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15/06/08 (B452) 97ème Conférence du Travail (OIT) à Genève - Le rapport provisoire 4C qui dénonce les manoeuvres dilatoires de Guelleh et de ses sbires et les non-respect des engagements pris dans le passé. Extraits concernant Djibouti, envoyés par notre correspondant sur place.

Conférence internationale du Travail
Compte rendu provisoire 4C

97e session, Genève, 2008

Rapports sur les pouvoirs
Deuxième rapport de la Commission de vérification des pouvoirs

Composition de la Conférence

1. Depuis le 30 mai 2008, date à laquelle la Commission de vérification des pouvoirs a adopté son premier rapport (Compte rendu provisoire no 4B), la commission n’a pas reçu de nouveaux pouvoirs. Le nombre d’Etats Membres actuellement représentés à la Conférence internationale du Travail s’élève donc à 168. En ce qui concerne les Etats accrédités sans droit de vote mentionnés au paragraphe 14 du premier rapport, la République islamique d’Iran, la République démocratique du Congo, le Tchad, le Togo et Vanuatu ont récupéré le droit de vote.

2. La commission observe que, parmi les cinq Etats Membres mentionnés au paragraphe 21 de son premier rapport, seuls l’Afghanistan et Djibouti ont répondu à la demande d’informations relatives aux organisations et aux fonctions de chacun des membres des délégations des employeurs et des travailleurs, tandis que la Guinée, la Guinée-Bissau et les Philippines ne l’ont pas fait, ce que la commission regrette.

3. A ce jour, le nombre total de personnes accréditées à la Conférence s’élève à 4 838 (contre 4 657 en 2007 et 4 315 en 2005), parmi lesquelles 4 212 se sont inscrites (contre 4 003 en 2007, 3 828 en 2006 et 3 842 en 2005). La liste en annexe contient de plus amples informations sur le nombre de délégués et de conseillers techniques inscrits.

4. La commission souhaite souligner que 170 ministres ou vice-ministres ont été accrédités à la Conférence.

Suivi

5. En vertu de décisions adoptées par la Conférence à sa 96e session (2007), la commission a été automatiquement saisie de trois cas, au titre de l’article 26quater, relatif au suivi, des Dispositions provisoires du Règlement de la Conférence en matière de vérification des pouvoirs (rapport de la Commission du Règlement, 92e session, 2004, CIT, Compte rendu provisoire no 16).

Djibouti

11. La Conférence, à sa 96e session (2007), a décidé de renouveler les mesures de suivi concernant Djibouti (Compte rendu provisoire no 25, 2007) et a ainsi invité le gouvernement à soumettre à la 97e session de la Conférence (2008), en même temps que la présentation des pouvoirs de la délégation de Djibouti, un rapport détaillé et étayé de documents pertinents sur la procédure utilisée pour désigner le délégué des travailleurs et ses conseilleurs techniques, indiquant notamment les organisations qui auront été consultées à ce sujet et selon quels critères, la date et le lieu des consultations, ainsi que les noms des personnes désignées par les organisations en question au terme de ces consultations.


Cette demande a été faite sur la base d’une proposition de la Commission de vérification des pouvoirs (Compte rendu provisoire no 4C, 2007) qui, à l’unanimité, a estimé que la procédure relative à la composition de la délégation des travailleurs de Djibouti à la Conférence devait faire l’objet d’un nouveau suivi en vertu des dispositions de l’article 26bis, paragraphe 7, des Dispositions provisoires du Règlement de la Conférence en matière de vérification des pouvoirs.

Le Bureau international du Travail a également rappelé au gouvernement cette demande de la Conférence par une lettre datée du 15 mai 2008. Un autre rappel a été adressé au nom de la commission le 28 mai 2008.

12. Malgré ces rappels, le gouvernement n’a pas présenté le rapport demandé par la Conférence.

En guise de rapport, il a fourni la copie de lettres dans lesquelles le Directeur du travail et des relations avec les partenaires sociaux demande respectivement au Président de l’Association des employeurs de Djibouti, à celui de l’Union djiboutienne du travail (UDT) et au Secrétaire général de l’Union générale des travailleurs djiboutiens (UGTD) de désigner leurs représentants à la présente session de la Conférence et de lui communiquer leurs noms avant le 20 avril 2008. Le gouvernement a aussi fourni la réponse de ces organisations.

13. La commission note que le gouvernement s’est limité à lui adresser une copie des lettres échangées entre le Directeur du travail, d’une part, et l’Association des employeurs de Djibouti, l’UGTD et l’UDT, d’autre part, aux fins de la désignation des délégués de ces dernières à la Conférence. La commission note que ces lettres, à l’évidence, ne sauraient faire office de rapport au sens des dispositions de l’article 26bis, paragraphe 7, des Dispositions provisoires du Règlement de la Conférence.

Une fois de plus, elle déplore vivement l’absence de coopération des autorités gouvernementales, d’autant plus que, cette année encore, la désignation de la délégation des travailleurs à la Conférence fait l’objet d’une protestation concernant la légitimité des représentants des travailleurs accrédités (voir infra paragr. 25 à 37).

A la lumière de ce qui précède et au vu des problèmes récurrents qui affectent le mouvement syndical dans le pays, la commission propose à la Conférence, en vertu des dispositions précitées, de demander à nouveau au gouvernement de Djibouti de soumettre, pour la prochaine session de la Conférence, en même temps que la présentation des pouvoirs de la délégation de Djibouti, un rapport détaillé et étayé de documents pertinents sur la procédure utilisée pour désigner le délégué des travailleurs et ses conseilleurs techniques, indiquant notamment les organisations qui auront été consultées à ce sujet et selon quels critères, la date et le lieu de ces consultations, ainsi que les noms des personnes désignées par ces organisations au terme de ces consultations.


La commission s’attend à ce que le gouvernement désigne la délégation tripartite de Djibouti à la Conférence en conformité avec les dispositions de l’article 3, paragraphe 5, de la Constitution de l’OIT.

Protestation concernant la désignation de la délégation des travailleurs de Djibouti

25. La commission a été saisie d’une protestation concernant la désignation de la délégation des travailleurs de Djibouti, présentée par MM. Adan Mohamed Abdou, Secrétaire général de l’Union djiboutienne du travail (UDT), et Kamil Diraneh Hared, Secrétaire général de l’Union générale des travailleurs djiboutiens (UGTD).

Les auteurs de la protestation allèguent que, en dépit de ses engagements pris devant la commission en 2006 et de l’accord intervenu sous l’égide de la mission de contacts directs de l’OIT qui s’est rendue à Djibouti en janvier 2008, le gouvernement continue à désigner à la Conférence des personnes qui ne représentent pas les syndicats. Ils demandent l’invalidation des pouvoirs de la délégation des travailleurs.

26. Par une communication additionnelle, les auteurs de la protestation allèguent que le conseiller technique des travailleurs, M. Mohamed Youssouf Mohamed, utilise abusivement l’en-tête de l’UDT avec de fausses signatures sur ordre du gouvernement.

Ils précisent que l’Intersyndicale UDT/UGTD a désigné, à cette session de la Conférence, MM. Adan Mohamed Abdou, Secrétaire général de l’UDT, et Hassan Cher Hared, Secrétaire aux relations internationales de l’UDT. Ces derniers ne sont pas accrédités à la Conférence dans la délégation de Djibouti et leur présence est assurée grâce à l’appui de la Confédération syndicale internationale (CSI).

27. Ayant pris connaissance de pièces selon lesquelles M. Adan Mohamed Abdou aurait été démis de ses fonctions syndicales, la commission lui a demandé de faire parvenir ses observations à cet égard.

En réponse à cette demande, l’intéressé affirme que les documents relatifs à la suspension de ses fonctions de secrétaire général – dont il a pris connaissance à son arrivée à la Conférence – sont des faux, signés par le soi-disant président de l’UDT, M. Mohamed Youssouf Mohamed, qui n’est autre qu’un ancien dirigeant du syndicat clone de l’UDT spécialement créé en 1999 par le gouvernement pour nuire à l’Intersyndicale UDT/UGTD, qui regroupe les deux centrales syndicales légitimes.

La réunion extraordinaire du bureau exécutif dont il est fait mention dans lesdits documents n’a jamais eu lieu et bon nombre des personnes signataires de ces documents sont inconnues à l’UDT comme dans le monde syndical djiboutien.

Selon lui, le gouvernement cherche à faire obstacle à la normalisation de la situation à Djibouti et à la mise en oeuvre des derniers accords tripartites mentionnés dans le rapport de la mission de contacts directs de janvier 2008.

28. Dans une communication écrite adressée à la commission en réponse à sa demande, le gouvernement s’est limité à fournir des informations générales sur les modalités de désignation des délégués, accompagnées des communications échangées à cette fin entre le gouvernement, d’une part, et l’Association des employeurs de Djibouti, l’UDT et l’UGTD, d’autre part.

29. Les éclaircissements demandés par la commission ont été fournis oralement au nom du gouvernement par M. Guedi Absieh Houssein, Directeur du travail et des relations avec les partenaires sociaux et conseiller technique à la Conférence. Il était accompagné de M. Djama Mahamoud Ali, Conseiller auprès de la mission permanente à Genève et conseiller technique à la Conférence.

M. Houssein a indiqué que, dans la mesure où il n’y avait pas eu d’élections sociales dans le pays depuis longtemps, il ne pouvait pas fournir d’éléments sur l’importance numérique de l’UDT et de l’UGTD. Il a en revanche souligné que les deux centrales étaient bien reconnues par le gouvernement, contrairement à l’Intersyndicale UDT/UGTD.

Il a insisté sur le fait que la désignation des membres de la délégation des travailleurs répondait à la recommandation de la mission de contacts directs de janvier 2008 d’inclure l’UDT dans la délégation de Djibouti pour la présente session de la Conférence, dans l’attente de l’organisation d’élections sociales.

Quant à la présence de M. Mohamed Youssouf Mohamed dans la délégation des travailleurs, il a été indiqué que la nomination de ce dernier était le résultat de la procédure de consultation écrite habituellement utilisée et que le gouvernement n’avait fait que prendre acte du nom communiqué par lui même en tant que président de l’UDT.

M. Mohamed Youssouf Mohamed avait bien rencontré les membres de la mission de contacts directs en cette qualité et si son nom n’apparaissait pas dans le rapport de la mission il devait vraisemblablement s’agir d’un oubli.

M. Houssein a indiqué qu’il n’était pas au courant des responsabilités syndicales actuelles de M. Adan Mohamed Abdou. Néanmoins, il a dit avoir eu connaissance des documents relatifs à la suspension de ce dernier de ses fonctions de secrétaire général, tout en rappelant qu’il ne lui appartenait pas de les commenter, au nom du principe de non-ingérence dans les affaires syndicales.

30. M. Adan Mohamed Abdou a fourni oralement des éclaircissements à la commission en réponse à sa demande.

Il était accompagné de M. Hassan Cher Hared, Secrétaire aux relations internationales de l’UDT. Il a indiqué que l’UDT avait été constituée en 1992, à la suite d’une scission au sein de l’UGTD, et qu’elle avait bénéficié d’une reconnaissance internationale dès 1994. Il en est le secrétaire général depuis l’origine. Il a déclaré être un simple membre d’un parti politique appartenant à l’Union pour l’alternance démocratique (UAD) et que l’incompatibilité entre l’exercice d’un mandat syndical et d’un mandat politique telle que prévue par le nouveau Code du travail était appliquée de manière sélective uniquement à l’encontre de l’UDT.

Il a rappelé que l’Intersyndicale UDT/UGTD avait été créée en 1995 à l’occasion d’une grève générale et qu’elle avait continué à mener des activités jusqu’à ce jour. L’Intersyndicale, reconnue par le gouvernement jusqu’en 1999, est représentée par deux coprésidents, issus chacun de l’UDT et de l’UGTD, et M. Adan Mohamed Abdou en est le porte-parole.

M. Hassan Cher Hared a précisé que l’Intersyndicale n’avait pas de personnalité juridique propre et que les deux centrales avaient conservé leur statut juridique. Il a été indiqué que M. Mohamed Youssouf Mohamed avait été nommé président de l’UDT «clone» en 1999 à la suite d’un Congrès convoqué par le gouvernement.

Par la suite, la véritable UDT lui a offert la vice-présidence afin de mettre un terme à la scission, mais il a été démis de ses fonctions en mai 2008. S’agissant des documents produits relatifs à la suspension de ses fonctions de secrétaire général de l’UDT, M. Adan Mohamed Abdou, en présentant le statut de l’organisation, a affirmé que la réunion extraordinaire en question du Bureau exécutif de l’UDT n’avait jamais eu lieu et que le président de l’UDT n’avait pas compétence pour convoquer une telle réunion, ce pouvoir revenant au secrétaire général.

Il a aussi fait savoir que M. Mohamed Youssouf Mohamed n’avait pas rencontré la mission de contacts directs et que les membres de la délégation des travailleurs à la présente session de la Conférence avaient été désignés par le gouvernement sans consultation aucune.

31. M. Mohamed Youssouf Mohamed, conseiller technique des travailleurs à la Conférence, a également été entendu par la commission. Il a déclaré avoir reçu, en qualité de président de l’UDT, la mission de contacts directs de janvier 2008 au siège des syndicats des travailleurs du secteur de l’électricité. Son nom aurait donc dû figurer dans le rapport de la mission qui a réservé une large place à M. Adan Mohamed Abdou, alors qu’il s’exprimait au nom de l’Intersyndicale et non pas au nom de l’UDT. Toutefois l’Intersyndicale n’existerait pas et serait uniquement utilisée par M. Adan Mohamed Abdou à des fins personnelles.

Celui-ci serait le porte-parole d’un parti politique d’opposition. Il a fourni une copie des statuts de l’UDT, datés de 1992, c’est-à-dire de l’époque où l’UDT s’appelait «Union démocratique du travail» avant de devenir «Union djiboutienne du travail» en 1995. M. Mohamed Youssouf Mohamed a indiqué être devenu président de l’UDT vers la fin de l’année 2004, à la suite de la démission de son prédécesseur.

Il a regretté que M. Adan Mohamed Abdou refuse de saisir la main tendue du gouvernement en vue d’une réconciliation, ce qui lui a valu d’être démis de ses fonctions le 24 avril 2008. Il a estimé qu’il n’y avait qu’une seule UDT et que d’après ses statuts son président était habilité à convoquer une réunion extraordinaire du Bureau exécutif.

Il a reconnu que le nouveau secrétaire général figurait parmi les signataires de la suspension de M. Adan Mohamed Abdou, bien qu’il n’ait pas encore été élu à cette date, et estimé qu’il aurait dû signer en tant que secrétaire aux affaires juridiques de l’organisation. S’agissant de sa présence dans la délégation des travailleurs à cette session de la Conférence, il a dit avoir été invité par le gouvernement, bien que tardivement, alors que par le passé les courriers du gouvernement étaient adressés au secrétaire général de l’UDT.

Selon lui, l’UDT reste l’organisation la plus représentative et si l’UGTD est représentée à la Conférence depuis de nombreuses années c’est en raison des bonnes relations qu’elle entretient avec le gouvernement.

32. La commission regrette vivement que le gouvernement n’ait pas fourni le rapport détaillé demandé par la Conférence en 2007 dans le cadre des mesures de suivi (voir paragr. 11-13) sur la procédure utilisée pour désigner le délégué des travailleurs et ses conseillers techniques.

33. La commission note qu’elle est en possession d’informations contradictoires qui portent sur la qualité des membres appartenant à l’UDT, ses statuts, la fonction exacte de M. Mohamed Youssouf Mohamed dans l’organisation et sur les conditions dans lesquelles son secrétaire général, M. Adan Mohamed Abdou, aurait été démis de ses fonctions. Elle a eu à connaître de pièces dont l’authenticité est fortement mise en cause. Les demandes d’informations complémentaires fournies oralement n’ont pas permis d’apporter les éclaircissements nécessaires sur les conditions requises pour convoquer une réunion extraordinaire du bureau exécutif de l’UDT.

La commission note aussi que l’un des signataires de la décision du 24 avril 2008 relative à la suspension de M. Adan Mohamed Abdou a signé en qualité de secrétaire général de l’UDT, alors qu’il n’est pas établi qu’il avait déjà été élu à cette date. En outre, certaines signatures diffèrent de celles figurant sur la liste de présence des membres convoqués à la réunion.

34. La commission note avec intérêt que la recommandation de la mission de contacts directs de janvier 2008 d’inclure l’UDT dans la délégation de Djibouti pour la présente session de la Conférence s’est traduite par l’inclusion de l’UDT dans la délégation des travailleurs, l’organisation ayant été représentée pour la dernière fois en 2003. Elle regrette néanmoins que la procédure de désignation des représentants des travailleurs ne se soit pas déroulée dans le cadre d’une procédure de consultations effectuées sur la base de critères objectifs et vérifiables et en toute indépendance.

Il est pour le moins étonnant que la correspondance du gouvernement relative à la désignation des représentants des travailleurs à la Conférence ait été adressée, dans le cas de l’UGTD, au secrétaire général de l’organisation, et dans celui de l’UDT, à son président directement. La commission a également reçu la confirmation que M. Mohamed Youssouf Mohamed n’avait jamais rencontré la mission de contacts directs de janvier 2008 en qualité de président de l’UDT.

35. Les éléments dont dispose actuellement la commission indiquent que le représentant de l’UDT à la Conférence n’a pas été choisi en toute indépendance par rapport au gouvernement. La conséquence aurait été de proposer à la Conférence l’invalidation des pouvoirs de M. Mohamed Youssouf Mohamed.

36. Néanmoins, la commission considère que la protestation soulève des questions qui vont au-delà de celles qui concernent exclusivement la désignation de la délégation des travailleurs à la Conférence. Certaines ont déjà été présentées devant les différents organes de contrôle de l’OIT et sont à l’origine de la mission de contacts directs de janvier 2008.

Elles font état du non-respect des principes de la liberté syndicale dans le pays et d’actes d’ingérence du gouvernement dans les affaires syndicales. En outre, il paraît maintenant évident qu’il existe un problème de légitimité des personnes supposées représenter l’UDT.

37. Partant, et au vu des éléments dont elle dispose, la commission exhorte le gouvernement à garantir dans les meilleurs délais la mise en place de critères objectifs et transparents aux fins de la désignation des représentants des travailleurs aux futures sessions de la Conférence.

Elle s’attend à ce que cette désignation puisse enfin se faire dans un esprit de coopération entre toutes les parties concernées et dans un climat de confiance qui respecte pleinement la capacité d’agir des organisations de travailleurs, en totale indépendance par rapport au gouvernement, conformément aux dispositions des conventions nos 87 et 98 de l’OIT.

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.