14/12/2018 (Brève 1244) Washington vers une refonte de sa stratégie en Afrique et des mises en garde à la Russie et à la Chine (TSA Algérie)

29/11/2018 (Brève 1232) Nouvel Obs : Plainte de Sherpa pour des biens immobiliers acquis en France par la famille d’IOG

01/09/2013 (Brève 200) ALERTE ROUGE / Revue de presse : les nouveaux articles de ce matin. (RFI, Ouest-France, La Libre Belgique, Nice-Matin, El Whida, LexTime, FR3, Direct Matin)

Trois faits majeurs se sont produits samedi :
1°) le plus inquiétant : l’enlèvement de Mohamed Alhoumekani à la prison centrale de Sanaa, qui a été conduit vers une destination inconnue : ce matin nous sommes sans nouvelle
2°) l’appel des enfants d’Elisabeth Borrel qui est repris par l’AFP et de nombreux media
3°) le communiqué de Me Modrikamen, nouvel avocat belge, mandaté par la famille Alhoumekani qui organise une conférence de presse lundi 2 et qui appelle les autorités françaises et belges à s’impliquer dans la protection d’Alhoumekani.

_________________________________________
A) RFI

Mort du juge Borrel : inquiétudes pour le témoin-clé

Publié le 31/08/2013 à 22h43

Les autorités de Djibouti réclament l’extradition d’un témoin-clé dans la mort du juge Borrel. Les fils du juge demandent aux autorités françaises d’intervenir. 

Un témoin-clé dans l’affaire de la mort du juge Borrel il y a près de vingt ans risquerait la mort à Djibouti selon sa famille. Les fils de Bernard Borrel demandent aux plus hautes autorités françaises d’intervenir « sans délai » pour empêcher son extradition.

Mohamed Saleh Alhoumekani avait mis en cause, dans la mort en 1995 du magistrat Bernard Borrel, l’actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh et son entourage. Possédant les nationalités belge et yéménite, il a été interpellé au Yémen le 24 août, à son arrivée à l’aéroport de Sanaa, selon les avocats de sa famille en Belgique.

Les autorités yéménites, citées mardi par le ministre belge des Affaires étrangères, ont assuré qu’il ne risquait toutefois pas d’être extradé vers Djibouti, le Yémen n’extradant pas ses nationaux.

Détenu dans un lieu inconnu au Yémen

Mais selon ses avocats belges, les choses se sont précipitées ces derniers jours. Ayant bénéficié jeudi d’une ordonnance de libération immédiate, il a « été de nouveau arrêté par des agents d’Interpol, à la demande de Djibouti, à sa sortie de l’audience », a expliqué samedi soir dans un communiqué l’un des avocats belges de sa famille, Me Mischaël Modrikamen.

« Ce soir (samedi), il a été transféré vers un lieu inconnu, sans doute un centre de détention des services secrets yéménites », ajoute l’avocat. Et ce simple témoin a été accusé dans un journal yéménite d’être lui-même impliqué dans l’assassinat du juge, ce qui justifierait son extradition vers Djibouti pour y être jugé, d’autant plus que sa nationalité yéménite au moment des faits a été remise en cause, ajoute Me Modrikamen.

Les fils du juge interpellent François Hollande

A Paris, Louis-Alexandre et François-Xavier Borrel, fils du juge, ont demandé ce samedi 31 août à François Hollande et à ses ministres de la Justice et des Affaires étrangères « d’agir sans délai pour que cessent les menaces et les pressions qu’exerce le gouvernement de Djibouti pour obtenir, contre toutes les règles du droit international, son extradition ».

« Ils savent, par l’expérience tirée de l’instruction, que les autorités djiboutiennes n’ont jamais cessé de tenter d’intimider, d’influencer ou de faire taire les témoins les mettant en cause dans la mort de leur père, et ce qui se passe en ce moment en est une nouvelle – et peut-être dernière – illustration », ajoutent-ils.

Magistrat français détaché à Djibouti, Bernard Borrel avait été retrouvé mort le 19 octobre 1995, en contrebas d’un ravin, à 80 km de Djibouti. Son corps était en partie carbonisé. Les enquêteurs djiboutiens et français avaient privilégié dans un premier temps la thèse du suicide. Mais en se basant sur de nouvelles expertises et témoignages, l’enquête française privilégie désormais celle d’un assassinat.

B) Ouest-France

Affaire Borrel. Nouvelles inquiétudes pour le témoin clé

Les fils du juge français Bernard Borrel, retrouvé mort à Djibouti en 1995, ont demandé aux plus hautes autorités françaises d’intervenir « sans délai » pour empêcher l’extradition vers cet État d’un témoin-clé.

Cet homme, Mohamed Saleh Alhoumekani, y risquerait la mort selon sa famille établie en Belgique. Il avait mis en cause, dans la disparition du magistrat, l’actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh et son entourage.

Possédant les nationalités belge et yéménite, il a été interpellé au Yémen le 24 août, à son arrivée à l’aéroport de Sanaa. Les autorités yéménites assurent qu’il ne risque toutefois pas d’être extradé vers Djibouti, le Yémen n’extradant pas ses nationaux.

C) La Libre Belgique

Affaire Borrel : disparition inquiétante d’un témoin-clé

Publié le samedi 31 août 2013 à 22h48 – Mis à jour le samedi 31 août 2013 à 23h07

INTERNATIONAL L’avocat, qui tiendra une conférence de presse lundi, demande au ministre des Affaires étrangères Didier Reynders de se saisir personnellement et rapidement de ce dossier.

La famille de l’opposant belgo-djiboutien Mohamed Saleh Hussein Alhoumekani, qui a été arrêté il y a une semaine au Yémen, craint pour la vie de leur proche, principal témoin de l’assassinat du juge français Bernard Borrel, retrouvé mort à Djibouti en 1995.

Selon l’avocat de la famille, Me Modrikamen, l’homme aurait été retiré samedi de la prison principale de Saana et envoyé vers un lieu secret « sans doute dans un centre des services secrets yéménites ». « La famille craint l’extradition totalement illégale vers Djibouti d’un des opposants au régime, d’ailleurs membre du gouvernement djiboutien en exil », explique Me Modrikamen dans un communiqué. Elle réclame dès lors « la protection diplomatique immédiate de la Belgique pour un de ses ressortissants ».

L’avocat, qui tiendra une conférence de presse lundi, demande au ministre des Affaires étrangères Didier Reynders de se saisir personnellement et rapidement de ce dossier.

Samedi, les fils du juge Borrel ont également demandé au gouvernement français d' »agir sans délai » pour que cessent menaces et pressions de Djibouti pour obtenir l’extradition du témoin-clé dans cette affaire.

L’opposant belgo-djiboutien Mohamed Saleh Alhoumekani a été arrêté le 24 août à son arrivée à Sanaa au Yémen, en réponse à une demande d’extradition formulée par les autorités djiboutiennes. Le 29 août, il a été transféré à la prison centrale de Sanaa, d’où il a été retiré samedi pour être conduit « vers un lieu inconnu », affirme Me Modrikamen.

« La demande d’extradition formulée par Djibouti serait motivée par une condamnation pour diffusion de fausses nouvelles à l’encontre du Chef de l’Etat », écrit l’avocat.

Mohamed Saleh Alhoumekani avait témoigné dans l’affaire de l’assassinat du juge Borrel, commis en 1995. A l’époque, Djibouti avait conclu à un suicide mais l’enquête française menée à Paris avait privilégié la thèse de l’assassinat. Des témoignages, dont celui de Mohamed Saleh Alhoumekani, qui fut officier dans la garde républicaine de Djibouti, mettent directement en cause le président Ismaël Omar Ghelleh et son entourage.

D) Nice-Matin

Djibouti: les fils du juge Borrel dénoncent des pressions

Les fils du juge français Borrel, retrouvé mort à Djibouti il y a près de 20 ans, ont demandé samedi aux plus hautes autorités françaises d’intervenir « sans délai » pour empêcher l’extradition vers ce pays d’un témoin-clé dans cette affaire, qui selon sa famille établie en Belgique y risquerait la mort.

Mohamed Saleh Alhoumekani avait mis en cause, dans la mort en 1995 du magistrat Bernard Borrel, l’actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh et son entourage.

Possédant les nationalités belge et yéménite, il a été interpellé au Yémen le 24 août, à son arrivée à l’aéroport de Sanaa, selon les avocats de sa famille en Belgique.

Les autorités yéménites, citées mardi par le ministre belge des Affaires étrangères, ont assuré qu’il ne risquait toutefois pas d’être extradé vers Djibouti, le Yémen n’extradant pas ses nationaux.

Mais selon ses avocats belges, les choses se sont précipitées ces derniers jours. Ayant bénéficié jeudi d’une ordonnance de libération immédiate, il a « été de nouveau arrêté par des agents d’Interpol, à la demande de Djibouti, à sa sortie de l’audience », a expliqué samedi soir dans un communiqué l’un des avocats belges de sa famille, Me Mischaël Modrikamen.

« Ce soir (samedi), il a été transféré vers un lieu inconnu, sans doute un centre de détention des services secrets yéménites », ajoute l’avocat. Et ce simple témoin a été accusé dans un journal yéménite d’être lui-même impliqué dans l’assassinat du juge, ce qui justifierait son extradition vers Djibouti pour y être jugé, d’autant plus que sa nationalité yéménite au moment des faits a été remise en cause, ajoute Me Modrikamen.

A Paris, Louis-Alexandre et François-Xavier Borrel, fils du juge, ont demandé samedi à François Hollande et à ses ministres de la Justice et des Affaires étrangères « d’agir sans délai pour que cessent les menaces et les pressions qu’exerce le gouvernement de Djibouti pour obtenir, contre toutes les règles du droit international, son extradition ».

« Ils savent, par l’expérience tirée de l’instruction, que les autorités djiboutiennes n’ont jamais cessé de tenter d’intimider, d’influencer ou de faire taire les témoins les mettant en cause dans la mort de leur père, et ce qui se passe en ce moment en est une nouvelle – et peut-être dernière – illustration », ajoutent-ils.

A Bruxelles, la famille de M. Alhoumekani dit « craindre légitimement » pour sa vie et réclame aux autorités françaises « d’assurer la protection d’un témoin clé dans l’assassinat d’un de leurs magistrats ».

Elle demande aussi la « protection diplomatique immédiate » de la Belgique à l’un de ses ressortissants. Une telle protection a été jugée impossible par les Affaires étrangères belges, M. Alhoumekani étant détenu dans un pays dont il a la nationalité.

Me Modrikamen exhorte néanmoins le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, à se « saisir personnellement et encore ce soir de ce dossier ».

De son côté, l’Association pour le respect des droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD) a estimé dans un communiqué que « la pression et la manipulation s’intensifient vers le gouvernement du Yémen pour qu’il extrade vers Djibouti » Mohamed Saleh Alhoumekani. Il pourrait être jugé extradable dans le week-end, « entraînant de fait le risque de clôture de l’instruction en cours en France », affirme l’ARDHD.

Magistrat français détaché à Djibouti, Bernard Borrel avait été retrouvé mort le 19 octobre 1995, en contrebas d’un ravin, à 80 km de Djibouti. Son corps était en partie carbonisé. Les enquêteurs djiboutiens et français avaient privilégié dans un premier temps la thèse du suicide. Mais en se basant sur de nouvelles expertises et témoignages, l’enquête française privilégie désormais celle d’un assassinat.

E) ALWhida

Djibouti s’intensifie pour extrader MSH Alhoumekani
Danger pour la vie du témoin-clé de l’affaire Borrel

(Alwihda Info) Rédigé par Survie – ARDHD – 31 Août 2013

Le témoin-clé de l’affaire Borrel, pourrait être jugé extradable vers Djibouti dans le week-end,entrainant de fait le risque de clôture de l’instruction en cours >en France sur l’assassinat de ce juge français à Djibouti en 1995.

La pression et la manipulation s’intensifient sur le gouvernement du Yémen pour qu’il extrade vers Djibouti le témoin clé de l’affaire Borrel, MSH Alhoumékani. Pour faire taire ce témoin, les autorités djiboutiennes déploient les grands moyens : envoi du Général Fathi Ahmed, Commandant en Chef de l’Armée à bord d’un vol militaire , puis d’Hassan Saïd Chef des services secrets (SDS), diffusion de fausses informations et pressions sur le Quotidien yéménite Al-Teef, pour qu’un article de ce quotidien affirme, faisant état de sources policières sous couvert d’anonymat, que la demande d’extradition formulée par Djibouti serait motivée par une condamnation pour diffusion de fausses nouvelles à l’encontre du Chef de l’État et que de nouveaux éléments justifieraient désormais que « le criminel » Alhoumekani soit jugé pour sa propre implication dans l’assassinat du juge Borrel, dont il n’avait jamais été question jusqu’à présent. 

S’il est extradé vers Djibouti, Mohamed Alhoumekani risque la mort. De nombreux cas de morts mystérieuses survenues dans la prison de Gabode sont signalés chaque mois. Le dernier en date est un professeur de français, Mohamed Elmi Rayaleh, opposant, mort dans sa cellule, dans la nuit du 28 août 2013, après deux mois de détention.

Venant au Yémen le 24 août 2013 pour rendre visite à une partie de sa famille, Mohamed Saleh Hussein Alhoumékani a été arrêté dès son arrivée à l’aéroport de Sanaa (Yémen), et conduit dans les locaux de la direction d’Interpol en réponse à une demande d’extradition formulée par les autorités djiboutiennes, qui ont affirmé qu’il était l’objet d’une fiche rouge émise par Interpol, ce qui n’a jamais été confirmé par cette organisme. 

D’abord maintenu en garde à vue dans les locaux d’Interpol puis dans ceux de la brigade criminelle de Sanaa sans motif valable, le 29 août, il a fait l’objet d’une ordonnance de libération immédiate rendue par un juge yéménite. À sa sortie d’audience, M. Alhoumekani a été de nouveau arrêté par des agents d’Interpol, toujours à la demande du gouvernement de Djibouti. Le jeudi 29 août, il était transféré à la prison centrale de Sanaa.

Le régime d’Ismaël Omar Guelleh exerce une pression de plus en plus lourde sur le gouvernement du Yémen : la constitution yéménite empêche théoriquement l’extradition d’un citoyen du pays, mais le Yémen subit des pressions de plus en plus fortes, avec ce 31 août, des allégations mensongères des autorités djiboutiennes qui prétendent maintenant qu’Alhoumékani est l’auteur de l’assassinat du magistrat français. Les tribunaux yéménites sont ouverts le samedi et le dimanche : Alhoumékani pourrait donc être jugé extradable dès ce week-end, au prétexte fallacieux qu’à l’époque des faits qui lui sont désormais imputés, il n’avait pas encore été réintégré dans la nationalité yéménite. 

En plus du risque pour sa vie, la condamnation à Djibouti de Mohamed Saleh Alhoumekani au titre de l’assassinat du Juge Borrel, dans une parodie de justice, pourrait entraîner la clôture de l’instruction en France. 

Il est évident que le dictateur djiboutien Ismaël Omar Guelleh a envie de faire taire définitivement ce témoin qui l’a clairement impliqué dans la commandite du meurtre du Juge Bernard Borrel ou qu’il souhaite obtenir, y compris par la force, un désaveu de son témoignage devant la justice française. 

Nous demandons

  • A la République du Yémen  de respecter les règles du droit international et sa propre constitution qui interdit l’extradition d’un citoyen yéménite. Mohamed Alhoumekani doit être remis en liberté par la justice yéménite. Aucun fait délictueux fondé ne pouvant lui être reproché, nous demandons sa libération immédiate et qu’il soit autorisé à rentrer en Belgique.
  • A la République française , en la personne de son ministre des affaires étrangères, d’assurer la sécurité d’un témoin capital dans l’instruction criminelle pour l’assassinat du Juge Borrel, coopérant français, et d’user de son influence diplomatique pour exiger la libération de Mohamed Saleh Alhoumekani et empêcher son extradition vers Djibouti. Rappelons que Laurent Fabius écrivait en soutien de l’appel « POUR LA VERITE » en 2005 :  » Je souhaite que la vérité soit connue sur les circonstances exactes de la disparition [du juge Borrel]. A ce stade mon intime conviction  est que cette vérité n’est absolument pas celle que certains voudraient accréditer. Sur cette triste affaire comme pour d’autres, aucune raison d’état ne doit être plus forte que la vérité.« 
  • Nous adressons la même demande au Royaume de Belgique.

F) Lextime.fr

Les fils Borrel dénoncent les pressions et menaces de Dijbouti

31 AOÛT 2013 17:38

Les fils du juge Borrel ont demandé samedi au président de la République et aux ministres de la justice et des affaires étrangères d’ « agir sans délai » pour que cessent menaces et pressions de Djibouti pour obtenir l’extradition d’un témoin-clé dans cette affaire.

Mohamed Saleh Alhoumekani avait mis en cause, dans la mort en 1995 du magistrat français Bernard Borrel, l’actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh et son entourage. Possédant lese nationalités belge et yéménite, il a été interpellé au Yémen, le 24 août, à son arrivée à l’aéroport de Sanaa, selon les avocats de sa famille en Belgique. Les autorités yéménites, citées mardi par le ministre belge des affaires étrangères, Didier Reynders, ont assuré qu’il ne risquait pas d’être extradé vers Djibouti, le Yémen n’extradant pas ses nationaux.

Mais selon ses avocats belges, les choses se sont précipitées ces derniers jours. Ayant bénéficié jeudi d’une ordonnance de libération immédiate, il a été« de nouveau arrêté par des agents d’Interpol, à la demande de Djibouti, à sa sortie de l’audience », a expliqué samedi soir dans un communiqué l’un des avocats belges de sa famille, Me Mischaël Modrikamen. « Ce soir [samedi], il a été transféré vers un lieu inconnu, sans doute un centre de détention des services secrets yéménites », ajoute l’avocat. Et ce simple témoin a été accusé dans un journal yéménite d’être lui-même impliqué dans l’assassinat du juge, ce qui justifierait son extradition vers Djibouti pour y être jugé, d’autant plus que sa nationalité yéménite au moment des faits a été remise en cause, ajoute Me Modrikamen.

À Paris, Louis-Alexandre et François-Xavier Borrel, fils du juge, ont demandé samedi à François Hollande et à ses ministres de la Justice et des Affaires étrangères « d’agir sans délai pour que cessent les menaces et les pressions qu’exerce le gouvernement de Djibouti pour obtenir, contre toutes les règles du droit international, son extradition »« Ils savent, par l’expérience tirée de l’instruction, que les autorités djiboutiennes n’ont jamais cessé de tenter d’intimider, d’influencer ou de faire taire les témoins les mettant en cause dans la mort de leur père, et ce qui se passe en ce moment en est une nouvelle — et peut-être dernière — illustration », ajoutent-ils.

À Bruxelles, la famille de M. Alhoumekani dit « craindre légitimement » pour sa vie et réclame aux autorités françaises « d’assurer la protection d’un témoin clé dans l’assassinat d’un de leur magistrats ». Elle demande aussi la« protection diplomatique immédiate » de la Belgique à l’un de ses ressortissants. Une telle protection a été jugée impossible par les affaires étrangères belges, M. Alhoumekani étant détenu dans un pays dont il a la nationalité. Me Modrikamen exhorte néanmoins le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, à se « saisir personnellement et encore ce soir de ce dossier ».

De son côté, l’Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (ARDHD) a estimé dans un communiqué que « la pression et la manipulation s’intensifient vers le gouvernement du Yémen pour qu’il extrade vers Djibouti »Mohamed Saleh Alhoumekani. Il pourrait être jugé extradable dans le week-end, « entraînant de fait le risque de clôture de l’instruction en cours en France », affirme l’ARDHD.

Magistrat français détaché à Djibouti, Bernard Borrel avait été retrouvé mort le 19 octobre 1995, en contrebas d’un ravin, à 80 km de Djibouti. Son corps était en partie carbonisé. Les enquêteurs djiboutiens et français avaient privilégié dans un premier temps la thèse du suicide. Mais en se basant sur de nouvelles expertises et témoignages, l’enquête française privilégie désormais celle d’un assassinat.

G) FR3
Les fils du juge Borrel dénoncent des pressions de Djibouti

Les fils du juge Borrel ont demandé au président de la République et aux ministres de la Justice et des Affaires étrangères d’intervenir pour qu’un témoin-clé dans le dossier de la mort de leur père puisse être extradé.

Publié le 31/08/2013 | 18:08

Mohamed Saleh Alhoumekani avait mis en cause, dans la mort en 1995 du magistrat français Bernard Borrel, l’actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh et son entourage. Il a été interpellé au Yémen la semaine dernière, selon son avocat Me Luc Cambier, qui redoute son renvoi vers Djibouti. Mais les autorités yéménites, citées mardi par le ministre belge des Affaires étrangères, ont assuré qu’il ne risquait pas d’être extradé.

Les fils du juge Borrel demandent d »agir sans délai

 » Dans un communiqué de leur avocat Me Laurent de Caunes, Louis-Alexandre et François-Xavier Borrel, fils du juge, demandent à François Hollande et à ses ministres, « ainsi qu’à tous les responsables politiques attachés à la défense des droits de l’Homme, d’agir sans délai pour que cessent les menaces et les pressions qu’exerce le gouvernement de Djibouti pour obtenir, contre toutes les règles du droit international, son extradition ».

« Ils savent, par l’expérience tirée de l’instruction, que les autorités djiboutiennes n’ont jamais cessé de tenter d’intimider, d’influencer ou de faire taire les témoins les mettant en cause dans la mort de leur père, et ce qui se passe en ce moment en est une nouvelle – et peut-être dernière – illustration ».

Risque de clôture de l’instruction en France

De son côté, l’Association pour le respect des droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD) estime que « la pression et la manipulation s’intensifient vers le gouvernement du Yémen pour qu’il extrade vers Djibouti » Mohamed Saleh Alhoumekani. Il pourrait être jugé extradable dans le week-end, « entraînant de fait le risque de clôture de l’instruction en cours en France ».

La mort du Juge Borrel en 1995

Magistrat français détaché à Djibouti, Bernard Borrel avait été retrouvé mort le 19 octobre 1995, en contrebas d’un ravin, à 80 km de Djibouti. Son coprs étaient en partie carbonisé. Les enquêteurs djiboutiens et français avaient privilégié dans un premier temps la thèse du suicide. Mais en se basant sur de nouvelles expertises et témoignages, l’enquête française privilégie désormais celle d’un assassinat.

H) Direct Matin

LES FILS DU JUGE BORREL DÉNONCENT DES PRESSIONS

Les fils du juge Borrel ont demandé samedi au président de la République et aux ministres de la Justice et des Affaires étrangères d' »agir sans délai » pour que cessent menaces et pressions de Djibouti pour obtenir l’extradition d’un témoin-clé dans cette affaire.

Mohamed Saleh Alhoumekani avait mis en cause, dans la mort en 1995 du magistrat français Bernard Borrel, l’actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh et son entourage. Il a été interpellé au Yémen la semaine dernière, selon son avocat Me Luc Cambier, qui redoute son renvoi vers Djibouti. Mais les autorités yéménites, citées mardi par le ministre belge des Affaires étrangères, ont assuré qu’il ne risquait pas d’être extradé.

Dans un communiqué de leur avocat Me Laurent de Caunes, Louis-Alexandre et François-Xavier Borrel, fils du juge, demandent à François Hollande et à ses ministres, « ainsi qu’à tous les responsables politiques attachés à la défense des droits de l’Homme, d’agir sans délai pour que cessent les menaces et les pressions qu’exerce le gouvernement de Djibouti pour obtenir, contre toutes les règles du droit international, son extradition ».

« Ils savent, par l’expérience tirée de l’instruction, que les autorités djiboutiennes n’ont jamais cessé de tenter d’intimider, d’influencer ou de faire taire les témoins les mettant en cause dans la mort de leur père, et ce qui se passe en ce moment en est une nouvelle – et peut-être dernière – illustration », ajoutent-ils.

De son côté, l’Association pour le respect des droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD) a estimé dans un communiqué que « la pression et la manipulation s’intensifient vers le gouvernement du Yémen pour qu’il extrade vers Djibouti » Mohamed Saleh Alhoumekani. Il pourrait être jugé extradable dans le week-end, « entraînant de fait le risque de clôture de l’instruction en cours en France », affirme l’ARDHD.

Magistrat français détaché à Djibouti, Bernard Borrel avait été retrouvé mort le 19 octobre 1995, en contrebas d’un ravin, à 80 km de Djibouti. Son coprs étaient en partie carbonisé. Les enquêteurs djiboutiens et français avaient privilégié dans un premier temps la thèse du suicide. Mais en se basant sur de nouvelles expertises et témoignages, l’enquête française privilégie désormais celle d’un assassinat.