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17/07/10 (B561) Les chroniques du Sergent-Chef Ariko. Cette semaine : "Qui pouvait bien en vouloir au Colonel Abdi Bogoreh ?" (Première partie)

L’histoire de la Gendarmerie de l’indépendance à nos jours

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il m’a semblé nécessaire de proposer aux lecteurs djiboutiens et à tous les amis de Djibouti, un rappel sur l’histoire de la Gendarmerie nationale djiboutienne

La Gendarmerie nationale est une force militaire dont la mission est de veiller à la sécurité publique, d’assurer le maintien de l’ordre et l’application des lois de la République de Djibouti. Sa création remonte au 6 juin 1977, peu avant l’indépendance.

Le premier Président de Djibouti avait confié à Djama Djilale Djama, premier secrétaire de la Défense, la mise en place les premiers textes relatifs à la politique de Défense de la jeune République de Djibouti.

Depuis l’indépendance, soit 33 ans, comme on le verra ci-dessous, la Gendarmerie nationale a été directement placée sous commandement militaire pendant 20 ans, soit de 1979 à 1999. Cela pourrait certainement expliquer les graves carences que l’on remarque tant dans le domaine des moyens disponibles que dans son organisation.

A sa création, la G.N. avait reçu une autonomie de gestion. A cette époque, c’était la seule force de sécurité opérationnelle et cela grâce aux moyens dont elle avait hérité de la Gendarmerie nationale française.

Puis le 30 août 1979, elle a été placée sous le commandement militaire au moins pour ce qui concernait sa gestion budgétaire. Le chef de corps a été rabaissé au niveau d’un Chef de garnison comme les autres. Il prenait ses directives auprès du Chef d’État-major des forces armées djiboutiennes.

Seule l’escadron présidentielle, sous les ordres du Commandant Mahdi Cheik Moussa, garde du corps de l’ex-président Hassan Gouled, échappait à cette contrainte.

A l’époque, même le Chef de l’État Hassan Gouled ne savait pas qui commandait effectivement ses propres gardes du corps !

Faute de moyens suffisants, il est apparu que la Gendarmerie nationale ne pouvait pas assumer correctement ses missions de service public. Devant ce constat, Hassan Gouled décida, par décret en date du 1er janvier 1999, de redonner à la Gendarmerie nationale son autonomie à part entière afin que l’institution puisse reprendre son destin en main.

Chef de corps de la Gendarmerie nationale : un métier à haut risque où les « suicides à la djiboutienne » sont fréquents :

Entre le 27 juin 1977 et le 15 décembre 1979, la Gendarmerie nationale avait été dirigée par Omar Chirdon Abass avec le Commandant Mohamed Ahmed Kassim dit Haissama, en qualité de Chef d’Escadron. Ce dernier a rejoint actuellement le parti de DAF.

Du 15 décembre 1979 au 16 octobre 1980, la Gendarmerie nationale avait été commandée par son premier chef de corps, le Capitaine Hamadou Mohamed Kako.

En octobre 1980, celui-ci a été éliminé par le SDS.

En fait, comme cela arrive souvent dans notre pays, on a fait croire à un accident de voiture. Pour calmer la colère des Gendarmes, on a donné son nom à la caserne principale de la Gendarmerie nationale (ou fichier pour les djiboutiens) qui s’appelle désormais, Caserne Capitaine Hamadou.

C’est la façon qui a été imaginée à l’époque pour maquiller un crime, qui n’a jamais été élucidé.

Rappelons qu’à cette époque, l’actuel Ministre « fantôche » de la défense Ougoureh Kifleh n’était encore qu’un simple sergent. Lui et 20 autres gendarmes ont été radiés de la Gendarmerie à la demande express d’Hassan Gouled. Ougoureh a rejoint le FRUD.

Ce conflit était le premier parmi ceux que l’ex-premier Ministre Ahmed Dini a du affronter.

Du 16 octobre 1980 au 30 mars 1993 le corps de la Gendarmerie nationale a été dirigé par le Colonel Hoch Idleh, un tortionnaire notoire, connu de tous les Djiboutiens.

A son tour, il a été éliminé par le SDS dans les sous-sols de la brigade de recherche appelée S R D.

En réalité, Ismail Omar Guelleh n’avait pas du tout apprécié que ce Colonel puisse lui dicter ce qu’il avait à faire et exhiber sa puissance.

Le corps de la G.N. fut confié aux Forces armées djiboutiennes.

Le commandant Mahdi a été chargé de l’Escadron présidentiel. Il était secondé par le Colonel Hassan Osman et le Capitaine Mohamed Sanalasseh.

Ismail Omar Guelleh donna carte blanche au Commandant Mahdi pour semer la zizanie au sein de la Gendarmerie nationale et particulièrement de l’escadron présidentiel.

Ce dernier gela tous les grades et accorda des bonus calculés sur les bases de la préférence tribale. C’est ainsi que nombre de jeunes gendarmes jetèrent l’uniforme et qu’ils quittèrent le pays. L’Escadron presidentiel a perdu ainsi ses meilleurs éléments. Seuls sont restés les moins bons … et les autres.

Devenu Colonel, Mahdi a pu savourer la réussite du plan mis en oeuvre sur instruction d’Ismail Omar pour affaiblir le corps de la Gendarmerie nationale.

L’objectif d’IOG étant de renforcer la Force nationale de sécurité (la F N S), qu’il contrôlait directement et totalement.

En parallèle, IOG préparait, dans l’ombre, l’homme qui allait devenir demain son garde du corps. Il s’agit du célèbre berger Mohamed Djama de la F N S. En bon éthiopien, IOG ne disait rien à Mahdi.

Le Colonel Mohamed Djama s’attaqua aux gardes du corps. Il démit de ses fonctions le Capitaine Sanalasseh et il le renvoya « sans affectation » à la primature. Privé de tout pouvoir, on vit le Capitaine Sanalasseh qui trainait son uniforme dans les cafés de Djibouti.

A qui pouvait-il se plaindre ?

Voyant la dépression qui atteignait le vieux Capitaine Sanalasseh, le premier ministre Barkhat Gourad se décida à réagir et à prendre sa Défense. C’est grâce à cela que le Capitaine échappa aux crocs d’IOG. Il fut nommé Garde du Corps de Barkat Gourad et porta l’uniforme jusqu’à son départ en retraite en 1996.

Restait le cas du commandant Hassan Osman. Même si le Colonel Mahdi avait compris qu’Hassan Oman était un homme de devoir, il avait mal évalué le niveau incroyable de confiance réciproque qui liait cet homme et le Président. C’est pour cela qu’il décida de tenter de le discréditer auprès d’Hassan Gouled.

Mahdi reçu l’une des plus belles raclées de sa vie, alors qu’il ne s’y était pas du tout préparé. Non seulement Hassan Gouled lui interdit de le muter mais il lui donna sèchement l’ordre de jamais toucher ne serait-ce qu’à un seul cheveu d’Hassan Osman, faute de quoi, c’est lui, Mahdi qui se retrouverait muté comme simple Gendarme en faction à la brigade nord.

Mahdi avait eu très peur. Il demanda conseil à IOG. Celui-ci lui répondit de patienter. La guerre entre le Frud et les troupes gouvernementales éclata. Le matin du 11 novembre 1991, les forces du Frud commandées par l’ex sergent-chef Ougoureh Kifleh (passé à la résistance, après avoir été radié de la Gendarmerie) attaquèrent le sud du pays tandis que le commandant Maki attaquait au nord.

En l’espace de quelques heures l’Etat djiboutien avait perdu le contrôle de 89 % du territoire national. Le gouvernement illégitime de Djibouti fut pris de panique. Et il décida de se venger sur ses propres populations civiles, à titre de représailles.

Le fait déclencheur, se produisit le 16 décembre, quand la 3ème compagnie de parachutistes commandées par l’Adjudant Gamaleh tomba dans une embuscade tendue par le Frud. Cent soldats perdirent la vie et trente-neuf furent fait prisonniers à Asaguela.

Fou de rage, Ismail Omar Guelleh demanda alors à Hassan Gouled de se venger sur les Afar civiles d’Arhiba. Il utilisa le prétexte que plusieurs soldats mamasans avaient été tués dans l’embuscade.

Le lieutenant Colonel Zakaria Cheik Imbrahim (qui deviendra plus tard Chef d’Etat-major adjoint) exigeait de son côté que l’Etat djiboutien venge ses frères d’armes tombés dans l’embuscade.

Pour calmer les ardeurs vindicatives des deux hommes (Zakaria et IOG), Hassan Gouled a demandé l’ouverture d’une enquête pour faire toute la lumière sur ces évenements tragiques.

L'organisation du massacre d'Arhiba

Mais Ismail Omar ne voulait rien entendre. Il s’est « assis » sur le refus d’Hassan Gouled. Seul, il décida lancer la « guerre » contre les Afar d’Arhiba avec la complicité du Lieutenant-Colonel Yacin Yabeh, alors patron de la FNS, du Lieutenant Colonel Zakaria Cheik Ibrahim, chef de corps du C C O, du Commandant de la force navale djiboutienne Elmi Abaneh, du Colonel Hoch Robleh Idleh, patron de la Gendarmerie nationale, d’Hassan Saïd sous-directeur du SDS et adjoint direct pour réaliser les coups tordus, du Capitaine Abdourahman Ali Kahin de la F N S en disgrâce aux yeux de Yacin Yabeh, et du Commandant Mahdi Cheik Moussa, patron de l’Escadron présidentiel.

Cette liste n’est pas exhaustive, mais j’ai essayé de localiser les principaux artisans du crime commis contre les Afar d’Arhiba.

Comme on s’en doute, les officiers Afar de la police, de la Gendarmerie et des forces armées n’avaient pas été consultés avant la mise en œuvre de ce plan diabolique.

Seule la DST française était informée du crime en préparation, via les renseignements récoltés par la sécurité militaire.

Cela explique-t-il, pourquoi les Français étaient prêt à tout filmer à partir d’un hélicoptère. Leur objectif était-il de faire éclater la vérité, le moment venu, sur ce massacre commis le 18 décembre 1991 ?

Ayant appris la chose, Ismail Omar est devenu fou furieux. Il a convoqué l’Ambassadeur de France de l’époque, Claude Soubeste. Ce dernier a occupé la fonction de 1988 à 1992. L’Ambassadeur Claude Soubeste a écouté poliment les injures proférées par IOG et il a transmis son rapport circonstancié et documenté au Quai d’Orsay.

Furieux, IOG avait compris que les Français venaient de lui jouer un très mauvais tour, en lui laissant commettre un crime impardonnable et en recueillant des preuves incontestables.

Pourtant, le massacre organisé de sang-froid contre des victimes civiles à Arhiba ne calma pas les appétits de vengeance de l’équipe aux commandes dans les différentes unités militaro-policières. Les réglements de comptes continuèrent. C’est pour cette raison que 12 députés Afar démissionnèrent bruyemment. Il s’agit d’Ali Silay Abakarie, Mohamed Dini Farah, Orbisso Gadito, Houssein Barkhat Siraj, Adabo Kako et le célèbre Mohamed Ahmed Issa « Cheiko ». A noter qu’il y avait un gendarme parmi les députés démissionnaires.

Tous remirent leur lettre de démission au premier ministre Barkhat Gourad, qui les a transmises aussitôt à Hassan Gouled.

Il avait conscience que le pays risquait de sombrer dans la guerre civile. Il convoqua un conseil des ministres extraordinaires et il informa les membres sur les évenements tragiques d’Arhiba.

Pendant ce temps à Balbala, les affrontements entre Issa et Afar se multipliaient chaque nuit. Ils opposaient des bandes de jeunes voyous financées généreusement par le SDS.

Hassan Gouled ne savait plus quoi faire.

En sa qualité de Chef de cabinet du Président, Ismaïl Omar Guelleh s’est engagé à nettoyer tous les officiers de la garde présidentielle. Il chargea le Colonel Mahdi Cheik Moussa de commencer par la Caserne Barkhat Siraj.

Les premiers officiers, pourtant bien formés en France, sont tombés en disgrâce aux yeux de Mahdi le fou. La chasse aux sorcières a commencé. Les membres issus des Gadaboursi et des Issak en ont font les frais, les premiers, car le commandant Mahdi a commencé par les officiers issus de ces deux tribus.

Ensuite, il s’est attaqué aux autres éléments de cette institution, qu’il considérait comme peu fiables.

En réponse, le Colonel Hoch Robleh réagit avec force. Il demanda audience à Gouled. Il fut reçu au palais présidentiel et il expliqua au Président, les ravages causés par son aide de camp Mahdi Cheik Moussa qui détruisait scientifiquement la hiérarchie de l’institution.

Gouled fut convaincu. Il ordonna que le pouvoir soit transmis au Colonel Hoch Robleh.

Encore une fois, Ismail Omar Guelleh refusa les ordres présidentiels. Pour les contrer, il accorda l’autonomie financière au corps de la garde présidentielle que le malade de Mahdi Cheik Moussa a pu gérer comme un épicier, selon ses visées.

Il s’attaqua aux officiers Afar dont le Capitaine Mohamed Sallalasseh et le commandant Hassan Osman. Comme on a pu le lire plus haut, ayant appris de la bouche de Moussa Hassan ces mises à l’écart, Gouled demanda à ce que le Commandant Hassan Osman soit réintégré au plus vite à son poste à la Présidence de la République. De son côté, le Capitaine Sallalasseh fut sauvé par l’ex-premier ministre Barkhat Gourad

Un jeune sous-lieutenant Ali Abdillahi Iftin surnommé Iftin par ses hommes est nommé adjoint du Commandant mahdi. Le Colonel Abdi Bogoreh sera renvoyé dans la caserne Rayaleh Gofaneh dans l’escadron des services de la Gendarmerie nationale. Il ne réintégrera la Garde présidentielle qu’en 1993 quand le président Gouled fut lassé de la façon dont Iftin gèrait la garde présidentielle.

En 1993, le Colonel Hoch est éliminé physiquement par le SDS dans les sous-sols de la section de recherche et de la documentation de la Gendarmerie nationale, la fameuse brigade de recherche dont les locaux avaint été construits par l’entrepreneur-ministre Saïd Barkhat en 1990. Le Colonel Hoch avait démonté la magouille et il avait déclaré à Ismail Omar qu’il allait le jeter à Gabode si jamais il se mélait des activités de la Gendarmerie nationale.

IOG a pris très mal ces menaces et c’est lui qui donna l’ordre à un certain Abdillahi, qui était son numéro deux au sein du SDS de le liquider. On fit croire à la population que le Colonel Hoch était mort à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris.

A partir du moment où il avait éliminé ses « adversaires » IOG donna les pleins pouvoirs au Commandant Mahdi avec mission de diriger la G N et l’escadron présidentiel.

Mahdi évacua en vitesse et sans aucun ménagement, la famille du Colonel Hoch sans attendre les 4 mois de deuil prescrits par le Saint-Coran. Cette affaire a fait bondir plusieurs officiers tels que le Commandant Abdi Bogoreh et le Commandant Yonis Hoch.

Tous deux protestèrent vigoureusement auprès de Gouled qui ne donna pas suite à leur requête.

Janvier 1999 Le Colonel Mahdi Cheik Moussa a pris le commandement en Janvier 1999. Il a bénéficié de l’autonomie fixée par le décret du 1er janvier 1999. Ce qui lui a permis de diriger le Corps sans aucune ingérence extérieure.

Le Colonel Mahdi et l’ensemble des gendarmes ont déployé toute leur énergie pour remettre l’institution sur les rails. Il y avait effectivement beaucoup a faire.

Toute la population a assisté sans réaction à l’anéantissement scientifiquement programmé du corps de la Gendarmerie nationale. En plaçant un fou furieux à sa tête, c’est toute l’institution qui s’est délitée. Un à un les conseillers militaires ont démissionnés, car ils ne comprenaient pas du tout le fait que ce nouveau chef de corps ose leur dicter ce qu’ils devaient faire.

Ils abandonnèrent un combat perdu d’avance au malade mental Mahdi Cheik. Celui-ci fit mettre aux arrêts de rigueur plusieurs officiers qui osèrent le défier : le lieutenant Osman Guedid Waiss, patron des services de télécommunication de la G.N. a fait les frais de la colère de Mahdi et sans préavis, il fut renvoyé au civil. Mais celui-ci a réagi en prenant un pistolet et en menaçant Mahdi de l’abattre sur place.

L’altercation s’est déroulée à l’Etat-major de la Gendarmerie nationale. Les commandants Abdi Bogoreh et Yonis Hoch se sont interposés. Osman Guedid Waiss a été placé aux arrêts sur demande express d’IOG.

Pour la troisiéme fois, les commandants Yonis Hoch et Abdi Bogoreh sont allés voir le Président Gouled pour le mettre en garde contre une dérive tribale au sein de la Gendarmerie.

Le président Gouled s’est fâché sérieusement et il a retiré au commandant Mahdi la mission d’assurer sa sécurité personnel. C’est Ali Iftin qui a été choisi pour assurer la mission.

Furieux, Mahdi demanda des explications au commandant Yonis Hoch, qui lui intima l’ordre de quitter immédiatement son bureau. Trouillard comme on le connaît, Mahdi s’exécuta bien décidé à se venger.

Le Colonel Hoch avait autorisé le recrutement de tout un contingent de jeunes gendarmes pour assurer les besoins du corps. Ils ont été placés sous les ordres de Yonis Hoch, qui a assuré leur instruction et qui a suivi leurs parcours.

La veille du baptême de la promotion, le Commandant Mahdi s’est auto-attribué les galons de Lieutenant-Colonel et il déclara à Yonis Hoch qu’il ne reconnaissait pas ces nouveaux gendarmes.

Il les nomma « section de Saad Moussa » du nom de la tribu du Colonel Hoch Robleh Idleh. Fou de rage, Yonis Hoch de tempérament calme, réagit très vite et il lança une chaise à la figure du lieutenant-Colonel Mahdi, qui l'esquiva de justesse. La chaise ricocha sur le mur qui est orné du drapeau du Corps de la Gendarmerie et de la photo du président Hassan Gouled.

Yonis Hoch demanda à être muté au sein de l'État-major des forces armées.

Ismail Omar Guelleh s’est rendu personnellement au camp du Capitaine Hamadou pour féliciter le nouveau lieutenant-Colonel Mahdi pour la façon dont il gèrait le corps de la Gendarmerie nationale.

Octobre 2005. Le Colonel Mahdi a été remplacé par le Colonel Abdi Bogoreh, le 2 octobre 2005. Le Colonel Abdi Bogoreh a poursuivi la tâche, mais en allant plus loin que son prédécesseur.

Il s’était donné comme objectif de ressusciter les attributions sécuritaires de l’institution dans les régions de l’intérieur et du centre. En effet la Gendarmerie en était absente depuis fort longtemps.

C’est ainsi que le Colonel Abdi Bogoreh a inauguré, le 31 mai 2006, la brigade d Obock qui avait été abandonnée depuis le 15 novembre 1991.

Le 25 avril 2007, la brigade de la Gendarmerie nationale de Damerjog fera face a des gros problèmes d’insécurité et à une activité de trafic illicite en tout genre. Une brigade de la Gendarmerie de sécurité routière a été installée à Yoboki.

Bogoreh a inauguré aussi, en 2007, au Centre Cheik Moussa au Pk 23, un parcours du combattant et un champ de tir destinés à l’entraînement des personnels de la Gendarmerie nationale.

En 2009, il a posé la première pierre du forage d’un puits pour approvisionner le Centre d’instruction Cheik Moussa qui manquait cruellement d’eau.

Juste avant de mourir, début 2010, il a inauguré la caserne de Gendarmerie de Randa au nord du pays.

Au nom de tous les gendarmes, je tiens à rendre un hommage particulier au Colonel Abdi Bogoreh pour avoir restauré l’éclat et l’esprit de la Gendarmerie nationale. Cet hommage personnel, nous l’adressons aussi aux anciens officiers, qui ont soutenu ses actions.

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.