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06/07/10 (B559) Nouvelles de Somalie - Un leader shebab appelle à attaquer les ambassades d'Ouganda et du Burundi - Les enfants somaliens, des soldats alliés comme les autres - Sommet extraordinaire de l'IGAD sur la Somalie - les insurgés lancent la chasse aux troupes de l'Union africaine - l'Igad promet de fournir 2.000 soldats à l'Amisom - Appel à l'aide du président somalien - Grandes manoeuvres dans le Golfe d'Aden - 12 morts dans de nouveaux combats à Mogadiscio - poursuite des tirs contre l’hôpital Keysaney de Mogadiscio malgré les appels lancés par le CICR (12 articles)

________ 12 - Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Somalie: Un leader des islamistes shebab appelle à attaquer les ambassades d'Ouganda et du Burundi

Un haut responsable des insurgés islamistes shebad a appelé lundi les combattants internationaux de la guerre sainte à attaquer les ambassades du Burundi et d'Ouganda à travers le monde.

Les troupes de ces deux pays africains sont déployées à Mogadiscio en tanq que casques bleus de l'Union africaine pour aider les forces gouvernementales somaliennes à combattre les islamistes radicaux.

Lors d'un rassemblement des islamistes dans le nord-ouest de Mogadisico, Cheikh Muqtar Robow Abu Mansuur, un haut responsable des shebad, a appelé les combattants islamistes internationaux à attaquer les ambassades du Burundi et d'Ouganda à travers le monde.

"Nous demandons aux jeunes musulmans et aux combattants de la guerre sainte où il se trouvent à ataquer les ambassades du Burundi et d'Ouganda à travers le monde,", a dit Robow devant les partisans des shebad.

Il a menacé les Burundis et les Ougandais ces actes de représailles pour les "atrocités" présumées commiss contre le peuple somalien.

Dans un message audio diffusé sur des radios somaliennes, L'émir des shebad, Cheikh Muqtar Abdelrahman Abu Zubeyr, a appelé à "une campagne générale de guerre sainte" contre les forces gouvernementales et les casques bleus africains à Mogadiscio.

Au moins 40 personnes, dont deux soldats de l'UA ont été tués et une centaine d'autres blessées dans les combats à Mogadiscio la semaine dernière.

_____________ 11 - ActuDefense

Les enfants somaliens, des soldats alliés comme les autres

Romain Mielcarek

Les États-Unis développent des stratégies pour plusieurs zones clefs du globe avec comme leitmotiv la lutte contre le terrorisme. En Somalie, pour combattre l’Islam radical, Washington a basé sa stratégie sur un allié instable. Un gouvernement instable qui emploierait des enfants soldats.

L’information a choqué. Il y a une dizaine de jours, le New York Times publiait un article choc qui raconte le quotidien d’Awil Salah. Il s’agit d’un soldat du gouvernement. Le problème c’est qu’il est âgé de 12 ans. Le papier rapporte les propos de plusieurs organisations non gouvernementales qui rappellent que les forces au service de l’État somalien sont financée par les États-Unis.

A Washington, on s’inquiète effectivement des conséquences de ce partenariat risqué. Les officiels ont ainsi reconnu avoir connaissance du peu de surveillance que Mogadiscio porte sur les critères de recrutement de ses soldats et sur le respect des conventions contre les enfants soldats. Barack Obama avait lors de sa campagne déploré qu’il était « ennuyeux de se retrouver aux côtés de la Somalie, un pays qui vit dans l’anarchie ». Mais après tout, les États-Unis n’ont pas ratifié les accords internationaux protégeant les moins de quinze ans.

Difficile en effet de maintenir la Somalie debout. Le gouvernement est très largement incapable de contrôler le pays qui est livré aux activités de plusieurs groupuscules islamistes plus ou moins radicaux mais aussi au grand banditisme transfrontalier. La capitale elle même est en permanence en proie aux combats entre terroristes et soldats. Alors dans ce pays où la jeunesse a déjà perdu son innocence, pourquoi pas recruter les plus jeunes ?

C’est pourtant un aveu d’échec tant pour la Somalie qui démontre ainsi son incapacité à offrir un avenir à ses enfants, mais aussi pour les États-Unis qui se mettent en porte à faux vis à vis de la communauté internationale. Le gouvernement somalien a dénoncé ces informations quelques jours après leur publication.

Du point de vue américain, difficile d’évaluer les conséquences d’une telle politique dans les années à venir. La Somalie reste une zone stratégique pour les activités terroristes dans la région. Malgré tout, laisser la situation continuer de se dégrader en permettant à ses alliés déjà peu appréciés de franchir certaines limites. Si tant est qu’il y a des limites à la guerre.

_____________ 10 - Afrique en Ligne

Sommet extraordinaire de l'IGAD sur la Somalie

Autorité inter-gouvernementale pour le développement - Les présidents de pays membres de l'Autorité inter-gouvernementale pour le développement (IGAD) ont entamé lundi Addis- Abeba, en Ethiopie, un sommet extraordinaire sur la Somalie.

Au cours de cette rencontre sollicité par le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, les dirigeants de l'IGAD vont demander à l'Union africaine (UA) de nommer une personnalité de premier plan pour superviser les efforts de paix en Somalie.

Au moins six chefs d'Etat des pays de l'IGAD assistent à ce sommet qui est également l'occasion de lancer un nouvel appel à un appui militaire urgent et intensifié aux opérations de paix en Somalie.

"Le statu quo qui prévaut en Somalie ne sera jamais acceptable", a déclaré le Premier ministre éthiopien, président en exercice de l'organisation.

S'exprimant au cours de la cérémonie d'ouverture du sommet, il a invité le gouvernement fédéral de transition de la Somalie à prendre ouvrir le dialogue avec ses opposants, dénonçant une ingérence étrangère.

"La situation en Somalie est essentiellement entretenue par des acteurs non somaliens", a déplore M. Zenawi.

______________ 9 - CyberPress (Ca) avec AFP

Somalie: les insurgés lancent la chasse aux troupes de l'Union africaine

Le chef des insurgés islamistes shebab, Ahmed Abdi Godane, a appelé les Somaliens à s'unir pour chasser les troupes de l'Union africaine (Amisom) de Somalie, dans un message audio dont l'AFP a obtenu une copie lundi.

______________ 8 - Romandie News (Ch) avec AFP

Somalie: l'Igad promet de fournir 2.000 soldats à l'Amisom

L'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad) regroupant six pays d'Afrique de l'Est a promis lundi de fournir 2.000 soldats à la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom), à l'issue d'un sommet extraordinaire à Addis Abeba.

La déclaration finale de ce sommet d'un jour ne précise pas lequel ou lesquels des six pays membres est susceptible de se porter volontaire pour fournir ces renforts.

L'Igad "décide de déployer immédiatement 2.000 soldats de maintien de la paix au sein de l'Amisom" et "demande aux chefs d'état-majors des Etats membres d'organiser une réunion d'urgence pour soumettre à la commission de l'Union africaine un plan d'action", selon la déclaration finale du sommet.

Le mandat de l'Amisom prévoit normalement que les pays frontaliers de la Somalie ne peuvent y envoyer de troupes, laissant théoriquement l'Ouganda seul membre de l'Igad en situation de le faire.

Toutefois, un responsable de l'Igad a assuré à des journalistes à Addis Abeba que rien ne s'opposait à ces renforts de troupes de la part de membres de l'Igad frontaliers de la Somalie, comme l'Ethiopie ou le Kenya.

"Les troupes viendront des pays membres de l'Igad, les chefs d'Etat en ont décidé ainsi. Le financement viendra de l'Amisom", a expliqué le secrétaire exécutif de l'Igad Mahboub Maalim.

"Il n'y a aucune interdiction à ce que l'Ethiopie ou le Kenya envoient des troupes", a-t-il ajouté.

L'organisation régionale est composée normalement de sept pays: Ouganda, Ethiopie, Djibouti, Kenya, Soudan, Somalie mais le septième, l'Erythrée, est actuellement suspendu.

A l'ouverture du sommet, le président somalien Sharif Cheikh Ahmed avait appelé ses homologues d'Afrique de l'est à "redoubler les efforts" contre les shebab, afin de "mettre sur pied une stratégie militaire efficace".

Déployée en mars 2007, l'Amisom compte actuellement quelque 6.000 soldats ougandais et burundais, contre les 8.000 initialement prévus, et est chargée de protéger des sites stratégiques de la capitale, Mogadiscio, comme la présidence, le port et l'aéroport.

L'Ethiopie a mis fin, début 2009, à une intervention militaire de deux ans en Somalie mais le Premier ministre Meles Zenawi a déjà averti qu'il enverrait de nouveau des troupes si les insurgés islamistes prenaient le pouvoir.

Le gouvernement du président somalien Sharif Cheikh Ahmed, élu en janvier 2009 par un parlement élargi, ne contrôle que quelques quartiers de la capitale et ne doit sa survie qu'à la protection de l'Amisom.

Les shebab, dont les dirigeants ont fait allégeance l'année dernière à Al-Qaïda, ont intensifié les combats ces dernières semaines à Mogadiscio et réduit un peu plus le périmètre contrôlé par le gouvernement.

De son côté, l'Ouganda s'est dit prêt à envoyer plus de troupes en Somalie, mais à la condition que le mandat de l'Amisom soit renforcé.

"L'Ouganda est prêt à envoyer plus de troupes sur le terrain seulement si le mandat est changé de telle manière que l'on puisse poursuivre les shebab", a expliqué le ministre-adjoint des Affaires étrangères Okello Oryem, interrogé à Kampala par l'AFP.

L'Ouganda et plusieurs autres pays de la région militent depuis plus d'un an en faveur d'un durcissement du mandat de l'Amison qui permettrait aux soldats de cette dernière d'engager plus résolument des actions militaires contre les insurgés islamistes shebab.

__________________ 7 - AfricaScoop avec XINHUA

Le leader islamiste somalien menace l’Ouganda et le Burundi de vengeance

Le dirigeant reclus du mouvement islamiste Al Shabaab en Somalie a menacé lundi de vengeance l’Ouganda et le Burundi qui ont déployé des troupes dans le cadre des forces de maintien de la paix à Mogadiscio, la capitale somalienne.

Dans un programme diffusé par la radio locale, l’Emir du mouvement islamiste, Cheikh Muqtar Abdelrahman Abu Zubeyr, a accusé les forces de maintien de la paix de l’Union africaine (UA) à Mogadiscio de commettre des "massacres" contre la population de la ville.

Les peuples ougandais et burundais feront face à des représailles pour le rôle joué par leurs troupes en Somalie où elles sont déployées en tant que casques bleus dans le cadre de la mission soutenue par l’UA et autorisée par l’ONU, connue comme AMISOM.

"Vous devez savoir que les massacres contre les enfants, les femmes et les personnes âgées de Mogadiscio vous vaudront des représailles", a-t-il déclaré.

Le leader du groupe islamiste, qui n’a jamais été vu en public depuis son arrivée à la tête du mouvement en 2008 suite à la mort de l’ancien chef, a appelé les habitants de Mogadiscio à lancer ce qu’il a appelé une "campagne de jihad tous azimuts".

Il a appelé les militants du mouvement à continuer à combattre les forces gouvernementales somaliennes et les forces de maintien de la paix de l’UA qui comptent 5.000 militaires à Mogadiscio. Les deux parties ont engagé des combats violents contre les militants du mouvement ces derniers jours dans le nord de Mogadiscio.

____________ 6 - Le Monde

L'appel à l'aide du président somalien

Au moins 40 personnes ont été tuées la semaine dernière dans des combats à Mogadiscio. Le gouvernement central de transition ne contrôle plus qu'une petite partie de la capitale face aux islamistes shebabs.

"La Somalie est aux mains d'Al-Qaida et de groupes extrémistes." Le président somalien Sharif Cheikh Ahmed a appelé, lundi 5 juillet, à "redoubler les efforts" contre les insurgés islamistes shebabs qui tiennent une grande partie de son pays.

Lors d'un sommet extraordinaire de l'Autorité intergouvernementale pour le développement regroupant six pays d'Afrique de l'Est, il a lancé un appel à l'aide militaire aux pays voisins : "Je voudrais vous dire que la Somalie traverse l'une des phases les plus dangereuses de ces derniers temps, et nous demandons de redoubler d'efforts pour mettre sur pied une stratégie militaire efficace. La question somalienne requiert un traitement urgent", a-t-il ajouté.

Alors que, dans la pratique, le pays n'a plus de gouvernement central depuis 1991, ces dernières semaines ont vu l'intensification des combats à Mogadiscio opposant les insurgés shebabs, qui ont fait allégeance à Al-Qaida, aux forces gouvernementales soutenues par la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom). Lors de ce sommet extraordinaire destiné à répondre à ces nouvelles attaques, le président somalien a appelé la communauté internationale à "tenir ses promesses" d'appuis financier et militaire, à poursuivre l'entraînement des forces gouvernementales et à fournir plus d'aide aux réfugiés somaliens.

PESSIMISME DES PAYS VOISINS

Au moins quarante civils ont été tués la semaine dernière, dont douze dimanche lors de nouveaux combats à Mogadiscio. Les islamistes shebabs proches d'Al-Qaida ont attaqué plusieurs bâtiments abritant des troupes de l'armée somalienne et de leurs alliés de l'Amisom. Un porte-parole des shebabs, Sheikh Abdaziz Abu-Musab, a crié victoire après ces derniers combats dans la capitale. "Nous avons attaqué les casernes des forces chrétiennes qui soutenaient les forces du gouvernement apostat ce matin. Nous les avons repoussées et avec la grâce de Dieu, nos forces l'ont emporté", a affirmé Abu-Musab à des journalistes.

Le premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, dont les troupes se sont retirées début 2009 après deux ans de présence en Somalie, a pour sa part plaidé en faveur d'un renforcement de la coopération régionale pour résoudre la crise somalienne, sans dissimuler un certain pessimisme. "La situation sécuritaire récente n'augure rien de bon. Cela, ajouté à la fin prochaine de la période de transition, appelle à un travail plus sérieux dans le temps qui nous est imparti", a-t-il déclaré, en référence au mandat du gouvernement de transition somalien qui prend fin au début de l'année 2011.

ÉLECTIONS PACIFIQUES AU SOMALILAND

La semaine dernière ont pourtant eu lieu des élections pacifiques dans une partie du pays, le Somaliland, dans le nord-ouest de la Somalie. La région a déclaré son indépendance en 1991 mais n'a toujours pas été reconnue. Sa relative stabilité brille comme une lueur d'espoir pour la Somalie, jugent certains experts. Le chef de l'opposition, Ahmed Mohamed Silanyo, a été déclaré vainqueur du scrutin présidentiel qui s'est tenu le 26 juin. "L'élection a été libre et équitable, comme ont pu le voir les observateurs internationaux.

C'est une étape qui débouchera sur la reconnaissance du pays", a commenté Essa Yusuf Mohamed, président de la commission électorale, en annonçant les résultats.

"Je me battrai vigoureusement pendant mon mandat pour la reconnaissance du Somaliland", a déclaré Ahmed Mohamed Silanyo, dans une interview à l'AFP au lendemain de l'annonce de sa victoire. L'ancien opposant l'a emporté face au président sortant Dahir Riyale Kahin, avec près de 50 % des voix contre 33 % dans cette région bordant le golfe d'Aden et peuplée par 3,5 millions d'habitants. Si elle se déroule jusqu'au bout dans le calme, la passation de pouvoir sera la deuxième à être pacifique depuis que le Somaliland s'est proclamé indépendant.

Mais les violences islamistes, attribuées à la milice shebab (Jeunesse) – soupçonnée d'avoir partie liée avec Al-Qaida –, qui ensanglantent le reste de la Somalie n'épargnent pas complètement le Somaliland, tout comme la région semi-autonome voisine du Puntland. En octobre 2008, une vague d'attentats-suicides synchronisés s'était soldée par 24 morts au moins.

Alors que le président somalien a salué les avancées démocratiques du Somaliland, les insurgés islamistes shebabs refusent d'imaginer un Somaliland indépendant. "Cette élection est une honte. Nous voulons l'union de tous les musulmans et les soi-disant Somaliland et Puntland sont des créations de l'Ethiopie pour diviser le seul fief islamique de la région", a commenté un responsable shebab à Mogadiscio, sous le couvert de l'anonymat. "Si les shebabs prennent Mogadiscio, je pense qu'il ne faudra que quelques semaines pour que le Somaliland s'effondre", estimait récemment un autre diplomate dans la région.

____________5 - Pax Christi (Belgique)

Grandes manoeuvres dans le Golfe d'Aden

Nicolas Bossut, Sébastien Pierret

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Depuis deux ou trois ans, on entend à nouveau parler de la Somalie. Pirates et islamistes inquiètent les chancelleries occidentales au point de les inciter à déployer d'impressionnants moyens militaires. Pourtant, les sources de l'insécurité qui règne en Somalie seraient peut-être à chercher bien loin de Mogadiscio.

Avant la guerre civile déclenchée en 1990, la piraterie était un phénomène quasiment inexistant en Somalie. Il est donc, sans équivoque possible, lié à l’absence d’un pouvoir fort et fonctionnel. Au départ, de jeunes milices organisent des patrouilles navales pour protéger les ressources de poissons des eaux somaliennes pillées par d’immenses bateaux-usines venus pêcher illégalement sans provoquer aucune réaction des autorités.

Très rapidement, ces jeunes milices ont réalisé qu’elles pouvaient non seulement empêcher la pêche illégale mais qu’elles pouvaient également se saisir de n’importe quel autre navire commercial croisé à proximité et réclamer d’importantes rançons contre la promesse de sa libération. Ainsi commence la piraterie en Somalie.

L’instabilité qui a caractérisé les 20 dernières années de l’histoire somalienne ont aggravé le chômage et la pauvreté ambiante. Autant de facteurs qui ont encouragé les jeunes à s’impliquer dans les activités de piraterie.

Aujourd’hui, le phénomène se professionnalise. Les pirates sont équipés de GPS, téléphones-satellite et peuvent compter sur un réseau de renseignements international. Ils embarquent à bord de skiffs, des petites embarcations rapides et facilement maniables, pour s’attaquer indifféremment à tout type de navire. Il n'existe pas de statistique officielle mais on estime généralement qu’environ 1500 hommes sont impliqués directement, sans compter tous ceux qui s’occupent de la logistique. Ce petit monde bien organisé voit sa motivation revigorée par des rançons toujours plus élevées. La totalité des rançons payées en 2008 a été de l’ordre de 18 à 30 millions de dollars.

Les puissances réagissent

Face au retour remarqué de la piraterie, plusieurs États se mobilisent pour défendre leurs navires. La zone est capitale pour le commerce international. “Le golfe d’Aden est la route maritime la plus importante au monde. C’est le lien entre les océans indien et atlantique. L’enjeu est capital!”, insiste Tanguy Struye, professeur de géopolitique à l’Université catholique de Louvain. Chaque année, plus de 20 000 navires empruntent le détroit de Bab el Mandeb, situé entre Djibouti et le Yémen. Soit 12% du commerce maritime et 30% du pétrole brut mondial. Il n’en fallait pas plus pour mobiliser les grandes puissances.

L’OTAN envoie une force internationale destinée à combattre la piraterie en janvier 2009. Elle sera rejointe plus tard par l’Inde, l’Union européenne, la Russie, la Chine, l’Iran, le Japon et la Corée notamment. L’argument humanitaire est régulièrement avancé par les puissances. Le mandat de la mission européenne est avant tout d’escorter les fameux navires du programme alimentaire mondial qui vient en aide à la population somalienne. Mais selon plusieurs spécialistes, l’argument serait moins humanitaire qu’économique.

“La piraterie existe, c’est un fait. Mais ce n’est pas le véritable enjeu. Elle est un prétexte au jeu des puissances dans le golfe d’Aden pour contrôler ce passage” estime Nicolas Bardos, professeur émérite de sciences politiques (UCL) et président de la Commission « Géopolitique de la paix » de Pax Christi. “Les États-Unis disposent déjà de plusieurs bases militaires dans la région et s’ils contrôlent totalement la zone, ils disposent d’un puissant moyen de pression à l’égard de l’UE ou de la Chine”, poursuit-il.

Les puissances entendent aussi montrer leurs rapports de forces. “La Chine a envoyé trois navires, dont un était son navire le plus moderne. La lutte contre la piraterie ne requiert pas tant de moyens. Mais c’est une façon pour la Chine de montrer qu’elle sait projeter sa puissance jusque dans l'Océan indien”, souligne Tanguy Struye. Et de poursuivre: “En envoyant leurs navires de guerre, l’Inde et la Chine montrent qu’en tant que puissances émergentes, elles peuvent être présentes dans les endroits stratégiques. Elles lancent aussi un signal positif à leur opinion publique respective”.

L’opération que les Européens mènent en Somalie est également un succès pour eux. Ils peuvent en effet s’enorgueillir de la mise sur pied de leur première opération navale d’envergure organisée de concert tandis que l’intervention de l’OTAN s’est limitée à un simple support. Dans le contexte de concurrence que nous connaissons entre Atlantistes et Européens, cette opération est un succès sans précédent que même l’augmentation des attaques ne pourrait occulter.

Une méthode à revoir

Malgré l’imposante présence militaire, l’activité des pirates ne faiblit en effet pas. En 2009, le Bureau maritime international a recensé 406 actes de piraterie à travers le monde. La moitié est imputable aux pirates somaliens. C’est deux fois plus qu’en 2008. Mais les attaques réussissent moins souvent. La présence des navires internationaux dans le golfe d’Aden contribue à réduire les prises d’otages. Ce succès est toutefois fort relatif car les pirates délaissent progressivement le golfe lui-même pour agir dans le bassin somalien. L’étendue est tellement vaste que n’importe quelle présence étrangère est inefficace pour lutter contre les pirates.

Les spécialistes s’accordent à dire que le déploiement de frégates n’est pas la bonne option pour enrayer la piraterie. C’est s’attaquer à un symptôme et non à la cause du mal lui-même, à savoir la pauvreté extrême en Somalie et l’abandon de ce pays par la communauté internationale. “C’est en agissant sur terre qu’on peut lutter contre la piraterie en bombardant les ports où se trouvent les pirates par exemple. Les résolutions de l’ONU le permettent. Mais depuis l’échec de la mission des Nations Unies en 1993, plus aucun État ne veut envoyer ses hommes en Somalie.”, analyse Tanguy Struye.

Réformer l’aide alimentaire

La communauté internationale, outre ses troupes, dispose de plusieurs leviers pour influer sur la situation en Somalie. L’un d’entre eux est l’aide alimentaire que fournit l’ONU aux populations somaliennes. Paradoxalement, l’action de l’organe d’aide alimentaire de l’ONU, le PAM (Programme alimentaire mondial), est aujourd’hui sous le feu des critiques. Un rapport du Groupe de surveillance de l'ONU sur le pays accuse plusieurs entreprises qui travaillent pour le PAM de détournement de l'aide alimentaire. Une enquête est ouverte à ce sujet.

Trois personnes et leurs familles monopolisent à elles seules 80% des contrats de transport et de distribution de l’aide alimentaire pour une somme totale de 200 millions de dollars. Grâce à cette activité, ces trois hommes d’affaires sont devenus parmi les plus riches et les plus influents de Somalie. Pour protéger leurs convois et leurs entrepôts, ils ont développé, aux frais de l’ONU, quelques-unes des milices privées les plus nombreuses et puissantes de Somalie ; forces qu’ils n’hésitent d’ailleurs pas à utiliser pour combattre l’armée du Gouvernement fédéral de transition soutenu par la Communauté internationale. Ces trois hommes, nous en sommes sûrs, ont tout intérêt à ce que la situation d’instabilité qui règne actuellement perdure le plus longtemps possible. Ils n’hésitent pas et n’hésiteront pas à soutenir ceux qui leur permettront de maintenir leur pouvoir au détriment des populations locales.

Il n’est d’ailleurs pas exclu que des véhicules ou des navires frappés du logo du PAM participent à des opérations militaires, au transport de troupes ou au transport d’armes. Une telle situation serait intolérable et entacherait sérieusement la crédibilité de l’organisation. Pour éviter de tels extrêmes, une réorganisation de ses activités et une redistribution de ses contrats apparaît aujourd’hui comme une absolue nécessité.

Balayer devant sa porte

Le Groupe de surveillance de l’ONU est formel : « Nous ne disposons d’aucune preuve de l’existence d’une coopération structurée entre les pirates et les groupes armés actifs en Somalie. Si de tels liens existaient, nous pensons qu’il s’agit d’arrangements entre individus et à très petite échelle. » Le Groupe de surveillance continue en affirmant qu’en aucune manière Al-Shabaad, un groupe représentant la faction dure de l’Union des Tribunaux islamiques et soupçonné d’entretenir des liens avec Al-Qaeda, ne peut être rendu responsable de la piraterie.

Il semble aujourd’hui acquis que les commanditaires des attaques, la saisie de téléphones portables le prouve, sont installés en Europe ou au Canada. Les négociations des rançons nécessitent de nombreuses compétences que de jeunes pirates illettrés et marqués par 20 ans de guerre ne peuvent disposer. Seules des miettes sont attribuées aux jeunes pirates par ces commanditaires. Elles leur permettent cependant de mener une vie de pacha, de choisir les plus belles femmes et de les répudier aussitôt, d’acheter de belles voitures américaines ou européennes et de construire de confortables villas.

Avant d’accuser les islamistes d’être les parrains des jeunes bandits des mers, la communauté internationale ferait bien de se demander si certains des ressortissants ou certaines compagnies des pays occidentaux ne trouvent pas leur intérêt dans la piraterie. Avant d’expliquer l’insolente réussite des islamistes par les revenus de la piraterie, la communauté internationale ferait également bien de se demander si ce ne sont pas les dysfonctionnements de son action humanitaire qui leur fournissent les moyens de continuer la guerre … Nous serions peut-être surpris.

___________ 4 - Romandie News (Ch) avec AFP

Somalie: le président appelle à l'aide ses homologues d'Afrique de l'Est

Le président somalien Sharif Cheikh Ahmed a appelé lundi à "redoubler les efforts" contre les insurgés islamistes shebab lors d'un sommet extraordinaire de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad) regroupant six pays d'Afrique de l'Est.

"Je voudrais vous dire que la Somalie traverse l'une des phases les plus dangereuses de ces derniers temps et nous demandons de redoubler d'efforts pour mettre sur pied une stratégie militaire efficace", a-t-il lancé aux dirigeants des pays de la sous-région.

"La Somalie est aux mains d'Al-Qaïda et de groupes extrémistes. La question somalienne requiert un traitement urgent", a-t-il ajouté.

Ce sommet extraordinaire a été convoqué à la suite de l'intensification ces dernières semaines des combats à Mogadiscio opposant les insurgés shebab, qui ont fait allégeance à Al-Qaïda, aux forces gouvernementales soutenues par la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

Le président somalien a appelé notamment la communauté internationale à "tenir ses promesses" d'appuis financier et militaire, de poursuivre l'entraînement des forces gouvernementales et de fournir plus d'aide aux réfugiés somaliens.

Le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, dont les troupes se sont retirées début 2009 après deux ans de présence en Somalie, a pour sa part plaidé en faveur d'un renforcement de la coopération régionale pour résoudre la crise somalienne, sans dissimuler un certain pessimisme.

"La situation sécuritaire récente n'augure rien de bon. Ceci, ajouté à la fin prochaine de la période de transition, appelle à un travail plus sérieux dans le temps qui nous est imparti", a-t-il déclaré, en référence au mandat du gouvernement de transition somalien qui prend fin au début de l'année 2011.

"Dans cette perspective, les Somaliens, l'Igad, l'Union africaine et les autres parties prenantes doivent jouer leur rôle de façon dynamique et aider à renverser la tendance actuelle qui n'est guère encourageante", a-t-il ajouté.

Plus de 40 civils ont été tués depuis une semaine à Mogadiscio à la faveur de combats sur le front nord de Mogadiscio.

Les shebab, qui contrôlent le centre et le sud de la Somalie, tiennent également la majeure partie de la capitale Mogadiscio. Ils ont juré la perte du gouvernement du président Sharif Cheikh Ahmed, un islamiste modéré élu par un Parlement élargi en janvier 2009.

L'Igad est composée normalement sept pays: Ouganda, Ethiopie, Djibouti, Kenya, Soudan, Somalie mais le septième, l'Erythrée, est actuellement suspendu.

_____________________ 3 - Europe 1

Somalie: Appel à chasser l'Union africaine

Le chef des insurgés islamistes shebab, Ahmed Abdi Godane, a appelé dimanche soir les Somaliens à s'unir pour chasser les troupes de l'Union africaine (Amisom) de la Somalie, dans un message audio.

Le leader islamiste réitère également les menaces de représailles de son mouvement contre le Burundi et l'Ouganda, qui fournissent à parts quasi-égales les quelque 6.000 soldats de l'Amisom.

_____________________ 2 - AFP

Somalie: 12 morts dans de nouveaux combats à Mogadiscio

Au moins 12 personnes, essentiellement des civils, ont été tués et 19 blessés dimanche dans de nouveaux combats à Mogadiscio, ont indiqué des sources officielles et des témoins.

Les islamistes shebab proches d'Al-Qaïda ont attaqué plusieurs bâtiments abritant des troupes de l'armée somalienne et de leurs alliés de l'Amision, les forces burundaises et ougandaises de l'Union africaine, dans le nord de la capitale somalienne. Il y a eu échanges de tirs de mitraillettes et d'artillerie qui ont tué sept civils, selon un témoin.

"Des tirs d'artillerie ont touché une maison du district de Shibis et tué cinq personnes, dont trois de la même famille. 16 autres ont été blessées dans d'autres incidents dans le quartier", a indiqué ce témoin, Adan Muhidin.

La plupart des victimes étaient des civils bloqués dans la zone depuis la vague de combats qui a éclaté jeudi.

"Nous avons ramassé environ cinq corps, a indiqué un autre résident, Abdirahman Mustaf Hasan, en se référant apparemment aux mêmes victimes.

"J'ai vu deux civils pris entre deux feux près de Bondhere. L'un d'entre eux était une femme âgée qui a été tuée dans sa maison", a raconté un autre témoin, Aisha Mohamed Isa.

Plusieurs autres témoins ont confirmé ce bilan.

Un porte-parole des shebab, Sheikh Abdaziz Abu-Musab, a crié victoire après ces derniers combats dans la capitale.

"Nous avons attaqué les casernes des forces chrétiennes qui soutenaient les forces du gouvernement d'apostat ce matin. Nous les avons repoussées et avec la grace de Dieu nos forces l'ont emporté", a affirmé Abu-Musab à des journalistes.

Abdirisak Qeylow, un porte-parole du ministère somalien de l'Information a confirmé des affrontements mais démenti que les forces pro-gouvernementales aient été vaincues.

Dans le district sud de Hamarweyn à Mogadiscio, cinq personnes dont trois soldats somaliens ont été tués par l'explosion d'une bombe contre leur véhicule. "Un haut fonctionnaire du ministère des Finances était la cible de cet engin explosif qui a tué cinq personnes, dont plusieurs de ses gardes de sécurité", a déclaré le commissaire de police du district, Abdulahi Ibrahim Sahal.

"Le responsable officiel, cible de l'attaque, a échappé à la mort", a-t-il ajouté.

Les shebab, rattachés à Al-Qaïda, ont gagné du terrain récemment à Mogadiscio contre le gouvernement du président Sharif Cheikh Ahmed, un islamiste modéré élu en janvier 2009, qu'ils veulent renverser.

Le gouvernement somalien, soutenu à bout de bras par la communauté internationale, ne contrôle qu'une petite partie de la capitale et ne doit sa survie qu'à l'appui des 6.000 soldats burundais et ougandais de l'Amisom.

La Somalie, en guerre civile quasi-ininterrompue depuis 1991, célébrait jeudi le cinquantenaire de son indépendance.

_____________________ 1 - CICR

Somalie : poursuite des tirs contre l’hôpital Keysaney de Mogadiscio malgré les appels lancés par le CICR

Pour la troisième journée consécutive, des tirs d’obus se produisent à proximité de l'hôpital Keysaney, dans le nord de Mogadiscio.

Deux nouveaux obus de mortier ont frappé l'hôpital depuis hier, causant des dommages à la structure de l'établissement. Le 29 juin dernier, des tirs avaient déjà tué un patient et blessé une autre personne.

« Nous sommes choqués par la situation qui prévaut à Keysaney. Malgré les appels que nous avons lancés à plusieurs reprises à toutes les parties au conflit pour qu'elles respectent le droit international humanitaire et qu'elles épargnent les installations sanitaires, rien ne semble avoir changé sur place », déplore Pascal Mauchle, chef de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en Somalie. « La situation est chaque jour plus dangereuse pour les patients et les membres du personnel médical. »

Le CICR et le Croissant-Rouge de Somalie rappellent une nouvelle fois à toutes les parties au conflit que le fait d'attaquer des établissements médicaux arborant l’emblème du croissant rouge constitue une violation du droit international humanitaire. Les parties ont l’obligation de mettre le personnel médical, de même que les hôpitaux, les dispensaires et autres installations sanitaires à l’abri des effets des hostilités.

Qu’ils lancent une attaque ou qu’ils positionnent du personnel ou du matériel militaire, tous ceux qui participent aux hostilités doivent prendre toutes les mesures de précaution possibles pour réduire au minimum les pertes en vies humaines dans la population civile, les blessures aux personnes civiles et les dommages causés aux biens de caractère civil, comme les hôpitaux.

L’hôpital Keysaney est l’un des deux hôpitaux chirurgicaux spécialisés soutenus par le CICR à Mogadiscio. Il est géré par le Croissant-Rouge de Somalie et admet tous les patients, indépendamment de leur origine ethnique et de leur appartenance religieuse ou politique. Le CICR lui fournit du matériel chirurgical et des médicaments, et dispense des formations à l’intention de ses médecins et de son personnel infirmier. Depuis le début de l’année, l’hôpital Keysaney a traité près de 1 400 blessés de guerre, dont plus de 300 femmes et quelque 200 enfants.

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.