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la défense des droits de l'homme à Djibouti
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20/04/2013 (Brève 134) A lire sur Billets d'Afrique, la lettre mensuelle de Survie, une longue interview d'Abdourahman Waberi et d'Ali Coubba "Le silence du Gouvernement français est indigne". Propos recueillis par Raphaël de Benito (Article publié avec l'aimable autorisation de la rédaction de billets d'Afrique)

Abdourahman A. Waberi est écrivain, actuellement professeur de littératures et cultures françaises et francophones à George Washington University aux Etats-Unis).

Ali Coubba est docteur en histoire contemporaine et auteur de “Djibouti, une nation en otage”.


Ils réagissent à la violente crise politique qui secoue Djibouti.

Billets d’Afrique : Où en est la contestation un mois après le scrutin législatif contesté?

La contestation se poursuit sans perdre de sa cohérence ou de sa véhémence. La rue djiboutienne ne décolère pas. Sur le plan politique, la coalition USN (Union pour le salut national) garde le cap. Les semaines précédentes, des manifestations épisodiques se sont déroulées devant le palais de justice pour protester contre les arrestations et condamnations en catimini des opposants ciblés par les forces de l’ordre.

Une justice téléguidée par le palais présidentiel tente de neutraliser les responsables de la société civile. Plus fortement suivies, les manifestations de masse, après la prière générale du vendredi midi, impressionnent le pouvoir qui pensait que le mécontentement populaire allait s’essouffler une fois les «meneurs» jetés en prison et sévèrement condamnés à un emprisonnement allant de deux à douze mois, avec privations de droits civiques pour deux ou trois d’entre eux.

Quatre à six semaines plus tard, le caractère bon enfant et déterminé déconcerte également le pouvoir dictatorial qui a sombré dans le mutisme. Ses partisans semblent comme tétanisés. Tout le monde se rend compte maintenant que la contestation à Djibouti a un caractère inédit. Côté pouvoir, on privilégie répression policière et intimidation.

Or, les arrestations de masse opérées par le régime, un peu plus de 600 hommes, femmes et enfants, ont été jetés en prison entre le 23 février et le 28 mars 2013, restent sans effet. La rue est toujours bondée les vendredis midis.

En dépit de la campagne de licenciement ayant visé les fonctionnaires sympathisants de la coalition USN, en particulier ceux qui se sont présentés aux bureaux de vote en tant que délégués de l’opposition, la tension ne baisse pas d’un cran. Bien au contraire. Sur le plan politique, après avoir procédé à tous les recours possibles, les élus de la coalition USN refusent non seulement de siéger dans la nouvelle assemblée fantoche mais sont en train de mettre en place une nouvelle assemblée beaucoup plus conforme aux choix des électeurs. Mais le plus intéressant pour nous, c’est de faire un autre constat.

Avant, le peuple djiboutien faisait le jeu du pouvoir et se complaisait à être victime et bourreau, jeu sinistre qui allait finir par le détruire.

Heureusement, le schéma traditionnel d’une nation divisée, entre partisans de la dictature et opposants, est révolu. Dans l’histoire de Djibouti, jamais le régime n’a été contesté à la fois par les populations du Nord, du Sud-Est, et de la capitale, dans un même mouvement de rejet.

Il faut souligner qu’il est discrédité dans le milieu afar, depuis 36 ans. Voir le discrédit de la part des autres composantes et surtout les populations somali qu’il croyait avoir à sa disposition, à la fois comme vivier électoral et comme «instrument» de répression à l’encontre de ses adversaires, a dû ruiner les dernières illusions au palais présidentiel.

Notre seule inquiétude concerne les violences dont pourrait user le pouvoir contre les civils. Car toute violence gratuite contre la population risque de radicaliser les manifestants, de désorganiser les services publics et de provoquer le chaos dans la ville de Djibouti.

Il semble que le processus voulu par la dictature se soit déroulé selon le schéma suivant : d’abord le vote visible dans les bureaux de votes des grandes villes, ensuite le rassemblement puis la publication des résultats par circonscriptions sans le détail bureau par bureau. Est-ce là que la fraude s’est jouée ?


Oui, si on se limite à la circonscription de Djibouti, c’est le scénario que vous décrivez qui a eu lieu. En effet, dans la capitale, le scrutin s’est déroulé dans des conditions de transparence que les délégués de l’USN n’ont pas contestés. La surprise est venue lors de la publication des résultats.

Le score victorieux de l’USN a été attribué à la majorité présidentielle, parfois en majorant d’une manière artificielle les résultats. Heureusement les délégués de l’USN avaient eu le bon réflexe de faire des copies de procès verbaux signés par les assesseurs. Par conséquent, l’opposition estime avoir remporté la majorité parlementaire dans la capitale et dans deux autres circonscriptions électorales, à Ali-Sabieh et à Arta. Ailleurs, à Tadjourah, Dikhil et Obock, il n’y a pas eu de consultation électorale.

D’après M. Aden Mohamed Abdou, un responsable de l’USN qui a fait un compte rendu détaillé du déroulement du scrutin dans une vidéo, les militaires – certainement sur ordre de la présidence inquiète de la tournure prise par la votation – ont empêché les électeurs de voter dans certains bureaux.

Dans d’autres, les urnes pré-remplies ont servi à faire le décompte des voix. Ailleurs, les délégués de l’opposition ont été chassés de lieux de vote. La publication de résultats par bureau de vote est pourtant le minimum requis pour une élection sincère! D’habitude, le ministère de l’Intérieur publie le soir même de la consultation électorale les résultats de chaque bureau de vote.

Donc, premier accroc à la tradition dénoncée aussitôt par l’opposition.

Deuxième accroc, le Conseil constitutionnel a attendu deux semaines avant de parapher les résultats du scrutin parlementaire. Ce retard témoigne d’une inquiétude certaine au sommet de l’Etat. D’après la rumeur qui a circulé dans les allées du pouvoir, le président du Conseil constitutionnel, M. Ahmed Ibrahim, ancien ambassadeur de Djibouti en France, aurait refusé de cautionner des fraudes aussi flagrantes.

Plusieurs jours ont été nécessaires pour ramener ce dernier à la raison… à coups de menaces et de chantage. On saura un jour ce qui s’est réellement passé.

L’ambassadeur de France a déclaré qu’il n’y avait pas eu de fraudes visibles dans les bureaux de vote. Est-ce vrai dans tous les bureaux de vote du pays ? Comment a t-il pu le vérifier ?
L’ambassadeur a dit qu’à sa connaissance le processus semble s’être déroulé convenablement dans les bureaux de la capitale. Le propos sciemment vague, sans parler de la précaution diplomatique habituelle, ne dit rien sur cette élection. Tout juste, ce que les Américains appellent un «lip service» des plus gênés car les observateurs n’ont pu se rendre que dans quelques bureaux de la capitale triés sur le volet.

De plus, dans cet entretien de moins de deux minutes, il n’a jamais parlé de scrutin, de décompte, encore moins de résultats chiffrés et pour cause. Enfin, l’opposition a relevé des entorses à la loi électorale avant, pendant et après ce scrutin. Tout cela est documenté et disponible, notamment sur Internet. Pour mémoire, les entorses et les tripatouillages sont un sport national. En 2010, le président avait modifié la constitution nationale pour pouvoir briguer un troisième mandat illégal.

Nous ne sommes pas à un viol anti-constitutionnel près à Djibouti.

Quel est votre sentiment après la réaction a minima de la diplomatie française et européenne?

Elle ne nous surprend pas. Le port de Djibouti est devenu un enjeu de première importance dans la région. Les intérêts géostratégiques, énergétiques et commerciaux, expliquent sans doute la frilosité de Paris. Le reproche peut être adressé, dans les mêmes termes, aux Etats-Unis et au Japon. Leur silence assourdissant en dit long sur la nature des relations diplomatiques entretenues avec Djibouti.

Elles possèdent des zones d’ombre, peu recommandables. En revanche, nous sommes indignés par le silence du gouvernement socialiste qui n’accompagne pas maintenant la volonté de changement exprimée par la population. Maintenant que le rejet de la dictature ne fait plus de doute: ses électeurs «naturels» l’ont boudée. A ce stade, de nouvelles déclarations de Paris appelant au respect des droits de l’homme seront les bienvenues.

Ces chancelleries attendent peut-être que les manifestations acquièrent un caractère virulent et qu’il y ait mort d’hommes. A ce moment-là, la gestion de la crise deviendra difficile pour tous les protagonistes. En réaction et par dépit, les Djiboutiens pourraient conserver par la suite le sentiment d’avoir été trahis par Paris, Washington et Tokyo.

Nous avons le précédent tunisien qui a durablement empoisonné la coopération avec Paris. Plus que jamais se posera alors la question de «bases militaires étrangères» qui remettent en question la souveraineté nationale. La transition démocratique, comme on l’a observé dans d’autres pays, va de pair avec le nationalisme.

La France et l’UE préconisent un recours juridique tout en sachant que les institutions juridiques et constitutionnelles sont aux mains du pouvoir. Cela équivaut-il à une validation implicite ?

Bien sûr, nous sommes habitués à la langue de bois de la France et de l’Union européenne qui, en dernier ressort, préfèrent de loin le statu quo au changement de régime en Afrique ou ailleurs. La transition démocratique serait pour elles une période d’instabilité, non seulement dans le pays concerné mais aussi dans toute la région. La valeur géostratégique de Djibouti, après les contagions provoquées par le «printemps arabe», incite encore à plus de réticence à aider les forces démocratiques. Mais ce serait une erreur de se voiler ainsi la face.

Pour l’instant, indépendamment de la nature du régime, la coalition USN joue la légalité et a déposé le recours auprès du conseil constitutionnel. Ce pouvoir étant au bout du rouleau, elle ne veut pas lui donner des prétextes pour tirer à balles réelles sur les civils.

Que pensez-vous des accusations du régime Guelleh dénonçant l’infiltration islamiste de l’USN?

Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage. Ces accusations sont trop grossières et intentionnellement mises en scène par la dictature. Il faut savoir que la coalition USN est composée de six partis politiques dont seulement quatre sont légaux. Le Mouvement pour le développement et la liberté (MoDel) qui a vu le jour en décembre 2012 et que le pouvoir a refusé de reconnaître, est soutenu par des membres de la société, des enseignants et des prédicateurs.

Ce sont des activistes, des acteurs de la société et non des affreux terroristes comme le pouvoir s’évertue à les présenter. Quand l’un des trois prédicateurs visés travaillait avec le pouvoir, ce dernier abritait donc des terroristes dans son sein.

Ce n’est pas très sérieux, le pouvoir tente de discréditer l’opposition démocratique qui se bat contre lui depuis 36 ans. Quant à l’islam, il représente les valeurs positives autour desquelles le peuple djiboutien (musulman à presque 100%) peut réaliser le consensus le plus large.

Outre la présence d’une importante base militaire française, le silence français n’a t-il pas été «acheté» par le nouvel activisme de Guelleh en faveur de l’intervention française au Mali ?

A la suite d’une élection parlementaire ou présidentielle dans le pré-carré, le silence des autorités françaises est une constante de leur diplomatie. Plaider pour plus de démocratie à Djibouti s’inscrirait dans une démarche positive. Il est vrai que la base militaire de Djibouti est un dispositif important dans la politique de défense française.

Dès qu’une crise frappe le continent africain, les troupes à Djibouti sont mobilisées. Nous espérons que dans un avenir pas trop loin les différentes composantes de Paris (Elysée, Quai d’Orsay, Bercy et le ministère de la Défense) parleront d’une seule et même voix. Ici comme ailleurs, l’exemple tunisien joue contre la stratégie (déni, aveuglement et répression).

Avec un partenaire plus soucieux du sort du peuple djiboutien, ses intérêts géostratégiques seront mieux garantis qu’aujourd’hui. Paris ne doit pas oublier que la base américaine a relégué à la seconde place la France. En outre, Iraniens et Turcs aimeraient disposer d’un pied à terre à Djibouti. La question de plus en plus sensible d’hydrocarbures acheminés par la mer Rouge (50% du total), la lutte contre la piraterie et le commerce maritime (15% du trafic mondial) passant par le golfe d’Aden, imposent une nouvelle approche diplomatique.

Un dernier mot sur la disparition de l’écrivain nigérian Chinua Achebe ?

Une immense perte pour tout le continent et pour le monde entier. Mais comme disait Birago Diop (1906-1989), le poète et conteur sénégalais, les morts ne sont pas morts. Il faut relire son magnifique poème spirituel (Souffle) qui date de 1948.

Propos recueillis par Raphaël De Benito
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* Note biographique
1°) Abdourahman A. Waberi est né le 20 juillet 1965 à Djibouti Ville, dans ce qui s’appelait encore la Côte française des Somalis, l’actuelle République de Djibouti.Il quitte son pays en 1985 afin de poursuivre des études en France, d’abord à Caen, puis à Dijon et enfin à Paris.

Écrivain, il a publié depuis une dizaine d’ouvrages, dont une trilogie sur Djibouti: Le pays sans ombre (Le Serpent à plumes, 1994), Cahier nomade (Le Serpent à plumes, 1996) et Balbala (Le Serpent à plumes, 1997), Passage des larmes (Editions Jean-Claude Lattès, septembre 2009). Résidant à Washington, il est actuellement professeur de littératures & cultures françaises et francophones à George Washington University (Etats-Unis).

2°) Ali Coubba, né 1961 à Aïri-Tadjoura (Djibouti), docteur en histoire contemporaine et auteur de Djibouti, une nation en otage (L’Harmattan, 1993), Le mal djiboutien: rivalités ethniques et enjeux politiques (L’Harmattan, 1995), et Ahmed Dini et la vie politique à Djibouti (L’Harmattan, 1998), est connu pour son engagement politique et une critique acerbe faite du régime, à l’époque de la présidence de Hassan Gouled (1977-1999).

Il a quitté son pays à la fin de l’année 1990, suite à des sévices corporels subis de la part d’un «escadron de torture» sous les ordres du chef de la police politique de l’époque, Ismail Omar Guelleh, l’actuel président de la République. En décembre 2004, il a créé un parti politique d’opposition, Uguta-Toosa, deux termes afar et somali signifiant «Levez-vous ! Défendez-vous!».

Résident à Reims, il enseigne depuis plusieurs années dans un lycée professionnel à Epernay.

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.