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18/11/2011 (B630) Chroniques du Sergent Ariko / Discours du dictateur à l’ occasion de la fête de l’Aïd el Adha au palais de la présidence. (Lire aussi les réponses du Sergent Ariko aux lecteurs qui lui ont écrit via notre site et qui concernaient le place des Gadabourci et le "sommeil" de l'opposition) Quelques modifications le 18/11 à 10h00 Paris

Discours de l’Aïd el Adha = un chef têtu et une jeunesse pris en otage

Je tiens tout d’abord à renouveler mon soutien total à Jean-Paul Noël Abdi ainsi qu’a la LDDH, Ligue djiboutienne des Droits humains qu’il préside.

- Tenter de mettre fin aux activités de la LDDH

Le régime, qui en avait marre qu’un parti sérieux d’opposition ou dans ce cas, une organisation, puisse le contester sur le terrain, a repris les mauvaises habitudes laissées en héritage par les anciens colons.

Le régime fanfaron d’IOG, qui n’a pas grand chose à faire en ce moment, aurait-il décidé sur un coup de tête, de dissoudre la LDDH comme il l’avait fait autrefois avec le parti de Daher Ahmed Farah, président du MRD ?

Aujourd’hui, c’est Jean-Paul Noël Abdi qui dérange le régime. Le pouvoir a ordonné au ministre « dormeur » de l’intérieur, Hassan Darar Ouffaneh (ex-commissaire de la ville d’Arta) d’engager le processus de liquidation de la LDDH.

Pour cela, le Ministre avait choisi de retirer le fameux récépissé qui autorise les associations. Ce document avait été émis par Abdoulkader Doualeh Waiss, le ministre de l’intérieur de l’époque.

Le régime veut couper l’herbe sous les pieds de l’opposition. Il n’a pas supporté les derniers écrits de Jean-Paul ni les miens, qui sont tous diffusés par l’ARDHD.

- Un ingénieur proche du MRD avait perdu la vie dans des conditions inexpliquées

Sous un fallacieux prétexte, le chef du régime avait fait prononcer la dissolution du MRD, l’accusant d’avoir trahi le pays en dialoguant avec l’ennemi.

En fait le régime voulait provoquer la chute de DAF qui le dérange avec ses écrits. Auparavant, DAF avait refusé le soutien de son clan et de céder aux petites manœuvres qui l’invitaient à rentrer dans le camp de Guelleh.

Au fils des ans, il est devenu l’un des ennemis à abattre

En 2008, pour une cause non élucidée, l’ingénieur Souleiman Hassan Fadal, militant aux premières loges, avait perdu la vie.

C’est en rentrant chez lui vers 13h00, qu’il perdit soudain connaissance. Et il mourut peu de temps sans n’avoir pu dire le moindre mot

Nul doute qu’Allah s’exprimera le jour du jugement pour demander à cet ingénieur des travaux publics s’il est mort d’une mort naturelle (comme on dit chez nous : « son heure était venue ») ou d’un empoisonnement.


__________________ Le discours d’IOG pour la fête de l’Aïd

Chacun a pu noter un certain agacement de la part d’IOG.

Pour la première fois, il a reconnu officiellement la place (l’existence ?) de l’opposition. A-t-il subi des pressions de ses amis occidentaux qui ne veulent plus d’un seul parti ?

Probablement les images de la mort atroce de son ami et guide Kadhafi l’ont fait réfléchir.

Les pays amis de Djibouti auraient aussi fait discrètement savoir qu’ils n’accepteraient plus de financer une campagne électorale digne « des années noires » de la dictature.

Cela suffit-il à expliquer que du haut de son estrade, notre gros menteur ait lancé un appel à l’opposition pour qu’elle participe aux prochaines élections qu’il s’apprête encore à voler ??

Je lance un appel à l’opposition pour qu’elle rejette en bloc cet appel venant de la part d’un homme en ballotage, qui n’a jamais respecté aucun de ses engagements.

L’opposition ne doit surtout pas servir d’alibi à ce régime dont les jours sont comptés.

Hier encore, certains avaient accepté de participer pour les cautionner à des simulacres d’élection ou à des safaris électoraux. Ils ont même versé des cautions financières, jamais restituées parce qu’elles ont été directement envoyé sans espoir de retour dans le coffre d’Haramous.

Sur son lit de mort, à l’hôpital Bouffard, le véritable père de la Nation, le regretté El Hadji Ahmed Dini avait prévenu l’opposition pour qu’elle ne tombe dans les pièges tendus par le régime. Un régime qui assassine à bout portant, qui n’épargne même pas le chef de Sa garde républicaine ni le chef de Sa police nationale !!!

Un régime ou le chef est ensorcelé par une femme qui rêve de devenir Calife de Djibouti !

IOG a tendu une main couverte de sang à l’opposition dans son discours de l’Aïd el Adha. Normal la population de Djibouti l’a massivement rejeté dans la poubelle de l’histoire, avec tous ses anciens alliés du RPP. IOG se sent seul et il est désormais paralysé à la seule idée de faire quoi que ca soit.

Sa stratégie est dépassée. IOG sait que la partie est finie.

Ses amis proches comme Ali Abdallah Saleh a confirmé sur France 24 qu’il allait démissionner dans les trois mois.

- A IOG de faire la même chose, avant la catastrophe annoncée !

Mais il sait bien que s’il quitte la présidence, il perdra son immunité ! Les fantômes du juge Borrel et du chef de la sécurité de l’ambassade des États-Unis tué à bout pourtant par ses sbires pourraient bien lui valoir ensuite des poursuites pénales.

Sans oublier les milliers de djiboutiens morts sous la torture dont le lieutenant Abass des forces armées, mort à la villa Christophe au moment qu’il avait choisi pour se réfugier en Éthiopie avec un ancien opposant repenti Omar Elmi Kaireh dit Dambasweynieh.

Sans oublier

- les torturés :
o dans l’affaire du Café de Paris, -
o dans l’affaire de la découverte d’armes de guerres dans le cimetière d’Ambouli (ou affaire Ali Aref Bourhan)
o qui ont été rapatriés par wagon en 1997 depuis l’Éthiopie : des sympathisants du FRUD,
o dans l’affaire dit « du complot contre l’état découvert derrière l’immeuble de l’UNFD en 1992 »,

- Les victimes civiles des répressions sauvages
o Arhiba en 1991,
o Balbala en 1994 où les tireurs d’élites de la brigade spéciale de la police ont tués de sang-froid, au moins 5 jeunes anciens policiers, revenus de la guerre dite du FRUD et démobilisés

- La répression dans l’affaire des déchets toxiques découverts au port de Djibouti par un simple gardien,
o Les torturés dans l’affaires du containeur bourré d’armes en 1994 qui était stationné dans une compagnie maritime appartenant à l’ex-juge Saad Cheik Moussa,
o de la répression contre les étudiants,
o de la mort par balle du fils adoptif de l’ex challenger d’IOG, Moussa Ahmed Idriss,
o des déportés dans l’affaire dit « tribale » entre les quartiers 5 et 3 en 1990. Certains ont été tués à Gestir au Somaliland,
o de la mort par balle à Ali Sabieh d’un jeune écolier en 1995 tué froidement par la police qui réprimait une manifestation contre la dictature de Gouled Aptidon : en fait c’était IOG qui tirait les ficelles par derrière,
o de la répression contre les pauvres djiboutiens dont certaines mamans étaient venus demander leur argent à Ismail Omar, en sa qualité de président du comité de soutien El Quads à l’intifada palestinienne devant sa maison au plateau du serpent (en face du terrain de Djama Aouled)

- Sans oublier la très longue liste des morts et des disparus sur les deux régimes.

Tout ces morts et tous ceux qui ont souffert dans leur chair s’exprimeront devant un tribunal pénal ou lors du jugement dernier.

Allah décompte chaque jour le temps qui reste encore à ce tyran. Affaibli par la maladie IOG ne tient plus les rênes. Combien de dictateurs plus puissants et plus riches que lui ont terminé leur vie dans l’ignominie, la honte et le désespoir ?

IOG regarde bien ce qui est arrivé au maréchal Mobutu Sese Seko, a Gnassingbé Eyadema (* 3) du Togo, au général Ibrahim Barré Maïnassara du Niger, à ton ami guide Kadhafi et à ses filles et fils, à ton ami Moubarak, au général Soeharto de l’Indonésie etc... tous ses gens ont péri du fait des crimes qu’ils ont commis.

N’oublie jamais que demain ce sera ton tour.

Dans son discours IOG a tenu à donner sa définition d’un opposant. il a divisé l’opposition en deux groupes.

- D’un côté, ceux qui ne s’opposent qu’en apparence, parce qu’ils sont facilement manipulables : tribalement et financièrement

- De l’autre, ceux qui sont irrécupérables à ses yeux ! Ceux qu’il considère comme des extrémistes : DAF, Mahdi Ibrahim God, Ali Coubba, Jean-Paul Noël Abdi, Kadhamy et tous ceux qui se trouvent au Canada dont les échos parviennent aux oreilles de Haramous.

Il a tendu la main, non pas aux « extrémistes » mais uniquement à ceux qui veulent bouffer le pays avec lui en jouant des simulacres d’opposants afin d’avoir une bonne place dans le nouveau parlement dont l’inauguration est proche.

En même temps, il envoyait une fin de non-recevoir à la deuxième catégorie qu’il accuse de vouloir prendre le pouvoir auquel il s’accroche désespérément. Avec cette catégorie, il refuse d’ouvrir un dialogue pacifié. Il tend seulement la main à ceux qui ont faim dans l’opposition.

Il a ajouté que l’opposition se ridiculiserait si elle poursuivait sa décision de boycotter les élections à venir.

Sa stratégie est simple : pour obtenir des aides internationales et pour faire payer des cautions jamais restituées, parce qu’elles auront été détournées, Guelleh a absolument besoin de montrer des listes d’opposition lors des prochaines élections. Rien d’autre !

C’est que IOG a répondu à DAF qui avait déclaré sur les ondes de sa radio que le régime était à bout de souffle, rongé par les termites. IOG pense-t-il que DAF pourrait être le prochain président du pays ?

Est-ce pour tenter de le ligoter qu’il a nommé 5 ambassadeurs issus de sa tribu guerrière qui veut à tout prix la perte du couple diabolique.

Sachant par ailleurs que Jean-Paul Noël Abdi et la LDDH informent la diaspora, IOG aurait décidé de lui couper l’herbe sous les pieds.

Il a donné ordre à son ministre de déclencher une procédure de dissolution de la LDDH. Sur ces bases, il leur sera plus facile d’accompagner la mesure avec l’incarcération de Jean-Paul Noël Abdi qui serait privé ainsi de son soutien médiatique.

De là à craindre que Guelle ait programmé la mort de Jean-Paul Noël au motif qu’il dénonce tous les abus commis par son régime, le pas est vite franchi.

Par cette déclaration je réaffirme mon soutien total à Jean-Paul Noël Abdi président de la ligue djiboutienne des droits humains. Avant lui, le président de l’association de défense des droits de l’homme et des libertés Aramis Souleh a subi les foudres du régime qui lui ont mené une vie d’enfer.

Il a du visiter pas mal de fois le centre de torture de la villa Christophe sis sur la route Nelson Mandela ou Aquitaine. Cette photo vous montre la première salle de torture du pays. Sont gravés sur les murs, les noms des tortionnaires comme le sous-lieutenant Zakaria Hassan Aden (actuel colonel de la gendarmerie) (*1) en langue française.

Les suppliciés ont marqué de leur sang, les noms des tortionnaires comme le colonel Hoch Robleh Idleh, le sous lieutenant Kalifa, le sous lieutenant Taneh, le sous lieutenant Wagdi, le sergent Abdillahi, le sous lieutenant Aibano (actuel commandant de la compagnie de l’intérieur de la gendarmerie), le lieutenant Osman Guedi Waiss dit lieutenant Punaise (surnom donné par les frères afars) et d’autres tortionnaires du SDS, toutes ethnies confondues.

Consulter les informations accumulées par l'ARDHD depuis 1999, sur les bourreaux du régime et sur la torture à Djibouti

Je tiens à remercier vivement la personne qui m’a transmis les noms de ces gens qui resteront gravés a jamais dans la mémoire collective des Djiboutiennes et des Djiboutiens. En décembre 1994 sur ordre d’Allah le Grand, des pluies torrentielles se sont abattues sur toute la ville de Djibouti tuant au passage des milliers d’innocents.

A la cité Aquitaine ou est située la villa Christophe, l’eau a fait émerger du matériel de torture abandonné par les gendarmes français de l’époque coloniale. Ces matériels avaient été récupérés par la gendarmerie djiboutienne et les services secrets pour tuer dans l’œuf toute velléité d’opposition au régime.

Les rescapés de la villa Christophe ont décrit ces instruments de torture.

(...) Une corde était reliée à l’autre bâtiment qui abrite aujourd’hui une école secondaire « lumière ». Un comble : faire étudier des élèves dans une ancienne prison de sinistre réputation à ciel ouvert où la nuit, les gardiens entendaient des gémissements de douleur.

Aujourd’hui, on dit que l’école n’arrive pas à trouver un gardien de nuit. Parce que les fantômes des suppliciés hantent ces lieux maudis. Les gardiens n’arrivent pas à dormir : ils entendent toujours les cris des torturés et ils perçoivent la présence des fantômes qui circulent dans ce haut bâtiment de 3 étages jadis occupé par l’armée française.

Les lieux étaient gardés par le sergent chef Nagueiyieh de la gendarmerie nationale. Tous les opposants réels ou supposés sont passés par ce centre de torture. Inch Allah après la chute de ce régime, les gens pourront venir se recueillir dans ce lieu et mesurer les horreurs commises par le régime et par les sinistres personnages dont les noms sont cités ci-dessus.

Auparavant le matériel était entreposé dans les locaux de la Gendarmerie nationale, caserne capitaine Hamadou.

Il a fallu la mort de plus de 100 personnes retrouvées dans une minuscule cellule et la découverte par un passant d’un sac noir contenant les reste découpésdes opposants djiboutiens pour que les conseillers techniques français cessent leur collaboration avec le régime en accusant personnellement le colonel Hoch Robleh Idleh chef de corps de la gendarmerie nationale d’être responsable de la mort de ces innocents.

Le sac aurait du partir de la villa Christophe pour être jeté dans la mer. Mais il a été oublié sur le trottoir en face de la caserne Hamadou. C’est un vieux mendiant qui ouvrit le sac. Et l’horreur le figea sur place. Il vit des gens coupés en deux et dont le sac ne pouvait plus contenir le sang.

Les gens étaient conduits à la villa Christophe haut lieu de la torture à Djibouti.

Sur instruction de dictateur Hassan Gouled une enquête avait été ouverte par le parquet de Djibouti mais vite étouffée par IOG qui donna l’ordre à la gendarmerie de ne rien faire. Il savait qui avait fait cela à ces pauvres djiboutiens.

Le procureur de la république Mohamed Ali Afkada a reçu l’ordre de classer l’affaire sans suite.

Le dictateur a délégué son ministre de la défense (aujourd’hui disparu, mais dans des conditions obscures) Ismail Ali Youssouf pour détruire la minuscule cellule qui est située à côté de la brigade de gendarmerie (où stationnement maintenant les voitures du lieutenant colonel Ahmed youssouf Fod, du commandant Moussa Okieh, ainsi que celles de certains officiers de la gendarmerie nationale).

Personne ne sut jamais ce qui était arrivé à ces malheureux djiboutiens. L’affaire a été vite étouffée dans l’œuf. Après cela le matériel, sur dénonciation d’Amnesty international, a été amené à la villa Christophe. (Voir les lettres de l’océan indien a ce sujet).

En 1994, le matériel était toujours en état de fonctionnement et il a ressurgi après les pluies violentes, mais pas seulement le matériel.

Plusieurs cadavres sont sortis des sous-sols de la villa. Pris de panique le régime ordonna à la brigade d’Ambouli de ramasser les squelettes ainsi que les matériels de torture. Aujourd’hui celui ci est toujours entreposé au plateau du serpent, au siège du SDS.

Amnesty international avait sommé le régime d’Hassan Gouled de faire la lumière sur les cas de torture que le vieux Gouled démentait à chaque fois que des journalistes lui posaient des questions lors de ses visites en France. Il savait la réalité mieux que quiconque.

À Djibouti tout se sait et on ne peut rien cacher.

Pour IOG maintenant la LDDH est devenue sa bête noire et il a ordonné de la liquider. Mais c’était sans compter sur l’ambassade des États-Unis, qui ayant appris la nouvelle, menaça le régime. Celui-ci a pris peur et pour le moment il a renoncé à exterminer la LDDH.

_________________________________________________

Dans la deuxième partie de son discours, le chef du régime a non seulement insulté la jeunesse mais il lui a menti en déclarant qu’il y avait trop de jeunes et que les opportunités de travail n’étaient pas aussi nombreuses que cela.

Il est véritablement devenu pitoyable lorsqu'il a affirmé "dès qu’un jeune arrive à Djibouti et qu'il me demande du travail, je lui réponds en voici'.

Ironie de l’histoire regardez comment il ment.

Combien de jeunes, diplômés des grandes écoles, sont aujourd’hui plongés dans une dépression totale parce que le régime a tué l'économie et toutes les possibilités de travailler.

Seuls les enfants des proches du régime, qui ont passé leur temps à s’amuser au lieu d’étudier sont recrutés sans concours pour des postes qu'ils ne méritent même pas.

Quand aux jeunes qui ont sacrifié des heures et des heures à étudier, le régime les rejette dans l’attente d’un jour meilleur ?. Voyant que le régime leur a coupé toutes les possibilités ils se sentent oubliés...

Le quasi totalité des jeunes (filles comme garçons) ont été interloqués par les déclarations d’un papa qui ne commande même plus dans sa propre famille. (* 2 - voir ci-dessous) Les djiboutiens avaient-ils compris qu'IOG avait la tète ailleurs ?

Dans son discours il a appelé les jeunes à créer leur propre commerce ou entreprise. Sauf qu’il a oublié de dire avec quels fonds ??

Le pays manque de liquidité depuis que les robinets extérieurs se sont taris. Les ministres s’entre-déchirent chaque jour (comme leurs prédécesseurs) sous de fallacieux prétextes. Certains ne viennent même plus à leur bureau au motif qu’ils auraient perdu le moral.

Le plus consternant, c’est que dans son discours IOG n’a pas eu le moindre mot de compassion pour la population qui souffre ni pour l’insécurité qui menace Djibouti.

Pas un mot non plus sur les violences et les jets de pierres qui sont quotidiens.

Pas un mot sur la mort de plusieurs personnes dont une vieille dame au quartier 3 qui était assise sagement dans sa terrasse. Elle aurait reçu un caillou et serait décédée des suites d’une hémorragie.

Pas un mot sur le chômage et l’oisiveté qui tuent à petit feu la jeunesse djiboutienne dont une grande partie rêve d’immigrer en Europe ou à défaut au Canada. Le régime se fout carrément de sa jeunesse qu’il a condamné à errer dans la ville de Djibouti. Les diplômes chômeurs manifestent chaque jour mais cela ne touche même pas le régime qui envoie sa police les réprimer a coups de matraques.

L’université dont IOG s’est tant vanté, n’a produit que des chômeurs et rien d’autre. Aujourd’hui la jeunesse est sacrifiée sur l’autel des intérêts de la famille régnante.

Pas un mot sur la situation financière qui se dégrade chaque jour.

Pas un mot sur l’envoi des soldats en Somalie alors qu’ils refusent de participer à cette mission suicide, dont les motivations sont occultées par le régime (appât du gain pour Haramous ?)

Pas un mot sur la mort d’un berger abattu par les soldats du groupement de Loyahada. Bien que le général Zakaria ait d’abord reconnu que c’était une bavure de ses hommes, ensuite il avait été contraint de se rétracter à la demande de la présidence.

Pas un mot sur les grèves à répétition qui secouent les étudiants qui campent chaque jour devant son palais mais sont vite délogés par sa police et par sa GR.

Pas un mot sur l’enquête sur la tentative d’assassinat du colonel Abdillahi Abdi qui a été à deux doigts de perdre la vie ni sur l’enquête sur l’empoisonnement contre le chef de la garde républicaine.

A cette jeunesse de méditer et de voir où est réellement son avenir.

Comme beaucoup tentent de s’organiser pour vogue vers des cieux plus cléments, nombre de parents vivent dans l’angoisse de voir leurs fils ou leurs filles s’éloigner du pays. Les reverront-ils ?

A cette jeunesse de se révolter contre l’injustice et contre la tyrannie.

Comme l’ont fait leurs sœurs et leurs frères en Égypte et en Tunisie avec les risques d’avoir des morts et des blessés. Sans le sacrifice de la jeunesse, le régime ne bougera pas d’un iota et les malheurs continueront à pleuvoir sur nos têtes.

- Le supermarché d’Haramous

IOG a inauguré en vitesse un supermarché à coté de sa résidence. Le monsieur en avait marre de se faire interpeller dans l’ancien supermarché Sémiramis.

Ironie du sort cela a suscité une forte rivalité entre la fille Coubeche, propriétaire du supermarché et la Paulette. Selon son habitude, Haid voulait avoir sa part (du lion) dans cet immense gâteau.

Peine perdue la fille de Saïd Ali Coubeche n’entendait pas se faire plumer, comme le premier investisseur étranger et naïf venu investir au pays, après avoir entendu le chant des sirénes gouvernementales.

Elle a tout bonnement envoyé promener Ina Haid.

Sitôt après avoir débarqué de sa voiture « made in USA » la fille Coubeche s’est limitée à saluer IOG et a totalement ignorer Kadra Haid. C’est chaud !

Le chef de la sécurité de la première dame, un lieutenant de la garde républicaine, Ahmed Daher God dit Ahmed 13 s’est approchée de la fille Coubeche pour lui demander de donner des explications à la dernière dame ; elle l’a repoussé brutalement. Quelle époque ! Même la protection rapprochée de la Kadra ne fait plus peur !

- Lutte contre la Contrebande ! (Guelleh va-t-il se tirer une balle dans le pied ?)
Le régime, qui ne craint pas le ridicule, a convoqué une réunion de crise au palais de justice. Cette réunion était consacrée à la lutte contre la contrebande. De quelle contrebande le régime parle-t-il ?
Celle qui lui rapporte tant de revenus ou l’arrivée de concurrents sur cet terrain ?

La contrebande à travers les frontières du Somaliland et de l’Éthiopie voisine, n’est-elle pas encouragée par le régime ?

Tous les corps de l’état ont été convoqués par le ministre de la justice. Effectivement, d’après mes informations, le marché de la Damahi a sérieusement reculé à cause de nouveaux concurrents très sérieux. Ces concurrents venus de l’Éthiopie vendent et écoulent leur marchandise à Balbala qui est devenue la plaque tournante du trafic de Damahi.

Le régime, qui voit la baisse de ses revenus illicites (sur le dos de la jeunesse), n’a qu’un seul objectif : casser cette concurrence et non pas lutter contre la contrebande.

La police et la gendarmerie savent où se négocie cette drogue mais ils se heurtent aux pouvoirs publics qui protègent les intérêts de la famille.

La justice, les officiers de la police judicaire qui sont censés combattre la vente de cette drogue et le grand banditisme sont paralysés. Chaque fois qu’un dealer est arrêté, il est aussitôt remis en liberté sur un simple coup de téléphone venu d’en haut.
Désespérés de lutter pour rien, policiers et gendarmes commettent des bavures. Les soldats du régime ont abattu la semaine dernière des nomades qu’ils avaient pris pour des contrebandiers venant du Somaliland.

Mais ses nomades sont issus de la même tribu qu’IOG.

S’en est suivi un litige tribal a été soumis aux sages Issas Mamassan. Les nomades ont refusé la proposition de règlement tribal proposé par le régime. Ils ont demandé l’arbitrage d’un envoyé de l’Ougas Moustapha Ibrahim.

Quand on sait que le jeune Ougas a maudit IOG et son équipe mais qu’il a béni Djibouti et sa population, on comprend pourquoi IOG a refusé cet arbitrage en prétendant que les Mamassan du Somaliland ne sont pas soumis à la juridiction de l’Ougas.

Il a fallu que le général Zakaria, qui avait d’abord reconnu la bavure de ses hommes, propose de payer le prix du sang, pour calmer les esprits

Mais coup de théâtre ! Comme toujours, même si l’affaire ne le regarde pas, le Gros a voulu mettre son grain de sel, bien qu’il ne soit ni militaire ni juge dans une cour martiale. (Il faut savoir qu’aucune cour martiale n’existe à Djibouti avec compétence de juger les militaires)

C’est la cour tribale qui juge les litiges sans avocat ni juge.

IOG a ordonné au général de revenir sur la parole qu’il avait donnée aux membres de la tribu venus réclamer le prix du sang.

Or le mot « bavure » n’existe pas dans les annales militaires de la république djiboutienne. On appelle cela Makadir, lorsque le régime a connaissance d’une erreur et qu’il laisse faire. Les notables ont refusé l’offre de la présidence et ils ont finalement remis l’affaire entre les mains de l’Ougas Moustapha

Le général Zakaria refuse de punir les militaires du groupement de Loyahada qui sont responsables de cette bavure. Pire, ils sont toujours en poste malgré le crime qui a été commis. Ces deux nomades qui sont morts pour rien. Voila comment le régime règle le compte des nomades : en les éliminant sans cause réelle …

À cette population, à l’opposition, aux forces armées, et à la jeunesse d’être responsable et de dire « non » à ce régime. Sinon rien ne sert à souffrir en silence.

Sergent chef Ariko
Londres
Président de l’Association "Kifaya IOG".

____________________ Note (*1)

Réponse aux deux lecteurs qui m’ont interpellé, via l’ARDHD


1°) A propos de la tribu Issak

Pour moi, il ne fait aucun doute que la tribu Issak est une composante de la communauté nationale au même titre que les Issa (dont je suis issu), les Gadaboursi, les Afar, les Darod ainsi que les Arabes. Je n’ai jamais insulté ni de près ni de loin la communauté Issak, ni aucune autre.

J’ai beaucoup d’amis Issak. Mais de toutes les façons, les origines ethniques n’ont aucune importance pour moi : c’est Allah qui distribue les clans et nous, être humains, nous n’avons rien à redire.

Ce n’est pas parce que je dénigre, à juste titre, Kadra Haid et son frère Djama qui se targuent d’être issus de la tribu Issak (encore que ce point mériterait d’être vérifié) que j’attaque pour autant la communauté Issak. L’histoire sait très bien d’où sont issues ses deux personnes.

La communauté Issak a été diabolisée en son temps, comme l’avait été la communauté Gadabourci, accusée d’un crime auquel tous ses membres étaient étrangers : l’attentat du Café de Paris du 27 septembre 1990. Après elle, ce furent des membres de la communauté Afar qui ont été massacrés le 18 décembre 1991 au cours d’un simulacre de contrôle de papiers d’identité à Arhiba, qui s’est achevée dans un bain de sang.

La communauté Issa paie aujourd’hui les erreurs de son soutien à une dictature en perte de vitesse. Donc, cher lecteur, le dosage entre les tribus ne me concerne pas. Moi, je combats un régime bête et méchant et non une tribu.

2°) Le "sommeil" de l’opposition

Je réponds à un autre lecteur qui avait attiré mon attention sur un article où je m’exprimais sur le sommeil de l’opposition à Djibouti. Ce lecteur m’avait reproché les critiques contre l’opposition, à partir du moment où nous avions la grande chance de vivre à l’extérieur du pays et de n’être pas soumis à toutes les formes de harcèlement imaginées par le pouvoir contre les opposants restés au pays.

Il est vrai que l’opposition intérieure consent d’énormes sacrifices pour bouter hors du pays, les tenants de ce régime qui a été installé par les anciens colons. Le RPP a confisqué tous les pouvoirs et tous les moyens de l’Etat. Je ne mets pas en doute cela ni la capacité de l’opposition qui s’était mobilisée le 11 février dernier pour accompagner le peuple dans la rue, ce qui a donné des sueurs froides à IOG et à son équipe.

Ce que je regrette aujourd’hui, c’est la faiblesse de l’engagement public de l’opposition contre le régime, alors qu’elle constate que notre économie, nos valeurs, nos institutions et les services publics s’effondrent.

- La radio de DAF se meure
Plusieurs jeunes journalistes qui animaient cette radio ont été menacés par les sbires du régime qui grenouillent en Belgique. Un par un, ils se sont abstenus … Ca n’a pas marché non plus avec les Somaliens qui avaient été appelés en renfort.

Seules les déclarations écrites de DAF sont diffusées et l’un de ses cousins installé à Ottawa les lit.

- Pour les autres opposants : quasi silence radio !

Mahdi Ibrahim God qui habite ici à Londres ne s’exprime jamais. L’ARD pas un mot. Même chose pour Uguta-Tosa d’Ali Coubba.

En synthèse, les opposants se taisent et ils regardent comment le peuple se débrouille seul face au régime tyrannique.

Les puissances occidentales pré-positionnées à Djibouti considèrent qu’elles ont un bon terrain d’entraînement. Le soir, à l’appel du Muezin, les soldats étrangers se précipitent dans les bars à « hôtesses » et certains observateurs notent qu’une certaine pédophilie se développe.

Le régime maintient le secret total sur les déchets toxiques qui sont immergés non loin des cotes du pays, polluant tout notre domaine maritime.

Les responsables à la capitainerie du port de Djibouti se taisent.

La France tient sa langue, de peur de perdre « son dernier carré » en Afrique de l’est.

Les États-Unis voient des islamistes partout et ils sont en permanence sur le pied de guerre. Ils n’ont pas une minute à consacrer aux actes condamnables commis par un IOG, qui n’est qu’un plus qu’un vulgaire chef de quartier, faute d’être un véritable chef d’état élu démocratiquement et reconnu par son peuple.

Le régime qui a tous les moyens à sa disposition pour harceler les opposants au pays, s’est équipé pour nuire aussi à la diaspora. Par exemple, ici à Londres, une antenne rppiste a été installée. La RTD y a pignon sur rue. Ses animateurs sont placés sous l’influence de la femme Amoun qui est l’oreille et les yeux de Kadra Haid dans la capitale britannique.

Elle fait tout ce qui est possible pour diviser sur des considérations claniques, les djiboutiens de Londres. A cause d’elle les Issa ne font plus confiance aux Gadaboursi , les Issak ne font confiance ni aux Issa ni aux Gadaboursi etc....

« Diviser pour mieux régner » est son credo. Vous avez constaté comment les femmes se précipitent à chaque appel du régime. J’avais aussi mis en garde les autorités anglaises dans une lettre ouverte que j’avais envoyée au cabinet du premier ministre Camerone sur les dangers d’autoriser l’installation d’une ambassade de Djibouti sur le sol anglais. IOG /Kadra Haid voudraient bien ouvrir rapidement leur représentation (personnelle ?) à Londres, comme ils vont le faire à Hargeisa avec un consulat qui sera bientôt inauguré là-bas.

Malheureusement je n’ai pas eu l’opportunité de rencontrer ici à Londres le président Ahmed M. Mahamoud Silanyo du Somaliland. Son bureau m’a répondu que le président était en congé et non en visite de travail.

Donc cher lecteur ce régime bête et méchant ne nous laisse pas le moindre souffle.

Je le combat ici en Angleterre, comme il me combat à Djibouti.

Presque la moitié des membres de ma famille ont été licenciés uniquement parce que j’écris contre le régime. Dernièrement, ma belle sœur a été éjectée du SMI par Ahmed Kayseh au seul motif de cette parenté avec une personne qui « emm.. » le régime, comme cela lui a été confirmé.

Vous voyez donc, que même installés à l’étranger, nous subissons aussi les effets directs et indirects des harcèlements et provocations d’un régime qui est hors de son temps.
____________________________________

Note (*2) Au lieu de s’attaquer à Jean-Paul Noël Abdi, IOG ferait bien de mettre de l’ordre dans sa propre maison.

Même le désordre gagne sa maison ! Ses filles sont vues régulièrement à l’hôtel Kempisky Palace où elles boivent et s’amusent comme des folles avec des étrangers sous l’œil vraiment attristé des deux gardes républicains de permanence.

Les djiboutiens observent à l’hôtel Kempisky palace le sort qu’Allah réserve aux filles du tyran qui malmène les djiboutiens dans leur vie quotidienne.

Sa fille préférée, Fadouma Awo s’est enfuie de la capitale avec des millions en poche et avec la complicité de sa mère et de son oncle (Djama Mahamoud Haid). Elle a retrouvé un américain (d’origine ivoirienne) en France dont elle était tombée amoureuse.

Fou de rage IOG s’était opposé à ce mariage en argumentant : « un étranger ne va pas épouser ma fille ! ».

C’était sans compter sur sa femme Kadra Haid qui a facilité la fuite de sa fille.

Les djiboutiens se trompent quand ils pensent que le type en question serait un vieil homme. D’autres croient savoir qu’il est Ivoirien. On avance aussi le nom d’un Sénégalais. Mais au fond que sait-on de cet homme qui a conquis le cœur de la fille d’un tyran.

C’est un américain qui était tombé amoureux d’elle quand elle étudiait aux États-Unis. A l’époque, elle était surveillée étroitement par les gardes du corps de la garde républicaine. Mais c’est bien mal connaitre la fille d’un tyran, qui a du soit les soudoyer soit tromper leur vigilance.

Aujourd’hui elle a compris que les jours de son père à la présidence étaient comptés et elle a préféré prendre le large.

- Le comble

Quand il l’a appris, IOG ne savait plus quoi dire. Même Hachi, son premier conseiller, avait gardé le silence sur cette affaire en ne dénonçant pas la fuite de la fille la plus aimée du dictateur.

Etonnant qu’un homme, ancien flic des renseignements, aussi bien informé de tout ce qui se passe dans le pays, n’ait découvert le pot aux roses que trop tard… Et pourtant !

Ce n’est qu’après son départ pour la France, qu’IOG a compris que sa fille s’était enfuie avec la complicité de sa mère malade. Fou de colère en découvrant les faits, IOG aurait giflé la Paulette.

Elle lui avait caché que sa fille correspondait le soir venu avec cet américain à qui elle a donné rendez-vous à Paris. Aussitôt, IOG a dépêché 4 hommes de la garde républicaine sous l’autorité de l’adjudant Abdillahi (ex-garde du corps d’Hassan Gouled) avec mission de ramener la fille à Djibouti saine et sauve.

L’histoire nous dira qui a gagné entre IOG et sa fille.
_________

À Djibouti où la nouvelle a pris de court tout le monde, les gens ont vu la main d’Allah dans cette affaire pour punir IOG d’avoir mis à genoux le pays.

On se rappelle qu’à la fin de son mandat en 1997 le maréchal Mobutu Sese Seko a perdu un par un ses fils. Les zaïrois avaient vu la main de Dieu pour châtier le maréchal.

L’histoire se renouvelle-t-elle à Djibouti. Allah a-t-il choisi de briser le cœur d’IOG en éloignant sa fille Fadouma Awo Ismail Omar. Elle s’est mariée contre la volonté de son père.

IOG en est profondément perturbé. Au dernier conseil des ministres, il n’arrivait même plus à se concentrer sur les dossiers que ses ministres lui présentaient.

Tous les ministres présentes, à l’exception du ministre de la défense Abdoulkader Mohamed Kamil absent ont noté que le gros chef n’avait plus le moral.

Normal car il a été humilié par Allah et par sa femme.

Au final, à Djibouti cette nouvelle a fait rire tous les gens dans les majliss ou dans les cafés. Le gros n’a plus la force nécessaire pour commander ce pays.

_______________________ Note * 3

Eyadema est mort de façon naturelle. Son fils a repris le fauteuil, après des élections fort contestées, mais aves le soutien de la France qui s'était beaucoup impliquée pour lui sauver la mise

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.