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05/07/09 (B506) Forum de l'opposition du 27 juin (Compte-rendu) 3 - Mahmud Harbi, le pionnier de l'indépendance de Djibouti - Dr Ali Coubba, historien et Président d'Uguta-Toosa

FORUM DJIBOUTIEN DU 27 JUIN 2009

UNE INDEPENDANCE CONFISQUEE PAR LA DICTATURE

Mahmud Harbi, le pionnier
de l'indépendance de Djibouti

par le Docteur Ali Coubba
Historien et Président d'Uguta-Toosa

Pour la commémoration du 32ème anniversaire de l’indépendance de Djibouti, une affiche est publiée à Ottawa. On y note d’abord la sur-représentation des membres de la communauté somali. On y dénombre quinze Somali, un Afar et un Arabe ?

Les images, dit-on, disent plus que le texte.

En observant ces photos, il vous vient à l’esprit une série de questions. Les Somalis ont-ils été plus précoce et plus nombreux à exiger la libération de Djibouti ? Oui. Oeuvraient-ils pour l’indépendance de Djibouti seulement ? Non.

En effet, il faut expliciter ce que les Somali entendaient par « indépendance ». En tout cas les Afar ne pouvaient apporter leur caution à l’indépendance caressée par leurs concitoyens d’origine somali. Le nationalisme de Mahmud Harbi et son engagement précoce expliquent ce contentieux.

De leurs côtés, les Français, les Ethiopiens et une partie de la population djiboutienne (en particulier les Somali) n’imaginaient pas que la Côte française des Somalis puisse accéder à la souveraineté internationale.

1) Mahmud Harbi : une instruction très limitée

Né à Ali-Sabieh vers 1921, Mahmud Harbi était un Somali Issa, du clan Fourlaba.

Il avait fait ses études dans sa ville natale. Nous ne sommes pas sûr qu’il soit né vraiment dans cette localité. Il avait sept frères et sœurs. Sa scolarité fait l’objet de controverse. En recoupant les informations, elle semble avoir été très limitée. Thompson et Adloff, dans Djibouti et la corne de l’Afrique, écrivent que « Hassan Gouled …était plus instruit que lui ».Ils ajoutent également que Harbi était « dépeint comme un "illettré aussi bien en français qu'en arabe » .

De son côté, Maurice Mécker, Chef du Territoire de la Côte française de 1957 à 1958, affirme que le député du territoire (1956) manquait d‘instruction quand il est entré en politique. Compte tenu de la qualité du portrait de Harbi dans « Djibouti 1958 : l’homme du non », je donne du crédit à ce témoignage. En revanche, le député djiboutien maîtrisait le somali. Il passait pour un tribun. De plus, son charisme fait merveille au lendemain du référendum de 1958.

2) Les grands évènements et évolutions qui agitent le monde

Lorsque Mahmoud Harbi accède à la fonction la plus élevée dévolue à un autochtone en juin 1957 – poste de vice-président du Conseil de gouvernement nouvellement créé par la Loi-cadre – on observe trois évolutions. Au niveau international, la Seconde Guerre mondiale est passée par là. Les mentalités ont changé.

Les colonisés veulent plus de progrès et d’émancipation. En métropole, le gaullisme commence à s’agiter. Le R.P.F. (Rassemblement pour la France) rêve le retour du général de Gaulle et il est très actif. Jacques Foccart sillonne l’Afrique francophone. En Côte française des Somalis, les Djiboutiens citadins commencent à rêver mais modestement. Plus que tout autre évènement, l’indépendance de la Somalia italienne, annoncée pour l’année 1960, alimente le rêve le plus fou de la population du minuscule territoire français de la corne de l’Afrique.

3) Les acteurs muets : le chef-lieu du Territoire et les districts de l’intérieur

Dans la lutte pour l’indépendance, Djibouti-ville, le chef-lieu de la Côte française des Somalis, joue un rôle très important. C’est là où il y a la population lettrée, qui compte sur le plan économique. L’administration française dorlote cette population multi-ethnique. Les Somali y sont majoritaires avec un pourcentage élevé de ceux que l’administration française nomme les Somali allogènes (Issaq et Gadaboursi).

Cette ville a une personnalité. Sa géographie correspond à la « ville coloniale » décrite par Frantz Fanon dans « Les damnés de la terre ». Elle a vu le jour sur un terrain frontalier entre les nomades afar et issa vers 1887. De ce fait, elle paraît étrangère aux autochtones. La langue urbaine dominante est l’arabe.

L’élite djiboutienne écoute avec ferveur la radio égyptienne. D’où le nationalisme arabo-musulman auquel les arabophones sont très sensibles. L’arrière-pays comprend les autochtones afar et somali-issa, vivant péniblement de l’élevage. Les uns et les autres souffrent de la marginalisation. Sur le plan politique, cette population, mal recensée, pauvre, constitue une aubaine pour les Français.

Pour bien comprendre la trajectoire de Mahmud Harbi, il faudrait rappeler sa culture et la structure sociale de la société somali-issa, l’influence du nationalisme arabo-musulman, la passion qui l’anime pour réveiller les peuples somalis de la corne de l’Afrique.

4) Mahmud Harbi et l’administration française (1956-1960)

Son engagement dans la vie publique débute d’abord dans le syndicalisme. Il est signalé au début des années cinquante aux côtes des hommes qui vont l’accompagner jusqu’à sa mort, notamment Ahmed Goummané et Abdourahman « Gabode ».

A partir de 1956, sa biographie devient plus touffue, plus lisible. Il est vrai qu’en 1956, il remplace Hassan Gouled au poste de député du Territoire. Cette ascension n’est pas du goût des Gaullistes. Avant même de devenir vice-président du Conseil de gouvernement, Mahmud Harbi est critiqué, épinglé, surveillé par les services de renseignements français. On ne fait pas confiance en lui. Ses voyages au Yémen sont mal compris. Son caractère hautain agace les administrateurs français. Il est décrit comme un agitateur anti-français et partisan convaincu du pan-somalisme.

5) La vice-présidence de Mahmoud Harbi (juillet 1957- octobre 1958)

La Loi-Defferre (ou Loi cadre) est promulguée le 14 avril 1957 en CFS. Elle remplace le Conseil Représentatif et donne une relative autonomie aux territoires d’outre-mer. Mahmud Harbi, qui est déjà député du Territoire, saura profiter des réformes et de sa notoriété pour s’imposer face à son adversaire le plus coriace, Hassan Gouled Aptidon.

Les Gaullistes tentent de l’évincer. Jacques Foccart fait le déplacement pour soutenir la liste de Hassan Gouled/Mohamed Kamil. Le gouverneur du territoire, René petitbon, est accusé de faire le jeu de la liste Harbi/Coubèche/Bats. En tout cas, Mahmud Harbi a bénéficié de l’appui d’une partie de l’administration française.

Parmi les autochtones, les rivalités entre Harbi et Gouled s’exacerbent les rivalités et se déteignent sur les Issa Fourlaba et Issa Mamassane, sur les Dalol et Abgal. Les rivalités des partis politiques français influent également sur les jeux politiques de la colonie.

Mahmud Harbi devient vice-président du Conseil de gouvernement au mois de Juillet 1957. Il est élu par les Conseillers de l’assemblée territoriale qui se répartissent ainsi : Somalis (14 sièges), Afars (8 sièges), Européens (5 sièges), Arabes (3 sièges). Cette répartition n’est pas anodine, elle abusera le vice président du Conseil de gouvernement qui ne se rend pas compte du caractère factice de la majorité accordée aux Somalis au sein de l’Assemblée territoriale.

Le Gouvernement de la Côte française des Somalis (1957) comprend alors René Petitbon: Chef du territoire et Président du Conseil de gouvernement ; Mahmoud Harbi : Vice-président du Conseil de gouvernement Député à l'Assemblée nationale. On y trouve les ministres Saïd Ali Coubèche, Ahmed Hassan Liban, Pierre Blin, Ibrahim Sultan, Osman Ali Bahdon, Mohamed Ali Dini

6) Le référendum de 1958 et la stratégie de Mahmoud Harbi

Mahmud Harbi n’a pas du jour au lendemain devenu un indépendantiste djiboutien. Le projet d’un référendum émanait du général de Gaulle qui revient au pouvoir en 1956 précipite les choses.

En juin 1958, Mahmud Harbi déclare "sa dévotion et sa loyauté personnelle à de Gaulle" . Invité par le président Gamal Abdel-Nasser en décembre 1957 au Caire, il décline l'offre pour ne pas indisposer ses amis métropolitains. Des rumeurs font état cependant de son voyage en URSS. En juillet, Mahmoud Harbi évoque pour la première fois la perspective de l'autodétermination de la Côte des Somalis.

Le 7 août 1958, Dans une lettre adressée au quotidien français, Le Monde, Mahmoud Harbi écrit : « L'indépendance, que nous demandons, ne veut pas dire divorce, ni sécession... Notre choix à nous est déjà fait. C'est avec la France que nous ferons bloc au sein d'une alliance fraternelle dont nous fixerons les contours dès que nous aurons obtenu l'indépendance... »

Les Français sont mécontents. Les Conseillers de l’assemblée territoriale rejettent l’option proposée par Harbi. Mais à cette date, il faut le souligner, l’écrasante majorité des responsables africains, du Sénégalais Senghor au Guinéen Sékou Touré, expriment leur désir de demander l’indépendance de leurs territoires respectifs.

En Côte française des Somalis, beaucoup des gens se sont trompés sur le VPCG. Philippe Oberlé et Pierre Hugot, ainsi que tous ses camarades, le soupçonnent d’avoir changé subitement ses opinions. Ahmed Dini, que j’ai eu la chance d’interroger, abondait dans ce sens. "Harbi, soutenait-il, qui n'avait rien laissé filtrer de ses intentions en faveur du "non" tant qu'il était à Paris, a fait déclarer lors de son retour à Djibouti au pied de la passerelle de l'avion, par sa fille âgée de cinq ou six ans, qui l'accompagnait :’je dis non au référendum’."

Or le VPCG était habité par l’idée d’indépendance. Le seul qui avait compris CELA est le Chef du territoire Maurice Mécker. Entre autres, il fut témoin d’un fait troublant lors du défilé du 14 juillet 1958 aux Champs Elysées. Un soldat, d’origine algérienne, qui participe à la revue, brandit le drapeau de son pays.

Alors M. Harbi souffle à l’oreille de son voisin, M. Méker : « Bientôt la même chose à Djibouti … » M. Méker en parle aussitôt au ministre de la France d’Outre-Mer, Bernard Cornut-Gentille.

Ce n’est pas le seul témoignage que nous avons. Le Djiboutien se plaignait tout le temps de n’avoir pas assez de subventions et de fonds pour mener les grands travaux en CFS. Quant il broutait du khat, il se laissait sans doute aller à quelques confidences involontaires…

Le 27 septembre, au cinéma Odéon, Mahmoud Harbi tient un meeting en somali. Il y fait un discours incendiaire sur la colonisation française. Tel qu’il est c’est un discours d’anthologie (dont je n’ai pas encore trouvé l’original).

« La France est chez nous depuis 88 ans, elle n'a pas fait pour nous un hôpital ...Sachez que la France qui devant vous est grande, n'est que le dernier des pays de ce monde »

Il conclut : (...) Sachez que ce n'est pas moi qui ai demandé l'indépendance à la France. (…) Moi, j'ai choisi la liberté et je vous demande de voter ‘non’. (...)

Alors chers frères, pourquoi ne pas saisir l'occasion unique ?

Pourquoi ne pas prendre cette liberté qui nous tombe du ciel ? »

La suite de l’histoire, vous le savez. Mahmoud Harbi est battu au référendum de 1958 par les partisans du oui. Les autorités locales l’empêchent de se présenter aux élections suivantes. Alors il s’installe en Somalia, à Mogadiscio. Condamné à 20 ans d’interdiction du territoire par contumace. Le 21 septembre 1960, les agents des renseignements français font exploser son avion au dessus de la Méditerranée.

7) L’indépendance de Djibouti d’abord, la « Grande Somalie » ensuite

Toutes les formations politiques (LPAI, MPL et UNI) sont apparues ou sont devenues indépendantistes sur le tard, en 1975, sauf le FLCS. En dédramatisant l’indépendance de Djibouti, Ahmed Dini et Hassan Gouled l’ont rendue possible.

Mais l’idée d’indépendance de la CFS nous le devons à Mahmud Harbi.

(Mohamed Kamil, ayant participé à la conférence de Cotonou, désirait aussi l’indépendance, mais nous ignorons tout de cet épisode).

Le vice-président fut le pionnier et le premier martyr de l’indépendance de Djibouti. Ce fut une personnalité complexe. Toutes ses déclarations, à partir de son installation en Somalia, font l’éloge du peuple somali et de sa libération. En tant vice-président de la Ligue de la jeunesse somali, il fustige ses homologues somali qui n’en font pas assez d’après lui.

Le contentieux entre Afar et Somali réside dans un fait historique incontestable et une lecture biaisée des uns et des autres. Avant 1975, parmi les Somalis, il n’y avait aucun nationaliste djiboutien. On ne comptait que des nationalistes somalis.

Le nombre de martyrs et la précocité du militantisme somalis sont justifiés par leur rêve d’un rattachement futur de notre pays à la Somalie. Cette idée peut froisser certaines personnes mais c’est la vérité. Toutefois, le sacrifice de ces hommes ont précipité et popularisé l’idée de la décolonisation du Territoire français des Afars et des Issas (TFAI). Ils sont morts à Djibouti-ville et pour notre pays.

Toutefois, les Somali de Djibouti ont tort de fustiger l’absence des martyrs afar en se prévalant du nombre élevé de leurs martyrs et indépendantistes morts sous les balles coloniales. Ils oublient trop vite les martyrs afar, y compris leurs sultans, morts ou persécutés de 1884 à 1944.

En conclusion, il convient de dire que la résistance à la pénétration coloniale fut à majorité afar tandis que la révolte citadine, de 1967 à 1975, fut à majorité somali et urbaine. Le consensus national entre Afar, Arabes et Somali, n’a duré que deux ans (1976 à 1977). Depuis cette date, la république de Djibouti a renoué avec ses vieux démons, avec les oripeaux des « nationalismes à la somalienne ».

CONCLUSION

Mahmud Harbi défendait une conception de l’indépendance de la Côte française des Somalis en deux étapes. D’abord, il militait pour la décolonisation de la CFS. Ensuite, il souhaitait que notre pays rejoigne une entité appelée la « Grande Somalie ».

Quelle image faut-il conserver de Mahmud Harbi ?

Celle d’un indépendantiste qui abandonne l’argent et le pouvoir, afin de s’engager dans le chemin ardu de la libération de son pays ? Ou celle d’un pan-somaliste désireux avant tout de faire le bonheur des Somali ? Les deux volets de son engagement sont inséparables. Cependant, n’oublions pas que si les Français ont tué Mahmud Harbi, ce fut parce qu’il militait pour l’indépendance de Djibouti.

Et puis, en 1958, personne n’imaginait notre pays accédant à la souveraineté internationale. Son avenir reposait sur le statu quo ou la fusion à l’ensemble somali ou à l’empire éthiopien. Les données économiques, les idéologies en vigueur, la réalité régionale disqualifiaient d’autres options.

Les Afar reprochent à Mahmud Harbi de n’avoir pas été un « nationaliste djiboutien » dès 1958. On lui reproche en fait de n’avoir pas été prophète ou oracle. Le concernant on est sûr d’une chose : alors que les autres Djiboutiens dissimulaient leur aspiration à la Grande Somalie, lui professait l’indépendance de Djibouti et le pan-somalisme.

Sa mémoire mériterait d’être mieux commémorée à Djibouti. Elle demeure vivace en nous parce qu’il a été, avant tout, le premier Djiboutien à sacrifier sa réussite matérielle, sur l’autel de la liberté et de l’indépendance. Cela a de quoi surprendre. Pour ma génération, du moins pour ceux qui n’ont pas peur des mots et méprisent le culte de l’argent, il constitue un modèle, un exemple, quand il affirme, en 1959, « nous n’avons pas voulu des richesses que l’on nous a offertes pour mieux nous dominer.

Je préfère garder de cet homme l’idéal qu’il a défendu, l’idéal qui provoqué sa disparition précoce, plutôt que de critiquer ses rêves.

Teste transcrit et diffusé
par le Comité d'organisation

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.