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12/06/11 (B608) Les chroniques du Sergent Ariko / Fête des forces armées djiboutiennes le 6 juin 2011. Fête ou défaite ?

Le lundi 6 juin, les forces armées ont célébré le 34 anniversaire de leur autonomie.

L’armée djiboutienne a été créée le 6 juin, par décret présidentiel. Le premier secrétariat d’État à la défense avait été confié à m’Djama Djilale Djama par le premier président de Djibouti avec la mission de mettre en place les premiers textes relatifs à la politique de défense de la république de Djibouti.

Dans son ensemble, l’armée n’a pas échappé aux purges ni aux ordres odieux qui émanaient du petit futur-dictateur, qui passait son temps, quand son oncle était encore au pouvoir, à contrôler tous les leviers de la défense.

En sa qualité de chef de cabinet, il était aussi responsable des dossiers militaires. Il contrôlait tout, grâce à son réseau et à son savoir-faire tribal. C’est ce qui lui a permis d’opérer des purges ciblées au sein de l’armée afin de la tribaliser intégralement. Dès qu’il a pris les rênes du pouvoir, à l’instar des autres dictateurs de notre continent, le petit IOG s’est toujours méfié de son armée.

- Revenons en 1991.
Suite aux coups boutoirs des combattants du FRUD, l’armée était sortie humiliée de cette guerre. En 48h le FRUD avait pris l’intégralité du contrôle dans le nord et l’ouest du pays. Toutes les garnisons étaient tombées entre ses mains. De Dawdawyia jusqu’à Obock en passant pas le PK 9.

Adailou, Randa toutes étaient tombées et l’armée tribale s’était retrouvée « à nu ».

Il avait fallu le renforts des mercenaires et le soutien des conseillers militaires français, pour que le pouvoir parvienne à récupérer, en 1993, le contrôle de la totalité du territoire national. Sauf que ce n’était pas une guerre au sens militaire du terme, mais une diversion ! Exactement comme celle qui se déroule actuellement à Doumera ou l’armée est face à un ennemi quasi invisible.

- Manifestation des militaires en 2007
Le 3 mai 2007 la troupe avait demandé à IOG d'accorder une augmentation des salaires. IOG a pris une peur bleue, car il a compris que l’armée d’aujourd’hui n’est plus l’armée d’hier.
Alors il a fait le contraire et il a commencé à limiter tous les salaires et à figer tous les avancements en demandant à son cabinet militaire de geler toutes nouvelles promotions au sein de la troupe.

Les soldats mécontents avaient alors saisi le ministre des finances, Ali Adnane, qui leur avait promis de s’impliquer personnellement pour améliorer l’ordinaire.

- Mais après plus rien.
Les militaires ont compris que c’était leur chef suprême qui ne voulait rien lâcher. Ils ont décidé de marcher sur la capitale en 2007. Au cours de la négociation, la troupe a exigé que l’état dégèle les primes et les promotions.

Plus que quiconque, le président dictateur craint l’armée !

Ce jour là il avait voulu jouer au plus malin, mais mal lui en avait pris. Il a été remis à sa place par un sergent du nom de Cafer qui sert dans le régiment blindé au camp Cheik Osman.

Le président dictateur avait rencontré discrètement les mutins djiboutiens au camp Omar Aline de la garde républicaine. Il leur avait promis d’augmenter le budget de la défense. C’était sans compter le refus de son ministre des finances Ali Farah Assoweh, qui n’était pas du tout d’accord sur la promesse du chef suprême des armées au moment où il y avait des sourdes tensions entre l’homme d’affaires Borreh et la dernière dame de Djibouti.

L’armée est rentrée dans ses casernes et le sergent Cafer a été promu sous-lieutenant pour calmer la troupe. Sauf qu’IOG avait déjà son plan dans la tête. Il a imaginé une agression fantôme pour occuper l’armée à défendre le territoire national. Le GCF (groupement commando frontière) a déserté les points sensibles à la frontière parce que l’Etat-major laissait « pourrir » les hommes dans une région très chaude.

- En 2008, le scénario machiavélique de Guelleh
IOG avait très peur d’une réaction de la troupe et il a planifié un scenario pour occuper l’armée dans une « drôle » de guerre qui ne dit pas son nom. Autour du 4 juin 2008, le pouvoir a accusé l’Érythrée d’avoir agressé notre pays.

Le petit dictateur savait très bien que le moral des troupes était au plus bas et que les soldats étaient quasiment en cessation de travail, par la seule faute du pouvoir, faut-il le préciser ?

En effet, ce sont bien à la fois le niveau de la solde et les retards de paiement qui affectaient le moral des hommes.

L’armée est l’institution la moins bien payée après la police et la gendarmerie.

Depuis le coup d’état du général Yacin Yabeh (qui n’était pas un véritable coup d’état mais plutôt un coup de colère) le 7 décembre 2000, IOG a pris la décision de créer une armée parallèle pour surveiller cette armée trop agitée.

Les hommes forts qui ont été choisis pour contrôler l’armée sont les généraux Fathi et Zakaria. Aujourd’hui ils sont atteints par leur âge et ils ont du mal car les nouveaux promus au sein de la grande muette ne sont pas là pour entendre des généraux tribalistes.

Le général Fathi, qui était déjà malade, avait demandé à faire valoir ses droits à la retraite mais IOG avait refusé car le général sait tirer les ficelles au sein des FFDJ de Djibouti, sous le couvert d’une soi- disant coopération militaire qui est entretenue par les affaires militaires.

On a la vague impression que cette coopération militaire ne sert qu’à offrir des garanties aux hauts responsable du pouvoir central dans leurs petites affaires d’’acho’. (Argent en somali).

Les FFDJ s’entrainent sur place et elles forment l’armée djiboutienne.

En échange l’état djiboutien passerait sous silence certains abus que des officiers commettraient sur de jeunes djiboutiens dans le cadre d’affaires de pédophilie qui commencent à sortir au grand jour.

L’état djiboutien aurait-il en connaissance, des penchants pervers attribués à certains officiers de l’armée française ?

- Conflit avec l’Erythrée
La première agression est imputable à l’armée djiboutienne : des soldats ont agressé des nomades érythréens, soi-disant pour rechercher des militants du FRUD armés. L’armée djiboutienne a pénétré alors, sans aucune autorisation, en Érythrée. L’ambassadeur d’Érythrée Mohamed Ali Gabra a eu beau protester, rien n’y a fait car la présidence djiboutienne n’a jamais reconnu que des éléments armées aient pu faire une incursion en Érythrée.

Et pourtant ! Sur le terrain l’armée pourchassait bien les militants du FRUD restés fideles à Kadhamy Youssouf. Face à cette situation, le dictateur d’Asmara a envoyé des émissaires à Djibouti. L’ambassadeur Ahmed Issa Gabobeh a été convoqué et on lui a ordonné de ne pas ébruiter l’affaire.

L’Érythrée lassée des incursions sur son territoire, a envoyé son armée, à titre de vengeance, sur le territoire djiboutien où elle a chassé l’AND par la force d’une portion de territoire.

Suite a cette sanglante défaite, IOG a lancé un appel solennel sur les ondes de Djibouti en 2008 estimant que le pays tout entier pouvait tomber entre les mains d’Asmara et que l’armée devait défendre la patrie.

- Refus des sages Issa d’Ethiopie
Il a aussi envoyé des émissaires aux sages Issa d’Éthiopie pour qu’ils lui envoient leurs hommes afin de défendre la patrie. Les sages ont répondu par une fin de non-recevoir se souvenant, que le régime n’avait pas brillé lors du 1er appel lancé en 1991, déjà pour défendre la patrie. Il avait utilisé les renforts Issa avant de les rejeter comme des quantités négligeables en leur donnant deux gros sacs de riz et 50 000 fdj à titre de dédommagement.

Ces hommes avaient solennellement juré de ne plus jamais secourir ce régime et ses dignitaires corrompus. Chacun a su que c’étaient IOG et les haut-gradés de l’armée qui avaient détourné les fonds et subventions affectés à la démobilisation des éléments des forces armées et de la Police.

Il faut se rappeler que des fonds considérables avaient été alloués par le FMI, mais encore une fois le régime les avait détournés.

On comprend bien pourquoi ce nouvel appel à l’aide lancé par le régime est tombé dans l’oreille d’un sourd. Les sages des 12 tribus Issa ont rejeté à l’unanimité l’appel de Pharaon. Sentant le vent tourner, le régime et son chef ont fait circuler des rumeurs dans la ville de Djibouti affirmant que l’Érythrée était en train d’attaquer le pays.

Le commerçant Napoléon, d’origine yéménite, a été pris personnellement à parties, de même que plusieurs érythréens qui vivaient paisiblement à Djibouti.

L’armée, la police, la garde républicaine ainsi que la gendarmerie ont été envoyées sur ce terrain miné et très chaud. Les premiers accrochages entre les deux armées ont été défavorables à la partie djiboutienne. La troupe trainait les pieds pour aller se battre à Doumera.

Même les jeunes du service national adapté ont été sommés de livrer bataille.

IOG s’est rendu sur le terrain pour inspecter le site et pour demander des explications à des généraux qui n’avaient pas plus le moral que leurs soldats. A la question « où sont passés les GCF » (groupement commando frontière) le dictateur a reçu une sèche réplique du général Zakaria Cheik Ibrahim (Cet ancien adjudant de l’armée français, qui a pris le pouvoir sur l’armée en faillite).

« Il ne peut pas y avoir deux armées »
a dit le général Zakaria faisant allusion à la garde républicaine qui est choyée par le Pharaon, ce qui a plongé les autres corps dans la misère. Le général Zakaria a dit que l’armée n’avait plus aucun moyen et que si IOG exigeait que l’armée fasse son travail, il devrait d’abord débloquer des crédits.

Cette réplique laissa IOG bouche bée.

Le commandant en chef avait défendu l’honneur de ses hommes devant le Pharaon. Au cours des combats, plusieurs officiers auraient été faits prisonniers par les Érythréens.

Mais curieusement, on appris ensuite dans le rapport de la Croix Rouge publié à Nairobi, suite à une mission à Asmara, que les experts de l’organisation avaient bien identifiés quelques soldats djiboutiens mais aucun officier, ni surtout le colonel Aden Ali Ahmed, chef de corps du CCO, ni même d’autres officiers de la gendarmerie et de la police.

Il serait tentant de se demander si IOG ne joue pas avec leur vie et si ces hommes ne seraient pas détenus en Éthiopie et non en Érythrée ?

Le pouvoir d’Asmara accuse le régime djiboutien d’être de mèche avec l’Éthiopie, ce que ne dément pas IOG, quand il se flatte d’être leur parrain à Djibouti. Même les télégrammes de Wikileaks démontrent que c’est sur une demande de Washington que Djibouti et Addis Abeba ont cherché à asphyxier le régime d’Asmara.

En dépit des risques d’une nouvelle condamnation internationale, l’Érythrée a choisi d’envahir une petite portion de Djibouti.

Jusqu’en 2010, dans le cadre de la médiation du Qatar, qui a demandé aux deux parties de s’abstenir de toute provocation militaire, l’Érythrée a respecté l’accord et elle a même évacué ses troupes de Djibouti.

Malgré ces gestes d’apaisement, IOG traine encore les pieds pour sceller la fin du conflit. En fait son objectif est ailleurs, comme nous l’avions lu plus haut. Il ne veut surtout pas évacuer son armée du nord, en dépit des désertions massives.

Il a trop besoin de faire perdurer artificiellement ce conflit qui est déjà terminé.

Non seulement Djibouti a refusé d’envoyer son armée reconquérir son territoire national, mais il garde ouvert un conflit qui n’est plus d’actualité.

Au sein des troupes, les soldats grognent et ils demandent des comptes à IOG.

C’est la raison pour laquelle, le président dictateur a signé, avant de partir pour le sommet de l’Asie, le décret de déblocage des grades et des étoiles qui ont été épinglés sur les uniformes des hauts-gradés lors de la cérémonie qui s’est déroulée le dimanche 5 juin à l’État-major des armées .

A noter que le chef de la sécurité de Djibouti, Hassan Saïd n’est pas à Djibouti, actuellement, car il est parti à Cuba pour se faire soigner. Il souffre d’un diabète aigu. Il n’était pas là lors de la cérémonie de remise des médailles où ont été décorés les officiers suivants :

  • Le colonel Mohamed Ali Absieh a été décoré de l’ordre de la grande étoile de Djibouti. Il est commandant de l’académie militaire d’Arta.
  • Le colonel Mediane médecin militaire et patron de l’hôpital de Balbala. Il est bras cassé depuis le départ de son ami Warabey Kalahayieh.
  • Le colonel Ali Soubaneh Chirdon patron du SNA a été décoré de la grande étoile de Djibouti
  • le colonel Mohamed Ibrahim garde du corps de IOG a été décoré commandeur de la grande étoile de Djibouti.
  • Le lieutenant colonel Nasser Aden Guirreh chef de cabinet du chef d’état major Fathi a été décoré de la grande étoile.
  • Le colonel Danchagir médecin militaire a été décoré de la grande étoile de Djibouti
  • le commandant Fouad Aden dahir de l’amarine national a été décoré de l’étoile du 27 juin
  • le colonel Aden Okieh patron du régiment du quartier général a été décoré de la médaille du 27 juin.
  • Le général Soubagleh a été décoré de la grande étoile de Djibouti.
  • Le général Hassan Ali Kamil a été décoré de la grande étoile de Djibouti
  • le colonel Youssouf Kayad Guelleh adjoint chef de cabinet du ministre de la défense national a été décoré de la grande étoile de Djibouti
  • le colonel Abdourahman Aden cher patron de la marine national a été élever au grade de chevalier de la grande étoile de Djibouti
  • le lieutenant colonel Mohamed Kayad Guelleh qui est actuellement responsable du bureau a l’état major. Il est bras cassé. Décorer de l’ordre d’officier du 27 juin
  • le colonel Abdo Abdi Dembil ex patron de la garde républicaine et actuel bras cassé à l’état major des forces armées. décorer de l’ordre de l’officier du 27 juin
  • le commandant Hassan responsable de l’unité blinder au camp cheik Osman a été promus officier du 27 juin
  • le frère de Hassan Saïd qui est responsable de la sécurité militaire le lieutenant colonel Omar Saïd a été décoré de l’ordre d’officier de la grande étoile du 27 juin.
  • Le commandant Wahib moussa Kalinleh numéro de l’armée de l’air a été promus officier de l’ordre du 27 juin.
  • Le commandant Saïd Ali Omar responsable a l’état major promus officier du 27 juin.
  • Le colonel Ahmed Youssouf bala responsable du DCMAT (direction central de matérielle de l’armée de terre) promus officier de la grande étoile de Djibouti.
  • Le colonel Osman Doubad Sougouleh patron du régiment d'action rapide a été décoré de l’ordre du 27 juin.
  • Le fils du général Zakaria a été décoré de l’ordre du 27 juin
  • le lieutenant Rachid et aussi jeune écrivain a été décoré de l’ordre du 27 juin.
  • Le lieutenant Najib porte parole de l’armée a été décoré de l’ordre du 27 juin.
  • Le commandant Birrir ex numéro deux de la garde républicaine éjecter par Mohamed Djama a été décoré de l’ordre de chevalier de la grande étoile de Djibouti.
  • Le commandant Abou Wassy responsable du groupement des forces armées a Ali Sabieh a été décoré de l’ordre de chevalier du 27 juin.
  • Le capitaine Amareh responsable de l’unité engin et déminage a été décoré de l’ordre du 27 juin.
  • Le capitaine Hassan Ali Farah responsable du bataillon artillerie a été décoré de l’ordre du 27 juin.
  • et enfin
  • le colonel Mohamed Ali Habaneh responsable de l’unité Isbrig installer en Éthiopie a été décoré de la grande étoile de Djibouti.
  • Le lieutenant colonel Ali Direih Egal dit Ali Gaab a été décoré de la grande étoile de Djibouti
  • le lieutenant colonel Abdouljabar numéro 3 de l’Isbrig a été décoré de l’ordre de la grande étoile de Djibouti

Pour une fois, IOG a choyé ses officiers qui n’ont plus le moral depuis longtemps. Notre dernier article, qui parlait du mal-être au sein de l’armée, a peut-être contribué à donner des idées au dictateur, puisqu’il refusait depuis deux ans, de signer les ordres de décoration : le décret trainait sur son bureau.
Il avait carrément oublié l’armée.

Maintenant on va savoir si la police va être récompensée à son tour.
La police nationale, issue de la garde territoriale française, fêtera son 34 anniversaire le 22 juin.

Ce sera l’occasion de dresser le bilan de cette unité qui fait partie des forces de sécurité de la république de Djibouti.

- Le 5 juin, l’équipe du bataillon d’artillerie a remporté le match de foot
Le dimanche 5 juin, un tournoi de foot, au stade Hassan Gouled a rassemblé les différents bataillons des forces armées, histoire de leur faire oublier la détresse morale des hommes du rang. Le match était parrainé par le jeune ministre des sports. Le ministre de la défense n’avait pas jugé utile de venir : il a préféré aller brouter avec ses copains.

Le jeune ministre veut relancer le sport dans l’armée. La victoire est allée au détachement du bataillon artillerie : un bataillon qui avait eu beaucoup de victimes lors des combats de Doumera, provoqués par le pharaon.

Le jeune ministre a voulu faire preuve très vite d’autorité face aux militaires et à leurs officiers. Son intervention, demandant que l’on rouvre le bureau des sports des FAD a été très mal appréciée par les officiers

- Le lundi 6 juin au matin : la cérémonie militaire et le défilé
Comme d’habitude, le général Hassan Ali Kamil est venu en premier pour inspecter les troupes qui n’avaient pas le moral. Le général Zakaria décidément ‘KO’, après une nuit passée à brouter est venu à son tour pour une inspection.

A son arrivée, il a été accueilli par le colonel Abdourahman Aden Cher qui n’avaient pas la responsabilité du défilé et pour cause puisqu’il avait envoyé à Doumera, ce qu’il n’a pas apprécié.

Au son du clairon joué par le lieutenant Ahmed Djama, chef de musique, le général a manqué trébucher, mais il a été secouru, comme on le voit sur la photo, par le général Hassan Ali Kamil. Le général Fathi est arrivé à son tour, en boitant d’un pied, séquelle d’une récente opération. Le général s’est contenté de saluer le drapeau du bataillon du quartier général puis il est allé vers la tribune.

Il ne peut plus inspecter les troupes à cause de son pied.

Délégué par le président dictateur, c’est le premier ministre Dileita qui allait présider la cérémonie à sa place. On voit bien qu’il n’a rien à faire en ce moment. N’ayant plus la confiance de son Président qui l’a conservé à son poste, uniquement à la demande de l’ex premier ministre Barkhat Gourad Hamadou. Pour combien de temps? Sa primature se terminera-t-elle avec le décès de l’ancien premier ministre ?

A Djibouti si ton mentor part ou s’il meurt, démissionne immédiatement ou prépare-toi à mourir, car tu ne conserveras pas ton fauteuil.

Le premier ministre a compris que la cérémonie militaire n’avait plus les ardeurs d’autrefois. Il n’a rien dit. Même chose pour le nouveau ministre de la défense Mister Kamil, pour qui, la secrétaire du ministère de la défense n’avait pas eu le temps de rédiger un discours officiel.

Le général Fathi a délégué un jeune lieutenant du nom de Majid pour faire le discours du jour. Le jeune lieutenant a parlé … parlé jusqu’à endormir la tribune officielle. En 1h, le jeune officier a fait un large tour d’horizon sur les perceptives de l’armée.

Il a oublié de dire quand seront libérés les détenus militaires que le régime djiboutiens pourrait garder en secret en Éthiopie et non en Érythrée, comme on le dit officiellement. La cérémonie a commencé par un défilé militaire sans aucun enthousiasme ni implication. Les tenues étaient limites et beaucoup de souliers n’avaient même pas été cirés !

Puis les officiels se sont rendus au mausolée de Hassan Gouled pour se recueillir un instant. Par manque de moyens l’Etat-major avait du se résigner à annuler le pot traditionnel et les officiels sont repartis pour leur bureau.

On peut dire que le moral de nos troupes ne reviendra qu’au départ du Pharaon. Sinon c’est la perte de la nation qui nous attend tous.

- Les bagarres continuent dans les rues de la capitale
On nous signale que des bagarres entre jeunes se déroulent quotidiennement. Les forces de police seraient submergées. Il est grand temps que la jeunesse se révolte pour chasser ce despote mal éclairé.

Sergent Ariko
Londres
ex membre de la garde républicaine.

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.