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18/04/09 (B495) Le journal de la Flibuste ... Un navire belge et deux chalutiers égyptiens au menu des pirates. Les pirates du Tanit incarcérés à Rennes. De nombreuses réunions internationales aux US et à Bruxelles pour tenter d'endiguer le problème. Plan US en quatre points ... (20 articles en Français et en Anglais)

_____________________________ 20 - AFP

Somalie: les Occidentaux contraints à l'imagination pour juger les pirates

Face à l'inexistence d'institutions judiciaires centrales en Somalie, les puissances étrangères qui arrêtent les pirates somaliens ont été contraintes de monter dans l'urgence des dispositifs juridiques pour les juger, quitte à susciter des critiques.

Une majorité des pirates capturés par les forces navales internationales patrouillant au large de la Somalie ont jusqu'à présent été livrés aux autorités de la région autoproclamée autonome du Puntland, dans le nord-est de la Somalie, qui ne bénéficie d'aucune reconnaissance internationale.

Le "gouvernement" du Puntland est de surcroît régulièrement accusé par les organisations de défense des droits de l'Homme de graves violations des droits humains.

Mercredi, lors d'un procès collectif, 37 pirates arrêtés par des navires français et américains ont été condamnés à trois ans de prison par un tribunal de Bosasso, "capitale" de ce territoire qui sert de base à plusieurs groupes de bandits des mers.

Devant le caractère expéditif de la justice puntlandaise, l'Union européenne a signé en mars un accord avec le Kenya pour que les présumés pirates arrêtés par des navires de l'UE puissent être jugés par ce pays.

Ainsi, l'Allemagne a remis le 7 avril à la police kényane sept pirates qui avaient attaqué le 29 mars un pétrolier ravitailleur de la marine allemande, avant d'être arrêtés et remis à la frégate allemande Rheinland Pfalz.

La France va faire de même de 11 présumés pirates arrêtés le 15 avril dans l'océan Indien par la frégate Nivôse.

Pourtant, "le système judiciaire kényan est inefficace, plutôt corrompu et manque de moyens", critique Peter Chalk, expert en terrorisme et piraterie à l'organisme américain Rand Corporation.

A vrai dire, les Occidentaux n'ont guère d'autres solutions de rechange dans l'immédiat.

"Personne ne pense que le Kenya a un système judiciaire parfait, mais le Kenya est l'une des rares solutions. Personne ne veut envoyer les pirates au Yémen par exemple, où la peine pour piraterie est la crucifixion", argumente Stefan Liller, de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

Reste bien sûr l'option nationale: juger les présumés pirates dans le pays qui a mené l'opération d'arrestation.

En l'absence de flagrant délit, arrêter des marins dans les eaux internationales est toutefois aux limites du droit et les puissances ayant des navires de guerre au large de la Somalie hésitent à déférer ces présumés pirates devant leurs propres juridictions.

La France, pays en pointe dans la lutte antipiraterie, n'a transféré sur son sol uniquement des pirates ayant attaqué des bateaux français: 15 sont actuellement dans les prisons françaises. Pour les avocats de cinq d'entre eux - capturés en avril 2008 et détenus cinq jours à bord d'un navire de guerre français - l'opération relève cependant du "non droit".

"La cour d'appel de Paris dit que pendant cette période de cinq jours, il s'agissait d'une opération strictement militaire et qu'il n'y a donc pas de contrôle de l'autorité judiciaire. On est dans une zone de non droit", a dénoncé le 6 avril l'un d'eux, Me Romain Ruth.

Washington semble avoir adopté la même ligne que Paris. Un pirate qui avait participé à la prise d'otage du capitaine américain du cargo Mersk Alabama avant d'être arrêté par l'armée américaine sera jugé aux Etats-Unis.

Cinq pirates sont également détenus aux Pays-Bas. Interceptés en janvier par la marine danoise alors qu'ils attaquaient un cargo néerlandais, ils ont été remis aux autorités néerlandaises.


_________________ 19 - Portail des Sous-marins avec Le mamouth

Un Falcon 50M au large de la Somalie

Par Rédacteur en chef.

La flottille 24F a déployé depuis peu un de ses quatre triréacteurs Falcon 50M à Djibouti, pour enrichir encore la connaissance du trafic maritime au large de la Somalie.

C’est ce qu’on apprend sans plus de détails au coin d’un communiqué qui vient d’être diffusé, annonçant l’arraisonnement d’un mother ship à 500 NM au large de Mombasa (Kenya) avec 11 pirates à bord.

___________________________ 18 - France Info

Piraterie: la Belgique annonce avoir perdu le contact avec un navire

Les autorités belges ont annoncé avoir perdu le contact avec un navire au large de l’Afrique de l’Est, qui a donné l’alerte tôt samedi matin et dont elles craignent qu’il ait été attaqué par des pirates somaliens.

Le navire belge Pompéi a déclenché samedi à l’aube "une alarme silencieuse au large des côtes est-africaines, puis une seconde une demi-heure plus tard", a indiqué à l’AFP un porte-parole du Centre de crise du gouvernement belge, Benoît Ramacker.

L’équipage est composé de "deux Belges" et de ressortissants de "plusieurs autres nationalités", a-t-il précisé. "Depuis, nous n’avons pas réussi à rétablir le contact", a-t-il poursuivi, en ajoutant que des représentants du Premier ministre Herman Van Rompuy, des ministères des Transports, de la Justice, de l’Intérieur, de la Défense et des Affaires étrangères, ainsi que des sociétés ayant affrété le navire participaient à la mi-journée à une réunion de crise à Bruxelles.

La double "alerte silencieuse" utilisée par le Pompéi est un message standardisé utilisé dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, selon le Centre de crise.


___________________________ 17 - Le Parisien avec AFP

Somalie : un navire belge attaqué par des pirates

Les pirates somaliens ont certainement fait une nouvelle prise. Le navire belge Pompéi qui croisait au large de l'Afrique de l'Est a donné l'alerte tôt samedi. Les autorités belges ont perdu le contact avec un navire. Ce même jour, la marine néerlandaise a repris un bateau de pêche détourné par des pirates somaliens présumés dans le Golfe d'Aden.

L'équipage du Pompéi est composé de «deux Belges» et de ressortissants de «plusieurs autres nationalités», a précisé un porte-parole du Centre de crise du gouvernement belge, Benoît Ramacker.
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«Depuis, nous n'avons pas réussi à rétablir le contact», a-t-il poursuivi, en ajoutant que des représentants du Premier ministre Herman Van Rompuy, des ministères des Transports, de la Justice, de l'Intérieur, de la Défense et des Affaires étrangères, ainsi que des sociétés ayant affrété le navire participaient à la mi-journée à une réunion de crise à Bruxelles.

La double «alerte silencieuse» lancée par le Pompéi est un message standardisé utilisé dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Les pirates multiplient les attaques au large des côtes somaliennes. Le 4 avril, ils prenaient en otage les cinq plaisanciers du Tanit, libérés dans des conditions dramatiques le 10 avril par un raid des commandos de marine. Le skipper, Florent Lemaçon, ainsi que deux pirates ont trouvé la mort pendant l'assaut.

En avril 2008, les 32 membres d'équipages dont 20 Français du voilier de luxe français le Ponant, étaient libérés par le GIGN.

___________________________ 16 - Ouest France

Les trois pirates somaliens du Tanit écroués à Rennes

Vendredi avant l'assaut. Des soldats français négocient avec les pirates. Les otages sont à l'intérieur du voilier.

Aucun projectile retrouvé dans le corps du skipper

Les trois pirates somaliens interpellés par la Marine nationale lors de la prise d'otages du Tanit ont été écroués dans trois maisons d'arrêt différentes de l'ouest qui n'ont pas été précisées. Ces trois Somaliens ont été mis en examen pour détournement de navire et séquestration de ses passagers, dont il a résulté la mort de l'un d'entre eux.

Le parquet de Rennes a requis la mise en examen pour séquestrations suivies de mort et détournement de navire en bande organisée. Les trois hommes encourent la réclusion criminelle à perpétuité.


___________________________ 15 - Ouest France

Les pirates défient le commerce mondial

Sur cette photo, prise le 4 janvier, des militaires français capturent dix-neuf pirates somaliens dans le Golfe d'Aden. Ce type d'intervention n'a pas empêché la multiplication des attaques contre cargos et voiliers. Plutôt que lerecours à la force, on évoque la reconstruction de l'État somalien.

Depuis le début de 2009, plus de quatre-vingts attaques dans le Golfe d'Aden et l'océan Indien, en dépit des patrouilles des marines de guerre.

La solution ? Reconstruire un État effondré.

Pourquoi parle-t-on autant des pirates somaliens ?

La piraterie et l'océan Indien, c'est une vieille histoire : Marco Polo et l'explorateur arabe Ibn Battuta l'évoquaient déjà, au tournant du XIVe siècle. Mais en 2008, le nombre des attaques a explosé dans le Golfe d'Aden (+ 200 %), les côtes de la Somalie concentrant le tiers des attaques dans le monde. Quelques-unes ont marqué les esprits : l'arraisonnement du cargo ukrainien Faina, chargé de trente-trois chars d'assaut, en septembre, et celui du supertanker saoudien Sirius Star, en novembre. Ils ont été relâchés au bout de plusieurs mois et contre des rançons.

Comment expliquer cette explosion ?

Plusieurs facteurs. Politique : depuis la chute du dictateur Syad Barré, en 1992, il n'y a plus d'État; la Somalie est un immense champ de bataille. Économique : la moitié de la population survit grâce à l'aide alimentaire de l'Onu. Géographique : au débouché du canal de Suez, le golfe d'Aden est une autoroute de la mer qu'empruntent 20 000 navires par an. Proies tentantes pour un peuple affamé.

Qui sont les pirates ?

Des pêcheurs qui, au départ, prétendaient défendre leur gagne-pain, pillé par les flottilles européennes et asiatiques. Ils sont passés à l'enlèvement contre rançon, source de revenus confortables. La reconversion est facile, l'outillage abondant après dix-sept ans de guerre civile : grappins, kalachnikovs, lance-roquettes... En 2008, la piraterie a rapporté entre 50 et 100 millions d'euros. La filière s'est structurée : indics de Suez à Aden ; bateaux-mères, équipés de GPS, de téléphones satellitaires, d'où les assaillants lancent leurs canots rapides ; négociateurs de rançons à terre... Des régions entières en vivent.

En quoi cela nous affecte-t-il ?

La piraterie touche d'abord les armateurs, dont les primes d'assurance ont décuplé... En bout de chaîne, le consommateur trinque, car la piraterie pèse sur les cours : 7 % du pétrole mondial transitent par le golfe d'Aden. Certains experts avancent le risque terroriste : les bandes de pirates seraient de plus en plus imbriquées avec la milice islamiste Chabaab, qui contrôle 70 % de la Somalie, et serait liée à Al-Qaida.

Quelle est la réaction internationale ?

Depuis l'automne 2008, une douzaine de pays - États-Unis, France, Espagne en tête - ont déployé dans la région des navires de guerre puis des avions de surveillance. Des convois de bateaux de commerce sont formés et escortés. Des commandos français et américains ont libéré des otages et coulé des embarcations.

Ce déploiement militaire est-il efficace ?

Peu, car les pirates ont investi dans de puissants moteurs et opèrent jusqu'à 500 milles des côtes. La zone à patrouiller ne cesse de grandir. Le Bureau maritime international recense déjà près de quatre-vingts attaques, en 2009. Les dispositifs militaires (USA, Otan, UE...) sont peu coordonnés. Il y a des progrès : l'Onu a autorisé des poursuites dans les eaux territoriales somaliennes et même à terre, avec la bénédiction du faible gouvernement transitoire de Mogadiscio ; le Kenya accepte de juger les pirates.

Comment tarir la piraterie ?

Les équipages s'outillent pour repousser les assauts : lasers aveuglants, filets, lances à incendies... mais les compagnies rechignent à armer leurs bateaux. La marine US envisage de frapper les bases arrière d'Eyl ou Harardhere. Militaires et diplomates, Hillary Clinton en tête, s'accordent désormais sur un point : la solution est à terre. C'est l'État somalien qu'il faut reconstruire. Cela exige du temps, de l'argent... et de la volonté. Pilotes de l'opération onusienne Restore Hope, en 1993, les Américains avaient « déserté » après la mort de dix-huit GI's à Mogadiscio.

Bruno RIPOCHE.

___________________________ 14 - Lakoom-info.com

Deux bateaux de pêche égyptiens Capturés par des pirates


Deux bateaux de pêche égyptiens ont été capturés par des pirates au large de la Somalie avec 18 à 24 marins à bord, a annoncé hier une source officielle égyptienne. Citant son ambassadeur en Somalie, le ministère égyptien des Affaires étrangères a confirmé la capture des deux bateaux par des pirates au large de la Somalie, et plus précisément au large du Somaliland ajoutant que 18 à 24 marins se trouveraient sur les deux embarcations.

Cinq pirates avaient été tués dont trois lors de l'assaut visant la libération dimanche du commandant de bord du bateau "Maersk Alabama" battant pavillon américain et deux lors de l'opération pour libérer un yacht français la semaine dernière. Le Maersk Alabama avait été attaqué mercredi avant que son équipage composé de 20 membres ait réussi à reprendre le contrôle du navire.

Seul le capitaine Richard Phillips restait otage des pirates avant d'être libéré à son tour. Les actes de piraterie prennent de l'ampleur en Somalie, pays pauvre ravagé par la guerre et l'instabilité en l'absence d'une autorité centrale depuis près de deux décennies.

___________________________ 13 - Le Parisien avec AFP

Un navire militaire sud-coréen repousse des pirates

Un navire militaire sud-coréen a repoussé des pirates qui tentaient de s'emparer d'un navire danois au large de la Somalie, a annoncé vendredi l'armée sud-coréenne. L'incident, qui s'est produit vendredi à 7 heures (heire de Paris), à environ 110 km au large de la côte du Yémen, a été confirmé par la compagnie maritime danoise Shipcraft, propriétaire du cargo attaqué.

 Le destroyer sud-coréen, Munmu le Grand, avec un équipage de 300 marins, a reçu un appel de détresse d'un cargo, le Puma, indiquant qu'il était pris en chasse par un bateau de pirates, a précisé le colonel Lee Hyoung-kook.

«Les pirates ont renoncé à leur tentative d'abordage du navire et se sont enfuis quand l'hélicoptère a menacé de faire feu», a indiqué l'officier. Le Puma, enregistré au Danemark, se trouvait à environ 55 km du destroyer sud-coréen, qui a alors envoyé un hélicoptère, arrivé sur les lieux en 20 minutes.

Son équipage était composé de trois officiers danois et de quatre marins philippins. Cinq gardes de sécurité britanniques étaient également à bord, selon l'armateur.

Selon Per Nykjaer Jensen, directeur de Shipcraft, «l'équipage du Puma, apercevant vendredi matin six pirates armés en train de foncer dans un hors-bord lancé à grande vitesse vers le bateau, a commencé à zigzaguer pour éviter tout abordage et a tiré une fusée de détresse en direction des assaillants».

Cette manoeuvre a donné «quelques instants de répit à l'équipage qui a alerté les forces de la coalition internationale, qui ont dépêché dix minutes plus tard un hélicoptère qui a fait fuir les pirates», a-t-il expliqué à l'AFP. Le cargo de 2.500 tonnes, parti de Singapour, doit relier l'Allemagne.

«Nous sommes vraiment frustrés par ces conditions de navigation intolérables où on laisse la plupart du temps les pirates repartir en toute impunité», a déploré M. Jensen. Les attaques et les détournements de navires étrangers par des pirates se sont multipliées ces dernières semaines dans le golfe d'Aden et dans l'océan Indien, à la faveur de conditions météorologiques favorables.

___________________________ 12 - Le Figaro avec AFP

Piraterie: réunion à Washington

Les représentants de plusieurs agences du gouvernement américain doivent se réunir aujourd'hui à Washington pour tenter de trouver une réponse aux actes de piraterie en recrudescence au large des côtes somaliennes, a indiqué jeudi soir le département d'Etat.

"Cela marque le début de nos efforts pour mettre en oeuvre la nouvelle politique anti-piraterie de la secrétaire" d'Etat Hillary Clinton, a-t-il ajouté. "Cela démontre notre engagement à travailler en vue d'une réponse coordonnée et efficace", a poursuivi le porte-parole.

Mme Clinton a dévoilé mercredi un plan destiné à lutter contre la piraterie qui appelle au gel des avoirs des pirates et à leur poursuite en justice par les pays concernés. La secrétaire d'Etat s'est engagée à réclamer des réunions "immédiates" du Groupe de contact sur la piraterie au large des côtes somaliennes pour discuter de ce plan qui appelle également à l'élaboration de stratégies pour libérer les navires et équipages retenus par les pirates.

Elle a aussi annoncé qu'elle enverrait un émissaire à la conférence des donateurs pour la Somalie à Bruxelles le 23 avril pour tenter d'améliorer la situation dans le pays et aider à mettre en oeuvre ce plan.

___________________________ 11 - Le Monde

Les pirates somaliens, des "flibustiers-chefs d'entreprise"


Pourquoi peut-on faire le parallèle entre un pirate somalien et un arbitragiste sur les marchés financiers ? Tous deux suscitent dans l'opinion de la fascination, et parfois de la haine, mais ce n'est pas tout. Ces deux métiers consistent, notamment, à engranger une somme comparativement faible pour avoir su saisir une occasion périlleuse.

Certes, de grandes différences les séparent aussi. On peut dire à l'avantage de l'arbitrage qu'il rend les marchés plus performants, tandis que la piraterie n'est rien de plus qu'un coût. Sans compter qu'elle est illégale et dangereuse. Le plus souvent, les arbitragistes respectent les règles du jeu et ne risquent que leur fortune.

Il n'en reste pas moins que les pirates peuvent être apparentés à des arbitragistes géopolitiques. Entre, d'un côté, un Etat en faillite - jadis, c'étaient des Etats plutôt prospères qui finançaient la piraterie, mais c'est une autre histoire - et, de l'autre, des nations commerçantes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas protéger tous leurs navires contre les attaques, mais qui, souvent, sont tout à fait disposées à payer des rançons.

"CHASSEURS DE RENTES"

Le fossé entre les deux crée une ouverture pour d'impitoyables "chasseurs de rente", ainsi que les appellent les économistes. Les pirates sont en quelque sorte des receveurs des douanes qui agiraient en free-lance.

Ces "flibustiers-chefs d'entreprise" ont certes besoin d'un peu de soutien logistique : en l'occurrence, des armes et un lieu où garer les navires capturés. Pour l'heure, c'est la Somalie qui remplit ces fonctions.

Il leur faut aussi une communauté internationale complaisante. Cette condition est jusqu'à présent remplie, dans la mesure où il revient bien moins cher de payer pour quelques bateaux que de les protéger tous - sans parler de mettre en place un gouvernement suffisamment fort en Somalie. Les pirates s'emparent d'un si petit nombre de navires, et le coût des rançons peut être réparti sur tant d'autres, que le consommateur final n'en ressent même pas les effets.

Les pirates somaliens sont des hommes d'affaires. Ils ont une politique de prix, des négociateurs et même des porte-parole. Mais il arrive que, comme les receveurs des douanes ou les spéculateurs sur les marchés financiers, ils deviennent excessivement âpres au gain et agressifs. C'est manifestement ce qui se passe aujourd'hui au large des côtes orientales de l'Afrique.

Dans les affaires commerciales légales, une nouvelle législation permet de faire disparaître les activités jugées iniques. Face à une activité de ce type exercée en pleine mer, l'usage de la force s'impose. Hillary Clinton, la ministre américaine des affaires étrangères, appelle dans ce domaine à une coordination des efforts. Les marines américaine et française ont déjà montré de quoi elles étaient capables. Pour l'heure, les pirates continuent pourtant de jouer les durs. Ils ne sont pas encore prêts à se soumettre à des règles nouvelles, moins accommodantes et moins lucratives.

Edward Hadas

___________________________ 10 - AFP

UE: 225 millions d'euros pour la lutte contre le terrorisme et la piraterie

La Commission européenne va consacrer 225 millions d'euros pour aider des pays comme l'Afghanistan et la Somalie à lutter contre le terrorisme, le trafic d'armes de destruction massive et la piraterie.

Ce programme sur trois ans (2009-2011), présenté vendredi par Bruxelles comme les premières mesures européennes "de portée mondiale", vise à "lutter contre le terrorisme ainsi que le trafic et la prolifération des armes de destruction massive".

Les grandes priorités géographiques "sont le Pakistan et l'Afghanistan, ainsi que la région du Sahel en Afrique", a précisé la Commission dans un communiqué.

"La Commission a un rôle clé à jouer dans la lutte contre le terrorisme en soutenant le renforcement des pays tiers comme le Pakistan et dans la région du Sahel", a commenté la commissaire aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner.

Premier axe de l'action proposée: la lutte contre le trafic d'armes de destruction massive (123 millions d'euros).

Le but est d'abord d'aider les pays concernés à mieux contrôler les exportations illégales, selon la Commission, qui veut d'autre part étendre son action, aujourd'hui focalisée sur les pays de l'ancienne Union soviétique, à ceux d'Asie du sud-est, du Proche-Orient et d'Afrique.

Pour éviter le développement même de ces armes, nucléaires, chimiques ou bactériologiques, une partie importante des fonds (environ 30 millions d'euros) est destinée à aider à la reconversion des scientifiques dans des activités "pacifiques".
Deuxième axe de la Commission: la lutte contre les "menaces régionales" (plus de 60 millions d'euros), du trafic de drogue au terrorisme, en passant par la piraterie.

"Les routes maritimes sont cruciales pour le commerce et la sécurité internationale", a souligné la Commission, notant que le transport maritime représentait "de loin la plus grande partie en volume du commerce mondial".

Alors que la communauté internationale a déployé de nombreux navires militaires dans le golfe d'Aden pour tenter de protéger les bateaux attaqués par les pirates, l'aide que propose la Commission "passe par le développement de la capacité des Etats côtiers à patrouiller dans leurs propres eaux territoriales".

Cela concerne évidemment les pays de la Corne de l'Afrique, en premier lieu la Somalie, mais Bruxelles n'oublie pas non plus les risques toujours importants de piraterie dans le détroit de Malacca, entre Singapour et l'Indonésie.

En matière de terrorisme à proprement parler, la Commission note que les menaces "augmentent" au Sahel - notamment au Mali, en Mauritanie et au Niger - "en raison de développements sociaux, économiques, et de sécurité complexes".

Et que l'Afghanistan et le Pakistan "sont des bases pour la radicalisation et l'entraînement terroriste".

Pour freiner ces phénomènes, elle préconise notamment de soutenir pour chacune des deux régions le soutien à la mise en place de structures anti-terroristes, à la formation des autorités compétentes et au développement d'une coopération régionale.

Enfin, la Commission veut s'attaquer au trafic de drogue: la route de la cocaïne de l'Amérique Latine à l'Ouest de l'Afrique via les Caraïbes et celle de l'héroïne de l'Asie centrale aux Balkans via la mer Noire.


___________________________ 9 - Le Point

Une frégate française intercepte onze pirates somaliens

Onze pirates ont été interceptés et arrêtés au large du Kenya, mercredi, à l'aube, par la frégate française Nivôse, dans le cadre de l'opération européenne Atalante.

Ils naviguaient sur une embarcation de 10 mètres de long transportant, notamment, 17 fûts de 200 litres de carburant, et deux skiffs d'assaut. La frégate française a repéré les pirates le 14 avril au soir, lorsque son hélicoptère a permis de déjouer leur attaque contre le bâtiment de commerce Safmarine Asia. Elle a pisté les embarcations durant la nuit, puis est intervenue au lever du jour.


___________________________ 8 - Le Figaro avec AFP

Un navire pour lutter contre les pirates

Le groupe d'armement naval français DCNS a conçu un navire dédié à la lutte contre la piraterie, doté notamment d'un champ de vision à 360 degrés et d'un système de largage ultra-rapide pour embarcations de forces spéciales, qui n'attend plus que son premier acheteur.

Depuis plusieurs mois, une cellule de quinze personnes planche, dans les bureaux d'étude de DCNS à Lorient, sur ce navire alliant "le meilleur du civil et du militaire" pour répondre aux besoins des marines mondiales confrontées à la piraterie organisée, au narco-trafic ou à l'aide aux réfugiés.

Pour l'imaginer, "nous nous sommes rapprochés des commandos de marine basés à Lorient", raconte Marc Maynard, le directeur du projet, à côté de la maquette de ce bateau qui pourrait mesurer environ 90 mètres de long pour un équipage d'une trentaine de personnes.

La rapidité étant primordiale pour contrer des pirates qui utilisent souvent, comme au large de la Somalie, des bateaux-mères et des skiffs d'assaut, "la mise à l'eau par l'arrière de deux embarcations rapides de neuf mètres destinées aux commandos peut se faire en cinq minutes", explique-t-il.

Pour mettre au point ce système de largage express, les concepteurs se sont inspirés de techniques civiles en adaptant une méthode utilisée par les thoniers-senneurs pour larguer le canot qui entraîne leur immense filet.

La passerelle du nouveau navire, dérivé de la famille des corvettes "Gowind" de DCNS, permet de voir à 360 degrés. "Sur les navires militaires, c'est rarement le cas", relève M. Maynard. "Pour un marin, c'est inestimable!".

Si "un vrai canon" de calibre 30 reste de rigueur à l'avant, les concepteurs ont voulu privilégier "la dissuasion" avec des canons à eau placés sur les côtés. Car "l'idée, c'est de neutraliser les pirates", explique M. Maynard.

La plate-forme pour hélicoptères dont dispose le navire peut aussi servir aux drones aériens ou marins, moins coûteux. "Au lieu d'avoir un hélicoptère 24 heures sur 24, on peut envoyer un drone, c'est la solution de demain", s'enthousiasme Yannick Bian, l'un des architectes.

Outre un aspect dissuasif, le drone, engin sans pilote programmé pour une mission, peut transmettre des images très utiles. "On a été les premiers au monde, à DNCS, à faire apponter (se poser, ndlr) automatiquement un drone aérien sur un navire de la Marine nationale", souligne M. Bian.

Le projet a dû également s'adapter aux règles de droit international, par exemple "pour concevoir une cellule de rétention permettant de +retenir+ les pirates et de les livrer aux autorités". Outre son équipage, le navire peut embarquer une trentaine de passagers.

Autre atout du projet, "ce navire peut être construit partout car il a une base civile", estime M. Maynard.

Reste que ce bateau "anti-pirates" n'a pas encore trouvé son premier acheteur. "Beaucoup de marines sont intéressées, en Asie, en Amérique du Sud...la France aussi", assure le responsable du projet, qui reste discret tant sur les pays intéressés que sur le prix, "compétitif" selon lui, de cette nouvelle arme de lutte contre la piraterie.

___________________________ 7 - Eurovinvestor avec Reuters

Le Japon envoie deux avions de surveillance

Le Japon va envoyer deux avions militaires au large de la Somalie pour contribuer à la surveillance maritime dans le cadre de la lutte internationale contre la piraterie, annonce le ministère de la Défense.

Les deux appareils seront stationnés sur une base à Djibouti le mois prochain. La mission impliquera 150 personnes, a précisé vendredi une porte-parole du ministère de la Défense.

Plusieurs pays ont déployé des bâtiments militaires dans les eaux somaliennes et dans le golfe d'Aden, où opèrent quelque 800 groupes de pirates qui multiplient les détournements de navires et les prises d'otages.

Une dizaine de bâtiments, américains, russes ou européens notamment, se trouvent dans la région, mais les forces maritimes manquent d'appui aérien pour quadriller la zone, selon l'Otan.

Les deux PC-3 japonais fourniront des informations aux deux contre-torpilleurs déjà mobilisés par Tokyo pour escorter les navires commerciaux japonais et pourront échanger leurs données avec les forces étrangères, rapportent les médias nippons.

(Isabel Reynolds,
version française Grégory Blachier)

____________________________ 6 - Info Palestine

Les pirates Somaliens, al Qaïda, Bush et Obama

Je vous avais déjà parlé des actes de piraterie pratiqués au large des côtes somaliennes. L’actualité me donne l’occasion d’y revenir puisque cette piraterie fait encore la une des organes de presse en France comme ailleurs.

Un certain nombre de puissances, dont la France, se sont coalisées pour lutter contre le phénomène qui a touché 130 navires marchands en 2008.

Aux Etats-Unis, les récents événements ont cependant provoqué un débat sur la politique à suivre en la matière. Ce débat se focalise sur une organisation « extrémiste » nommée Shabab (jeunesse) :

Des responsables étasuniens affirment que l’organisation, qui contrôle une partie de la Somalie, pose un dilemme.Ils soulignent son expansion rapide, les liens entre ses dirigeants el le réseau terroriste al Qaïda, et la présence d’Etasuniens et d’Européens dans ses rangs. Mais ils déclarent qu’il n’y a aucune preuve que l’organisation prépare des attentats hors de Somalie.

Les mêmes responsables critiquent de manière à peine voilée l’administration Obama qui a adopté une approche plus prudente et moins agressive [que l’administration Bush] de ces questions de sécurité.

On voit bien que la piraterie est un des dossiers peau de banane dont a hérité Obama. On se souviendra, c’est quand même assez récent, que le gouvernement Bush avait encouragé l’armée éthiopienne à renverser par la force l’Union des Tribunaux Islamiques qui gouvernait une partie du territoire somalien et en contrôlait la capitale. Il était reproché justement à cette Union des Tribunaux d’avoir partie liée à al Qaïda.

Si on suit bien la logique étasunienne, les pirates se rattachent à une organisation liée à al Qaïda ; l’Union des Tribunaux Islamiques était aussi liée à al Qaïda.

Déduction logique : les actes de piraterie auraient du culminer lorsque les Tribunaux Islamiques étaient au pouvoir.

Le problème est que c’est exactement le contraire qui s’était passé ainsi que nous le rappelle cet article tiré des archives du Sydney Morning Herald.

Au passage, rappelons que le mot « sharia » ne signifie pas loi en arabe. La sharia n’est donc d’aucune façon la « loi » islamique pas plus qu’il n’existe qu’une loi dite islamique, la pluralité étant de règle dans ce domaine.

La crainte de la loi islamique effraye les pirates

Par Colin Freeman à Mogadiscio et Justin Stares à Bruxelles Sydney Morning Herald (Australie) 17 octobre 2006 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le nouveau pouvoir islamique en Somalie a débarrassé le pays des pirates qui terrorisaient les navires de plaisance et les cargos au large de ses côtes.

Depuis que ce pays d’Afrique orientale a sombré dans l’anarchie il y a 15 ans, ses 4 000 kilomètres de côtes offraient un refuge pour des pirates armés qui utilisent des embarcations à grande vitesse pour s’emparer des bateaux de passage.

Mais depuis que la nouvelle Union des Tribunaux Islamiques a pris le contrôle de Mogadiscio et d’une grande partie du sud du pays, la piraterie a été pratiquement éliminée sous la menace de sévères punitions aux termes de la sharia.

Cette répression a été soulignée dans un rapport récent du Merchant International Group, spécialisé dans le conseil aux entreprises sur le commerce dans les points chauds autour du globe.

« L’emprise du pouvoir islamiste à travers les tribunaux islamiques mérite une attention particulière, » déclare l’organisation. « Plus de 40 attaques contre des bateaux avaient été signalées dans et autour des eaux somaliennes entre mars 2005 et juillet 2003, mais pas un seul acte de piraterie n’a été rapporté dans ce secteur dans les mois qui ont suivi [la prise de pouvoir des tribunaux).

La piraterie somalienne a fait la une en novembre dernier quand, à 70 miles nautiques de la côte, des embarcations chargées de bandits armés de mitrailleuses et de lance grenades avaient attaqué le Seabourn Spirit, un navire de croisière de luxe battant pavillon américain.

Les touristes à bord ont relaté comment ils avaient craint pour leurs vies jusqu’à ce que l’équipage parvienne à faire fuir les pirates en utilisant un sonic gun spécial qui émet un bruit à fort volume à en crever les tympans.

En guise de précaution, le Bureau Maritime International a conseillé aux navires de ne pas s’approcher à moins de 160 kilomètres de la côte somalienne.

La chute du nombre d’incidents de piraterie reflète le succès de l’Union des Tribunaux Islamiques à rester l’ordre et la loi sur la terre ferme. Jusqu’en été, la Somalie était largement sous le contrôle de seigneurs de la guerre rivaux. On pense que la plupart des organisations de pirates dépendaient des milices des seigneurs de la guerre.

Alors que leurs détracteurs disent que l’Union des Tribunaux Islamiques est un mouvement lié à al Qaïda qui prévoit d’introduire de strictes restrictions de la vie sociale dans le style des Talibans, dont l’interdiction des films et de la musique, de nombreux Somaliens ordinaires considèrent que c’est la seule alternative à l’anarchie.

La chute des actes de piraterie est attribuée à la menace de punir quiconque est impliqué par l’exécution ou l’amputation.

____________________________ 5 - Continenatal News

Washington intensifie sa lutte contre la piraterie en Somalie

"Nous avons noté que les pirates achètent davantage de matériel sophistiqué. Ils se procurent des vedettes plus rapides et à mieux équipées. Ils utilisent, de toute évidence, leurs rançons pour leur profit personnel et pour la piraterie. Nous allons commencer à identifier ces sommes pour empêcher cela."

La secrétaire d’état américaine Hillary Clinton a annoncé de nouvelles mesures pour barrer la route aux pirates somaliens. Il s’agit notamment de geler les avoirs des pirates, a-t-elle indiqué. « Nous avons noté que les pirates achètent davantage de matériel sophistiqué. Ils se procurent des vedettes plus rapides et à mieux équipées. Ils utilisent, de toute évidence, leurs rançons pour leur profit personnel et pour la piraterie. Nous allons commencer à identifier ces sommes pour empêcher cela », a déclaré le chef de la diplomatie américaine.

Les Etats-Unis et le reste de la communauté internationale devront, avant tout, résoudre le problème de l’absence d’un gouvernement stable en Somalie, estime André de Nesnera, grand reporter de la VOA. Comment peut-on combattre la piraterie, « s’il n’y a pas de gouvernement en Somalie, s’il n’y a pas de patrouilles côtières comme tous les pays en ont ? » s’est interrogé André de Nesnera.

____________________________ 4 - Euroinvestor avec Reuters

Le cargo grec Titan relâché par des pirates somaliens

Des pirates somaliens ont relâché le cargo Titan, battant pavillon de Saint-Vincent et des Grenadines, et ses 24 membres d'équipage, a-t-on appris mercredi auprès du ministère grec de la Marine marchande.

"Nous avons été informés aujourd'hui par la compagnie de ce que le bateau et l'équipage avaient été libérés. Il y avait trois Grecs parmi l'équipage", a déclaré sous le sceau de l'anonymat un responsable du ministère.

Les pirates s'étaient emparés du cargo en mars alors qu'il se rendait de la mer Noire en Corée.

(Renee Maltezou,
version française Nicole Dupont)

____________________________ 3 - Le Monde

En Somalie, le dispositif international doit être repensé

L'épisode de l'abordage par des pirates du porte-conteneurs Maersk Alabama, battant pavillon américain, marquera peut-être un tournant dans l'explosion de la piraterie au large des côtes somaliennes.

Pendant cinq jours, le capitaine Richard Phillips a flotté sur un canot de sauvetage, retenu par quatre pirates, avec trois bâtiments de guerre américains à proximité. Tout comme les forces spéciales françaises, qui avaient libéré quelques jours plus tôt par la force l'équipage du Tanit, leurs homologues américaines ont tué trois Somaliens pour libérer leur compatriote. Depuis, des chefs pirates crient vengeance et les actes de piraterie se multiplient. En huit jours, huit attaques ont eu lieu. Il y en avait eu 111 en 2008.

Le 23 avril, aura lieu à Bruxelles une réunion organisée par les Nations unies au sujet de la Somalie. Il devait y être question essentiellement de l'aide internationale à apporter au fragile processus de paix en cours dans ce pays. La question des moyens de lutte contre la piraterie devrait envahir les débats. Face à l'ampleur du phénomène, la réponse actuelle semble dépassée. Fin 2008, une force internationale d'une vingtaine de navires s'est déployée, constituée de la force navale européenne Atalante et de bâtiments des marines américaines, chinoises et indiennes. La diminution des actes de piraterie début 2009 laissait espérer en l'efficacité de cette démonstration de force.

Mais les pirates attendaient seulement la fin de la mousson, du vent et des vagues, pour relancer leurs attaques à bord de petits canots rapides. De plus, au lieu de se cantonner aux routes maritimes proches des côtes, ils ont élargi leur terrain de chasse grâce à leur système de "bateaux mères" - des petits cargos permettant d'affronter la haute mer. C'est l'un de ces bateaux que la marine française a arrêté, mercredi 15 avril, dans l'océan Indien, dans lequel naviguaient 11 pirates somaliens présumés.

Les forbans ne se cantonnent pas au golfe d'Aden, où passent entre 16 000 et 20 000 bateaux par an, mais s'aventurent jusqu'aux Seychelles. La force internationale doit donc couvrir plus de deux millions de kilomètres carrés. Les rançons, une centaine de milliers de dollars (jusqu'à 75 000 euros) à l'origine, s'élèvent maintenant à un ou plusieurs millions par bâtiment. En 2008, l'estimation du montant total des rançons payées se situait entre 30 et 60 millions de dollars. Dans une région déshéritée, ce déluge d'argent a suscité la création d'une activité organisée.

Ce ne sont pas seulement des pêcheurs mis au chômage en raison du ratissage des fonds par les chalutiers industriels qui grossissent les rangs de la piraterie - plusieurs milliers de personnes au total. Une industrie s'est créée, avec des équipes chargées de l'abordage, qui ramènent les prises vers le port d'où elles opèrent, et où d'autres groupes se chargent des marins pris en otage, tandis que s'ouvrent des négociations avec les armateurs. Dix-sept navires et environ 250 marins de différentes nationalités sont retenus par les pirates.

Au lieu de s'en tenir à des patrouilles sur mer, la force internationale pourrait intervenir contre les bases à terre - une poignée de ports dispersés dans la région autonome du Puntland où les bâtiments ancrés à proximité sont visibles... sur Google Earth.

Jean-Philippe Rémy


____________________________ 2 - All Africa.com (En Anglais)


Mme Clinton a présenté le plan américain en 4 points pour lutter contre la piraterie en Somalie. // Somalia: Announcement of Counter-Piracy Initiatives

Washington, DC — U.S. Secretary of State Hillary Clinton has announced a four-point plan to combat piracy off the coast of Somalia.

The plan includes:

+ Working with partners at an international Somali peacekeeping and development meeting to help Somalia develop the capacity to police its territory;
+ Developing an "expanded multinational response" to piracy;
+ Pressing Somalia's Transitional Federal Government and regional leaders in Puntland to take action against pirates; and
+ Working with shipping and insurance comapanies to "address gaps in their self-defense measures."

SECRETARY CLINTON: But before I turn to the important issues that we discussed today about Haiti, I’d like to take a moment to discuss an issue that affects us all, and that is the scourge of piracy. The attempted capture of the Maersk Alabama and the attack yesterday on the Liberty Sun off the coast of Somalia are just the most recent reminders that we have to act swiftly and decisively to combat this threat. These pirates are criminals. They are armed gangs on the sea. And those plotting attacks must be stopped, and those who have carried them out must be brought to justice.

Last weekend, we were all inspired by the courage and heroism of Captain Phillips and his crew, and by the bravery and skill of the U.S. Navy. These men are examples of the best that America has to offer. And I salute and thank them. But now it falls to us to ensure that others are not put into a similar situation. As I said last week, we may be dealing with a 17th century crime, but we need to bring 21st century solutions to bear.

I want to commend the work that this Department’s anti-piracy task force has already done, along with their counterparts throughout our government. In the past several months, we have seen the passage of a robust United Nations Security Council resolution, a multinational naval deployment, improved judicial cooperation with maritime states and an American-led creation of a 30-plus member International Contact Group to coordinate our efforts.

But we all know more must be done. The State Department is actively engaged with the White House and other agencies in pursuing counter-piracy efforts, both unilaterally and in concert with the international community. This Friday, a steering group that includes State, the Department of Defense, the Department of Justice, the Department of Transportation, the Department of Homeland Security, and the intelligence community, will meet to consider recent events and potential responses.

This week, the State Department is taking four immediate steps as we move forward with a broader counter-piracy strategy. But let me underscore this point: The United States does not make concessions or ransom payments to pirates. What we will do is first send an envoy to attend the international Somali peacekeeping and development meeting scheduled in Brussels. The solution to Somali piracy includes improved Somali capacity to police their own territory. Our envoy will work with other partners to help the Somalis assist us in cracking down on pirate bases and in decreasing incentives for young Somali men to engage in piracy.

Second, I’m calling for immediate meetings with our partners in the International Contact Group on Piracy to develop an expanded multinational response. The response that came to our original request through the Contact Group for nations to contribute naval vessels has turned out to be very successful. But now we need better coordination. This is a huge expanse of ocean, four times the size of Texas, so we have to be able to work together to avoid the pirates. We also need to secure the release of ships currently being held and their crews, and explore tracking and freezing pirate assets.

Third, I’ve tasked a diplomatic team to engage with Somali Government officials from the Transitional Federal Government as well as regional leaders in Puntland. We will press these leaders to take action against pirates operating from bases within their territories.

And fourth, because it is clear that defending against piracy must be the joint responsibility of governments and the shipping industry, I have directed our team to work with shippers and the insurance industry to address gaps in their self-defense measures. So we will be working on these actions as well as continuing to develop a long-term strategy to restore maritime security to the Horn of Africa.


____________________________ 1 - XINHUA (Chine)

Un navire sud-coréen en mission d'escorte au large de la Somalie

Un contre-torpilleur sud-coréen a commencé à escorter les vaisseaux du pays dans les eaux somaliennes, a rapporté jeudi la presse locale, citant un responsable militaire sud-coréen.

Le bâtiment de guerre, avec un équipage de 300 personnes à bord, a entamé l'escorte d'un cargo sud-coréen de 12.000 tonnes, le Pine Galaxy, mercredi à 23h00 GMT au large d'Oman, a déclaré à l'agence Yonhap le colonnel Lee Hyoung-kook.

Il faudra treize heures au vaisseau pour escorter le navire commercial vers l'ouest le long du couloir de transit recommandé internationalement, d'une longueur de 790 km, jusqu'aux côtes de Djibouti, a expliqué le colonel Lee.

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.