétrolier saoudien Sirius Star, dont la cargaison est évaluée à 100 millions de dollars, ont déplacé le bateau pour l'emmener un peu plus loin des côtes; signe semble-t-il d'un rare mouvement défensif à la suite de menaces émises par des insurgés islamistes.

L'attaque contre le Sirius Star est à ce jour l'acte le plus audacieux commis par des pirates qui ont dominé les eaux somaliennes au cours de l'année écoulée et engrangé quelque 30 millions de dollars de rançon en dépit des efforts déployés par la communauté internationale pour mettre fin à ces agissements.

Mais le détournement du superpétrolier saoudien a été suivi de menaces émises par des extrémistes somaliens. Vendredi dernier, des islamistes radicaux ont juré de combattre les pirates et de libérer le Sirius Star battant pavillon saoudien. Deux jours plus tard, les pirates ont déplacé le bateau, l'emmenant à une cinquantaine de kilomètres au large du village côtier d'Harardhere.

Les combattants ont affirmé représenter Al-Chahab, le groupe islamiste à l'origine d'une insurrection meurtrière en Somalie, mais la direction du mouvement a démenti l'information mardi, déclarant que les menaces n'émanaient pas du porte-parole officiel du groupe.


_________________________________ 16 - Internaute Magazine

"La piraterie, cela se règle à terre", jugent marins et armateurs français

Pour être vraiment efficace, la lutte contre les pirates somaliens doit être menée "à terre", donc en Somalie, selon la Marine française et plusieurs acteurs du transport maritime, qui voient dans les actes crapuleux en recrudescence l'expression d'un mal plus profond.

"Il faut tout faire pour que la Somalie arrête d'être un Etat en faillite et qu'ils (les dirigeants somaliens) soient capables de faire la loi chez eux", explique à l'AFP le vice-amiral Gérard Valin, commandant de la flotte française dans l'océan Indien.

"La lutte contre la piraterie se termine toujours à terre", martèle-t-il à bord de la frégate de surveillance Nivôse, ancrée dans le port de Djibouti.

Dans le détroit de Malacca, un des principaux couloirs maritimes mondiaux dans le Sud-Est asiatique, "cela s'est terminé quand la partie Aceh (province indonésienne longtemps sécessionniste, ndlr) est revenue à la partie centrale", fait-il encore valoir.

Selon le Bureau maritime international (BMI), deux tentatives d'attaques seulement se sont produites depuis le début de l'année dans ce détroit, contre environ 38 agressions en 2004. Il y a trois ans, l'assureur britannique Lloyds avait estimé qu'il s'agissait là des eaux les plus dangereuses du monde.

Ce titre a depuis été décerné au golfe d'Aden et à l'océan Indien, où sévissent les pirates somaliens, qui, selon le BMI, ont capturé depuis début 2008 près de 40 navires, dont au moins 17 qu'ils retiennent toujours.

Les prises les plus spectaculaires sont celles du superpétrolier saoudien Sirius Star détourné le 15 novembre et du navire ukrainien Faina retenu depuis deux mois avec sa cargaison de tanks.

Pour faire diminuer les attaques, il faut travailler "à la fois (sur) le pilier militaire (...) mais aussi (sur) le pilier diplomatique pour résoudre le problème à terre dont la piraterie n'est que le bouton de fièvre", estime également Anne-Sophie Avé, déléguée générale d'Armateurs de France.

L'Otan a envoyé fin octobre une flottille de quatre navires de guerre croiser dans les parages et l'Union européenne (UE) doit prendre le relais le 8 décembre avec cinq ou six bateaux assistés par des avions de patrouille maritime.

Des bateaux de nombreux pays -France, Espagne, Russie, Inde et Corée du Sud notamment-, ainsi que des navires américains de la Task Force 150 d'appui aux opérations en Afghanistan, participent aussi à la sécurisation d'une zone vitale pour le commerce mondial.

Mais leur rayon d'action est limité: chaque navire couvre à peine 1% de la zone dangereuse, évaluée à 2,1 millions de km2.

"Une action à terre est indispensable", en déduit Olivier Hallaoui, directeur des opérations de la société française de sécurité maritime Surtymar, qui plaide pour "une action auprès du gouvernement somalien, en tout cas ce qu'il en reste", voire une opération plus musclée.

"C'est comme cela qu'a été réglée la piraterie endémique en Méditerranée il y a quelques siècles (...): en attaquant les bandes à terre des pirates", insiste-t-il.

Le vice-amiral Valin rappelle toutefois qu'"on ne peut intervenir en Somalie qu'avec l'accord du gouvernement légitime".

Et l'amiral Laurent Mérer, qui a assuré le commandement de la flotte française dans l'océan Indien avant de devenir préfet maritime, souligne qu'agir à terre "ne veut pas dire qu'il faut faire la conquête de la Somalie".

Depuis le début de la guerre civile en 1991 en Somalie, "personne ne s'occupe de ce malheureux pays, donc il part à la dérive: politique, islamiste, mafieuse", note encore l'amiral Mérer. "Et qu'est-ce qu'on fait pour l'instant? On regarde".

_________________________________ 15 - AP (En Anglais)

Les pirates éloignent le tanker saoudien des côtes. // Pirates move Saudi supertanker farther from coast

By MOHAMED OLAD HASSAN

Pirates have moved a Saudi supertanker loaded with crude oil farther out to sea after an extremist Islamic group vowed to fight the bandits because they seized a Muslim-owned vessel, witnesses said Tuesday.
Somali pirates seized the Sirius Star on Nov. 15 in their most audacious hijacking to date off the coast of this lawless country. The vessel is carrying 2 million barrels of crude oil worth about $100 million.
The British Broadcasting Corp. reported Tuesday that they contacted a pirate on board the Sirius Star who said the ship owner has not contacted them and that they have not yet set a ransom.
The BBC said the pirate identified himself as Daybad.
"We captured the ship for ransom, of course, but we don't have anybody reliable to talk to directly about it," Daybad said. The captain of the Sirius Star, Marek Nishky, told the BBC he and his crew have no complaint and have been allowed to talk to their families.
On Friday, al-Shabab — the Islamic group at the center of Somalia's deadly insurgency — vowed to fight the pirates.
Somali clan elder Abdisalan Khalif Ahmed said the ship moved Sunday to about 28 miles (45 kilometers) from its earlier location, putting it about 30 miles (50 kilometers) off the coast of the coastal village of Harardhere.
"Perhaps (the) pirates are afraid the Islamists in town will frustrate their efforts to resupply the ship," he told The Associated Press on Tuesday.
Yemen's government made latest hijacking announcement on Monday.
A security official in Yemen said Tuesday that Somali pirates who hijacked the Yemeni cargo ship Adina in the Arabian Sea last week were asking for a $2 million ransom to release the ship. The cargo is construction material. The official asked not to be named because he is not allowed to speak to the media.
The police chief of Yemen's Hadramout province, Ahmed Mohammad al-Hamedi, said the ship is owned by a Yemeni company but is carrying a foreign flag, which he would not specify. He said there were three Yemenis, three Somalis and two Panamanians on board.
The Yemen ship was traveling between Mukalla, a port in southern Yemen, to the southern island of Suqutra, when it was hijacked.
Somalia, an impoverished nation caught up in an Islamic insurgency spearheaded by al-Shabab, has not had a functioning government since 1991.
There have been at least 96 pirate attacks so far this year in Somali waters, with 40 ships hijacked. Fifteen ships with nearly 300 crew are still in the hands of Somali pirates, who dock the hijacked vessels near the eastern and southern coast as they negotiate for ransom.
Shipping officials from around the world have called for a military blockade along Somalia's coast to intercept pirate vessels heading out to sea. The head of the International Association of Independent Tanker Owners, representing most of the world fleet, said Monday that stronger naval action — including aerial support — was necessary to battle rampant piracy in the Gulf of Aden near Somalia.
But NATO, which has four warships off the coast of Somalia, rejected a blockade.

U.S. Gen. John Craddock, NATO's supreme allied commander, said the alliance's mandate is solely to escort World Food Program ships to Somalia and to conduct anti-piracy patrols. NATO Secretary-General Jaap de Hoop Scheffer said that a blockade of ports was "not contemplated by NATO."

In neighboring Kenya, the head of U.S. military operations in Africa said he had no evidence that Somali pirates are connected to al-Qaida, but said the allegations are "a concern we all would have."

Western governments have expressed concern that some pirate ransoms — some $30 million this year alone — could end up in the hands of extremists with links to terror groups in Somalia.

Associated Press writers
Elizabeth A. Kennedy and Malkhadir
M. Muhumed contributed to this report from Nairobi, Kenya.

_________________________________ 14 - France 24

"Les pirates ont des équipements sophistiqués"

Le commandant Shojaa al-Mahdi, directeur général des opérations de l’Autorité des garde-côtes au Yémen, explique à FRANCE 24 les méthodes utilisées par les pirates qui opèrent dans le golfe d'Aden.

Par Alaa AL HATHLOUL


Depuis quelques mois, les actes de piraterie se multiplient dans le golfe d’Aden, importante voie de navigation maritime internationale. Shojaa al-Mahdi, commandant auprès de l’Autorité des garde-côtes yéménites, explique à FRANCE24 le mode opératoire des pirates. Il estime que l’instabilité politique chronique de la Somalie, accentuée depuis près de vingt ans par la guerre civile, participe à la détérioration de la sécurité dans cette zone maritime.

FRANCE 24 : Comment les pirates qui opèrent au large de la Somalie ont-ils pu développer leur arsenal maritime ? D’où vient leur argent ?

Shojaa al-Mahdi, commandant des garde-côtes yéménites : Au milieu des années 90, les pirates, majoritairement somaliens, attaquent des bateaux de tourisme en utilisant des petites embarcations de pêche en bois. Ils demandent des rançons dérisoires, notamment des montres et de l’argent trouvé sur les bateaux. Par la suite, ils montrent plus d’ambition et ciblent des bateaux commerciaux. Les rançons deviennent plus importantes en fonction de la marchandise transportée.

Grâce à ces rançons, les pirates achètent des bateaux plus rapides et mieux équipés. Mais nous ne savons pas qui sont leurs fournisseurs. Il ne faut pas oublier que la Somalie possède plus de 3 025 kilomètres de côtes. Un territoire qui échappe totalement au contrôle d’un Etat totalement désintégré.

F24 : Comment les pirates manœuvrent-ils ?

Sh. al-Mahdi : Les pirates surveillent les navires grâce à leurs équipements sophistiqués. Dès qu’ils repèrent une cible, ils envoient deux à trois bateaux, qui entourent le navire. Ils tirent des coups de feu vers la cabine du commandant de bord. Généralement, les équipages de bateaux commerciaux ne possèdent pas d’armes.

Les grands et moyens navires commerciaux naviguent à vitesse réduite dans le golfe d’Aden car c’est une voie très chargée. La vitesse des pétroliers est limitée à 8-15 nœuds alors que les bateaux de pirates peuvent facilement atteindre les 40 nœuds selon leurs moteurs.

Les navires de taille moyenne ont une possibilité d'échapper aux pirates. Le capitaine peut changer fréquemment la direction de son bateau afin de créer des remous et déstabiliser les petits bateaux des assaillants. Mais c’est un acte risqué car les pirates peuvent tirer des missiles. En avril 2008, un navire japonais dont le capitaine a manœuvré afin d’échapper aux pirates a ainsi été heurté par un missile qui a troué une partie de sa coque, mais il a pu accoster au Yémen sans dommages importants.

Dans le cas du supertanker saoudien pris en otage le 15 novembre avec environ deux millions de barils de pétrole à son bord, le capitaine ne pouvait aucunement tenter de fuir car sa charge l’aurait exposé à de graves conséquences si par malheur les pirates avaient dû utiliser leurs armes.

F24 : Le Yémen forme avec la Somalie et Djibouti l’un des trois pays du pourtour du golfe d’Aden, qui relie la mer Rouge à l’océan Indien. Comment le Yémen participe-t-il à sécuriser cette voie très fréquentée ?

Sh. al-Mahdi : L’Autorité des garde-côtes yéménite ne date que de 2002 - après l’attaque du destroyer américain Cole et l’attaque contre le pétrolier français Limburg. Lorsque nous recevons un signal de secours d’un bateau attaqué, nous lui venons en aide s’il ne se trouve pas loin de nos côtes. Mais nous ne possédons pas encore d’infrastructures solides pour secourir des bateaux lointains.


_________________________________ 13 - Nouvel Obs avec AP

Une frégate espagnole va rejoindre le dispositif de lutte contre la piraterie

L'Espagne va contribuer à l'effort européen de lutte contre la piraterie en envoyant une frégate avec 200 hommes d'équipage patrouiller au large des côtes somaliennes, a annoncé le ministre espagnol de la défense Carme Chacon.

Le bateau militaire se dirigera vers l'océan Indien en janvier et son capitaine commandera la mission initiée par l'Union européenne en avril. Les patrouilles des navires des pays de l'UE doivent commencer au mois de décembre.

M. Chacon a ajouté que l'Espagne allait aussi mettre à disposition plus tard un navire d'approvisionnement en carburant ou un bateau d'assistance, doté d'un équipage de 114 hommes.

L'Espagne dispose déjà d'un avion de surveillance basé à Djibouti, pour lutter contre les attaques de pirates près des côtes somaliennes.

Fin septembre, un thonier espagnol avait échappé à une tentative de prise en otage par des pirates dans la région. Un chalutier espagnol pêchant dans la même zone avait été détenu par des pirates pendant six jours l'an dernier. AP


__________________________ 12 - CyberPress (Ca) avec AFP

Somalie: poursuite des négociations avec les propriétaires du pétrolier

Les négociations pour la libération du superpétrolier saoudien se poursuivaient mardi avec les propriétaires du bateau, a affirmé à l'AFP le porte-parole des pirates Mohamed Said, évoquant une nouvelle fois une demande de rançon de 25 millions de dollars.

«Les négociations se poursuivaient (mardi) avec les propriétaires du tanker. J'espère qu'ils comprendront la situation», a déclaré Mohamed Said, joint par l'AFP au téléphone à Harardhere, port côtier somalien où est actuellement ancré le Sirius Star.

M. Said a précisé qu'il était désormais à la tête d'un «comité» chargé de ces discussions, facilitées à Harardhere par un «médiateur», ajoutant que «le prix de l'étiquette n'a pas changé», en référence à la demande de rançon de 25 millions de dollars.

Interrogé sur les menaces d'attaque proférées ce week-end par les insurgés islamistes radicaux, M. Said a affirmé que les pirates avaient renforcé leur dispositif à terre.

«Nous avons une présence encore plus forte à Harardhere et il n'y a aucune menace à terre», a-t-il affirmé.

Le porte-parole des pirates a également assuré que les 25 membres d'équipage étaient bien traités, confirmant les déclarations en ce sens du capitaine du bateau Marek Niski lundi à la BBC.

«Nous traitons ces gens sur le bateau de façon bien élevée», a-t-il dit.

La capture le 15 novembre du Sirius Star, long de 330 mètres et renfermant dans ses cales 300.000 tonnes de pétrole, est l'opération la plus spectaculaire menée jusqu'à présent par des pirates somaliens, qui ont attaqué une centaine de bateaux depuis le début de l'année.

Le superpétrolier, qui avait été pris d'assaut en plein océan Indien, est au mouillage depuis une semaine dans la zone d'Harardhere, repaire des pirates situé à environ 300 km au nord de Mogadiscio.


_________________________________ 11 - Afrik.Com

Somalie : des pirates arraisonnent un cargo yéménite

Le ministère de l’intérieur du Yémen a déclaré lundi que des pirates somaliens avaient arraisonné un cargo yéménite dans le Golfe d’Aden.

Il s’agirait du MV Amani selon de sources proches des autorités portuaires. Il semblerait que le bateau ait été capturé il y a une semaine, mardi dernier. Le Nouvel Obs rappelle que le navire faisait 517 tonnes.


_________________________________ 10 - Ria Novosti (Ru)

Piraterie en Somalie: l'Allemagne envoie des renforts

Le ministère allemand de la Défense envoie une mission de 1.400 personnes dans le cadre de l'opération militaire de l'UE contre les pirates somaliens, peut-on lire mardi dans le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ).

Le FAZ précise qu'il s'agit d'une frégate avec 500 membres d'équipage ainsi que de forces spéciales à bord de navires de commerce allemands au large de la Corne de l'Afrique.

Selon l'ONU, 35 navires ont été détournés et 600 personnes enlevées à la suite de 120 attaques de pirates au large de la Somalie depuis le début de 2008. A l'heure actuelle, d'après les médias, les pirates somaliens retiennent 280 personnes en captivité.

_________________________________ 9 - AFP

Des pirates somaliens capturent un cargo yéménite

Des pirates somaliens ont récemment capturé un cargo yéménite dans le golfe d'Aden, a indiqué mardi à l'AFP un responsable maritime kényan.

Selon Andrew Mwangura, le responsable de la branche est-africaine du Programme d'assistance aux marins, le bateau arraisonné est le MV Amani.

Une autre source maritime kényane ayant requis l'anonymat a expliqué à l'AFP que le cargo avait été saisi la semaine dernière.

La communauté internationale se mobilise actuellement pour lutter contre la la piraterie au large des côtes somaliennes, un phénomène qui perturbe l'une des principales routes commerciales du monde.

Le 15 novembre, les pirates ont fait main basse dans l'océan Indien sur leur plus grosse prise à ce jour, un superpétrolier saoudien pour lequel ils demandent une rançon de 25 millions de dollars.

Les pirates somaliens détiennent à l'heure actuelle au moins 17 bateaux et plus de 250 membres d'équipage.


_________________________________ 8 - XINHUA

L'Afrique de l'est crée une force régionale de réponse rapide pour lutter contre la piraterie

Des pays de l'Afrique de l'est ont créé une brigade de réserve forte de 7 000 personnes pour répondre aux conflits et aux autres crises, et en particulier pour lutter contre la piraterie dans la région.

Le ministre kenyan des Affaires étrangères Moses Wetang'ula a déclaré que la force de réponse rapide protégerait les routes commerciales critiques de l'Océan indien pour faire diminuer le nombre d'actes de piraterie, en hausse actuellement, dès qu'elle deviendra pleinement opérationnelle.

"Ce que nous essayons de faire actuellement est de créer une situation où l'Afrique n'ira pas frapper à toutes les portes dans le monde pour demander de l'aide. En effet, nous le pouvons, car un pays comme le Kenya envoie des troupes de maintien de la paix dans le monde", a-t-il déclaré.

La force disposera d'un quartier général multinational amariné de 65 personnes, et d'une unité de soutien de signal qui comptera 120 personnes.


_________________________________ 7 - Politique digitale

ALINDIEN : rencontre franco-russe

Mercredi 19 novembre, le vice-amiral Gérard Valin, commandant la zone maritime de l'océan Indien, s'est rendu à bord de la frégate lance-missile russe Neustrashimy au large de Djibouti pour des échanges sur la lutte contre la piraterie dans le golfe d'Aden.

L'amiral Valin a détaillé l'action des forces françaises en océan Indien contre la piraterie et présenté le rôle la cellule de coordination EUNAVCO créée en septembre 2008 ainsi que l'arrivée au mois de décembre d'une force européenne au large de la corne d'Afrique.

Les officiers russes ont précisé pour leur part que leur pays souhaitait vivement poursuivre son implication sur le théâtre et travailler en étroite collaboration avec la force européenne et de façon générale avec les autres nations sur zone.

ALINDIEN exerce le contrôle opérationnel d'un bâtiment de commandement et de ravitaillement sur lequel il est embarqué avec son état-major (35 personnes), de deux frégates de surveillance basées à La Réunion, d'un commando marine et d'un avion de patrouille maritime basés à Djibouti. ALINDIEN dispose également de deux bâtiments déployés depuis la France métropolitaine et généralement engagés dans les opérations de la coalition entre la mer d'Arabie et la corne de l'Afrique.


_________________________________ 6 - BBC (En Anglais)

Les pirates arraisonnent un cargo yéménite. // Pirates capture Yemeni cargo ship

Somali pirates have hijacked a Yemeni cargo ship, reported to be the 39th successful hijacking by pirates off the Horn of Africa this year.

Head of the East African Seafarers' Association Andrew Mwangura said the MV Amani was taken in the Gulf of Aden.

News of its capture comes 10 days after the giant Saudi super-tanker, the Sirius Star, was hijacked with $100m of oil and 25 crew members.

A pirate aboard the Sirus Star told the BBC the crew would not be harmed.

The man, calling himself Daybad, also said pirates had not yet negotiated with the Sirius Star's owners, but had only spoken to intermediaries who "cannot be trusted".

The ship's Polish captain told the BBC that his crew were in good shape.

Earlier, a group of tanker owners called on the UN to co-ordinate naval patrols off the coast of Somalia.

Peter Swift, head of the International Association of Independent Tanker Owners (Intertanko) suggested that warships could begin monitoring vessels leaving Somali waters, rather than attempting to patrol the entire Gulf of Aden and a significant part of the Indian Ocean.

He said the other option was a blockade around Somalia.

However, Nato Secretary General Jaap de Hoop Scheffer said on Monday that the alliance was not considering any naval blockade.

He said that such action has not been endorsed by the UN Security Council. Nato has four warships on duty in the area.

EU foreign policy chief Javier Solana told a meeting of the European Union in Brussels on Monday that EU ships patrolling the area would use force to deter pirates if necessary.

"I would like to say on behalf of the European Union that the mission will have rules of engagement that will be robust, with all means to protect, to deter and it will include the use of force," he said.

_________________________________ 5 - Press TV (En Anglais)

Des religieux somaliens demandent l'utilisation de la force contre les pirates. //Somali clerics call for force against pirates

The Iran-chartered vessel Delight was hijacked by pirates off the coast of Somalia last Tuesday.

A Somali Clerics Council has called on Islamic states to use military force to bring an end to the escalating piracy in the Gulf of Aden.

"We welcome every Muslim state that can send warships and troops to fight the pirates," a Press TV correspondent quoted the council as saying in a statement on Tuesday.

The clerics condemned piracy at an emergency meeting at the Abu Hureira mosque in the Somali capital of Mogadishu, saying piracy 'has no place in Islam.'

The council lead by prominent cleric Sheik Nur Barood Gurhan added that it is prepared to assist Muslim countries and the international community to combat 'the devils' in the lawless waters off Somalia.

The Gulf of Aden which links the Red Sea and the Arabian Sea has been the scene of numerous pirate attacks this year.

Russian, NATO and European armadas in the area have so far failed to provide protection for vessels passing the strategic waterway.

To tackle the issue, many tanker owners are considering an alternative route, which would take ships around southern Africa. Such a move would increase shipping costs by 30 percent.

Shipping officials have called for a military blockade along the Somali coast. The initiative, officials say, may prevent pirate ships from heading out to sea.

NATO, however, has rejected the idea, saying that the alliance's mandate is to escort ships associated with the World Food Program and not to run anti-pirate patrols.


_________________________________ 4 - MediaPart

Piraterie en Somalie: conséquence d'une faillite de l’État

Par Materneau Chrispin

La Somalie est revenue dans l’actualité. Encore une fois, pour les mauvaises raisons. Les quinze dernières années de l’histoire de ce pays ont été jalonnées de luttes ethniques et tribales pour la conquête du pouvoir, l’intervention puis le retrait et l’abandon de la communauté internationale, les soupçons de présence de terroristes sur son territoire, la prise du pouvoir par les islamistes, leur chute et leur déroute suite à l’intervention de l’Ethiopie en 2006 et maintenant le retour de ces islamistes qui se sont transformés en insurgés.

Le 27 janvier 1991, le général Mohamed Siad Barré quitte le pouvoir en Somalie, après 21 années d’un régime dictatorial. Ce petit pays, qui a été l’un des enjeux en Afrique de la guerre froide(1), sombre dans la guerre civile. Divers chefs de guerre s’affrontent dans une lutte sans merci pour conquérir le pouvoir dans la capitale, Mogadiscio. Parmi eux, le défunt général Mohammed Farah Aïdid va acquérir une certaine notoriété internationale, après avoir été la figure la plus recherchée par les forces américaines qui ont débarqué en Somalie le 09 décembre 1992 pour mettre en œuvre le nouveau mandat du Conseil de Sécurité de l’Organisation des nations unies (ONU) autorisant l’utilisation de la force pour assurer la livraison de l’aide humanitaire à travers la Somalie, laquelle avait été rendue virtuellement impossible par les combats et le chaos qui régnaient dans ce pays à cette époque.

Cette intervention des troupes américaines connurent les déboires que l’on sait, dont le point culminant a été la mort lors d’une embuscade, qui eut lieu le 3 octobre 1993, de 18 soldats américains, suivie du spectacle horrible de ces corps de marines trainés dans les rues de Mogadiscio. Il s’en suivit le retrait dans un premier temps des forces américaines (1994), puis le départ de la mission onusienne en Somalie (25 février 1995). Durant cette période troublée de l’histoire de la Somalie, les combats ont causé la mort d’environ un demi-million de personnes et fait des milliers de réfugiés. Ils ont aussi complètement ravagé tant les infrastructures du pays que les faibles structures et institutions de l’État somalien lui-même.

Le départ de la présence internationale en Somalie a fait replonger le pays dans l’oubli après 1995. Cependant, les malheurs de ce pays n’avaient pas cessé pour autant. L’anarchie, le désordre et les affrontements sanglants entre les divers « seigneurs de la guerre » se sont poursuivis en Somalie. C’est dans ce contexte que des militants islamistes(2) qui se sont regroupés politiquement en 1996 vont entreprendre leur ascension vers le pouvoir dans ce pays.

Leur avènement aux affaires, au printemps 2006, présente une similitude avec la trajectoire des talibans en Afghanistan. En effet, leur prise du pouvoir a été facilitée par le fait que les Somaliens étaient lassés de ces affrontements meurtriers et du désordre qui régnait. Ils ont donc vécu l’établissement du nouveau pouvoir comme un soulagement, vu qu’il semblait pouvoir amener un minimum de paix et de stabilité.

L’arrivée de ces derniers au pouvoir suscita un regain d’intérêt pour la Somalie de la part des Américains. Tout au moins de leurs services de renseignement. La CIA considéra ce pays comme un potentiel Afghanistan, refuge et base d’opérations pour des extrémistes islamistes. Elle entreprit de financer des chefs de guerre qui, sous couvert de lutte contre des éléments d’Al-Qaïda, vont s’engager dans un affrontement militaire avec l’Union des tribunaux islamiques (UTI) qui va se solder par la victoire de cette dernière en juin 2006(3). Encore un autre épisode sanglant qui vient s’ajouter au feuilleton des malheurs de ce pays.

Les rivalités entre l’Ethiopie et l’Erythrée vont aussi trouver une expression en Somalie, avec le premier soutenant le Gouvernement fédéral de transition (GFT) et le second les forces de l’UTI. La Somalie est donc devenue un enjeu dans les tensions qui opposent deux de ces voisins. En décembre 2006, des forces armées éthiopiennes pénétrèrent en Somalie pour y déloger le régime mis en place par l’UTI depuis environ 6 mois et réinstaller dans la foulée au pouvoir à Mogadiscio le chef du GFT, le président Youssouf Abdullahi(4).

C’est dans un tel contexte de guerres incessantes, de faillite de l’autorité et des structures étatiques, qui caractérise ce pays depuis plus de 15 ans, que le phénomène de piraterie s’est installé et développé dans ce pays qui sert ainsi de base arrière à des bandes de pirates qui, lors des derniers mois, ont réussi des coups de plus en plus audacieux contre les navires qui utilisent les eaux territoriales de ce pays ou celles internationales qui y sont adjacentes.

On estime ces attaques à environ une centaine à date. Au départ, ces activités visaient principalement les navires qui acheminaient l’aide humanitaire au pays. Ils étaient attaqués et leurs cargaisons pillées. Ensuite, ces bandes de malfrats ont élargi le spectre de leurs activités criminelles en s’attaquant à des bateaux de plaisance appartenant à des occidentaux (5), de gros navires transportant des marchandises et même des tankers contenant du pétrole. Elles prennent en otage les navires et leurs équipages. En contrepartie de leur libération, les pirates exigent des rançons dont les montants atteignent parfois plusieurs millions de dollars. Certaines sources font état du fait que plusieurs rançons, dont les montant ont été « substantiels » selon les propos du Directeur général du Bureau maritime international (BMI), le Capitaine Pottengal Mukundan, ont été effectivement payées. Les chiffres qui circulent à ce sujet mentionnent des sommes énormes (6). Le ministre kényan des affaires étrangères a d’ailleurs dénoncé cette façon de procéder en arguant qu’elle ne fait qu’encourager les pirates dans leurs activités criminelles.

L’utilisation du territoire somalien comme base pour déployer leurs activités de piraterie est grandement facilitée par, d’une part, le fait que l’histoire récente de la Somalie a vu la formation de nombreuses bandes armées qui sont équipées de matériels militaires sophistiqués et en grand nombre. D’autre part, par les faiblesses criantes des structures étatiques de ce pays, incapable de faire régner l’ordre et contrôler leur territoire. Dans le préambule de sa résolution du 2 juin 2008 (S/RES/1816 (2008)), dans laquelle il édicte des mesures pour faire face au phénomène de piraterie, le Conseil de sécurité de l’ONU reconnaît que celui-ci est causé principalement par « … la crise que traverse la Somalie et [le] fait que le Gouvernement fédéral de transition n’a les moyens ni de tenir les pirates à distance ni de patrouiller dans les voies de circulation maritime internationales proches des côtes du pays ou dans ses eaux territoriales et d’en assurer la sécurité ». C’est donc bien l’état de faillite de cet État qui est l’explication première du développement des activités criminelles des bandes de pirates au large de ses côtes.

Le Conseil de sécurité de l’ONU considérant que la situation dans cette zone représente une menace pour la paix internationale et la sécurité de la région, a enjoint les États à coopérer entre eux et avec les autorités somaliennes afin de juguler la commission des « actes de piraterie et les vols à main armée ». Depuis quelques jours, on observe donc un grand déploiement de moyens militaires par plusieurs pays de la communauté internationale dans un effort pour mettre un terme à ces actions. D’une certaine façon, c’est le grand retour de celle-ci, dans son volet militaire, dans ce vieux dossier somalien.

Ayant à l’esprit les résultats qu’ont donné ce type d’intervention dans les années 90, il nous faut espérer et souhaiter que cette fois-ci les choses se connaitront pas le même dénouement. On peut aussi souhaiter que de ce mal qu’est la piraterie puisse sortir quelque chose de positif pour la Somalie. Que le regain d’attention qu’a créé ces actes de piraterie amène tous les acteurs, tant internes qu’internationaux, impliqués dans la recherche d’une solution durable pour ce pays, à redoubler d’efforts et à se donner les moyens de réussir à pacifier et à stabiliser ce pays. Cela mettrait un terme à des années de souffrances et de tribulations pour la Somalie.

_____

1. La Somalie, en raison de sa position géo-stratégique a été un terrain des rivalités Est-Ouest pendant la guerre froide. Après avoir été dans le camp soviétique dans les années 1970, elle a basculé dans le giron américain au début des années 1980. Elle a même abrité une base navale militaire (Berbera) qui été occupée successivement par les soviétiques et puis les américains en fonction du basculement du pays d’un camp idéologique vers l’autre.

2. Les premiers tribunaux islamiques ont pris naissance en 1996 et se sont regroupés au sein de l’Union des tribunaux islamiques (UTI), ayant à sa tête un certain Cheikh Sharif Cheikh Ahmed. Pour plus de détails concernant l’UTI, lire le très bon article de Olivier Rogez, intitulé « Les tribunaux islamiques, sur les décombres de l’Etat (4)» publié le 21/06/2006 sur le site de Radio France internationale (RFI). Disponible à : http://www.rfi.fr/actufr/articles/078/article_44568.asp. Consulté le 22 novembre 2008.

3. Lire sur ce sujet, Gérard Prunier, « Liaisons dangereuses de Washington en Somalie », Monde Diplomatique, septembre 2006, pp. 16-17. 4. Pour plus de détails sur ce point, lire Philippe Leymarie, « La Corne de l’Afrique entre conflits régionaux et « guerre au terrorisme »- Quand Washington joue avec le feu somalien », Monde Diplomatique, novembre 2007, pp. 12-13.


5. L’épisode du «Ponant » a généré un certain intérêt en France pour le phénomène de la piraterie au large des côtes somaliennes.

6. Dans une interview accordée à CNN, le ministre kényan des affaires étrangères a déclaré que les informations qu’il détient montrent que quelques 150 millions de dollars de rançons ont été versés aux bandes de pirates somaliens ces 12 derniers mois. Interview disponible sur:

http://edition.cnn.com/2008/WORLD/africa/11/21/pirates.ransom.payments/index.html.

Consulté le 22 novembre 2008.


_________________________________ 3 - AgoraVox

Somalie : Piraterie ou Tribunaux Islamiques ?

La piraterie du XXI ème siècle nous fait sourire et nous rappelle nos lectures et nos jouets d’enfance, quelques bons films aussi et plusieurs BD. Mais celle qui se déroule en ce moment au large des côtes somaliennes est unique en son genre et va rentrer dans les annales des records.

Depuis la prise du pétrolier géant saoudien le Sirius Star, une cible d’une dimension inédite circulant de surcroit très au sud de leur aire d’action habituelle du Golfe d’Aden, à 800 kilomètres au large du Kenya et de la Tanzanie, les pirates somaliens ont détourné trois autres navires dans le Golfe d’Aden : un chalutier thaïlandais, un cargo immatriculé à Hong-Kong et un vraquier grec. Au total 92 bateaux et plus de 250 membre de l’équipage sont entre les mains des pirates.

Tous les médias relatent l’acte de piratage, tous les gouvernements organisent la sécurité de leur commerce, mais aucune presse, aucun gouvernement n’a soulevé la question cruciale : qu’avons nous fait à ce pays ?

Voici un des rares commentaires intelligents tiré sur internet sur des centaines de réactions sur le pour ou le contre des rançons et sur la chasse aux pirates..

"c’est bien fait pour l’occident...

...les tribunaux islamiques avaient pacifié règlementé une grande partie du pays la criminalité était en baisse mais le vieux démon de la peur d’une république islamiste en somalie a fait que les occidentaux surtout les américains via les éthiopiens ont délogé ces tribunaux islamiques et instauré le chaos dans le pays ; ces pirates encore une fois ne sont que la résultante de crimes de l’occident..."

Voici un extrait tiré du "Monde" du 18 Aout 2006

Les milices islamistes du cheikh Hassan Dahir Aweys ont pris le contrôle du principal bastion des bandes qui attaquent des navires dans l’océan Indien. En Somalie, la chasse aux pirates est désormais ouverte par les forces des Tribunaux islamiques. Mercredi 16 août, plusieurs centaines d’hommes des milices islamistes sont entrés, sans combattre, dans la ville côtière d’Hobyo, l’un des principaux bastions des pirates somaliens, à environ 500 km au nord de Mogadiscio. L’opération avait commencé quelques jours plus tôt, lorsque leurs troupes avaient pris Haradhere, un peu plus au sud, l’autre grande base de pirates somaliens, où opérait jusqu’ici un groupe baptisé « Défenseurs des eaux territoriales de Somalie »,...

La situation en Somalie est catastrophique, le pays est en guerre civile depuis 1991. Le pays est, en outre, sans gouvernement. Le gouvernement illégitime, installé par les américains via les éthiopiens est en fuite au Kenya, les Tribunaux Islamiques sont en train de rependre la pays entre les mains et de larges portions du territoires sont "libérées". La population somalienne leur reconnait autorité et justice sociale. Pourquoi avoir lancé l’Ethiopie contre ces Tribunaux ? Chaque peuple a le régime qui lui sied et qu’il mérite. Si les somaliens veulent vivre sous la Charia, tant mieux ou tant pis pour eux. Qu’allons nous nous révolter chaque fois qu’une main de voleur est coupée ? Pensons nous au taux de criminalité dans les pays occidentaux ou simplement aux Etats Unis, pays où toute la population est armée ? Quelle différence y a-t-il entre lapidation et chaise électrique ? Combien de femmes meurent chaque année suite aux violences conjugales dans les pays occidentaux "civilisés" ?

La solution de la piraterie somalienne réside dans le règlement politique du gouvernement illégitime en place en Somalie et dans le rétablissement des Tribunaux islamiques dans ce pays. Un autre ennemi avec lequel Barack Hussein Obama, l’Africain à la Maison Blanche devra discuter et "sans conditions préalables". Une autre "bavure" de Bush à réparer.

Mais la Somalie n’a ni pétrole, ni opium, alors ça n’intéresse personne, et les pirates, comme des enfants veulent attirer l’attention de l’opinion internationale : les eaux territoriales leur appartiennent et les somaliens doivent toucher un droit de passage et non seulement tendre la main à "l’aide alimentaire si "généreusement" distribuée.


_________________________________ 2 - Le Figaro avec AFP

Pirates : l'Iran pourrait utiliser la force

L'Iran négocie avec les pirates qui ont détourné dans le Golfe d'Aden un cargo iranien battant pavillon de Hong-Kong, mais pourrait utiliser la "force militaire" pour libérer le navire, a affirmé un responsable cité aujourd'hui par le quotidien Etemad.

"Des négociations ont commencé avec l'autre partie à propos du navire détourné, mais la position de la République islamique est qu'il faut agir avec détermination", a déclaré le vice-ministre des Transports, Ali Taheri.

"Heureusement les instances internationales ont donné les autorisations suffisantes pour qu'en cas de besoin la force militaire soit utilisée contre les pirates", a-t-il ajouté.
Le vice-ministre n'a pas précisé comment l'Iran pourrait utiliser la force militaire contre les pirates du Golfe d'Aden, situé assez loin des côtes iraniennes.

Le Delight, chargé de 36.000 tonnes de blé, a été attaqué par des pirates mardi alors qu'il se dirigeait vers le port iranien de Bandar Abbas.

L'Iran avait payé une rançon en octobre pour récupérer un navire marchand iranien dont des pirates s'étaient emparés en août au large de la Somalie.

La cellule de crise de la compagnie Islamic Republic of Iran Shipping Lines (IRISL) a affimé jeudi dernier dans un communiqué qu'un premier contact a été établi avec le navire et que les 25 membres d'équipage étaient sains et saufs.


_________________________________ 1 - L'Express

Les propriétaires de pétroliers veulent un blocus de la Somalie

L'Association internationale des propriétaires de pétroliers indépendants (Intertanko) réclame l'instauration d'un blocus maritime de la Somalie pour mettre fin aux actes de piraterie.

Le port de Bocasso, dans le nord de la Somalie. L'Association internationale des propriétaires de pétroliers indépendants (Intertanko) réclame l'instauration d'un blocus maritime de la Somalie pour mettre fin aux actes de piraterie. (Reuters/Abdiqani Hassan)

L'organisation, qui représente 75% de la flotte mondiale de pétroliers, a en outre invité les Nations unies à définir clairement les conditions du recours à la force pour permettre aux bâtiments étrangers déployés dans la zone d'arraisonner les pirates.

Plusieurs dizaines de navires, dont le superpétrolier saoudien Sirius Star et sa cargaison évaluée à 100 millions de dollars, ont été détournés récemment dans le golfe d'Aden, voie maritime de première importance.

La multiplication des actes de piraterie a conduit les compagnies maritimes à renoncer à emprunter le canal de Suez pour passer par le cap de Bonne-espérance, à la pointe sud de l'Afrique, trajet pourtant beaucoup plus onéreux.

"L'autre alternative est peut être d'instaurer un blocus autour de la Somalie et de proposer l'idée d'intercepter les bateaux qui quittent le pays plutôt que d'essayer de sécuriser la totalité du golfe d'Aden", a déclaré à la presse Peter Swift, directeur général d'Intertanko, lors d'une conférence organisée à Kuala Lumpur.

Jalil Hamid,
version française Jean-Philippe Lefief

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.