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01/02/10 (B536) Le journal de la Flibuste (5 articles en Français)

__________________________ 5 - NewsPress

Un navire de l'OTAN empêche une attaque de pirates dans le golfe d'Aden

OTAN Organisation du Traité de l'Atlantique Nord

Un navire canadien, le Fredericton, a intercepté aujourd'hui une embarcation de présumés pirates alors qu'il patrouillait dans le cadre de l'opération OCEAN SHIELD menée par l'OTAN pour lutter contre la piraterie dans le golfe d'Aden.

À 7h44 heure locale (10h44 HNE), le NCSM Fredericton a reçu un avis de son hélicoptère qui patrouillait dans le couloir de transit recommandé sur le plan international (IRTC) signalant une petite embarcation qui voguait à proximité du couloir de navigation à environ 45 milles marins du navire. L'hélicoptère, dont l'indicatif d'appel est « Stalker », s'est approché de la position de l'embarcation. Se sachant détectée, l'embarcation a tenté de prendre la fuite, mais le Stalker l'en a empêchée en se plaçant en vol stationnaire en avant de celle-ci. Après plusieurs tentatives de fuite, les occupants de l'embarcation ont arrêté les moteurs et ils ont attendu.

Le Fredericton a fait route à grande vitesse vers l'endroit où se trouvait l'embarcation pour l'intercepter et faire monter des hommes à bord.

Bénéficiant d'un soutien supplémentaire apporté par un hélicoptère du navire américain Farragut, navire de combat attaché à la force opérationnelle multinationale 151, le Fredericton a envoyé à bord une équipe d'arraisonnement des navires chargée d'effectuer une fouille en règle. Cette équipe avait pour mission de vérifier qu'il n'y avait aucun matériel de piraterie à bord et, si c'était le cas, de le confisquer pour empêcher l'équipage d'organiser des attaques.

Ils n'ont trouvé ni armes ni munitions, mais l'équipage de l'hélicoptère du Farragut avait vu des objets ressemblant à des caisses jetés à la mer avant l'arrivée de l'équipe d'arraisonnement des navires.

« Lorsque nous sommes arrivés à leur hauteur, les six hommes qui étaient à bord ont immédiatement levé les mains et ils ont suivi nos instructions, » a déclaré le responsable de l'équipe d'arraisonnement des navires. « Ils étaient tous d'origine somalienne et n'avaient rien à bord prouvant qu'il s'agissait de commerçants ou de pêcheurs. »

« Cet incident montre bien que les pirates continuent de sévir dans cette zone et qu'il est difficile de localiser ces petites embarcations depuis un hélicoptère ou depuis un navire » a déclaré le commandant du NCSM Fredericton, Steve Waddell. « Dans ce cas particulier, même s'il n'y avait pas suffisamment de preuves pour arrêter ces personnes, je pense que nous avons réussi à les empêcher de s'attaquer à un autre navire ».

Faisant suite aux précédentes missions de l'OTAN de lutte contre la piraterie (l'opération Allied Provider et l'opération Allied Protector), l'opération Ocean Shield est la contribution renforcée de l'Alliance à l'action que mène la communauté internationale contre la piraterie et le vol à main armée au large des côtes somaliennes.

L'opération Ocean Shield a pour objectif de décourager et de déjouer les actes de piraterie dans le golfe d'Aden, la Corne de l'Afrique et le bassin de Somalie.

_________________________ 4 - Romandie News (Ch) avec AFP

Otages en Somalie: Londres dément bloquer le paiement d'une rançon

Le ministère britannique des Affaires étrangères a démenti lundi "bloquer" le paiement d'une rançon à des pirates somaliens qui retiennent en otage un couple de Britanniques depuis plus de trois mois.

"Nous n'avons jamais essayé de bloquer l'activité de M. Davis", a indiqué le porte-parole du ministère, après des déclarations de Nick Davis, un expert en sécurité maritime, qui dit avoir négocié un accord avec les pirates et n'attendre plus que le feu vert de Londres.

"Bien qu'il n'y ait pas de loi au Royaume-Uni interdisant à des tiers de verser une rançon, nous le déconseillons car nous estimons que faire des concessions ne fait qu'encourager d'autres prises d'otages. C'est pourquoi le gouvernement ne fait pas, ni ne facilite, de concessions significatives aux preneurs d'otages", a ajouté le porte-parole du ministère.

Paul et Rachel Chandler, 60 et 56 ans respectivement, sont détenus depuis le 23 octobre après leur capture dans l'océan Indien à bord de leur yacht. Un médecin somalien a été autorisé à les examiner jeudi, accompagné d'un photographe de l'AFP. Selon le médecin, les deux otages sont en mauvaise santé.

Nick Davis, président du Merchant Maritime Warfare Centre, une organisation à but non lucratif fournissant conseils et assistance aux navires pour lutter contre la piraterie, demande le feu vert au gouvernement britannique et à la famille.

"J'ai obtenu un accord (avec les pirates) selon lequel ils commenceraient à parler à 100.000 livres... C'était en novembre. J'ai alors laissé des messages au ministère des Affaires étrangères... Ils ne m'ont pas répondu. Il est clair qu'ils ne veulent pas de mon aide", a déclaré M. Davis à l'AFP.

"Nous utilisons tous les réseaux dont nous disposons dans cette région du monde, politique et diplomatique", a assuré à la chaîne Sky News le ministre des Affaires étrangères David Miliband. "Personne d'entre nous ne sera satisfait tant que les Chandlers ne seront pas rentrés chez eux", a-t-il ajouté.

"La prise d'otages n'est jamais justifiée et (nous) réitérons notre appel en vue de la libération immédiate et sans conditions de Paul et Rachel Chandler", a de son côté indiqué un porte-parole du Premier ministre Gordon Brown.

Nick Davis a expliqué avoir "fait les arrangements pour que 100.000 livres proviennent des médias" en échange du récit de la captivité des Chandler à leur libération. "Nous ne demandons rien au gouvernement", a-t-il assuré.

"La seule chose que nous demanderions au gouvernement c'est de l'aide logistique pour les faire sortir de Somalie et les récupérer sur un navire de guerre", a-t-il ajouté.

Les pirates avaient d'abord réclamé 7 millions de dollars (4,7 millions d'euros) pour la libération du couple, mais M. Davis a assuré qu'ils avaient depuis réalisé qu'il s'agissait d'une "erreur" et étaient prêts à revoir leurs prétentions nettement à la baisse.

"Il s'agit de dépenses pour les garder en vie, pas d'une rançon pour leur libération", a-t-il estimé.

____________________________ 3 - AFP

Somalie: SOS d'un couple britannique détenu depuis octobre par des pirates

Mohamed DAHIR

Un couple de Britanniques, capturé il y a plus de trois mois par des pirates somaliens et visiblement épuisé, a fait état de mauvais traitements et appelé à l'aide, selon un journaliste de l'AFP qui a pu rencontrer Paul et Rachel Chandler sur leur lieu de captivité.

Depuis leur capture le 23 octobre dans l'océan Indien, à bord de leur yacht le Lynn Rival, Paul et Rachel Chandler ont été transférés à terre et sont détenus séparément.

Un médecin somalien a été autorisé à les examiner brièvement jeudi, accompagné d'un photographe de l'AFP. Selon le médecin, les deux otages sont mal en point et le risque est grand de voir leur état de santé se détériorer dangereusement, faute d'une assistance médicale appropriée.

"Je vous en prie, aidez-nous. Ces gens ne nous traitent pas bien", a déclaré Mme Chandler au docteur Abdi Mohamed Helmi "Hangul", un chirurgien originaire d'Hobyo -un repaire de pirates sur la côte somalienne- et qui a longtemps exercé dans l'hôpital Medina, le principal de Mogadiscio.

"Je suis âgée, j'ai 56 ans et mon mari en a 60. Nous devons être ensemble car il ne nous reste plus beaucoup de temps", a ajouté Mme Chandler.

Le couple est actuellement détenu dans des endroits séparés, entre le village côtier d'Elhur et la localité d'Amara, à l'intérieur des terres.

Rachel Chandler s'exprimait depuis une tente improvisée de bâches, de tissus et de tapis, sous la garde de pirates armés de fusils d'assaut.

Les traits tirés, ses yeux sont absents lorsqu'elle s'exprime auprès du médecin.

"Elle est malade, elle est très anxieuse, elle souffre d'insomnie. Je l'ai auscultée et elle présente des palpitations", a expliqué samedi le praticien, interrogé au téléphone par l'AFP.

"Mais je pense surtout qu'elle souffre psychiquement. Elle est très confuse, elle demande tout le temps des nouvelles de son mari --+Où est mon mari? Où est mon mari?+-- et elle semble complètement désorientée", a-t-il ajouté.

Paul Chandler est apparu plus solide mentalement, tout en rapportant des conditions de captivité difficiles.

"S'il vous plaît, aidez-nous. Nous n'avons personne pour nous aider, nous n'avons pas d'enfants", a-t-il dit.

"Nous sommes en captivité depuis 98 jours et nous ne sommes pas en bon état", a-t-il ajouté.

Selon le docteur Hangul, Paul Chandler "présentait une mauvaise toux et semblait fiévreux".

Le médecin, qui était initialement présent à Hobyo pour construire un hôpital, a expliqué qu'il avait parlementé pendant trois semaines avec les ravisseurs avant d'obtenir l'autorisation de rendre visite aux Chandler.

Figure respectée de son clan, le même que celui des ravisseurs, le Dr Hangul a précisé ne pas avoir été autorisé à amener des médicaments avec lui, laissant aux pirates une ordonnance pour les deux otages.

"Je leur ai donné des conseils, je leur ai dit: +Vos otages peuvent mourir, tout ce que vous voulez, c'est l'argent, donc prenez soin d'eux et réunissez-les de nouveau+", a-t-il rapporté.

"Ils m'ont dit qu'ils étaient d'accord mais je ne peux garantir qu'ils l'aient fait", a-t-il ajouté.

Lors d'une interview téléphonique diffusée le 21 janvier sur la chaîne britannique ITV News, Paul Chandler expliquait que ses ravisseurs avaient "perdu patience" et faisait part de ses craintes d'être exécuté dans les prochains jours.

Des centaines de pirates somaliens sillonnent les eaux de l'océan Indien à la recherche le plus souvent de navires marchands. Les bateaux et leurs équipages sont généralement libérés contre rançon après plusieurs semaines ou mois.

Dans les cas plus rares de capture d'un voilier, où assureurs et surtout armateurs ne sont pas là pour sauver leur navire et sa cargaison en déboursant une rançon, les plaisanciers deviennent la seule monnaie d'échange des pirates.

Un porte-parole du Foreign Office, sans faire de commentaires sur des négociations en cours, a souligné que Londres recherchait activement à faire libérer le couple.

"Nous suivons la situation de très prêt et faisons tout pour contribuer à leur libération. Nous restons en contact constant avec la famille (...) et exigeons que Paul et Rachel (Chandler) soient libérés sains et saufs et rapidement", a déclaré le porte-parole.

____________________________ 2 - Actu Chine

Un accord de principe sur l'escorte des navires au large de la Somalie a été trouvé entre la Chine, la force navale de l'Union européenne, l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) et les Forces maritimes combinées (CMF), a annoncé vendredi le ministère chinois de la Défense nationale.


Cet accord porte sur la coopération en matière d'escorte des navires, notamment sur la création des "zones de responsabilité" dans le Corridor de transit internationalement recommandé (IRTC). Il a été approuvé jeudi lors de la réunion plénière du groupe de contact de l'ONU sur la piraterie au large de la Somalie à New York, indique un communiqué publié par le ministère.

La Chine avait suggéré précédemment une coopération fondée sur des "zones de responsabilité" en vertu des résolutions du Conseil de Sécurité de l'ONU, alors que l'UE, l'OTAN et le CMF avaient proposé les grandes lignes de coordination de l'IRTC.

La Chine et les trois autres parties ont mené des cycles de consultations lors de la réunion du groupe de contact, la réunion de coordination internationale à Beijing et la réunion SHADE (Shared Awareness and Deconfliction) sur le partage des informations et la prévention des interférences, à Bahreïn.

Le consensus de principe final adopte la proposition de "zones de responsabilité" sur la coopération d'escorte et les grandes lignes de coordination de l'IRTC, manifestant les efforts conjoints de toutes parties.

La Chine fait toujours preuve d'une attitude positive et ouverte envers la coopération internationale sur l'escorte des navires. Elle est disposée à coopérer avec les autres pays et organisations dans le cadre des résolutions du Conseil de Sécurité de l'ONU pour assurer la paix et la stabilité dans le golfe d'Aden et au large de la Somalile, indique le communiqué.

____________________________ 1 - Paris Match

Les secrets des opérations spéciales révélés dans le livre de Patrick Forestier

Patrick Forestier - Paris Match

Extraits de « Pirates et commandos. Les secrets des opérations spéciales », © éd. du Rocher.

Depuis trente ans, ce grand reporter se porte sur tous les points chauds du globe. Son dernier ­terrain d’investigation: le golfe d’Aden où les pirates menacent les 15 000 navires qui, chaque année, franchissent le canal de Suez.

Notre collaborateur publie un ­livre choc, « Pirates et commandos. Les ­secrets des opérations spéciales » (éd. du Rocher), une enquête qui l’a amené en Somalie dans le repaire des forbans. Il nous raconte aussi les réunions dans le Centre de planification et de conduite des opérations enfoui sous l’état-major à Paris et celles présidées par Nicolas ­Sarkozy à l’Elysée. Il nous fait vivre les ­attaques des pirates et les coups de main des commandos marines français pour ­libérer les otages. Il démonte les filières de l’argent des rançons. Au Puntland, il a été mitraillé par des ­pirates qui voulaient l’enlever. Extraits d’un récit palpitant qui nous relate le monde des flibustiers de l’océan Indien.

"Dans le protocole, aucune arme ne doit être présente dans les canots. En fait, les Français ont dissimulé trois pistolets-mitrailleurs HK, plus des chargeurs supplémentaires. Le but : neutraliser les pirates et récupérer la rançon, dès que les otages seront à l’abri. Un coup de poker risqué mais qui ne trouble pas les trois hommes, habitués aux missions délicates.

Ils s’approchent des pirates en levant les bras, pour montrer qu’ils n’ont pas d’armes. En cinq minutes, les deux canots sont bord à bord. Fabrice passe un bout avec un mousqueton autour d’une main courante pour maintenir les deux embarcations collées l’une à l’autre. [...] Le plus âgé des Somaliens s’appelle Ismaël, ou quelque chose dans ce genre. Les pirates fixent du regard les trois sacs étanches en plastique transparent, qui ont été thermosoudés pour empêcher que l’eau pénètre à l’intérieur. Dedans, 21 500 billets de 100 dollars. Fabrice tend le premier sac à Ismaël. Ce dernier l’ouvre et compte les grosses liasses. [...] Sur le « Jean-Bart », les tireurs d’élite sont à leur poste. Chacun affiche dans sa lunette la poitrine d’un pirate. Au bout d’une demi-heure, Ismaël n’a pas terminé de compter. De temps en temps, le commando Hubert, qui tient la barre, rend compte en français. Des échanges qui énervent les Somaliens. Fabrice, le gendarme, a les muscles tendus, prêt à bondir pour saisir le pistolet-mitrailleur caché à la hauteur de sa jambe. Ses deux camarades aussi. Jusqu’ici, le plan est respecté.

Dès qu’Ismaël aura fini de compter, il avertira ses complices sur le « Ponant », qui relâcheront les otages. C’est juste après qu’il faudra agir. Les trois Somaliens ont, eux aussi, vraisemblablement caché des armes dans leur canot. Dans ce cas-là, tant pis pour eux. Ils vont mourir. Entraînés depuis des années au tir instinctif, les deux commandos Hubert et le gendarme du GIGN ne laisseront aucune chance aux trois pirates s’ils deviennent menaçants.

Chaque tireur d’élite affiche dans sa lunette la poitrine d’un pirate

Soudain, un Somalien du « Ponant » se met à hurler en tendant le bras. Il a repéré quatre minuscules points noirs à l’horizon : les Zodiac des commandos, qui se sont rapprochés. A la radio, eux aussi ont entendu que le comptage était presque terminé. Plus ils sont près, plus ils pourront vite investir le « Ponant » et sauver des otages, si ça tourne mal. Pour l’heure, c’est le contraire qui est en train de se passer.

Sur sa barque, Ismaël prononce le code dans un talkie-walkie : « OK money ! »

Ce qui signifie que les otages peuvent être libérés et quitter le « Ponant ». Soudain, Christophe entend la VHF d’Ismaël cracher des mots incompréhensibles qui transforment le Somalien en boule de nerfs. Ce sont ses complices qui l’avertissent que des Zodiac pointent leur nez à l’horizon. Le pirate se met à vociférer en tirant sur le bout qui lie les deux canots. Il veut les détacher. Grâce à son mousqueton, le gendarme tient bon. Il voit que les otages sont enfin montés dans deux canots à moteur. Seul reste à bord comme convenu le capitaine Marchesseau, qui demande à la VHF qu’on retienne les Zodiac au loin. « Surtout qu’ils ne s’approchent pas du “Ponant” », insiste-t-il.

Depuis le « Jean-Bart », les observateurs comptent les otages aux jumelles. Sur leur canot, Christophe et les deux commandos marines entendent à la radio 24, puis 29. Il en manque. « On recompte », dit une voix anonyme. Du coup, les trois Français ne savent plus sur quel pied danser. Il y a peut-être encore des otages à bord du « Ponant ». Sans compter le capitaine. Ismaël vocifère dans son talkie-walkie pendant que ses deux comparses gueulent tout aussi fort en essayant de se découpler, pour filer avec l’argent. Ils sont très énervés car ils devinent que les Zodiac remplis de commandos vont rappliquer. Christophe essaie de calmer le jeu. Sans succès. Les trois Somaliens sont de véritables furies. La rançon les rend dingues. [...]

Soudain, l’un des pirates veut saisir une kalachnikov

Dans son PC du « Jean-Bart », le contre-amiral Marin Gillier suit en direct les parcours des ravisseurs, que les caméras des Breguet ont vu descendre de leur véhicule avec les sacs de la rançon. « Des individus arrivent en nombre vers la maison où ils sont », décrit l’observateur aérien. Marin Gillier comprend. Les « assistants » viennent réclamer leur dû ; 300, 500, 1 000 ou 5 000 dollars, suivant les services rendus pendant la durée de la prise d’otages.

Du vendeur de khat au pêcheur qui loue son skiff, en passant par l’éleveur qui a fourni les chèvres, le messager qui a effectué des allers et retours entre le village voisin, les gardes qui se sont succédé sur le voilier, tous viennent réclamer leur part. […]

Du coup, les pirates estiment qu’il vaut mieux se séparer. Un groupe ressort. Ils montent dans un véhicule 4 x 4 et empruntent la piste qui quitte le village. « Les pirates s’enfuient dans un véhicule tout-terrain », rend compte un observateur du Breguet.

Dans le PC du « Jean-Bart », marins, commandos et gendarmes retiennent leur souffle. En roulant, les pirates ne s’aperçoivent pas qu’ils sont encadrés par trois hélicoptères qui restent 100 mètres derrière eux. Soudain retentit une explosion, brève et sèche. De la fumée sort du capot. La voiture s’arrête. Des éclats de ferraille ont touché les jambes du conducteur qui a poussé un cri.

A 200 mètres, un tireur d’élite vient de loger une balle de 12,7 millimètres dans le bloc-moteur. Les pirates sortent du 4 x 4, à moitié hébétés. Le Panther, lui, surveille toujours la scène, un tireur d’élite assis sur le plancher, un fusil à longue portée entre les mains. Soudain, l’un des pirates veut saisir une kalachnikov. Il n’a pas le temps de terminer son geste. Une gerbe de sable surgit entre ses pieds. En levant la tête, il voit devant lui l’appareil en vol stationnaire et, par la porte ouverte, un soldat qui le tient en joue dans la lunette de son fusil.

Le pirate a compris. Il lâche son arme et lève les mains. Le Panther se pose.

Deux commandos giclent de la cabine. Ils lient les bras des pirates, allongés sur le sol, avec des bracelets en plastique. Puis ils leur bandent les yeux. Pendant ce temps, un autre hélicoptère s’est posé. Un soldat français fouille le véhicule. Il saisit une sacoche, des sacs, des papiers, des armes, tandis que ses camarades poussent les six pirates dans le Panther, qui attend sur la piste, devant le véhicule tout-terrain immobilisé. Sur le « Jean-Bart », le contre-amiral Marin Gillier suit l’opération en direct : « Six prisonniers, argent récupéré, restent des billets sur le plancher », annonce le commando. «Opération terminée, décollage immédiat ! » ordonne l’officier depuis la frégate.

Mais avant de faire rentrer tous ses moyens aériens, Marin Gillier donne un dernier ordre : détruire le 4 x 4. Un jeu d’enfant pour le pilote de la Gazelle qui intervient : son missile filoguidé, capable de perforer 800 millimètres d’acier, part comme une flèche. Au bout, une charge de 6 kilos propulsée à 900 km/h. Une explosion, puis plus rien. La voiture n’est plus qu’un amas de ferraille déchiquetée. Quant aux milliers de dollars restés à l’intérieur, ils sont partis en fumée.

Notre journaliste raconte comment il a échappé à un enlèvement par des pirates somaliens

Pour sortir de l’hôtel, les gardes redoublent de précautions. Ils se mettent en travers de la route, prêts à s’opposer à tout élément hostile. Nous changeons aussi de chemin pour arriver au centre-ville. Bien que le nombre d’itinéraires soit restreint.

Nous nous arrêtons pour acheter un téléphone portable. De l’extérieur, le magasin agencé dans une masure ne paie pas de mine mais il ne manque de rien. Des boutres rapportent de Dubaï des téléphones, des téléviseurs, des postes radio, des ordinateurs qui permettent de communiquer depuis le Puntland.

Je choisis un Nokia et deux cartes à 50 dollars. L’opération a duré cinq minutes. La ville n’a pas d’électricité, les rues ne sont pas goudronnées, l’eau courante n’existe pas, mais on peut téléphoner d’à peu près partout. Ce qui permet aux ravisseurs de négocier directement avec les armateurs.

Derrière les compagnies de téléphone, on retrouve des hawilad, une autre spécificité somalienne. A Rome, à Dubaï, une somme déposée chez un hawilad est remise au bénéficiaire en Somalie jusque dans les villages les plus reculés, moyennant des commissions de 6 à 10 %. Jadis un fax, aujourd’hui Internet ou un numéro de telebanking, plus sûr, permettent de communiquer le montant et le nom du bénéficiaire. En quelques heures, des transactions peuvent s’effectuer. En fait, aucun transfert d’argent n’est accompli. Entre eux, les correspondants jouent la confiance.

Leur réseau repose sur l’organisation clanique de la société. Par un simple message, le correspondant délivre la somme prévue au bénéficiaire. « Barakat », la bénédiction divine, « Amal », l’excellence, « Amaano », la confiance, « Tawfik », la bienveillance. Les hawilad rassurent les clients avec des noms qui rappellent ceux des compagnies d’assurances. Dans une Somalie qui ne possède pas de banques, ce système permet de commercer à l’intérieur du pays, mais aussi à l’étranger. [...]

Pour des pirates qui perçoivent les rançons en cash, les hawilad sont un don du ciel. Avec ce système traditionnel, pas de trace ni de question gênante de l’administration, de toute manière inexistante. Blanchir l’argent du rapt à l’étranger est un jeu d’enfant. Grâce à l’hawilad, rien n’est plus facile pour les pirates de transférer du cash de Somalie dans un pays du Golfe. Pour l’année 2008, un chiffre circule : 80 millions de dollars, soit près de 60 millions d’euros d’argent sale, auraient été injectés dans des comptes bancaires du Proche-Orient, en premier lieu aux Emirats arabes unis. Le substitut au procureur général de Russie, Zviaguintsev, estime, lui, que les pirates ont réussi à obtenir en 2008 entre 120 et 150 millions de dollars de rançon, soit environ 93 millions d’euros. De quoi susciter des vocations.

En retournant à l’hôtel, nous nous arrêtons devant un hawilad du centre-ville. Le directeur accepte de nous recevoir. Les guichets sont protégés par des barreaux. Dans son bureau trônent plusieurs immenses coffres.

De véritables antiquités aussi lourdes qu’une montagne de plomb. Ici, il n’y a pas d’alarme ni de porte blindée. Devant, simplement deux vieux armés d’une vieille kalachnikov montent la garde. Visiblement, le gérant ne craint pas un hold-up. La protection et la puissance du clan, les réseaux et les connexions tribales restent la meilleure des garanties. «Ce qui nous caractérise, c’est la confiance, me dit Ahmed, le responsable de l’établissement. » Malgré le chaos, les combats, les déplacements de population, la famine, le business continue en Somalie. Alors que Bossasso est un champ de misère, je m’aperçois peu à peu qu’une sorte de toile d’araignée a été tissée entre des hommes d’affaires, de gros commerçants, des armateurs, des seigneurs de guerre, de hauts fonctionnaires et des politiciens véreux qui se côtoient, s’affrontent, au gré des enjeux du moment. La piraterie, en pleine croissance depuis 2007, est devenue le marché qui rapporte le plus gros. [...]

Quatre hommes surgissent d’une ruelle et nous tirent dessus !

« Il faut partir », me souffle Abdirizak, mon guide. Mathieu et moi sommes observés de la tête aux pieds. Les enfants rient en faisant des grimaces mais les adultes n’affichent pas un air sympathique. Ils nous regardent d’un œil noir qui ne dit rien qui vaille. Ici, nous sommes isolés, acculés à la mer, au milieu d’un coupe-gorge et en « sous-effectif » pour nous défendre. Nous procédons à une retraite ordonnée vers les 4 x 4. Les chauffeurs ont déjà démarré le moteur. Soudain, l’un des gardes, le plus âgé, ouvre la portière pour s’asseoir à côté de moi. Il serre sa kalachnikov contre lui, le doigt sur la détente. Il faut dégager d’ici avant qu’une voiture ou une charrette nous barre le chemin. Le policier se retourne une nouvelle fois, comme s’il craignait quelque chose. En fait, il vérifie que, derrière, le second véhicule suit bien. Aujourd’hui, ils sont inquiets. Abdirizak est encore plus méfiant. Hier, il a entendu que des bandits rôdaient autour de l’hôtel International Village. Nous traversons maintenant un quartier complètement désert. Les murs bas en pierre se confondent avec les rochers qui bordent la piste couverte de gros cailloux.

La caisse du véhicule balance de chaque côté à chaque mètre. Soudain, j’aperçois trois ou quatre hommes qui surgissent d’une ruelle. Ils foncent sur nous d’un pas rapide en épaulant leurs armes. Retentissent les premières rafales, d’abord courtes et sèches. Les assaillants n’ont pas vu le second 4 x 4 derrière nous. Dès le premier coup de feu, les trois gardes courent jusqu’à nous. Maintenant ce sont de longues rafales qui sont tirées de part et d’autre. Mohamed, le garde qui est à côté de moi, bondit dehors et vide un chargeur. Le bruit des détonations est assourdissant. Nos quatre gardes concentrent leurs tirs sur les assaillants. Pour les repousser, les policiers forment une « boule de feu », la seule technique pour casser l’offensive des pirates ou des ravisseurs. Difficile de définir la catégorie des hommes qui nous attaquent.

A l’arrière, on s’est tous couchés sur la banquette. Par la portière ouverte, je vois soudain Mohamed tomber en arrière, ou plutôt s’affaisser lentement, sans un cri, touché par un projectile. Devant, Awil, le chauffeur, est tétanisé. « Go ! Go ! » lui crie-t-on dans les oreilles car la seule manière d’essayer de sortir d’une embuscade, surtout si on ne peut pas riposter, c’est de quitter la zone chaude au plus vite. Awil finit par démarrer en trombe au milieu du staccato des pistolets-mitrailleurs. Une sensation étrange, où se mêlent l’angoisse, l’adrénaline et une énergie décuplée par une furieuse envie de s’en sortir.

On s’est tous aplatis sur les sièges, croyant protéger notre tête. Ce moment est le pire. J’imagine un des tueurs ajuster sa kalachnikov et lâcher une rafale dans le hayon. Au bout de trois minutes, je me relève. Nous sommes assez loin. Les tirs ont baissé en intensité. Mohamed est emmené à l’hôpital dans une autre voiture. Les gardes du corps sont surexcités et furieux d’avoir été pris dans ce guet-apens. Ils ouvrent la route en tirant des rafales en l’air. Un vrai western. En fait, ils se sont bien comportés.

Les kidnappeurs veulent récidiver. Il faut partir...

Ils auraient pu s’enfuir, nous abandonner. Non. Ils ont riposté et même repoussé le gang. On arrive enfin devant l’entrée de l’hôtel. Coup de Klaxon. Le portail s’ouvre. […] Dernier coup de frein. C’est fini. Nous sommes sains et saufs. Je descends saluer nos gardes du corps qui refont déjà la bataille. Les gardiens de l’hôtel, les serveurs nous entourent. Awil m’emmène à l’arrière de la Pajero. Il me montre un trou dans la bâche qui couvre la roue de secours, plaquée sur le hayon. Elle nous a probablement sauvé la vie. Le portail s’ouvre pour laisser entrer un convoi de 4 x 4. Arrive le ministre de l’Intérieur, coiffé d’un bob et vêtu d’une chemise à carreaux. Il est accompagné du chef de la police, Gami Mohamed Abdi. Visiblement, ils ne sont pas contents. Ils savent déjà tout sur l’embuscade en plein midi, en pleine ville. La preuve qu’ils ne contrôlent pas la situation. […]

« Nous sommes désolés, me dit le ministre. Nous sommes sur les traces de ces bandits. L’enquête avance. Suivez-nous ! Je vais vous montrer quelque chose. »

Cette fois-ci, c’est son escorte qui nous accompagne. Derrière, un convoi de 4 x 4. Devant, des pick-up chargés d’une dizaine de policiers en treillis camouflage vert. L’un d’eux arbore une bande de fusil-mitrailleur autour du cou.

Il est fier des grosses balles qui brillent au soleil et de l’arme puissante qu’il tient à la main. Avec cet arsenal, les ravisseurs n’ont qu’à bien se tenir. Nous roulons vers le port, sous l’œil inquiet des passants qui se demandent ce qui arrive. Nous stoppons devant le poste de police, bâti à côté des quais. Derrière, un minibus blanc en mauvais état. A l’intérieur, des banquettes en Skaï grenat crasseuses.

« C’est avec ce véhicule que les kidnappeurs comptaient vous enlever, me dit le ministre. Ils se sont enfuis à pied et l’ont abandonné à côté de l’endroit où ils vous ont attaqués. » Rester est devenu impossible. Les kidnappeurs veulent récidiver. Il faut partir... Nous arrivons à l’aéroport, un plateau caillouteux traversé par une piste en sable dur. Une simple porte en croisillons de bois couverte de grillage barre l’entrée.

Même si, en apparence, tout est sous contrôle, nous restons dans la voiture. L’avion se pose. En trente minutes à peine, les bagages sont chargés. C’est l’heure des adieux, la dernière distribution de billets, les tapes dans le dos. Le vieil Antonov 24 aux sièges défoncés décolle enfin. A travers le hublot, je regarde défiler la côte des pirates où plus de 250 marins sont toujours retenus en otages…"

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.