ARDHD : l'actualité en continu : Djibouti et la Corne de l'Afrique
 
 
la défense des droits de l'homme à Djibouti
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02/04/07 (B389) SURVIE / Billets d'Afrique N° 157. A lire sous la signature de Jean-Loup Schaal, le journal de la Corne de l'Afrique.

Corne de l’Afrique : une situation à très haut risque

Journal de la Corne de l’Afrique et des pays proches : Somalie, Somaliland, Puntland, Éthiopie, Érythrée, Djibouti et Yémen. Manigances et hypocrisies franco-américaines.

1. Somalie : vers une situation à l’irakienne, que les forces de l’AMISOM n’arrivent pas à maîtriser pour le moment

Fin 2006, les forces des Tribunaux islamiques, qui avaient conquis le pays en juin, ont été battues par l’armée éthiopienne qui s’était portée au secours du président Yussuf et de ses faibles troupes encerclées dans Baïdoa.

Interdits de refuge au Kenya, recherchés et pourchassés sur terre par les Éthiopiens et dans les airs par les Américains (agissant avec un bombardier AC 130, basé à Djibouti), les dirigeants islamistes sont entrés dans la clandestinité, en multipliant les menaces contre les forces « infidèles d’occupation » et leurs alliés. (cf. Billets n° 152 et 155)

Le Premier ministre, puis le Président, sont entrés en janvier dans Mogadiscio. Le 13 mars, le Parlement somalien a voté le principe d’un retour du gouvernement à Mogadiscio, mais en se gardant bien de préciser une échéance.
L’Union africaine a poursuivi ses efforts pour organiser une force multinationale africaine de maintien de la paix en Somalie (AMISOM). Elle espère réunir à terme 8000 hommes. Trois pays ont déjà donné leur accord et un quatrième réserve sa décision : 1 700 militaires sont attribués par l’Ouganda, 850 par le Nigeria, et 1 700 par le Burundi. La participation du Ghana n’est pas confirmée.

Après un bref campement à Baïdoa, les premiers éléments des forces ougandaises ont atterri, le 6 mars 2007, à l’aéroport de Mogadiscio où elles ont été accueillies par des tirs de mortier. Bien qu’elle n’ait pas été précisée par les observateurs, il semble que l’identité des assaillants soit à rechercher parmi les anciennes forces des Tribunaux islamiques.

Un avion de transport de l’AMISOM a été la cible de deux missiles au moment de son atterrissage le 9 mars à l’aéroport de Mogadiscio. Officiellement il s’agissait d’un accident technique qui n’aurait pas fait de victimes. Mais les islamistes ont revendiqué la destruction de l’aéronef.

Les victimes civiles sont nombreuses et les habitants, qui en ont les moyens, fuient la capitale – Depuis ce débarquement des forces ougandaises, les accrochages et les attentats se multiplient : il n’est pas un jour sans que l’on n’annonce une nouvelle explosion ou des tirs en pleine ville. Les populations civiles paient un lourd tribut à cette nouvelle insécurité que les forces armées de l’Ouganda et de l’Éthiopie (qui, en dépit de ses annonces de retrait, n’a rapatrié qu’un tiers de ses troupes) n’arrivent pas à surmonter. Le Premier ministre somalien a annoncé le 11 mars que la ville serait sécurisée dans les trente jours... mais les observateurs sont très sceptiques.

C’est véritablement une situation "à l’irakienne" qui s’installe à Mogadiscio. Plusieurs dizaines de civils ont été tués, dont des enfants. Selon l’ONU, rien qu’au mois de février, 40 000 personnes auraient quitté la capitale pour se réfugier dans les provinces. En mars, il semble que ce mouvement se soit encore accéléré.

De nombreuses personnalités politiques et des hommes d’affaires sont pris pour cible : par exemple, le beau-frère du Premier ministre a été tué fin février. À la résidence du président du GFT (Gouvernement fédéral de transition), la villa Somalia, les forces de l’ordre ont dû repousser plusieurs attaques. Le 18 mars, c’est le Président d’une ONG somalienne, M. Isse Abdi Isse, qui tombe sous les balles à Mogadiscio. Son assassinat a été dénoncé par l’ensemble de la communauté internationale et par l’ONU.

Depuis le 21 mars 2007
De violents combats ont opposé, en cinq points de la capitale, des insurgés aux troupes somaliennes et éthiopiennes. Les corps de cinq soldats tués ont été traînés par les pieds et brûlés devant une foule surexcitée. Cela rappelle les scènes qui avaient suivi la destruction d’un hélicoptère américain en 1993 (cf. Billets n° 152).

Face à cette situation, l’Éthiopie avait annoncé une accélération du retrait de ses troupes et un cessez-le-feu qui n’a tenu que trois jours. Le 29 mars, l’armée éthiopienne a utilisé un hélicoptère pour bombarder des positions islamistes dans Mogadiscio : une dizaine de civils ont été tués. Le 30 mars, dès l’aube, les combats s’intensifient entre forces armées éthiopiennes (qui ont perdu leur premier hélicoptère) et des centaines de Somaliens armés.

Conférence de réconciliation à Mogadiscio, le 16 avril 2007 ?
Le Président somalien du GFT, Abdullahi Yusuf Ahmed, a annoncé la tenue d’une conférence de réconciliation à Mogadiscio à partir du 16 avril. Celle-ci devrait accueillir 3 000 personnalités somaliennes et extérieures pendant deux mois...

Sera-t-elle vraiment organisée ?

A-t-elle des chances d’aboutir à un compromis pour la pacification du pays ?

Bien qu’il soit impossible de répondre à ces questions, on peut s’interroger sur les chances de réussite d’une telle initiative. On voit mal un accord possible entre des parties qui ont des intérêts tellement opposés : islamistes extrémistes et modérés (la frontière est bien difficile à établir !), chefs de guerre et leurs milices, pirates organisés en force économique locale (style maffia), société civile, auxquelles s’ajoutent les ambitions politiques et économiques, etc.

Déjà des voix se sont élevées pour reprocher au Premier ministre son dialogue avec les islamistes “modérés”.

Qui soutient et approvisionne les extrémistes islamistes ?

Le double jeu est de mise : officiellement les États de la région soutiennent les efforts de paix et ils évitent, en général (sauf l’Érythrée qui lance des déclarations parfois anti-américaines), de s’opposer ouvertement à la doctrine américaine ; mais officieusement, certains aideraient les forces islamistes extrémistes somaliennes.

Tout d’abord, l’Érythrée avait pris ouvertement fait et cause en faveur des Tribunaux islamiques et y avait envoyé des milices (estimées à 3000 combattants, dont on ne sait pas s’ils ont été rapatriés à ce jour...).

Ensuite, Djibouti contribue certainement à une aide au moins logistique, sans que les forces armées américaines et françaises ne trouvent rien à redire... et ne voient rien. Les moyens techniques de détection hypersophistiqués ont une vision sélective...

D’autres pays arabes envoient certainement des aides : l’ONU et d’autres sources ont évoqué le soutien en matériel de guerre, envoyé par l’Égypte, la Libye, l’Arabie Saoudite, l’Iran, la Syrie et même le Hezbollah libanais.

Les Américains soupçonnés de mener une guerre secrète en Somalie.
Selon une information du New York Times, reprise par l’agence chinoise Xin Hua Net, les Américains se livreraient à une guerre secrète en Somalie, en utilisant les ressources et les facilités offertes par l’Éthiopie et le Kenya : couloirs aériens, passage de forces spéciales qui auraient pénétrées sur le territoire somalien, etc.

L’objectif serait la traque des islamistes et des terroristes désignés. Sauf nouvelle information, ces opérations ne semblent pas avoir été couronnées de succès. On parle de l’arrestation d’un ou deux responsables, mais les informations sont confuses.

Selon des témoins, la nouvelle base américaine de Djibouti servirait au regroupement des personnes qui sont enlevées dans la région, en Somalie et au Kenya en particulier. Elles seraient dirigées ensuite vers d’autres bases.

Les pirates somaliens reprennent du service – Les pirates somaliens avaient été mis au chômage par les Tribunaux islamiques. Dès la défaite de ces derniers, les pirates ont repris leurs activités. Les eaux qui longent la Somalie ont toujours été considérées comme l’une des zones les plus dangereuses du globe pour les navires.

Le 25 février, le NU Rozen, un navire de transport du programme alimentaire mondial, qui venait de décharger 1800 tonnes de vivre dans les ports de Berbera et Bosasso a été arraisonné par des pirates. Depuis on est sans nouvelle officielle. Il est probable que des négociations sont en cours pour monnayer la restitution du bâtiment et de son équipage.

2. Somaliland

Le Somaliland, en dépit de ses efforts, ne parvient toujours pas à faire reconnaître son auto-indépendance par la communauté internationale. Parfois présenté comme une réussite économique et un modèle de renaissance et de démocratie dans une région secouée par les guerres civiles, les changements de régime, dominée par les clans, le Somaliland aurait réussi à rester à l’écart des tragiques événements qui ont endeuillé la Somalie.

Malheureusement ses autorités ne parviennent pas à chasser les vieux démons classiques : les journalistes en sont les premières victimes.

Le 4 mars, la Haute Cour de Hargeisa, siégeant exceptionnellement dans l’enceinte de l’académie de police de Mandera (60 km au Nord-Est de Hargeisa), a condamné Yusuf Abdi Gabobe, directeur de publication de Haatuf, à deux ans de prison pour avoir « rapporté de fausses informations sur le gouvernement, discréditant le Président et sa famille et créant une tension entre les communautés ».

Ali Abdi Dini, rédacteur en chef, Mohamed Omar Sheik, correspondant dans la région d’Awdal (Nord-Ouest), et Ibrahim Mohamed Rashid Fara, journaliste, jugé par contumace, ont pour leur part été condamnés à deux ans et cinq mois.

Encore un média “indépendant” qui disparaît du paysage somalilandais. Ce jugement non équitable discrédite le gouvernement et ruine ses efforts pour se présenter comme un modèle de démocratie.

3. Yémen : des accrochages réguliers et meurtriers, dans la discrétion absolue

Des accrochages entre tribus yéménites et forces de l’ordre : plus de 100 morts – Selon L’Humanité, les affrontements entre l’armée yéménite et les milices chiites d’Abdel Malek Al Hawthi ont fait plus de 100 morts, dont environ 90 soldats en cinq jours.

Un pont qui relierait la péninsule arabique à l’Afrique de l’Est ?
On parle peu souvent de l’actualité du Yémen. Bien que ne faisant pas partie géographiquement de la Corne de l’Afrique, le Yémen exerce une influence régionale importante. Par exemple, il y a un commerce important entre les côtes de l’Érythrée, de Djibouti et du Somaliland qui transite sur des boutres qui traversent la mer rouge.

Une nouvelle publiée par l’agence de presse Reuters le 23 février évoque le projet de construction d’un pont qui relierait le Yémen aux côtes djiboutiennes et dont la construction pourrait être rapidement confiée à une société de Dubaï.

Le projet serait évalué à un milliard de dollars US. Mais l'information n'a pas été confirmée par d'autres sources depuis cette date.

Ce projet modifierait certainement et de façon considérable l'économie de la région, en ouvrant une route entre l'Afrique de l'Est et la Péninsule arabique.

Reste à parler des routes à construire du côté djiboutien où le point d'ancrage du pont est constitué par une région très isolée, n'ayant aucune voie de communication pour un tel trafic. (À suivre)

4. Djibouti : les violations des droits de l'Homme se multiplient

L'affaire Borrel toujours d'actualité

La juge Sophie Clément avait profité du passage d'Ismaël Omar Guelleh (IOG), Président de Djibouti, à Cannes, pour lui envoyer une invitation à s'entretenir avec elle, en qualité de témoin, sur l'affaire Borrel. Comme on pouvait le prévoir, fidèle à sa stratégie, ce dernier a ignoré l'invitation.

À titre de compensation (morale ?), la ministre de la Défense Mme Alliot-Marie a fait inviter le 7 mars dernier, IOG à visiter (pour la deuxième fois en un an !) le porte-avions Charles-de-Gaulle qui a fait escale à Djibouti avant d'aller patrouiller au large de l'Afghanistan. Cela suffira-t-il à rassurer le "suspect dans l'affaire du meurtre d'un magistrat français en exercice" sur les bonnes intentions des autorités françaises à son égard et sur le soutien sans condition qu'elles continuent de lui apporter, en dépit des actions (jugées condamnables "en haut lieu") de la Justice française... toujours à la recherche de la vérité malgré les obstacles que lui oppose le Gouvernement français...

La découverte d'un premier charnier dans le Nord
On sait que, depuis 1991 (début de la résistance conduite par le FRUD), les forces gouvernementales (Armée nationale djiboutienne AND) et les bataillons, constitués d'enrôlés somaliens pour l'occasion, avaient mené des actions de répression massive contre les populations civiles du Nord de Djibouti, essentiellement d'origine Afar. De nombreux témoignages concernant des exécutions collectives, des viols, des destructions de cheptels, de puits, de centres médicaux et d'écoles avaient été publiés.

La découverte de ce charnier est importante, car elle confirme les témoignages reçus. – Elle est si importante que les autorités ont immédiatement arrêté et traduit en justice le Président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) pour le punir d'avoir ébruité l'affaire en publiant un communiqué dans lequel il réclamait l'ouverture d'enquêtes nationales et internationales pour rechercher et punir les coupables.

Le viol sordide d'une jeune fille sourde et muette par un militaire devient officiellement une simple altercation...
Le Président de la LDDH (*) avait relaté dans un autre communiqué, le viol à son domicile, d'une jeune fille sourde et muette, par un militaire de la Garde présidentielle. Les autorités djiboutiennes ont considéré qu'il s'agissait d'un nouveau délit de propagation de fausses nouvelles.

Après avoir fait pression sur les témoins, les autorités locales et la famille de la victime, les médias gouvernementaux (La Nation et la RTD), seuls autorisés à diffuser des informations à Djibouti, ont publié des communiqués qui transformaient le viol en simple altercation entre le militaire et la jeune fille.

N'ayant pas la peur du ridicule, ils ont oublié qu'une altercation n'est possible que si les deux adversaires peuvent parler...

Faisant d'une pierre, deux coups, les autorités ont profité de cette action judiciaire pour confisquer le passeport de M. Abdi, afin de l'empêcher de se rendre à la conférence de l'UIDH du 15 mars à Ouagadougou. Elles voulaient éviter qu'il y présente son rapport sur la situation alarmante des droits de l'Homme à Djibouti.

Une mobilisation conduite par l'ARDHD et Survie pour la défense de Jean-Paul Noël Abdi – L'ARDHD et Survie ont publié un communiqué commun pour dénoncer l'arrestation de Jean-Paul Noël Abdi et ont adressé une lettre ouverte à M. Douste-Blazy, ministre français des Affaires étrangères, pour lui demander une intervention diplomatique auprès des autorités djiboutiennes afin qu'elles cessent de le harceler, qu'elles lui restituent son passeport et qu'elles rétablissent sa liberté de circuler (xxx lire encadré).

Ces communiqués ont été repris par de nombreux supports et des interviews ont été réalisées par Radio-Vatican, la BBC...

Le jugement rendu le dimanche 18 mars est contesté par tous les observateurs. Jean-Paul Noël Abdi était recherché pour sa diffusion d'information sur la découverte du charnier. Il a été jugé au dernier moment pour diffusion de fausses informations concernant le viol de la jeune fille handicapée. Son avocat avait demandé, dans ces conditions, le renvoi de l'affaire. N'ayant pas obtenu gain de cause, il n'a pas pu plaider.

Jean-Paul Noël Abdi a été condamné très lourdement à 6 mois de prison ferme et 100 000 FDJ d'amendes, soit environ 425 €.

Vers l'établissement d'un centre de commandement US pour l'Afrique à Djibouti ?
Depuis février, tant du côté américain que djiboutien, on évoque la possibilité d'installer à Djibouti, le centre de commandement militaire américain pour l'Afrique. La nouvelle n'a certainement pas fait sauter de joie les Français, qui encaissent les dividendes de leur soutien abusif au Gouvernement dictatorial de Guelleh.

En réaction, les autorités françaises multiplient les signes de sympathie envers le régime...

5. Érythrée

Le harcèlement des journalistes

L'Érythrée est considérée par Reporters Sans Frontières (RSF) comme la plus grande prison au monde pour journalistes. RSF signale que trois journalistes sur treize détenus dans des conditions inhumaines depuis cinq ans, seraient morts en prison, au secret. De nouvelles arrestations ont eu lieu récemment.

La guerre larvée avec l'Éthiopie

En dépit des recommandations internationales pour fixer la frontière avec l'Éthiopie, les autorités érythréennes n'ont pas accepté la résolution à ce sujet, et contestent toujours l’attribution au pays voisin de quelques dizaines de kilomètres arides...

Les tensions directes et indirectes sont permanentes. En plus des accrochages réguliers à la frontière, l'Érythrée s'est opposée à l'Éthiopie en Somalie. Elle avait envoyé (selon les informations publiées par les agences de presse) des milices estimées à 3 000 hommes pour apporter un soutien aux Tribunaux islamiques. Depuis la défaite de ces derniers, on est sans nouvelles de ces milices. Sont-elles retournées en Érythrée ou continuent-elles à agir en Somalie, contribuant aux violences qui sont rapportées quotidiennement ?

Le ministre érythréen de l'Information a fait une déclaration sur les risques d'aggravation de la situation engendrée par la présence des forces ougandaises, il a dénoncé officiellement la collusion Éthiopie-USA, accusant l'Éthiopie d'être la marionnette des Américains.

Le renforcement des liens avec Djibouti

Djibouti et l'Érythrée multiplient les marques réciproques "d'amitié". De nombreuses visites croisées de ministres et de hauts fonctionnaires sont médiatisées par les deux pays.

S'agit-il de bien montrer l'hostilité des deux régimes avec l'Éthiopie, qu’ils considèrent aujourd'hui comme l'ennemi commun ?

La prise d'otages.
– Le 2 mars, la disparition de nombreux touristes qui visitaient le Nord de l'Éthiopie a été signalée. Les informations sur le nombre et la nationalité ont d'abord été très confuses. De nombreux touristes ont été retrouvés dans les jours qui ont suivi.

Au final, cinq Européens (trois Britanniques, une italo-britannique et une Française, tous employés à la mission diplomatique anglaise d'Addis Abeba) et leurs huit accompagnateurs éthiopiens manquaient à l'appel. On a retrouvé leurs voitures abandonnées dans un village, criblées de balles.

Les Éthiopiens ont accusé les Érythréens d'être responsables de l'enlèvement.

Ils ont aussitôt décliné toute implication, provoquant un regain de tension entre les deux États. Les services britanniques ont délégué sur place un groupe d'enquêteurs appartenant au SAS.

Finalement les cinq otages européens ont été retrouvés en Érythrée, le 13 mars, après onze jours.. Ni l'identité des ravisseurs, ni les conditions d'une négociation éventuelle n'ont été rendues publiques. Les otages ont certifié qu'ils avaient été bien traités.

En revanche, on est sans nouvelles des huit accompagnateurs et les observateurs sont très inquiets sur le sort qui pourrait leur être réservé en Éthiopie...

L'action en sous-main de Djibouti dans la prise et/ou la libération des otages a été évoquée par certains observateurs, mais rien ne permet de le confirmer.

6. L'Éthiopie incarcère toujours les journalistes d'opposition
Après plusieurs années de « modération », selon le rapport annuel de RSF, une quinzaine de journalistes sont incarcérés depuis novembre 2005 pour avoir participé ou couvert les manifestations de la coalition d'opposition au régime.

Les relations diplomatiques avec Djibouti sont tendues, d'autant plus que Djibouti a choisi de renforcer ses alliances avec l'Érythrée. Mais l'Éthiopie, qui a perdu ses deux ports au moment de l'accession de l'Érythrée à l'indépendance, doit composer avec Djibouti qui lui assure une ouverture sur le trafic maritime, prolongée par la liaison ferroviaire qui relie les deux capitales.

Jean-Loup Schaal

(*) Jean-Paul Noël ABDI est le Président de la LDDH. Il est aussi vice-président de l'UIDH –(Union interafricaine des droits de l'Homme). La LDDH est affiliée à la FIDH - Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme, dont le siège est à Paris.

__________________________________________________________

Une copie de la lettre ouverte que SURVIE et l'ARDHD ont adressée en commun , dès le 14 mars 2007, à M. Ph Douste-Blazy, Ministre français des affaires étrangères est disponible ci-dessous :

Paris, le 14 mars 2007


Monsieur Philippe Douste-Blazy
Ministre des Affaires étrangères
Ministère des Affaires étrangères
37, quai d'Orsay
75351 PARIS CEDEX 07

Envoi par fax


Lettre ouverte concernant la situation
d’un Défenseur des Droits de l’Homme à Djibouti


Monsieur le Ministre,

Nos associations sont particulièrement inquiètes sur l’évolution de la situation à Djibouti et en particulier le harcèlement policier dont est victime M. Jean-Paul Noël Abdi, Président de la Ligue djiboutienne des Droits humains (LDDH) et Vice-président pour l’Afrique de l’est de l’Union interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH).

La LDDH est affiliée à la FIDH (Fédération internationale des Droits de l’Homme à Paris).

Depuis de nombreuses années, en dépit des difficultés et des obstacles qu’il rencontre dans son pays, Monsieur Abdi défend les Droits de l’Homme. Son action courageuse et engagée est reconnue non seulement par les Djiboutiens mais par l’ensemble des Défenseurs des Droits de l’Homme.

La semaine dernière, il a publié deux informations importantes :
- la première concerne la découverte d’un premier charnier dans le Nord de Djibouti (DAY)
- la seconde concerne une affaire sordide : le viol récent d’une jeune fille sourde-muette par un militaire de la Garde nationale djiboutienne.

Les réactions officielles du Gouvernement djiboutien ne se sont pas fait attendre. Dès le vendredi 9 mars, Monsieur Abdi était arrêté à son domicile par la Police criminelle qui agissait sans mandat.

En dépit de son état médical préoccupant et de la nécessité de suivre un traitement régulier, il a été incarcéré à la Prison de Gabode où il a passé quarante-huit heures en garde à vue. Au cours de ces deux jours complets, il n’a été interrogé que durant 25 minutes par un juge d’instruction, qui lui a signifié sa remise en liberté provisoire et qui lui a délivré une convocation pour samedi prochain (17 mars).

A sa sortie du tribunal, les policiers, agissant sur ordre, lui ont demandé de leur remettre son passeport, qu’ils ont saisi.

Pour ces deux raisons, Monsieur Abdi ne pourra pas se rendre à Ouagadougou pour participer à la conférence annuelle de l’UIDH et présenter le rapport sur la situation des Droits de l’Homme à Djibouti.

Par ailleurs, la convocation qu’il a reçue pour samedi prochain, laisse supposer qu’il est susceptible d’être de nouveau incarcéré pour des motifs qui n’auraient rien de répréhensibles dans un état de droit.

Nous sollicitons votre Ministère pour qu’il intervienne le plus rapidement possible auprès des autorités djiboutiennes, afin que :
- le passeport de Monsieur Abdi lui soit immédiatement restitué et qu’il soit libre de circuler, y compris à l’étranger, pour participer à cette conférence internationale,
- cessent toutes les manœuvres de harcèlement qui sont dirigées contre un Défenseur reconnu des Droits de l’Homme (cf. le communiqué conjoint de la FIDH et de l’OMCT – Organisation mondiale contre la torture)

La France ne saurait admettre que de telles injustices soient commises sous ses yeux, sans réagir.

Dans le cas contraire, nous ne serions pas loin de penser qu’elle accorde un soutien abusif à une dictature qui viole sans cesse et en toute impunité (jusqu’à présent) les droits d’une population civile qui est soumise à une forme moderne d’asservissement et qui est victime de massacres (Arhiba 1991 et Arhiba 2005, plus tous ceux que l’on commence à identifier au fur et à mesure de la découverte de charniers). Les raisons seraient faciles à imaginer : la défense des intérêts stratégiques de la France serait-elle supérieure à celle de la protection des Défenseurs des Droits de l’Homme et aussi d’un juge français assassiné dans l’exercice de ses fonctions.

Nos associations vous remercient à l’avance de votre intervention rapide, car le temps presse et de nous informer des démarches diplomatiques qui auront été engagées par votre Ministère.

Dans cette attente, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de notre respect.

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.