ARDHD : l'actualité en continu : Djibouti et la Corne de l'Afrique
 
 
la défense des droits de l'homme à Djibouti
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13/06/10 (B556) Le journal de la Flibuste (5 articles en Français)

________________ 5 - Romandie News (Ch) avec ATS

Le cargo britannique Asian Glory libéré par les pirates

Le cargo britannique Asian Glory, capturé par des pirates somaliens en janvier avec 25 membres d'équipage, dont 8 Bulgares, a été libéré, a annoncé le ministère bulgare des Affaires étrangères. Escorté par un bateau britannique, il doit se diriger vers Oman.

L'équipage de l'Asian Glory compte également 10 Ukrainiens, 5 Indiens et 2 Roumains. Il avait été détourné le 2 janvier au large de la Somalie, alors qu'il transportait des automobiles de Singapour vers Jeddah, en Arabie Saoudite.

Le moi dernier, les 26 membres d'équipage du St James Park, un chimiquier appartenant également à Zodiac Maritime Agencies, avaient été libérés par des pirates somaliens. L'embarcation avait été détournée en décembre.


_______________ 4 - Ria Novosti (Russie)

Somalie: libération de l'Asian Glory détourné par des pirates (Kiev)

L'Asian Glory, bateau transportant des automobiles battant pavillon britannique avec à son bord dix Ukrainiens parmi les membres d'équipage, détourné en janvier dernier par des pirates au large de la Somalie, a été libéré, rapporte vendredi la diplomatie ukrainienne.

"Grâce aux efforts conjoints et concertés du ministère ukrainien des Affaires étrangères, d'établissements diplomatiques de l'Ukraine à l'étranger et d'autres organisations, ainsi que de la société britannique gérante du bateau Zodiac Maritime Agencies, l'objectif commun a été atteint - nos marins ont été libérés sains et saufs", lit-on dans le communiqué du MAE d'Ukraine.

Selon le document, le ministère ne cesse de contrôler la situation et de contribuer au rapatriement le plus rapide possible des marins.

Le 1er janvier dernier, l'Asian Glory avait été détourné à 620 miles au large de la Somalie quand il transportait des automobiles de Singapour vers Djeddah, en Arabie Saoudite.

_______________ 3 - Bruxelles 2 - Europe de la Défense

Le Charles de Gaulle, un Awacs, au moins une frégate voire un autre navire de soutien et un avion de patrouille maritime, la prise de commandement français pour l'opération européenne anti-piraterie EUNAVFOR Atalanta, fin août début septembre, devrait être tout... sauf discrète.

Les Français prennent effectivement - c'est la première fois - le commandement sur zone et entendent bien le faire savoir. Un déploiement de force qui permet d'en imposer face aux forces maritimes multinationales déployées dans la région (Américains, Russes, Chinois, Indiens, Japonais) mais aussi de démontrer le savoir-faire industriel français.

Pour le savoir-faire militaire, les marins de la Royale l'ont déjà démontré à quelques reprises lors des libérations du Carré d'As, du Ponant ou du Tanit tandis que les fusiliers marins opéraient à bord des thoniers bretons. Leur réputation ne semble donc plus vraiment à faire.

Le FHQ sera dirigé par le contre-amiral Philippe Coindreau, un "PatMar", autrement dit un commandement de patrouille maritime, qui commande actuellement le groupe aéronaval. Que dire d'autre... Prenez-garde pirates, les forbans débarquent !

__________________________ 2 - Mer et Marine

Les cadres juridiques de la lutte contre la piraterie

Nous diffusons aujourd'hui une tribune du capitaine de frégate Yannick Bossu. Membre de la 17ème promotion du Collège Interarmées de Défense (CID), l'officier aborde les fondements juridiques des actions de lutte contre la piraterie nationales ou multinationales et les difficultés auxquelles se heurtent marins puis magistrats dans le traitement des personnes appréhendées.

Le CF Bossu explore les voies de progrès et les nécessaires constructions juridiques et légales que la France et ses partenaires au sein de l'UE ou de l'ONU doivent encore accomplir pour lutter efficacement contre ce phénomène endémique.
_______________________________________________

LE JUGE, LE MARIN ET LE PIRATE : DU GIBET ANTIQUE A L'INPUNITE MODERNE

De nombreux pays, et tout particulièrement la France, sont désormais engagés dans les opérations de lutte contre la piraterie maritime au large de la Somalie. Les réels succès tactiques obtenus par les forces navales pour la préservation de la liberté des mers ne doivent cependant pas masquer la complexité du système juridique dans lequel elles agissent et dont la dimension nationale, en particulier pénale, doit être rapidement rénovée pour garantir la réalité du jugement des pirates et l'exercice effectif par les Etats de leurs compétences en haute mer.

L'actualité se fait désormais l'écho régulier des attaques quotidiennes, réussies ou avortées, perpétrées par les pirates somaliens au large de la Corne de l'Afrique et de leurs captures tout aussi fréquentes par la dizaine de bâtiments militaires impliqués dans les opérations nationales ou multinationales de lutte contre la piraterie, telles que celles de l'Otan, de l'Union européenne (Atalante) ou de la coalition conduite par les Etats-Unis (TF 151).

Si l'efficacité des ces forces est assez remarquable compte tenu de l'étendue de la zone et du volume du trafic maritime qui la sillonne, elle se heurte à un cadre juridique complexe mais encore incomplet qui risque, s'il n'est pas rapidement consolidé, de réduire à néant les efforts consentis par les Etats.

Seuls les nostalgiques sanguinaires regretteront que la prééminence du droit et la garantie d'un jugement équitable aient remplacé gibet, grande-cale et autre estrapade pour ceux qui « tentent la fortune » selon l'étymologie même du terme « pirates ».

Il convient cependant, afin de dissuader réellement ces derniers de poursuivre leurs méfaits, de renforcer la cohérence juridique du droit international, des droits pénaux nationaux et des prérogatives judiciaires des forces engagées dans cette lutte primordiale pour la stabilité générale des régions concernées et la sécurité du trafic commercial sur les mers.

Brigands, pirates, terroristes ?

La CNUDM, ou Convention de Montego Bay (CMB), a été signée en 1982 et est entrée en vigueur en 1994 après avoir été ratifiée par la grande majorité des quelque 156 Etats signataires, à l'exception notable des Etats-Unis.

Ce texte onusien est la seule convention internationale à traiter de piraterie. Ses articles 100 à 108 et son article 110 énoncent une définition de la piraterie fondée sur un principe d'intentionnalité qui permet de considérer « comme navires pirates [ceux] dont les personnes qui les contrôlent entendent effectivement se servir pour commettre l'un des actes [suivants] » considérés comme relevant de la piraterie maritime, sans pour autant spécifier que ceux-ci doivent avoir produit leur effet :

- violence, déprédation ou détention illicites commises à des fins privées ;
- participation volontaire et consciente à ces actes ;
- incitation, facilitation ou intention de la facilitation de ceux-ci.

Elle confère par ailleurs une compétence universelle pour agir aux Etats qui peuvent ainsi intervenir avant, pendant et après la commission de l'acte de piraterie, quelles que soient la nationalité du bâtiment victime, de sa cargaison, de son équipage ou de ses passagers et celle des agresseurs et de leurs navires.

Un premier obstacle à l'efficacité des opérations contre la piraterie réside cependant dans la localisation à la fois de l'acte lui-même, qui doit être commis en haute mer, et de l'intervention préventive ou répressive qui ne peut intervenir que ce même espace hauturier, c'est-à-dire hors des eaux territoriales dans lesquelles l'Etat riverain jouit d'une juridiction souveraine et exclusive.

Ainsi, entre 2000 et 2006, 80 % des actes de piraterie, qualifiés dans ce cas de brigandages maritimes, ont été perpétrés en mer territoriale dans une impunité à peu près assurée par la défaillance ou l'impuissance d'Etats riverains tels que la Somalie.

Deux options peuvent alors s'ouvrir aux autres Etats soucieux de contenir, voire de réduire, ce mal endémique qui menace la sécurité du commerce international.

La première résiderait dans le fondement juridique de l'action anti-piraterie sur la Convention pour la répression d'actes illicites contre la sécurité de la navigation maritime (Suppression of Unlawful Acts (SUA)) de 1988 et ses protocoles de 2005.

En effet, celle-ci vise les actes de violence en mer mus par des motifs autres que privés, en particulier le terrorisme, et ne limite pas explicitement les prérogatives des Etats parties à la haute mer.

Un amalgame douteux entre terrorisme et piraterie - auquel seuls les Etats-Unis se sont jusqu'à présent risqués - permettrait ainsi, au prix d'une réelle remise en question de la liberté des mers et de la souveraineté des Etats bien perçue par la France et l'ONU, d'élargir les capacités d'action anti-piraterie dans les eaux intérieures voire vers les bases de départ terrestres des pirates.

La seconde option, certes plus circonstancielle mais beaucoup plus respectueuse du droit international, consiste à promulguer, avec l'accord de l'Etat concerné et sous couvert de l'ONU, une dérogation temporaire et renouvelable à la souveraineté en autorisant un « droit de poursuite inversé » dans les eaux sous sa juridiction, pendant du droit dont dispose tout Etat de poursuivre en eaux internationales les auteurs présumés d'un acte illicite dans ses eaux territoriales.

Ce procédé juridique, fondé sur les résolutions 1814, 1816 et 1846 du Conseil de sécurité des Nations Unies, a ainsi permis à la fois de lever les réticences de certains Etats européens et d'assurer l'efficacité de la mission Atalante, qui fait désormais figure d'exemple fédérateur dans le domaine de la lutte contre la piraterie.

Les gendarmes de la haute mer

Qu'elle se situe en haute mer, au-delà de 12 milles marins (environ 22 km) des côtes, ou dans les eaux territoriales d'un Etat plus ou moins défaillant comme celui incarné par le Gouvernement fédéral de transition (GFT) somalien, la lutte anti-piraterie exige des moyens particuliers et nombreux : des avions de patrouille maritime aptes à couvrir dans la durée des zones toujours plus immenses au fur et à mesure que les pirates s'enhardissent, des bâtiments hauturiers et armés capables de protéger des convois marchands, des hélicoptères pour intervenir rapidement à partir de ces mêmes bâtiments en cas d'appel de détresse, des commandos entraînés à faire face aux réactions imprévisibles de présumés pirates ou à délivrer par une action de vive force des équipages retenus dans l'attente d'une rançon, ...

Seules les marines de guerre disposent par définition de telles capacités dont les forces de police sont logiquement dépourvues.

La question se pose alors de la capacité juridique d'une marine nationale à s'insérer dans un dispositif légal et judiciaire hors du droit des conflits armés et dépassant le strict droit coutumier de la mer qui vise essentiellement les navires arborant le même pavillon.

La réponse diffère d'un pays à l'autre.

Les Etats-Unis disposent ainsi depuis 1915 d'un corps spécifique de garde-côtes, l'United States Coast Guard, doté à la fois de moyens militaires et de prérogatives judiciaires étendues, qu'ils peuvent déployer sur toutes les mers du globe.

A l'inverse, l'Allemagne se refuse à reconnaître à ses forces armées le pouvoir de mener des missions de police en mer, y compris dans ses propres eaux, et leur impose ainsi, tout en participant activement aux opérations anti-piraterie, certaines restrictions d'emploi.

Entre ces deux extrêmes, l'organisation française apparaît particulièrement pertinente et efficiente.

Au même titre que les autres administrations agissant en mer, la Marine nationale s'insère dans une chaîne civile permanente dirigée par le Premier ministre, animée par le Secrétariat général de la mer (SG Mer) et coordonnée par les délégués du gouvernement pour l'action de l'Etat en mer (DDG) secondés par les officiers de marine commandants de zones maritimes.

Les commandants de bâtiments de guerre sont ainsi habilités et entraînés à agir dans un cadre juridique donné, sous le contrôle d'un procureur de la République, pour constater certaines infractions et participer activement à leur répression, en particulier dans le cadre de la loi 94-589 du 15 juillet 1994 dont la mise à jour en cours de rédaction doit prendre en compte plus formellement la piraterie.

Pour le droit français, la piraterie a disparu en 2007 !

Cette mise à jour est l'un des moyens qui doivent permettre d'assurer la validité et la cohérence du continuum juridique de la lutte contre la piraterie. En effet, une fois résolues les questions de la définition de la piraterie, de la compétence des divers Etats à y faire face dans les différents espaces maritimes et de la capacité juridique ad hoc de leurs agents, leur aptitude à juger des pirates présumés, dont nous avons vu qu'ils ne ressortissaient pas nécessairement à leur juridiction, reste à consolider.

Le droit pénal de la plupart des Etats ne retient en effet pas la qualification de piraterie à proprement parler, même si les actes élémentaires qui la décrivent y apparaissent, tels que détournement de navire, prise d'otages, vol à main armé en bande organisée, etc... L'incrimination de piraterie maritime a ainsi disparu du droit français en 2007 avec l'abrogation d'une loi, effectivement obsolète, de... 1825 !

Des procédés permettent cependant de s'affranchir du risque d'invalidation d'une procédure et donc de celui de l'obligation de devoir libérer, sur son propre sol, de présumés pirates, comme le Danemark en a fait l'amère expérience en 2008.

Le premier, circonstanciel, consiste à établir avec des Etats, riverains de la zone touchés par la piraterie et disposant de l'arsenal juridique adapté, des accords bilatéraux permettant la remise des personnes appréhendées puis retenues par un Etat à leurs tribunaux en vue d'un jugement dont il convient cependant de s'assurer au préalable qu'il correspond aux normes édictées par les différentes conventions relatives aux droits de l'homme, en particulier la non application de la peine de mort.

Ce dispositif de coopération internationale est mis en oeuvre avec succès avec le Kenya et les Seychelles depuis février 2009 dans le cadre de la mission Atalante.

Le second procédé réside dans l'insertion dans le droit pénal national d'une qualification de piraterie, comme la France a commencé à le faire dès le printemps 2009 avec l'adoption en conseil des ministres d'un projet de loi visant à l'adaptation de sa législation nationale à la réalité des crimes maritimes. Des raisons diverses d'opportunité et de calendrier parlementaire ont pour l'instant retardé une adoption pourtant nécessaire à la cohérence d'une lutte anti-piraterie à laquelle le pays consacre pourtant des efforts considérables et couronnés de succès.

Pouvoir juger pour dissuader.

L'appréhension, le seul 1er mai 2010, de quelque 25 pirates somaliens présumés par deux bâtiments français est venue rappeler la réussite opérationnelle des forces navales engagées depuis maintenant plusieurs années dans une lutte pour la liberté des mers en océan Indien.

Elles bénéficient pour cela d'un cadre juridique international pertinent, fondé sur la Convention de Montego Bay et complété par des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. Il revient cependant encore aux Etats - dont la France - légitimement impliqués dans ces opérations d'adapter leurs arsenaux juridiques respectifs, en particulier pénaux, afin de garantir l'efficacité judiciaire des réels efforts humains et financiers qu'ils consacrent à la lutte contre la piraterie et à la protection d'un trafic maritime essentiel à leurs économies.

La prolongation de l'absence actuelle d'une incrimination pénale, qui les privent d'une capacité de jugement autonome réellement dissuasive des pirates appréhendés par leurs marines, ne peut que favoriser la poursuite de cette activité incroyablement lucrative et finalement bien peu dangereuse au regard de la situation générale en Somalie.

_______________________________________________

Nota : Le capitaine de frégate Yannick Bossu est officier stagiaire au Collège interarmées de défense. Le présent article est l'expression d'une position personnelle et ne reflète pas nécessairement la position officielle du Ministère de la défense.

__________ 1 - Le VIF / L'EXpress (Belgique) avec Belga

Dix Somaliens accusés de piraterie extradés vers l'Allemagne

Dix Somaliens, arrêtés en avril par la marine néerlandaise pour avoir attaqué un cargo allemand au large de la Corne de l'Afrique, ont été extradés jeudi des Pays-Bas vers l'Allemagne, a annoncé un porte-parole du parquet d'Hambourg (nord).

Le parquet enquête pour tentative d'enlèvement et pour attaque sur une voie maritime, selon Wilhelm Möllers. "Nous n'avons pas encore beaucoup avancé dans l'enquête et je ne peux pas me prononcer sur une date de comparution", a-t-il indiqué. Jusqu'à présent les autorités savent peu de choses concernant les accusés, tous des hommes jeunes. "Nous connaissons leurs noms et pouvons penser qu'ils sont tous adultes", a ajouté le porte-parole.

La justice allemande avait délivré le 9 avril des mandats d'arrêt européens contre les pirates présumés, écroués aux Pays-Bas depuis le 14 avril. Leurs avocats avaient soutenu, lors d'une audience le 21 mai, que les 10 hommes ne pouvaient pas être extradés vers l'Allemagne car le cargo attaqué était, selon eux, enregistré aux Bahamas.

La frégate Tromp de la marine néerlandaise avait libéré le 5 avril le Taipan, un cargo allemand attaqué par des pirates, à environ 900 km à l'est des côtes somaliennes. Selon l'historien Ralf Wiechmann, du musée d'Hambourg, le dernier procès de pirates dans la ville hanséatique remonte probablement à plus de 400 ans. Selon M. Möllers, les Somaliens risquent des peines de 15 ans de prison.

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.